La Grèce mise au pied du mur, la Grèce sommée, encore et toujours, d'appliquer des plans d'austérité qui ont été catastrophiques pour le pays, la Grèce sacrifiée au nom d'une rigidité intransigeante, la Grèce va probablement quitter la zone euro.
Le premier ministre acculé par l'eurogroupe a pris la décision d'organiser un référendum : le peuple grec devra décider s'il accepte le énième plan d'austérité concocté par les brillants technocrates de l'euro-groupe.
On peut parler d'une véritable défaite de l'Europe qui ressemble, de plus en plus, à un véritable château de cartes, comme je le disais dans un article précédent.
L'Europe a échoué, car elle est devenue un système technocratique, figé sur ses positions, incapable de tenir compte des difficultés rencontrées par les peuples.
Bien que de nombreuses voix se soient élevées, maintes fois, pour dénoncer cette politique de l'austérité qui anéantit les travailleurs, les retraités, qui les pousse au désespoir, les dirigeants européens restent aveugles et sourds face à la détresse des grecs.
Le référendum annoncé par Alexis Tsipras a mis un coup d'arrêt aux négociations entre la Grèce et ses partenaires.
Le référendum n'est-il pas la "bête noire" de l'Europe ?
Consulter les peuples ? A quoi bon ? D'autant que ces consultations ont abouti parfois à des annulations pures et simples...
L'Europe n'aime pas les référendums, une façon de mépriser la démocratie, et les désirs des peuples, une façon d'annihiler leurs volontés.
L'Europe décide pour les peuples, faisant fi de leur bonheur : que de temps perdu à accabler les grecs de plans d'austérité pour en arriver à ce résultat !
L'Europe a échoué, car le FMI, l'eurogroupe semblent porter des oeillères : partout les politiques d'austérité ont créé du chômage, ont appauvri les gens les plus humbles, ont entraîné des drames humains...
L'Espagne, l'Italie, le Portugal, la France connaissent des difficultés : l'avenir est incertain, inquiétant.
Qui peut encore vouloir de cette Europe du désespoir et de la misère ?
A quoi sert d'appauvrir encore et toujours le peuple grec ?
A quoi sert de poursuivre obstinément une politique qui a échoué ?
L'Europe gouvernée par des banquiers, très éloignés des préoccupations des gens simples, a perdu toute crédibilité.
Fondée sur le règne de l'argent, l'Europe n'est plus viable car elle ne correspond plus aux aspirations des peuples.
Loin du rêve initial, loin d'une Europe de la justice et du partage, elle est devenue une terre de désunion et de rejet...
Un article sur le système des retraites en Grèce : ( les retraites ont constitué la pierre d'achoppement des négociations...)
http://www.europe1.fr/economie/grece-le-systeme-de-retraites-est-il-si-genereux-que-ca-1358194



























