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18 octobre 2016 2 18 /10 /octobre /2016 15:29
Nicolas Sarkozy et le temps de travail des enseignants...

 


 

Interviewé sur France Inter, ce mardi 18 octobre, Nicolas Sarkozy a évoqué le temps de travail des enseignants en des termes surréalistes... Il a, ainsi, osé déclarer :

"Je veux dire aux enseignants qu’on ne peut pas continuer comme ça. Un agrégé, c’est à dire le sommet en matière de compétences, c’est 15 heures d’obligation de service par semaine, six mois de l’année. Un certifié, c’est 18 heures d’obligation de service par semaine, six mois de l’année. Et un professeur des écoles, c’est 24 heures d’obligation de service, six mois de l’année."

Ce délire verbal frise l'indécence : c'est une provocation pure et simple.

On voit, avec cette déclaration, la totale déconnexion des hommes politiques avec le monde du travail.

 

Le temps de travail des enseignants ne se réduit pas au temps de présence devant les élèves : préparation des cours, des devoirs, correction des copies, rendez-vous avec des parents, mise à jour du cahier de textes, réunions...

Si on ajoute toutes ces tâches, les enseignants travaillent, souvent, plus de 40 heures par semaine...

 

De plus, réduire l'année d'un enseignant à 6 mois de travail est une caricature pure et simple : une année comporte 52 semaines, et les enseignants disposent de 16 semaines de vacances, au total.

Comment pourrait-on se fier à un homme politique qui déforme, ainsi, la réalité ?

Comment peut-on mépriser le travail fourni par les enseignants ?

 

Non, les enseignants ne sont pas ces privilégiés, des boucs émissaires que l'on peut montrer du doigt pour les livrer à la vindicte populaire. 

Non, les enseignants ne sont pas des paresseux : il semble que Nicolas Sarkozy joue sur des clichés éculés, et il donne, ainsi, une image totalement erronée de la fonction enseignante.

 

Nicolas Sarkozy ose, aussi, au début de l'entretien, évoquer son expérience, une volonté de prudence dans la prise de paroles.

Or, il se livre, avec cette déclaration, à un déni total des réalités.

 

Il stigmatise les enseignants, les accusant d'être des privilégiés qui ne font rien pendant la moitié de l'année... c'est, encore une fois, une stratégie, déjà maintes fois utilisée : semer la division, la discorde, monter les gens les uns contre les autres, désigner des boucs émissaires.

Les enseignants travaillent dur, dans des conditions difficiles : classes surchargées, hétérogènes, indiscipline de certains élèves, insécurité.

Nier cette réalité, refuser de comptabiliser toutes les tâches accomplies par les professeurs, c'est une grave erreur de la part d'un homme politique qui se dit expérimenté et qui veut encore se présenter aux élections présidentielles...

 

 

http://www.marianne.net/prof-cette-grosse-feignasse-aux-yeux-sarkozy-100247165.html

 

 

 

 

Nicolas Sarkozy et le temps de travail des enseignants...
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17 octobre 2016 1 17 /10 /octobre /2016 12:56
Violences en Seine-Saint-Denis : un proviseur et son adjointe agressés par un élève...

 

 

Voilà un fait divers qui illustre les difficultés des enseignants et du personnel administratif dans certains lycées de France : un élève de seconde du lycée professionnel l'ENNA, à Saint-Denis, n'a pas supporté qu'on lui reproche un retard : en représailles, il a violenté à coups de pieds et de poings, le proviseur de l'établissement, ainsi que son adjointe.

 

Le proviseur souffre d'une fracture du coude, son adjointe a été violemment frappée au visage.... une agression en règle qui montre la détermination et la violence de cet adolescent.

 

Bien sûr, cet événement reste exceptionnel, mais dans certains lycées et collèges, la violence sévit : souvent verbale, elle peut se manifester par des invectives, des propos déplacés, des bavardages, de l'indiscipline.

Certains enseignants et certaines enseignantes ont même peur d'assurer leurs cours : il faut rappeler que ce métier est essentiellement féminin...

Et face à des classes agitées, il est inévitable d'avoir peur.

 

L'élève qui s'est rendu coupable de cette agression venait d'être exclu d'un autre établissement, pour des faits de violence.

Il était, donc, plus que probable qu'il récidive, dans ce nouveau lycée qui l'a accueilli.

Il est des élèves qui sont, ainsi, renvoyés d'établissement en établissement : ne serait-il pas plus judicieux de prévoir des structures particulières pour ces élèves inadaptés au système scolaire ?

 

Il faut, aussi, rétablir l'autorité dans nos lycées et collèges : les élèves ne peuvent y faire la loi. 

Souvent, les enseignants se retrouvent seuls devant leurs classes, et ils ne sont pas toujours épaulés et soutenus par les instances administratives.

En l'occurrence, c'est un proviseur qui a été agressé, mais ne l'oublions pas :  souvent, les enseignants sont en première ligne. 

Dans certains établissements, la discipline pose problème : les enseignants doivent passer du temps pour calmer et pacifier certaines classes, avant de pouvoir assurer leurs cours...

Il est urgent de prendre des mesures pour que soit restaurée l'autorité des professeurs : comment enseigner dans une ambiance teintée de violences et d'agressivité ?

 

Comment transmettre des connaissances au milieu des bavardages ?

Il faut remettre la discipline à l'honneur : elle est indispensable au bon fonctionnement d'une classe et d'un établissement scolaire.

Si l'impolitesse, l'incivilité, la violence s'installent dans les lycées et collèges, il faut craindre que l'enseignement perde tout intérêt et que la plupart des jeunes se détournent de ce métier noble qui consiste à transmettre le savoir, la culture, sources évidentes de réflexion...

 

 

 

http://www.lexpress.fr/actualite/societe/fait-divers/un-lyceen-frappe-son-proviseur-a-saint-denis-les-origines-de-l-agression_1840920.html

 

Violences en Seine-Saint-Denis : un proviseur et son adjointe agressés par un élève...
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16 octobre 2016 7 16 /10 /octobre /2016 15:22
Après la pluie, le jardin respire toutes ces senteurs...

 

 

 

Après la pluie, le jardin semble revivre et renaître, il exhale des senteurs variées de terre, de bois, de pins... 

 

Aiguilles, écorces, pignes, mousse, humus, tous ces parfums resplendissent.

Le jardin respire toutes ces senteurs, il s'en imprègne.

Les odeurs s'exacerbent, envahissent l'espace, s'épanouissent...

Les odeurs rebondissent, et se font plus prégnantes.

 

Le vert des feuilles, le brun sombre des troncs et des branches redoublent.

Des gouttes fines, légères irisent les feuilles, des miroirs d'eau, des myriades de grains de lumières...

 

Sur le ciel bleu, le pin révèle des teintes nouvelles : opale, bruns, ocres, rouilles...

 

Le soleil s'empare à nouveau des arbres, les redessine, les éblouit de ses rayons chaleureux...

Après la pluie, le soleil fait miroiter les feuilles, les enlace de ses éclats...

Quelques oiseaux célèbrent paisiblement le retour du soleil... quelques frissons dans les arbres...

 

 

 

 

 

 

Photos : rosemar

Après la pluie, le jardin respire toutes ces senteurs...
Après la pluie, le jardin respire toutes ces senteurs...
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14 octobre 2016 5 14 /10 /octobre /2016 13:49
Bob Dylan, poète, musicien reçoit le prix Nobel de littérature...

 


On considère souvent la chanson comme un genre mineur, et pourtant ce sont, là, les origines et les sources de notre littérature : Homère, un des premiers poètes composait des textes faits pour être dits et déclamés au son d'un instrument de musique.

La poésie et la musique sont, ainsi, indissociables. Bob Dylan, musicien, chanteur, vient de recevoir le Prix Nobel de littérature... une surprise pour beaucoup.

Et pourtant, la chanson, cet art qui nous accompagne tout au long de nos vies mérite d'être mise à l'honneur.

 

La chanson est poésie, elle est littérature : elle nous fait redécouvrir le monde, ses beautés, ses mystères, elle nous fait percevoir, avec acuité, les injustices, les malheurs, les douleurs humaines.

Et Bob Dylan, chanteur engagé, est un de ces poètes qui fustige les horreurs de ce monde.

Comment ne pas évoquer une de ses chansons les plus célèbres : Blowin' In The Wind ?

Une chanson qui met en évidence tous les obstacles que peuvent rencontrer les êtres humains, obstacles symbolisés par les nombreuses routes qu'ils doivent parcourir...

 

La paix est aussi une quête difficile, comme le suggère l'image de la colombe qui doit traverser des mers, avant de trouver le repos...

La répétition de l'expression "how many" souligne toutes ces embûches...

Et bien sûr, le poète se désespère d'entendre tonner les canons tant de fois,"avant qu'ils soient interdits pour toujours", un voeu qui paraît inaccessible.

Les questions posées "how many" se résolvent par cette phrase "la réponse est souffle dans le vent"... symbole d'une réponse impossible et d'une incapacité à apporter des solutions à tous les problèmes de ce monde.

A chacun, sans doute, de trouver des réponses par une prise de conscience personnelle.

 

La réalité est évoquée en termes de conflit, avec ces mots :

"How many years can a mountain exist
Combien d'années une montagne peut-elle exister
Before it's washed to the sea ?
Avant d'être engloutie par la mer ?"

Le poète se demande, aussi, combien de temps les peuples doivent lutter pour leur liberté... Il fustige ceux qui détournent le regard pour ne pas voir les malheurs de ce monde.

 

Il met en évidence notre aveuglement, notre surdité face aux douleurs des hommes.

La chanson s'achève sur une dernière question : 

"Yes, 'n' how many deaths will it take till he knows
Oui, et combien faut-il de morts pour qu'il comprenne
That too many people have died ?
Que beaucoup trop de gens sont morts ?"

La mort toujours recommencée est suggérée par l'emploi du nom et du verbe évoquant cette idée... La guerre est, ainsi, dénoncée : elle ne résout rien, n'apporte que  mort et désolation...

Cette chanson engagée contient de nombreux messages essentiels : un hymne à la liberté, un appel à la conscience de chacun, à la paix...

Grâce aux nombreuses questions posées, le poète nous prend à témoin, nous interpelle et suscite en nous une réflexion sur l'absurdité des guerres, des conflits, des rivalités qui opposent les hommes.

Ce texte de Bob Dylan se lit comme un véritable poème, il suscite, à la fois, émotion et réflexion...

 

Le texte :

http://www.lacoccinelle.net/244511.html

 


 

 

 

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13 octobre 2016 4 13 /10 /octobre /2016 15:26
Quand un ministre de la République frappe et humilie une collaboratrice...

 

 

 

Les droits des femmes sont encore bien fragiles, même dans notre pays : inégalité des salaires, temps partiels, emplois subalternes, harcèlement, violences.


Mais quand un de nos ministres est soupçonné et accusé d'avoir violemment frappé une femme, on est tout de même sidéré par un tel comportement de la part d'un élu de la République...

Où est donc la République irréprochable ?

La scène a fait grand bruit dans l'hémicycle : mardi 11 octobre, Isabelle Attard. députée écologiste du Calvados n'a pas hésité à accuser le ministre de l'aménagement du territoire, Jean Michel Baylet, d'actes de violence commis envers une de ses collaboratrices parlementaires...

Cet ancien ministre de Mitterrand a fait son grand retour au gouvernement, lors du dernier remaniement, en février 2016.

Les faits dont il est accusé remontent au mois de février 2002 : "Elle était à votre domicile lorsque vous l’avez frappée au visage à plusieurs reprises. Vous l’avez enfermée chez vous et vous l’avez contrainte, sous la menace de nouveaux coups, à rédiger une lettre de démission, puis vous l’avez chassée de chez vous, entièrement dévêtue et pieds nus", a déclaré la députée.

Des accusations très graves qui semblent étayées par le fait que le ministre a voulu étouffer cette affaire : Monsieur Baylet aurait payé sa victime pour que la plainte soit oubliée.

Bien sûr, ce ministre doit bénéficier de la présomption d'innocence, mais les accusations de la députée écologiste sont fermes et semblent s'appuyer sur une réalité qu'elle connaît.

On imagine la violence de la scène : un homme politique a le devoir de se comporter dignement et de respecter les femmes qu'il côtoie.

Isabelle Attard a rappelé, à cette occasion, les propos du chef de l'état, François Hollande :"La lutte contre les violences faites aux femmes est une exigence, et le gouvernement doit être exemplaire."

Voilà donc un accroc de plus à la République exemplaire voulue par François Hollande.

Quand un homme politique se conduit comme un goujat, et un rustre, quand il use de violences pour obtenir ce qu'il veut, quand il humilie une femme, c'en est fini de la morale.

Dans un monde politique qui reste très masculin, les femmes éprouvent, maintes fois, des difficultés à se faire respecter.

Le machisme sévit plus particulièrement dans cet univers où le pouvoir tourne les têtes, où le pouvoir donne tous les droits, et souvent une impunité totale.

Notre société a accordé de nouveaux droits aux femmes, mais il reste encore bien du chemin à faire pour que les femmes trouvent leur place dans ce monde politique.

Le sexisme, la volonté de domination restent encore très vivaces dans ce milieu, et dans d'autres.

La femme transformée en objet, rabaissée, avilie : cette image devrait appartenir au passé...

On peut souligner le courage de cette députée, Isabelle Attard qui a dénoncé, en pleine assemblée, un ministre qui semble si peu digne de la République...

Jean Michel Baylet sera-t-il contraint de démissionner ou sera-t-il, une fois de plus, protégé par ses amis et ses appuis politiques ?


 

http://www.francetvinfo.fr/politique/francois-hollande/je-demande-a-faire-le-menage-dit-la-deputee-isabelle-attard-apres-ses-accusations-contre-jean-michel-baylet_1867323.html






 

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12 octobre 2016 3 12 /10 /octobre /2016 09:46
La gauche a-t-elle trahi l'école ?

 

 



Des réformes successives ont affaibli notre système scolaire : renoncement à de véritables cours de grammaire, à l'orthographe, à l'enseignement de connaissances au profit d'une pédagogie de la découverte...

Au nom de l'égalitarisme, on a sacrifié des disciplines essentielles.

Ces réformes avaient pour but de mettre l'élève au centre de l'école, comme s'il pouvait, de lui-même, construire des savoirs, comme s'il était apte à tout découvrir par lui-même.

Mais, enfin, l'enseignant n'a-t-il pas pour mission première de transmettre des connaissances, d'en montrer l'importance, de donner une structuration à la pensée ?

Et cette pensée passe forcément par l'apprentissage de la grammaire et du vocabulaire.

Comment pourrait-on penser quand on n'a pas les mots à sa disposition pour le faire, comment pourrait-on réfléchiir quand on ne maîtrise pas sa langue ?

Pendant des années, on a imposé aux enseignants des évaluations, en début d'année de sixième, de seconde, des évaluations complexes, particulièrement difficiles à corriger, avec des codages très compliqués.

Des évaluations qui n'avaient pas grand intérêt : en fait, un enseignant perçoit très rapidement les défaillances et les lacunes d'un élève, quand il corrige une première rédaction...

Ces évaluations ont été, ensuite, remisées au placard, on les a abandonnées sans tambour ni trompette, car de toutes façons, elles n'avaient pas grande utilité....

L'école a été un champ d'expérimentation à large échelle : on a voulu la réformer à tout prix, sans arrêt, sans vérifier la valeur des réformes mises en place.

L'innovation, la rénovation étaient les maîtres mots dans le domaine éducatif et le gouvernement actuel a poursuivi dans cette voie...

La réforme des collèges menée par Najat-Vallaud Belkacem parachève cette oeuvre de destructuration de l'école : amoindrissement des enseignements fondamentaux, mise en place des EPI, enseignements pratiques interdisciplinaires, quasi-suppression du latin et du grec.

Les EPI qui croisent les disciplines ont pour but de rendre l'enseignement plus attrayant et plus ludique pour les élèves, mais ils risquent de conduire à un affaiblissement des savoirs fondamentaux, ils empiètent sur les apprentissages de base.

La suppression annoncée du latin et du grec sonne aussi le glas de l'enseignement des savoirs : notre culture est fondée sur ces langues, notre littérature doit beaucoup aux auteurs anciens.

On ne peut, ainsi, mépriser notre passé sans dommage : nous devons nous appuyer sur ce passé commun pour garder des repères...

La gauche a-t-elle trahi l'école ? Hélas, les bonnes intentions ne suffisent pas pour remettre l'école sur pied : une réflexion profonde s'impose pour faire en sorte de remettre le savoir au coeur de l'école.

Les faux-semblants sont terrifiants, et ils conduisent au pire : il serait temps de réfléchir aux conséquences de toutes les réformes engagées et d'en dresser un bilan.



 

 

 

La gauche a-t-elle trahi l'école ?
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10 octobre 2016 1 10 /10 /octobre /2016 11:58
Des policiers victimes d'un acte de guerre...

 

 

 

Quatre policiers ont été la cible d'une véritable attaque en règle, dans l'Essonne : le pronostic vital de l'un d'entre eux est engagé, un agent de 28 ans se trouve entre la vie et la mort.

 

Ces policiers étaient chargés de protéger un feu rouge et une caméra de vidéo-surveillance, près de la Cité de la Grande Borne, sur les communes de Viry-Châtillon et Grigny. 

 

Le feu rouge près duquel a eu lieu l'attaque était surveillé, car de nombreux vols à la portière avec violence s'étaient déjà produits. Depuis plus d'un an, la mairie tentait de reprendre le territoire aux agresseurs, à ce carrefour.

 

Les policiers qui ont été agressés ont été victimes d'un véritable acte de guerre : coincés dans leur véhicule, ils ont été attaqués avec des cocktails Molotov.

L'intention des agresseurs était de les tuer, de les immoler dans leur voiture.

 

Des voyous font, ainsi, la loi dans certains quartiers sensibles.

Ils sèment la terreur, la mort, pour se livrer à des trafics, des vols, ils terrorisent la population.

 

De telles situations sont inadmissibles : il est intolérable que des caïds imposent leurs lois, dans certains quartiers, qu'ils menacent des policiers en train d'accomplir leur tâche, qu'ils les attaquent avec l'intention de les tuer.

 

Cet acte de guerre était prémédité, préparé de longue date, organisé pour détruire et tuer.

Ces agresseurs sont de véritables assassins, des criminels qui ne reconnaissent plus l'autorité de l'état, qui la bravent.

La scène a été particulièrement violente et atroce : des policiers sont devenus des torches, coincés dans leurs véhicules.

 

Certains quartiers sont, ainsi, livrés à des voyous : notre état doit absolument reconquérir ces territoires.

Aujourd'hui, ce sont des policiers qui ont été agressés et demain, qui sera la cible ?

Chacun d'entre nous est une victime potentielle de ces voyous.

D'ailleurs, les habitants du quartier essaient d'éviter ce carrefour sensible, où de nombreux vols ont été commis.

Les agresseurs qui se sont attaqués aux policiers ont agi en bande, ils étaient une dizaine, peut-être plus, ils étaient cagoulés et déterminés à tuer.

Indubitablement, la police doit avoir, à sa disposition, des moyens renforcés pour lutter contre cette forme de terrorisme.

Après les attentats qui ont durement frappé la France, il est temps de restaurer l'autorité sur tout notre territoire.

 

 

 

 

 

Des policiers victimes d'un acte de guerre...
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9 octobre 2016 7 09 /10 /octobre /2016 15:05
Le papillon de l'automne...

 

 

 

Il s'est posé grâcieusement et paresseusement sur la rembarde, il goûte ce doux soleil d'automne apaisé, après les chaleurs rayonnantes et lourdes de l'été.

 

Noir, sombre, somptueux, le papillon s'est posé sur la rembarde et laisse admirer ses ailes découpées en dentelles légères...

 

Qu'il est soyeux ! On perçoit des ailes duveteuses qui se déploient, se referment, s'étirent à nouveau...

 

Sur ses ailes, des rubans de rouilles, des motifs ondoyants, des teintes contrastées...

 

Blanc, roux, noir, le papillon nous fait voir une fête des couleurs.

 

Il s'attarde sur la rembarde pour nous séduire de ses formes aériennes et subtiles...

Ses ailes brodées de festons se découpent sur le mur aux teintes d'opale...

Ses ailes élégantes, graciles dessinent des trames de velours sombre.

 

Sombre, impérieux, il envahit l'espace de sa beauté sereine et majestueuse.

 

 

 

 

 

 

 

Photo : rosemar

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8 octobre 2016 6 08 /10 /octobre /2016 17:23
Ma verte campagne où je suis né...

 

 

De nombreux auteurs ont célébré leur terre natale, leur pays, leurs racines et quand le message se teinte d'écologie, on obtient un texte et une chanson qui mettent en valeur la nature, une campagne intacte et préservée : ces thèmes sont traités dans une mélodie célèbre, intitulée Verte campagne, interprétée par les Compagnons de la chanson...

La chanson revêt une dimension lyrique, on y perçoit la présence du poète avec l'emploi de la première personne du singulier et l'évocation de sentiments personnels.

Le texte s'ouvre sur une apostrophe "Verte campagne, où je suis né". Cette campagne originelle est magnifiée grâce au procédé de personnification, elle devient, ainsi, par un jeu de mots "verte compagne".....

Associée à l'enfance, à la jeunesse, elle apparaît comme un véritable personnage, une confidente à qui s'adresse le poète...

En contraste, la ville qui est, aussi, personnifiée, est associée à la tristesse : "la ville pleure". Le décor de la ville se met, ainsi, à l'unisson du coeur du poète qui s'ennuie, loin de sa terre natale... On perçoit là un paysage qui reflète l'état d'âme de l'auteur...

Une métaphore transforme la pluie qui devient "larmes", dans l'expression "des larmes de pluie", des larmes qui "dansent et meurent", un bel oxymore qui peut traduire une forme de désarroi : le poète est comme insensible à ce spectacle et cette magie de la pluie...

L'imagination se tourne, alors, vers un passé et un bonheur perdu : "Et moi je rêve de toi, ô mon amie"... La campagne d'autrefois devient "une amie", le poète la tutoie comme une douce confidente.

Il constate, avec amertume, que le temps a passé et a entraîné une distance : "que tu es loin !", l'exclamation traduisant un désarroi...

Mais le temps est aboli grâce aux souvenirs, et l'emploi du présent en montre toute la vivacité :

"Pour moi, rien n'a changé 
Deux bras m'enlacent
Parmi les champs de blé..."

La campagne devient même une présence féminine, l'image d'une amante qui rassure, réconforte, avec ces mots : "deux bras m'enlacent".

Par le rêve, le poète revit ses bonheurs passés...

La ville pourrait, pourtant, être séduisante, avec toutes ses possibilités, ses richesses, un monde d'abondance comme le suggèrent les pluriels : 

"Là, dans la ville toutes ces mains tendues
M'offrent des fleurs et des fruits inconnus..."

Mais le poète, malgré la foule, éprouve un sentiment de solitude, mis en évidence par l'emploi du pronom au singulier"moi" et il reste attaché à ses racines : même un air de guitare entendu lui rappelle sa terre d'origine, sa verte campagne...

La ville a beau "chanter, éparpiller sa joie", il rêve encore à son "amie"...

La mélodie pleine de mélancolie souligne à la fois tristesse et douceurs du souvenir...


 

On doit cette chanson aux compositeurs auteurs : Richard Dehr, Terry Gilkyson, Frank Miller. C'est Roger Varnay qui en a signé l'adaptation française.
 




 

Photos : rosemar

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7 octobre 2016 5 07 /10 /octobre /2016 15:41
Juppé et l'âge de la retraite...

 

 

Un moment fort, ce jeudi 6 octobre, dans l'émission politique présentée par David Pujadas et Léa Salamé... en toute fin d'émission, c'est le moment de l'intervention de Charline Vanhoenacker, la chroniqueuse s'adresse à Alain Juppé : "Vous proposez la dégressivité des allocations chômage et la progressivité du report de la retraite... Vous êtes pour la retraite à 65 ans... sauf pour vous..."

Quelques minutes aparavavant, Alain Juppé était interrogé par le journaliste Karim Rissouli sur l'âge auquel il a, lui-même, pris sa retraite, il s'était, d'abord, défilé, en répondant vaguement : "à l'âge légal, quand je suis parti..." "vers 57-58 ans ?" insistait, alors, le journaliste... Même réponse :"à l'âge légal..." Finalement, Alain Juppé avouait : "J'ai eu ma retraite de parlementaire à 58 ans, et ma retraite d'inspecteur des finances, à 57 ans..." 

Une réponse, on le voit, obtenue à l'arraché, comme si cet homme politique avait eu quelque honte d' avoir pu profiter si tôt de ses retraites.

On est bien, là, face à l'inconscience et la légèreté des hommes politiques : Alain Juppé veut imposer pour tous les travailleurs la retraite à 65 ans, alors qu'il a lui-même bénéficié de conditions beaucoup plus avantageuses, cumulant même les retraites.

On perçoit une forme d'indifférence et d'éloignement des hommes politiques, ces nantis de la République.

Sont-ils capables d'imaginer la fatigue d'un maçon, d'un chauffeur de poids lourd, d'une caissière, d'un enseignant, dès 60 ans ?

 

Sont-ils capables de concevoir l'usure de salariés qui triment une longue partie de leur vie, parfois, pour des salaires de misère ?

Ils vivent dans une bulle, séparés et coupés du monde...

La retraite à 65 ans n'est-elle pas une aberration, dans un monde où le travail se raréfie, où les robots supplantent de plus en plus les hommes ?

Alors que les jeunes ont des difficultés à trouver du travail, il faudrait que les gens âgés partent si tardivement à la retraite ?

De plus, à partir de 60 ans, les pathologies se multiplient, et de nombreux travailleurs connaissent des difficultés de santé.

On ne cesse de faire régresser les droits des travailleurs, au nom de la mondialisation, du nivellement par le bas, alors que les hommes politiques conservent, eux, tous leurs privilèges.
On voit bien, d'ailleurs, la gêne d'Alain Juppé quand on l'interroge sur sa propre retraite, on voit bien qu'il n'a pas envie de dévoiler les avantages dont il a lui-même bénéficié.

Pourquoi ces reculades sur des questions concernant la retraite personnelle d'Alain Juppé ?
Pourquoi ces hésitations ?

Les hommes politiques sont, incontestablement, des privilégiés, totalement coupés des réalités du monde du travail. 


 


 


L'émission politique : vers 2 heures, une minute...

 

http://www.francetvinfo.fr/replay-magazine/france-2/l-emission-politique/l-emission-politique-du-jeudi-6-octobre-2016_1848299.html




 

 

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