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24 janvier 2015 6 24 /01 /janvier /2015 17:37

 

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Bel hommage aux musulmanes, à leurs douleurs, leur vie de soumission, leur courage, cette chanson de Michel Sardou évoque, avec tendresse et émotion, le destin de ces femmes vouées à l'anonymat, la solitude, l'enfermement...

 

La chanson s'ouvre sur une évocation poétique et symbolique des paysages du désert : "Le ciel est si bas sur les dunes", "ciel et dunes" semblent se confondre, si bien qu'on a l'impression de "pouvoir toucher la lune"... Ce désert qui se mêle au ciel, c'est peut-être, aussi, une façon de mettre en évidence la toute puissance de Dieu, dans cet univers...

 

Ces paysages grandioses sont, ainsi, restitués dans leur beauté étrange et mystérieuse, paysages mystiques, et incendiés de soleil, si bien que la chaleur a l'air de sourdre de la terre : "pierres brûlées" et "toits" incandescents de blancheur de la ville algérienne de "Ghardaia" le suggèrent...

 

Puis, vient l'évocation des femmes, images traditionnelles de musulmanes voilées, cachées, entourées de silence... des images fortes d'enfermement dominent : elles sont "cernées d'un silence absolu, dans des jardins clos de solitude".

 

On perçoit, aussi, leur beauté hiératique, elles deviennent des "vierges de pierre, aux corps de Diane", déesse traditionnellement associée à la chasteté...

 

Mais on entend, aussi, leur "long sanglot", à travers des chants répétés, psalmodiés, le youyou des musulmanes.

Le refrain revient sur cette monodie "un cri, un chant", à la fois... L'antithèse souligne toute l'ambivalence de leur vie, une vie âpre dans des paysages de désert, l'amour, mais, aussi, la "gloire des hommes" auxquels elles doivent se soumettre.

 

On entrevoit une vie consacrée à l'homme qu'elles doivent servir, au risque de côtoyer la "mort".

 

Joie et douleurs sont mêlées dans ce chant : joie de l'amour, des enfants qui naissent, mais aussi souffrances et peurs qui viennent des "hommes et du ciel", en même temps. Cette association de ces deux termes permet de montrer la toute puissance des hommes assimilés à des dieux... On perçoit, aussi, "toutes les fureurs" de ces femmes : ce mot très fort met en évidence toutes les raisons qu'elles pourraient avoir de se révolter...

 

Leur courage est souligné et magnifié puisqu'on les voit "debout sur champs de ruines", "sous le vent glacé des collines"...

 

Elles sont comme des images figées, pour lesquelles "le temps s'est arrêté", une sorte de "crépuscule" qui les condamne à l'oubli... Le "crépuscule de Sanaa", ville du Yémen les recouvre comme leurs vêtements sombres.

 

Le dernier couplet est un véritable hommage aux musulmanes, à leur abnégation, leur beauté, leur douleur symbolisée par un cri, un "long sanglot", alors que "leurs amants s'endorment" paisiblement.

 

Le contraste est saisissant entre la douleur des femmes et l'impassibilité des hommes.

 

Les sonorités de gutturales, à la fin du texte, viennent souligner toutes les violences et les contraintes subies par les musulmanes : "un cri, la douleur, toutes les fureurs, elles portent, la peur, les forêts..."

 

Le texte est ponctué de quelques noms propres exotiques aux sonorités évocatrices d'un univers oriental : "Ghardaia, Sanaa, les forêts du Liban"... Ces mots ajoutent beauté et mystères à l'évocation de ces musulmanes.

 

La musique elle-même souligne le courage de ces femmes anonymes, elle s'intensifie dans le refrain : on perçoit cmme un cri de révolte, une envie de vivre envers et contre tout...

 

http://dai.ly/x16xdth

 

http://youtu.be/fN-J_eK2KTQ

 

 

 


Michel Sardou - Musulmanes 1986 par Timaelportland

 

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23 janvier 2015 5 23 /01 /janvier /2015 16:21

 

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Autrefois, on brûlait les hérétiques : au cours d'une cérémonie, appelée "autodafé", étaient lues et exécutées les sentences prononcées par l'Inquisition qui, le plus souvent, condamnait à périr par le feu les hérétiques, et plus généralement toute personne déclarée coupable d'avoir enfreint les lois religieuses...

 

Ce fanatisme religieux a été dénoncé par de nombreux écrivains, notamment, par Voltaire qui montre l'arbitraire de ces exécutions : le moindre prétexte de désobéissance à la foi religieuse catholique suffisait pour faire condamner de pauvres gens...

 

Il semble que l'histoire bégaie et se répète, hélas ! Des journalistes de Charlie Hebdo ont été, lâchement, exécutés...

De quoi étaient-ils coupables, au juste ? Certains fanatiques ont décidé que ces journalistes étaient des "hérétiques" à la foi musulmane...

 

Leur tort est d'avoir représenté, de manière caricaturale, le saint prophète Mahomet !

Avec leurs crayons, ils ont croqué le personnage, l'ont parfois ridiculisé, comme ils ont pu le faire, aussi, à l'encontre du pape ou de personnalités politiques éminentes...

 

En tant que satiristes, ils dénonçaient les absurdités du monde : le fanatisme, les coups de fouets, les exécutions arbitraires, les condamnations à mort, les mensonges et toutes les abominations de notre monde !

 

Certains musulmans intégristes ont décidé qu'ils étaient des "hérétiques", des "barbares", alors qu'ils se sont appliqués à stigmatiser toutes les horreurs de nos sociétés et des autres...

 

On se croirait vraiment retourner au Moyen Age où le rire, la moquerie étaient parfois suspects et interdits par l'église catholique...

Des gens qui privilégient le rire, l'humour ! Une "hérésie" !

 

Certains ont donc décidé de les condamner à mort, de les assassiner, non pas dans une cérémonie solennelle, comme on le faisait autrefois, mais dans une tuerie organisée, avec des armes de guerre...

 

On se dit que l'humanité n'a guère évolué, depuis ces temps lointains de l'inquisition ! Il s'agit, toujours et encore, d'exécuter celui qui ne pense pas comme l'assassin, celui qui a d'autres valeurs et qui les défend.

Les méthodes sont différentes, mais le principe est le même : on exécute des gens, sans état d'âme, car ils ont des idées et une conception différentes de la vie...

 

L'intégrisme catholique a fait des ravages, autrefois. On voit bien que  tous les intégrismes sont condamnables, car ils sont fondés sur l'excès, la démesure, l'hybris.

Le problème du monde musulman est qu'il est, en lui-même, trop fracturé par des factions diverses : l'intégrisme crée des tensions, au sein même de cette religion.

 

Tous les intégrismes doivent être combattus : ils sont la négation de l'être humain, de sa liberté, de son bonheur.

Ils sont le contraire de la vie, ils en viennent à la nier, à l'anéantir pour des prétextes futiles !

 

L'intégrisme est la plaie de toutes les religions, car il n'admet aucune critique, il use de violences inouies pour terroriser : coups de fouets, lapidations, meurtres, humiliations, enlèvements, barbaries, décapitations : avec l'intégrisme, on retourne, vraiment, au Moyen Age.

 

Le texte de Voltaire :  http://www.litterales.com/texte—62...

 

 

autodafé

 

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21 janvier 2015 3 21 /01 /janvier /2015 16:26

 

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"Quoi ? Quand je dis : « Nicole, apportez-moi mes pantoufles, et me donnez mon bonnet de nuit » c'est de la prose ?" 

Tout le monde se souvient de ces propos amusants prononcés par Monsieur Jourdain, dans Le Bourgeois gentilhomme de Molière, quand le personnage découvre la différence entre les vers et la prose...

La pantoufle ! Voilà un mot qui nous est familier ! Nous chaussons tous des pantoufles quand nous rentrons chez nous, et nous en éprouvons du réconfort.

 

De fait, le mot lui-même nous rassure : labiale initiale, dentale, au centre, fricative finale donnent à ce mot une certaine douceur... et n'oublions pas la voyelle nasalisée "an" et le son "ou" qui lui confèrent une allure nonchalante...

 

La pantoufle, chaussure d'intérieur que l'on met chez soi pour être plus à l'aise nous libère de contraintes, nous offre un bien-être très appréciable...

 

Mais d'où vient ce terme si expressif ? Selon certains, il serait issu du mot latin "pannus", "bout de tissu, pan, morceau" avec l'ajout d'un suffixe -oufle qui connoterait des objets gonflés comme la "moufle"...

 

Son origine pourrait même remonter au mot grec, 'péné", "trame, tissu, toile" et on pourrait, alors le rapprocher du nom de "Pénélope", celle qui défait la toile qu'elle a tissée pendant la nuit...

 

De fait, la pantoufle est souvent faite d'un tissu épais, pour protéger le pied du froid, elle enveloppe le pied d'un certain confort.

 

J'aime ce mot qui évoque le bonheur de se retrouver chez soi, dans une ambiance chaleureuse, sans contraintes, sans artifices...

 

J'aime ce mot aux sonorités diverses et langoureuses...

 

La pantoufle nous fait retrouver une liberté perdue, elle nous fait oublier le carcan des chaussures qui emprisonnent le pied, qui le compriment...

 

La pantoufle nous ouvre des horizons de liberté, elle nous promet repos, réconfort.

Elle se décline en "babouche, charentaise, savate, chausson, mule"... une variété de pantoufles nous est offerte.

 

Que de mots divers pour évoquer toutes sortes de pantoufles, avec des origines variées ! Mot persan, mot venu d'une région française, mot latin...

 

Dans tous les cas, le mot "pantoufle" est le plus couramment utilisé, il a donné naissance à un terme péjoratif : "pantouflard", avec le suffixe -ard, très productif qui a servi à former de nombreux termes dévalorisants.

 

J'aime la simpicité et la familiarité de ce mot "pantoufle"... J'aime ce terme sans fioriture qui évoque la vie quotidienne, une intimité.

 

En écrivant cet article, je suis chez moi, en pantoufles et j'en apprécie tout le confort !

 

Voilà un mot qui nous permet de remonter à ses lointaines origines grecques, un mot plein de résonances, de simplicité et d'éclats feutrés !

 

Le texte de Molière : http://www.site-moliere.com/pieces/...

 

 

 

http://youtu.be/m54SmVsQqgc

 

 

http://youtu.be/-2y14caU3sg

 

 

 

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 pantoufle -Gustave dore cendrillon

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                   

 

 



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19 janvier 2015 1 19 /01 /janvier /2015 16:40

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Après la tuerie de Charlie Hebdo, des voix se sont élevées, pour accuser les enseignants, l'école de la République : ceux-ci auraient failli, dans leur mission de transmission de valeurs, comme la tolérance, le refus des fanatismes et des intégrismes...

 

Certains journaux semblent mettre en cause le travail même des enseignants... On a pu lire des phrases accusatrices :" Comment avons-nous pu laisser nos élèves devenir des assassins ?"

 

Non, l'école n'est pas coupable, car ces valeurs essentielles de tolérance font partie de la transmission des savoirs : c'est dans les lycées qu'on étudie Voltaire, Victor Hugo, Montesquieu, Aragon et bien d'autres...

 

C'est dans les collèges et les lycées qu'on forme les élèves à la réflexion, à l'esprit critique...

 

On dénonce, souvent, la violence qui règne dans certains établissements scolaires, mais les enseignants se battent, tous les jours, contre cette violence, avec des moyens, souvent, insuffisants.

 

La haine, le mépris, l'apologie de la violence sont, en revanche, l'apanage de nombreux sites sur internet.

Insultes, titres violents et racoleurs influencent certains adolescents qui sombrent dans le rejet du travail, de la discipline, le refus des autorités...

 

La drogue fait, aussi, des ravages dans certains milieux : il serait temps de mener une lutte efficace contre tous les trafics de drogue qui gangrènent les banlieues.

 

Le rôle des enseignants est d'inculquer des valeurs de travail, d'honnêteté, de réflexion : leur rôle est de transmettre le plus de savoirs possibles...

De nombreux sujets sont abordés grâce à l'histoire, discipline essentielle, mais aussi la littérature qui aborde toutes sortes de thèmes : l'éducation, la misère, les injustices, le travail, la critique du fanatisme, etc.


Si les tueurs de Charlie Hebdo ont fréquenté les écoles françaises, ils auraient dû, certes, bénéficier de toutes ces valeurs transmises par les enseignants...

Mais peut-on accuser les professeurs d'avoir failli dans leur tâche ?

 

Ces jeunes djihadistes ont subi, sans doute, tant d'autres influences extérieures : la famille, l'éducation, les médias, internet, de mauvaises fréquentations, des tentations de fausses gloires...

 

Comment lutter contre toutes ces influences extérieures ? Le travail des enseignants est de plus en plus complexe, dans une société en perpétuelle mutation...

Pour lutter contre les fanatismes, il est indispensable de promouvoir la culture, souvent mise à mal, dans nos sociétés, mais il faut aussi que les parents jouent leur rôle, ne démissionnent pas devant certains problèmes, que les pouvoirs politiques luttent contre les trafics de drogues servant, parfois, à alimenter le terrorisme...

 

Les enseignants sont là pour nourrir la culture, la réflexion, l'épanouissement de l'individu.

On ne peut les rendre responsables de tous les maux et de toutes les misères qui accablent nos sociétés : la délinquance, la drogue, le chômage...

 

Les enseignants sont guidés et mus par l'idée d'égalité, leur objectif est de montrer l'importance de la culture, de la réflexion et l'épanouissement que peuvent apporter la raison, les savoirs, l'esprit critique.

 

Les enseignants, souvent abondonnés et livrés à une multitude de problèmes, doivent retrouver, aussi, une reconnaissance perdue : leur métier doit être, enfin, remis à l'honneur, considéré, valorisé, soutenu par les instances politiques.



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18 janvier 2015 7 18 /01 /janvier /2015 17:07

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La dernière Une du journal Charlie Hebdo mettait en avant l'idée de pardon, on y voit le prophète Mahomet sous l'inscription, "Tout est pardonné". Il tient une pancarte où il est écrit : Je suis Charlie... Cette image insistait, non sans une certaine povocation, certes, sur la notion de pardon et de paix essentielles, dans toutes les religions... mais des manifestations ont eu lieu, un peu partout, dans une dizaine de pays musulmans pour protester contre la Une de l'hebdomadaire satirique. Dix personnes ont été tuées au Niger. Le centre culturel français a été incendié...

 

A l'idée de pardon, certains répondent par une haine exacerbée : comment l'admettre et le comprendre ?

Face à de telles réactions, on peut s'inquiéter de la tournure des événements : des journalistes de Charlie Hebdo, des policiers français ont été tués, ainsi que des anonymes.

 

Mais devant ces victimes, la compassion n'est même pas de mise, pour un certain nombre de musulmans : c'est la haine qui l'emporte encore !

Alors que le conseil du culte musulman a condamné fermement ces attentats, on voit, sur certains journaux, certaines personnes de confession musulmane refuser toute compassion et continuer à manifester une haine virulente contre le journal qu'ils incriminent !

 

"Pas de pardon" disent certains ! La religion musulmane serait-elle une religion de haine et de rancoeur ?

 

Je suis inquiète, face à la montée des intégrismes : même en France, il semble que le fanatisme gagne du terrain : on voit de plus en plus de femmes qui portent le niqab, certaines de ces femmes musulmanes refusent de se faire soigner par des médecins qui sont des hommes, certains ont refusé de se conformer à la minute de silence, en l'honneur des victimes des attentats.

 

Oui, je suis inquiète pour ma France, pour mon pays : en France, selon ma culture, le pardon est une notion essentielle : quand des gens ont été massacrés, assassinés de manière indigne, on s'incline devant ces morts, on les respecte...

 

En France, on admet la critique des religions et celui qui ne veut pas lire Charlie Hebdo est libre de ne pas l'acheter... Dans les pays musulmans, ce journal est, sans nul doute, interdit...

 

Si ces caricatures sont un prétexte à manifester haine et rejet, on ne peut que s'indigner !

Oui, il faut défendre la liberté d'expression, celle de critiquer tous les fanatismes et tous les intégrismes !

Oui, il faut défendre notre culture, les idées de Voltaire, celles de Hugo, défendre l'humanisme, le vrai, il faut dénoncer les fausses religions fondées sur des principes archaïques, des superstitions d'une autre époque !

 

Il est temps pour l'islam d'évoluer, comme les catholiques l'ont fait : sans cette nécessaire évolution, des conflits vont renaître partout !

Il est temps de refuser la haine, le mépris, il est temps de réagir contre tous les fanatismes qui sont indignes et abjects !

Il est temps de comprendre qu'en France nos valeurs ne peuvent se soumettre à des diktats religieux, nos valeurs sont celles de la réflexion, de la liberté, de la critique, de la satire...

 

Nous sommes et nous devons rester les dignes héritiers de Rabelais, de La Bruyère, de Molière, tous ces satiristes qui nous ont nourris, et qui n'ont pas hésité à dénoncer les religions et leurs dérives !

 

"Dieu est grand" disent certains... à ceux-là, je réponds : "La liberté d'expression est bien plus grande et plus précieuse, encore!"

 

Notre devoir est de défendre ce droit à la liberté qui est essentiel dans notre culture...

 

 

Un rappel : Les musulmans modérés sont nombreux en France, ils doivent faire entendre leur voix : condamnation de ces attentats par les autorités musulmanes de France :

http://videos.tf1.fr/jt-20h/2015/ch...

 

 

charli



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17 janvier 2015 6 17 /01 /janvier /2015 17:59

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Plein d'élégance, le mot "cygne" semble imiter, par sa graphie, l'aspect gracile de l'oiseau : le "y" semble dessiner le cou élancé et subtil de l'animal...

 

Ce mot venu directement du grec, "kuknos" remonte à des temps très anciens, l'époque des dieux d'Homère, celle où l'on voyait, dans les arbres et les oiseaux, des images divines...

 

Le cygne ne semble-t-il pas d'essence divine ?

 

Les sonorités très douces de sifflante, de nasale palatale suggèrent le léger glissement du cygne sur les ondes...

Le cygne ne symbolise-t-il pas la grâce, le charme ? Ses plumages de blanc ou noir lui font une parure somptueuse...

 

Le cygne ne représente-t-il pas la pureté des formes, dans la courbure du cou, dans le corps effilé, dans la façon majestueuse de se déplacer ?

Le cygne se reflète dans l'eau et nous fait voir des doubles ondoyants.... Quelle élégance dans ces jeux d'eaux, ces images troublées, et répétées !

 

Quelle harmonie dans les couleurs contrastées de l'eau sombre et la parure immaculée de candeur du cygne !

 

Les eaux sombres nous disent la pureté du plumage... Les eaux sombres nous révèlent la candeur de l'oiseau, des embruns de clarté, des éclairs lumineux...

 

Quelles lignes épurées et élancées, quels envols de blancs !

 

Le bec rosé bordé de noir sertit l'oiseau d'un masque de mystère...

 

Le cygne noir se pare d'un bec couleur de pourpre... devient un éclat de feu et de braise sur un noir de jais.

L'oiseau se meut sur les ondes, en majesté, il apaise les âmes et les coeurs, il enchante les yeux.

 

Symbole de lumière, de purété, le cygne est l'oiseau d'Apollon, le dieu solaire de la poésie...

 

Comment ne pas être ému par la beauté, la sérénité de cet oiseau aux teintes d'opale ou de cendres ?

 

http://youtu.be/Yej7GLtdkaw

 

 

http://youtu.be/b44-5M4e9nI

 

 

http://youtu.be/8VxmaZFms_E

 

 

http://youtu.be/CRhnXjlqfrw

http://youtu.be/IkiAiDrXGfg

 

 

 

 

 

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Photos : rosemar



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16 janvier 2015 5 16 /01 /janvier /2015 17:07

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Dans les collèges et les lycées, quelques élèves ont jugé bon de boycotter ou de perturber la minute de silence, consacrée aux victimes des attentats des 7 et 8 janvier.

 

Peut-on admettre de tels refus ? Peut-on dénier l'hommage d'une minute de silence à des gens, des journalistes, mais aussi des anonymes, des policiers qui ont été lâchement assassinés, avec des armes de guerre ?

 

Une minute de silence, une minute de respect, est-ce trop demander ?

 

Accorder respect, honneur à des gens qui ont été victimes d'attentats sciemment organisés, ressemblant à des actes de guerre, n'est-ce pas le moindre des hommages ?

 

On entend, ici et là, des voix s'élever pour dire qu'on ne peut pas demander à certains adolescents de se plier à cette règle et cet usage !

 

Pourquoi ? Parce que les journalistes de Charlie Hebdo ont publié des caricatures dénonçant la religion islamiste ?

Doit-on, pour autant, leur refuser ce simple hommage ?

 

Ils ont été asassinés, dans des conditions horribles, qui font penser à des actes de guerre, par des terroristes armés de kalashnikov...

 

D'autres personnnes ont été tuées, au cours de ces attentats, dans des circonstances aussi horribles : une policière, des anonymes, deux autres policiers.

Est-ce humain de leur refuser une petite minute de silence et une pensée émue pour leurs proches et leur famille ?

Non, je ne le pense pas : la pitié, la compassion, le soutien aux familles exigent cet hommage !

 

Refuser une minute de silence solennelle, c'est refuser tout simplement le respect dû à des gens morts, dans des circonstances tragiques.

 

La Une de Charlie Hebdo publié, après le mort des journalistes, était aussi, non sans une certaine provocation, bien sûr, un message de pardon et d'humanisme...

Oui,, l'humanisme impose le respect de victimes indignement assassinées, oui, on leur doit compassion, on doit à leur famille un soutien et une solidarité.

 

Certains adolescents refusent, aussi, de se plier à l'autorité des enseignants, contestent leurs notes, leurs punitions : jusqu'où va-t-on aller ?

Jusqu'à dénier des valeurs comme la compassion, la solidarité, le respect de victimes assassinées, dans de véritables attaques ?

 

Jusqu'où va-t-on aller ?

 

Faut-il que certains se croient, même, autorisés à mépriser, à dédaigner des victimes de la violence, du fanatisme aveugle, de l'inconscience ?

 

 

 

charlie he

 

 

charlie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



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14 janvier 2015 3 14 /01 /janvier /2015 17:42

blasphème manif en l'honneur des tueurs de charlie h paki

 

Le blasphème est une notion religieuse ancienne : il s'agit d'une insulte faite à la religion, à un Dieu : le mot vient du grec, il est composé de deux éléments, le verbe "blapto, nuire, léser" et le nom "phémé, la parole"...

 

A l'origine, le blasphème passe par le message, la parole, le verbe, au sens premier du terme...

 

Il peut s'exprimer, aussi, par des dessins qui ont valeur de message, des caricatures qui utilisent l'outrance, l'exagération.

Le blasphème est de l'ordre de la parole, du message, il se moque de la religion, mais n'est pas une incitation à la haine, ni au crime...

 

Le blasphème est dénonciateur, il vise à désacraliser la religion, mais il n'est pas un délit, ni un crime.

 

Certains ont voulu comparer les propos de Dieudonné, sur les juifs, aux caricatures de Charlie Hebdo : peut-on les mettre sur le même plan ?

 

Les déclarations de Dieudonné sur les camps de concentration dont il semblait regretter la disparition sont-elles du même ordre que des satires religieuses ou des caricatures du prophète Mahomet ?

 

Regretter les camps de concentration pour viser un adversaire de confession juive, n'est-ce pas, là, une incitation au racisme et au meurtre ?

 

Les caricatures de Mahomet relèvent d'une forme de provocation, de dénonciation d'une religion qui refuse et stigmatise le blasphème, mais elles ne sont pas une incitation au crime...

La liberté d'expression doit passer par un refus de tout ce qui peut orienter vers un désir de vengeance criminelle.

 

On doit pouvoir se moquer, ridiculiser autrui, sans pour autant inciter à l'horreur du crime...

Le blasphème, lui-même, n'est pas un crime : il vise le domaine religieux, la divinité, mais ne pousse pas au meurtre...

 

Si dans certains pays musulmans, le blasphème est encore considéré comme un crime, passible de la peine de mort, c'est une aberration...

La religion islamique doit évoluer, comme notre religion l'a fait : le blasphème pouvait être, autrefois, puni de mort, en France, mais cette condamnation du blasphème appartient au passé...

 

On voit, là, toutes les fractures de notre monde : les religions sont, elles aussi, fracturées, divisées... La religion catholique admet le blasphème, l'islamisme le considère comme le péché suprême...

 

Il serait temps, sans doute, que la religion islamique évolue, car le blasphème ne peut être considéré comme un crime, il exprime une liberté qui doit être accessible à chacun... la liberté de penser, de rire, de plaisanter, de s'exprimer ! la liberté de vivre !

 

Il faut admettre que le blasphème est, désormais, une notion périmée : on ne peut pas s'y référer pour tuer, condamner des gens à mort...

 

 

blasphème pakistan

 

 

charlie he

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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12 janvier 2015 1 12 /01 /janvier /2015 17:28

Photo1921

 

 

Beau texte qui dénonce le fanatisme et l'intolérance, cette chanson, écrite par Alain Souchon, intitulée Et si en plus il n'y a personne, souligne, avec force et subtilité, toutes les incohérences des religions : au lieu d'apporter un réconfort, elles en viennent, parfois, à provoquer des conflits, des haines irréconciliables, elles sont, aussi, un instrument de manipulation redoutable...

 

La chanson s'ouvre sur trois prénoms : "Abderhamane, Martin, David", trois prénoms représentatifs des religions les plus répandues : mis sur le même plan, les trois prénoms devraient signifier une unité, une harmonie, une union...

 

Et, c'est, pourtant, la division qui l'emporte, comme le prouve la suite de la chanson.

 

Après ces apostrophes, qui interpellent chaque lecteur, l'expression : "Et si le ciel était vide" montre toutes les incohérences, la vanité des conflits religieux qui peuvent opposer les uns et les autres... On se bat, en fait, pour une entité hypothétique...

 

L'énumération qui suit restitue toutes les coutumes religieuses : "Tant de processions, tant de têtes inclinées, Tant de capuchons, Tant de mains pressées, Tant de prières empressées." L'anaphore de l'adverbe d'intensité "tant" souligne des pratiques parfois outrancières, un certain fanatisme.

 

Au passage, à l'intérieur de cette énumération, Alain Souchon nous rappelle, aussi, "les peurs" liées, depuis des siècles, à la religion, peurs entretenues, savamment, par les instances religieuses et politiques.

 

Le but est de dominer les peuples, de les asservir, ce que suggère le mot "démagogues" qui rime avec le terme "synagogues".

 

La chanson évoque, également, tous les cantiques religieux visant à endormir le peuple, à le soumettre, par des "musiques antalgiques", belle expression imagée qui insiste sur l'idée d'endoctrinement...

 

L'antithèse "tant de compassions, tant de révolvers" vient montrer que, derrière des apparences chaleureuses, se cache, parfois, une religion de haine, de violence : le fanatisme peut conduire au pire, à des actes monstrueux et inhumains...

 

On entend, ensuite, des prières représentatives de toutes les religions : "Arour hachem, Inch Allah, Are Krishhna, Alléluia", autant de références à Dieu, à sa puissance, sa volonté, sa bonté...

 

Mais des images de violence apparaissent, soudain : "Toutes les balles traçantes, Toutes les armes de poing."
On perçoit, enfin, les causes et les conséquences du fanatisme : "Toutes les femmes ignorantes, ces enfants orphelins, ces vies qui chavirent, ces yeux mouillés."

 

Et, derrière, transparaît "le vieux plaisir de zigouiller", inhérent à l'être humain. Cette expression triviale, familière vient renforcer l'idée de violence et de haine...

Le refrain vient insister, encore, sur l'inanité de tant de ferveurs et d'antagonismes : 

"Tant d'angélus
Ding
Qui résonne
Et si en plus
Ding
Y'a personne..."

L'angélus ou prière de l'ange met en évidence tous les bienfaits que devrait apporter la religion, mais c'est, trop souvent, l'intolérance qui l'emporte...

 

Ce texte contient l'essentiel : on y perçoit la collusion des pouvoirs religieux et politiques, les ravages provoqués par le fanatisme, la soumission et l'aveuglement des peuples...

La mélodie lancinante et entraînante, à la fois, souligne les douceurs inspirées par les religions et la façon dont elle sont dévoyées et détournées par la violence des hommes.

 

http://youtu.be/JvkMnHXtHzc

 

 

 

 

 

 

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11 janvier 2015 7 11 /01 /janvier /2015 17:07

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La liberté semble accessible à tout le monde, dans nos sociétés modernes... Et, pourtant, sommes-nous vraiment libres ? Nous sommes, tous, en fait, conditionnés par différents facteurs : nos gènes, notre éducation, notre milieu social, notre environnement, notre religion, parfois...

 

Pouvons-nous vraiment choisir ?

 

Nous naissons, avec des traits de caractère, nous sommes façonnés par des habitudes de vie, par notre famille, nos parents...

 

Comment échapper à ces conditionnements divers ? Je suis, moi-même, née dans une famille modeste, j'ai un comportement qui correspond à ce milieu : une certaine retenue, une pudeur, une discrétion qui était déjà celle de mes parents.

 

J'ai des amis issus d'un autre milieu plus aisé : on perçoit, aussitôt, leur assurance, leur volonté de s'imposer, de briller, parfois...

 

Si le milieu social nous influence, nous sommes aussi pétris d'habitudes acquises pendant l'enfance, et nous avons des traits de caractère qui sont ancrés en nous.

 

Bien sûr, la vie nous modèle, nous évoluons, au gré de nos découvertes et de nos rencontres...

Mais, le plus souvent, les grandes lignes sont tracées, dès le départ.

 

Un grand nombre d'éléments nous influencent et nous impulsent telle ou telle conduite à adopter.

J'ai, de plus en plus l'impression que nous ne sommes pas libres, que de nombreux chemins sont fixés d'avance...

 

Plus tard, le travail que nous avons choisi d'exercer nous façonne, nous donne des habitudes de penser, de réagir...

Un professeur de mathématiques pense, souvent, en fonction de statistiques, un professeur de lettres est sensible aux mots, à la poésie...

 

Le travail, quoi qu'il en soit, nous enlève, aussi, une part de notre liberté : que de temps passé à travailler, à corriger des copies, pour un professeur !

Le travail peut, certes, nous apporter un épanouissement et un accomplissement, mais il occupe beaucoup trop de temps de notre vie.

 

Soumis à des contraintes diverses, celles du travail, de la vie quotidienne, du milieu social, pouvons-nous y échapper ?

 

Encore avons-nous la chance de vivre dans une société de relative liberté : il faut imaginer la soumission des femmes dans certaines sociétés, et même en France, les femmes musulmanes doivent se plier, parfois, à des contraintes vestimentaires, elles doivent subir l'autorité masculine et sont obligées de filer droit.

Dans ce cas précis, la liberté se réduit, encore plus, à peau de chagrin...


Ainsi, notre vie est modelée par de nombreux facteurs qui nous influencent, dans de nombreux domaines... et nous ne pouvons y échapper : dès lors, les gens ne sont que le reflet de leur éducation, de leur milieu social.

 

La liberté existe-t-elle ? La liberté qui nous est accessible, dans nos sociétés, c'est celle de nous cultiver, celle d'apprendre, pour progresser dans la connaissance du monde, de soi, et des autres...

Que chacun en prenne conscience : la liberté passe par la culture, l'acquisition du savoir, la réflexion qui en découle...

 

C'est la connaissance qui permet un épanouissement personnel, c'est elle qui nous fait avancer, apprécier le monde qui nous entoure... C'est la raison qui nous offre la possibilité de lutter contre les fanatismes, le racisme, les propagandes en tous genres...

 

 

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