L'Angleterre affiche une bonne santé économique : le taux de chômage est passé de plus de 8% en 2010, à 5,6% en mars 2015 ; le nombre de personnes ayant un travail n'a jamais été aussi élevé, et l'inflation est tombée à zéro !
La croissance est au rendez-vous, les riches prospèrent de plus en plus...
Vive la croissance ! Elle est d'ailleurs l'objectif premier de la plupart des pays européens.
Mais, face à ce bilan économique florissant, de nombreux britanniques souffrent, vivent, même, dans un état de précarité indécent.
Ainsi, deux millions de britanniques sont mal nourris. Dans ce pays, de plus en plus de gens fréquentent les banques alimentaires ou des associations caritatives, pour se nourrir... "Le nombre de personnes s'étant tournées vers un réseau pour obtenir de la nourriture d'urgence est passé de 61 648 entre 2010 et 2011 à 913 138 entre 2013 et 2014, soit un nombre multiplié par 15 en trois ans", selon les chiffres révélés dans un article paru sur le journal Le Monde.
On voit se dessiner l'image d'une Angleterre à deux vitesses : celle des britanniques huppés qui fréquentent les hippodromes, vivent dans des quartiers chics, ont une espérance de vie qui ne cesse de croître, et celle des miséreux qui habitent des quartiers pauvres, déshérités, où les gens sont acculés à la désespérance...
Des réformes menées par le gouvernement conservateur de David Cameron ont aggravé la situation des plus pauvres : diminution des allocations, sanctions contre les chômeurs...
Oui, l'économie anglaise se porte bien, mais au mépris des gens les plus pauvres dont les salaires sont dérisoires....
Dans ce pays, le système de santé est défaillant, les inégalités ne cessent de croître, la flexibilité est triomphante...
L'Angleterre n'est-elle pas l'image même de l'Europe soumise aux diktats de la croissance, qui en vient à mépriser le bien-être, la santé, la vie des salariés qui travaillent ?
De nombreux pays voient, ainsi, grandir les inégalités... la flexibilité dans le monde du travail a tendance à s'imposer là où le chômage progresse...
L'Allemagne elle-même, à l'économie pleine de superbe, connaît ces difficultés : les écarts s'accroissent entre les nantis et les petits salariés...
Où va donc l'Europe ? Vers un monde inégalitaire, où règnent des injustices flagrantes, éhontées, vers une forme de désespérance pour les plus démunis.
L'Europe, conçue sur des principes économiques, nous conduit vers des précipices, des abîmes de souffrances.
L'Europe a-t-elle pour objectif d' accentuer la précarité, le désarroi, la misère des plus humbles, alors que les plus nantis ne cessent de s'enrichir ? Où est l'erreur ?
Cette Europe ne sert que les banquiers, un petit nombre, une oligarchie de gens puissants, dépourvus de toute morale...
Cette Europe n'est pas celle qui correspond aux aspirations des peuples : il faut la reconstruire sur des bases humanistes.
Les technocrates européens ne voient plus l'intérêt des peuples, ils ne pensent qu'à satisfaire les marchés, le monde des banques.
Quand la pauvreté ét la précarité s'installent dans de nombreux pays européens, les peuples ne peuvent souscrire béatement à de telles politiques, qui ne leur offrent aucune perspective...
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