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3 août 2016 3 03 /08 /août /2016 12:03
Un conte fantastique à découvrir et à méditer : Le chevalier double...

 

 



Combattre ses propres démons, vaincre le mal que chacun peut avoir en soi, parvenir à faire triompher le bien, c'est, là, le thème de cette nouvelle fantastique, intitulée Le chevalier double, dont l'auteur est Théophile Gautier.


Nous sommes, tous, plus ou moins, soumis à une dualité, le bien, le mal, et nous avons tous eu la tentation du mal.

Dans ce conte de Théophile Gautier, une jeune châtelaine, prénommée Edwige, mariée au comte de Lodbrog, s'est laissé envoûter par un étranger "beau comme un ange", au sourire glaçant, un chanteur, accompagné d'un corbeau noir.

L'histoire se déroule dans un pays du Nord qui n'est pas nommé, comme le suggèrent les noms des personnages aux consonances scandinaves.

Venu se réfugier dans le château de la dame, par une nuit d'orages et de tempête, cet inconnu est double : un sourire d'ange et un regard terrifiant.

On retrouve au début de ce récit, de nombreux ingrédients du conte fantastique... le lieu : il s'agit d'un château, le moment : l'histoire se déroule la nuit. L'évocation de la tempête est particulièrement inquiétante : "Il faisait un terrible temps cette nuit-là : les tours tremblaient dans leur charpente, les girouettes piaulaient, le feu rampait dans la cheminée, et le vent frappait à la vitre comme un importun qui veut entrer."

Dans cette description, on perçoit, comme souvent, dans le registre fantastique, le procédé de personnification de certains éléments du décor, ce qui accroît le mystère et la peur.

Après le départ du mystérieux inconnu, la châtelaine donne naissance à un fils, prénommé Oluf... mais elle perçoit en lui, le "regard noir de l'étranger".

Un "mire", une sorte de médecin ou de mage est consulté : il déclare, aussitôt, que le petit "Oluf" a une étoile double, une verte, une rouge, une verte comme l'espérance, une rouge comme l'enfer..."

L'enfant grandit, tantôt "bon comme un ange", tantôt "méchant comme un diable".

Choisira-t-il le bien ou le mal ?

Quel sera son destin ? Qu'est-ce qui pourra le sauver du mal ?

Il devra combattre, de toutes ses forces, le mal qui est en lui, dans une lutte héroïque et féroce, il devra vaincre ses mauvais démons.

Ce combat est mis en scène, quand Oluf rencontre son double maléfique : un choc violent entre deux chevaliers, un choc dont l'issue semble incertaine...

Ainsi, chacun d'entre nous doit lutter contre des pulsions de haine, de jalousie, de rancoeur, chacun d'entre nous a une part d'ombre.

Ce récit fantastique a valeur de message : il nous montre toutes les difficultés de vaincre les forces du mal : le mensonge, l'hypocrisie, la méchanceté, le désir de soumettre, la violence.

Ne sommes-nous pas tous doubles ?

Il nous faut souvent affronter ces forces du mal, les vaincre, essayer de dépasser le désir de vengeance, la haine.

C'est ce qui fonde l'humanité : cette lutte passe par la réflexion, par l'effort, par des conflits internes qu'il nous faut résoudre et comment les résoudre ?

Comment affronter ses propres démons ?


Ce récit bref, fascinant, facile à lire, écrit dans un style original et vivant, nous entraîne dans un univers fantastique, tout en nous incitant à la réflexion : une lecture de vacances accessible à tous !






Le texte :

 

https://fr.wikisource.org/wiki/Romans_et_Contes_de_Th%C3%A9ophile_Gautier/Le_Chevalier_double

 

Un conte fantastique à découvrir et à méditer : Le chevalier double...
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2 août 2016 2 02 /08 /août /2016 12:47
Un signe des temps : la fin du magnétoscope...

 

 

 

Un signe des temps : la fin du magnétoscope ! C'est fini : désormais, on ne fabrique plus de magnétoscopes... Notre génération a vu la naissance et les débuts de cette innovation et elle en voit, aussi, la fin.

 

C'en est fini, aussi, du disque Vinyle, des tourne-disques, et bientôt, sans doute, on verra disparaître les CD ou compacts disques qui seront remplacés par d'autres supports, par exemple, les clés USB dont on voit le développement.

Bientôt, le téléphone fixe sera, aussi, supprimé, puisque Orange a annoncé la disparition prochaine de cette ancienne technologie.

 

On mesure, avec ces exemples, l'incroyable avancée des progrès que nous connaissons et leur rapidité : une technologie vient, sans cesse, en remplacer une autre.

Et les progrès s'accélèrent de plus en plus, avec l'arrivée d'internet : qui écoute, désormais, de la musique sur CD ? Le plus souvent, les amateurs de musique utilisent Internet pour accéder à leurs morceaux préférés.

On assiste à une déferlante d'innovations toujours plus performantes.

 

Les i-phones en sont l'illustration la plus éclatante : miniaturisés, ils sont multi-fonctions, appareil photo, caméra, téléphone, dictaphone, ordinateur.

Une merveille de technologie ! Et ce n'est, sans doute, qu'un début.

 

En même temps, on prend conscience de la fragilité de certains de ces progrès : les clés USB ont une durée de vie limitée, elles peuvent se détériorer rapidement, et elles sont, sans doute, fabriquées ainsi : c'est l'obsolescence programmée qui s'impose pour chacun de ces outils technologiques.

On mesure, avec tous ces exemples, le bouleversement que constitue l'apparition d'internet.

On mesure toutes les innovations qui ponctuent nos vies, et qui font que la technologie occupe une place grandissante dans notre quotidien.

 

Tout le monde, ou presque, possède, désormais, un ordinateur, s'en sert tous les jours, se connecte et a accès à toutes sortes d'informations.

Tous les jours, de nouvelles technologies apparaissent : certaines en deviennent farfelues...

Des scientifiques chinois auraient, ainsi, mis au point un nouveau tissu capable de se nettoyer et de se désodoriser, en étant tout simplement exposé à la lumière du soleil !

Finie la corvée de lessive ! Cela serait possible, grâce à un revêtement spécifique de dioxyde de titane !

Mais, ce fameux dioxyde de titane pourrait s'avérer dangereux pour la santé ! Ce produit est cancérogène et fortement allergisant !

Ainsi, les progrès nous entraînent vers des dérives périlleuses...

On assiste à une course effrénée à l'innovation, si bien que nous risquons de nous soumettre à toutes sortes de machines et d'en devenir dépendants.

On ne peut, certes, pas arrêter le progrès et le refuser, mais il faut se défier de certains d'entre eux.

Les créateurs de progrès ne manquent pas d'idées et sont prêts à nous vendre toutes sortes de produits, dans un monde où l'argent est roi, où la consommation devient l'objectif premier.

De plus, l'abandon de certaines technologies pourra générer des difficultés, par exemple, la suppression programmée du téléphone fixe qui constitue un outil indispensable, en cas de panne électrique.

 

 

 

 

 

Un signe des temps : la fin du magnétoscope...
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1 août 2016 1 01 /08 /août /2016 13:40
La connerie se banalise sur internet...

 

 

 

Internet est un merveilleux outil de connaissances : il offre à chacun la possibilité de s'informer rapidement, les sources sont nombreuses, variées, et pourtant, force est de constater que la connerie se répand et se banalise de plus en plus sur la toile.

 

Le prêt-à-penser se développe : le copié-collé connaît un succès grandissant, certains ne pensent plus par eux-mêmes, mais se contentent d'une argumentation toute faite, en laquelle ils croient aveuglément.

 

Copier plutôt que réfléchir et raisonner ! C'est une tendance à laquelle se laissent aller volontiers les adolescents, les élèves de collège et de lycées.

 

Mais, bien sûr, les adultes ne sont pas en reste et eux aussi se laissent entraîner volontiers vers cette tentation.

 

Internet, il faut le savoir, n'est pas une garantie de vérité, ce n'est pas parce que c'est écrit sur internet que c'est vrai ! Combien de sites répandent de fausses rumeurs, combien de sites comportent des erreurs !

Il faut, bien sûr, faire le tri.... il faut choisir, et faire preuve d'une attitude critique, en maintes occasions.

 

Or, certains préfèrent se dispenser de l'effort de la réflexion...

Ils "recrachent" textuellement ce qu'ils ont lu sur internet : la réflexion se délite et s'évanouit.

D'autres se lancent dans des affirmations hasardeuses, sans se soucier de vérité et d'exactitude. 

Par ailleurs, on voit de plus en plus les internautes se livrer à des assauts d'insultes, des propos grossiers, vulgaires : la mauvaise foi se manifeste sous forme d'injures. Bien sûr, il est plus facile d'invectiver que de raisonner.
Le réflexe remplace la réflexion : l'insulte immédiate, spontanée fuse... 

 

Internet devient une foire à la bêtise, à la haine : on aimerait que chacun mesure l'impact de certains propos, que chacun prenne conscience de ce qu'il affirme.

Certains s'amusent à émettre de fausses rumeurs, parfois dangereuses, inquiétantes : c'est ce qui s'est produit, lors du récent attentat de Munich, par l'intermédiaire de Twitter et de Facebook.

 

"Un con, ça ose tout, c'est même à ça qu'on les reconnaît", disait Michel Audiard.

Et, effectivement les cons osent tout sur internet, d'autant plus volontiers qu'ils bénéficient d'un anonymat et d'une impunité totale.

 

Certains n'hésitent pas à mentir, s'inventent des titres honorifiques ou universitaires, se font même "mousser", afin d'attirer la confiance des autres.

Les EGO s'exacerbent et s'imposent. On en vient à mépriser l'autre, à le vilipender sans raison.

On en vient à oublier la réflexion qui permet de raisonner avec mesure et en pleine conscience.

En ces temps où le fanatisme gagne du terrain, il est plus que jamais nécessaire de combattre l'ignorance et la bêtise.

Hélas ! La connerie se banalise sur internet : cet outil de connaissances devrait être utilisé avec plus de discernement et de précautions.

 

 

 

 

 

 

 

La connerie se banalise sur internet...
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31 juillet 2016 7 31 /07 /juillet /2016 09:41
Ciels de ma terre de Provence !

 

 

 

Bleu lavande, bleu vif, bleu outremer, le ciel de Provence s'illumine de ces teintes profondes, de ces bleus céruléens, d'une pureté inouie...

 

Quelques traînées de nuées vaporeuses parsèment, parfois, ce ciel d'azur...

Elles accentuent les couleurs de bleus, les auréolent de lumières.

 

Les cimes des arbres se fondent dans ce bleu intense, créant des harmonies de teintes...

 

Verts des pins et des cèdres sur le ciel bleu de Provence !

 

Champs de lavandes, mer apaisée et lisse, myosotis, iris bleutés, les ciels de Provence font surgir tant d'images !

Agapanthes, ancolies, lacs aux teintes moirées, sources jaillissantes...

 

Ciels à peine laiteux, aux ondoyances légères de nuages, ciels blancs-bleus, ciels aux nuances infinies de bleus !

Ciels de ma terre de Provence !

 

Les paysages célestes se nuancent, au coeur de l'été, de bouffées nuageuses si légères...

Ciels bleus irisés de blancs, ciels aux embruns vaporeux, ciels de l'été si doux et lumineux !

 

 

 

 

 

 

Photo : rosemar

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30 juillet 2016 6 30 /07 /juillet /2016 15:19
Je passe mes nuits à te maudire...

 

 

 


La nuit exacerbe souvent les peurs, les angoisses, les sentiments : l'obscurité accentue les douleurs... et, dans les ténèbres, l'absence d'un être aimé peut même devenir une obsession...

Adamo évoque cette absence dans une de ses plus célèbres chansons, intitulée La nuit... u
ne chanson qui restitue le désarroi amoureux, les souffrances de la séparation, le manque créé par l'absence...


Le texte, à la première personne, revêt une dimension lyrique, dans l'évocation des sentiments : le jour est opposé à la nuit, car il permet l'oubli, avec le retour à une vie active.

L'utilisation de la deuxième personne, dans un discours direct, donne vie au texte, et montre, aussi, l'omniprésence de l'absente, puisque le poète s'adresse à elle, comme si elle était là.

Le mot "nuits", employé au pluriel ou réitéré, souligne le temps passé à "maudire" celle qui est partie.

La lune est le seul témoin de cette solitude et de ce désarroi, souligné par un vocabulaire affectif :"l'âme vide et le coeur lourd". L'antithèse des deux adjectifs "vide, lourd" vient aggraver la douleur.


Le couplet suivant restitue bien une amplification des sentiments dans cette expression : "La nuit tu m'apparais immense 
Je tends les bras pour te saisir..."
Les rêves s'intensifient, deviennent, alors, réalité, dans le geste conquérant de l'amoureux.

Mais la "belle" se joue de son amant : le vocabulaire du jeu et du rire apparaît comme un défi : "plaisir, se jouer, ton rire"... 
On perçoit une sorte de délire amoureux dans ces visions nocturnes.


Le refrain lancinant évoque le thème de la folie amoureuse "La nuit, je deviens fou..."

Le rire personnifié de la jeune femme "fend le noir", une belle image contrastée, où s'opposent la gaieté et l'inquiétude symbolisée par la couleur noire de la nuit.


Une négation traduit le désarroi :"Je ne sais plus où chercher"... Mais le silence ramène l'espoir : le texte nous fait vivre, alors, cette alternance entre désespoir et bonheur, associée au sentiment amoureux.

Après avoir maudit la jeune femme, le poète lui affirme à nouveau son amour : "Je me reprends à t'aimer".

Mais cet amour ne peut se concrétiser, car l'amante disparaît encore, son rire se fait narquois et exaspère le poète.

Enfin, le jour apparaît et "dissipe" l'image de la jeune femme, qui s'évanouit et dont l'amoureux sait qu'elle ne lui appartient plus et qu'elle vit près d'un autre.

La mélodie lancinante restitue bien la jalousie et l'obsession de l'amoureux qui n'arrive pas à oublier son amour perdu...

Le thème de la folie amoureuse est particulièrement bien mis en relief avec des répétitions dans le vocabulaire, des effets de contrastes, et une musique qui souligne douleur et hantise.


 


 


 

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29 juillet 2016 5 29 /07 /juillet /2016 09:33
Une fille qui sort d'un bain au flot clair...

 

Pour le plaisir et la poésie des mots : le bain !


 

"Reste ici caché : demeure !
Dans une heure,
D'un oeil ardent tu verras
Sortir du bain l'ingénue,
Toute nue,
Croisant ses mains sur ses bras.


Car c'est un astre qui brille
Qu'une fille
Qui sort d'un bain au flot clair,
Cherche s'il ne vient personne,
Et frissonne,
Toute mouillée au grand air."

 

C'est ainsi que Victor Hugo évoque, avec sensualité, Sara la baigneuse, dans un poème extrait des Orientales... La jeune femme, sortie du bain, ne peut que susciter l'attention des spectateurs...



Le mot "bain", issu d'un terme, latin 'balneum", est ancien : on ne s'en étonnera pas, car les romains pratiquaient l'art du bain, ils fréquentaient régulièrement les thermes, lieux de rencontres et de bien-être...


Les premières installations de bains datent de 2 500 ans av. J.-C. Les thermes sont, d'abord, privés et les thermes publics n'apparaissent qu'au premier siècle avant JC... Ces établissements avaient plusieurs fonctions : on s’y lavait, mais on y côtoyait, aussi, des amis, on y faisait du sport, on jouait aux dés, on se cultivait dans des bibliothèques, on pouvait y traiter de toutes sortes d' affaires ou se restaurer.


De nos jours, le bain, c'est souvent un moment de détente, dans une baignoire ou encore en été, une immersion dans la mer qui procure bonheurs et sérénité....


Ce mot d'une seule syllabe nous fait entrevoir une plongée soudaine dans l'eau : le nom vient, probablement, d'un verbe grec plus ancien, "bapto", qui signifie plonger....


On perçoit aussitôt la relation de sens avec le mot "baptême".


Le bain, c'est le contact avec la magie de l'eau, c'est le plaisir de se fondre dans cet élément qui nous apaise et nous apporte un réconfort unique...

Dans une baignoire, on goûte au bonheur du savon, de sa douceur, de ses parfums.

En mer, on se laisse porter par les vagues, les replis de l'eau, on se gorge de senteurs marines, d'embruns, on goûte aux éclats ensoleillés des flots...

Le mot lui-même, avec sa labiale initiale, sa voyelle nasalisée, nous laisse imaginer toute la fluidité de l'eau, ses élans, ses envolées, ses vagues...

Ce mot lumineux et dansant nous fait voir des rives ensoleillées, des calanques de pierres blanches qui dévalent les collines, une mer bleutée, aux embruns de blancs, des paysages d'été énivrés de candeurs.

On goûte, au petit matin, le plaisir de se baigner dans une crique, près de l'ombre des pins du midi, on se dore au soleil levant, on écoute les échos répétés des vagues, on se rafraîchit de bonheurs.

On s'exalte, aussi, des senteurs de pins mêlées à celles des ondes amères...

On se glisse dans l'onde salée, on se laisse porter par les flots, on entre dans un autre univers, léger, aérien, subtil...

On se fond dans l'élément marin, on s'enivre de couleurs, de lumières, d'éclats de vagues, on entend des bruissements d'eau, des clapotis.

On peut prendre, ensuite, un bain de soleil et de lumières...

Mais le bain est, dès les origines, lié à l'eau, car le verbe grec "bapto" signifie "plonger dans l'eau"...

L'eau, cet élément symbole de vie, nous apporte tant de bienfaits, tant de sensations diverses : couleurs, senteurs, fraîcheur ou chaleur, murmures apaisants...

L'eau n'est-elle pas associée à la sensualité, au bonheur des sens ?

Voilà un mot qui remonte à un terme grec très ancien, un mot qui nous permet de relier le présent et le passé, un mot riche d'histoires et de résonances !

 

 

 

Le poème de Victor Hugo :

 

http://poesie.webnet.fr/lesgrandsclassiques/poemes/victor_hugo/sara_la_baigneuse.html

 

 

 

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27 juillet 2016 3 27 /07 /juillet /2016 12:10
Et si le ciel était vide...

 

 

 

 Quand le fanatisme ressurgit et s'attaque à notre pays et nos racines, il est essentiel de réécouter cette chanson...

 

 
Beau texte qui dénonce le fanatisme et l'intolérance, cette chanson, écrite par Alain Souchon, intitulée Et si en plus il n'y a personne, souligne, avec force et subtilité, toutes les incohérences des religions : au lieu d'apporter un réconfort, elles en viennent, parfois, à provoquer des conflits, des haines irréconciliables, elles sont, aussi, un instrument de manipulation redoutable...
 
La chanson s'ouvre sur trois prénoms : "Abderhamane, Martin, David", trois prénoms représentatifs des religions les plus répandues : mis sur le même plan, les trois prénoms devraient signifier une unité, une harmonie, une union...
 
Et, c'est, pourtant, la division qui l'emporte, comme le prouve la suite de la chanson.
 
Après ces apostrophes, qui interpellent chaque lecteur, l'expression : "Et si le ciel était vide" montre toutes les incohérences, la vanité des conflits religieux qui peuvent opposer les uns et les autres... On se bat, en fait, pour une entité hypothétique...
 
L'énumération qui suit restitue toutes les coutumes religieuses : "Tant de processions, tant de têtes inclinées, Tant de capuchons, Tant de mains pressées, Tant de prières empressées." L'anaphore de l'adverbe d'intensité "tant" souligne des pratiques parfois outrancières, un certain fanatisme.
 
Au passage, à l'intérieur de cette énumération, Alain Souchon nous rappelle, aussi, "les peurs" liées, depuis des siècles, à la religion, peurs entretenues, savamment, par les instances religieuses et politiques.
 
Le but est de dominer les peuples, de les asservir, ce que suggère le mot "démagogues" qui rime avec le terme "synagogues".
 
La chanson évoque, également, tous les cantiques religieux visant à endormir le peuple, à le soumettre, par des "musiques antalgiques", belle expression imagée qui insiste sur l'idée d'endoctrinement...
 
L'antithèse "tant de compassions, tant de révolvers" vient montrer que, derrière des apparences chaleureuses, se cache, parfois, une religion de haine, de violence : le fanatisme peut conduire au pire, à des actes monstrueux et inhumains...
 
On entend, ensuite, des prières représentatives de toutes les religions : "Arour hachem, Inch Allah, Are Krishhna, Alléluia", autant de références à Dieu, à sa puissance, sa volonté, sa bonté...
 
Mais des images de violence apparaissent, soudain : "Toutes les balles traçantes, Toutes les armes de poing."
On perçoit, enfin, les causes et les conséquences du fanatisme : "Toutes les femmes ignorantes, ces enfants orphelins, ces vies qui chavirent, ces yeux mouillés."
 
Et, derrière, transparaît "le vieux plaisir de zigouiller", inhérent à l'être humain. Cette expression triviale, familière vient renforcer l'idée de violence et de haine...
Le refrain vient insister, encore, sur l'inanité de tant de ferveurs et d'antagonismes : 
"Tant d'angélus
Ding
Qui résonne
Et si en plus
Ding
Y'a personne..."
L'angélus ou prière de l'ange met en évidence tous les bienfaits que devrait apporter la religion, mais c'est, trop souvent, l'intolérance qui l'emporte...
 
Ce texte contient l'essentiel : on y perçoit la collusion des pouvoirs religieux et politiques, les ravages provoqués par le fanatisme, la soumission et l'aveuglement des peuples...
La mélodie lancinante et entraînante, à la fois, souligne les douceurs inspirées par les religions et la façon dont elles sont dévoyées et détournées par la violence des hommes.

 

 

https://youtu.be/JvkMnHXtHzc
 

 

 

 

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26 juillet 2016 2 26 /07 /juillet /2016 14:00
Une nouvelle cible des terroristes : une église attaquée par des islamistes

 

 

 

Nouvelle cible visée par les terroristes de Daesh : une église de Saint-Étienne-du-Rouvray, près de Rouen, les deux assaillants, se revendiquant de Daesh, ont égorgé un prêtre de 84 ans et blessé grièvement une autre personne.

Un nouveau symbole a été choisi : la religion, ses représentants.

Une nouvelle étape a été franchie : un lieu de culte a été attaqué, au cours d'un office religieux.

 

L'un des deux assaillants aurait été repéré : connu des services de police, il avait eu des vélleités de partir en Syrie, était sous contôle judiciaire, peut-être sous bracelet électronique.

 

Un ennemi interne est chez nous, dans notre pays, bien installé : un ennemi qui peut frapper soudainement, qui profite de l'effet de surprise, qui peut même parfois se dissimuler, feindre certaines attitudes.

Et même les individus surveillés échappent au contrôle de la police...

 

Les modes opératoires sont multiples : attentats kamikazes à l'explosif, au camion, attaques au couteau, on avec des armes de guerre.

Egorger un prêtre, de façon préméditée, entrer dans un lieu de culte, pour semer la mort et la haine : comment peut-on le concevoir ?

Lancer volontairement un camion contre des innocents, des enfants, des femmes, des hommes : comment de tels actes sont possibles ?

La barbarie atteint des sommets d'horreur.

Ces djihadistes agissent au nom de la religion : au nom de quelle religion ?

Celle de la haine, de la fureur, de l'horreur ?

Celle qui conduit aux pires exactions ? 

Une religion, qui, sous prétexte de pudeur et de pureté, commet les pires atrocités.

Qui sont ces terroristes ? Des êtres violents, qui se livrent, parfois, à une sexualité débridée, des barbares qui égorgent, décapitent, torturent, annihilent la vie et la méprisent.

Et ces barbares osent se réclamer de la religion ? Ils osent perpétrer leurs meurtres, en criant le nom de Dieu ?

Les attentats se multiplient, en France, en Allemagne.

 

Dorénavant, on ne peut en douter : c'est une guerre larvée qui nous est déclarée, une guerre qui peut frapper toutes sortes de cibles, dans toutes sortes de lieux.

 

Les propos de certains musulmans eux-mêmes sont alarmistes : selon Boualem Sansal, "l'ordre islamique tente progressivement de s'installer en France."

Face à ces attaques, le temps de l'angélisme est révolu : il faut prendre des mesures fortes pour éradiquer les foyers de l'islamisme présents sur notre sol.

 

 

 

 

 

Une nouvelle cible des terroristes : une église attaquée par des islamistes
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25 juillet 2016 1 25 /07 /juillet /2016 15:16
Le culte de l'utilitarisme...

 

 

 

 

Utile ! Désormais, il faut que tout soit utile ! On en oublie l'essentiel : le rôle de la culture dans la formation de l'individu...

Dans notre monde moderne, les humanités n'ont plus leur place, l'enseignement du latin et du grec est, ainsi, sacrifié, avec la nouvelle réforme des collèges, prévue pour la prochaine rentrée scolaire.

 

Bientôt, les cours de Français pourraient se réduire à l'apprentissage de la langue : fini l'enseignement de la littérature, finies la lecture et l'explication des grands textes de notre patrimoine.

A quoi bon étudier Racine, Corneille, Molière, Rabelais, La Fontaine ?

 

Il faut privilégier ce qui est directement utile dans la formation des individus : on s'oriente vers une éducation pratique et technique.

On en oublie la sensibilité, l'importance de la culture littéraire et humaniste...  grave lacune dans un monde où l'individualisme est grandissant...

 

Je me souviens d'une remarque d'un de mes élèves : "A quoi sert le cours de Français ? Je sais parler Français...", comme si la seule maîtrise de la langue suffisait à la formation d'une personnalité.

Que fait-on de l'intelligence, de la compréhension du monde et des autres ?

La littérature offre justement cette ouverture aux autres qui manque cruellement dans nos sociétés...

 

La plupart des médecins deviennent des techniciens sans âme : or, la relation avec les patients est essentielle, une confiance doit s'établir et doit passer par un dialogue humaniste.

Les administratifs n'ont plus le sens de la relation humaine : ils traitent, parfois, les gens comme des objets, des numéros.

La communication devient de plus en plus inhumaine, elle passe par des téléphones, des ordinateurs et la vraie communication se délite.

Les hommes politiques, au cours de campagnes électorales tapageuses, font, aussi, de fausses promesses, n'hésitent pas à leurrer les gens pour s'emparer du pouvoir : leur visée est utilitaire.

 

Les êtres humains attachés à des biens matériels, à leurs voitures, leurs portables perdent le contact avec les autres.

Il faut, donc, plus que jamais, former les individus à la culture : si celle-ci semble ne pas avoir une utilité immédiate, elle est pourtant essentielle pour assurer la cohésion d'une société, elle apporte à chacun un épanouissement personnel, une curiosité, une acuité d'esprit.

Elle offre une liberté, une façon d'appréhender le monde et les autres, avec humanité.

Notre monde de technicité grandissante ne doit pas renoncer à la culture qui est essentielle.

 

Vers quel abîme d'égoïsme se dirige-t-on, si on renonce à la culture ? Vers quel gouffre d'inhumanité allons-nous être précipités ?

Un monde purement utilitaire ne peut pas être un monde heureux. Nous avons tous besoin d'une formation à la sensibilité.

La réflexion est, aussi, essentielle : les grands textes nous offrent l'occasion de réfléchir à toutes sortes de sujets qui nous concernent tous.

Ne perdons pas notre humanité dans un monde d'objets, ne perdons pas ce qui fait l'essence même de l'être humain : redonnons à la culture toute sa place, pour un avenir meilleur.

 

 

 

 

 

Le culte de l'utilitarisme...
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24 juillet 2016 7 24 /07 /juillet /2016 13:02
Nuages légers du matin...

 

 

Le ciel d'été se pare, au petit matin, d'un léger nuage vaporeux qui se disloque peu à peu, pour devenir flocons d'écumes.

 

Le nuage s'évapore, se disperse en éclats de nuées subtiles, en poussières de cascatelles spumeuses.

 

On voit apparaître des résilles, des îlots qui se perdent dans le bleu du ciel, des archipels qui s'étirent sur l'azur...

 

Le nuage devient transparent, s'effiloche comme un tissu, une gaze évanescente.

Le nuage s'efface peu à peu, avec discrétion et délicatesse...

C'est, là, toute la douceur et l'élégance d'un matin d'été...

 

Le bleu de l'été absorbe le nuage, le dévore peu à peu et affirme sa souveraineté.

 

Le bleu s'empare du ciel : le nuage s'estompe et s'évanouit dans un tableau somptueux plein de sérénité.

Le bleu triomphe et resplendit de lumières....

 

Il reste quelques nuées ténues qui ornent le ciel et le font paraître plus bleu encore...

 

 

 

 

 

 

 

Photo : rosemar

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