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3 août 2015 1 03 /08 /août /2015 08:52
Mais que les ruines sont belles !

 

 



Le mot "ruines" nous fait voir des vestiges d'autrefois, des temples grecs aux marbres écornés, d'une blancheur de lys... Ruines de monuments anciens aux colonnes décimées, aux chapiteaux écroulés que l'oeil se plaît à observer...

Cap Sounion, le Parthénon, les Propylées, le temple de Delphes, Ephèse, Milet, Pergame, des théâtres antiques aux échos sonores si parlants !

Mycènes, Epidaure, Dodone, Olympie !

Ruines des vieux villages de Provence, maisons de pierres sèches, aux murs éblouis de lumières !

On aime ces blocs de pierre apaisants, aux contours incertains, remplis de tant d'histoire, au passé somptueux...

On aime ces volutes harmonieuses, ces motifs épurés, ces lignes élancées.

 

Sous un soleil de plomb, les marbres se redessinent, revivent sous un ciel azuréen.

Le mot "ruines" nous fait percevoir, avec sa gutturale "r" toute la dureté de la pierre, et, aussi, la rudesse du temps qui passe, les voyelles "u" et "i" très aiguës qui s'enchaînent semblent restituer toute la douleur de ces écroulements...
Voilà encore un mot expressif ! On voit des pans de murs crouler, sous l'effet de la fuite du temps.

Venu d'un verbe latin "ruo", "s'effondrer", le mot "ruine" nous montre tant de désolation et de désarrois !

Mais que les ruines sont belles, aussi ! Que ces vestiges d'autrefois nous parlent ! Pierres usées, certes, mais polies et patinées par le temps, pierres, où l'on perçoit encore le geste du sculpteur si précis...

Fûts de colonnes écroulées, comme un château de cartes, dans un étagement de pierres amoncelées ! 
Statues brisées, meurtries, mais pleines d'harmonies !


Des noms célèbres surgissent, Phidias, Praxitèle, artistes du passé, dont les oeuvres nous sont parvenues à travers les siècles...

Les ruines nous transmettent tant de poésie, de beauté et d'élégance !

Elles nous parlent des religions et des dieux d'autrefois, Zeus, Athéna, Poséidon, Arès, Bacchus, Artémis, elles évoquent, aussi, toute l'humanité de ceux qui nous ont précédés, leurs croyances, leur vie, leur goût pour la beauté.

Elles recèlent tant de messages ! Elles sont peuplées d'une multitude de souvenirs, d'êtres qui les ont animées...

La Sicile et sa vallée des temples, Olympie et ses fûts de colonnes brisées, Delphes, la Tholos, le théâtre, Aspendos, ville turque !

Que de noms résonnent et que de splendeurs !

 

 

 

 

 

Photos : rosemar  Le temple de Diane, à Nïmes

Mais que les ruines sont belles !
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2 août 2015 7 02 /08 /août /2015 10:30
La plage du ciel se teinte de nacres dorées...

 

 

 

 



Des vagues de nuages devenues panaches de chrysanlines s'étirent dans le ciel...


Les nuées grises, orangées s'alignent sur l'horizon, forment des embruns, des fumerolles ouatées, des volutes, aux teintes de cuivre.


Tableau somptueux de l'été ! Les couleurs se fondent, se rejoignent, s'entrelacent et dessinent des enroulements majestueux...

Sur le bord du ciel, des filets légers de lueurs blanches et roses se détachent... Des écumes envahissent la plage du ciel, légères vaguelettes qui viennent mourir sur l'horizon...

La plage du ciel se nacre de teintes dorées, qui viennent s'éteindre sur le bleu de l'azur...

Les nuées deviennent vagues soyeuses et se replient sur l'azur.

Le ciel se couvre d'écumes marines, aux couleurs de roses !

Le tableau nous fait voir un magnifique clair-obscur : d'un côté, des nuées assombries d'ocres et de bruns, de l'autre, le bleu rayonnant du ciel, mer immense sur laquelle se brisent des vagues cotonneuses et vaporeuses...


Quel somptueux dégradé de couleurs,  gris et bleu azuréen, teinté de rose pâle !


Quel paysage céleste ! 


 

 

 

 

Photos : rosemar

La plage du ciel se teinte de nacres dorées...
La plage du ciel se teinte de nacres dorées...
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1 août 2015 6 01 /08 /août /2015 10:34
Et les grands oiseaux qui s'amusent...

 

 



Les rêves de voyages hantent les esprits de bien des poètes : on songe à Baudelaire qui évoque, maintes fois, dans les Fleurs du mal, des voyages imaginaires vers des pays exotiques et lointains, des pays inondés de soleils et de lumières, des îles paradisiaques.


C'est aussi le rêve que fait Bernard Dimey, l'auteur de la chanson intitulée Syracuse, interprétée et mise en musique par Henri Salvador : il entrevoit l'espoir d'aller à Syracuse, ville aux sonorités magiques et mystérieuses, ville du Sud, en Sicile. Les consonnes sifflantes sourde et sonore, la finale féminine du mot, les voyelles variées nous entraînent vers un monde de rêves et de bonheur... 

Le conditionnel "j'aimerais tant" montre une forme d'illusion, que le poète souhaiterait voir se concrétiser un jour.

La Sicile, l'île aux trois pointes, la Sicile et ses temples grecs représentent bien ces voyages paradisiaques, ces terres ensoleillées qui suscitent des désirs d'évasion.

 

Le rêve se complète de voyages vers l'île de Pâques et Kairouan... noms pleins d'exotisme et de dépaysement, des lieux remplis de mystère et qui nous transportent de l'Océan Pacifique vers la Tunisie.

 

On songe aux fabuleuses statues de l'îles de Pâques, on est ébloui par le nom exotique "kairouan" qui nous fait voyager vers l'orient, ses mosquées somptueuses, ses oasis.


L'évocation des oiseaux, qui suit, est toute imprégnée de poésie : on voit les oiseaux s'amuser avec le vent et "glisser" majestueusement sous le souflle des alizés... Les oiseaux symbolisent, traditionnellement, un monde de liberté et d'errance associé au voyage.

Les sonorités de sifflantes suggèrent une harmonie, pleine de douceur : "les grands oiseaux qui s'amusent à glisser l'aile sous le vent..."


Le voyage nous emmène, ensuite, vers des mondes lointains et des vestiges du passé : les jardins de Babylone, une des sept merveilles du monde, le palais du grand lama au Tibet, puis la ville de Vérone en Italie et le mont Fuji Yama au Japon... Les sonorités exotiques et lointaines de tous ces noms propres nous font rêver... Le voyage dans l'espace se double, aussi, d'un voyage dans le temps.


La belle périphrase "le pays du matin calme" évoque la Corée, un pays fait d'harmonie et de beauté, comme le suggère bien l'expression.

Un bonheur idyllique transparaît dans ces vers, d'autant que le poète imagine les plaisirs associés à ces pays lointains :" pêcher le cormoran, s'enivrer de vin de palme... écouter chanter le vent" : on perçoit une vie insouciante et limpide, faite de bonheurs simples et tranquilles.


Dans la dernière strophe, l'auteur fait allusion au temps qui passe et qui est compté, pour chacun : il souhaite partir pour de lointains voyages, avant qu'il ne soit trop tard, avant que sa jeunesse se soit enfuie.


Il espère ainsi garder d'éternels souvenirs de ces découvertes et pouvoir les dérouler dans sa mémoire, tout en restant à Paris : le thème de la fuite du temps qui apparaît, à la fin du texte, donne une touche mélancolique à l'ensemble...


La mélodie très douce, composée par Henri Salvador,  accentue l'idée d'évasion et de rêve associés aux voyages... 


http://youtu.be/223tksvu7uw


 


http://youtu.be/tbY9ZJXdH1

 

 

 

 

 

 

Et les grands oiseaux qui s'amusent...
Et les grands oiseaux qui s'amusent...
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30 juillet 2015 4 30 /07 /juillet /2015 09:03
Solennelle ! C'est bien le mot qui convient !

 

 



Une photo d'autrefois...


Ma soeur est photographiée pour sa communion solennelle : c'était l'expression consacrée à l'époque...

Solennelle ! C'est bien le mot qui convient, quand on voit la tenue somptueuse que porte ma soeur...

Un éblouissement de blancs ! Ue robe brodée de galons, pleine d'élégance, dont on perçoit la matière d'un tulle transparent sur un jupon de soie...

Un long voile retombe, en plis, jusque vers le milieu de la jupe, révélant des broderies sous forme de ramages et d'arabesques.

Le bord du voile laisse voir un galon soyeux... Sur la tête, une couronne de roses retient le voile qui encadre le visage juvénile de ma soeur et qui laisse entrevoir ses longs cheveux sombres.

A la ceinture, est accrochée une aumônière, piquetée de filaments, d'une blancheur de lys.

Les mains, gantées d'un très léger voile, tiennent un missel et un long chapelet...
La tenue est complétée par une croix ouvragée, en or, qui descend sur le col.
Les manches sont ornées de galons et laissent entrevoir des envolées de tulle.
Le missel, lui-même, est couvert de broderies.

On est subjugué par cette tenue somptueuse, d'autant que nous sommes issus d'une famille très modeste.

Mais, à cette époque, on ne badinait pas avec les robes de communiantes ! Il suffit de regarder des photos de ces jeunes filles aux robes longues, majestueuses pour en prendre conscience.

Plus tard, "l'aube", une tenue plus sobre et plus stricte a remplacé ces robes d'autrefois, faisant disparaître un peu de la magie de ces cérémonies religieuses...

Cette robe, c'est ma grand-mère paternelle qui l'avait cousue et conçue de toutes pièces !

Un véritable travail d'artiste ! Ma grand-mère avait des doigts de fée !

Ma grand-mère mexicaine, ma grand-mère aventureuse qui avait tenté de s'exiler au Mexique pour y faire fortune, avait des talents extraordinaires de couturière.

Un jour, ma mère m'a montré cette robe, conservée comme une relique, dans la cave de la maison familiale : elle-même en admirait encore la facture et me révélait son émerveillement pour les dons et le travail de ma grand-mère.

Instant magique, moment de connivence avec ma mère ! Une façon de rendre, aussi, hommage à ma grand-mère...

Elle avait accompli un travail digne d'une couturière professionnelle qui était, aussi, la marque d'un goût raffiné, d'une envie de perfection.

A cette époque, il n'était pas rare que les mères, les grands-mères confectionnent toutes sortes de vêtements, et la communion solennnelle était l'occasion de déployer tout un savoir-faire qui a disparu de nos jours...

Cette robe somptueuse paraissait digne de figurer dans un conte de fées, tant elle rayonnait d'éclats, tant elle signait une tenue de rêve !


 

 

 

 

Solennelle ! C'est bien le mot qui convient !
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29 juillet 2015 3 29 /07 /juillet /2015 08:51
Des éponges imbibées d'eau fraîche...


 

Dans un extrait du célèbre Roman de la momie de Théophile Gautier, on voit deux explorateurs utiliser des éponges, pour se rafraîchir et apaiser les chaleurs du désert, juste avant de pénétrer dans une tombe...


"La chaleur devenait si intense que le jeune lord se défit de son paletot blanc, et le docteur de son habit noir, que suivirent bientôt leur gilet et leur chemise ; Argyropoulos, voyant leur souffle s'embarrasser, dit quelques mots à l'oreille d'un fellah, qui courut à l'entrée du souterrain et rapporta deux grosses éponges imbibées d'eau fraîche, que les deux voyageurs, d'après le conseil du Grec, se mirent sur la bouche pour respirer un air plus frais à travers les pores humides, comme cela se pratique aux bains russes quand la vapeur est poussée à outrance.
On attaqua la porte, qui céda bientôt.
Un escalier taillé dans le roc vif se présenta avec sa descente rapide."


Le mot "éponge", si familier, a des origines lointaines et une histoire très ancienne !

Encore un mot venu du passé dont on ne soupçonne pas toute l'ancienneté, la noblesse et le prestige...

L'éponge qui  absorbe les liquides, grâce à sa  substance poreuse, qui revêt de somptueuses couleurs de sable nous séduit et nous étonne !

La douceur de l'éponge, sa rondeur, sa souplesse en font un objet sympathique et bienveillant...

Sa capacité d'absorption surprend : voilà un outil magique qui retient l'eau et la libère, par la simple pression de la main !

Le mot, avec ses consonnes labiale, chuintante n'est-il pas empreint de charme et d'élégance ? La voyelle nasalisée "on" lui confère, aussi, une légèreté infinie.

Les anfractuosités forment comme des remous, des vagues sinueuses sur l'objet, lui donnent des reliefs, des pleins, des déliés, une structure surprenante.

L'éponge, pleine de délicatesse dans sa texture, nous fait percevoir toute sa subtilité, on aime ses aspérités légères, aériennes.

L'éponge peut être d'origine animale, végétale ou synthétique...

L'éponge marine ou "porifera", est la plus étonnante : cet animal aux couleurs variées de rose profond, vert, blanc, mauve, aux formes diverses, nous fait entrer dans l'univers des profondeurs marines, mystérieuses, étranges, secrètes... Et on découvre que les éponges ont, ainsi, toutes sortes de propriétés, elles sont capables de se régénérer, de revivre, de s'associer !

Les éponges pourraient, même, être les plus vieux êtres vivants du monde !

Ces animaux sédentaires ont le pouvoir de vivre et de s'incruster sur différents supports : roche dure, sédiment meuble, coquilles, carapaces de crustacé...

Les éponges peuvent même abriter d'autres animaux, comme des crevettes, ou les larves de certains insectes...

Le mot, lui-même, très ancien nous fait remonter aux origines lointaines de notre langue, le latin et le grec. Le terme latin "spongia" vient du grec "spoggia"...ou "spoggos".


On trouve ce mot dans l'Odyssée d'Homère, par exemple dans cet extrait du chant I au vers 111... On y voit des serviteurs de la maison d'Ulysse nettoyer les tables, grâce à des éponges :

" Athéna part en s'élançant des sommets de l'Olympe et s'arrête au milieu de la population d'Ithaque, devant le vestibule d'Ulysse, sur le seuil de la cour. La déesse, sous les traits de l'étranger Mentes, roi des Taphiens, tient entre ses mains sa lance redoutable ; elle trouve les fiers prétendants se livrant au jeu de dés, couchés sur des peaux de bœufs qu'ils avaient immolés eux-mêmes ; /des hérauts et des serviteurs actifs s'empressaient, les uns de mêler le vin et l'eau dans les cratères, les autres de nettoyer les tables avec des éponges douées et poreuses, de les mettre en place et de diviser les viandes par morceaux. /Le premier qui aperçoit au loin la déesse est Télémaque, semblable à un dieu ; assis parmi les prétendants à la main de sa mère, son cœur est dévoré de chagrins.."


/"κήρυκες δ᾽ αὐτοῖσι καὶ ὀτρηροὶ θεράποντες


οἱ μὲν οἶνον ἔμισγον ἐνὶ κρητῆρσι καὶ ὕδωρ,


οἱ δ᾽ αὖτε σπόγγοισι πολυτρήτοισι τραπέζας


νίζον καὶ πρότιθεν, τοὶ δὲ κρέα πολλὰ δατεῦντο."/


Ainsi, ce mot ancien, utilisé par un des premiers auteurs de la littérature grecque, Homère, nous apparaît d'autant plus précieux, chargé d'histoire, d'un passé prestigieux...

L'éponge ! Mot venu du grec ! Les grecs, peuple de marins, ont dû découvrir, très tôt les propriétés étonnantes de l'éponge et s'en servaient déjà pour nettoyer différents supports !

L'adjectif qui qualifie le mot dans le texte grec, "polytrétos" signifie "aux mille trous", et caractérise bien la nature même de l'objet, couvert de crevasses et d'aspérités...

Voilà un mot qui nous fait découvrir des profondeurs marines, emplies de splendeurs, qui nous fait voyager dans le temps, qui nous charme de sonorités séduisantes !


Voilà un objet aux propriétés magiques, aux contours sinueux, remplis de douceurs !

 

 

 

 

Des éponges imbibées d'eau fraîche...
Des éponges imbibées d'eau fraîche...
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27 juillet 2015 1 27 /07 /juillet /2015 08:51
Après les grecs, les agriculteurs sont coupables...

 

 

 

Les agriculteurs français sont souvent montrés du doigt, dans la crise qui les oppose au gouvernement : alors que nombre d'entre eux n'arrivent plus à vivre du fruit de leur travail, ils sont coupables, selon certains, d'un abus de pesticides et d'engrais, ils sont coupables de pratiquer une agriculture intensive et ce qui leur arrive n'est que justice...

Les agriculteurs ont accepté de se soumettre et de se livrer à une production intensive...

Mais n'est-ce pas le système actuel qui les a conduits vers ce type de production ? Alors que se sont installées en Allemagne, en Roumanie des fermes gigantesques, où sont élevés des porcs, des volailles à bas prix, face à une concurrrence effrénée, quelles étaient les solutions ?

N'est-ce pas l'Europe avec ses directives insensées qui doit être incriminée ?

Les coûts de production qui sont dérisoires dans certains pays de l'union européenne entraînent, aussi, immanquablement les paysans français vers la faillite.

Après les grecs coupables de tous les maux, voilà les agriculteurs cloués au pilori, condamnés pour avoir employé des pesticides que tous les agriculteurs européens utilisent !

Dans notre beau pays, on a vite fait d'accuser les autres, ceux qui exercent un autre métier que le sien...

Les coupables sont tout trouvés : les agriculteurs sont fautifs, les enseignants sont responsables, bien sûr, aussi, de la crise que connaît, à l'heure actuelle, l'éducation...

Pourtant, rien n'est simple et il est trop facile d'accuser les paysans d'être responsables de la situation difficile dans laquelle ils se trouvent.

Certes, la FNSEA a joué, souvent, un rôle trouble et inadapté, mais a-t-on le droit de stigmatiser les agriculteurs, des gens humbles, qui travaillent dur, qui, parfois, n'ont même pas droit à des vacances ?

La mondialisation a bouleversé cette profession, les techniques de production ont évolué, grâce à des outils performants.

Mais ce métier est des plus complexes : avez-vous essayé de faire pousser des légumes ou des fruits de manière totalement naturelle ?

Les paysans sont soumis à de multiples aléas : la sécheresse, les intempéries, les différentes maladies qui s'attaquent aux plantes, les insectes...

Comment ne pas percevoir toutes les contraintes de ce métier ?

Des milliers d'oliviers ont dû être détruits en Italie, en raison d'une bactérie tueuse, la xyllela fastidiosa, au nom bien révélateur,  celle-ci a peut-être, même, atteint les rivages de la Corse... On voit bien que les obstacles sont nombreux et terribles, dans une telle profession.

Un paysan qui n'arrive pas à vivre de son activité, en France, c'est une indignité, des agriculteurs qui se suicident, parce qu'ils ne parviennent pas à vivre de leur travail, c'est une honte.

Comme nous tous, les agriculteurs sont "livrés", pieds et poings liés à l'Europe, à ses financiers, à ses lobbies : c'est le système tout entier qu'il faut remettre en cause.

Arrêtons de jeter la pierre à autrui, à celui qui travaille dur, pour essayer de survivre : mon grand-père était paysan et je sais toutes les âpretés et les difficultés de ce métier...

Un métier très rude qui exige une disponibilité totale, un métier aux multiples contraintes qui doit être valorisé.
 

 

 

 

 

Après les grecs, les agriculteurs sont coupables...
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26 juillet 2015 7 26 /07 /juillet /2015 15:57
Une invention révolutionnaire !

 

 

Une vidéo que je ne peux m'empêcher de diffuser, tellement elle me ravit : une invention révolutionnaire !


Une vidéo si réjouissante ! 


Eh oui ! Cette invention est quelque peu ancienne, si bien que nous en avons oublié les nombreux avantages !


Vive le livre, le vrai !


 


https://youtu.be/Q_uaI28LGJk



 

 

Une invention révolutionnaire !
Une invention révolutionnaire !
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26 juillet 2015 7 26 /07 /juillet /2015 09:50
La lune sur le pin...

 

 


Fin croissant de lune sur l'ombre du pin, brillances et douces lumières à peine rosées derrière les ramures du pin...


Un paysage se dessine, dans l'ombre naissante : les pignes, les branches forment des ombres chinoises, un contraste éblouissant de couleurs, pastels de roses et cannetilles sombres.

Quelques ramilles légères s'agitent, faisant palpiter le fond rosé du tableau, des dentelles, des résilles apparaissent et s'entrecroisent, des entrelacs ondoyants...

La lune sereine couronne le pin d'une lumière vive sur le ciel gris-bleu.

A l'ouest, le ciel se dore d'un coucher de soleil finissant, quelques nuages gris s'effilochent sur l'azur doré.

Les nuées s'étirent, formant des embruns et des vagues de brumes, les nuées se déchirent en tourbillons vaporeux...

Le paysage, derrière le pin, devient irréel, une lumière douce semble sourdre de la terre, fait vivre chaque ramille, les redessine avec délicatesse et subtilités.

Le tableau s'éclaire des douces lueurs du couchant, le paysage devient estampe japonaise, avec ces fines brindilles de pins qui se meuvent avec souplesse sur des harmonies de roses...

Chaque ramille se détache sur ce décor, chaque aiguille de pin palpite, dans l'air du soir.

La lune s'arrondit, en arc de cercle, sur les hautes branches, elle embellit le tableau, le couronne d'un éclair flamboyant.


 

 

 

 

Photos : rosemar

 

La lune sur le pin...
La lune sur le pin...
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25 juillet 2015 6 25 /07 /juillet /2015 13:20
Pour la rosée qui tremble au calice des fleurs...

 

 



Cette chanson de Jacques Brel s'ouvre sur l'évocation de la "rosée qui tremble au calice des fleurs", belle image qui personnifie la nature, et qui l'associe au coeur de la femme aimée à laquelle s'adresse le poète...


La fleur tremble de peur "de n'être pas aimée", sentiment que chacun a pu éprouver et que peut ressentir le coeur de la jeune femme..

La pluie se transforme en "clavecin de l'étang, jouant page de lune" et fait songer à la voix et au chant de l'amoureuse... On perçoit, là, une belle évocation qui mêle la nuit, la musique, la nature... on est sensible à une harmonie de sensations visuelles et auditives : la lumière de la lune se retrouve en harmonie avec le chant de la pluie et celui de la femme aimée...

On perçoit, dans ce tableau, un bel effet de clair-obscur, puisque le "noir de la pluie" s'unit à la clarté de la "lune"...

L'aube qui apparaît, hésitante, "lumineuse et fragile " fait songer au front de la belle... Le poète réunit, ainsi, toute la beauté et la délicatesse de la nature et celles de la jeune femme...

Puis, c'est l'aurore "battue par l'aile d'un oiseau" qui symbolise son rire rayonnant...

Le jour qui se lève évoque, aussi, la joie de celle qu'on aime... Ce jour nous fait percevoir des "dentelles de bois", comme si la nature se faisait créatrice de beauté et d'harmonies, en même temps que la jeune femme.

Le jour, encore, annonce le retour tant attendu de l'être aimé, parti et revenu.

Enfin la porte s'ouvre, et l'amour se traduit par un "cri qui jaillit" et qui réunit de nouveau, les deux amoureux.

La chanson, ponctuée, sans cesse, par la déclaration "je t'aime", réitérée à la fin, restitue des sentiments de bonheur, et traduit, à travers la beauté et la fragilité de la nature, un amour fait de limpidité, où le monde est à l'unisson de l'amoureux...

Les images utilisées, tout au long du texte, nous montrent, à la fois, la force et la délicatesse de l'amour.

La mélodie soulignée par des sons de flûte légère traduit bien toute l'harmonie qui réunit la nature et la femme aimée... elle s'intensifie, à la fin, quand les deux amoureux se retrouvent.

On perçoit une alternance de consonnes très douces, fricative "f" et sifflante "s"et de gutturales plus âpres,"r" et "c", une façon de souligner beauté et fragilité...


"Pour la rosée qui tremble au calice des fleurs
De n'être pas aimée et ressemble à ton cœur
Je t'aime
Pour le noir de la pluie au clavecin de l'étang
Jouant page de lune et ressemble à ton chant
Je t'aime..."
 


Simplicité, beauté des images, fusion de la nature et de la jeune femme font de ce texte un poème plein de sensibilité...


 



Photo : rosemar

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24 juillet 2015 5 24 /07 /juillet /2015 10:41
Les vacances : oublions le vide !

 



Le mot "vacances" vient d'un verbe latin, "vacare", "être vide"... 

Et le vide est là ! La vacuité s'empare du monde ! Les touristes se précipitent sur les plages, pour remplir le vide, pour bronzer à outrance et ramener une peau dorée, à souhait...

Certains remplissent le vide, sur des forums de discussions, évacuant leur ennui, à coup d'invectives, d'insultes virulentes.

D'autres accusent les grecs de tous les maux de la terre, méprisant le sort qui leur est réservé, éructant leur haine : les grecs ont osé demander l'aide des européens, pour faire face aux incendies qui ravagent l'Attique ou le Péloponnèse !

"Les grecs ont triché, ont volé, Tsipras est un populiste dangereux, un nouvel Hitler qui sème la panique en Europe !"

Le vide des insultes, le vide de la pensée !

Le vide consternant de la vacuité !

Certains se passionnent pour le tour de France, émaillé par des soupçons de dopage, par des incidents qui montrent encore la vacuité de certains : des coureurs insultés, arrosés d'urine ou humiliés...

Certains se lancent des défis sur internet, des paris stupides qui peuvent conduire à la mort, une nouvelle mode délirante qui montre encore le vide de nos sociétés. Boire une quantité impressionnante d'alcool, se lancer dans une mer glacée, par mauvais temps... Facebook devient, ainsi, une incitation au vide et à la bêtise.

La vacuité s'empare du monde !

Et pourtant, le temps des vacances permet tant de bonheurs simples : le bonheur de l'eau fraîche dans le jardin, celui de la lecture, de l'écriture.

La poésie, les romans nous offrent des horizons si variés, voyages dans le temps, l'espace, l'imaginaire, la beauté de paysages lointains.

Le temps de l'action est ouvert à tous : balades dans la nature, découvertes de sites, de musées, nuits à la belle étoile...

Le plaisir des plats légers de l'été, les salades, les fruits de l'été si savoureux : les pêches, abricots, fraises et pastèques si rafraîchissantes.

Le bonheur de goûter à la liberté, à un temps retrouvé qui permet de se cultiver, d'engranger des expériences nouvelles, différentes.

Le plaisir du soleil, sans outrance, la joie de lézarder et de s'occuper du jardin, de gratter la terre, d'arroser les fleurs, d'en sentir tous les parfums, menthe, romarins, lavandes de l'été.

Le plaisir de la plage, au petit matin, au lever du soleil, quand la chaleur est douce, et légère, quand les rives sont désertes, l'eau limpide et lumineuse.

Le bonheur de photographier des paysages, des couchers de soleils éblouissants, d'observer toutes sortes de spectacles offerts par la nature : des rouleaux de vagues, des ciels lumineux, des pins éblouis de soleil, aux senteurs si douces...

N'oublions pas de regarder et d'observer le monde, non pas à travers un écran, mais en ouvrant les yeux sur tous les spectacles qui nous entourent...

De véritables spectacles, pleins de vérités, d'harmonies, les arbres, les fleurs, un vol d'oiseaux qui s'emparent du ciel, le murmure des cigales.

Des nuits étoilées sous la Grande Ourse, des lunes qui illuminent le ciel de croissants irisés, la voie lactée qui peuple la voûte céleste de tableaux irréels.

La musique s'offre à nous : on peut écouter, apprécier et découvrir toutes sortes d'oeuvres musicales, chansons, concertos, jazz, rock...

Oublions le vide pour des activités enrichissantes, culture, lectures, musiques, saveurs, spectacles divers...

Oublions le vide, pour remplir chaque journée de découvertes nouvelles....


 

 

 

 

 

 

Photos : Christelle et rosemar

 

Les vacances : oublions le vide !
Les vacances : oublions le vide !
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