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1 décembre 2014 1 01 /12 /décembre /2014 16:54

 

fossile libre

 

"Dans les galeries du Muséum, ils passèrent avec ébahissement, devant les quadrupèdes empaillés, avec plaisir devant les papillons, avec indifférence devant les métaux ; les fossiles les firent rêver, la conchyliologie les ennuya. Ils examinèrent les serres chaudes par les vitres, et frémirent en songeant que tous ces feuillages distillaient des poisons."


Dans cet extrait du roman de Flaubert, Bouvard et Pécuchet, les fossiles suscitent, plus particulièrement, l'intérêt des deux héros de l'histoire.

 

Comment ne pas être fasciné par ces restes très anciens d’organismes pétrifiés dans une roche sédimentaire ? Poissons, coquillages gravés dans la pierre, comme sculptés par la nature, les fossiles sont des merveilles qui attirent tous les regards.

 

Les couleurs rosées, pastels de ces pierres venues du fond des âges, les formes parfois incomplètes, incertaines, les brisures les transforment en objets précieux, rares.

Venu d'un verbe latin, "fodio", "creuser, fouir", le fossile est souvent enfoui dans la terre : il demande une recherche attentive et minutieuse...


Et chaque découverte est comme un émerveillement : on admire, alors, les formes, les enroulements, les stries, les volutes de ces galets qui ont porté la vie.

 

On devine des coquilles, des incrustations de plantes et d'herbes, des insectes, des poissons, des ammonites, des étoiles de mer, des oursins... toute une peinture de la vie d'autrefois...

Gravées dans la pierre, ces formes diverses fascinent : on y voyait autrefois des talismans, des objets magiques et mystérieux.


Les mondes minéral, animal et végétal se côtoient dans ces pierres incrustées.

On peut, aussi, y percevoir de lointains vestiges du passé : traces de pas, morceaux de bois, galeries, dents, graines...

Tirés des entrailles de la terre, les fossiles révèlent la vie d'autrefois : on est ému, devant ces objets dont les formes paraissent familières et dont les origines sont si anciennes.

 

Découvrir un fossile est un véritable éblouissement : chacun est unique dans ses formes, ses reliefs, ses teintes nuancées.

Troncs fossilisés, feuilles de fougères, enroulements de coquilles : quelle diversité et quelle beauté dans les motifs !

 

Certaines formes intriguent, sont à peine reconnaissables, et laissent libre cours à notre imagination...

 

Le mot lui-même est plein de poésie : fricative initiale, double sifflante confèrent à ce terme une extrême douceur, comme une atténuation et une marque d'un lointain passé.

 

Ce nom peut être utilisé, aussi, de manière ironique, pour désigner une personne qui vit dans le passé, quelqu'un d'arriéré.

 

Le fossile tiré de la terre est un vrai retour aux sources : c'est comme si on touchait du doigt un passé révolu, mais si proche de nous, par la familiarité et la beauté des formes...

 

 

http://youtu.be/36X8mr5Jt_o

 

http://youtu.be/vGI-hYVslPU

 

http://youtu.be/0TSkIG9lFvY

http://youtu.be/fT7MQ1nvLUU

 

http://youtu.be/9XfdlmdhMoQ

 

 

 

 

 

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Photo : en haut de l'article : wikipédia  / creative commons

Autres : rosemar



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30 novembre 2014 7 30 /11 /novembre /2014 17:04

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Une émission intitulée Monaco, le rocher était presque parfait, diffusée sur France 3, a été l'occasion, pour Gérard Miller, d'évoquer la vie et le destin de Grace Kelly... Son image d'icône du cinéma fait encore rêver et pourtant, sa vie a été marquée par une volonté farouche d'échapper à toutes sortes de carcans...

 

D'abord, le carcan familial, car le père de Grace Kelly imposait une discipline de fer à toute sa famille, à ses enfants : il voulait que ses enfants réussissent dans un domaine où il avait lui-même connu quelques échecs, le sport...

 

Pour échapper à ce carcan, Grace devint actrice et réussit une brillante carrière, sous la direction de réalisateurs illustres, comme Alfred Hitchcock.

 

Mais la belle expérience cinématographique se révéla être, à nouveau, un carcan : Grace Kelly en fut, bientôt, réduite à jouer des rôles insignifiants, sans consistance.

 

La jeune actrice put, alors, trouver une nouvelle échappatoire, puisqu'elle  rencontra Rainier de Monaco, acquit le statut de princesse, et, comme dans les contes de fée, connut une nouvelle gloire...

Une vie faite de bonheurs, de plaisirs renouvelés, pourrait-on croire...

 

Mais, en fait, le rêve devint vite un nouveau cauchemar : sous le feu permanent des caméras, des photographes, la famille princière était en constante représentation.

Difficile de préserver une intimité, quand on a été une star de cinéma, qu'on a épousé un prince, difficile d'échapper à des obligations lourdes et pesantes au quotidien.

 

Et la dernière tentative de Grace Kelly, pour échapper à ce carcan fut un échec : son réalisateur préféré lui proposait un nouveau rôle au cinéma, mais son élan fut rapidement brisé, et le prince, son époux lui interdit cet ultime espoir de renouveau et de délivrance...

 

Ainsi, le destin de Grace Kelly n'est-il pas le révélateur de nos propres vies ? 

Ne sommes-nous pas, tous, soumis à des carcans successifs : celui de l'enfance, parfois, celui du travail, celui du mariage, celui des contraintes domestiques ?

 

Nous tentons tous d'échapper à ces prisons, mais souvent nous retombons dans d'autres entraves tout aussi rudes et difficiles...

 

Bien sûr, on peut, désormais, vaincre certains carcans : le mariage n'est plus une institution indissoluble, les gens peuvent divorcer, se remarier, mais la présence d'enfants dans le couple fait que certains restent dans ces entraves.

 

Le travail est un carcan, pour certains car il impose trop de contraintes, de difficultés.

Le chômage peut, aussi, être une prison, car il exclut l'individu, le met à la marge de la société.

La vieillesse peut apparaître comme un carcan, quand une personne est affaiblie, diminuée par la maladie.

 

La souffrance est bien une des composantes de nos vies humaines : nous sommes souvent muselés, emprisonnés...

Parfois, nous nous emprisonnons nous-mêmes dans des habitudes, une façon de vivre.

Les carcans de la vie sont multiples, divers, et nous empêchent de nous épanouir pleinement : ils font partie de toutes les épreuves que nous devons traverser, tout au long de nos vies.

 

Et qui peut vraiment échapper à ces carcans ?

 

http://youtu.be/E-a93zp2WY0

 

 

 

 

 

 

 

 grace kelly libre

 

 

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28 novembre 2014 5 28 /11 /novembre /2014 16:38

 

grecs libation marie lan nguyen
                

Un des plus grands érudits, un des plus grands historiens de l'antiquité, Paul Veyne vient de faire une déclaration fracassante : il envisage de supprimer l'étude du latin et du grec dans le secondaire !

 

Pas moins ! S'agit-il d'une provocation ? Dans tous les cas, ces propos sont vraiment maladroits : Paul Veyne affirme que l'enseignement de ces disciplines a pour résultat de dégoûter les gens, car ce n'est qu'un "moignon" !

 

C'est vraiment méconnaître tout l'apport des langues anciennes dans les classes de lycées : rigueur, formation grammaticale, recours à l'étymologie...

C'est vraiment méconnaître, aussi, l'enthousiasme de nombre d'élèves pour ces disciplines ! 

 

Oui, les élèves sont capables de s'intéresser à la langue latine, à la civilisation, à la culture antique !

 

Alors que les cours de latin et de grec sont déjà sacrifiés dans les emplois du temps, souvent placés en fin de journée, les propos de Paul Veyne sont vraiment malvenus.

 

Monsieur Veyne est bien loin des réalités de l'enseignement actuel : de nombreux élèves comprennent tout l'apport culturel fourni par les langues anciennes. Ils apprécient, même, des cours de grammaire latine, car ces cours leur permettent aussi de mieux comprendre le fonctionnement de leur propre langue, le français...

 

On peut admettre qu'un érudit veuille passer des heures à traduire du latin mais il est pour le moins curieux qu'il envisage de supprimer cet apprentissage pour des élèves qui s'y intéressent !

On peut faire du latin sans être un érudit ! On peut recevoir une formation de base qui va donner le goût de ces études, de la langue...

 

Certes, Paul Veyne est un bon traducteur d' auteurs latins mais ce qu'il affirme est dangereux et ne tient pas compte des réalités du terrain.

 

Paul Veyne en vient à dire : "Transmettre, ça n'existe pas !"

Mais, toute notre culture passe par la transmission, l'enseignement est, forcément, une transmission essentielle et fondamentale !

 

Il faut absolument préserver cet enseignement du latin et du grec : le "moignon" dont parle Paul Veyne est fondamental et ce n'est pas un "moignon" : c'est un enseignement complet qui passe par la langue, sa structure, par la civilisation, l'histoire, l'étymologie.

 

Alors que ces disciplines sont menacées, fragilisées dans nos sociétés mercantilistes, les déclarations de Paul Veyne sont, vraiment, malencontreuses !

Il faut, au contraire, soutenir ces enseignements et en montrer toute l'importance !

Il faut redorer le blason de ces disciplines qui confortent les élèves dans leur connaissance d'une culture essentielle : une culture classique qui nous a forgés, dont nous sommes tous imprégnés.

 

Dans un monde où l'argent est roi, où la culture est sacrifiée au profit, le latin et le grec permettent à des élèves d'acquérir des bases et des repères essentiels : ce retour aux sources leur offre la chance de progresser dans de nombreux domaines : orthographe, grammaire, connaissance de la langue, rigueur...

 

 

 

http://www.lepoint.fr/culture/paul-...

 

http://dai.ly/x2ayn99

 

 

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26 novembre 2014 3 26 /11 /novembre /2014 17:37

 

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Destin, hasard, fatalité, autant de mots pour exprimer une puissance mystérieuse à qui les anciens attribuaient le pouvoir de déterminer, d’avance et d’une façon irrévocable, la suite des événements !

 

Dans une chanson interprétée par Tino Rossi, le destin est personnifié, grâce à des apostrophes répétées, grâce à l'emploi de la deuxième personne du singulier...

 

La musique a été composée par Alex Alstone, les paroles écrites par Jacques Larue et André Hornez.

 

Le mot Destin, placé en début de vers, est mis en relief : associé à des verbes d'action "frapper, emporter", le destin semble tout balayer sur son passage.

 

Il apparaît, en même temps, très familier, puisqu'il "frappe à la porte", comme pourrait le faire un voisin venu nous rendre visite.

 

Il parvient, aussi, à métamorphoser complètement le monde : d'un jour monotone, il peut faire le beau temps, véritable inversion que traduit le contraste des mots : "automne, printemps"...

 

Une question est posée, traduisant l'incertitude : "Est-ce l'amour que tu m'apportes, ou bien est-ce un bonheur sans lendemain ?"

D'autres oppositions apparaissent : "Joies frivoles, lourds chagrins". On perçoit un bel effet de chiasme dans la place des adjectifs : ce procédé peut souligner, encore, la versatilité du destin qui nous entraîne dans ses replis.

 

Une succession de comparaisons suggère le tourbillon dans lequel nous emporte le destin : étoiles qui tournent, voile qui suit les caprices du vent, nuit qui succède au jour...

 

Entité familière et souveraine, à la fois, le destin semble nous accompagner en toutes circonstances, à tous moments, avec l'emploi des adverbes de temps "aujourd'hui, demain", ou encore le complément de lieu "sur le chemin".

 

La simple phrase qui revient, "C'est le destin" traduit une sorte d'acceptation et de soumission de tous les hommes.

 

La mélodie restitue cette ronde inlassable du destin : ponctuée par le mot destin qui revient de manière insistante, soulignée par une prononciation appuyée de la première syllabe : des-, par l'emploi récurrent de la deuxième personne du singulier, la musique, à la fois ténébreuse et légère, met en évidence la toute puissance du destin...

 

http://youtu.be/8eUjl71B9gI

 

 

 

 

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24 novembre 2014 1 24 /11 /novembre /2014 16:47

 

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"Source limpide et murmurante 
Qui de la fente du rocher 
Jaillis en nappe transparente 
Sur l'herbe que tu vas coucher."

 

Ces vers de Lamartine, extraits des Harmonies poétiques et religieuses sont un véritable hymne à la nature, aux ondes limpides des sources...

 La source, symbole de pureté surgit des profondeurs de la terre... Ce mot, issu d'un ancien participe passé substantivé du verbe "sourdre", vient du latin "surgere", surgir.


On évoque souvent le murmure des sources, leur chant plein de douceur... bruissement de l'eau qui jaillit, qui se fait un chemin dans l'antre de la terre.

 

Fraîcheur, transparence des ondes, mousses des bois qui envahissent les bords : tant d'images surgissent à l'évocation de la source !

 

Sifflante redoublée, gutturale "r", le mot résonne d'éclats contrastés : douceur et âpreté se côtoient dans ce mot harmonieux...

La douceur de l'eau qui s'écoule, l'âpreté du cheminement sous la terre et du surgissement de l'onde.

 

Ce mot nous fait voir des paysages de montagne escarpés, entourés de verdure, pleins de transparence et de limpidité.

 

La source a, souvent, inspiré les poètes : elle est l'image d'une nature accueillante, généreuse, pleine de beautés.

 

Aréthuse, Callirhoée, Cyané, Mélité, Praxithéa, doux noms de Naiades qui peuplent les sources dans la mythologie !

 

Callirhoé, le beau ruisseau, Cyané, à l'onde bleue comme la mer, Praxithéa, à l'action divine, des noms évocateurs leur sont associés...

 

Images de féminité, d'harmonie, les nymphes des eaux sont souvent bénéfiques et bienveillantes.

L'eau, symbole de vie nous étonne par ses transparences, sa fluidité... la magie de l'eau qui fascine et attire tous les regards !

 

La magie des eaux qui surgissent des entrailles de la terre, le mystère des sources jaillies du monde souterrain !

 

La source, c'est, aussi, de manière imagée, l'évocation des origines, le retour à des textes anciens qui nous ont abreuvés et nourris...

Nous sommes façonnés de sources diverses, d'une culture, d'un patrimoine qui fait notre richesse.

 

Sans ces sources essentielles, sans ces repères, nous serions perdus... Peinture, arts, littérature, musique sont dans nos mémoires et sont l'essence même de l'humanité : des connaissances, des bases, une envie de progresser, de s'enrichir.

 

Sans ces racines, nous serions désorientés, les sources nous font percevoir toute l'importance de la culture, de ce passé si riche...

 

On voit bien tous les symboles que représente la source : c'est elle qui nous abreuve, qui nous permet de rêver, de nous ancrer dans le passé, de vivre en harmonie avec l'univers, d'aimer et d'apprécier le monde !

 

http://youtu.be/LEa88PPJJCY

 

http://youtu.be/eZmt-Jg045g

 

 

 

 

 

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 Photos : rosemar



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23 novembre 2014 7 23 /11 /novembre /2014 17:36

 

ecole

 

Pastille rouge ? Pastille jaune ou verte ? Voilà le nouveau système d'évaluation prévu en collège par notre ministre de l'éducation nationale, Najat Vallaud-Belkacem...

 

On a, ainsi, l'impression de faire régresser les élèves vers la maternelle, où l'on distribuait, autrefois, des bons points.

 

Si les notes disparaissent, elle seront, aussi, remplacées par des cahiers d'évaluation...

Ces livrets d'évaluation ont, déjà, été mis en place dans les écoles primaires et ressemblent à de véritables labyrinthes dans lesquels tout le monde se perd : les enseignants y consacrent un temps précieux qu'ils pourraient réserver à d'autres missions plus efficaces.

 

Nous-mêmes avons testé, il y a quelques années ces cahiers d'évaluation, en lycée, en début de seconde : ces livrets ont été finalement mis au rebut : le système de codage très compliqué ne permettait pas, d'ailleurs, une évaluation précise et cohérente... les enseignants y passaient beaucoup de temps, pour une efficacité très réduite.

 

Ce n'est, certes, pas en supprimant les notes que l'on va résoudre les multiples difficultés des élèves en grammaire, en orthographe : il faut, surtout, accorder plus de temps à ces disciplines fondamentales : certains élèves arrivent en classe de seconde avec des lacunes importantes : par exemple, des confusions entre le futur et le conditionnel... ces confusions sont graves, car elles révèlent une méconnaissance de la langue.

Certains ne maîtrisent pas du tout l'orthographe élémentaire : accord du verbe avec le sujet, du nom avec l'adjectif.

 

Par ailleurs, si on supprime les notes en collège, faudra-t-il les conserver en lycée ? Il faut imaginer le "traumatisme" des élèves, quand il seront notés, pour la première fois, en lycée !!

Il faut imaginer leur "désarroi" s'ils obtiennent une note inférieure à 6, alors qu'ils étaient évalués antérieurement avec une pastille rouge !

 

Comment pourra-t-on évaluer le baccalauréat, sans notes ? Les pastilles rouges, vertes ou jaunes ne permettent, en aucun cas, d'affiner l'évaluation.

 

Arrêtons les faux semblants, les fausses solutions : on les a déjà testées et on en a vu les limites et les insuffisances !

Arrêtons de prendre les enseignants pour des pantins chargés de remplir des cahiers d'évaluation complexes, mal ficelés, inadaptés à une multitude de manques et de difficultés !

 

Les notes restent un repère essentiel pour les élèves, les parents, les enseignants, elle sont accompagnées de commentaires précis qui figurent sur la copie et qui soulignent les lacunes à combler.

Elles permettent de mettre en évidence une progression, parfois d'encourager l'élève ou de lui montrer qu'il lui faut travailler davantage !

 

Supprimer les notes, c'est donner l'impression à l'élève que certaines carences n'existent pas : les notes permettent vraiment de graduer l'évaluation avec justesse.

Supprimer les notes, c'est aussi faire croire abusivement que certaines compétences sont acquises définitivement, alors qu'elles ne le sont pas...

 

 

 

Voici des exemples de cahiers d'évaluation : difficile de juger globalement certaines compétences...

http://www.sauv.net/evaluationprim.php

http://cache.media.eduscol.educatio...

 

http://cache.media.eduscol.educatio...

 

 

 

 

 enseignement reuters

 

 

école 3

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



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22 novembre 2014 6 22 /11 /novembre /2014 17:22

 

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Une pluie d'éclats de bruns se répand sur le feuille, pluie de larmes, pluie d'orages, de tourments de l'automne...

 

La feuille se couvre d'embruns solaires, d'écumes, elle se marbre de dorures, d'un tourbillon d'empreintes aux formes variées : lunules, giboulées, cascades de cendres qui se dispersent et virevoltent.

 

Le rouge côtoie le brun, l'ocre se fond avec le rouge brûlé, le rouge explose sur le brun...

 

Des motifs et des dégradés subtils apparaissent : ocre, rouille, bruns brûlés, éclaboussements de feux !

 

La feuille devient l'image même de l'automne : elle fait surgir des pluies, des envolées de feuilles, des meurtrissures, des beautés somptueuses.

 

Elle se pare de lumières, douces, apaisées, à coté d'éclats flamboyants !

 

Elle voit surgir des flammes de roux, puis des pâles lueurs d'automne.

 

Des tableaux contrastés apparaissent : des paysages pleins de douceur, puis des emportements, des tourbillons, des vertiges de feux et de flammes...

 

La feuille est comme lézardée d'éclats, comme embrumée par un matin d'automne, traversée par des envols d'oiseaux, envahie d'un archipel de nuées.

 

Nuées sombres sur les feuilles d'automne, ciel obscurci qui annonce les frimas de l'hiver !  

 

Ciels d'orages, vent qui tourbillonne, l'automne est là, plein de flamboyances et d'ardeurs !

 

http://youtu.be/BQVd_N1xdVM

http://youtu.be/AmzM92dqXqE

 

http://youtu.be/LtiIpIJ5J2Q

 

http://youtu.be/JsCogBZ7Zlg

 

 

 

 

 

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Photos : rosemar



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21 novembre 2014 5 21 /11 /novembre /2014 16:54

 

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Située près de l'étang de Thau, la station de Balaruc se présente comme une ville d'eaux : la promenade, autour de l'étang, permet de découvrir des paysages pleins de charmes : rives escarpées, affleurements de rochers, algues, moutonnements des ondes.

 

Des voiliers, des barques de pêcheurs sillonnent l'étang poissonneux : on peut apercevoir à fleur d'eau des frétillements de poissons, aux tons argentés... Leurs reflets éclatants se dispersent sur les flots, créant des tableaux étonnants...

 

Des mouettes peuplent les rives, animent les plages et les environs de leurs cris, de leurs envols majestueux.

 

Les bords de l'étang déroulent de nombreuses plages : mieux vaut éviter les plages où pullulent les algues qui peuvent être urticantes, mais d'autres permettent des baignades apaisantes, dans une eau agréable.

 

Dans le lointain, le mont Saint Clair domine l'étang, de son massif boisé.

 

Des pontons installés sur les nombreuses plages permettent d'approcher le large et de voir des fonds rocheux, des algues, des poissons qui frôlent la surface de l'eau ou qui sautent hors de l'eau, bondissant sur l'écume.

 

Anguilles, daurades, loups, muges, soles sont les principales espèces qui habitent l'étang.
 
Cette station thermale proche de Sète est un lieu verdoyant, avec ses jardins ornés de palmiers, de cèdres, de pins, de prunus aux teintes de rouille.
 
L'église, Notre Dame de l'assomption, achevée en 1858, présente une belle architecture, avec sa rosace centrale, la statue de la vierge qui surplombe l'ensemble, ses ouvertures en ogives.
 
Au cours de la promenade au bord de l'étang, on est ému devant une fresque évoquant le chanteur Georges Brassens, né non loin de là, à Sète : on voit l'ami Georges, en train de gratter sa guitare, entouré d'amis...
Aussitôt, on entend sa voix chaleureuse, des chansons familières : Les amoureux des bancs publics, Les copains d'abord, La mauvaise réputation, Les sabots d'Hélène...
 
En un instant, on voit ressurgir tout un univers : celui des amis de Brassens, une guitare, une table, un bon vin, des plantes, sur la fenêtre de la maison... des reflets sur les flots, le mont Saint Clair.
 
Cette fresque fait revivre le chanteur, amoureux de la nature et des arbres, poète plein de sensibilité, au coeur tendre, au sourire accueillant.
 
Les lieux, la présence de l'étang, de la mer toute proche nous semblent d'autant plus magiques, empreints d'harmonie.
 Ville balnéaire ouverte sur son étang, Balaruc offre des paysages variés, des flots profonds, des ondoiements et des enroulements de vagues, des jardins verdoyants, une végétation luxuriante.
Les bords de l'étang remplis de la présence de Brassens nous permettent aussi de côtoyer l'ami Georges, des lieux qu'il a connus et aimés.
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Photos : rosemar

 

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19 novembre 2014 3 19 /11 /novembre /2014 17:01

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Cette chanson, pleine d'émotions, interprétée avec une grande sensibilité par Françoise Hardy, évoque un thème éternel : l'amitié...

Les paroles ont été écrites par Jean-Max Rivière, la musique composée par Gérard Bourgeois.

 

La poésie de l'évocation nous touche dès le début, on perçoit une confidence, grâce à l'emploi de la première personne : l'amitié semble arriver comme par miracle, grâce à cette phrase : "Beaucoup de mes amis sont venus des nuages..." Cette image restitue une impression de bonheur inattendu, d'harmonie, de beauté...

 

"Soleil et pluie" les accompagnent, belle expression imagée qui transcrit, à la fois, les joies et les peines partagées.

Associés aux cycles du temps, les amis ont créé une nouvelle saison, celle "des amitiés sincères".

 

L'amitié est assimilée à "la plus belle des saisons" des quatre de la terre : elle est, ainsi, magnifiée par un superlatif, par une image qui la transforme en une saison essentielle.

 

Ces amis deviennent, même, les" plus beaux des paysages", magnifique comparaison qui en montre toute l'importance.

Métamorphosés en "oiseaux de passage", à la fidélité inébranlable, car ils reviennent, vers les mêmes lieux, les amis sont présentés comme une image de beauté, de liberté.

 

"Tendresse et tristesse" sont unies à la rime, pour suggérer le partage qu'implique l'amitié : moments de bonheurs et de peines qui alternent.

Les amis procurent réconfort et chaleur, l'idée est exprimée de manière concrète : "ils viennent se chauffer chez moi", comme devant un feu de bois.


On voit, alors, apparaître la deuxième personne du singulier dans un discours direct : "Et toi aussi, tu viendras"...

La chanteuse semble s'adresser, ainsi, à chacun d'entre nous, avec familiarité...

Mais l'amitié est faite, aussi, de liberté, comme le suggère le vers suivant : Tu pourras repartir au fin fond des nuages..." On revient, ici, à l'image initiale : les amis associés à de beaux nuages dans le ciel.

 

L'amitié est un échange perpétuel, fait de sourires, de tendresse, face au désarroi, à la tristesse.

Le dernier couplet montre une sorte d'inversion des rôles : "Comme l'on ne sait pas ce que la vie nous donne /Il se peut qu'à mon tour je ne sois plus personne...".

Evoquant les vicissitudes de la vie, la chanteuse se voit volontiers, aller, elle-même rechercher cette amitié chez un seul être, qui lui offrira chaleur et réconfort : on retrouve l'image du coeur qui se chauffe au bois de l'amitié.

 

Dans tout le texte, de nombreuses sonorités de sifflantes restituent toute la douceur de l'amitié : " soleil, la saison des amitiés sincères, cette douceur des plus beaux paysages, la fidélité des oiseaux de passage, infinie tendresse, la tristesse, on ne sait pas ce que la vie nous donne..."

 

La mélodie, remplie de sensibilité, souligne toute la tendresse et la poésie de cet hymne à l'amitié...

 

http://youtu.be/qlDJt3No86E

 

http://youtu.be/rMY0S9rdNZ0

 

http://youtu.be/qB_8bbThFqQ

 

 

 

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Photos : rosemar



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17 novembre 2014 1 17 /11 /novembre /2014 17:58

 

acrobate jastrow

Venu de deux radicaux grecs le nom, "akron", l'extrémité et le verbe, "baino", marcher, le mot "acrobate" désigne celui qui marche sur la pointe des pieds ou sur les hauteurs.

L'acrobate sait prendre de l'altitude, il défie le vertige et les dangers : il côtoie des lieux élevés, escarpés.

 

D'autres mots sont associés à cette idée d'élevation : l'acropole évoque la ville haute, l'acrophobie renvoie à la peur des lieux élevés, l'acrotère est un socle placé aux extrémités d'un fronton : il sert de support à des statues...

 

Quant au deuxième élément -bate, il comporte le même radical que le mot "base", qui désigne la partie inférieure d'un corps permettant le soutien ou la marche.

 

Le terme "acrobate", avec ses sonorités de gutturales "k", "r", nous fait percevoir toutes les difficultés que peut rencontrer le personnage... le "a" répété peut traduire, dans ce mot, tout l'art de l'équilibriste perché sur les hauteurs du "o", il doit se rattraper et retrouver son équilibre pour éviter la chute.

 

Le mot semble mimer le geste de l'acrobate, en constant équilibre.

Ce terme ancien venu du grec nous étonne, par son expressivité : il nous fait entrevoir des lieux escarpés, des dangers...

 

Il nous fait admirer des exploits, nous fait frissonner de peur et d'angoisse. L'acrobate virevolte, bondit, saute, se joue du vertige.

 

Les consonnes si variées, gutturales, labiale, dentale nous permettent d'imaginer une diversité de figures, de pirouettes...

L'acrobate nous subjugue par son jeu d'adresse, sa virtuosité, son élégance.

 

En même temps, le mot suggère, par ses sonorités de gutturales, une activité périlleuse et risquée.

 

L'acrobate qui côtoie les hauteurs nous fait rêver : ses gestes, pleins d'harmonie nous donnent une impression de légéreté, de souplesse infinie.

 

Comment ne pas admirer ces équilibristes aux gestes souples qui paraissent si naturels, si faciles ?

Quel travail patient et laborieux derrière ces acrobaties ! 

On voit des funambules qui franchissent des abîmes, qui défient les lois de l'équilibre, et du vertige...

 

On frissonne de peur et d'angoisse, devant les exploits de ces équilibristes... On est ébloui par tant de virtuosité et d'adresse !

 

Mais, à bien y réfléchir, ne sommes-nous pas tous des acrobates des temps modernes ? Confrontés à une multitude de difficultés, dans le travail, dans la vie quotidienne, nous devons "jouer", sans cesse, les équilibristes.

 

Dans le travail, la sécurité n'existe plus, il faut, constamment s'adapter ou changer d'activité, les enseignants, eux, doivent résoudre tant de problèmes, face à un public hétérogène de jeunes souvent sans repères...

 

Les femmes qui tavaillent, qui ont des enfants, une famille ne doivent-elles pas, aussi, se transformer en acrobates, en équilibristes ?

 

Le monde moderne n'est -il pas rempli d'acrobates qui franchissent des précipices, des obstacles sans fin ?

 

http://youtu.be/Otxjom4Tdao

 

 

http://youtu.be/u_x819J3Ewg

 

 

 

 

acrobate-copie-1.png

 

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Photos : créative commons   auteurs : Jastrow (en haut de l'article)

 photo d'écureuil : Peupleloup



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