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14 avril 2023 5 14 /04 /avril /2023 11:33
L'empire chinois : le business d'abord...

 

"Les Chinois surnomment le Président français le Président "Macaron" : les Chinois adorent les macarons parce que les macarons, ils adorent les croquer, c'est dur à l'extérieur et mou à l'intérieur..." révèle David Baverez, spécialiste de la Chine...

Voilà qui n'est guère flatteur pour Emmanuel Macron...

 

Et il rajoute :

"Le Président Macron visite un pays au moment où nous donnons moins de de 2 % des armes à l'Ukraine et nous avons 50 milliards de déficit avec la Chine.

Penser que le Président Macron est en position de force pour changer la position de la Chine, c'est un leurre.

Si vous voulez cesser une guerre, il ne faut pas parler à ceux qui en profitent.

 

L'originalité de ce dossier, c'est que c'est sans doute le seul thème sur lequel à la fois les Etats-Unis et la Chine ont une communauté d'intérêts. La Chine et les Etats-Unis pillent l'Europe. La Chine pille la Russie de ses hydrocarbures, et les Etats-Unis nous vendent du gaz naturel liquéfié à des prix démentiels... le parapluie énergétique pour l'Europe de l'ouest, c'est 750 milliards de dollars cette année, c'est 3,5% de PNB. Cela n'est jamais arrivé depuis 1973.

Tout cet argent va au Moyen Orient et aux Etats-Unis, et c'est avec cela que les Etats-Unis peuvent financer un plan de 375 milliards pour déplacer l'industrie européenne aux Etats-Unis.

 

Donc, si vous voulez faire cesser cette guerre, il faut parler aux victimes de cette guerre, pas seulement à ceux qui en profitent. Et les victimes de la guerre, ce sont le peuple russe, le peuple ukrainien et ça va devenir de plus en plus le peuple européen, parce que ce coût de la guerre que pour l'instant nous ne supportons pas parce que c'est l'état qui paye, nous allons devoir le payer.

Donc, il y a une erreur de casting : il ne faut parler ni aux Etats-Unis ni à la Chine qui en profitent."

 

Pourtant, la Chine a présenté son plan de paix.

"On ne peut pas appeler cela un plan de paix, ce sont douze points, douze principes généraux qui sont des principes qu'on connaît depuis longtemps dans le discours chinois...", commente Ursula Gauthier, journaliste à l'obs.

Et elle précise : 

"Nous sommes pour la paix, nous sommes contre la guerre, disent les Chinois, mais ils renvoient dos à dos les deux partis : par exemple, ils parlent du principe de souveraineté mais sans préciser la souveraineté de qui a été violée, par qui."

"Ce que subit l'Ukraine n'est même pas nommé. Et il n'y a pas d'agresseur nommé. C'est un texte vide qui est juste fait pour donner à Xi Jinping la stature de quelqu'un qui veut se poser en homme de paix.

Xi Jinping vient d'obtenir par la force son troisième mandat, en contradiction avec la constitution du parti communiste chinois. Donc c'est un régime illégal et qu'est-ce qui se passe ?

Il y a les leaders du monde entier qui se succèdent, qui vont comme à Canossa, pour reconnaître le nouvel empereur. Il y avait un délai de décence à respecter, ce délai de décence, c'était de ne pas se précipiter à Pékin tout de suite après. C'est une façon d'apporter de l'eau au moulin de Xi Jinping.

La presse chinoise, les JT chinois sont pleins de ces chefs d'état qui viennent, la Chine, c'est le principe impérial, ce sont les états tributaires... ce sont ces états tributaires, états clients, états vassaux qui viennent déposer leur tribut devant l'empereur et qui demandent à l'empereur quoi ? La possibilité de commercer avec l'empire...

 

Que fait Macron ? Il va en Chine avec 60 hommes d'affaires pour faire quoi ? Du business avec la Chine...

Nous nous retrouvons devant ce topos de l'histoire chinoise qui parle immédiatement à la population chinoise et qui est utilisé à mille pour cent par la presse d'état chinoise. On apporte de l'eau au moulin de la construction de Xi Jinping comme empereur tout puissant."

 

Encore une fois, le commerce, le business, l'argent d'abord... comme s'il n'y avait pas eu le Covid, comme s'il n'y avait pas eu la reprise en mains très brutale de Hong Kong, et des pressions autour de Taiwan. Des pressions qui s'accentuent de plus en plus, ces jours-ci...

Les affaires continuent, envers et contre tout.

 

 

Source :

 

https://www.france.tv/france-5/c-ce-soir/c-ce-soir-saison-3/4748647-macron-en-chine-partenaires-ou-rivaux.html

 

 

 

 

L'empire chinois : le business d'abord...
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10 avril 2023 1 10 /04 /avril /2023 12:18
L'élite russe en vacances à Courchevel...

 

Ils s'amusent bien ces Russes pleins aux as : la guerre en Ukraine ne les empêche pas de festoyer, et de venir passer leurs vacances dans une des stations les plus huppées de France : Courchevel...

Sur une vidéo, on les voit danser, chanter, passer du bon temps...

 

L'occident est décadent ? L'occident est l'ennemi de la Russie ? L'occident est l'antéchrist ? L'occident est le diable ?

Ils n'en ont cure : ils aiment trop les vacances à la neige, Courchevel, la capitale mondiale du ski, son domaine skiable d'exception...

 

L' occident est maudit par Poutine mais les Russes aisés aiment bien se livrer à cette "décadanse" : on les voit se déhancher avec bonheur lors d'une soirée dansante...

 

Courchevel est depuis longtemps le lieu de villégiature préféré de l’élite russe. De nombreux oligarques y possèdent de luxueux chalets.

Et leurs habitudes n'ont pas changé depuis la guerre en Ukraine... euh pardon, "l'opération spéciale russe"...

Vive la décadence, donc...

 

Et malgré les sanctions occidentales, de riches et célèbres Russes semblent toujours parcourir les allées enneigées sans être dérangés. C’est ce qu’ont découvert des journalistes ukrainiens qui se sont rendus sur place.

 

"Ils ont notamment repéré et filmé Svetlana Zakharova, épouse du vice-ministre russe de la Défense Timur Ivanov. Elle chantait et dansait sur de la musique russe en compagnie du chanteur et présentateur de télévision Valeri Meladze. Ce dernier a été confronté au journaliste Mykhailo Tkach dans la rue.

 

Alors qu’ils prenaient une photo ensemble, le journaliste ukrainien a demandé au chanteur ce que cela faisait d’être à Courchevel alors que la Russie bombarde l’Ukraine. Valeri Meladze s’est rapidement retrouvé gêné et visiblement irrité. Il a tenté de repousser le journaliste, mais M. Tkach ne s’est pas laissé faire. À plusieurs reprises, quelqu’un a essayé de repousser la caméra, sous les yeux de Mme Zakharova.

Plus tard, elle a été filmée en train de faire du shopping dans les boutiques de luxe de la station de ski des Alpes françaises. En décembre de l’année dernière, elle a également été photographiée en train de faire du shopping à Paris. Elle y aurait dépensé 70.000 euros dans des boutiques de luxe. "

Décidément, la décadence a encore bien des attraits pour un certain nombre de Russes...

 

 

Source :

https://www.7sur7.be/monde/un-journaliste-ukrainien-confronte-l-elite-russe-qui-prend-du-bon-temps-a-courchevel-pourquoi-fuyez-vous-olga~abe60617/#:~:text=Courchevel%20est%20depuis%20longtemps%20le,all%C3%A9es%20enneig%C3%A9es%20sans%20%C3%AAtre%20d%C3%A9rang%C3%A9s.

L'élite russe en vacances à Courchevel...
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29 mars 2023 3 29 /03 /mars /2023 09:41
Guerre en Ukraine : le scandale des enfants déportés...

 

Des enfants ukrainiens déportés loin de leur famille, menacés, des cas d'adoptions forcées :  le Kremlin use de méthodes scandaleuses dans sa guerre contre l'Ukraine.

 

"Après plusieurs mois passés en Crimée, annexée par la Russie, 17 enfants sont de retour en Ukraine depuis peu.

 

Une adolescente qui se jette dans les bras de son père, même geste de bonheur pour son petit frère : un Ukrainien a retrouvé enfin ses trois enfants !

17 mineurs sont rentrés chez eux en Ukraine, après avoir passé six mois en zone russe. Ces enfants y avaient été envoyés par leurs parents en camps de vacances : les Russes avaient convaincu les adultes que c'était plus sûr et loin des bombardements.

 

Mais rien ne s'est passé comme prévu : ils ont été retenus contre l'avis de leurs parents.

Un jeune garçon de 16 ans raconte : "Ils nous disaient que nos parents nous avaient laissé tomber, alors j'ai appelé ma mère et après elle a téléphoné au directeur du camp. Elle lui a dit "Mais qu'est-ce que vous racontez ? Pourquoi vous mentez aux enfants ?"

Et il lui a répondu : "De toutes façons, vous ne le récupérerez jamais..."

Des menaces inadmissibles qui visent des parents, des enfants... on imagine l'angoisse des uns et des autres.

 

Une association ukrainienne a quand même réussi à récupérer certains de ces 16000 enfants déportés.

 

Ce groupe parti de Kherson se trouvait en Crimée annexée par les Russes.

Mais impossible de passer la ligne de front pour aller les chercher : il a donc fallu faire un très long voyage via Moscou.

A leur arrivée en Ukraine, leurs témoignages sont soigneusement recueillis.

"Ils disaient : Levez-vous ! C'est l'hymne russe, sinon, vous allez chez le responsable..." dit une fillette.

 

"Ils nous disaient que si l'on refusait d'étudier le russe et d'avoir un passeport russe, ils nous enverraient à l'orphelinat..." témoigne une adolescente.

On le voit : une volonté de russifier ces enfants, accompagnée de menaces terrifiantes pour des enfants...

Ces témoignages nourriront le dossier de la Cour Pénale Internationale : elle a lancé un mandat d'arrêt contre Vladimir Poutine accusé d'être responsable de la déportation illégale de ces enfants et d'avoir tenté de les russifier.

 

Des images de vidéo surveillance sont aussi des éléments à charge : on voit des militaires russes entrant dans un orphelinat de Kherson. Ce jour-là, ils comptent les enfants.

Mais, quelques jours plus tard, ils emmènent avec eux la totalité des enfants. Personne ne sait aujourd'hui où ils sont."

Saura-t-on un jour ce que sont devenus ces enfants ?

 

 

 

Source :

https://www.francetvinfo.fr/monde/europe/manifestations-en-ukraine/guerre-en-ukraine-des-enfants-deportes-en-russie-de-retour-au-pays_5736218.html

 

 

 

Guerre en Ukraine : le scandale des enfants déportés...
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20 mars 2023 1 20 /03 /mars /2023 13:22
Russie : jusqu'où ira l'endoctrinement des enfants ?

Des leçons de courage avec des armes de guerre, dès la maternelle en Russie ! On peut parler d'un véritable endoctrinement, et ce, dès le plus jeune âge...

 

"Des armes de guerre pour des enfants de maternelle : âgés d'à peine 5 ans, ils portent pour la première fois, des fusils bien trop grands pour eux... une opération de communication de l'armée, quelques heures, qu'on appelle dans les écoles "leçons de courage."

 

Pour former de bons citoyens, désormais, depuis septembre, tous les établissements scolaires de Russie commencent leur semaine de la même façon : lever de drapeau, et hymne national.

Dans un collège de Rostov proche de l'Ukraine, les élèves reçoivent ensuite leur cours de patriotisme obligatoire...

Des clips sur la valeureuse armée russe sont diffusés, ainsi qu' une allocution du président Poutine.

 

Au premier rang, un bureau flambant neuf a été installé : un hommage à un soldat de la région tué en opération.

"Il est un exemple de courage et nous garderons son souvenir comme nous préservons la mémoire des héros de la grande guerre patriotique." dit la prof d' histoire-géographie.

Seuls les meilleurs éléments peuvent s'installer à ce bureau.

"Il a été très brave, alors, il faut être digne pour s'asseoir à son bureau", déclare une fillette.

"Il a défendu sa patrie..." dit un jeune garçon.

 

Pour inaugurer la table que l'on retrouve dans chaque région, d'anciens militaires sont là pour réciter le discours officiel.

"La lutte n'est pas dirigée contre le peuple ukrainien, notre but à atteindre c'est la dénazification..." assure un militaire.

 

"C'est important ces leçons pour les enfants ?" demande un journaliste.

"Oui, il est nécessaire d'éduquer les patriotes quand ils sont petits, parce qu'après c'est trop tard..." répond la professeur d'histoire.

 

Dans les forêts de Sibérie, d'autres jeunes patriotes sont formés à devenir de bons citoyens, voire de bons soldats.

Pendant une journée, une centaine d'adolescents participent à des épreuves, une compétition sportive avec des tests, comme remonter un fusil par moins 20 degrés.

"ça me sera utile pour plus tard, je veux m'engager dans l'armée, alors, c'est bien de savoir le faire..." dit un de ces adolescents.

"Oui, je suis prêt à protéger mon pays..." déclare un autre jeune garçon.

"Mais qui menace la Russie ?" interroge un journaliste.

"C'est une évidence : l'Ukraine..."

 

Les encadrants viennent d'un mouvement de jeunesse "iounarmia" rattaché au ministère de la Défense depuis 2016, un réservoir potentiel pour de futurs engagés.

"On a toujours eu ça : durant mon enfance, on avait ce genre de compétitions, l'éducation patriotique a toujours été importante." déclare un responsable de ce mouvement de jeunesse.

Depuis l'opération en Ukraine, les autorités renforcent encore l'encadrement de la jeunesse, avec l'éternelle référence à la seconde guerre mondiale et la victoire contre les nazis.

"Mon grand-père a combattu, ma grand-mère a traversé la guerre, nous avons grandi avec leurs exemples, et cette génération, il faut leur en parler pour qu'elle ne devienne pas comme les jeunes en Ukraine." affirme une femme de l'association "iounarmia".

 

Toujours cette référence à la seconde guerre mondiale, comme si les Russes ne pouvaient s'en détacher...

Prochaine étape pour les élèves de terminale : des cours d'éducation militaire, étude de l'armement, construction d'abris, premiers soins à donner en cas d'urgence, des cours obligatoires comme au temps de l'Union Soviétique.

Ils avaient pourtant été supprimés en 1990."

 

Quelle régression ! La guerre occupe et imprègne tous les esprits des Russes : une propagande qui commence dès le plus jeune âge, une propagande de guerre, de haine qui s'immisce partout dans la société.

 

Source :

 

 

https://www.francetvinfo.fr/monde/russie/vladimir-poutine/guerre-en-ukraine-comment-la-russie-embrigade-ses-enfants_5719370.html

 

 

 

Russie : jusqu'où ira l'endoctrinement des enfants ?
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15 mars 2023 3 15 /03 /mars /2023 10:50
Témoignage d'un milicien de Wagner...

 

"Sur le terrain, les soldats ukrainiens affrontent les miliciens de Wagner. Une équipe de Télévision a exceptionnellement pu rencontrer l'un de ces hommes, recruté dans une prison russe et capturé à Bakhmout.

C'est l'un de ses gardes qui emmène les journalistes jusqu'au prisonnier... la scène se passe dans un immeuble d'habitation, le cachot est un petit local sans fenêtre dont la porte est blindée.

Le détenu a tout juste 27 ans...

"Donc vous êtes Russe ?" interroge la journaliste...

"Oui", répond le prisonnier.

"Nous sommes tenus de respecter votre anonymat, et nous allons le faire.", dit la journaliste.

Le prisonnier n'est pas menotté, pendant l'entretien, un soldat ukrainien est présent.

Le soldat a été capturé à Bakhmout : ce jour-là, sa position est bombardée, et perdu, il saute dans une tranchée, pensant qu'elle est russe...

"Une fois dans la tranchée, à dix mètres de moi, j'ai vu les couleurs de l'Ukraine sur les uniformes des soldats, ça a été le moment le plus effrayant. Ils m'ont demandé : "Mais t'es qui toi ? t'es qui ?"

J'ai jeté mon arme, j'ai levé les mains en l'air, ils m'ont dit : "Tu veux rester vivant ? Rampe vers nous !"

Une capture trois jours seulement après son arrivée sur la ligne de front...

"Il y avait 93 hommes dans ma compagnie, sur le champ de bataille, je l'ai vu : la moitié d'entre eux sont morts."

Ce détenu a été recruté en prison : il purge une peine de dix ans pour trafic de drogue, complicité de meurtre, quand il voit arriver le chef de la milice Wagner.

"Prigojine est arrivé en hélicoptère, vous imaginez l'impression que ça fait sur des prisonniers... C'était le seul à porter un pistolet, alors que les gardes, les employés de la prison n'ont droit qu'à des bâtons", raconte-t-il.

 

Pour combattre en Ukraine, Wagner propose 100 000 roubles, soit 1 200 euros par mois. "J'en avais marre d'être en prison. J'ai signé pour six mois. Je me bats six mois, et je bénéficie d'une remise de peine. Et ils m'ont dit : 'Si Bakhmout tombe pendant votre contrat, alors vous rentrez chez vous tout de suite", ajoute-t-il. 

 

Après 21 jours d'entraînement, il a rejoint le front. 

"L équipement est correct, mais pas assez de nourriture, pas de combattants d'expérience, et pas de commandement... Pendant l'entraînement, ils essayaient de nous convaincre tout le temps : ils disaient qu'on n'était pas de la chair à canon, parce que tout le monde parlait de ça, mais dès le premier combat, j'ai bien vu, j'ai compris qu'on serait livré à nous-mêmes, ils s'en foutaient qu'on revienne ou pas, qu'on reste vivant ou pas", dit le soldat.

Il pourrait désormais être échangé contre des soldats ukrainiens.

Craint-il de retourner en Russie ?

"Il y a deux solutions : soit je finis en prison, soit ils me tuent, et pourtant, je n'ai révélé aucune information secrète. Je n'en ai pas... mais je ne pense pas rester vivant."

 

Le détenu dit être traité correctement, il devrait rejoindre dans les prochains jours un camp de prisonniers, quelque part dans ce pays qu'il a choisi de combattre..."

 

Un témoignage révélateur : des combattants recrutés dans les prisons, livrés à eux-mêmes, mal nourris, sans ordres précis...

Par ailleurs, dans des vidéos, des groupes de Russes mobilisés interpellent Vladimir Poutine. Ils se plaignent d’avoir été envoyés à l’offensive sans préparation, d’avoir été trompés sur leurs missions, ou de manquer de matériel.

 

 

 

https://www.francetvinfo.fr/monde/europe/manifestations-en-ukraine/guerre-en-ukraine-rencontre-avec-un-milicien-de-wagner-capture-par-l-armee-ukrainienne_5696561.html

 

 

 

Témoignage d'un milicien de Wagner...
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24 février 2023 5 24 /02 /février /2023 13:14
La crucifixion de l'Ukraine...

 

Un des anniversaires les plus douloureux de son histoire pour l'Ukraine : il y a un an, le 24 février 2022, Vladimir Poutine lançait son armée pour envahir le territoire ukrainien, il espérait une victoire rapide mais aujourd'hui ses soldats sont enlisés dans le Donbass...

Une guerre sans merci dont les origines sont lointaines : depuis le XVIe siècle, quels que soient les régimes, Moscou prétend défendre la tradition chrétienne originelle et s'élever en rempart contre les ambitions d'une Europe jugée décadente et barbare.

 La "Sainte Russie" semble toujours se situer dans une perspective messianique...
 

Jean François Colosimo, essayiste, invité au Festival de la Biographie est venu présenter son ouvrage : La crucifixion de l'Ukraine... un décryptage du conflit russo-ukrainien à la lumière de l'histoire des guerres de religion en Europe...

Il y a quelques mois, Jean François Colosimo annonçait déjà que la Russie avait perdu la guerre.

"L'illusion, la faute, qui résultent d'une immense tragédie pour les Ukrainiens mais pour les Russes aussi, puisque Poutine massacre les Ukrainiens et en même temps sacrifie les Russes comme de la chair à canon à sa guerre insensée, criminelle, fratricide, cette guerre est perdue parce que nous savons depuis très longtemps depuis le 18ème siècle que les guerres d'invasion qui débouchent sur une occupation sont toujours des guerres qu'on appelle dissymétriques, entre le soldat qui vient de son pays pour occuper un autre pays et celui qui est dans son pays, qui n'est pas nécessairement un soldat, qui peut être un résistant, mais qui tient à sa liberté.

 

Et, évidemment, un jour, le soldat occupant ne rêve que d'une chose, c'est de rentrer chez lui, d'en finir avec une occupation qu'il sait de plus en plus être illégitime puisqu'aucune occupation ne réussit jamais avec les abus que les troupes d'occupation commettent inévitablement sur les populations civiles.

 

Et, en face, il y a un résistant qui, lui, est toujours plus convaincu qu'il doit gagner sa liberté.

Alors regardez l'Algérie pour la France, le Vietnam pour les Etats-Unis, regardez l'Afghanistan pour les Soviétiques et pour les Américains, toute guerre de ce type est nécessairement perdue d'avance.

 

En plus, cette guerre s'est soldée pour Poutine par une véritable débâcle politique, une déroute militaire, une faillite morale aussi extrême que Poutine ne lutte plus pour conquérir l'Ukraine ni même tenir la Russie, il lutte pour la survie de son régime qui est un régime maffieux, un régime cleptomane et un régime fondé sur le culte de la force, de la violence et de la cruauté.

 

La gauche a été aveugle sur le goulag, une droite conservatrice a été aveuglée par Poutine, a cru que c'était le défenseur des valeurs chrétiennes, traditionnelles, familiales, le grand défenseur du christianisme de l'occident européen.

Poutine est un tchékiste, c'est l'héritier des polices politiques soviétiques, c'est un homme qui est dans une logique totalitaire.

 

C'est vrai que Zelensky n'avait pas une image formidable avant la guerre, mais aujourd'hui, il incarne sa nation."

 

Le journaliste qui interroge Jean François Colosimo intervient alors : "Hubert Védrine a dit : "On aime détester Poutine".

"Hubert Védrine est un immense analyste des relations géopolitiques, dont la méthode d'analyse est fondée sur un certain cynisme mitterrandien, mais je dis : Nous ne détesterons jamais assez Poutine." répond l'essayiste.

Une réponse cinglante et sans ambiguïté...

 

 

 

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13 février 2023 1 13 /02 /février /2023 13:29
Celle qui défie Poutine...

 

Une femme qui ose défier Poutine...

Une journaliste qui fustige le régime de Vladimir Poutine : elle évoque "un régime totalitaire", "une propagande" qu'elle compare à "une pieuvre qui tient le pays tout entier dans ses tentacules..."

On le voit : des mots très durs pour qualifier ce régime...

"En plein direct, la journaliste Marina Ovsiannikova avait osé défier Vladimir Poutine et sa propagande.

 

Un acte de courage en plein journal télévisé sur une chaîne d'état russe : elle avait déployé une pancarte où était écrit : "Arrêtez la guerre. Ne croyez pas la propagande. Ici, on vous ment."

Aujourd'hui, elle est réfugiée à Paris. grâce à l’aide de Reporters sans frontières.

 

Menacée, elle s'est cachée pendant des mois en France, et elle s'est exprimée récemment sur son geste :

"J'avais peur de ne pas réussir à arriver jusqu'au studio. Je pensais qu’ils allaient m’arrêter avant et m’envoyer croupir dans les caves des services secrets russes. Personne n'aurait alors jamais su ce que je voulais faire..."

 

"Il n'y a plus aucun média libre en Russie. C'est un régime totalitaire avec une propagande qui imprègne tout comme une pieuvre qui tient le pays entier dans ses tentacules. Cette propagande est une des armes de Poutine, comme les kalachnikovs."

 

 

Après son geste de défi, Marina Ovsiannikova est interrogée pendant 14 heures, passe une nuit atroce en prison, mais elle est libérée.

Elle poursuit ses critiques contre la guerre menée par les Russes en Ukraine. Discréditer l'armée, c'est risquer 15 ans de prison.

Elle est alors assignée à résidence et porte un bracelet électronique.

 

Mais elle décide de fuir.

" J'avais très bien compris que la prochaine étape serait pour moi la prison ferme. Mon avocat m’a dit que je devais faire vite, que c’était ma dernière chance de fuir."

"Ma famille ne me soutenait pas : mon mari m'a retiré mon fils et ma mère ne cessait d'affirmer que ma place était en prison, parce que j'étais contre Poutine."

Pour fuir, il lui faudra couper son bracelet électronique et emprunter 7 véhicules... une évasion rocambolesque à travers le pays.

"J'étais paniquée, je me disais que c'était au delà des capacités humaines, j'ai demandé combien de kilomètres on devait marcher de nuit, cela devait être moins d'un kilomètre. Mais ça ne s'est pas déroulé comme prévu, on était très loin, on a marché pendant des heures jusqu'à la frontière en se repérant avec les étoiles, notamment la Grande Ourse."

 

 Marina Ovsiannikova laisse derrière elle un pays qu’elle aimait. Elle devra vivre en exil avec la peur de représailles."

 

Avec cet exemple, on perçoit la Russie comme un pays divisé, déchiré : une journaliste est rejetée par sa propre famille...

Vladimir Poutine mène une guerre fratricide qui fracture son propre pays.

 

Source :

https://www.francetvinfo.fr/monde/europe/manifestations-en-ukraine/guerre-en-ukraine-marina-ovsiannikova-la-journaliste-qui-s-est-oppose-a-poutine_5651951.html

 

 

 

Celle qui défie Poutine...
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6 février 2023 1 06 /02 /février /2023 13:19
Ici, vivent des gens...

 

Un tableau de la guerre en Ukraine, entre douleurs, dénuement, misère et espoir...

Un tableau que l'on doit à Florence Aubenas dans le cadre de l'émission littéraire La Grande Librairie...

 

"On est en Ukraine, à Izioum, ville de l'est au moment où l'armée russe vient d'être repoussée par les forces ukrainiennes après 6 mois d'occupation...

L'avenue Soborna, les Champs Elysées locaux, ressemble peu à l'image qu'on se ferait d'une ville libérée... pas de banderole aux façades, pas d'enfant en liesse aux fenêtres.

 

A vrai dire, il n'y a plus ni façades, ni fenêtres et pas même une bâtisse intacte. Les magasins, la grande Poste, les banques, la mairie, la ville est détruite à 80%, il n'y a plus beaucoup d'humains, non plus...

L'offensive a fait plusieurs milliers de morts civiles, 6 chambres de torture ont été découvertes, les deux tiers des 45000 habitants ont fui.

 

Dans ces ruines, une porte branlante marque comme elle peut l'entrée d'un immeuble aussi détruit que les autres.

Et sur la tôle de la porte, quelques mots à la peinture blanche : "Ici, vivent des gens."

 

Cette phrase barbouillée, on la lit à travers tout le pays dans les endroits lus plus dévastés, où comme ici, on a l'impression qu'il n'y a plus ni vie, ni gens.

Mais ceux qui restent malgré tout continuent de tracer ces mots, comme une prière ou une incantation. 

 

On pousse la porte, il faut s'habituer à la pénombre, un feu de petit bois dans un bidon diffuse un semblant de chaleur...

Par terre, un enfant joue à attraper un rai de lumière qui se faufile à travers la façade. Quelqu'un frappe, apportant un bidon d'eau. Un homme surgit, on s'embrasse.

 

Cela faisait longtemps déjà que la famille ne descendait plus à la cave pendant les bombardements.

"On était fatigué d'avoir peur." dit la mère.

 

On partage avec un voisin un sac d'aide alimentaire, un chat se glisse près du feu, et tout le monde rit, sans trop savoir pourquoi, peut-être juste pour retrouver l'impression de ce que ça faisait de rire...

 

Oui, ici, vivent des gens..."

 

Des gens qui devraient avoir le droit de choisir leur destin, le droit de vivre à leur gré, le droit d'être libres... le droit de ne pas souffrir, le droit de vivre en paix...

 

 

 

Source :

https://www.france.tv/france-5/la-grande-librairie/la-grande-librairie-saison-15/4514602-emission-du-mercredi-1er-fevrier-2023.html

 

 

 

 

Ici, vivent des gens...
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23 janvier 2023 1 23 /01 /janvier /2023 13:19
La malédiction des oligarques...

Des disparitions mystérieuses et inquiétantes d'oligarques russes... une troublante succession de suicides, de morts suspectes....

C'est la malédiction des oligarques !

 

"Mikhail Watford retrouvé pendu dans son garage, Ravil Maganov tombé de la fenêtre d’un hôpital, Yuri Voronov mort dans sa piscine, Andrei Krukovsky tombé d'une falaise, Dmitri Zelenov tombé d'une balustrade, Ivan Pechorin tombé d'un bateau...

Une longue liste de cadavres !

Au total, depuis le début de la guerre en Ukraine, douze hommes d’affaires russes sont décédés dans des conditions mystérieuses à travers le monde.

Des suicides ou des accidents en apparence, mais leur coïncidence est étrange...

Y a-t-il une malédiction des oligarques ?

 

Le dernier décès en date a eu lieu en Inde, dans la petite ville de Rayagada. A 5000 kms de Moscou, le 24 décembre dernier, Pavel Antov, 65 ans, se serait jeté du toit d’un hôtel.

Son corps a été retrouvé par des employés. Des journalistes se sont rendus dans cet hôtel, en caméra discrète. Mais personne n'a voulu répondre à leurs questions.

"Ecoutez, je ne sais rien, une enquête est en cours, le personnel de l'hôtel est entendu, je ne sais rien de plus..."

C'est curieux ! Pavel Antov, député d'un parlement régional, membre du parti de Vladimir Poutine avait critiqué la guerre en Ukraine sur les réseaux sociaux au mois de juin 2022.

 "Pour dire la vérité, il est difficile d'appeler ça autrement que de la terreur..."avait-il déclaré... avant de faire machine arrière, quelques jours plus tard...

"Le message publié précédemment est le résultat d'une erreur technique : cela me contredit complètement. Je soutiens le Président et suis patriote." avait-il écrit.

Etonnant renversement de situation ! Aurait-il subi des pressions insistantes ?

Pavel Antov était aussi à la tête d'un empire dans le domaine de la viande, un homme d'affaires puissant, une figure de la ville de Vladimir où il était installé.

L'équipe de journalistes a rencontré un de ses collègues du parlement, un proche : il n'y voit pas un assassinat politique mais a du mal à croire à la thèse du suicide :

"Pavel Antov était une personne qui aimait beaucoup la vie, il avait plein de projets professionnels, politiques. Si c'est un accident, c'est tragique, mais j'ai du mal à croire qu'il ait voulu mettre fin à ses jours.", déclare Roman Kavinov, député de Russie Unie.

Alors, que s'est il passé en Inde ?

Trois jours avant son décès, le 21 décembre, Pavel Antov accompagné de trois autres Russes et d'un guide indien s'enregistrent dans cet établissement pour une nuit : le groupe est officiellement en visite touristique dans la région.

Mais au petit matin, Pavel Antov découvre l'un de ses compagnons de voyage mort dans sa chambre. La veille, il avait été vu complètement ivre.

Encore un mort !

"L'autopsie du corps révèle qu'il a fait un arrêt cardiaque, il en est mort et a été depuis incinéré.", explique un officier de police.

D'après les premiers éléments de l'enquête, c'est parce que Pavel Antov aurait été bouleversé par le décès de son ami qu'il se serait suicidé.

Une version qui ne satisfait pas un journaliste local :

"Moi je dis qu'il y a quelque chose de très étrange derrière ces décès : d'abord que faisaient-ils ici ? Ils auraient pu aller n'importe où sur la planète. Ici, il n'y a rien à visiter à part des zones tribales. Et puis, on sait aussi que Pavel Antov avait critiqué Poutine."

Alors, le décès de Pavel Antov et ceux des autres hommes d'affaires russes sont-ils des suicides ou s'agit-il d'assassinats ?

La dépouille de Pavel Antov ne pourra plus parler : deux jours après son décès, son corps a été précipitamment incinéré dans un crématorium hindou."

Décidément, il ne fait pas bon être un oligarque russe, par les temps qui courent...

 

 

Source :

 

https://www.francetvinfo.fr/monde/europe/manifestations-en-ukraine/russie-les-mysterieuses-disparitions-d-oligarques-russes-interrogent_5612249.html

 

 

 

La malédiction des oligarques...
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13 janvier 2023 5 13 /01 /janvier /2023 13:04
Alexeï Navalny soumis à un régime pénitentiaire cruel et inhumain...

 

"L'inquiétude monte en Russie sur l'état de santé d'Alexeï Navalny. Le principal opposant à Vladimir Poutine est emprisonné et soumis à un régime pénitentiaire cruel et inhumain.

 

Alexeï Navalny n'aurait pas accès aux soins de base, un traitement dénoncé par près de 200 médecins russes qui viennent de publier une lettre ouverte.

 

Dans la lettre qu'ils ont publiée sur leurs réseaux sociaux, ces médecins expliquent qu'en tant que professionnels de santé, ils ne peuvent pas assister à la lente dégradation de l'état de santé d'Alexeï Navalny sans réagir.

Ils s'adressent donc directement à Vladimir Poutine pour lui demander de faire respecter la loi russe...

L'opposant doit avoir accès à des soins et doit être vu par un médecin civil et hospitalisé si besoin.

 

Depuis quelques jours les soutiens d'Alexeï Navalny alertent sur son état de santé : il souffrirait d'un syndrome grippal et n'aurait pas accès aux médicaments.

 

D'après sa femme, l'administration l'a volontairement enfermé dans une cellule avec un autre détenu malade afin de l'infecter.

 

Alexeï Navalny a été renvoyé une nouvelle fois en cellule d'isolement parce qu'il avait fait sa toilette trop tôt : dans cette minuscule cellule, il n'a pas le droit de s'allonger pendant la journée, même s'il a de la fièvre."

 

On le voit : un traitement inhumain et cruel. Des punitions qui s'abattent à la moindre occasion, une maltraitance indigne dénoncée par le corps médical...

Une façon de réduire à néant cet opposant, une façon de le tuer à petit feu...

Pour mémoire :

Navalny, bête noire de Vladimir Poutine et opposant à l’offensive militaire en Ukraine, a été arrêté en Russie en janvier 2021, à son retour au pays après avoir subi un grave empoisonnement qu’il attribue au Kremlin. En mars, il a été condamné à neuf ans de prison en régime "sévère" pour des accusations d'escroquerie qu’il juge fictives.

 

Vladimir Poutine va-t-il laisser mourir cet opposant dans ses geôles ?

 

 

Source :

 

https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/journal-de-18h/journal-de-18h-emission-du-jeudi-12-janvier-2023-4036700

 

 

Alexeï Navalny soumis à un régime pénitentiaire cruel et inhumain...
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