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21 mai 2017 7 21 /05 /mai /2017 09:03
Joli chat roux sur la colline...

 

 

 

Robe rousse, tablier blanc, le chat a surgi soudain sur mon chemin, il a suivi mes pas sur la colline : bondissant dans les taillis, il m' a accompagnée, fidèle et plein de fougue jusqu'au sommet...

 

J'entendais sa course furtive dans les buissons : vif, complice, il précédait parfois mon pas.

 

Il ne m'a pas quittée, un seul instant, s'arrêtant quand je je m'arrêtai, reprenant sa course quand j'avançais de nouveau...

 

Il me guettait derrière les fourrés, le regard aiguisé et bienveillant.

 

Au sommet, il s'est posé dans les herbes hautes, savourant le bonheur de goûter les tiges, de les humer, moustaches au vent.

 

Le sphinx marbré de roux s'est posé sur le terre plein... 

Le sphinx, oreilles dressées, m'observait de loin...

 

Aux aguets, attentif, il m'a offert cette vision d'un bonheur simple, dans une nature sauvage...

 

 

 

 

 

 

 

 

Photo et vidéo : rosemar

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19 mai 2017 5 19 /05 /mai /2017 14:14
Marcher, c'est philosopher...

 

 

 

Notre monde voué à la vitesse ne laisse plus beaucoup de place à cette activité toute simple : marcher, se déplacer à pieds.

La voiture, le jogging ont supplanté la marche : et, pourtant, marcher, c'est aller à un rythme mesuré qui permet la découverte et la réflexion...

 

Marcher, c'est avoir la possibilité d'observer le monde, de s'enivrer des senteurs, de contempler des paysages, on peut, à son gré, s'arrêter, repartir.

Marcher, c'est s'ouvrir au monde et aux autres.... c'est prendre le temps, dans un monde où s'impose sans cesse la vitesse.

 

Tout en cheminant, nous pouvons contempler la nature mouvante et changeante... nous pouvons réfléchir à tout ce qui nous entoure, trouver des idées.

 

Depuis toujours, les philosophes ont aimé la marche : les péripatéticiens donnaient leur enseignement en marchant, Socrate allait dans les rues d'Athènes à la rencontre des autres, les interrogeait, leur faisait découvrir une forme de vérité.

Le nom "péripatéticiens" est, d'ailleurs, issu d'un verbe grec : "περιπατέω, péripatéo, se promener, circuler, aller et venir".

Rousseau était un marcheur infatigable :" J'aime à marcher à mon aise, et m'arrêter quand il me plaît. La vie ambulante est celle qu'il me faut. Faire route à pied par un beau temps dans un beau pays sans être pressé, et avoir pour terme de ma course un objet agréable ; voilà de toutes les manières de vivre celle qui est le plus de mon goût... ", écrit ce philosophe dans le livre 4 des Confessions, évoquant ce bonheur de la marche qui le séduit depuis ses plus jeunes années.

 

Chaque fois que cela est possible, il est bon de marcher pour savourer le monde environnant, pour se livrer à une détente, à une réflexion.

La marche qui fait avancer le corps dans l'espace offre aussi un cheminement à la pensée.

Marcher, c'est retrouver le temps d'avant, un certain goût de la lenteur, le temps "virgilien", comme l'appelle Michel Onfray.

 

Bien sûr, marcher dans nos villes encombrées de voitures ne permet pas un parfait développement de la réflexion : il vaut mieux marcher dans un parc, à la campagne, en montagne.

C'est alors qu'on peut vraiment cheminer posément, en profitant de la nature, de ses bienfaits, de ses bonheurs...

 

La marche nous relie à la terre, nous montre l'importance de la nature, et nous incite à découvrir de nouveaux chemins, des sentiers de liberté.

Parfois, l'esprit s'évade, se nourrit de rêves, de réminiscences...

 

Au rythme de la marche, des idées, des interrogations surgissent : une façon de penser et de repenser le monde... 

 

 


 

 

 

Marcher, c'est philosopher...
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18 mai 2017 4 18 /05 /mai /2017 12:51
Un ministre de l'Education pour défendre la langue française ?

 

 

 

Jean Michel Blanquer nommé ministre de l'Education nationale a souvent défendu la langue française...

"La langue est ce qui nous soutient. Et c'est nous qui soutenons notre langue. Elle est notre ossature, notre véhicule. Elle nous habite, nous traverse, nous influence. Elle est notre trésor.", écrivait-il dans un article du journal Le Point...

 

La langue de Molière, celle de Racine, celle de Rabelais, celle de Giono, de Zola, de Chateaubriand mérite tous les hommages : elle doit être célébrée et préservée.

La langue est le socle de notre culture : elle doit être mise en valeur.

Elle mérite d'être bien écrite, elle mérite que soit rétabli l'enseignement de l'orthographe et de la grammaire.

 

Assez de poudre aux yeux ! C'est la langue qui permet à chacun de s'épanouir dans une bonne communication avec autrui.

On ne peut apprendre correctement une langue si on sacrifie des heures d'apprentissages fondamentaux.

Il faut donc revenir à un apprentissage rigoureux de notre langue, dans nos écoles...

 

Jean Michel Blanquer a, aussi, raillé et fustigé, à juste titre, cette "novlangue" utilisée dans la rédaction de la réforme du collège, initiée par Najat Vallaud-Belkacem.

Une façon de rabaisser notre langue, de la ridiculiser...


Molière, en son temps, a brocardé le langage ampoulé, plein d'emphase des précieux et des précieuses qui s'appliquaient à utiliser des périphrases, pour désigner des réalités très ordinaires : le "fauteuil" devenait "les commodités de la conversation", "le miroir" recevait l'appellation de "conseiller des grâces"...

 

Et on retrouvait ce langage absurde dans les textes de la réforme des collèges :
La piscine était transformée en "un milieu aquatique profond et standardisé", dans lequel il convient de "traverser l’eau en équilibre horizontal par immersion prolongée de la tête."


Il n'était plus question de "courir", mais de "créer de la vitesse". L'apprentissage des langues étrangères devait se résumer en cet obscur et magnifique slogan : "aller de soi et de l’ici vers l’autre et l’ailleurs". 

Un tel jargon montrait la prétention des rédacteurs en même temps que l'inanité de la réforme des collèges.
 

On attend de notre ministre que soit restauré cet amour de la langue française, loin de la prétention des pédagogistes qui se gargarisent de mots et d'expressions obscures et amphigouriques.

On attend une réhabilitation de la grammaire, de l'apprentissage des conjugaisons, de la lecture qui doit être promue et valorisée, dès le plus jeune âge...

On attend une vraie réforme qui remettra à l'honneur notre langue.

 

 

 

 

 

 

Un ministre de l'Education pour défendre la langue française ?
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17 mai 2017 3 17 /05 /mai /2017 16:28
La Vallée des Merveilles : un monde intact et mystérieux...

 

 


La Vallée des Merveilles, dans l'arrière pays niçois, révèle des paysages chaotiques de montagne entrecoupée de lacs... des gravures rupestres de l'âge du Bronze aux motifs variés contribuent au mystère et à l'étrangeté du lieu : on entre dans un domaine proche du divin, dans un temps où la magie imprégnait les hommes.

 

Des dessins d'animaux, de poignards, de corniformes, des figures géométriques, des portraits humains, d'un sorcier... tout un monde à déchiffrer, à découvrir...

 

Les paysages de blocs de pierres nous entraînent sur des sentiers pentus, des lacs en contrebas nous font voir leurs moires bleutées, au détour des chemins abrupts, on découvre des bouquetins sur l'horizon, des marmottes que l'on côtoie familièrement...

 

Une nature intacte et lumineuse s'offre aux regards : les marmottes ne fuient même pas à notre approche, elles se font admirer, elles affichent leur pelage chatoyant et semblent même s'amuser de nos étonnements.

 

L'air vivifiant et pur de ces montagnes loin du monde habité donne une énergie nouvelle pour franchir les obstacles des chemins, les ravines, les à pics...

 

La transparence de l'air apporte un renouveau, une renaissance : on entre dans un univers différent, un monde où la nature triomphe, où l'azur est d'une pureté originelle...

 

On entre dans le domaine du mystère, de l'étrange : les paysages révèlent des roches claires aux formes variées qui contrastent avec quelques plages de verdures...

 

Le mont Bégo domine la Vallée des Merveilles : modelée par des glaciers disparus qui ont laissé des dalles rocheuses finement polies, la vallée déroule des espaces remplis d'une faune et d'une flore sauvages étonnantes : des mélèzes, des genévriers, des orchidées, des rhododendrons, des saxifrages, des myrtilles... le chardon bleu, l'ancolie. Le mélèze, arbre de lumières laisse pénétrer le soleil dans la forêt.

 

Les dalles rocheuses révèlent des gravures rupestres pleines de mystères : 32000 gravures préhistoriques, témoignages émouvants de 5000 ans d’histoire humaine dans ces contrées alpines : hommes de l'âge du Bronze, romains, pèlerins et bergers y ont, chacun à leur époque, laissé l'empreinte de leur passage.

 

Le visage du sorcier, notamment avec ses mains portées en hauteur, ses pointes de couteaux suscite la curiosité du visiteur... C'est là une des gravures les plus célèbres du site...

 

 Le nom du mont Bégo provient d'une racine indo-européenne Beg, qui signifie seigneur divin. Les bergers d'autrefois vénéraient ce sommet, comme une divinité, c'était un lieu d'une intense activité orageuse en raison de son altitude et de la proximité de la Méditerranée.

 

Ce site unique par sa situation, ses gravures d'un autre temps, sa nature intacte ne peut que susciter émotion, éblouissement...

 

 

Des images de la Vallée des Merveilles :

https://www.google.com/search?hl=fr&site=imghp&tbm=isch&source=hp&biw=1600&bih=794&q=vall%C3%A9e+des+merveilles&oq=vall%C3%A9e+des+&gs_l=img.1.1.0l10.1623.4983.0.7858.12.12.0.0.0.0.103.1007.9j2.11.0....0...1.1.64.img..1.11.993.0..35i39k1.YKDXOi8tC3Y

 

 

Photos : Pixabay

La Vallée des Merveilles : un monde intact et mystérieux...
La Vallée des Merveilles : un monde intact et mystérieux...
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16 mai 2017 2 16 /05 /mai /2017 13:40
Quand le cours devient un combat...

 

 

 


Certains cours se transforment en un combat contre les élèves : il faut canaliser une attention défaillante, il faut contrôler les bavardages, s'imposer par la voix, avoir un sens immédiat de la répartie, il faut réprimander, parfois punir...

 

Face à certaines classes de 36 élèves, le combat est rude et on en sort parfois épuisé : rires, bavardages, ricanements fusent !

 

Les punitions sont un moyen de calmer le jeu mais il est difficile de les multiplier : les parents, on s'en rend compte, ne jouent plus leur rôle : ils contestent les punitions, admettent les mensonges de leurs enfants, les justifient même.

 

Incroyable ! J'ai reçu récemment une parente d'élève en présence de sa fille : celle-ci n'a pas hésité à mentir sur ses résultats scolaires : elle prétendait avoir de bonnes notes dans des disciplines fondamentales, après vérification, l'élève avait menti sur toute la ligne !

 

La réaction de la mère a été, alors, étonnante : elle a couvert, justifié les mensonges de sa fille par une forme d'inquiétude mais elle ne les condamnés à aucun moment...

 

L'élève en question a "séché" plusieurs cours de latin mais la mère n'a pas réagi face à ces absences injustifiées : la jeune fille semble être excusée de toutes ses fautes par sa propre mère...

 

Comment peut-on gérer en tant que professeur de tels adolescents à qui on donne toutes les excuses, qui peuvent faire preuve de paresse, mentir de manière éhontée et effrontée ?

 

Quand les parents ne jouent plus leur rôle, dédouanent leurs enfants de tout devoir, acceptent sans sourciller leurs mensonges, leur passivité, que devient la fonction d'un professeur ?

 

Certains de ces adolescents ne semblent avoir aucun sens moral : ils peuvent mentir, bavarder, répondre à un professeur, manquer les cours et ils n'en éprouvent aucun remords, d"autant que leurs parents leur accordent toutes les excuses.

 

L'enfant-roi peut-il vraiment être heureux, lui à qui on offre tout, on pardonne tout, lui à qui on ne donne pas de règles de conduite, lui qui a tous les droits ?

 

Dans le combat qui oppose les enseignants aux élèves, bien sûr, l'autorité revient aux enseignants, mais quand les parents battent en brèche cette autorité, le combat des enseignants se révèle être un dur labeur, une fatigue intense..

 

Un cours qui devient un combat, on peine à le croire, mais c'est le quotidien que vivent de plus en plus d'enseignants, dans une société de laxisme, de permissivité, de laisser-aller.

 

Si les parents ne jouent plus leur rôle éducatif, les professeurs ne peuvent assumer cette éducation face à des classes surchargées...

 

La fonction d'un enseignant est de transmettre des connaissances, de susciter une réflexion, mais il n'est pas possible d'assurer une formation morale sans le soutien des parents.

 
 

 

 

 

 

 

Quand le cours devient un combat...
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15 mai 2017 1 15 /05 /mai /2017 12:18
Brigitte Macron : une première dame impliquée dans le domaine de l'éducation ?

 

 

Celle qui est devenue, hier, la première Dame, Brigitte Macron, a été enseignante, professeur de lettres, de latin, de théâtre... Elle s'impliquera, sans doute, pour faire en sorte que le quinquennat d'Emmanuel Macron soit un encouragement à la culture, à la littérature, la lecture.

Brigitte Macron aime citer de grands auteurs, comme Montaigne, Beaumarchais.

 

Nul doute qu'elle pourra avoir une influence sur ce ministère de l'Education qui la concerne plus particulièrement.

Il faut espérer qu'elle oeuvrera pour la défense de notre langue, de notre culture et de notre littérature.

 

La France n'est-elle pas le pays de la littérature ?

Nos auteurs ont acquis une universalité : on songe à Molière, bien sûr, qui symbolise plus qu'un autre écrivain cette universalité.

Mais les noms se pressent, nombreux, qui viennent illustrer cette universalité : La Bruyère, Ronsard, La Fontaine, Racine, Voltaire, Hugo, Proust.

 

Que la littérature soit enfin remise à l'honneur, enfin célébrée comme elle le mérite !

Que les lettres retrouvent leur lustre !

 

Dans un monde voué à la modernité, n'est-il pas essentiel de s'ancrer aussi solidement dans la culture, l'histoire et le passé ?

La France, connue partout dans le monde pour sa littérature, sa langue, rayonne grâce à ses lettres, ses humanités.

 

Alors que les jeunes générations s'adonnent de moins en moins à la lecture, alors que l'orthographe n'est plus maîtrisée par nombre d'adolescents, il faut redonner à l'enseignement des lettres toute sa place.

 

La littérature n'est-elle pas une ouverture sur le monde ? N'offre-t-elle pas une vision élargie sur tous les milieux, sur le passé, le présent et l'avenir ?

Elle est un champ de réflexion et de découvertes infini.

 

Qu'on relise Rabelais, qu'on relise Montaigne, qu'on s'imprègne des humanistes du 16ème siècle !

Qu'on ait en mémoire leurs textes, qu'on n'oublie pas ce message essentiel : la culture est libératrice...

 

La culture offre un épanouissement à chacun, elle permet de progresser, d'avancer sur le chemin de la sagesse.

La culture est indissociable du bonheur qu'elle procure : une découverte perpétuelle, une soif de connaissances qui ouvre sans cesse de nouvelles perspectives.

Notre monde en perpétuelle mutation a besoin de cet ancrage dans notre passé culturel.

Notre monde en perte de repères a besoin de retrouver ce goût des connaissances, de la littérature, du beau langage.

 

 

 

 

 

 

 

Brigitte Macron : une première dame impliquée dans le domaine de l'éducation ?
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14 mai 2017 7 14 /05 /mai /2017 12:59
Papillon au vent...

 

 

 

 

Fragile, palpitant, un papillon posé sur une feuille au brillant vernissé... 

 

Ses ailes s'ouvrent peu à peu pour laisser voir leurs parures brunes aux teintes de chrysanline, des motifs arrondis, des dessins géométriques aux contours hésitants...

 

Des ocelles dorés, des fleurs lumineuses sur ses ailes dentelées...

 

Des festons ornent ses ailes et soulignent d'un liseré blanc les couleurs brunes de sa robe...

 

Le vent fait frissonner la feuille et le papillon...

Le vent tourbillonne...

 

Fragilité, élégance... le papillon replie ses ailes face au vent qui l'emporte, puis les déploie lentement pour goûter le soleil et la lumière du printemps...

Tircis rayonnant, modeste Tircis !

 

Papillon au vent, aux ailes arrondies...

Papillon au vent, léger, fragile...

 

 

 

 

 

 

 

Photo et vidéo : rosemar

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13 mai 2017 6 13 /05 /mai /2017 13:09
Macron, le banquier romanesque et l'école...

 

 

 

Sa vie ressemble à un roman : une carrière fulgurante qui le conduit au plus haut rang de l'état, une vie amoureuse qui l'unit à son professeur de théâtre, une femme qui le prend sous son aile, le forge et le forme à la littérature, des origines plutôt modestes, une ambition et une énergie remarquables...

 

Et, pourtant, qui se cache derrière cette image romanesque ? Qui est vraiment Emmanuel Macron ?

Il aime le théâtre, il aime jouer des rôles, revêtir des masques... Mais qui est-il ?

 

Etrangement, il m'apparaît de plus en plus comme un personnage factice, brillant, certes, mais quelque peu vain.

 

En examinant plus attentivement son projet pour l'école, on voit qu'il se propose de bouleverser notre système éducatif : les directeurs, les chefs d'établissements seraient aptes à choisir et nommer des professeurs, une libéralisation de l'enseignement qui ne correspond pas à notre tradition française.

 

M. Macron veut redonner de l'autonomie aux établissements, les directeurs pourraient recruter librement des enseignants, ce qui est, actuellement, impossible en France, sauf dans les établissements privés hors contrat.

 

Les différents établissements se retrouveraient, ainsi, mis en concurrence, avec une école explosée et libéralisée.

Les établissements auraient donc plus d'autonomie, plus de liberté dans les contenus, ce qui entraînerait des disparités dans les apprentissages...

Mettre en concurrence les collèges, les lycées ? Transformer les écoles en entreprises ?

N'est-ce pas là le vrai sens de la réforme de M Macron ?

Si c'est le cas, quelle tristesse !

 

Sous le masque de quelques mesures intéressantes ( rétablissement du latin et du grec, réduction des effectifs de classe en REP ), le programme éducation du nouveau chef de l'état pourrait aboutir à une "école-entreprise", une école où "l'employabilité" viendrait remplacer l'idéal d'émancipation de notre école.

 

Ce pourrait être aussi une école du "copinage" où un directeur pourrait recruter des enseignants de son entourage...

 

Je suis allée voir sur le site d'Emmanuel Macron le programme éducation : il est bien question "d'encourager l'autonomie" des établissements, mais l'ensemble reste très vague sur le sujet...

Il serait temps pour M. Macron de clarifier son projet éducatif.

 

Les écoles n'ont pas vocation à devenir des entreprises : elles doivent rester des lieux de culture, d'épanouissement.

Cette tendance qui consiste à transformer les écoles en entreprises est néfaste et illusoire : est-ce la fin de notre école publique ?

 

 

 

 

 

 

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12 mai 2017 5 12 /05 /mai /2017 10:41
Brigitte Macron : la cible d'un sexisme exacerbé...

 

 

 

L'épouse du président de la République subit des lazzi et des plaisanteries de toutes sortes sur les réseaux sociaux et dans les médias : ses vêtements, son style, son âge sont scrutés et moqués régulièrement, avec un acharnement qui confine à l'indécence.

 

Traitée de "cagole" par le Financial Times, en raison de ses tenues "provocantes", Brigitte Macron devient une cible privilégiée dans un monde où le sexisme triomphe dans bien des domaines...

Le président d'honneur du Front National Jean Marie Le Pen s'est aussi distingué en qualifiant l'adversaire de sa fille de "mari de Madame cougar".

 

Evidemment, elle est plus âgée que son époux : mais cette différence d'âge serait-elle autant commentée et raillée, si elle était beaucoup plus jeune que son conjoint ?

 

Evidemment, elle est sous le feu des caméras, et on scrute ses moindres gestes, ses vêtements, son comportement.

Notre époque s'attache beaucoup aux apparences, au "look", plutôt que de chercher à percevoir la profondeur des personnalités.

 

Et le look d'une femme d'un certain âge est plus particulièrement commenté.

Brigitte Macron semble jouer la carte du naturel, ce qui est une qualité.

Mais, la misogynie ordinaire est exacerbée sur les réseaux sociaux, où les messages de haine se multiplient.

Les hommes sont particulièrement féroces et l'épouse du Président n'est pas épargnée.

 

Ce qui est curieux, c'est que, parfois, les femmes sont encore plus misogynes que les hommes...

Anne Sinclair n'avait pas mâché ses mots à propos de la tenue "trop habillée" de Brigitte Macron et de ses stilet­tos, aux obsèques de Michel Rocard aux Inva­lides.

Est-il utile de s'attarder, ainsi, sur de tels détails vestimentaires ?

 

Dans tous les cas, il est probable que Brigitte Macron, devenue la première dame va devoir affronter les affres d'un sexisme outrancier.

Sans cesse, sous la lumière des caméras, elle n'a pas fini de subir les assauts d'une misogynie affligeante.

 

Il faut s'attendre à des relents exacerbés de sexisme... d'ailleurs, point n'est besoin d'être première dame pour constater ce sexisme envahissant : sur internet, sur les réseaux sociaux, beaucoup se lâchent volontiers dans des diatribes vengeresses à l'égard des femmes.

 

Un sexisme vieux comme le monde, une misogynie qui remonte aux temps les plus anciens, un atavisme dont certains ont vraiment du mal à se débarrasser.... comme de vieux réflexes qui ressurgissent...
 

Les femmes reléguées au rang d'objet, jugées essentiellement sur leur apparence : c'est, là, une réaction primaire et primitive dont beaucoup ont du mal à s'abstraire...
 

 

Ce qui peut choquer, c'est la relation de professeur à élève qui s'est transformée en une idylle amoureuse : un détournement de mineur, n'hésitent pas à affirmer certains...
 

 

 

 

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11 mai 2017 4 11 /05 /mai /2017 12:08
Le programme éducatif d'Emmanuel Macron : quelques mesures intéressantes...

 

 

 

L'éducation est un secteur essentiel qui est trop souvent négligé, alors qu'elle est une ouverture sur l'avenir : tournée vers le passé, elle nous fait avancer vers le futur...

 

Durant le quinquennat de François Hollande, trois ministres de l'Education se sont succédé, et ils ont déçu les attentes des enseignants : réforme désastreuse des rythmes scolaires engagée par Vincent Peillon,  passage éclair de Benoît Hamon, réforme catastrophique du collège, initiée par Najat Vallaud-Belkacem.

 

Dans son programme, Emmanuel Macron semble vouloir retrouver des équilibres perdus : il veut donner une priorité au primaire et revenir sur la réforme du collège...

 

Un accompagnement renforcé et une individualisation des apprentissages, dès la maternelle”, devraient “donner à chacun la possibilité de réussir", a précisé le nouveau président de la République, dans son programme.

 

Emmanuel Macron propose ainsi de “diviser par deux” les effectifs des classes de CP et de CE1 en REP ou réseaux d'éducation prioritaire. 

Emmanuel Macron prévoit de proposer aux élèves, entre le CP et le CM2, des “stages de remise à niveau” en fin d’été. 

 

Il veut mettre en place un “accompagnement” après la classe. Au collège, seront rétablies les “études dirigées” , grâce à des “bénévoles” – retraités et étudiants, qui auraient “un trimestre dédié” à cette activité dans leurs parcours.

Toutes ces mesures vont dans le bon sens, et devraient permettre aux élèves en difficulté d'améliorer leur niveau : soutiens aux élèves, effectifs réduits...

 

Les collèges pourront rétablir les classes bilangues en 6e, ainsi que les sections européennes, et instituer un “véritable enseignement du grec et du latin”.

Ainsi, ces disciplines, sacrifiées par la réforme des collèges, seront rétablies et permettront aux élèves qui le souhaitent de se former aux humanités.

C'est là un retour aux sources mêmes de notre langue, de notre culture, de notre histoire et de notre littérature.

La culture classique remise à l'honneur, voilà qui est essentiel pour la formation des élèves.

Dans un monde en constante évolution, il est important pour chacun de s'ancrer dans le passé.

 

De plus, le baccalauréat sera simplifié :  le Bac comporterait 4 matières obligatoires à l’examen final. Les autres disciplines seraient validées par un contrôle continu...

Une façon d'alléger cet examen devenu difficile à organiser dans sa conception actuelle, une machine de plus en plus lourde, ingérable pour les enseignants...

 

 Emmanuel Macron prévoit, aussi, de développer l’alternance et l’apprentissage, en faisant un “effort massif”, qui passera par le développement des “périodes de pré-apprentissage” et par les “filières en alternance dans tous les lycées professionnels”.

Il envisage de créer entre 4000 et 5000 postes d'enseignants.

On le voit : ce programme offre certaines perspectives intéressantes...

 

Bien sûr, il faudra surveiller la réforme des retraites que propose Emmanuel Macron : sera-t-elle un progrès pour les enseignants ? On peut en douter... Il faudra réclamer une véritable revalorisation de ce métier par une augmentation des salaires...

L'éducation malmenée au cours des deux précédents quinquennats doit redevenir une vraie priorité : les enseignants méritent d'être soutenus dans leur fonction car ils jouent un rôle essentiel.

 

 

 

 

 

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