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27 février 2017 1 27 /02 /février /2017 15:37
Mehdi Meklat : on savait mais on fermait les yeux...

 


 

Beaucoup savaient, connaissaient ces tweets haineux, cette avalanche de propos racistes, antisémites, ce déversoir d'insanités, de vulgarités méprisantes pour les blancs, les juifs, les noirs...

 

On savait, mais on fermait les yeux, comme on l'avait fait pour DSK : on savait les débordements sexuels du personnage, mais on se taisait.

Une loi du silence qui vient protéger des personnages en vue, des personnalités médiatiques, parfois artificiellement créées...

 

Ce fut le cas, sans doute, pour Mehdi Meklat, un beur, issu de la banlieue, un symbole d'une intégration réussie...

Chroniqueur, journaliste, il a l'air bien rangé, bien sage, avec sa casquette vissée sur la tête.

 

Et, pourtant, quand on découvre ses tweets, leur violence inouie, on se dit que ceux qui ont fermé les yeux se sont rendus complices du personnage.

Marcelin Deschamps, tel était le pseudonyme choisi par Meklat pour déverser sa haine sur twitter : un double, derrière lequel il se retranche pour prétendre que ces tweets n'étaient pas vraiment les siens.

 

On est sidéré par la violence des propos tenus dans ces tweets : homophobie, sexisme, antisémitisme, un tissu d'insultes, de violences, de déclaration de haine.

Ceux qui savaient n'ont-ils pas été les complices complaisants de Mehdi Meklat ?

N'ont-ils pas protégé un jeune beur qui faisait étalage de violences inadmissibles ?

 

La violence serait-elle à la mode ? Serait-elle autorisée quand elle est le fait d'un jeune issu des banlieues ?

 

Ce jeune journaliste lancé par Pascale Clark sur France Inter, protégé par Canal +, le journal Le Monde, édité par Le Seuil déversait des torrents de haine sur internet, sous un pseudo bien français : Marcelin Deschamps.

Un dédoublement derrière lequel se retranche Meklat, affirmant qu'il "questionnait la notion d'excès et de provocation" à travers ces tweets.

De l'humour ? Une parodie ? Comment y croire ?

Quand on lit cette "littérature", on se dit que le prétexte invoqué est encore une forme de provocation : partout, une incitation à la haine, au meurtre, à la négation des autres...

 

Des références à Hitler, aux chambres à gaz, à Ben Laden, Mohamed Merah, présentés comme des héros.

Des appels à tuer les blancs, les juifs, Alain Finkielkraut, des insultes, le langage débridé de certains jeunes des banlieues : "enculer, niquer, fils de pute..."

 

L'incitation à la haine est un délit et doit le rester : d'où qu'elle vienne...

La loi punit l'incitation à la haine raciale : à ce titre, Meklat doit être sanctionné.

Ce n'est pas parce qu'on utilise un pseudonyme qu'on a le droit de dire des horreurs et d'appeler aux meurtres racistes...

 

De l'humour ?  Un jeu de questionnements ? "Faites entrer Hitler pour tuer les juifs... Les blancs, vous devez mourir.... Fallait lui casser les jambes à ce fils de pute" (à propos d'Alain Finkielkraut)...

 

Comment peut-on invoquer l'humour, la drôlerie devant un tel ramassis de haine ?

 

 

 

 

 

 

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26 février 2017 7 26 /02 /février /2017 13:51
Reflets mystérieux sur l'eau...

 

 

 


Distorsions, trouées, arabesques, des formes étranges se dessinent sur l'onde du canal....

 

Un tableau irréel apparaît, insolite, mystérieux, surnaturel, des motifs nouveaux, des ondoiements vaporeux tourbillonnent, attirent le regard.

 

 

Des vrilles sur l'eau bleue, des frissons, des moires étonnantes.

 

 

Un tableau mouvant : l'arbre trace des figures improbables, hésitantes, fugitives...

 

 

Le tableau se transforme, les formes s'étirent, se recomposent, se délitent.

 

 

On voit naître et s'effacer des protubérances, des enroulements d'algues géantes.

 

Le fond du tableau laisse voir des fluidités, des marbrures grises et blanches.

 

 

Le miroir de l'eau se couvre d'images magiques et peint d'étranges créatures, des algues dorées ou laiteuses, des hydres fantastiques venues du fond des âges....

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photos : rosemar

Reflets mystérieux sur l'eau...
Reflets mystérieux sur l'eau...
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24 février 2017 5 24 /02 /février /2017 14:58
Le plat pays qui est le mien...

 


 

Comment dire la mélancolie, la beauté de sa terre natale ? Comment exprimer en même temps l'âpreté, la rudesse et le charme infini de ces paysages du Nord, chers à Jacques Brel ?

 

C'est un pays, délimité par la mer du Nord, dont Brel nous fait voir l'espace infini, à travers la répétition de ce mot "vague", tantôt nom commun, tantôt adjectif, un jeu sur le sens qui restitue l'immensité des paysages marins...

 

Tout semble, ainsi, se confondre, et se réunir... la mer, la terre, les dunes...

 

On perçoit "la mer, les dunes, quelques vagues rochers, les marées", tous les éléments qui composent ces terres du Nord : la Belgique.

Grâce à l'énumération, le poète restitue une monotonie, une harmonie.

 

Le paysage personnifié prend vie sous nos yeux : "les rochers ont à jamais le coeur à marée basse"... une façon d'évoquer la mélancolie de ces lieux, peuplés de "brumes" infinies...

 

Un pays balayé par le vent d'est que le poète nous invite à "écouter", avec cet impératif : "Ecoutez-le tenir..."

 

Le verbe "tenir" suggère une résistance, une volonté de vivre, une force.

 

L'emploi de la préposition "avec" tout au long du texte, fait du poète un peintre qui compose son tableau sous nos yeux...

 

La strophe suivante nous fait découvrir les cathédrales du Nord, avec leurs "noirs clochers" définis comme "d'uniques montagnes", belle image teintée de tristesse, avec l'évocation de la couleur noire des campaniles, seuls "mats de cocagne", dans ces paysages. Les seuls reliefs de ce pays sont des constructions humaines.

 

Et les "diables en pierre qui décrochent les nuages" semblent déverser sur ces terres une mélancolie qui n'en finit pas....

 

"Le fil des jours" qui devient sous la plume du poète, "l'unique voyage" restitue aussi l'uniformité des paysages du Nord, et "les chemins de pluie" se métamorphosent en "unique bonsoir"...

 

Les nombreux pluriels qui ponctuent le texte, renforcent, encore, cette impression d'uniformité.

 

Et le poète ajoute "le vent de l'ouest" à ces paysages, expression d'une volonté : "Ecoutez-le vouloir"... une façon de personnifier cette terre et d'en montrer toute la force.

 

L'évocation du "ciel", dans la strophe suivante, les répétitions du mot soulignent l'omniprésence du ciel dans ces terres du Nord : un ciel si bas que tout se confond, un "canal se perd", puis "se pend", symbole de tristesse.

 

Ce ciel associé à l'humilité devient une image de simplicité et on perçoit toute la tendresse du poète qui affirme : "Avec un ciel si gris qu'il faut lui pardonner."

 

La violence, la dureté de ce pays s'expriment encore avec le "vent du Nord" qui vient "s'écarteler", un terme très fort qui semble traduire une torture. Les sonorités de gutturales soulignent cette virulence :

"Avec le vent du nord qui vient s'écarteler, 
Avec le vent du nord écoutez le craquer..."

 

Pourtant la dernière strophe, avec l'évocation de l'été, voit le triomphe de la vie, du bonheur : ce n'est plus l'uniformité qui domine mais une réunion d'éléments divers, "l'Italie qui descendrait l'Escaut, "Frida la blonde" qui devient "Margot"...

 

La gaieté prédomine, grâce à cette union du nord et du sud, grâce aux marins désignés par l'expression "les fils de novembre" qui reviennent enfin.

 

La chaleur est de retour dans les coeurs et dans les paysages : on voit "la plaine fumante qui tremble sous juillet".

Le vent du sud apporte le rire et la joie...

 

Chaque strophe s'achève sur cette expression "le plat pays qui est le mien...", ces mots simples traduisent l'attachement du poète, grâce à l'emploi du pronom possessif qui marque une appartenance très forte...

La mélodie très douce restitue émotion, sensibilité, tendresse.

 

 

 

http://www.paroles.net/jacques-brel/paroles-le-plat-pays

 

 

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23 février 2017 4 23 /02 /février /2017 13:23
Bayrou ou l'art du revirement...

 

 

François Bayrou président du Modem a proposé, hier, une alliance à Emmanuel Macron et renonce donc à se présenter à la présidentielle.

 

C'est, pourtant, ce même François Bayrou qui déclarait, il y a quelques mois, qu' Emmanuel Macron était le candidat des forces de l'argent.

 

 François Bayrou voulait, disait-il, faire barrage "aux puissances de l'argent qui orchestrent selon lui en sous-main la montée en puissance de l'ancien employé de banque Rothschild."


"Je suis absolument sceptique sur cette affaire, et quand je dis sceptique, c'est le mot le plus modéré que je puisse choisir. Ça ne marchera pas, parce que les Français vont voir ce que cette démarche signifie, ce qu'il y a derrière tout ça, derrière cet hologramme", affirmait François Bayrou...

 

Et il rajoutait : "D'ailleurs c'est très simple: posez-vous la question du pourquoi ces heures et ces heures de télévision en direct? Pourquoi ces couvertures de magazines, pourquoi ces pages et ces pages autour de photographies ou d'histoires assez vides ?"

Quel revirement !

 

Les hommes politiques ressemblent de plus en plus à des girouettes : François Bayrou propose une alliance à un candidat qu'il a fortement critiqué, en septembre 2016...

 

La cuisine et la tambouille électorale se poursuivent...

Emmanuel Macron s'est empressé, bien sûr, d'accepter l'alliance qui lui est proposée...

 

Mais, comment les français peuvent-ils réagir face à tels revirements ?

 

Comment les hommes politiques peuvent-ils être encore crédibles ?

 

Même si François Bayrou pose ses exigences, on voit bien que cette alliance est problématique...

On ne peut pas avoir étrillé un candidat, comme l'a fait Bayrou, et lui proposer, ensuite, une alliance...

 

De toutes façons, on ne s'étonnera pas de ce revirement de François Bayrou : on se souvient du bilan déplorable du président du Modem à la tête du ministère de l'Education nationale.

 

Réforme avortée en faveur de l'enseignement privé, suppressions de postes, baisse de l'allocation de rentrée scolaire,  tentative pour réduire drastiquement les allocations de logement social perçues par les étudiants, un bilan catastrophique...

 

François Bayrou, ancien enseignant, n'avait pas hésité à trahir le personnel éducatif par des reniements inadmissibles...

François Bayrou, sous ses dehors bravasses, est un faible : il n'a jamais eu la stature pour devenir président de la république...

L'alliance proposée à Macron signe encore un aveu de faiblesse : c'est un reniement de plus, de la part d'un homme politique dont la carrière est entachée d'échecs...

François Bayrou rejoint le parti des banquiers, et même s'il impose ses conditions, il se rallie à un candidat du monde de la finance...

 

Loi de moralisation de la vie publique, défense des salaires, introduction de la proportionnelle... Emmanuel Macron a aussitôt répondu favorablement à ces exigences.

 

Mais, qui peut être dupe de cette alliance ? Emmanuel Macron reste le candidat de l'ubérisation, de la dérégulation, du démantèlement des droits sociaux...

 

 

 

 

Bayrou ou l'art du revirement...
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22 février 2017 3 22 /02 /février /2017 13:19
Tout le charme d'un tableau de Vermeer...

 

 

 

 

 

Vermeer, peintre néerlandais du 17 ème siècle a peint souvent des personnages dans des intérieurs somptueux : la lumière fait vivre ses toiles, elle se reflète dans le décor, des meubles, un vase, une aiguière...

 

Dans un de ses tableaux les plus célèbres, intitulé La jeune fille à la perle, Vermeer peint le portrait d'une jeune fille à la beauté radieuse : le tableau est centré sur le visage de la jeune fille : elle porte une perle à l'oreille gauche, petit bijou sur lequel se concentre la lumière.

 

La jeune fille, de profil, tourne son visage vers le peintre : les yeux, la bouche sont mis en valeur par un glacis qui les illumine et les éclaire.

 

Le vêtement somptueux de la jeune femme apparaît soyeux, couleur d'or sous un col blanc. La tête est couverte d'un turban d'un bleu vif et profond. De ce turban, retombe avec de légers plis un tissu soyeux et flamboyant...

 

Le visage enfantin révèle à la fois pureté et sensualité. Le peintre a su souligner l'aspect angélique de la jeune fille : les traits sont fins, les sourcils à peine marqués.

 

De grands yeux sombres observent le peintre et le spectateur du tableau. Le fond obscur, par contraste, montre bien le caractère lumineux et limpide du visage.

 

L'artiste a su mettre en valeur dans l'obscurité de la toile la perle étincelante de la jeune fille : le bijou semble comme en suspension sous l'oreille de la demoiselle, il attire le regard par sa brillance, ses reflets...

 

Vermeer semble jouer sans cesse dans ce tableau de l'ambiguité : sensualité et innocence se mêlent ici habilement : d'ailleurs, la perle est à la fois symbole de pureté et de vanité : bijou discret, elle reflète aussi une certaine richesse, un désir de briller...

 

Ce portrait nous étonne par sa fraîcheur, sa vie : la jeune fille semble s'animer sous nos yeux, tourner la tête vers le spectateur du tableau... Le regard lui-même plein de vivacité nous émeut...

 

Simplicité, élégance, charme, sensualité caractérisent ce portrait. Ce tableau d'une jeune fille peint au 17 ème siècle nous touche par sa modernité et son caractère intemporel...

 

La toile a été peinte vers 1665, elle mesure 45 sur 40 cm. 

 


L’exposition Vermeer se tiendra du 22 février au 22 mai, et s’inscrit dans une saison du Louvre dédiée au Siècle d’or hollandais : 12 toiles de Vermeer seront exposées.

 

 

http://www.20minutes.fr/culture/2017311-20170220-vermeer-exposition-louvre-tord-cou-legende-genie-solitaire

 

 

http://presse.louvre.fr/vermeer-et-les-maitres-de-la-peinture-de-genre/

 

http://www.lepoint.fr/arts/visitez-avant-tout-le-monde-l-exposition-vermeer-au-louvre-21-02-2017-2106449_36.php

 

http://youtu.be/EXRZGzRw-4M

 

http://youtu.be/fExnuHGgZDQ

 

 

http://youtu.be/34rJhdkQUtQ

 

 

 

 

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21 février 2017 2 21 /02 /février /2017 14:37
Un encouragement à la paresse : le Uber des devoirs...

 

 


Internet nous offre le meilleur et le pire... c'est une ouverture sur le monde, une opportunité pour se cultiver, et pour éveiller la curiosité. Mais quand un site propose à des élèves de faire des exercices à leur place, ces exercices ne perdent-ils pas tout intérêt ?

 

De plus en plus, les adolescents font des copiés-collés sur internet, les professeurs qui sont vigilants repèrent facilement ces usages et les sanctionnent : on demande aux élèves une réflexion et une construction personnelles, lors d'exposés par exemple.

 

Désormais, le site Bonnenote.fr vend des devoirs tout prêts : on peut lire sur cette application :

"Commander un devoir en 2 minutes... Bonnenote apporte un service sur-mesure et unique d’aide à la rédaction de devoirs dans toutes les matières, destiné aux étudiants francophones, du Collège au Master.".

"Un rédacteur spécialisé, un devoir sur mesure..."

 

Voilà ce que l'on peut appeler du "prêt à penser". Il n'est plus besoin de réfléchir, de passer du temps à faire un plan, à rédiger, le devoir est livré à domicile moyennant finance, bien sûr.

 

Le site propose même une réduction promotionnelle de 20 % !

 

On est sidéré par de telles offres : alors que de toutes parts, par tous les moyens, on lutte lors des examens contre la fraude, des sites sont autorisés à produire des corrigés de devoirs.

 

Où est la cohérence ? C'est ce que l'on peut appeler une tricherie organisée et une incitation scandaleuse au laisser-aller et à la paresse.

 

Dans nos sociétés, trop souvent, le travail n'est-il pas de plus en plus dévalorisé ? L'effort devient même suspect.

 

Le latin, le grec sont jugés trop difficiles : on évince ces disciplines, la grammaire, elle même, est expurgée, simplifiée, les programmes sont allégés.

 

Comment former les jeunes à l'effort, si on aplanit devant eux toutes les difficultés ?

Comment les inciter à la réflexion si on leur propose de faire leurs devoirs et leurs exercices ?

 

Tricherie, mensonge, dissimulation : ces sites Uber entraînent les élèves vers la mauvaise pente.

 

L'apprentissage à la réflexion personnelle disparaît, se délite : une façon de réduire à néant l'enseignement délivré par les professeurs, une façon de discréditer leur travail et le travail en général.

 

Une aide aux élèves doit pouvoir s'organiser de manière plus subtile : par exemple, donner des pistes de recherches, poser des questions...

Mais un tel site qui annihile toute notion d'efforts et de réflexion n' a aucun intérêt pédagogique et se révèle même dangereux pour les élèves.

 

 

Source :

 

http://www.lepoint.fr/societe/le-uber-des-devoirs-fait-hurler-les-profs-15-02-2017-2105184_23.php

 

 

 

Un encouragement à la paresse : le Uber des devoirs...
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20 février 2017 1 20 /02 /février /2017 11:29
Le diabète, une maladie des sociétés d'abondance...

 

 

 


Dans nos sociétés d'abondance, le diabète fait des ravages : le sucre a envahi notre alimentation, il est présent partout : biscuits, gâteaux, desserts de toutes sortes, yaourts, flans, sodas, boissons, sirops, confitures etc.

 

C'est un raffinement infini dans la variété : il suffit de se rendre dans les rayons d'un supermarché pour découvrir toutes les tentations auxquelles sont soumis les consommateurs.

 

Les boîtes de sucre en poudre ou en morceaux permettent de déverser des quantités de cette substance dans le café, le thé.

 

Et les consommateurs sont habitués, dès l'enfance, à ce goût sucré, si bien que le sucre devient pour beaucoup un besoin, une addiction.

 

On nous a fait croire, aussi, que le sucre était indispensable à notre santé : une source d'énergie...

"Le sucre, le plus petit des grands plaisirs ! Quelle énergie dans le sucre ! " On se souvient de ces slogans publicitaires tapageurs... Le sucre était associée à la vitalité, au bonheur, à la jeunesse, au plaisir...

 

Il semble que les lobbies du sucre ont oeuvré avec succès pour nous inciter à consommer de plus en plus de sucre.

 

Mais quel leurre ! Le sucre, sa surabondance sont à l'origine d'une grave maladie chronique : le diabète de type 2.

En Chine, aux USA, le nombre de diabétiques explose, en France, on peut parler d'une véritable croissance de l'épidémie.

 

Il suffirait, sans doute, de supprimer ou de réduire considérablement le sucre pour que disparaisse cette maladie.

 

Evidemment, nos modes de vie sédentaire tendent à aggraver cette pathologie : figés devant des écrans, nous perdons aussi l'habitude de bouger, de marcher, de nous livrer à des activités physiques.

 

Le diabète est bien une maladie du monde moderne, une maladie liée à la société de consommation, qui nous réduit à être, avant tout, des consommateurs qui oublient leur santé, leur corps....

 

Et, bien sûr, tout est prévu : il existe même dorénavant des médicaments pour soigner le diabète... et c'est, alors, l'industrie pharmaceutique qui prend le relais : elles nous propose des pharmacopées pour annihiler les effets du diabète.

 

Après le sucre, nous voilà devenus des consommateurs de pilules.

C'est, là, le cycle infernal de nos sociétés vouées à la consommation...

C'est comme si les lobbies du sucre venaient alimenter et servir l'industrie pharmaceutique...

 


 

 

 

 

 

 

Le diabète, une maladie des sociétés d'abondance...
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19 février 2017 7 19 /02 /février /2017 15:08
Ciel d'hiver au soleil brouillé...

 

 

Une toile de l'hiver : un ciel ennuagé derrière lequel se devine le soleil, un ciel gris aux nuances si diverses...

 

Un soleil diffus, vague, confus... 

 

Un ciel plein de douceur et de mélancolie... une douce lumière sur des voiles de nuées, un éclat solaire atténué et plein d'humilité...

 

Un tableau en camaïeu de subtiles nuances de gris, un tableau qui fait rêver à un monde d'harmonie...

 

Une union du ciel et de la terre, des couleurs légères qui se mêlent et se confondent...

 

Un tableau de l'hiver aux arbres dénudés, aux fines ramures qui s'entrelacent et se rejoignent...

 

Des brindilles dans le ciel gris... des chevelures ébouriffées, des envols de broussailles.... des mailles fines et légères qui tissent des motifs aériens...

 

 

 

 

 

 

 

 

Photos : rosemar

Ciel d'hiver au soleil brouillé...
Ciel d'hiver au soleil brouillé...
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18 février 2017 6 18 /02 /février /2017 11:45
Fukushima, 6 ans déjà...

 

 


6 ans déjà...

La centrale de Fukushima, un des sites les plus sensibles du Japon, construit en front de mer, comportait 6 réacteurs nucléaires... 6 réacteurs installés en bord de mer !

 

Quand on connaît la fréquence des tremblements de terre dans ce pays, avec les possibilités de tsunamis, on se dit que l'inconscience humaine est terrible...

 

Tremblement de terre, tsunami, raz-de-marée : le 11 mars 2011, une vague submerge la centrale et envahit le site, l'eau inonde les sous-sols, les réacteurs n'ont plus aucune source d'électricité, leur système de refroidissement s'arrête, l'uranium chauffe intensément, le coeur du réacteur est susceptible de rentrer en fusion et d'exploser.

 

A ce moment, personne n'a de solution : l'entreprise Tepco qui gère la centrale est dépassée, car personne n'avait prévu une telle catastrophe et un tsunami aussi puissant.

 

En France, l'IRSN, l'institut de radio protection et de sûreté nucléaire est prévenu par une source interne à Tepco de la situation à Fukushima...

 

Le Japon est le jumeau nucléaire de la France, avec ses 17 centrales. Des ingénieurs sont mobilisés : il s'agit d'anticiper l'éventuelle arrivée d'un nuage radio-actif sur la France.

 

6 heures après le tsunami, dans la salle des commandes, les 24 opérateurs observent l'état du réacteur n° 1 : ils ignorent que faute d'électricité, leurs instruments de mesure sont déréglés. Deux techniciens inspectent l'installation, l'alarme de leur dosimètre se met, alors, à sonner. La radioactivité est très supérieure à la normale.

 

Le réacteur n'est plus sous contrôle : la fusion a commencé, l'eau chargée de refroidir le combustible s'est évaporée, la température atteint plus de 2800 degrés.

 

Le Japon connaît, alors, un véritable chaos : le tsunami a fait 19000 morts et 310000 sinistrés.

 

Les scientifiques japonais sont désemparés face à l'ampleur de la catastrophe. Il est urgent de rétablir l'électricité : on amène un groupe électrogène, mais les câbles ne correspondent pas et ne peuvent être connectés.

 

On le sait maintenant : de nombreuses erreurs humaines et improvisations ont aggravé cette catastrophe nucléaire.

Dans un domaine si sensible, ces erreurs et ces approximations sont incroyables.

 

Le premier ministre se rend sur place : il faut évacuer les gaz afin d'éviter l'explosion du réacteur.... deux opérateurs se portent volontaires pour se rendre dans la zone irradiée et ouvrir les vannes, mais c'est un échec. Une autre équipe est envoyée et parvient à libérer les gaz accumulés dans le réacteur.

 

Il faut injecter de l'eau dans la centrale : des pompiers sont dépêchés mais le bâtiment du réacteur 1 explose, c'est le toit du bâtiment qui a été soufflé.

 

La population japonaise est, alors, informée bien tardivement de ce qui se passe à Fukushima.

 

En France, une réunion d'urgence est organisée à Matignon : comment parler de Fukushima aux français ? L'avenir de l'industrie nucléaire est en jeu... Pour Eric Besson, alors ministre de l'industrie, mieux vaut minimiser l'accident.

 

La France est le pays du nucléaire... Eric Besson déclare donc : "C'est un accident grave mais ce n'est pas une catastrophe nucléaire...." Il faut, bien sûr, éviter que ne se répande la peur.

 

Puis, c'est une nouvelle alerte dans le réacteur n° 3, avec une menace d'explosion : deux opérateurs sont chargés d'ouvrir des soupapes et libérer la pression, mais face à la chaleur insoutenable, ils renoncent.

 

Finalement, des techniciens branchent des batteries de voiture sur les tableaux de commande du réacteur afin d'ouvrir les soupapes, mais la fusion a commencé.

Un deuxième réacteur est sur le point d'exploser. Le vent pousse les rejets radio-actifs vers la capitale, Tokyo.

 L'ambassadeur de France publie un message pour conseiller aux ressortissants français de s'éloigner de la région de Tokyo.

 

Le gouvernement français, lui, préfère communiquer sur le tsunami, plutôt que sur la catastrophe de la centrale.

 

Au Japon, le réacteur 3 explose : le combustible se répand dans les sous-sols du bâtiment. La situation est grave : l 'IRSN annonce que le coeur en fusion s'est échappé de son confinement, il pénètre dans la dalle.

 

Seule solution : injecter constamment de l'eau pour refroidir le réacteur.

Le premier ministre demande à des japonais de se sacrifier et de rester sur place...

Puis, c'est au tour du réacteur 3 d'exploser : des salariés sont désignés pour intervenir encore sur la centrale, ils font du bricolage. Tout l'univers de la centrale est hautement radio-actif.

 

Angela Merkel annonce, alors, l'arrêt du nucléaire dans son pays : le gouvernement français craint la contagion.

 

François Fillon, alors premier ministre décide de tester tous les réacteurs de l'hexagone, afin de contrebalancer la décision allemande.

 

Après un audit, la décision est prise de construire des bunkers pour protéger les centrales, mais les générateurs de secours auraient une durée limitée.

 

Des pompiers d'élite japonais sont, enfin, envoyés à Fukushima : de l'eau est alors projetée en continu sur le réacteur n° 3, mais cette solution est provisoire.

 

Les ingénieurs français imaginent alors d'envoyer des robots, mais les japonais refusent cette offre, ils veulent, aussi, des techniciens compétents pour diriger ces robots.

 

La France expédie finalement des tonnes de matériel périmé à la place des robots. Quant à la directrice d'Areva, Anne Lauvergeon, elle déclare n'avoir rien su de ces ratages !! 

 

Le premier ministre japonais annonce la fin du nucléaire dans son pays. Nicolas Sarkozy vient, alors, au Japon pour plaider la cause du nucléaire.

 

Maintenant encore, la centrale de Fukushima continue à polluer l'environnement : le sol est irradié, dans un rayon de 30 km, les villages sont inhabitables.les japonais évacués doivent régulièrement subir des contrôles de santé.

 

6 ans après, seule l'Allemagne a abandonné le nucléaire... Le Japon a rouvert 3 centrales...

 

Dans le monde 68 nouveaux réacteurs sont en construction.

L'industrie du nucléaire continue à vendre des centrales un peu partout dans le monde...

 

 

Source : une émission de France 2 : Cellule de crise...

 

http://pluzz.francetv.fr/videos/cellule_de_crise.html


 

 

 

Fukushima, 6 ans déjà...
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17 février 2017 5 17 /02 /février /2017 11:05
Emmanuel Macron ou la stratégie électoraliste...

 

 

 

 

Après ses propos sur la colonisation algérienne qu'il a qualifiée de "crime contre l'humanité", voilà qu' Emmanuel Macron évoque les opposants au mariage pour tous et prétend qu'ils ont été "humiliés", lors du quinquennat de François Hollande.

 

"Une des erreurs fondamentales de ce quinquennat a été d’ignorer une partie du pays qui a de bonnes raisons de vivre dans le ressentiment et les passions tristes. C’est ce qui s’est passé avec le mariage pour tous, où on a humilié cette France-là..", a-t-il déclaré...

 

Les termes utilisés relèvent chaque fois de l'hyperbole, d'un excès dans l'expression qui surprend : une volonté de frapper l'opinion, de susciter la polémique, sans doute.

 

Le résultat est réussi, au fond : Emmanuel Macron a réussi à faire parler de lui. Tout le monde commente ses propos... une stratégie sans doute.

Une stratégie très "people" : il s'agit de faire la Une des journaux.

 

Mais, en période électorale, il s'agit surtout d'attirer différents électeurs dans ses filets.

D'abord, quelques électeurs de gauche, ceux qui dans les banlieues se considèrent encore comme les victimes de la colonisation....

Puis, quelques électeurs d'extrême droite, qui adeptes de la Manif pour tous, auraient été selon Emmanuel Macron, "humiliés".

 

Un mot qui surprend quand on se souvient de ces manifs pour tous où les homosexuels étaient cloués au pilori.

Humilié ? Qui a été humilié ? Qui a fait preuve d'homophobie ? 

 

Ainsi, Emmanuel Macron ratisse des électeurs au plus large : de la gauche à l'extrême droite.

 

Ce faisant, il perd une une grande partie de sa crédibilité : il se veut rassembleur, mais on le voit, ses propos divisent par leur excès, leur démesure, leur inexactitude même, leur partialité.

 

Avec sa déclaration sur le colonialisme, il flatte les dirigeants algériens, alors que ceux ci sont prêts à invoquer le colonialisme pour justifier leur incurie. Est-ce bien subtil ?

 

Quand il évoque l'humiliation des participants à la Manif pour tous, il veut flatter aussi cette frange extrémiste de la population française prête à descendre dans la rue pour s'opposer au droit au mariage des homosexuels.

 

Emmanuel Macron est dans une stratégie électoraliste : il jongle avec les électeurs de droite, de gauche.

 

A ce jeu, il se brûle les ailes et perd un peu plus encore de sa crédibilité....

 

 

 

http://www.huffingtonpost.fr/baptiste-beaulieu/cher-emmanuel-macron-qui-humilie-qui/

 

 

 

 

Emmanuel Macron ou la stratégie électoraliste...
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