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6 décembre 2016 2 06 /12 /décembre /2016 16:14
La course aux iphones et ses dérives...

 

 


On connaît maintenant le fiasco du téléphone Galaxy Note 7, le dernier né de la marque Samsung : un portable explosif, qui part en fumées, en raison d'une batterie qui prend feu...

 

Mardi 11 octobre, la firme coréenne a dû suspendre la vente de l'appareil, et appeler tous les propriétaires à éteindre leur téléphone.

Depuis quelques années, on assiste, ainsi, à une course incessante à l'innovation : des téléphones toujours plus performants, toujours plus sophistiqués...

L'iphone 7 de Apple vient de sortir et on nous promet déjà l'iphone 8.

Il faut voir comment les gens se précipitent pour acheter le dernier modèle, pour le tester et l'adopter.

 

Il est vrai que ces appareils sont des merveilles de la technologie : téléphone, caméra avec zoom, ralenti, accéléré, appareil photo, dictaphone, horloge...

Mais jusqu'où ira-t-on dans l'innovation ?

On nous annonce le recours à des hologrammes pour communiquer, on nous annonce des téléchargements de plus en plus rapides.

 

Mais a-t-on besoin de tous ces gadgets ?

Partout, c'est la course à l'innovation : bientôt, on pourra disposer de voitures autonomes, et, ainsi, c'en sera fini de la conduite automobile...

Mais, là encore, des problèmes surgissent : une voiture électrique Tesla en mode pilotage automatique est entrée en collision avec un autocar, dans le nord de l'Allemagne, a annoncé jeudi 29 septembre, la police allemande...

 

On a l'impression d'une fuite en avant perpétuelle : il faut innover pour vendre et trouver toujours de nouvelles astuces technologiques : j'avoue que je ne suis pas attirée par l'utilisation d'hologrammes, dans une communication téléphonique.

On assiste à une surenchère dans les progrès qui en devient indécente.

 

Pourra-t-on sans cesse, innover ? N'est-ce pas dangereux ? Des accidents se produisent de plus en plus, montrant que les nouvelles technologies comportent des limites.

Mais l'hubris, la démesure font partie de notre monde, une démesure qui peut nous dépasser et nous nuire gravement.

"Méden agan, rien de trop", disaient les grecs anciens, eux qui entrevoyaient déjà les dangers des excès en tous genres.

Trop de technologies tuent la technologie et l'annihilent : on le voit, avec ces téléphones de la marque Samsung qui s'enflamment et s'embrasent, après une simple utilisation.

 

 

 

 

 

La course aux iphones et ses dérives...
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5 décembre 2016 1 05 /12 /décembre /2016 09:40
Elle aime bien attirer l'attention sur elle...

 

 

 

Elle aime attirer l'attention sur elle, par des déclarations intempestives... et encore une fois, elle a réussi cet exploit de provoquer un tollé de protestations, alors qu'elle représentait la France à Cuba, pour les obsèques de Fidel Castro...

 

On aura reconnu Ségolène Royal, ministre de l'écologie qui n'en est pas à son coup d'essai dans ce domaine....

 

La ministre a vanté, à cette occasion, "la liberté religieuse et la liberté de conscience" offertes au pays, grâce à Fidel Castro, et elle s'est livrée à un éloge sans nuances du dictateur, passant sous silence les exactions, les arrestations, les purges commises par le dirigeant cubain.

 

Elle a ainsi soulevé l'indignation de nombreux hommes politiques et notamment celle de François Bayrou.

 "S'il y a un sujet sur lequel la France et le gouvernement français ne devraient pas absoudre Fidel Castro, c'est sur les droits de l'homme" a déclaré le président du Modem, qui dénonce des propos pires qu'une "faute politique".

Jack Lang, en ironisant, a émis, pour sa part, cette hypothèse : "Avait-elle bu trop de rhum cubain ?"

 

Ségolène Royal est allée jusqu'à nier l'existence de prisonniers et d'opposants politiques au régime de Cuba.

Or, "il existe encore des prisonniers d'opinion à Cuba", a affirmé Geneviève Garrigos, porte-parole d’Amnesty International et spécialiste de Cuba...

 

Il est vrai qu'à l'occasion d'un décès, on a tendance à faire un éloge appuyé de celui ou de celle qui est parti(e.)

Mais, en l'occurrence, cette glorification d'un tyran paraît pour le moins déplacée : on ne peut passer sous silence les victimes d'un régime politique qui n'admet pas les oppositions.

 

On ne peut glorifier un régime dictatorial, sans exprimer des réserves.

On ne peut sanctifier un dictateur.

 

En fait, Ségolène Royal manifeste, souvent, un besoin de paraître, à travers certaines déclarations qui ne sont ni mesurées ni nuancées.

Oui, Ségolène Royal a réussi, une fois de plus, à attirer l'attention sur elle...

 

Dans notre pays qui est à l'origine de la déclaration des droits de l'homme, les propos de Ségolène Royal provoquent une polémique, et on peut le comprendre.

 

Dans sa volonté de faire l'éloge d'un régime de gauche, Ségolène Royal passe sous silence les dérives totalitaires du castrisme : n'est-ce pas un grave déni de la réalité ?

 

Aux dernières nouvelles, une seule personnalité a approuvé haut et fort les propos de la ministre de l'environnement, on ne s'en étonnera pas : il s'agit de Jean Luc Mélenchon qui a apporté un soutien inconditionnel à Mme Royal...

 

 

 

 

 

 

 

 

Elle aime bien attirer l'attention sur elle...
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4 décembre 2016 7 04 /12 /décembre /2016 13:57
Promenade d'automne sous la pluie...

 

 

Le vent a fait des ravages : partout, sur le sol, des feuilles éparses, des embruns de rouilles et des éclats de lumières...

 

Partout, la pluie qui envahit les trottoirs, qui assombrit la rue...

 

Voici que les feuilles, recouvertes d'un glacis étincelant, brillent d'un éclat nouveau...

 

Les arbres, le tronc noirci, luisent sous la pluie.

 

Sur le canal, des mosaïques de feuilles s'épanouissent, formant des tableaux colorés, aux teintes vives.

 

Vert pâle, bruns, amarante, rouilles, xanthe s'entremêlent sur le bleu de l'eau...

 

Des tourbillons de couleurs sur le canal qui borde le jardin, des mailles de feuilles aux formes variées...

Des îlots, des archipels de feuilles...

 

Une toile floquetée  aux teintes brunes...

 

 

 

 

 

 

 

Photos : rosemar

Promenade d'automne sous la pluie...
Promenade d'automne sous la pluie...
Promenade d'automne sous la pluie...
Promenade d'automne sous la pluie...
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3 décembre 2016 6 03 /12 /décembre /2016 08:24
L'échec de François Hollande : l'éducation...

 

 

 


L'Education : c'était la priorité annoncée au début du quinquennat de François Hollande... c'était un grand espoir pour les enseignants, après les années Sarkozy qui avaient été marquées par des suppressions massives de postes, la disparition de l'année de stages, pour les jeunes enseignants...

 

Espoirs déçus, vaines promesses... Trois ministres de l'éducation se sont succédé : Vincent Peillon qui a réussi l'exploit de désorganiser les écoles primaires, avec sa réforme des rythmes scolaires...

 

Benoît Hamon a fait une brève apparition : 147 jours, un record de brièveté ministérielle ! Son action a été plutôt limitée et inadaptée : il se proposait de supprimer les notes pour "adoucir" l'école.

 

Quant à Najat Vallaud-Belkacem, elle a été l'initiatrice d'une réforme des collèges contestée par une majorité d'enseignants, une réforme qui a anéanti des disciplines comme le latin et le grec, une réforme qui a fragilisé les enseignements fondamentaux.

Résultat : les enseignants souffrent encore, trop souvent, dans leur travail, les classes restent surchargées, malgré les promesses de postes annoncées.

 

L'Education Nationale, secteur essentiel dans un pays moderne, se retrouve face à des difficultés insurmontables : de jeunes enseignants démissionnent, devant la lourdeur de la tâche, alors qu'ils ont passé et réussi des concours qui exigent de longues années d'études.

 

On le sait : traditionnellement, les enseignants votent à gauche, mais on imagine leur déception face aux réformes engagées...

 

Le quinquennat de François Hollande n'a pas amélioré la condition des professeurs.

"J'ai voulu que l'école dispose des moyens indispensables, ceux-là même qui lui avaient été ôtés dans la période précédente, parce que l'école, c'est le pilier de la République", a affirmé François Hollande lors de sa déclaration du 1er décembre où il annonçait sa volonté de ne pas briguer un second mandat.

 

Or, si des postes de professeurs ont été créés, les réformes engagées ne répondaient pas du tout aux aspirations du corps enseignant.

 

L'échec de François Hollande, c'est le chômage qui n'a pas vraiment cessé de croître, mais c'est aussi l'éducation, si importante, si essentielle.

 

Certains commentateurs insistent sur la lucidité du président de la République, une lucidité écornée par le bilan qu'il dresse de son action dans le domaine éducatif : l'école a souffert et souffre encore lourdement des réformes engagées sous le quinquennat de François Hollande.

 

 

 

 

 

 

 

L'échec de François Hollande : l'éducation...
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2 décembre 2016 5 02 /12 /décembre /2016 17:09
La vie qui s'en va par dessus nous...

 

 


La fuite du temps a inspiré tant de poètes, depuis Ronsard, Hugo, Musset...


On retrouve ce thème dans une chanson intitulée La vie qui s'en va, un texte de Maurice Vidalin, sur une musique de Mikis Theodorakis. Cette chanson interprétée par Mouloudji revêt un charme, empreint de mélancolie.


Le poète emploie, dès le début, le pronom indéfini "on" qui a une valeur générale : "On ne sait plus ce que l'on est, on ne sait plus qui l'on était..." Ce pronom "on" réitéré restitue, ainsi,  une forme d'anonymat : l'homme perdu dans une foule oublie sa propre identité.

Cette chanson écrite pour un film "Biribi" qui évoque la vie dans des bataillons disciplinaires d'Afrique du Nord dénonce la dure réalité de la condition des soldats, à la fin du XIXème siècle.

Les négations traduisent un désarroi, une perte totale de repères.

La vie associée à un verbe de mouvement est personnifiée, elle semble, ainsi, tout emporter sur son passage : "La vie qui va par dessus nous, efface tout."

La vie devient une sorte d'entité qui impose sa souveraineté sur l'homme, qui le domine et le subjugue.

Le verbe familier "elle s'en fout" traduit, aussi, une violence infinie qui terrasse les individus.

Une simple phrase restitue toute la fugacité du temps qui passe, grâce à la répétition du verbe "aller": "la vie qui va, c'est la vie qui s'en va "...

Le passé, lui, apparaît comme un réconfort, car il est magnifié par les souvenirs : il permet d'oublier un présent douloureux, "le cafard" que ressent le poète : l'emploi de la première personne du singulier donne au texte un ton confidentiel : "Et mon passé, quand j'ai la cafard c'est tout doré, à travers un brouillard". Le style familier et poétique rend cette confidence encore plus poignante.

Ce passé se concrétise, avec l'évocation de la ville natale du poète, "Paris", puis "ma rue", un point d'ancrage qui paraît essentiel, avec l'image d'une femme aimée, symbole de sensualité, de tendresse : "Marie et ses seins nus", des images simples qui touchent tout le monde.

On retrouve, dans ce texte, un motif souvent associé à la fuite du temps : la fleur, raccourci saisissant de la vie humaine, la fleur vouée à un dépérissement très rapide : "Cueille une fleur, demain, la fleur sera fanée, il faudra l'enterrer".

L'alternance du passé et du présent souligne le désarroi du narrateur : "Moi, j'étais un fils à maman, je suis moins que rien au régiment.." Objet de toutes les sollicitudes dans l'enfance, celui qui est devenu soldat a tout perdu, il est réduit à néant, comme le montre l'expression négative et familière : "moins que rien..."

Et cet être réduit à néant affirme même : "Je suis mort"... une mort d'autant plus atroce que personne ne le sait, ce que suggère l'expression interrogative : "Mais qui le sait ?"

Il est vrai que ce soldat "marche encore", mais il n'est plus qu'une apparence, une ombre "j'ai l'air d'exister", affirme-t-il... Le texte restitue, ainsi, la déshumanisation que subit l'individu dans l'univers militaire.


La mélodie très douce traduit une forme de résignation et d'acceptation qui suscite en nous émotion et mélancolie...


 





 Photo : rosemar

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1 décembre 2016 4 01 /12 /décembre /2016 08:25
Les mensonges de François Fillon sur les programmes scolaires...

 


 

 

Selon François Fillon, "Clovis, Jeanne d'Arc. même Voltaire et Rousseau ne figurent plus dans les programmes d'histoire..." C'est ce qu'il a déclaré lors du dernier débat de la primaire.

 

Bien évidemment, le candidat Fillon se livre à une manipulation de la réalité, en affirmant que ces personnages historiques, ces écrivains ne sont plus enseignés dans nos écoles.

Au collège, comme au lycée, une large part est accordée aux philosophes des Lumières, en français et en histoire.

 

Les élèves sont amenés à lire de manière détaillée Candide, Zadig, Micromégas, des contes philosophiques de Voltaire qui sont expliqués et analysés, avec précision.

 

L'esprit des Lumières est, ainsi, une partie importante de l'enseignement du cours de français : il semble que les hommes politiques, éloignés du terrain, n'ont même plus le sens des réalités.

En fait, ils préfèrent la falsifier pour servir leur campagne électorale.

 

Après Nicolas Sarkozy qui prétendait que les enseignants travaillent seulement 6 mois de l'année, voici que son lieutenant déforme les programmes enseignés à l'école...

 

Le "très catholique" Fillon, "l'honnête homme, le tendre, le pur", a menti effrontément à cette occasion.

Voltaire, c'est notre identité, c'est la dénonciation des injustices, des inégalités, de la religion et de ses dérives : l'odieuse intolérance, le refus des différences, le fanatisme, l'inquisition et ses horreurs...

La religion qui peut conduire aux pires abominations est une des cibles privilégiées de Voltaire.

Et Voltaire reste une référence essentielle dans les lycées et collèges de France...

 

Ainsi, François Fillon qui se présente comme un homme sincère, droit, apparaît comme un manipulateur qui falsifie la réalité.

 

De la même façon, Clovis, Jeanne d'Arc n'ont pas été évincés des programmes d'histoire, contrairement à ce qu'affirme François Fillon....

 

Le très catholique François Fillon a su convaincre un électorat traditionaliste attaché à la religion : il se présente comme celui qui ne ment pas aux français, celui qui veut leur imposer des sacrifices, dans leur intérêt.

Quel Tartuffe ! Lui qui n'hésite pas à ruser, user de mensonges, pour convaincre un certain électorat de droite.

 

Les Tartuffe sont décidément légion, en politique : d'un François à l'autre, il semble que Tartuffe ait fait des émules.

 

Il est vrai qu'on peut encore plus légitimement qualifier François Fillon de Tartuffe, lui qui se réclame d'une religion intransigeante et rigoureuse...

 

 

 

 

Les mensonges de François Fillon sur les programmes scolaires...
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30 novembre 2016 3 30 /11 /novembre /2016 11:52
La moitié d'un grand soleil rouge nous regardait...

 

 


"Le voisin attela son cheval, la tante enveloppa Augustine dans des châles, et nous voilà partis au petit trot, tandis que sur la crête des collines la moitié d'un grand soleil rouge nous regardait à travers les pins."
 

C'est ainsi que Marcel Pagnol anime une scène familière d'un soleil aux teintes de pourpre, dans un extrait de son roman, La Gloire de mon père...

 

L'adjectif "rouge" nous fait admirer de belles couleurs de feux, des éclats rubescents, des fleurs aux teintes flamboyantes, coquelicots, hibiscus, roses, dahlias...

Le mot rayonne de ses consonnes gutturale et chuintante, emplies l'une de force, l'autre d'une certaine douceur : le rouge évoque la violence, le sang, mais aussi l'amour, la passion...

 

Le rouge fait vibrer et briller les lèvres, il attire, séduit, rutile, flamboie...

Rouge des fruits, des fleurs, rouge des soleils couchants qui éclaboussent les paysages.

 

Ce mot ancien remonte au latin "rubeus" et "ruber", "rouge"... On retrouve ce radical dans quelques mots "rubescent, rubicond, rubéole, rubis, rubicelle, rubiette..."

Des termes, aux sonorités antiques, des mots qui évoquent des pierres précieuses, un oiseau à plumage rouge, des couleurs très vives.

La rubiette nous étonne, nous fait rêver, avec son joli suffixe de diminutif, comme la rubicelle, un rubis de couleur claire...

Ces vocables sont pleins de charmes, par leur rareté, leurs sonorités, leurs significations...

 

Tous ces mots remontent, aussi, à un plus lointain ancêtre grec, "éruthros, rouge". Le mot Érythrée, du grec "Ἐρυθραίᾱ, la rouge", désigne la partie africaine des côtes méridionales de la mer Rouge...

 

Ainsi, la couleur "rouge" nous éblouit de mots anciens, aux éclats divers...

Le mot suggère tant de réalités, le vin, le cuivre, le sang, la terre argileuse et rouge...

 

Tant de paysages de couchers de soleils aux teintes rougeoyantes !

Tant de fleurs aux éclats de pourpre ! Des feuilles d'automne aux couleurs de rouille, d'un rouge vif étincelant !

Des épices flamboyantes aux goûts relevés, des brasiers de lumières !

Grenats, spinelles, rubis, noms flamboyants de pierres précieuses !

 

Rouge de colère, de plaisir, de confusion, la couleur rouge évoque tant de sentiments !

Rouge la vie, rouge, la beauté ! Rouge du danger et de la passion, de la fête et du pouvoir !

Rouge de la révolte et de l'indignation !

 

 

 

http://expositions.bnf.fr/rouge/bande/bande.htm

 

 

 

 

Photos : Pixabay

La moitié d'un grand soleil rouge nous regardait...
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28 novembre 2016 1 28 /11 /novembre /2016 09:48
Fillon s'impose par l'extrême droite...

 

 

 

Hier, François Fillon a largement remporté la primaire de la droite : comment expliquer ce succès et cette victoire écrasante ?

 

François Fillon n' a-t-il pas réussi à séduire une grande partie de l'électorat de la droite catholique, quand il a déclaré ne pas être favorable à l'IVG, en conscience, à titre personnel ? 

 

C'est plus que probable : un calcul politicien qui a dû lui permettre de récolter des voix supplémentaires.

De la même façon, François Fillon a su rassurer de nombreux électeurs de l'extrême droite, par sa volonté de juguler l'immigation, par ses déclarations sur la famille.

 

Son programme est lui-même extrême : une purge économique qui pénalise les classes populaires, et sert les riches nantis.

 

On a remarqué, aussi, hier, au cours de la soirée électorale, la croix qu'arborait Valérie Boyer, porte-parole de François Fillon...

Tout un symbole de l'ancrage catholique et chrétien de l'ancien premier ministre...

Le principe de laïcité paraît bien écorné, avec ce signe religieux particulièrement visible sur un plateau de télévision.

 

On a pu noter, également, la présence de Frigide Barjot, égérie de la Manif pour tous, au QG de campagne de François Fillon, dans la soirée de ce dimanche 27 novembre. 

Le mouvement de la Manif pour tous s'est félicité de la victoire de François Fillon, soutenu par Sens commun, une émanation de ce mouvement.

 

Oui, Fillon a su s'attirer un électorat conservateur, par ses déclarations sur la famille et sur l'IVG.

L'IVG est, pourtant, une avancée et un progrès incontestable pour les femmes : autrefois, les avortements se pratiquaient dans la clandestinité, dans des conditions déplorables, mettant en jeu la vie des femmes.

Il serait inadmissible de renoncer à cette possibilité qu'ont les femmes de refuser une grossesse non désirée.

Ce serait une régression scandaleuse.

 

Quoi qu'il en soit, François Fillon a déclaré qu'il ne s'attaquerait pas à ce droit des femmes, mais, encore une fois, il a su manoeuvrer habilement pour séduire certains électeurs rétrogrades, ceux de la manif pour tous.

Une tactique habile qui lui a permis de glaner des voix du côté de l'extrême droite.

"Compte tenu de ma foi personnelle, je ne peux pas approuver l'avortement...", avait déclaré François Fillon, affirmant une conviction très personnelle.

 

Il a su, ainsi, convaincre certains électeurs traditionalistes qui l'ont plébiscité : Fillon a su les attirer et les rassurer...

 

On peut affirmer que François Fillon a "labouré sur les terres du Front national", comme l'avait fait Nicolas Sarkozy, en son temps, et cette tactique a bien fonctionné.

 

 

 

 

 

 

 

Fillon s'impose par l'extrême droite...
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27 novembre 2016 7 27 /11 /novembre /2016 16:23
Une feuille sur le tilleul...

 

 

 

Le tilleul ne s'éclaire plus, désormais, que d'une seule feuille aux éclats de xanthe...

 

L'arbre dépouillé montre ses branches, des entrelacs, des résilles qui se détachent sur l'azur...

 

Une seule feuille accrochée à l'arbre dénudé...

 

Une seule feuille perdue dans les ramilles, une seule feuille destinée à s'évanouir...

 

L'hiver s'installe, peu à peu, sculptant les arbres, leur donnant des éclats mélancoliques....

 

Des dentelles, des réseaux apparaissent, sombres, sur l'azur.

 

Des mailles, des nuées de ramures tissent le ciel...

 

Le ciel bleu est parcouru de festons où dansent des ramilles...

 

 

 

 

 

 

 

 

Photos : rosemar

Une feuille sur le tilleul...
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26 novembre 2016 6 26 /11 /novembre /2016 09:28
Certains électeurs qui ont voté pour Fillon n'auraient-ils pas lu son programme ?

 

 

En voyant les résultats du premier tour de la primaire de droite, je me dis qu'un certain nombre d'électeurs qui ont voté pour Fillon n'ont peut-être pas lu son programme.

 

Voulant à tout prix éliminer Sarkozy, de nombreux électeurs de gauche ont décidé de plébisciter Fillon, dont le profil, la personnalité apparemment réservée tranchent avec le tempérament excessif de l'ancien président...

 

Il est vrai qu'ils n'avaient guère le choix : les électeurs de gauche qui voulaient barrer la route à Sarkozy devaient opter soit pour Fillon, soit pour Juppé qui étaient les mieux à même de capter le plus grand nombre de voix.

Mais pourquoi auraient-ils préféré voter pour Fillon ?

 

C'est que Fillon avec son apparence débonnaire, a des airs de bon élève : il inspire confiance, il se veut enjôleur, séduisant.

Mais quand on lit son programme, on est effrayé par les mesures antisociales qu'il contient...

 

Ce programme démonte notre modèle social : recul brutal de l'âge de la retraite, augmentation du temps de travail des fonctionnaires, sans compensation, suppression de 500 000 fonctionnaires...

C'est un essorage total... et pourtant, avec sa bonhomie, François Fillon a su s'imposer par son côté sage, rangé, policé...

 

Au fond, il sait tromper son monde : ainsi, ce jeudi soir, lors du débat du second tour de la primaire de droite, François Fillon a affirmé que les anciens ministres ne touchaient pas de retraite. Une affirmation qui est exacte, mais il s'est bien gardé de rappeler le montant des rémunérations d'un ministre, il a oublié, aussi, de préciser tous les avantages dont bénéficie un ex-premier ministre...

 

"Je suis sûr que l’immense majorité des Français pensent que les ministres ont une retraite, que le fait d’avoir été au gouvernement leur donne droit à une retraite. C’est faux, cela n’a jamais existé", a-t-il déclaré.

 

 Mais on peut préciser, pour compléter les propos du candidat Fillon, que les ministres perçoivent encore l’intégralité de leur salaire pendant trois mois après leur départ, s’ils ne retrouvent pas d’emploi. On peut préciser que cette allocation est confortable, quand on sait que le Premier ministre perçoit 14.910 euros brut par mois, et que les ministres touchent, eux, 9940 euros brut par mois...

De quoi pouvoir faire des économies, placer de l'argent, le faire fructifier...

 

On peut aussi rappeler que Fillon en tant qu' ex-premier ministre conserve aux frais de Matignon, et donc du contribuable, une voiture avec chauffeur ainsi qu’un ou une assistant(e)....

Des avantages non négligeables...

 

Si les ministres ne touchent pas de retraites, en tant qu'anciens parlementaires, ils reçoivent une pension à vie.

On le voit : François Fillon sait manoeuvrer son auditoire, en donnant l'impression que les ministres ne bénéficient d'aucun passe-droit, d'aucun avantage.

Mais c'est loin d'être le cas...

 

Oui, Fillon sait rassurer, réconforter avec ses airs bonhommes...

Mais, ce n'est qu'une illusion, une apparence derrière laquelle se cache un homme redoutable décidé à gouverner de manière autoritaire, par ordonnances, à imposer aux français une austérité contre-productive.


 

 

 

 

Certains électeurs qui ont voté pour Fillon n'auraient-ils pas lu son programme ?
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