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29 mars 2017 3 29 /03 /mars /2017 10:13
Pissarro : tout le charme d'un tableau champêtre...

 

 

Un tableau champêtre aux teintes claires et rayonnantes : sous un pommier, quatre personnages participent à une récolte de ces fruits que l'on entrevoit à peine dans l'arbre.

 

Voilà un véritable hymne à la nature : sous un soleil éclatant, un paysan gaule les pommes, alors que deux femmes accroupies ramassent les fruits à même le sol.

 

On les voit, le dos cassé, penchées vers le sol remplir des paniers en osier... Les gestes, la posture des personnages restituent la dureté de la tâche...

 

Une seule femme observe attentivement la scène, immobile, les yeux fixés sur le pommier.

 

Le soleil est là, il illumine le paysage et on voit l'ombre portée de l'arbre sur le sol...

 

Tout autour, plusieurs paniers débordent de fruits...

 

On voit, aussi, le geste précis du paysan qui tient une gaule dans ses mains...

 

Tout autour, à l'arrière plan, des champs aux teintes de xanthe éclatant, des tons chauds qui éclairent la toile...

 

Pissaro nous fait percevoir la texture des paniers en osier, la lumière qui irradie le paysage,  les vêtements  sont simples, des tabliers sur de longues jupes pour les personnages féminins, un gilet brun et un pantalon rustique pour le paysan.

 

Au loin, on peut apercevoir une charrette, des arbres qui s'arrondissent sur l'horizon...

 

On retrouve, dans ce tableau, un des thèmes de prédilection des impressionnistes : la nature, des gens humbles, des paysans qui s'activent.

 

La technique impressionniste est parfaitement maîtrisée : par petites touches, elle restitue les éclats de la lumière sur le paysage...

 

Les teintes de bruns, pour les paniers, les vêtements permettent de souligner les personnages et le travail qu'ils accomplissent.

 

Scène familière, simple, ce tableau magnifie le travail des paysans, leurs gestes attentifs, il montre la difficulté de leur labeur : le corps des femmes est disloqué, penché en avant.

Moins connu que Cézanne et Monet, Camille Pissarro a pourtant peint plus de 1500 tableaux, il est le premier des impressionnistes, il a expérimenté différentes techniques, dont le pointillisme qui consiste à juxtaposer de légères touches de couleurs...

 

 

 

Une exposition Pissarro a lieu au Musée du Luxembourg du 16 mars au 9 juillet.

 

http://museeduluxembourg.fr/expositions/pissarro-eragny

 

 

http://culturebox.francetvinfo.fr/arts/peinture/pissarro-aux-sources-de-l-impressionnisme-au-musee-marmottan-253077

 

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28 mars 2017 2 28 /03 /mars /2017 07:22
François Fillon : l'austérité pour ceux qui se lèvent tôt...

 


 

François Fillon, on l' a vu, lors de l'Emission politique, c'est l'impossible dialogue avec la France d'en bas, le peuple qui travaille pour des salaires de misère.

 

Face à des infirmières, des aides-soignantes, face au personnel d'une maison de retraite publique médicalisée, François Fillon a réaffirmé son intention d'augmenter leur temps de travail, alors que ces salariés sont déjà au bord du burn-out.

 

Comment faire plus, quand on est déjà saturé de travail ?

François Fillon affirme alors : "Tout autour de nous, on est à 39 heures."

 

Alors qu'un infirmier lui dit : "Vous avez trouvé la solution pour les retraites, nous on ne va pas rester longtemps, en retraite", voilà que Fillon rétorque : "Vous savez que la durée de vie s'est allongée de manière considérable..."

Une façon d'éluder le problème de ces employés, qui, eux, souffrent au travail et ont une espérance de vie amoindrie...

 

Les hommes politiques profitent, quant à eux, d'avantages et de privilèges considérables, cadeaux somptueux, salaires confortables, passe-droits, emplois très bien rémunérés pour des membres de leur famille.

François Fillon n'est, d'ailleurs, pas le seul concerné : la plupart de nos élus profitent et abusent largement de ces privilèges.

 

Mais François Fillon, dans son programme, demande aux gens les plus modestes de travailler davantage, de faire des économies.

Où est la cohérence, où est l'intégrité, où est la justice ?

 

L'austérité est réservée à ceux qui se lèvent tôt, qui triment pour gagner péniblement de quoi vivre.

Lors de cette séquence, on perçoit le décalage entre le monde politique et le peuple.

 

Des hommes politiques qui vivent dans un univers de luxe, portant des costumes qui coûtent une fortune, se faisant offrir des montres qui ont la valeur de bijoux somptueux...

Des hommes politiques totalement déconnectés de la réalité du monde du travail, parce qu'ils n'ont jamais travaillé eux-mêmes...

Des hommes politiques dont les privilèges dépassent les bornes, qui affirment être des modèles de vertu et d'exemplarité, qui demandent aux gens du peuple de travailler toujours plus...

 

Mais quel dédain pour le peuple ! Quelle arrogance !

 

"On ne peut pas diriger la France si on n'est pas irréprochable, c'est une évidence... les ministres ne doivent pas être mis en examen, doivent avoir une attitude exemplaire."

"On est des hommes politiques, nous avons comme responsabilité de montrer le chemin..."

Tels étaient les propos de François Fillon en novembre 2016...

 

On cherche encore cette "attitude exemplaire", à la place, on ne trouve que mépris, morgue, outrecuidance.

 

 

 

 

 

François Fillon : l'austérité pour ceux qui se lèvent tôt...
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27 mars 2017 1 27 /03 /mars /2017 12:34
Donald Trump : pas d'hommage pour Chuck Berry....

 

 

 

La mort de ce roi du rock, Chuck Berry a suscité une avalanche d'hommages : ce père du rock'n roll a été salué par de nombreux artistes : Bruce Springsteen, Ringo Starr, Johnny Hallyday, Jean-Louis Aubert... tous ont fait l'éloge de ce pionnier du rock'n'roll décédé le 18 mars 2017.

 

Des hommages mérités pour ce guitariste, ce géant du rock qui en a inspiré tant d'autres.

 

Il fallait voir ce chanteur de rock sur scène : un vrai rocker qui assurait le spectacle, par ses mimiques, ses pas de danse...

Il fallait écouter les musiques pleines d'entrain qu'il avait composées...

 

On ne peut que s'étonner, dès lors, du silence du président des Etats-Unis, Donald Trump, à ce sujet.

Lui, le spécialiste des tweets en tous genres, lui qui aime commenter toutes sortes d'événements, n'a même pas eu l'idée de rendre un dernier hommage au Roi du rock.

 

Aucun message adressé à cette occasion par le nouveau président, aucun hommage pour un chanteur de rock génial, une bête de scène qui dégageait humour et joie de vivre.

 

Comment expliquer ce silence, ce mutisme de Donald Trump ?

Mépriserait-il le rock, la musique, dédaignerait-il la culture afro-américaine ?

 

Ce silence en dit long sur le personnage de Donald Trump...

Curieux mépris d'un chef d'état pour un guitariste parti de rien, devenu célèbre, représentant d'une Amérique noire souvent dédaignée par certains.

Curieux oubli d'un président qui se doit de reconnaître le génie de ses concitoyens...

 

Certes, Chuck Berry n'a pas eu une vie totalement exemplaire.

Mais, son rayonnement à travers le monde, son génie musical auraient dû être salués par Donald Trump.

 

Racisme, intolérance, oubli, mépris d'une certaine culture populaire ?

On ne peut que regretter une telle attitude de la part d'un chef d'état dont la fonction est, aussi, de rendre hommage aux hommes de talent.

Une lacune inadmissible. une faute de goût, une de plus de la part de ce président nouvellement élu.

 

On peut rappeler que ce même Donald Trump a reçu, avec tous les honneurs, à la Maison Blanche, le vice prince héritier saoudien, Mohamed Ben Salmane...

 

 

 

 

 

 

Donald Trump : pas d'hommage pour Chuck Berry....
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26 mars 2017 7 26 /03 /mars /2017 10:53
Premiers bourgeons... dorés, cuivrés, rubescents...

 

 

 

Dorés, cuivrés, rubescents, sur les branches des marronniers, les premiers bourgeons s'éclairent de glacis lumineux...

 

Promesses de feuilles à venir... printemps qui s'annonce peu à peu...

 

Sur les branches noircies, brûlées par le froid de l'hiver, voilà que ressurgit la vie...

 

Des rondeurs se dessinent, des couleurs chaleureuses apparaissent.

 

Des brillances délicates, des embruns légers de roux...

 

Des teintes luisantes de porcelaine vernissée, qui reflètent la lumière...

 

Des promesses d'éclosions, des bourgeons fragiles, des teintes de rouilles...

 

Verts, roses, bruns...  des teintes nuancées se dessinent sur les branches.

 

Peu à peu, apparaissent des feuilles pliées en corolles, des nervures légères, des feuilles prêtes à se déployer...

 

Peu à peu, s'installe le renouveau, peu à peu, la nature s'éveille, s'adoucit, rayonne...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photos : rosemar

Premiers bourgeons... dorés, cuivrés, rubescents...
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25 mars 2017 6 25 /03 /mars /2017 08:45
François Fillon rend ses costumes !

 

 

 

François Fillon a rendu les costumes que lui avait offerts Robert Bourgi. C'est ce qu'il a déclaré, jeudi soir, lors de l'Emission politique, face à David Pujadas.

 

"J'ai eu tort d'accepter" ces costumes, a-t-il affirmé, "j'ai fait une erreur de jugement", et "je les ai rendus", a assuré l'ex-Premier ministre à propos de trois costumes de luxe, d'une valeur totale de 13.000 euros, offerts par son "très vieil ami de plus de vingt ans", Robert Bourgi.

Oui, décidément, François Fillon a commis de nombreuses "erreurs", des manquements à la morale.

Mais, on est surtout étonné des contradictions dans lesquelles il s'enferme lui-même...

 

On perçoit dans la défense de François Fillon un problème de cohérence : soit ses costumes sont un cadeau tout à fait banal, ordinaire, il n'y a donc pas lieu de s'excuser, soit il reconnaît un véritable problème. Mais il ne peut d'une semaine à l'autre, passer d'une attitude à une autre...

 

Tout cela fait désordre... c'est le moins qu'on puisse dire.

Après avoir déclaré : Et alors ?", le voilà qui s'excuse et avoue une faute.

 

Cette stratégie changeante et mouvante a tendance à le discréditer complètement.

Ces fluctuations sont pour le moins curieuses.

Encore une confession, encore des excuses survenues tardivement...

 

Il a osé affirmer avoir rendu les costumes à son ami, après les avoir portés !

On imagine la scène !

Des costumes sur mesure ! Quel gâchis !

 

Empêtré dans une multitude d'affaires, le candidat Fillon, aux abois, cultive et accumule les incohérences.

 

Que d'erreurs ! Que de contradictions ! Soupçons d'emplois fictifs, de conflits d'intérêt, cadeaux luxueux suspects... les faits s'accumulent et révèlent un personnage qui aime l'argent.

 

Puis, après s'être défendu maladroitement, François Fillon est passé à la contre-attaque : et là, encore, il n'y va pas avec le dos de la cuillère, il accuse le président de la République d'être à la tête d'un cabinet noir...

 

Il réclame donc l'ouverture d'une enquête.

Cette accusation et cette mise en cause sont très graves : les auteurs du livre auquel se réfère François Fillon pour porter son accusation, démentent l'existence d'un cabinet noir.

 

La contre-attaque de François Fillon qui dénonce le pouvoir en place, qui évoque un complot, une machination, ressemble à une stratégie maladroite, désordonnée, pour échapper à toutes les critiques qui lui sont adressées.

 

 

 

 

 

 

 

François Fillon rend ses costumes !
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24 mars 2017 5 24 /03 /mars /2017 14:29
Madame de La Fayette enfin réhabilitée...

 

 

 


Justice est rendue,  enfin, à cette grande romancière du 17 ème siècle, Madame de La Fayette : elle sera intégrée parmi les auteurs au programme du Baccalauréat littéraire.

 

On se souvient du mépris affiché par Nicolas Sarkozy, à l'égard de cet auteur : il s'était alors étonné qu'un de ses ouvrages, La Princesse de Clèves figure au programme d'un concours administratif.

 

Il est vrai que Nicolas Sarkozy semblait avoir une certaine défiance envers la culture et les intellectuels : on se souvient qu'une de ses cibles préférées était les enseignants... suppression de postes, suppression de l'année de stages pour les professeurs nouvellement nommés, une succession de mesures qui mettaient en évidence un manque de considération pour le monde de l'éducation et de la culture.

 

Il avait notamment déclaré :"L’autre jour, je m’amusais, on s’amuse comme on peut, à regarder le programme du concours d’attaché d’administration. Un sadique ou un imbécile, choisissez, avait mis dans le programme d’interroger les concurrents sur la Princesse de Clèves. Je ne sais pas si cela vous est souvent arrivé de demander à la guichetière ce qu’elle pensait de la Princesse de Clèves... Imaginez un peu le spectacle !", avait-il affirmé.

Effectivement, "on s'amuse comme on peut'...

Comme si la culture devait être à tout prix utile...

Ce discours très critique révélait bien un dédain pour la culture, avec des termes fortement péjoratifs " sadique, imbécile"...

 

Pourtant, ce roman de Madame de La Fayette, La Princesse de Clèves, représente un jalon essentiel dans notre littérature : premier roman d'analyse psychologique, il évoque une histoire d'amour impossible.

 

Cette année, c'est une autre princesse qui est, quant à elle, mise à l'honneur : La princesse de Montpensier, une nouvelle de Madame de La Fayette qui sera intégrée dans le programme du baccalauréat littéraire en 2018 : voilà une belle initiative qui intervient après la pétition lancée par une enseignante de français d'Alfortville. "La Princesse de Montpensier", écrite par Mme de La Fayette en 1662, est inscrite au programme 2018, avec son adaptation cinématographique par Bertrand Tavernier, qui date de 2010."

 

Françoise Cahen, professeur de français au lycée d'Alfortville avait lancé en mai 2016 une pétition demandant à la ministre de l'Education Najat Vallaud-Belkacem de "donner leur place aux femmes dans les programmes de la littérature de bac L". Soulignant que "jamais un auteur femme n'a été au programme de littérature en terminale L".

 

Voilà un oubli qui est enfin réparé.

Voilà une réhabilitation bien venue...

 

Tant de femmes écrivains méritent, aussi, d'être célébrées et mises à l'honneur : Colette, Marguerite Yourcenar, Georges Sand, Nathalie Sarraute,  Madame de Sévigné, Louise Labé...

 

On peut rappeler, à cette occasion, que La Princesse de Montpensier évoque des thèmes éternels : les difficultés d'aimer, la jalousie, la rancoeur des êtres humains, leur convoitise, leur insatisfaction.

Cette nouvelle permet de découvrir aussi un contexte historique : le 16 ème siècle et les guerres de religion.

Le style conforme au classicisme est fait de pudeur et de retenue, le récit a une valeur morale.

 

 

Le texte :

 

https://fr.wikisource.org/wiki/La_Princesse_de_Montpensier

 

 

 

 

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23 mars 2017 4 23 /03 /mars /2017 10:24
Terrorisme à Londres

 

 

 

Le coeur politique de Londres a été la cible d'une attaque terroriste, ce mercredi 22 mars : un an, jour pour jour, après les attentats de Bruxelles, c'est la capitale britannique qui a été visée.

 

Un policier a été poignardé, l'assaillant, quant à lui, a été abattu par la police, en début d'après-midi, devant le parlement de Westminster à Londres.

Le policier qui a été assassiné n'était pas armé ! Curieuse faille dans la sécurité d'un haut lieu de la politique en Grande-Bretagne.

 

Avec une voiture bélier, le terroriste a, d'abord, fauché plusieurs passants sur le pont de Westminster, un mode opératoire qui fait penser à l'attentat de Nice.

 

Une grosse voiture a foncé dans la foule, faisant une quarantaine de blessés, trois personnes sont décédées.

Trois lycéens français, des bretons ont été blessés.

 

Bien sûr, la cible a été choisie pour frapper l'opinion : Thérésa May s'apprêtait à intervenir dans la chambre des Communes. Elle se trouvait à l'intérieur de Westminster, quand a eu lieu cette attaque.

 

La date, le lieu choisi sont fortement symboliques : le 22 mars 2016, c'était la ville de Bruxelles qui était atteinte par 3 attentats-suicide à la bombe : deux à l'aéroport de  à Zaventem et le troisième dans une rame du métro roulant dans un tunnel proche de la station Maelbeek, dans le quartier européen, faisant de nombreuses victimes.

 

La menace terroriste pèse sur de nombreux pays européens : l'Allemagne, la Belgique, la France, La Grande-Bretagne...

Les attentats se succèdent, et il est impossible de prévoir des attaques de ce type.

 

La zone du parlement de Westminster est un lieu très visité et fréquenté par de nombreux touristes, c'est un lieu particulièrement surveillé.

Mais cette surveillance n'a pas empêché l'action du terroriste. 

Un seul homme, une seule voiture ont semé la panique et la mort dans le centre de Londres.

Ce terroriste a tué et blessé des innocents : des hommes, des femmes, des adolescents.


Les djihadistes de Daesh sont, ainsi, conditionnés pour tuer, manipulés par des chefs qui ont une influence terrifiante, qui les entraînent vers la mort.

 

Comment peut-on se glorifier d'assassinats, comment peut-on se vanter de meurtres ignobles qui visent des êtres sans défense ?

Comment, si ce n'est en raison d'un endoctrinement qui annihile la pensée et la réflexion ?

Les fous de Daesh tuent, terrorisent, détruisent au nom de la religion, ils ne peuvent que desservir leur cause.

C'est une fureur insensée qui s'emparent d'eux, une folie qui résulte de manipulations ignobles.

On peut noter la jeunesse de ces extrémistes : ils sont d'autant plus malléables et influençables,

Voilà déjà 12 ans, le 7 juillet 2005, quatre explosions avaient touché les transports publics de Londres, faisant 56 morts et 700 blessés, dans différents métros.

 

 

 

 

 

 

Terrorisme à Londres
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22 mars 2017 3 22 /03 /mars /2017 11:50
Tartuffe, une pièce politique...

 

 

 


Dans Tartuffe, Molière aborde un thème éminemment politique : en mettant en scène un faux dévot, il évoque une religion dévoyée.

 

Or, le pouvoir religieux et le pouvoir politique étaient étroitement associés au 17 ème siècle : le roi était censé détenir son pouvoir de Dieu. On connaît tous cette expression qui définit le régime politique en place : une monarchie de droit divin...

 

Tartuffe symbolise l'hypocrisie religieuse qui sert de masque pour toutes sortes de turpitudes : il s'introduit dans la maison d'un riche bourgeois, Orgon qui, subjugué par la foi affichée du personnage, le recueille, l'héberge, lui accorde toute sa confiance...

 

Mais Tartuffe sème la discorde dans la famille d'Orgon : la plupart des personnages ont perçu le jeu hypocrite du faux dévot, à l'exception d'Orgon et de sa mère, Mme Pernelle...

Orgon aveuglé va jusqu'à vouloir marier sa propre fille à Tartuffe : toute sa famille s'insurge contre ce projet, d'autant plus absurde que Marianne aime un jeune homme, Valère.

 

On peut imaginer le scandale qu'a suscité cette pièce de théâtre à l'époque de Louis XIV.

Evoquer le thème religieux, mettre en scène un faux dévot, mettre en cause la sincérité de certains hommes d'église, c'était là un outrage à la religion et à la majesté du prince.

Evoquer la religion sur une scène de théâtre, dans une comédie qui prête à rire, c'était aller à l'encontre des autorités religieuses...

Ainsi, la pièce a été longtemps interdite, puis remaniée et enfin autorisée, après 5 années de censure totale.

 

Le message de Molière est multiple : il dénonce l'hypocrisie, mais aussi le fanatisme religieux qui conduit aux pires excès, Tartuffe est l'image d'un fanatique qui sous couvert des rigueurs de la religion, avance masqué et peut ainsi commettre les pires méfaits : il n'hésite pas à tenter de séduire la femme de son hôte : Elmire.

 

Il n'hésite pas à trahir Orgon, celui-là même qui l'a recueilli sous son toit : il livre aux autorités une cassette compromettante et Orgon est menacé d'être emprisonné.

 

Molière fustige, aussi, l'aveuglement d'Orgon, son manque de lucidité : à aucun moment, il n'a su voir les manoeuvres de Tartuffe.

 

On retrouve dans cette pièce un thème récurrent dans l'oeuvre de Molière : la condamnation de la fausseté, la fausse religion, derrière laquelle se cache le personnage de Tartuffe... Molière a dénoncé aussi, maintes fois, la fausse médecine, la fausse science...

 

Molière, le sincère a, sans cesse, lutté contre la fausseté, l'hypocrisie, le mensonge.

 

On comprend toutes les résonances de cette pièce à notre époque : le fanatisme religieux renaît, et il se cache encore sous des apparences trompeuses, il conduit encore aux pires abominations.

 

L'hypocrisie règne dans le monde politique : que de belles promesses nous sont faites lors des campagnes électorales ! Le nom même du personnage a donné lieu à une antonomase : on parle d'un tartuffe quand on veut évoquer un hypocrite...

 

Souvent, la lucidité nous fait défaut et nous sommes manipulés par les médias, la publicité...

 

Ainsi, cette comédie, comme la plupart des oeuvres du 17 ème siècle a une valeur universelle : elle nous met en garde contre tous les fanatismes, tous les excès de la religion, 

 

Elle nous montre l'importance de la clairvoyance, une qualité essentielle pour Molière.

 

Elle nous révèle que le fanatisme est fondé sur une imposture.

Ainsi, Molière élève la comédie à une ambition politique : en s'attaquant à la fausse dévotion, il dénonce le parti tout puissant des dévots : la comédie devient une affaire d'état.

 

Tartuffe est bien une pièce politique qui garde encore toute son actualité : les tartuffes sont nombreux de nos jours, ils envahissent le monde politique, ils sévissent dans les plus hautes sphères de la religion.

 

 

 

Un extrait : Orgon raconte sa première rencontre avec Tartuffe... acte I scène 6

 


Orgon
Ah ! si vous aviez vu comme j’en fis rencontre,
Vous auriez pris pour lui l’amitié que je montre.
Chaque jour à l’église il venait, d’un air doux,
Tout vis-à-vis de moi se mettre à deux genoux.
Il attirait les yeux de l’assemblée entière   
Par l’ardeur dont au ciel il poussait sa prière ;
Il faisait des soupirs, de grands élancements,
Et baisait humblement la terre à tous moments :
Et, lorsque je sortais, il me devançait vite
Pour m’aller, à la porte, offrir de l’eau bénite.
Instruit par son garçon, qui dans tout l’imitait,
Et de son indigence, et de ce qu’il était,
Je lui faisais des dons ; mais, avec modestie,
Il me voulait toujours en rendre une partie.
C’est trop, me disait-il, c’est trop de la moitié.
Je ne mérite pas de vous faire pitié.
Et, quand je refusais de le vouloir reprendre,
Aux pauvres, à mes yeux, il allait le répandre.
Enfin le ciel chez moi me le fit retirer,
Et depuis ce temps-là tout semble y prospérer.
Je vois qu’il reprend tout, et qu’à ma femme même
Il prend, pour mon honneur, un intérêt extrême ;
Il m’avertit des gens qui lui font les yeux doux,
Et plus que moi six fois il s’en montre jaloux.
Mais vous ne croiriez point jusqu’où monte son zèle :
Il s’impute à péché la moindre bagatelle ;
Un rien presque suffit pour le scandaliser,
Jusque-là qu’il se vint l’autre jour accuser
D’avoir pris une puce en faisant sa prière,
Et de l’avoir tuée avec trop de colère.


Cléante
Parbleu, vous êtes fou, mon frère, que je crois.
Avec de tels discours, vous moquez-vous de moi ?
Et que prétendez-vous ? Que tout ce badinage…


 

 

 

 

La première scène de la pièce : Madame Pernelle en colère adresse des reproches à tous les membres de la famille.

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21 mars 2017 2 21 /03 /mars /2017 08:49
Najat Vallaud-Belkacem au pays d'Harry Potter...

 


 

Du pouvoir de l'illusion...

Illusion d'une réforme des collèges dont les enseignants ne veulent pas, parce qu'elle empiète sur des enseignements fondamentaux...

 

Illusion des EPI ou enseignements pratiques interdisciplinaires censés mobiliser les professeurs de plusieurs disciplines sur un thème commun...

 

Illusion derrière laquelle se cache encore et toujours la ministre de l'éducation nationale, Najat Vallaud-Belkacem qui refuse de voir les réalités du terrain, et les difficultés rencontrées par les enseignants pour la mise en oeuvre de ces EPI...

 

Ce vendredi 17 mars, Najat Vallaud-Belkacem, en visite au collège Argote d'Orthez, dans les Pyrénées-Orientales a parfaitement illustré la vacuité et l'illusion de sa réforme.

 

On ne pouvait mieux mettre en évidence les "chimères" des enseignements pratiques interdisciplinaires !

On ne pouvait mieux démontrer l'imposture de ces nouveaux enseignements.

 Un enseignement pratique interdisciplinaire autour de Harry Potter : voilà ce que venait célébrer la ministre... elle a d'ailleurs pris part au jeu : elle a revêtu une cape noire bordée de rouge, afin de se livrer avec quelques élèves à une partie de quidditch, le sport national des sorciers.

Quand l'enseignement devient un jeu de sorciers et de magiciens...

C'est bien là l'illusion à laquelle se livre le ministère.

 

Il s'agit donc de distraire les élèves, car c'est bien connu : les élèves s'ennuient à l'école... ils perdent leur temps.

 

Il faut donc transfomer le collège en un club Méditerranée où l'on passe du bon temps...

Et pour ce faire, on n'hésite pas à sacrifier des heures de français, de mathématiques, de langues.

 

La société du divertissement s'impose même dans les collèges. Comme si les élèves n'étaient pas assez abreuvés de jeux et d'écrans de toutes sortes.

Comme si de nombreux élèves n'avaient pas de difficultés de lecture, comme si on pouvait se passer d'enseignements fondamentaux tels que la grammaire et l'orthographe...

Comme s'il était bon de gommer les difficultés qui sont formatrices...

 

L'école doit rester une école de l'effort, car l'effort permet de progresser.

La réforme des collèges prétend annihiler et faire disparaître l'ennui, grâce à l'interdisciplinarité... ne nous leurrons pas : ce n'est pas en gommant les difficultés, que l'ennui va s'effacer, bien au contraire : c'est en se confrontant à des obstacles que l'élève a envie de progresser.
 

 

 


 

 

 

 

 

Najat Vallaud-Belkacem au pays d'Harry Potter...
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20 mars 2017 1 20 /03 /mars /2017 08:58
Pour célébrer le premier jour du printemps...

 

 

 

 

Pour célébrer le premier jour du printemps...

"Il reste en nous de la plante ; il y a en nous de la plante..." nous dit Michel Onfray, dans son ouvrage intitulé Cosmos... La nature, les arbres, les fleurs sont un condensé de vie et d'humanité...

 

 Les saisons sont essentielles, elles rythment nos vies, dans un élan immuable... Elles forment des cycles qui ponctuent nos vies comme le jour et la nuit qui se succèdent, elles sont des repères dans le temps...

"Voici donc les longs jours ! Voici le printemps !"

 

Un poème consacré au printemps, un poème où la nature personnifiée s'anime et devient une entité vivante, c'est un texte rempli de fraîcheur et d'animisme que nous offre, ici, Victor Hugo...

 

Des exclamations, qui révèlent bonheur et admiration, ouvrent le texte : l'énumération du premier vers restitue une sorte d'exaltation, devant le renouveau du printemps, la lumière est mise en valeur, associée à "l'amour" et au "délire".

 

Le poète se charge d'annoncer le printemps, par une formule réitérée : "voici les longs jours, voici le printemps !" Puis il déroule les mois, "mars, avril, mai, juin", en les caractérisant familièrement et simplement : "avril au doux sourire, Mai fleuri, juin brûlant, tous les beaux mois amis."

 

Ces mois du printemps deviennent des êtres vivants qui nous accompagnent de leur bienveillance.

 

Le décor est, ensuite, évoqué : des arbres, des peupliers semblent, eux aussi, s'animer pour offrir un cadre somptueux au poète : on les voit "se courber mollement comme de grandes palmes..."

 

Un oiseau vient compléter le tableau et assure un fond sonore à l'ensemble : "L'oiseau palpite, au fond des bois tièdes et calmes."

 

Et le poète perçoit tout le bonheur du monde dans cette renaissance : "Il semble que tout rit, et que les arbres verts sont joyeux d'être ensemble..."

 

Le champ lexical du bonheur apparaît : "tout rit, joyeux, quelque chose d'heureux, chanter..."

Les arbres deviennent même l'image du poète : "il semble... qu'ils se disent des vers..."

Le jour et le soir deviennent des entités vivantes, le jour apparaît "couronné d'une aube fraîche et tendre", et le soir se révèle "plein d'amour"...

 

Enfin, la nuit se met à l'unisson de la nature renaissante, puisqu'on y perçoit un chant de bonheur...

 

La simplicité de ce poème, la nature humanisée, emplie de vie traduisent une complicité entre l'homme et le monde qui l'entoure.

 

Des sensations visuelle, tactile, auditive viennent ponctuer le texte et nous font ressentir une forme d'harmonie : le vert des arbres, leurs grandes palmes, un chant heureux dans l'infini de la nuit...

 

Ce poème nous transmet une ivresse de bonheur et de tendresse : la nature se met à l'unisson de Victor Hugo, elle invite à l'amour, à la joie de vivre.

Victor Hugo nous fait, aussi, percevoir l'écoulement du temps, le jour, le soir, la nuit, les mois qui se succèdent, comme un bonheur à savourer.

 

Les sonorités contrastées de sifflantes "s" très douces et de gutturales "r" plus âpres traduisent à la fois un apaisement et une exaltation...

 

 

 

 

Le poème :

 

 

 

Printemps


Voici donc les longs jours, lumière, amour, délire ! 
Voici le printemps ! mars, avril au doux sourire,
Mai fleuri, juin brûlant, tous les beaux mois amis ! 
Les peupliers, au bord des fleuves endormis,
Se courbent mollement comme de grandes palmes ; 
L'oiseau palpite au fond des bois tièdes et calmes ; 
Il semble que tout rit, et que les arbres verts
Sont joyeux d'être ensemble et se disent des vers. 
Le jour naît couronné d'une aube fraîche et tendre ;
Le soir est plein d'amour ; la nuit, on croit entendre, 
A travers l'ombre immense et sous le ciel béni, 
Quelque chose d'heureux chanter dans l'infini.


 

 

 

 

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