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10 décembre 2025 3 10 /12 /décembre /2025 10:49
Bachar al-Assad se cache en Russie...

 

Mais que devient Bachar al-Assad ? Réfugié en Russie, il semble vouloir avant tout se faire oublier... et échapper ainsi à la justice.

"Lundi 8 décembre, les Syriens ont célébré les un an de la chute du dictateur Bachar al-Assad et la fin de décennies de terreur. Mais où se trouve à présent celui que l'on nomme le "Boucher de Damas" ? Recherché par la justice internationale, il serait réfugié à Moscou avec sa famille. 

 

Depuis qu'il s'est réfugié à Moscou, Bachar al-Assad est invisible. En un an, aucune image de lui n'a filtré. Son clan n'a laissé que quelques indices de sa présence en Russie, comme une vidéo dans un café. Elle montre Maher al-Assad, le frère de Bachar al-Assad. Ce café, des journalistes l'ont identifié et localisé. Il se situe dans le quartier moderne de Moscou City. Une équipe s'est rendue sur place pour interroger les commerçants. Ils filment discrètement : "Il y a un gars qui passe avec des gardes du corps. C'est peut-être lui. Il y a deux hommes qui passent, suivis par des gardes du corps. Ils sont grands", explique un homme.

Selon l'enquête d'un journal allemand, la famille Assad aurait acheté près d'une vingtaine d'appartements dans deux tours. Elles abritent des logements luxueux, comme un cinq pièces à près de 3 millions d'euros. C'est dans l'un d'entre eux que vivrait en partie l'ancien dirigeant syrien.

Mais en un an, Bachar el-Assad n'a pas dit un mot. Seul son fils, Hafez, s'est filmé dans une très courte vidéo à Moscou pour évoquer ses comptes sur les réseaux sociaux. "J'ai voulu confirmer que ce sont les miens", l'entend-on expliquer face à la caméra. Depuis, pour lui aussi, silence radio.


L'équipe de journalistes a donc interrogé le Kremlin au sujet de Bachar al-Assad.

"Sur ce sujet, on ne peut partager aucune information avec vous", répond Dmitri Peskov, le porte-parole du Kremlin.

Alors, pourquoi ce silence de Moscou et de Bachar al-Assad ? Un ambassadeur russe s'est montré un peu plus loquace. "Sa situation ne lui permet pas d'avoir une activité médiatique ou politique, parce que c'est un asile humanitaire qui lui a été accordé, pas un asile politique", explique Elbrous Koutrachev.

Bachar al-Assad a en fait passé un accord avec son allié Vladimir Poutine : le silence contre la sécurité. Mais en Syrie, dévastée par une guerre qui a fait plus de 580 000 morts selon l'ONU et plus de 100 000 disparus, les habitants ont soif de justice : "Le rêve de tous les Syriens depuis qu'il est parti, c'est qu'il soit jugé pour tout ce qu'il a fait", assure un homme.


De son côté, le nouveau pouvoir met en scène l'arrestation d'autres dignitaires de l'ancien régime. Leur plus grosse prise : Wassim al-Assad, un cousin de Bachar, que l'on voit en détention sur des images. En décembre dernier, des journalistes ont été les premiers à pénétrer dans l'une des luxueuses villas lui appartenant. Il l'avait fait transformer en laboratoire de captagon, une drogue dont le trafic a permis au régime de se maintenir au pouvoir.

Mais la plupart des responsables échappent à la justice.

Quant à Bachar al-Assad lui-même, il y a très peu de chances que Vladimir Poutine le livre un jour, selon ce journaliste qui a enquêté sur les deux hommes : "Les procureurs et tribunaux internationaux sont détestés en Russie. Poutine lui-même est poursuivi par le tribunal pénal international pour crimes de guerre. Et en ce qui concerne la justice syrienne, Poutine ne le fera certainement jamais non plus", indique Michael Thumann, correspondant pour l'Europe de l'Est du journal Die Zeit.

Faute de justice, c'est un des derniers symboles du règne sans partage de Bachar al-Assad qui va bientôt disparaître. De nouveaux billets, sans son portrait, doivent être mis en circulation prochainement."

 

Source :

https://www.franceinfo.fr/monde/syrie/chute-de-bachar-al-assad/chute-de-bachar-al-assad-un-an-apres-son-depart-enquete-sur-la-trace-du-dictateur-syrien-refugie-a-moscou_7666447.html

 

 

 

 

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9 décembre 2024 1 09 /12 /décembre /2024 13:15
Un monde à la renverse...

Partout, un monde à la renverse... 

En Corée du Sud, instauration de la loi martiale qui n'a duré que très peu de temps... Le principal parti d’opposition en Corée du Sud va retenter de faire tomber le président Yoon Suk Yeol, sauvé de justesse par les siens d’une première motion de destitution en ce sens,  après son éphémère loi martiale. Secouée par une mesure inédite depuis la dictature militaire, la jeune démocratie sud-coréenne voit son avenir politique troublé...

 

En Syrie, la chute de Bachar al-Assad met fin à cinq décennies d'un régime autoritaire et sanglant : dans les rues de Damas, l'heure était à la liesse, dimanche 8 décembre. Quelques heures plus tôt, les rebelles menés par des islamistes radicaux annonçaient à la télévision publique la chute du président Bachar al-Assad et la "libération" de la capitale syrienne, après une offensive fulgurante. Un coup de théâtre ! Bachar al-Assad se serait réfugié à Moscou. Mais que va-t-il advenir de la Syrie sous la coupe de djihadistes ?

Un mal pour remplacer un mal ?

La guerre encore à Gaza où Israël poursuit son offensive : de nouvelles frappes meurtrières dans les villes de Gaza et Rafah. Au moins 34 Palestiniens sont morts, samedi 7 décembre, lors de bombardements israéliens sur l'enclave palestinienne, selon les autorités sanitaires locales. Les autorités ont déclaré qu'une frappe israélienne avait touché une maison dans la ville de Gaza, samedi en fin de journée, tuant quatre femmes. Le bilan a été revu à la hausse par rapport aux 30 morts annoncés plus tôt dans la journée par le ministère palestinien de la santé. L'armée israélienne n'a pas commenté dans l'immédiat les frappes signalées dans les villes de Gaza et Rafah. 

 Selon les autorités sanitaires de Gaza, une grande partie de l'enclave palestinienne a été détruite et plus de 44 000 personnes ont été tuées.

 

Aux Etats-Unis, l'élection de Donald Trump a rebattu les cartes concernant l'avenir de l'Ukraine. Donald Trump dit que Kiev doit s'attendre à "probablement" moins d'aide des Etats-Unis. 

Donald Trump appelle à un "cessez-le-feu immédiat". Le président élu des Etats-Unis a affirmé, dans un message posté sur sa plateforme Truth Social dimanche, que Volodymyr "Zelensky et l'Ukraine aimeraient conclure un accord et mettre fin à la folie" de la guerre. Trop de vies ont été perdues en vain", a-t-il déploré.

Mais quelle paix pour l'Ukraine ? Là encore, l'avenir est très incertain...

 

En France, après la dissolution inattendue de l'assemblée, décidée par Emmanuel Macron, le nouveau gouvernement de Michel Barnier a été censuré et la France est en attente d'un nouveau premier ministre et d'un nouveau gouvernement... là encore une situation très incertaine d'autant que le pays croule sous les dettes, que de nombreuses entreprises connaissent des difficultés et appliquent des mesures de licenciement, ce qu'on appelle élégamment des "plans sociaux"...

Le nouveau gouvernement pourra-t-il agir sans être censuré ? Il convient de trouver des compromis, mais la tâche sera difficile... Quel premier ministre sera apte à gérer une situation si complexe ?

Or, les problèmes à résoudre sont nombreux, pas de temps à perdre...

 

Partout, un monde à la renverse...

 


 

 

 

Un monde à la renverse...
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21 juillet 2023 5 21 /07 /juillet /2023 11:44
Musiques d'ici et d'ailleurs...

 

Un duo de charme pour ce concert : Héloïse Clauss-Bezault, flûtiste, et Estelle Neidzweidz, pianiste... avec un programme qui nous entraîne dans un voyage à travers tous les continents...

 

D'abord en Asie, en Chine avec l'interprétation d'une pièce de Ma Sicong : Dance of Autumn Harvest... un air assez rapide et vif qui s'alanguit doucement... 

On perçoit comme un alliage entre musique occidentale et musique populaire de ce pays...

 

Puis, on voyage vers l'Océanie avec un air traditionnel d'Indonésie : la flûte utilisée est un suling qui vient de Bali... "Le suling ne s'accorde pas et c'est exprès pour que ça chatouille les oreilles...", nous dit  Héloïse Clauss-Bezault, et on écoute avec ravissement ce son oriental et exotique qui nous transporte au bout du monde...

 

On se laisse ensuite envoûter par une musique syrienne de Dia Succari : Danse du printemps... un air virevoltant, sautillant, une mélodie légère : on a l'impression de voir le vol d'un papillon, et d'entendre le chant d'un oiseau... un pur bonheur !

 

Nous voici bientôt en Europe centrale avec six Danses populaires roumaines de Béla Bartok : une suite de six courtes œuvres pour piano composées par Béla Bartók en 1915.

Cet ensemble de danses est composé de six mouvements et, d'après le compositeur, il devrait être interprété dans son intégralité en quatre minutes et trois secondes. Une alternance de rythmes variés, des airs sautillants, enjoués, vifs...

 

Et comment ne pas être séduit par la Sicilienne de Philippe Gaubert ? Un air charmeur, ondoyant, une merveille de limpidité, de douceur, d'harmonie...

 

Direction le Royaume-Uni, avec une composition de Ian Clarke : Hypnosis... une musique vraiment envoûtante, répétitive, tourbillonnante...

 

Le continent Africain n'est pas oublié : African Song de Abdullah Ibrahim, une mélodie joyeuse, rythmée, pleine de gaieté et d'entrain.

 

Enfin, honneur à l'Amérique du Sud avec un tango d'Astor Piazzolla... Tango Preparense, un tango renversant, enlevé...

 

Un grand merci aux deux musiciennes pour ce voyage pittoresque à travers le monde... un beau moment de rêves et d'évasion...

 

Un spectacle présenté lors des Jeudis de Nîmes au Carré d'Art...

 

 

 

 

 

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5 septembre 2015 6 05 /09 /septembre /2015 15:02
La force de l'image...

 

 


Oui, l'image a, parfois, plus de poids et de force que les mots, ou les beaux discours. L'image a, d'abord, une valeur universelle : comprise par tous, elle parle à tout le monde, elle a un impact indéniable, et elle peut mener à des prises de conscience.

L'image nous aide, aussi, à comprendre l'essentiel, elle comporte une charge émotive très forte.

La photo de ce petit Syrien Aylan noyé, échoué sur une plage turque a fait le tour du monde : tout le monde a perçu, à travers cette image, l'urgence de la situation et toute la détresse humaine des réfugiés de Syrie...

Un symbole de la misère, du désarroi, des dangers que subissent ces migrants lancés en Méditerranée, à la recherche d'une nouvelle patrie.

A travers cette photo, on perçoit la fragilité, l'innocence de ceux qui sont frappés, des enfants, des femmes, des êtres affaiblis, sans défense, des gens déjà meurtris par la guerre.

Oui, il faut oser regarder cette photo en face, même si elle choque et dérange nos consciences.

La réalité est là, sous nos yeux, terrible, atroce... pourquoi refuserions nous d'être confrontés à cette réalité : celle d'un enfant sacrifié, au nom de l'indifférence humaine ?

Faut-il nous voiler la face, faut-il détourner pudiquement le regard ? Ce serait une lâcheté de plus, un refus de voir la réalité dans toute son horreur.
D'ailleurs, un peu partout, dans le monde, les gens ont réagi devant ce drame : des actions de solidarité ont vu le jour, en France, en Espagne, en Allemagne...

Cette photo a mobilisé les esprits, elle a suscité de nombreuses réactions, elle a, plus que des mots, montré l'urgence de la situation.

Oui, cette image dérange. Comment pourrait-on admettre une telle image ? Elle est un condensé de notre inhumanité, elle nous renvoie à une forme d'inconscience, devant des réalités dont on parle depuis des mois.

Certains voient dans cette photo, un "scoop", une forme "d'instrumentalisation" de l'information ! Mais enfin, des centaines d'enfants meurent, dans ces naufrages en Méditerranée : comment peut-on parler de manipulation ?
Cette photo nous dit que le sort de ces réfugiés est inacceptable, elle nous parle d'une sorte d'indifférence qui est la nôtre, face au destin de ces migrants.

Et cette situation perdure depuis des mois, avec des naufrages successifs, des milliers de victimes.

La force de l'image est indéniable : certaines photos sont fabriquées, retouchées, mais cette image n'est que le reflet d'une terrible réalité. Nous ne pouvons l'occulter, et nous devons trouver des solutions d'urgence pour aider et secourir des gens qui souffrent.

La mort reste un sujet tabou dans nos sociétés, nous refusons de la voir en face, et, encore plus s'il s'agit d'un enfant, mais si cette photo dérange, elle a, aussi, cet objectif : troubler nos consciences, et nous inciter à l'action.

 

Face à cette photo, nous devons nous montrer solidaires : cette image comporte une forte dimension symbolique à laquelle on ne peut rester insensible...

 

 

 

 

 

 

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4 septembre 2015 5 04 /09 /septembre /2015 14:27
La mort d'un enfant : le choc d'une image...

 

 

 

Enfin, une prise de conscience ! Il a fallu une image d'un enfant syrien mort sur une plage, pour que les hommes politiques prennent conscience du drame qui se noue, tous les jours en Méditerranée.

Il faut souhaiter que ce réveil des consciences soit suivi d'effets et de mesures efficaces pour qu'enfin des solutions humanitaires soient mises en oeuvre.

 Une image qui choque, qui bouleverse, une image qui traduit toute la détresse de ces gens qui fuient, en hâte, leur pays en guerre.

Refuser l'afflux des migrants ! C'est ce que certains clament haut et fort, parlant d'envahisseurs, répandant la peur et la haine, alors que, tous les jours, des hommes, des femmes, des enfants risquent leur vie pour échapper à la misère et à la guerre.

Xénophobie, racisme, intolérance, haine se mettent en place pour dénoncer une "invasion" ! 

Comme, autefois, on stigmatisait les italiens, les espagnols, les portugais qui "colonisaient" la France, on se met à haïr les syriens qui n'ont qu'un seul tort : fuir la guerre et ses massacres, essayer de survivre...

La mort d'un enfant, échoué sur une plage, la détresse d'un père qui a tout perdu, femme, enfants, nous font, encore, percevoir toute l'horreur de cette tragédie qui engloutit des gens, depuis des mois en Méditerranée.

Des milliers de victimes, depuis des mois... mais certains crient, encore, leur peur, leur haine pour ces gens sacrifiés. 

Depuis des mois, des êtres humains errent en Méditerranée pour essayer de fuir des combats atroces qui mettent à feu et à sang leur pays, et certains se permettent encore de déverser un torrent de haine contre ces immigrés.

Quand des enfants meurent noyés, la compassion et le respect s'imposent.

La chancelière allemande Angela Merkel et le président de la république François Hollande ont souligné, dans une déclaration commune, l'urgence de la situation : chaque pays doit accueillir un quota de migrants, en fonction de ses possibilités.

Certaines familles allemandes reçoivent, déjà, ces immigrés syriens et les soutiennent moralement et financièrement.
Un bel exemple de solidarité qu'il faudrait imiter, chaque fois que cela est possible, dans tous les pays européens.

Une seule image, celle d'un enfant mort, isolé sur une plage turque, celle d'un enfant fauché par la misère, l'angoisse nous montre un monde déshumanisé, perdu, qui oublie l'essentiel, qui ne perçoit plus sa propre indignité, qui renonce à toute humanité.

Face à notre égoïsme forcené, face à notre indifférence devant le sort de pauvres gens, il est temps de réagir, de dénoncer l'attentisme de certains, leur mépris de la vie humaine.

Des hommes, des femmes, des enfants meurent, tous les jours, dans une indifférence généralisée.

Face à la xénophobie, au rejet, il serait temps de redevenir des êtres humains prêts au partage et à la solidarité, des mots que beaucoup semblent avoir oubliés.

 

 

 

 

 

 

La mort d'un enfant : le choc d'une image...
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