Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
22 juillet 2015 3 22 /07 /juillet /2015 15:28
La demoiselle est l'image même de la légèreté !

 

 

Le mot "demoiselle" n'est plus guère utilisé, de nos jours, et pourtant quels charmes dans les sonorités du mot, quelle élégance !

Il est vrai qu'en ces temps d'émancipation et de libération de la femme, le terme apparaît quelque peu suranné et désuet, le mot "mademoiselle" n'apparaît plus, les jeunes filles qui passent leur baccalauréat sont, désormais, désignées par le terme "madame", sur les convocations qu'elles reçoivent.

Et pourtant ! Voilà un mot qui réunit la grâce de la féminité et celle de l'oiseau...

La "demoiselle" réveille des images de jeunesse, de fragilité, de beauté : elle suggère une certaine innocence, une impulsivité pleine de grâces.

Elle nous fait percevoir des envols et des murmures d'oiseaux dans les ramilles, on est comme saisi par une vivacité, un élan, une envie de se libérer, de parcourir le monde, de le découvrir...

On entrevoit un bonheur de vivre, de s'enivrer de toutes sortes de plaisirs...

Les sonorités du mot, dentale "d", labiale "m", sifflante "s", son amplitude, ses quatre syllabes révèlent, à la fois, sensualité, douceur, envie de s'affirmer.


Le son "elle" final donne à ce terme une subtilité aérienne, une légèreté étonnante.

La demoiselle semble survoler le monde, le saisir, s'en emparer, la demoiselle est l'image même de la légèreté.

Quel terme évocateur ! Quelles transparences et quelle limpidité dans ce seul nom !

Venu du latin "dominicella", diminutif de "domina", "la maîtresse de maison", la demoiselle est aussi la maîtresse et l'amie de coeur, celle qui ravit les esprits et attire les désirs...


La demoiselle, associée à l'amour, évoque des images passionnées et ardentes.

Formation de diminutif, le mot révèle délicatesse, douceur, tendresse.

Ce simple mot, aux sonorités évocatrices, nous montre toute l'ardeur et la fragilité de la jeunesse...

La demoiselle a fait aussi des émules : jolie forme de libellule, poisson des récifs coraliens, cheminées de fée pleines d'élégance, le mot fait surgir des insectes, des animaux, des paysages étonnants, aux teintes et aux formes éblouissantes...

 

Ce mot si doux ne pouvait que désigner des formes ondoyantes et légères, des images lumineuses de libellules qui frôlent les ondes, des hauteurs aériennes et subtiles...

Les cheminées de fée avec leurs chapeaux, séduisent tous les regards : paysages magiques de la Cappadoce, de la Grèce, couleurs d'ocres, falaises calcaires, éblouissements de blancs !

Les libellules se font danseuses sur l'eau, vertiges de lumières et d'ondoyances !

La demoiselle réunit en elle toutes ces hamonies, toutes ces teintes, ces envolées de bonheurs !

 

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
21 juillet 2015 2 21 /07 /juillet /2015 12:26
Du danger des stations-service...

 


Le ministre des Finances, Michel Sapin s'est fracturé le bras, après avoir fait une chute : il a glissé, en faisant un plein, dans une station-essence. Victime d'une fracture de l'humérus, il a été hospitalisé et opéré, dans un établissement parisien. L'accident a eu lieu dimanche, dans son fief d'Argenton-sur-Creuse, dans l'Indre.


Et aussitôt, chacun de se récrier : "Voilà un ministre qui ne sait même pas faire un plein d'essence, dans une station-service !"

Des lazzi de toutes sortes n'ont pas manqué de jaillir sur le sujet : "Voilà, on vous avait pourtant prévenu que le travail était dangereux à partir d'un certain âge... Maintenant, il sait que faire un plein d'essence, ça coûte un bras... Manifestement, il doit pas avoir l'habitude des gestes du quotidien."

Et, pourtant, dans certaines stations, il n'est pas rare de voir de l'essence, à même le sol, près des pompes, des résidus très dangereux qui peuvent provoquer des accidents très graves.

Souvent, les clients qui se servent eux-mêmes laissent échapper, en fin de parcours, des gouttes qui se répandent sur le sol....

 

Le terrain en devient très glissant et peut provoquer des accidents.

J'en ai moi-même fait l'expérience, d'une toute autre manière, mais dorénavant, je vérifie que le sol ne soit pas détrempé d'essence, avant de faire le plein.

Ce jour-là, il pleuvait, et après avoir rempli mon réservoir, j'ai emprunté un rond-point, sur lequel ma voiture a, soudain, fait un tête à queue impressionnant : je me suis retrouvée à contresens de la circulation, et les autres conducteurs hébétés n'ont pas compris ce qui avait pu m'arriver.

En fait, mes pneus imbibés d'essence ont provoqué cet accident qui aurait pu être très grave, puisque ma voiture est allée percuter le terre-plein central du rond point et s'est retournée, en sens inverse de la circulation.

Je n'ai pas été blessée, mais j'ai éprouvé le danger de ces dépôts d'essence, aux pieds des pompes de station-service...

Il est vrai que, dorénavant, la plupart des stations-service fonctionnent sans personnel ou presque : chaque client se sert, plus ou moins rapidement, et souvent des flaques d'essence jonchent le sol.

Il n'est pas étonnant, dès lors, que de tels accidents se multiplient...

Eh oui, la modernité, la robotisation, le manque de surveillance dans ces stations peuvent conduire au pire.

L'essence sur le sol laisse des résidus très glissants, et les alentours se transforment en véritables patinoires.

Tout le monde peut s'en rendre compte : les stations services deviennent des lieux vides de personnels, souvent les clients paient par carte bleue, et il n'est même pas besoin d'un employé pour encaisser l'argent.

La robotique triomphe, dans de nombreux domaines : elle supprime des emplois et entraîne un manque de sécurité indéniable.

La robotique s'impose partout : dans les magasins, dans les gares, aux péages des autoroutes.

Dans les gares, en particulier, il est difficile de trouver des employés, quand on veut obtenir des renseignements : les guichets, la billetterie, tout est automatisé...

 Il est en tout cas, prudent de changer de pompe, dans une station-service si l'on voit que le sol est saturé d'essence !!
 

 

 


 

 

Du danger des stations-service...
Partager cet article
Repost0
20 juillet 2015 1 20 /07 /juillet /2015 11:21
Les ailes de mon âme à tous les vents des mers...

 

 

 

Les voiles marines ne sont-elles pas le symbole même du voyage, de l'évasion ? Le voyage a inspiré tant de poètes, au 19 ème siècle, depuis les auteurs romantiques, jusqu'à Baudelaire... L'exotisme est un thème récurrent dans la littérature du 19 ème siècle : Chateaubiand est, sans doute, un des initiateurs de cette thématique, avec son Itinéraire de Paris à Jérusalem...



C'est ce thème du voyage maritime que l'on retrouve dans un poème de Lamartine, intitulé Les voiles. Le texte se présente comme une confidence intime, avec l'emploi de la première personne du singulier : "j'étais, j'ouvrais", on perçoit un registre lyrique, marqué, aussi, par le vocabulaire de l'intimité : "mon âme, ma pensée, mes rêves"...


Le voyage est souvent associé à la mer, à ses flots infinis, le poète devient même un oiseau qui ouvre ses ailes, pour mieux goûter à ce bonheur de la découverte et du voyage...


Image de liberté, l'oiseau représente une soif d'absolu, une envie de parcourir le monde, de tout découvrir, comme le suggèrent les nombreux pluriels "tous les vents des mers, les voiles, les flots amers, des continents, des îles..."


La mer est un univers de "rêves", elle emporte l'imagination du poète, elle est liée à des images pleines de beauté et d'harmonie : "les voiles" des navires, la "nef qui blanchit l'écume"... Ainsi, surgissent des tableaux teints de couleurs limpides, le bleu, le blanc de l'écume et des voiles...

Les sonorités de fricatives, pleines de douceur, viennent souligner cette harmonie : "les vents des mers, les voiles, mes rêves flottaient sur les flots"


Le poème developpe, aussi, le thème de la fuite du temps, un lieu commun de la littérature romantique : ainsi, Lamartine oppose constamment le passé et le présent...

On remarque des contrastes évidents, dans les temps employés : l'imparfait, au début du poème, sert à évoquer la jeunesse et ses certitudes triomphantes : "Quand j'étais jeune et fier..."

Le présent apparaît, ensuite, au milieu du poème : "j'aime encore". On trouve, aussi, deux adverbes de temps antithétiques : "maintenant, autrefois".

Le passé était rayonnant, rempli d'espoirs, de rêves, le vocabulaire qui lui est associé valorisant et élogieux, évoque un bonheur débordant : "verdoyants, des continents de vie, de îles de joie"

On y entrevoit des rêves de "gloire et d'amour", un avenir qui semblait, autrefois, prometteur et brillant...

A l'inverse, le présent est triste et montre toutes les déceptions qu'a pu vivre le poète : à la "vie" s'oppose l'idée de "mort", à la verdure s'opposent "des débris"... Les voyages vécus ont apporté déception et désillusions.

Les rêves du poète semblent s'être brisés face à la réalité du monde...

Le poète apparaît meurtri par le temps qui passe, le vocabulaire péjoratif, le champ lexical de la  mort et de la  destruction soulignent une forme de désespoir "morts, débris, brisa, ce bord funeste, ma fortune sombra".

Les rêves de voyages et de bonheur se sont transformés, et ont fait naufrage, ce que suggère bien le verbe "sombrer"...

Les sonorités de gutturales, présentes dans le dernier quatrain mettent en évidence une forme d'amertume et de tristesse : "Cet écueil se brisa, ce bord surgit, ma fortune sombra, la foudre sur moi, chacun de ces flots roule un peu de mon coeur"...

Le poète se confond, à la fin du poème, avec l'élément marin, puisque les flots en viennent à "rouler" et emporter le "coeur" même de Lamartine....

Belle fusion du poète avec la mer qui conclut ce texte ! La mer, ses vagues semblent à la fois bercer et tourmenter l'auteur... et on retrouve, ainsi, dans le dernier vers, à la fois, la beauté des flots, mais aussi leur agitation permanente, symbole de désarroi.


Dans ce texte, Lamartine met en évidence toutes les désillusions de l'homme face au temps qui passe, il montre, aussi, toutes les beautés et les harmonies de la mer, qui fait rêver tous les hommes, rêves d'infini, de mystères, de liberté.

Le voyage peut représenter, aussi, la vie humaine, traversée d'épreuves, de difficultés, d'obstacles divers, avec "l'écueil, la foudre"...

On perçoit bien toute la mélancolie de ce poème : le voyage devient une métaphore de la vie humaine, tragique, douloureuse...


 


Le poème : 


Les voiles


Quand j'étais jeune et fier et que j'ouvrais mes ailes, 
Les ailes de mon âme à tous les vents des mers, 
Les voiles emportaient ma pensée avec elles, 
Et mes rêves flottaient sur tous les flots amers.


Je voyais dans ce vague où l'horizon se noie 
Surgir tout verdoyants de pampre et de jasmin 
Des continents de vie et des îles de joie 
Où la gloire et l'amour m'appelaient de la main.


J'enviais chaque nef qui blanchissait l'écume, 
Heureuse d'aspirer au rivage inconnu,
Et maintenant, assis au bord du cap qui fume, 
J'ai traversé ces flots et j'en suis revenu.


Et j'aime encor ces mers autrefois tant aimées, 
Non plus comme le champ de mes rêves chéris, 
Mais comme un champ de mort où mes ailes semées 
De moi-même partout me montrent les débris.


Cet écueil me brisa, ce bord surgit funeste, 
Ma fortune sombra dans ce calme trompeur ;
La foudre ici sur moi tomba de l'arc céleste 
Et chacun de ces flots roule un peu de mon coeur.








 

Les ailes de mon âme à tous les vents des mers...
Les ailes de mon âme à tous les vents des mers...
Partager cet article
Repost0
19 juillet 2015 7 19 /07 /juillet /2015 13:19
Le chat tigré...

 

 

 

Un chat, sur la terrasse de la maison de l'Estaque, un chat tigré qui revient dans mes souvenirs, un chat plein de modestie et de tendresse...

Le regard du chat en dit long sur son degré d'humanité, j'ai vu des chats au regard perçant, aigu, acéré.

J'ai vu des chats à l'oeil vif, intense, pleins d'éclats...

Mais ce chat tigré avait l'oeil intelligent, compréhensif, parfois même mélancolique, et empreint de tristesse.

Si jeune, il semblait avoir le regard d'un vieux chat, empli de sagesse, de ferveur et d'empathie.

Si jeune, ses moustaches blanches qui retombaient sur son museau lui donnaient un air de vieux sage, impassible et serein.

Sa fourrure somptueuse faisait de lui un tigre si doux et moelleux, ses pattes légères piquetées de taches et de marbrures paraissaient si délicates.

Curiosité, tendresse, émotion, voilà ce que révélait le regard de ce chat !

Une photo d'autrefois montre ses yeux intenses, attentifs, comme si ce chat scrutait l'objectif, voulait en pénétrer les mystères.


Les oreilles en éveil, le museau plein de finesse, l'attitude attentive sont si étonnants et attendrissants.

Une beauté mélancolique, un charme inoui se dégageaient de cet animal.

Un air de tigre si doux, comment y résister ? Des yeux si lumineux, comment y être insensible ?

Ce chat tigré provoquait, en chacun de nous, tendresse, émotion, complicité.

Ce chat tigré respirait la bonté, la simplicité, toute la délicatesse du monde...

Il suffit d'observer la photo pour retrouver ce charme délicat, cette fourrure marquetée si floue, caressante.

Ce chat semble nous parler de ses yeux si doux, il semble nous inviter à toutes sortes de générosités et de tendresse...



 

 

 

Photos : rosemar

Le chat tigré...
Partager cet article
Repost0
18 juillet 2015 6 18 /07 /juillet /2015 12:26
Les boucles soyeuses...

 

"Sur un signe affirmatif de la jeune femme, elle lui peigna ses cheveux blonds tout en désordre, à la suite des scènes violentes de la veille et des inquiétudes nerveuses de la nuit, en noua les boucles soyeuses avec des nœuds de velours et s’acquitta de sa besogne en coiffeuse qui sait son métier. Elle tira ensuite d’une armoire pratiquée dans le mur plusieurs robes d’une richesse et d’une élégance rares, qui semblaient coupées à la taille d’Isabelle..."

 

Dans cet extrait du Capitaine Fracasse de Théophile Gautier, on voit une servante coiffer les cheveux de l'héroïne, Isabelle, en les attachant avec des noeuds de velours... On perçoit les "boucles soyeuses" de la jeune femme...

 


Issu du nom latin "buccula", "la petite bouche", le mot "boucle" nous enroule dans ses motifs circulaires d'anneaux : boucle-bijou, boucle de cheveux, de ceinture ou figure de voltige aérienne, la boucle nous séduit de maintes façons...


Ce mot pein de sensualité, aux sonorités de labiale initiale, de gutturale prolongée par la consonne "l", avec sa finale féminine, nous fait voir des images variées et harmonieuses.


Une chevelure qui retombe en boucles, des anneaux somptueux, des enroulements de motifs....

Beaux replis de cheveux, belles toisons brunes ou blondes qui s'échappent en rouleaux de vagues somptueuses !

Des bijoux qui encadrent le visage et brillent, scintillent sous les cheveux.

Des dessins de volutes harmonieuses, des arabesques voluptueuses.... Boucles de noirs ou de xanthe, éclats de lumières !

Des vagues somptueuses qui se déroulent sur la grève, parsemées d'écumes, aux senteurs de brume marine.

Les cours d'eau, les ruisseaux, les chemins  forment, parfois, des boucles sinueuses, pleines de charmes et de mystères.

Les origines mêmes du mot qui évoquent la bouche, ses formes d'arrondis nous étonnent et nous emportent dans un monde et un tourbillon de sensations...

La bouche qui goûte la nourriture, mais aussi les mots, leurs arrondis, leurs pleins et leurs déliés, la bouche qui déroule des mots, des phrases, des harmonies musicales si variées !

Les boucles de la bouche qui suggèrent la sensualité, la parole, le partage...

Formation de diminutif, comportant le suffixe -"ula", ce mot a, dès les origines, une valeur affective, pleine de tendresse.

Le terme latin"buccula" dont il est issu est, lui-même, plein d'harmonie....

Les mots écrits ne sont-ils pas, eux aussi, constitués de boucles, d'arrondis, de cercles majesteux ?  La boucle du "o" qui se referme sur elle même, celle de la gutturale "c", en demi-cercle, celle de la consonne "l" qui se noue en hauteur...

La labiale "b" qui se prononce avec les lèvres rapprochées n'est-elle pas associée au baiser ? 

Les boucles des lettres ornent les pages, s'enroulent et nous subjuguent de beautés, d'étonnements, de découvertes....


Beaux arrondis de l'écriture manuscrite qu'il faut préserver, belles boucles, beaux motifs qui décorent et enluminent les pages !

Nulle origine grecque, pour ce mot, puisque le terme grec qui désigne la boucle est le nom "plokamos", d'un verbe "pléko, plier, enrouler"...

Mais ce nom "boucle", issu du latin nous parle encore des origines lointaines de notre langue, il évoque, aussi, tant d'images lumineuses !
 

 

 

 

 

 

 

Illustration en haut de l'article :  La femme au miroir, Le Titien

Page d'enluminures

Page d'enluminures

Page d'enluminures

Page d'enluminures

Partager cet article
Repost0
16 juillet 2015 4 16 /07 /juillet /2015 13:11
Avec la crise grecque, l'Europe connaît des heures sombres...

 

 


Avec la crise grecque, l'Europe connaît des heures sombres, elle montre ses incohérences, ses fractures, ses limites, elle montre aussi des déséquilibres dangereux : c'est l'Allemagne qui impose ses règles, c'est l'Allemagne qui donne des directives... l'austérité devient le maître mot de la politique européenne.


Or, tout le monde le sait, cette politique anéantit les plus faibles et enrichit les plus nantis. Les allemands eux-mêmes en ont fait la triste expérience : précarité, salaires de misères, mini-jobs, flexibilité.


L’Allemagne crée de plus en plus de pauvres, hypothéquant les chances de nombreux jeunes. Un enfant, né dans la pauvreté ou la précarité aura les plus grandes difficultés à sortir de cette situation, une fois adulte. Ce sont ainsi 2 millions et demi d’enfants qui seraient concernés soit 19,4% des jeunes de moins de 18 ans. 


De nombreux retraités sont, aussi, paupérisés en Allemagne, 

Et c'est ce modèle mortifère que l'Allemagne veut imposer à toute l'Europe.

L'Allemagne, présentée comme un pays riche, a produit de la pauvreté, de l'inquiétude, du désarroi...

Non, l'Europe ne connaît pas la guerre, mais elle subit une guerre économique qui anéantit les peuples : un nouveau prolétariat voit le jour, dès lors, on assiste à de véritables régressions : mépris de l'être humain, des fossés qui se creusent entre les riches et les pauvres, la précarité qui s'installe...


Les allemands pauvres souffrent et subissent les diktats de leur gouvernement, et ce modèle semble s'imposer en Europe.

La Grèce a obtenu un report de sa dette, mais à quel prix ? Hausse de la TVA, retraite à 67 ans, privatisations, baisse des salaires...

Les grecs sont, quoi qu'il en soit, encore accablés par des plans d'austérité qui les écrasent et les empêchent d'envisager un espoir dans l'avenir...

L'Europe, sous l'impulsion d'une Allemagne inflexible, s'engage dans une voie périlleuse : celle de l'austérité, de la violence faite aux peuples, celle de la régression sociale...

Faut-il appauvrir et asservir les peuples pour que l'Europe survive ? 

La position de l'Allemagne dans la crise grecque est aussi un message adressé aux autres pays européens : le refus de l'austérité peut conduire au pire, à une mise sous tutelle, à des mesures d'austérité encore plus grandes...

Un message qui s'adresse aux espagnols, aux italiens, aux français : il faut absolument se conformer à une rigueur budgétaire, quitte à sacrifier les plus pauvres, quitte à tuer les gens à la tâche, quitte à leur enlever toute dignité et tout espoir.

Ce message signe la mort d'une Europe sociale et humaine, tournée vers une idée de bonheur et d'humanisme.

Ce message montre que l'Europe a perdu sa vocation première : assurer une sécurité, permettre aux hommes d'espérer un avenir meilleur...

Des incidents se sont produits, hier, devant le parlement grec : des affrontements violents ont opposé des manifestants et les forces de l'ordre...

Comment le peuple grec peut-il désormais réagir ? Les grecs ont voté contre l'austérité et on leur impose, à nouveau, des mesures régressives dans de nombreux domaines.

Une fois de plus, l'Europe fait fi de la volonté des peuples, elle annihile leur vote et anéantit leur avenir et leurs espoirs.
 

 

 

Un article du Figaro... Allemagne : la pauvreté à son plus haut niveau...

 
http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2015/02/19/97002-20150219FILWWW00353-allemagne-la-pauvrete-a-son-plus-haut-niveau.php

 


 


 

 

Avec la crise grecque, l'Europe connaît des heures sombres...
Partager cet article
Repost0
15 juillet 2015 3 15 /07 /juillet /2015 10:40
Je serais sable dans le vent...

 

 

"Comme un halo de la lune 
Mon souffle entoure le tien 
Et sans la rosée de tes lèvres 
Je serais sable dans le vent."

C'est ainsi que Max-Pol Fouchet évoque l'amour, sa toute puissance, dans un de ses poèmes. Et sans cet amour, il ne serait plus que "sable dans le vent", une belle image qui restitue le désarroi de l'amoureux privé de celle qu'il aime...


Il suffit de prononcer ce mot : "sable !" Et, aussitôt, surgissent des images de poussières qui virevoltent !


Ce nom "sable" traduit légèreté, douceur, éclats, grâce à ses sonorités de sifflante "s" et de labiale "b".

On voit se dresser des dunes, de molles barcanes, dans des déserts d'azur infini, on voit des soleils se refléter, sur des étendues ondoyantes...

La mer déroule ses replis sur le sable, elle le couvre d'écumes sur les bords, créant des tableaux, des éclats de transparences.

Par grand vent, le sable vit, s'agite, tourbillonne, devient cinglant.... ses grains volatiles s'immiscent partout, virevoltent, caracolent avec virulence.

Le sable est violent, agressif sous le mistral du midi, il s'emporte, se disperse, se multiplie à l'infini...
 

Au repos, il s'apaise, redevient douceurs de soie, caresse...

Il se fait source, sous les doigts, il s'échappe, léger, fluide, il s'égrène en pluie de lumières...

Grains de sable, minuscules, éclats de roche, étoiles infimes.

Finesse du mot ! Souplesse, limpidité !

Venu du latin, "sabulum", ce terme ancien, est issu, sans doute, d'un mot grec "psammos" qui désigne, aussi, le sable !

"Psammos !" Quelle légèreté dans les consonnes labiales et les sifflantes, quel souffle aérien !

Aussitôt, on voit la poussière de sable s'envoler dans l'air !

Ne sommes-nous pas tous des grains de sable, fragiles, légers, inconsistants ? Ne sommes-nous pas ces grains de poussières volatiles ?

Le sable doré fait miroiter le soleil, s'en empare, le reproduit et diffuse des lumières éblouissantes.

Chaudes couleurs du sable, pailletées d'or ! Le sable devient fournaise, au coeur de l'été, il s'embrase de feux, il éblouit les regards.

Le sable brûle, il redouble la chaleur de l'été, il la répercute, l'exacerbe et garde longtemps sa brûlure.

Le sable devient, parfois, château auréolé de lumières, il se façonne, se métamorphose...

Malléable, souple, il revêt différentes formes : coquillages, oiseaux, bateaux, enroulements d'escargots, poissons.

Il se marbre d'empreintes, de vagues, de reliefs, sous les flots du rivage, il se teinte de couleurs mordorées....

Sous les vagues, le sable s'irise de reflets lumineux, il se fait ondoyant, il forme des dunes légères et subtiles, il nous fait découvrir de nouveaux paysages...

 

 

 

 

 

Photos : Christelle et  rosemar

Je serais sable dans le vent...
Je serais sable dans le vent...
Partager cet article
Repost0
13 juillet 2015 1 13 /07 /juillet /2015 12:21
L'Allemagne et l'économie du hard-discount...

 

 

 



Face à la crise grecque, l'Europe a laissé éclater ses dissensions, on perçoit une Europe fracturée : les allemands restent intransigeants et figés sur leurs positions, ainsi que les pays du Nord... la Grèce, malgré une restructuration de sa dette, reste, encore et toujours, soumise à des plans d'austérité, alors que cette politique fait des ravages en Europe...


Mais peu importent le destin et le bonheur des peuples, ce qui compte, c'est la bonne santé de l'économie, des banques, des financiers qui doivent être, à tout prix, rassurés...

Ce sont des allemands qui, ne l'oublions pas, ont inventé le hard discount : lancé en 1948, en Allemagne, par les frères Albrecht, le hard-discount a connu un essor considérable depuis la fin des années 1960, dans ce pays, avec des magasins comme Lidl, Norma et Aldi, puis, à la fin des années 1980, dans d'autres pays européens.


Certes, cette innovation correspondait à une économie d'après-guerre, mais ce concept a été largement exploité, depuis la fin de la deuxième guerre mondiale.


Une économie pour les pauvres, une économie de subsistance, des aliments et des produits à bas prix, une exploitation à outrance dans le domaine de l'agriculture et de l'élevage pour obtenir les prix les plus bas, tel est le système sur lequel repose le hard-discount.

Ceux qui ont inventé ce concept et ceux qui l'ont exploité se sont considérablement enrichis...

Dorénavant, avec l'Europe et ses politiques de restriction, le hard-discount semble avoir de beaux jours devant lui, dans la plupart des pays, en Allemagne même où le nombre de pauvres ne cesse de croître, en Grèce, en Espagne, au Portugal, où l'austérité aggrave, sans cesse, le chômage, et la précarité.


C'est l'Allemagne qui est à l'origine du hard-discount, on ne s'en étonnera pas, car ce pays, adepte d'une austérité dévastatrice, envisage d'étendre cette politique partout en Europe, et notamment en Grèce, accablée, ces dernières années, par des plans d'austérité intenables pour l'économie de ce pays.

En Roumanie, des fermes gigantesques ont été mises en place, pour pratiquer un élevage à outrance, dans des conditions déplorables pour l'environnement.

Ces fermes alimentent la filière hard-discount : des produits à bas prix inondent les marchés pour nourrir les pauvres.


Et le nombre de pauvres n'a pas fini de croître, avec une Allemagne qui veut imposer à tous une économie de guerre...

Une nourriture peu chère, de qualité médiocre, réservée aux pauvres, des conditions de travail inhumaines, pour ceux qui oeuvrent dans les usines hard-discount...

Qui peut vouloir d'un tel modèle ?

C'est pourtant ce qui est en train de se développer dans de nombreux pays : des magasins pour les pauvres, d'autres pour les riches, des déséquilibres s'installent, créant des injustices inadmissibles.

L'économie que l'Allemagne veut imposer à la Grèce, c'est celle du hard-discount, une économie pour les pauvres : les classes moyennes et les plus démunis vont être encore gravement affectés par l'austérité à venir...

Le libéralisme fou est à l'oeuvre : fondé sur une croissance infinie, sur le gigantisme, sur l'appauvrissement des peuples, ce libéralisme insensé court à sa propre perte.

 

 

 

L'usine aux dix mille porcs en Allemagne :

 

http://www.reporterre.net/En-Allemagne-pire-que-la-ferme

 

 

L'élevage porcin en Roumanie :

 


 http://television.telerama.fr/television/justin-bridou-aoste-cochonou-tout-n-est-pas-bon-dans-leurs-cochons,94476.php
 

 

http://lekiosqueauxcanards.com/justin-bridou-et-consorts-un-scandale-economique-et-environnemental

 




 

 

L'Allemagne et l'économie du hard-discount...
Partager cet article
Repost0
12 juillet 2015 7 12 /07 /juillet /2015 13:24
Sous les pins de l'été...

 

 


Les pins décorent les paysages, de leurs éclats de parfums, le chemin, sous les arbres, s'imprègne de cette odeur de pignes, de bois et d'écorces...

Les troncs hissent leurs fûts de colonnes marbrés, burinés de plaques grises et pâles.

Les branches, d'un vert profond, côtoient un ciel blanc de nuages cotonneux, le vert s'intensifie, sous ces légers panaches.

Le vert devient d'un noir de jais, près des nuages subtils qui s'effilochent dans l'air...


Les ramilles s'étirent à l'infini, paressent sous le soleil de l'été, formant des réseaux et des tresses sombres, sur l'azur.

Les pins se dressent, majestueux, éblouissants de lumières, les pins frémissent sous la brise, ils épanchent des senteurs qui s'emparent de la terre, des fleurs, des arbres environnants...

Tous nos sens s'enivrent de ces parfums, avivés par la chaleur, tous nos sens goûtent à ces ivresses de l'été.

Les pins bruissent de bonheur, ils libèrent de nouvelles teintes, ils nous imprègnent de leur éclat, nous disent toutes sortes de splendeurs.

 

Dorés, bruns, gris, noirs, verts d'opaline, les arbres nous montrent des palettes éblouissantes, des formes somptueuses, des arabesques infinies...

Des boucles, des volutes, des enroulements, des sillons chavirent le ciel.

Des envolées de branches gravissent l'horizon, ramures de verts qui s'épanchent voluptueusement.

Les pins se dorent et s'enluminent de couleurs, ils montent vers l'azur, impérieux, souverains, ils capturent tous nos sens...

 

 

 

 

 

Photos : rosemar

Sous les pins de l'été...
Sous les pins de l'été...
Sous les pins de l'été...
Sous les pins de l'été...
Partager cet article
Repost0
11 juillet 2015 6 11 /07 /juillet /2015 16:25
De quoi la nuit rêvent les roses...


Les difficultés de l'amour, un amour non partagé qui fait souffrir, tel est le thème de ce texte écrit par Aragon, mis en musique et interprété par Jean Ferrat.

Le texte s'ouvre sur une question directe, avec l'emploi de la deuxième personne du singulier : 

"Que sais-tu des plus simples choses 
Les jours sont des soleils grimés 
De quoi la nuit rêvent les roses"

Le poète nous fait entrer dans une intimité, il semble s'adresser à chacun de nous, nous montre qu'on ne voit pas, souvent, l'essentiel, "les plus simples choses"... Les roses personnifiées, dotées de rêves deviennent un mystère de plus, une énigme à déchiffrer, belle expression qui évoque tant de sentiments retenus, cachés...

On perçoit une fêlure dans l'expression : "Les jours sont des soleils grimés", comme si la lumière n'existait plus vraiment, avait disparu, pour celui qui ne peut vraiment aimer, dans la plénitude... L'idée est développée dans la phrase qui suit "Tous les feux s'en vont en fumée", les flammes de l'amour, image traditionnelle, sont comme étouffés et ne deviennent que de vaines fumées.

Le refrain résonne, alors : "Que sais-tu du malheur d'aimer ?" L'amour transformé en souffrance est mis en évidence par une question douloureuse, une interrogation, pleine de tourments et de reproches...

La vaine quête amoureuse est soulignée par le verbe "chercher" : "Je t'ai cherché au bout des chambres, Où la lampe était allumée...", une quête qui semble infinie et impossible, comme le suggère l'expression : "au bout des chambres".

On perçoit, aussi, une dissonance dans la phrase "Nos pas n'y sonnaient pas ensemble
Ni nos bras sur nous refermés..." Les négations mettent en évidence une union impossible, un désaccord.
 

Le verbe "chercher" revient, les questions sont redoublées, comme pour intensifier le désarroi : "Je t'ai cherchée à la fenêtre Les parcs en vain sont parfumés Où peux-tu où peux-tu bien être."
Une autre question montre le vide de la vie, notamment, au printemps, saison du renouveau et du bonheur, quand l'amour semble impossible : "A quoi bon vivre au mois de mai"...

Le thème de "l'attente" vient renforcer la douleur, quand la vie se résume à "nommer" quelqu'un sans l'atteindre, un être insaisissable, comme le suggère l'oxymore "toujours même et différente".

Le poète est, de plus, seul responsable de cet amour inaccessible, il ne peut que s'en "blâmer", verbe très fort qui aggrave le malheur.

La quête se transforme en une sorte d'errance immobile, un oubli de la vie et finalement devient synonyme d'une mort qui n'en finit pas...

La mélodie douce et mélancolique s'intensifie dans le refrain, comme pour souligner toutes les souffrances de l'amour...



 

 

Photo : rosemar

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le blog de rosemar
  • : Pour le plaisir des mots : poésie, chanson, littérature, actualités, politique, éducation...
  • Contact

Profil

  • rosemar
  • Esprit libre et indépendant ,contestataire
  • Esprit libre et indépendant ,contestataire

Texte Libre

fleurs 4fleurs 3coqulicot

Recherche

Https://Fatizo.over-Blog.com/