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2 juin 2017 5 02 /06 /juin /2017 14:01
Une invitation à la chasse aux papillons...

 

 


Peut-on refuser une invitation à la chasse aux papillons ? Ce jour-là, dans le parc de la ville, on est attiré par un comptoir improvisé où sont installés de petites cabanes de bambous et des livrets consacrés à la protection de la nature et des fleurs.

 

La ville organise cette animation pour sensibiliser les promeneurs à la préservation de la nature : il s'agit d'inciter les jardiniers à éviter l'utilisation des pesticides.

 

Sur le comptoir, on peut découvrir de petites cabanes servant à protéger les abeilles : des bambous reliés entre eux permettent aux insectes de trouver de multiples abris pour cacher leurs oeufs.

On peut admirer aussi un carabe doré, bel insecte qui a pour fonction d'assainir les jardins : appelé aussi "jardinière", il consomme les parasites tels que limaces, escargots, doryphores, chrysomèles... certains carabes se nourrissent, aussi, de mauvaises herbes.

 

Cette sensibilisation à la protection de la nature me paraît essentielle : trop d'insectes utiles, des pollinisateurs disparaissent de nos jardins, il convient de les protéger, et d'éviter l'abus des pesticides.

 

Puis, on nous invite à partir à la chasse aux papillons sur les hauteurs du parc : comment pourrait-on refuser une promenade dans la nature à la recherche de papillons ?

 

Munie d'un filet à papillons, de jumelles, une animatrice du Cogard, Centre ornithologique du Gard nous entraîne dans son sillage pour une découverte des différents espèces présentes dans le jardin.

On apprend que les papillons appartiennent à la classe des lépidoptères, car leurs ailes sont couvertes de petites écailles qui se chevauchent comme des tuiles.

Chaque espèce se caractérise par des couleurs et des motifs spécifiques.

 

Dès qu'on s' approche des massifs de fleurs, on aperçoit un magnifique papillon aux teintes de xanthe : il est posé sur des corolles de valérianes, savourant le nectar des fleurs.

On découvre qu'il s'agit d'un "citron", ce nom évoquant clairement les couleurs éclatantes de cette espèce.

On admire les teintes lumineuses de l'insecte, mais dès qu'on l'approche, le papillon s'envole et disparaît dans les fourrés.

Impossible de capturer l'animal...

 

Plus loin, on aperçoit un spécimen plus petit, tacheté, de couleurs brunes...

Le papillon se laisse, cette fois, attraper dans les mailles du filet : il s'agit de l'emprisonner avec délicatesse, d'un geste sûr, afin de ne pas le blesser.

Précautionneusement, il est recueilli dans une boîte en plastique, en vue d'une observation attentive, un principe absolu est appliqué : ne pas blesser l'insecte.

L'observation révèle un papillon brun tacheté de noir : il pourrait s'agir d'un "satyre" ou d'une mégère", mais non, on reconnaît bientôt un "tirsis".

Les enfants sont éblouis par la capture du papillon qui s'agite dans la boîte, puis qui s'immobilise.

 

On relâche ensuite le bel insecte qui s'envole rapidement dans la jardin.

 

Plus loin, un autre massif de fleurs révèle la présence de deux papillons blancs qui "papillonnent"...

Après une course sur la pelouse, l'animatrice happe un des insectes dans son filet, l'emprisonne dans la boîte, et on peut alors admirer une "piéride" du chou, un papillon blanc tacheté de points noirs...

Nouvel émerveillement devant les ailes déployées de l'insecte !

Nouvelle observation attentive de ce spécimen encore différent...

 

Les yeux remplis de ces images chatoyantes de papillons, nous rejoignons le bas du jardin..

Les enfants sont enchantés de leur balade champêtre : ils ont appris comment capturer, observer des papillons, ils ont appris leurs noms évocateurs, quelques unes de leurs caractéristiques...

La promenade a aussi permis à chacun d'admirer les fleurs du jardin : valérianes, nénuphars, rudbeckias, calendulas...

 


 

 

 

 

 

Une invitation à la chasse aux papillons...
Une invitation à la chasse aux papillons...
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1 juin 2017 4 01 /06 /juin /2017 09:23
Voici venu le mois de Junon...

 

 

Voici venu le temps de Junon... Voici venu le temps des fleurs qui s'épanouissent et nous offrent leur renouveau...

Junon, la céleste, Junon, la reine, déesse de la lune, de la fécondité, est associée au mois de Juin.... Junon nous annonce l'été flamboyant, des clartés nouvelles, des jours plus doux, des lumières qui s'attardent à l'infini....


Le mois de Juin nous promet les langueurs de l'été, des paysages de ciels d'embruns lumineux, des aubes apaisées, des couchers de soleil étonnants aux teintes de rose rouge éclatant...

Junon, la sélénite, nous promet des nuits sereines aux lunes flamboyantes...


C'est le mois du renouveau, des chaleurs accablantes qui s'installent, des bonheurs somptueux...


La liberté retrouvée, la nature offerte aux regards, l'air transparent, les odeurs de genêts qui emplissent les jardins...


C'est le mois des ardeurs qui commencent, des parfums qui s'épanouissent, dianthus, géranium, menthes ensoleillées...


Juin nous emporte vers le bel été, ses caresses, ses bonheurs, le plaisir des baignades, de la mer aux doux replis, des calanques irisées de lumières....


Juin nous transporte vers des sensations perdues et retrouvées : les parfums enivrants de l'onde salée, le murmure des vagues, les ondoiements de l'eau de mer qui nous emmènent vers le large, loin du monde ordinaire et banal, l'insouciance renouvelée, le bonheur des mouvements sur les flots...


Juin nous permet de nous fondre dans la nature, de nous en imprégner, de percevoir l'harmonie du monde dans de nouvelles fusions...


Mois de la souveraine des dieux, mois divin, mois de la lumière ! Juin nous apporte un bien-être, un plaisir des sens, il chante les retrouvailles avec la nature....


Il ouvre le cycle des mois de l'été, nous emporte vers un monde renouvelé : il nous donne envie de nous enivrer de parfums, d'observer une nature épanouie, la variété du monde, d'écouter sa voix, de goûter les couleurs nuancées du soir qui s'attarde....


De voir des paysages de lune, des obscurités pleines de douceurs, des nuits d'étoiles...

De dormir sous la voûte céleste, d'admirer les clartés de rayons de lunes...

De goûter à des ciels épris de liberté, des ciels plus purs, plus lumineux....

De nous enivrer de sensations !







 

Photos : rosemar

Voici venu le mois de Junon...
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30 mai 2017 2 30 /05 /mai /2017 14:10
Les exposés...

 

 

 

 

Les élèves sont invités parfois à prendre en charge des exposés qui leur permettent de faire des recherches personnelles, de se cultiver, de s'exprimer à l'oral...

 

Dorénavant, grâce à internet, les élèves disposent d'une multitude de sources d'information, wikipédia et d'autres sites leur offrent une diversité et une rapidité qui n'existaient pas autrefois. L'ordinateur a bouleversé les modes de communication et de connaissances.

 

Pour autant, on est parfois étonné par la pauvreté des exposés produits par les élèves : alors qu'ils bénéficient d'une grande diversité de sources, les adolescents ne savent pas approfondir le travail de recherches, ils se contentent du minimum, plus grave, ils commettent de grossières erreurs, attribuent indûment une oeuvre à un auteur, par exemple.

 

Est-ce une volonté de bâcler le travail, d'aller au plus vite ? C'est d'ailleurs là l'esprit même d'internet : on peut puiser l'information très rapidement mais encore faut-il bien l'interpréter, bien l'analyser, y passer du temps, donc...

 

En revanche, les adolescents aiment construire des diaporamas, avec des illustrations mais le texte qui les accompagne est souvent trop sec, superficiel.

 

On perçoit bien combien ces jeunes sont influencés par le règne de l'image : pour eux, l'image prime sur la réflexion, de belles images de préférence...

Pour eux, l'image est essentielle, d'ailleurs souvent ils ne pensent pas à la commenter en détail : l'image s'impose et se suffit à elle-même.

 

La réaction des élèves à la fin de chaque exposé est aussi invariable : ils applaudissent en forme de soutien la prestation accomplie par leur camarade, quelle que soit d'ailleurs la qualité de l'exposé, une façon de se rassurer peut-être, de s'affirmer, de considérer que tout exposé mérite des applaudissements.

 

Il est bon de réserver ce type d'exercices à la fin de l'année mais il faudrait aussi les multiplier car les élèves ne savent pas s'exprimer à l'oral souvent : ils lisent leur texte, de manière monocorde, la tête plongée sur leur feuille, incapables de faire face à un public, de le regarder.

 

D'ailleurs, c'est en faisant des exposés qu'ils prennent eux-mêmes conscience des difficultés du métier d'enseignant : affronter un public, éviter les erreurs, maîtriser ce que l'on dit, ne pas bafouiller, être parfaitement concentré...

 

Ces exercices révèlent combien les élèves d'aujourd'hui manquent, parfois, d'autonomie, ne savent pas toujours se concentrer sur un travail, privilégient l'image sur la réflexion : l'essentiel est d'aller vite, même si l'on commet des erreurs, l'essentiel est de passer par l'image, l"apparence...

 

Il faut, alors, montrer aux élèves l'importance de l'approfondissement,de la réflexion, du travail bien fait mais la tâche des enseignants se heurte au contexte dans lequel vivent ces adolescents : une époque où s'impose l'idée d'immédiateté, d'instantanéité... où tout doit aller très vite.

 

 

 

 

 

Les exposés...
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29 mai 2017 1 29 /05 /mai /2017 09:19
Ma nuit des Musées : le Carré d'Art à Nîmes...

 

 


Le samedi 20 mai 2017, était organisée la 13 ème édition de la nuit européenne des Musées, l'occasion de voir des expositions présentées au Carré d'Art de Nîmes...

 

Une exposition d'art contemporain, c'est toujours un peu une découverte entre étonnement, perplexité, scepticisme, curiosité, amusement, doute...

 

La première exposition intitulée Du verbe à la communication faisait appel à un art du questionnement, de la réflexion : des artistes attachés aux mots, à la phrase, au verbe présentent des oeuvres qui n'ont pas pour but de plaire visuellement mais plutôt d'interroger l'art, d'y découvrir des dimensions politiques et sociales.

 

C'est ce que l'on appelle de l'art conceptuel : l'art est défini non par les propriétés esthétiques des objets ou des œuvres, mais seulement par le concept ou l'idée de l'art.

 

On découvrait d'abord une toile du 19ème siècle : une Annonciation dévernie et allégée d'une partie de sa couche picturale par Fabrice Samyn.

Le dévernissage serait une invitation à aller au delà du vernis superficiel du tableau : le personnage principal n'est pas la Vierge Marie, c'est Saint Jean et ce qui est encore plus important, c'est le message qu'il écrit : "Et factum verbum est caro, Et le verbe s'est fait chair."

Il s'agit donc de représenter l'incarnation du verbe.

A côté, une photographie de Joseph Kosuth : un extrait de dictionnaire, un négatif agrandi, la définition du mot "abstract", une façon de représenter ce qui est irreprésentable : l'abstrait est, ainsi, concrétisé par cette définition du mot. L'artiste rend visible ce qui  ne l'est pas.

 

Cet art conceptuel, on le voit, doit être expliqué pour être bien compris.

Un art intellectuel, assez hermétique... un art qui exige d'être décrypté, décortiqué.

Certaines oeuvres restent malgré tout assez obscures et lointaines.

 

Une autre exposition intitulée A différent way to move était également visible : elle permettait d'approcher les formes du minimalisme, à travers la musique, la danse, le texte, le film, des performances.

 

J'avoue que certaines "oeuvres" exposées m'ont laissée perplexe : des morceaux de plomb dispersés sur le parquet, un accrochage de tissu inquiétant sur un mur, oeuvre de Robert Morris, des tapisseries, deux boîtes en contreplaqués posées à même le sol... c'est là le summum de l'art moderne : peut-on appeler cela de l''art ?

Je m'interroge...

 

En revanche, j'ai pu apprécier des oeuves plus classiques : deux mosaïques avec de superbes dégradés de couleurs, d'autres tableaux dans un style naïf aux teintes vives de Etel Adnan, ou encore une oeuvre de Sylvain Fraysse, un fusain qui fait apparaître un personnage féminin au bord de l'eau : on a l'impression de sentir le vent, le mouvement léger des vagues et d'entrer dans le paysage...

 

Des films étaient également présentés : lavage de mains au savon d'Alep, mouvements de danse, gestes d'une main qui s'agite.


Le film intitulé Le savon d'Alep de Jaime Pitarch a requis la participation de plus de 400 personnes de différentes origines sociales filmées, durant 5 heures, dans le studio de l’artiste.
On retrouve le geste universel de se laver les mains, la même action se répétant jusqu’à la disparition du savon. La présence du savon lui-même serait une métaphore de la cité d’Alep, de son histoire et de la tragédie actuelle. On y trouve ensuite l’idée que les pays occidentaux n’agissent pas pour différentes raisons liées à des stratégies géopolitiques.

 

Une performance était, aussi, mise en scène : des cordes avec des noeuds posées sur une planche inclinée étaient l'occasion pour deux jeunes femmes de se livrer à des mouvements chorégraphiques : j'avoue n'avoir pas bien perçu la signification de cette performance.

 

En tout cas, le mérite de cette exposition est, sans doute, d'amener le spectateur à se poser des questions, à faire des recherches, à s'intéresser à de nouvelles formes artistiques.

 

Mais je me dis que cet art moderne est souvent trop élitiste : il n'est pas directement accessible à la sensibilité, il exige des explications compliquées, et il ressemble parfois à une forme d'escroquerie...

 

"Comment l’art contemporain s’y prend-il pour être simultanément élitiste et populaire, ou incompréhensible et accessible ? D’abord parce que étant d’une qualité variable, il a besoin, pour prospérer, de recourir au sentiment que ce qui est inaccessible est génial. Comment vendrait-on des chiens en bulle, des baignoires amputées, des pastèques sur piédestal et d’autres produits dont le minimalisme recouvre la vacuité, sans parier sur le snobisme d’un spectateur qui, flatté d’en pressentir le sens caché, excommunie les sceptiques comme un troupeau de grincheux réactionnaires ?", écrivent Raphaël Enthoven et Adèle Van Reeth.

 

L'art contemporain symbole de snobisme ? C'est là une caractéristique de notre monde voué souvent, hélas, à ce qui est artificiel et finalement très superficiel.

 

 

 

 

Photos et vidéo : rosemar

Ma nuit des Musées : le Carré d'Art à Nîmes...
Ma nuit des Musées : le Carré d'Art à Nîmes...
Ma nuit des Musées : le Carré d'Art à Nîmes...
Ma nuit des Musées : le Carré d'Art à Nîmes...
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Ma nuit des Musées : le Carré d'Art à Nîmes...
Ma nuit des Musées : le Carré d'Art à Nîmes...
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Ma nuit des Musées : le Carré d'Art à Nîmes...
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28 mai 2017 7 28 /05 /mai /2017 12:44
Les oisillons viennent à peine d'éclore...

 

 

 

Fragiles, évanescents, gestes désordonnés, hésitants, les deux petits cygnes apparaissent à peine dans le nid...

 

La mère les protège, les repousse de son bec dans le creux du nid, pour les empêcher de s'évader.

 

Les oisillons viennent à peine d'éclore : à côté, une coquille d'oeuf laisse voir ses contours brisés.

 

Boules grises, chétives, informes, tremblantes, au bec sombre, les oisillons penchent leur tête lourde et s'endorment dans la torpeur du printemps...

 

Les deux parents veillent près du nid...

 

Les poussins au duvet soyeux méritent tous leurs soins et toutes leurs attentions.

 

Les poussins chancelants, délicats doivent être préservés de toute atteinte...

 

La mère attentive les protège de toute sa tendresse.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photo et vidéos : rosemar

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27 mai 2017 6 27 /05 /mai /2017 09:42
Ouvre ta fenêtre au jour...

 

 


Une chanson printanière qui invite à la curiosité et à la découverte de la nature, c'est un véritable hymne aux bonheurs simples que nous offre Charles Trénet...

 

La chanson s'ouvre sur une succession d'interrogations qui soulignent une attention au monde.

Tout d'abord une question qui évoque "dans le bois", un "lumineux coquelicot"... Et on découvre qu'il s'agit d'une image pour suggérer un "soleil matinal", "plus matinal que les jolis yeux" d'une amoureuse...

 

Le texte lui est adressé à la deuxième personne comme le montre l'expression  "tes jolis yeux"... et il revêt, ainsi, une allure familière.

 

Après avoir mis en jeu la sensation visuelle, grâce à l'image du coquelicot, le poète nous invite à écouter le réveil de la nature : "Quel est, dans le ciel, cet écho, ce cocorico ?"

Il nous fait entendre les échos sonores du chant du coq, à l'aube.

 

Puis, il nous incite à observer attentivement cette nature, dans le moindre détail, avec "cette goutte sur la joue d'une fleur", qui symbolise la rosée du matin et "des larmes de bonheur"...

Le poète magnifie, ainsi la fleur, grâce à cette personnification...

 

L'emploi de déictiques, dans le premier couplet, semble suggérer la présence de tous les éléments du décor.

La nature entière associée à "l'ardeur" est elle-même personnifiée : "Elle a vingt ans"... 

 

Les nombreux impératifs qui se succèdent : "ouvre les yeux. Réveille-toi... ouvre ton coeur, ouvre ta fenêtre, laisse entrer" donnent du dynamisme et de la vitalité au texte...

 

Les verbes utilisés sont le plus souvent des verbes d'action ou de mouvement qui suggèrent aussi une vigueur et une énergie renouvelées.

 

Il s'agit de célébrer l'amour, la lumière, la liberté... il s'agit de rendre hommage de la manière la plus simple à la lumière, en disant tout simplement : "bonjour."

Les activités proposées sont elles-mêmes très simples : "Cueille la fleur, chante, va-t-en courir sur les chemins..."

Les chemins qui deviennent sous la plume du poète : "de la nature les lignes de la main", nouvelle personnification qui humanise la campagne environnante...

 

Puis le bonheur d'un bain dans la rivière, puis celui de se sécher au soleil sont évoqués et suggérés avec empressement, toujours grâce à des impératifs.

 

L'humour n'est pas oublié dans cette remarque : "N'assieds pas ton derrière Sur les orties familières."

 

Le poème s'achève sur le thème de la fuite du temps et sur une invitation à profiter du temps présent...

La mélodie légère, sautillante, enjouée est, en elle-même, une véritable invitation au bonheur.

 

 

Les paroles : 

 

http://www.paroles.net/charles-trenet/paroles-ah-dis-ah-dis-ah-dis-bonjour

 

 

Quel est, dans le bois, ce lumineux coquelicot ?
C'est le soleil plus matinal que tes jolis yeux ma chérie.
Quel est, dans le ciel, cet écho, ce cocorico ?
C'est la chanson d'un jeune coq qui chante sur la prairie.
Quelle est cette goutte sur la joue de cette fleur ?
C'est la rosée qui met partout qui met des larmes de bonheur.
Quelle est cette ardeur qui vient avec le gai printemps ?
ouvre les yeux. Réveille-toi. La nature a vingt ans.

Ouvre ton cœur à l'amour.
Ouvre ta fenêtre au jour.
Laisse entrer chez toi le gai soleil et dis,
Ah dis, ah dis, ah dis : Ah Bonjour !
Cueille la fleur, la plus belle.
Chante une chanson nouvelle
Et va-t'en courir sur les chemins
Qui sont de la nature les lignes de la main.

Prends un bain dans la rivière.
Sèche-toi dans la clairière
Et n'assieds pas ton derrière
Sur les orties familières...
Dis-toi que le temps est court,
Qu'il faut penser à l'amour.
Ouvre ton cœur et ta fenêtre au jour
Et dis : Ah dis, ah dis, ah dis : Ah Bonjour !

 


 

 

 

 

 

Photo : rosemar

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25 mai 2017 4 25 /05 /mai /2017 16:09
Albionix, le barde celte ou le pouvoir de la parole...

 

 

 

Des récits venus du passé, une évocation des dieux gaulois que nous connaissons si peu, la conquête romaine et ses conséquences, les druides et leur enseignement : Albionix, le barde celte fait revivre une civilisation, une mythologie magique, peuplée d'êtres mystérieux et étranges...

 

Tout l'art du récit est mis en oeuvre par le conteur : des rebondissements, des coups de théâtre, des histoires enchâssées, des personnages ordinaires qui rencontrent des êtres d'exception, des divinités aux noms exotiques, aux pouvoirs exceptionnels.

 

Albionix raconte son enfance, ses origines : né près du Mont Ventoux, il est choisi par les druides afin de devenir barde, son initiation dure 15 ans, et il part s'installer à Nemausus, près de la fontaine du Dieu...

 

Puis, il égrène des contes, où apparaissent successivement Epona, déesse des chevaux, et son poulain blessé, Eporétos, le chasseur valeureux qui poursuit un grand cerf blanc, en fait, le Dieu Cernunos, qui préside aux forêts et aux moissons, puis l'ingénieux dieu Lug, petit fils de Balor, le géant à l'oeil unique.

 

Des monstres surgissent : querelleurs, violents, prompts à la guerre, des êtres inhumains qui ne pensent qu'à la destruction et la mort.

 

L'histoire de Lug, fils d'un magicien, abandonné dans le courant d'un fleuve, sauvé par un pêcheur, nous emmène dans l'univers des contes merveilleux de notre enfance...

Sa mère, enfermée dans une tour, isolée du monde, seduite par le fils d'un magicien qui prend la forme d'un corbeau pour la rejoindre... tous les ingrédients sont réunis pour faire rêver l'auditoire.

On apprend comment Lug, le plus important des dieux gaulois donna son nom à la ville de Lugdunum...

 

Taranis, dieu du tonnerre et de l'orage, Teutatès, dieu des morts, surgissent, dans le récit du barde, des noms exotiques et lointains, aux sonorités étranges.

 

Et comment ne pas être séduits par le druide Bérénos qui veut révéler à ses disciples les secrets de sa connaissance ?

Comment ne pas être curieux de ses révélations ?

 

Puis, Ogmios, le dieu de la parole est évoqué...

Ogmios raconte ce combat qui a opposé deux peuples gaulois, par le passé... les guerriers sont prêts à s'affronter, dans une lutte fratricide.

Soudain, les guerriers entendent des chants, de la musique : ce sont les bardes des deux peuples qui s'approchent entre les deux armées... alors, les guerriers baissent leurs armes, ils baissent la tête, ils reculent et retournent dans leur cité, dans leur village... plus tard, ils négocient, parlent pour régler leurs querelles...

 

Tant est grand le pouvoir de la parole, celui de la musique, de la poésie...

Tant est grand le pouvoir du barde qui raconte le monde, les dieux et les hommes...

 

Dans ce spectacle, on savoure tout l'art du conteur qui parvient à faire revivre, sous nos yeux, différents personnages, les incarner, en mimer les expressions.

Le public subjugué écoute les paroles du vieux barde, s'imprègne de sa sagesse...

 

Fabien Bages qui joue le rôle du barde Albionix, tour à tour enjoué, émouvant, grognant, interprète toutes sortes de personnages, des dieux, des déesses, des hommes.

Il met en scène des caractères, et souligne l'importance de l'ingéniosité, de la générosité, du partage, de la poésie, des leçons de vie essentielles...

 


 

 

 

 

 

 

 

Photo et vidéos : rosemar

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24 mai 2017 3 24 /05 /mai /2017 08:56
A propos de l'investiture de Marie Sara, on reparle de la corrida...

 

 

L’annonce de l’investiture pour les législatives de la célèbre torera Marie Sara a ranimé un débat qui fait rage dans la société française depuis de nombreuses années : faut-il faire évoluer la corrida ?

 

Le mois de juin se profile et la grande féria de Nîmes est annoncée : de nombreux aficionados affluent pour assister à cette "fête".
 

Pour ma part, je ne suis pas une adepte des corridas : pour en avoir vu quelques images, j'avoue que je trouve ce spectacle barbare et inhumain...

La bête terrassée, le sang qui coule, la poussière qui souille l'animal, la souffrance du taureau... tout cela est indigne.

 

En écoutant les paroles de la chanson de Francis Cabrel qui personnifie un taureau, au moment où il va entrer dans l'arène, je me dis que cette pratique appartient à un autre temps, et qu'il faut faire évoluer la corrida.

La corrida ne ressemble-t-elle pas à une véritable torture ? L'animal est acculé, blessé, harponné, avant même d'être occis par le torero.

 

Bien sûr, certains vantent la qualité esthétique du combat : le torero danse autour de l'animal, le spectacle est coloré, accompagné de musique.

 

Mais on ne peut pas occulter toute la cruauté de la tauromachie : l'animal est d'abord affaibli, meurtri, blessé par le picador, les banderilles...

L'animal est réduit à néant, avant même d'être tué.

 

La corrida est ancienne, elle remonte aux jeux romains de l'antiquité où les gladiateurs étaient opposés soit à d'autres gladiateurs, soit à des animaux sauvages.

C'est là un reste d'un passé peu glorieux où des spectacles étaient organisés pour satisfaire les plus bas instincts de la foule.

 

Non, le taureau n'est pas "célébré" grâce à la corrida : il est martyrisé, anéanti au cours du combat.

Non, le taureau n'est pas magnifié par ce "spectacle" : sanguinolent, affaibli, il est privé de toute sa fougue.

 

On ne peut nier que l'animal souffre intensément au cours de ce combat.

On ne peut nier les tortures violentes qui lui sont infligées.

La torture d'un animal érigée en spectacle ? La foule qui hurle sa joie devant la souffrance du taureau, on ne peut adhérer à tant de violences.

 

Bien sûr, certains vivent de cette industrie de la tauromachie : des éleveurs, des commerçants.

 

Il faut donc faire évoluer la corrida : supprimer toutes les tortures imposées à l'animal, supprimer la mise à mort et ne garder que la lutte chorégraphique entre l'homme et le taureau.

 

 

 

 

 

 

 

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23 mai 2017 2 23 /05 /mai /2017 13:35
Manchester : des enfants, des adolescents pris pour cibles...

 

 

 

Deux mois après l'attaque de Westminster, le Royaume-Uni a été de nouveau frappé par le terrorisme.

 

De nombreux morts, des blessés qui sont entre la vie et la mort.

 

Une explosion a retenti à l'extérieur de la salle de concert Manchester Arena, qui contient 21 000 places, alors que se terminait un concert, celui d'une chanteuse américaine : Ariana Grande.

 

Encore un symbole déjà visé par les terroristes : un lieu de divertissements, fréquenté par un public jeune, une salle de concerts.

 

La musique, la culture, les divertissements, le théâtre ont été pendant longtemps méprisés et vilipendés par les fanatismes religieux.

 

"Les religions monothéistes invitent à renoncer au vivant ici et maintenant : elles vantent un au-delà fictif, pour empêcher de jouir pleinement de l'ici-bas.", écrit Michel Onfray dans son Traité d'athéologie.

Et il rajoute ceci : "Leur carburant ? La pulsion de mort et d'incessantes variations sur ce thème."

Depuis les bûchers chrétiens d'autrefois jusqu'aux fatwas musulmanes d'aujourd'hui, c'est la mort, la mort toujours recommencée.

 

On assiste, ainsi, à une escalade interminable de la violence : les attentats se multiplient partout, et se succèdent, avec pour objectifs la mort, la haine de la vie.

"Attaque épouvantable... Ne pas céder à la terreur", dit-on, alors inlassablement.

Mais la terreur se perpétue.

 

J'ai de plus en plus l'impression que notre monde voit, ainsi, s'affronter deux terrorismes : celui d'une religion fanatique et mortifère et celui d'un  monde où règnent l'argent et la finance.

Des deux côtés, l'excès, la démesure s'imposent. Des deux côtés, la haine, le mépris de la vie.

La fracture est immense, la division est incommensurable.

 

Les pays riches vendent des armes à tout va : les guerres s'intensifient, les conflits perdurent, entretenus par les puissances de l'argent.

En face, les fanatismes religieux s'exacerbent et n'en finissent pas.

 

L'attentat de Manchester a été revendiqué par Daesh, en début d'après-midi.

 

 

 

 

 

 

 

Manchester : des enfants, des adolescents pris pour cibles...
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22 mai 2017 1 22 /05 /mai /2017 08:32
Latin grec : quand Najat Vallaud-Belkacem se dit victime de "fake news"...

 

 


 

Najat Vallaud-Belkacem était l'invitée de l'émission On n'est pas couché sur France 2 ce samedi 20 mai...

Interrogée sur sa réforme du collège, elle a prétendu sans arrêt sourire aux lèvres, être victime de "fake news".

 

Des rires appuyés, des paroles entrecoupées de fous rires pour arguments : voilà le spectacle que nous a offert Madame Belkacem.

 

"Le latin et le grec n'ont jamais disparu des collèges"..., a-t-elle osé déclarer, voulant ainsi défendre la réforme qu'elle a initiée.

 

Bien sûr, le latin et le grec n'ont pas été totalement évincés des enseignements de Collège, mais intégrés dans les fameux EPI, ou Enseignements pratiques interdisciplinaires, ils ont été donc amoindris  et réduits à peau de chagrin.

 

Mais Najat Vallaud-Belkacem s'est bien gardée d'évoquer précisément les EPI, les mettant sous le tapis, évitant d'en parler en détails.

 

Elle prétend même avoir donné la possibilité  à tous les élèves de faire du latin et du grec : "Tous les élèves sont invités à une initiation", a-t-elle affirmé.

 

Mais, elle oublie de dire que le latin et le grec ont été intégrés dans des EPI, Enseignements pratiques interdisciplinaires : le latin et le grec sont, alors, mis en relation avec d'autres disciplines et non plus étudiés en tant que disciplines à part entière.

L'étude de ces langues est bel et bien escamotée, avec cette réforme des Collèges.

Par exemple, le latin et le grec peuvent être mis en lien avec le domaine scientifique : on étudie, alors, l’astronomie dans l’Antiquité et les calendriers, le système soleil-terre-lune ou l’évolution des mesures.

Ou encore, en relation avec les SVT : on s'intéresse, alors, aux aliments, à leur conservation, à la nutrition, l'histoire de l’alimentation.

On peut aussi mêler l'EPS et les pratiques sportives dans l’Antiquité et en particulier les jeux Olympiques.

Mais on voit bien que le latin et le grec ne sont plus étudiés en tant que langues anciennes.

 

En fait, Najat Vallaud-Belkacem a su noyer le poisson... par un tour de passe-passe, en faisant référence à d'autres fausses informations qui ont été colportées à son sujet, elle a su présenter certaines de ses réformes sous un vernis flatteur.

 

De nombreux articles de presse parus sur L'Obs, Libération, Le Parisien, Le Monde mettent en cause la chroniqueuse Vanessa Burggraf, l'accusant d'avoir colporté de fausses rumeurs, lors de cette interview.

Haro sur la blonde !

 

Il est vrai que l'ancienne ministre de l'Education nationale a pu être victime, parfois, de fausses rumeurs : cours d'arabe obligatoire en Primaire, elle s'appellerait Claudine Dupont, etc.

 

Mais, en l'occurrence, concernant les humanités, le latin et le grec, la réforme du collège initiée par la ministre a fortement amenuisé le poids de ces enseignements... C'est un fait.

 

Ce n'est pas un hasard si de nombreux professeurs ont dénoncé cette réforme qui réduit considérablement ces disciplines.

 

La plupart des journaux ont publié des articles qui mettent en cause les compétences de la chroniqueuse Vanessa Burggraf, mais dans ce cas précis, Najat Valaud-Belkacem a su manoeuvrer pour se présenter comme une victime de rumeurs infondées : pour ce qui est du latin et du grec, la réalité est là... ces enseignements ont bel et bien été sacrifiés.

 

 

Le témoignage d'un professeur de lettres classiques :

 

https://www.marianne.net/debattons/idees/college-vers-la-disparition-du-latin-et-du-grec

 

 

Sur l'orthographe :

 

https://www.marianne.net/debattons/blogs/lutte-des-classes/oui-le-ministere-de-l-education-nationale-bien-impose-la-reforme

 

 

Vidéo à 32 minutes

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