
ROSEMAR


Arbre déchiqueté, brûlé, courbé, silhouette noire et somptueuse, branches qui s'enroulent, et s'embrument des ciels de l'hiver...
Arbres aux ombres de brumes, aux éclats obscurs, aux formes tortueuses...
Formes étranges, squelettiques et fantomatiques, les arbres dénudés montrent leurs fourreaux sombres, ténébreux.
Des écheveaux de branches se dispersent sur l'horizon, des résilles entrelacées, des éclats de bruns, des envolées de fumerolles.
Des arantelles se dessinent, finement tressées, magnifiquement ouvragées.
Des dentelles apparaissent, si souples, si légères, elles envahissent le ciel de leurs entrelacs subtils...
Les branches se tordent, se replient, se courbent, se croisent et s'entrecroisent.
Des filets souples relient les rameaux, formant des myriades de motifs, d'une inextricable texture...
Noirs fuseaux de l'hiver, arbres calcinés, aux réseaux lumineux de dentelles !
L'arbre dépouillé révèle de nouvelles splendeurs, des teintes sombres et aériennes, des envols de brindilles.
L'arbre se découpe sur le ciel gris de l'hiver, sculpture étrange, fascinante.
L'arbre répand des fibrilles, il enlumine le ciel de ses arabesques somptueuses...


Photos : rosemar

Il a été nommé prix Nobel d'économie 2014, c'est un français et il ose faire cette déclaration : "Nous devons suivre l'exemple de pays comme l'Allemagne et la Suède, qui ont connu des moments difficiles et ont fait beaucoup de réformes." Jean Tirole, s'est exprimé lors d'une conférence de presse à Stockholm, soulignant le fait que la France avait de nombreux "atouts".
"Nous devons faire des réformes pour que les gens retournent au travail [...], et aussi réformer l'État, ce que beaucoup de pays ont fait", a-t-il ajouté.
Je ne suis pas spécialiste de l'économie, mais je sais quelle a été la politique menée par l'Allemagne, ces dernières années : exploitation à outrance des travailleurs pauvres, appel à une main d'oeuvre étrangère venue des pays de l'est, sous payée... des salaires de misères.
C'est, donc, ce modèle ultra-libéral que Jean Tirole appelle de ses voeux, soutenant, ainsi, les dernères affirmations d'Angela Merkel, demandant instamment à la France de faire des réformes ?
La solution serait de gagner en compétitivité, en institutionnalisant la misère en France ?
Quelle honte ! Depuis des années, on fait payer aux européens une crise dont ils ne sont pas responsables...
Et c'est encore le modèle allemand que cet économiste de pacotille nous invite à suivre !?
On entend ce discours, depuis des années : l'ancien président Nicolas Sarkozy n'a cessé de vanter notre voisin allemand...
Les seules solutions qui seraient viables consisteraient à sacrifier les travailleurs sur l'autel de la compétitivité.
Des régressions, encore et toujours, ce sont les seuls moyens envisagés en Europe, pour résoudre la crise ! Appauvrir les plus pauvres et enrichir les banquiers qui spéculent sur la dette !
Jean Tirole semble méconnaître des différences fondamentales entre la France et son voisin : une faible natalité en Allemagne, qui dénote une forme de désespérance face à l'avenir, des infrastructures en perdition, des difficultés pour les pauvres, une misère grandissante...
En plus, les propos de Jean Tirole semblent arriver à point nommé pour étayer les déclarations récentes d'Angela Merkel qui somme la France d'accomplir des réformes !
Mais lesquelles ? La France n'est pas l'Allemagne : doit-elle se plier aux diktats de son voisin ??
Doit-elle accepter d'être gouvernée par la chancelière allemande ?
L'Allemagne est une société vieillissante qui ne sera pas à même d'assurer la retraite de ses travailleurs, et elle se permet encore de donner des leçons à la France...
Jean Tirole, économiste couronné par le prix Nobel semble se mettre au service d'une Allemagne qui se prétend toute puissante et qui pratique un libéralisme effréné, Jean Tirole, chantre de l'économie libérale et de la spéculation vante un système qui anéantit les peuples : c'est terrifiant !
Source :
http://www.latribune.fr/actualites/...

On connaît le succès des émissions de télé-réalité auprès des adolescents : dans ces émissions, souvent, tout est permis : mensonges, trahisons, langage vulgaire, insultes...
Dès lors, comment s'étonner de l'attitude de certains jeunes, avec l'exemple qui leur est donné ?
Si les politiques mentent, si les jeux de la télé-réalité prônent le mensonge, la tromperie, la ruse, il ne faut pas être surpris de voir le comportement de certains élèves en classe...
Tout est possible : paresse, mensonge, langage grossier sont valorisés, il faut privilégier le jeu, l'amusement, en passant par un certain mépris de la morale.
On voit bien l'influence que peuvent avoir de telles émissions sur les jeunes : ce sont, pour eux, des exemples, des modèles à suivre.
Ainsi, les adolescents n'hésitent plus à tricher, à rendre de faux devoirs, une simple prise de notes, au lieu du travail exigé, ils s'amusent de leurs propres ruses, s'en vantent...
Ils n'hésitent pas à mentir à leurs parents sur leurs notes : certains s'absentent des cours sans justification.
Certains simulent un mal de tête, un mal au bras pour échapper à un cours...
Quand l'exemple vient des médias, il est difficile d'inverser la tendance, de revenir aux vertus de l'honnêteté, de la droiture, du sérieux.
Ces émissions ont plus de valeur pour les jeunes qu'une émission culturelle : c'est amusant, ludique, facile et dénué de réflexion.
L'essentiel est de passer du bon temps, de se détendre à bon compte, dans une ambiance de rires, de facilité.
L'argent est, aussi, l'enjeu de certains de ces programmes : le gagnant ou la gagnante peut acquérir un certain confort matériel par sa force, sa ruse, ou ses tromperies...
Valoriser ainsi la frivolité, les mensonges, le goût du leurre ne peut que produire des effets désastreux : quels repères sont, ainsi, donnés aux jeunes ?
Quels exemples ont-ils sous les yeux ? Celui des hommes politiques dont les discours sont fluctuants, trompeurs et incertains, celui de ces participants à des émissions de télé-réalité ?
Face à ces images pleines de séduction présentées par ces programmes, les adolescents se laissent facilement abuser, certains sont fascinés par des personnages qui deviennent des héros du mensonge, de la tromperie.
Et certains adultes ne sont pas en reste : il faut voir la mauvaise foi de certains intervenants sur internet : ils n'hésitent pas à se contredire, à adapter leurs discours en fonction des interlocuteurs, à reprocher aux autres des défauts dont ils font eux-mêmes étalage !
En politique, on aura tout vu : corruption, argent détourné, passe-droits, et voilà que Jean Luc Mélenchon fait l'éloge de son adversaire, Nicolas Sarkozy, sans doute, pour mieux pourfendre François Hollande !
"Un homme fort", ose-t-il affirmer ! "Il a gouverné cinq ans, il était détesté de tout le monde, il a perdu la présidentielle, ses propres amis lui ont tiré dessus et c'est, quand même, lui qui a gagné, avec 65% l'élection à la présidence de l'UMP. Donc, il faut ,quand même, qu'il soit fort !"
Et il rajoute : "Nicolas Sarkozy est un homme qui assumait une ligne de droite, qui maintenant paraît, en matière sociale, plus modéré que François Hollande."
On croit rêver, en entendant ces propos d'un responsable de gauche !
Encore une déclaration à l'emporte-pièce de Jean Luc Mélenchon : son intention est, bien sûr, de tirer à boulets rouges sur François Hollande, qu'il traite de "mollasson et d'ectoplasme" !
Son intention est, aussi, d'attirer l'attention sur lui, avec des déclarations fracassantes.
"Protagoniste de haut niveau", tels sont les termes utilisés par Jean Luc Mélenchon pour évoquer Nicolas Sarkozy !
Quelle honte ! Quand on pense aux nombreuses affaires dans lesquelles se trouve impliqué Nicolas Sarkozy, quand on pense à son bilan catastrophique à la tête de l'état, on se dit que les hommes politiques ont vraiment la mémoire courte !
François Hollande, lui, n'a pas terminé son mandat, il est vrai que le chômage s'est aggravé lourdement, en raison de la crise qui frappe la plupart des pays européens.
Le chômage, c'est l'échec du gouvernement de François Hollande.
Pour autant, certaines mesures vont dans le sens d'une certaine justice : les gens qui ont mené une carrière longue ont pu accéder, plus rapidement, à la retraite, les allocations familiales ont été modulées en fonction des revenus. On peut citer, aussi, la revalorisation de l'allocation de rentrée scolaire...
Que se serait-il produit, si Nicolas Sarkozy avait été réélu à la présidence de l'état ? Sans doute, une aggravation de la réforme des retraites, avec un allongement de la durée de cotisations et un report de l'âge de la retraite...
Comment peut-on faire l'éloge de Nicolas Sarkozy, quand on se dit responsable de gauche ?
Si Nicolas Sarkozy a gagné la présidence de l'UMP, on peut s'en étonner, en effet : les militants ont-ils oublié que l'ancien chef de l'état a ruiné son propre parti par des dépenses inconsidérées lors de la dernière campagne présidentielle ?
Par ailleurs, Nicolas Sarkozy a été élu par des militants UMP, des gens qui le soutiennent aveuglément, mais les militants de l'UMP ne sont nullement représentatifs de l'opinion des français !
Mettre ainsi sur le devant de la scène l'ancien président, le mettre sur un piédestal, en le présentant comme un homme fort, relève de l'inconscience pure et simple !
Oui, vraiment, il semble que Jean Luc Mélenchon ait, non seulement la mémoire courte, mais aussi qu'il fasse preuve d'une forme d'irresponsabilité, dans nombre de ses déclarations !
Source : un article du nouvel obs :
http://tempsreel.nouvelobs.com/bata...

"Dans les galeries du Muséum, ils passèrent avec ébahissement, devant les quadrupèdes empaillés, avec plaisir devant les papillons, avec indifférence devant les métaux ; les fossiles les firent rêver, la conchyliologie les ennuya. Ils examinèrent les serres chaudes par les vitres, et frémirent en songeant que tous ces feuillages distillaient des poisons."
Dans cet extrait du roman de Flaubert, Bouvard et Pécuchet, les fossiles suscitent, plus particulièrement, l'intérêt des deux héros de l'histoire.
Comment ne pas être fasciné par ces restes très anciens d’organismes pétrifiés dans une roche sédimentaire ? Poissons, coquillages gravés dans la pierre, comme sculptés par la nature, les fossiles sont des merveilles qui attirent tous les regards.
Les couleurs rosées, pastels de ces pierres venues du fond des âges, les formes parfois incomplètes, incertaines, les brisures les transforment en objets précieux, rares.
Venu d'un verbe latin, "fodio", "creuser, fouir", le fossile est souvent enfoui dans la terre : il demande une recherche attentive et minutieuse...
Et chaque découverte est comme un émerveillement : on admire, alors, les formes, les enroulements, les stries, les volutes de ces galets qui ont porté la vie.
On devine des coquilles, des incrustations de plantes et d'herbes, des insectes, des poissons, des ammonites, des étoiles de mer, des oursins... toute une peinture de la vie d'autrefois...
Gravées dans la pierre, ces formes diverses fascinent : on y voyait autrefois des talismans, des objets magiques et mystérieux.
Les mondes minéral, animal et végétal se côtoient dans ces pierres incrustées.
On peut, aussi, y percevoir de lointains vestiges du passé : traces de pas, morceaux de bois, galeries, dents, graines...
Tirés des entrailles de la terre, les fossiles révèlent la vie d'autrefois : on est ému, devant ces objets dont les formes paraissent familières et dont les origines sont si anciennes.
Découvrir un fossile est un véritable éblouissement : chacun est unique dans ses formes, ses reliefs, ses teintes nuancées.
Troncs fossilisés, feuilles de fougères, enroulements de coquilles : quelle diversité et quelle beauté dans les motifs !
Certaines formes intriguent, sont à peine reconnaissables, et laissent libre cours à notre imagination...
Le mot lui-même est plein de poésie : fricative initiale, double sifflante confèrent à ce terme une extrême douceur, comme une atténuation et une marque d'un lointain passé.
Ce nom peut être utilisé, aussi, de manière ironique, pour désigner une personne qui vit dans le passé, quelqu'un d'arriéré.
Le fossile tiré de la terre est un vrai retour aux sources : c'est comme si on touchait du doigt un passé révolu, mais si proche de nous, par la familiarité et la beauté des formes...
Photo : en haut de l'article : wikipédia / creative commons
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