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12 juillet 2023 3 12 /07 /juillet /2023 09:50
Trop de touristes !

 

De nombreux sites touristiques sont dégradés par un afflux massif de touristes, les navires géants de croisière sont sources de nuisances et de pollution... Le Mont Saint-Michel connaît une affluence record... Même le Mont Blanc est assailli par les touristes !

 

"Le surtourisme est devenu une plaie ! Parce que le touriste est un mouton, il aime suivre les autres touristes, aller là où on lui dit d'aller, les touristes s'entassent toujours aux mêmes endroits...

 

Le tourisme abîme les paysages, dégrade les chemins de randonnée, répand bouteilles en plastique et emballages, fait fuir les poissons, arrache les fleurs, tire beaucoup la chasse d'eau, prend trop de douches, a besoin de piscine et émet du carbone...

 

Alors, il ne faut pas aller très loin pour observer tout cela : le tourisme est, chez nous, en France, responsable de 11% des émissions de gaz à effet de serre.

En été, là où le touriste aime à s'agréger, à s'agglutiner, la consommation d'eau triple par rapport à la moyenne nationale alors que la consommation d'énergie quadruple. Quant à la production de déchets, c'est 27% en plus par rapport à la moyenne nationale.

 

Alors, pour s'adapter, les communes touristiques surdimensionnent leurs usines de traitement de déchets et de traitement des eaux usées et de potabilisation pour les seuls besoins des touristes, aux frais des contribuables locaux.

350 litres d'eau par nuitée pour un touriste en moyenne dans le monde, en France 230 litres par nuitée, alors que notre consommation pour un simple citoyen est de 150 litres par jour...

 

En mer, maintenant : en France, pays maritime, 13 millions de personnes font du bateau à voile ou à moteur, cela représente un peu plus d'un million de bateaux immatriculés qui ne sortent qu'entre 10 et 30 jours par an depuis 500 installations portuaires et autant de portions du littoral qui ont été bétonnées, polluées aux dépens des herbiers de posidonies de Méditerranée.

Les posidonies sont des plantes à fleurs sans lesquelles les trois quarts des espèces littorales de la Méditerranée n'auraient ni gîte ni couvert...

Or, la posidonie est arrachée par les ancres des bateaux. A force, la posidonie disparaît,  les poissons s'en vont et avec eux, le sédiment marin qui n'est plus retenu par les racines de la posidonie."

 

Le risque à l'avenir : limiter les accès en faisant payer ces accès aux touristes... Dès lors, le tourisme sera réservé aux plus riches...

 

 

 

Sources :

https://tv.marianne.net/focus/l-idee-a-la-con-le-tourisme

 

https://www.francetvinfo.fr/economie/tourisme/tourisme-de-masse-les-paquebots-ont-ils-encore-un-avenir_5926403.html

 

https://www.lepoint.fr/culture/le-mont-saint-michel-vers-une-frequentation-record-en-2023--23-05-2023-2521343_3.php

 

Trop de touristes !
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5 juillet 2023 3 05 /07 /juillet /2023 09:40
La livraison à domicile : une bonne idée ?

 

Avec internet, les livraisons à domicile se multiplient : "tout le monde clique sur son portable, le livreur de bouffe roule à vélo depuis sa banlieue, il fonce dans la circulation automobile, par tous les temps pour 15 euros bruts de l'heure, en théorie, s'il travaille bien...

En réalité, s'il gagne 30 balles par jour nets, il peut s'estimer heureux...

Et s'il veut gagner plus, il doit griller plus de feux rouges. Et alors il court le risque d'un accident.

 

La livraison à domicile, c'est aussi une façon d'alimenter un secteur économique : 10% des émissions de gaz à effet de serre sont dues au transport de marchandises.

Le e-commerce représente 14% du commerce de détail en France et la livraison se fait à 80% à domicile.

 

En moyenne, d'après une étude, chacun de nous se fait livrer deux colis par mois. En tout 4 millions de colis sont livrés par jour en France et 10 millions à Noël.

Prenons l'exemple d'une paire de chaussures... Voyons ce qu'elle émet en carbone.

 

Si on sort l'auto du garage uniquement pour aller la chercher au magasin, je vais cracher 1,6 kg de carbone.

C'est bien pire que si la paire de chaussures avait traversé le monde en avion et était venue chez moi en camionnette : 1 kg.

 

Mais si je vais chercher mes chaussures en voiture tout en faisant d'autres courses, je tombe à 900 grammes de carbone émis.

Cela commence à aller vraiment mieux si je me déplace jusqu'à un point relais : 800 grammes... mieux encore si je vais au point relais en transport en commun, là on tombe à 600 grammes.

 

L' e-commerce plus efficace que l'achat en magasin ?

C'est étonnant ! Mais tout de même avec 3 grosses fragilités :

D'abord, le suremballage : cela fait que dans le colis, il y a 20% de vide autour de la paire de chaussures. C'est pire pour un jouet commandé à Noël : là on a plus de 50% de vide. Et tous ces emballages en trop pèsent 33 millions de tonnes chaque année dont les deux tiers sont jetés et ne sont pas triés.

Le second problème, c'est l'échec de livraison : 20% des cas et dans ces cas là, on livre à nouveau et donc, on double les émissions de carbone.

Troisième souci : la paire de chaussures qu'on renvoie parce qu'on a changé d'avis : 30% des marchandises sont ainsi retournées après livraison.

Malgré tout, on reste très en dessous d'un achat en magasin, si l'on compte les émissions de carbone d'une livraison à domicile, et même si on se fait livrer chez soi, avec une réussite au premier coup de sonnette, avec un colis juste emballé comme il faut, on va émettre aussi peu de carbone que si l'on allait au magasin à vélo.

Mais tout ceci est théorique : tout dépend de nous autres consommateurs.

Dès lors qu'on se met à vouloir une livraison immédiate, en 24 heures, voire pour la livraison alimentaire en dix minutes à Paris et dans les grandes villes, tout s'effrite car alors le camion a de bonnes chances de ne pas être plein, vu que vous ne laissez pas le temps au distributeur de grouper ses livraisons.

Et alors, c'est comme si vous preniez la voiture juste pour acheter la paire de chaussures.

Or, la livraison ultra rapide est celle qui augmente le plus, donc, le bilan de la livraison à domicile, du e-commerce ne peut que s'alourdir.

Une commande en ligne émet autant de carbone qu'un kilomètre en auto, et Amazon émet autant de carbone que la Bolivie.

 

De plus, un entrepôt moyen construit pour l'e-commerce consomme trois fois plus de terres agricoles qu'une bonne vieille zone commerciale.

 

Et la pollution de l'air ? Le dernier kilomètre, la livraison à domicile, au petit magasin de quartier, ou au point relais, c'est environ un quart des émissions de polluants dans les centres villes.

 

Quant à l'impact social du e-commerce, aux Etats-Unis, par exemple, un emploi créé par Amazon détruit 4, 5 emplois du commerce traditionnel.

En France, l'e-commerce non alimentaire a mis 85 000 personnes au chômage."

 

Alors, encore envie d'avoir recours à la livraison à domicile ? Vraiment ?

 

 

Source :

 

https://tv.marianne.net/focus/l-idee-a-la-con-la-livraison-a-domicile

 

 

 

 

La livraison à domicile : une bonne idée ?
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19 juin 2023 1 19 /06 /juin /2023 10:30
Une société de surveillance généralisée...

 

Avec la mise en place des Zones à faibles émissions, des caméras de surveillance vont être installées partout dans nos villes...

Une surveillance généralisée qui inquiète et qui pose problème.

Pour faire respecter l’interdiction massive des véhicules polluants dans les zones à faible émission, l’État promeut de nouveaux outils de surveillance.

Est-ce qu'on s'achemine vers un totalitarisme technique basé sur une surveillance à outrance ?

 

Déjà, partout, des caméras sont installées dans les magasins, dans les rues, aux abords des immeubles...

Avec internet, les caméras s'installent même dans nos maisons et nos appartements.

Comment ne pas s'en inquiéter ?

 

Et avec, en plus, des caméras installées dans les rues, tous nos déplacements seront quadrillés, surveillés, et tout cela au nom de l'écologie ?

Une façon de nous faire accepter l'inacceptable...

"Dès 2023, près de 2,5 millions de véhicules, jugés trop polluants, soit 6 % du parc national, ne pourront plus circuler dans les principales métropoles françaises. En 2024, 3,7 millions de voitures supplémentaires seront privées d’accès aux grandes agglomérations. Et en 2025, l’interdiction concernera les trois quarts du parc automobile actuel.

L’écologie est-elle un prétexte pour déployer la vidéosurveillance ?

Voulons-nous une ville sécuritaire bardée de radars tourelles, de capteurs et de caméras où les gestes de chacun pourront être épiés à l’aide de l’intelligence artificielle ?

Un marché juteux pour les industriels et le monde de la tech : l'argent encore et toujours au centre de nos sociétés...

Et tout cela au nom du bien-être et de la sécurité !

C'est la fin de l'intimité, la surveillance généralisée, le règne souverain de la technologie...

Que restera-t-il alors de nos démocraties ? Que restera-t-il de nos libertés ?

Certains évoquent un populisme technologique... il s'agit là d'un engrenage dangereux...

 

Le chercheur Guillaume Faburel, auteur du livre Les Métropoles barbares, voit dans le développement de ces nouveaux dispositifs "une forme de  techno-idolâtrie." "La ZFE s’inscrit dans l’imaginaire de la smart city, dit-il. Les comportements humains sont vus comme des flux à gérer et le big data s’impose comme le modèle unique de la régulation sociale. On mise tout sur la technique en stigmatisant les plus pauvres alors qu’il faudrait réinterroger de manière générale et en profondeur notre mode d’habiter urbain et son incompatibilité écologique."

Avec la smart city, il s'agirait de déléguer l'intelligence à des objets, à une ville entière. Et que devient l'intelligence humaine ?

 

 

Sources :

 

https://reporterre.net/Voitures-polluantes-des-cameras-de-controle-plein-les-villes

 

 

https://www.francetvinfo.fr/meteo/particules-fines/pollution-les-zones-a-faible-emission-dans-certaines-agglomerations-font-polemique_5413585.html

 

https://www.tf1info.fr/environnement-ecologie/zones-a-faibles-emissions-zfe-dans-11-villes-une-tres-faible-acceptabilite-de-la-population-selon-une-consultation-du-senat-2258263.html

 

 

https://www.france.tv/france-5/c-ce-soir/c-ce-soir-saison-3/4962124-intelligence-artificielle-peur-sur-les-democraties.html

 

 

 

Une société de surveillance généralisée...
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5 juin 2023 1 05 /06 /juin /2023 12:24
Guerre en Ukraine : c'est aussi une catastrophe écologique...

 

Eh oui, la guerre a aussi des conséquences écologiques terribles... Elle fait des victimes et elle pollue des terres agricoles, de nombreux territoires, l'eau, les sols, l'air...

"La pluie d’obus qui s’abat chaque jour sur l’Ukraine a pollué une grande partie des sols, mais aussi des lacs, dont les poissons meurent. Dans un pays où l’agriculture pèse si lourd, de nombreux champs sont devenus inexploitables.

Chaque semaine, en moyenne, 105 000 obus russes et ukrainiens s'écrasent sur le territoire, des munitions qui déciment les hommes et mutilent les paysages.

Des carcasses de chars, des mines, des tonnes de polluants : une catastrophe écologique...

Serguei Chaparenko, membre de l’association Petcheniguy, vient voir dans quel état on appelait le joyau d’Oskile, un immense lac artificiel. Il traque les conséquences de la guerre sur l’environnement. " Avant tout le paysage était immergé, l'air, l'eau, les sols sont pollués à cause des bombardements russes, car les obus contiennent des métaux lourds... La pollution au nitrate ou au phosphate, elle a vraiment beaucoup augmenté", se désole-t-il. 

Les Russes ont fait exploser le barrage au printemps dernier.

 C’était le plus grand réservoir pour le Donbass. L’eau s’est déversée, inondant les plaines. Conséquence : deux millions de poissons sont morts et des oiseaux ont déserté. Quelques pêcheurs tentent leur chance malgré la pollution et le manque de poissons...

Un pêcheur remonte rapidement un petit poisson... "Avant je pêchais 3 à 5 kg de poissons par jour..."

Toute région polluée, défigurée par la guerre.

 

Oubliées, les photos des cartes postales qui vantaient la douceur de vivre pour les touristes. Aujourd’hui, selon le maire, sur sa commune de l’est de l’Ukraine, 85 000 hectares sont devenus des champs de mines, et les forêts sont désormais interdites d’accès.

"Avant, ici, tout le monde pêchait et allait à la chasse, c'est fini pour au moins 5 ans. La population ne peut même plus aller faire la traditionnelle cueillette de champignons.", déplore le maire de Borova.

Au nord, à moins de 20 km de la Russie, une région qui a connu d'intenses bombardements, avant d'être occupée plusieurs mois par les Russes.

Oleg est le propriétaire d'une exploitation agricole biologique. Le 28 août, une pluie d'obus s'est abattue sur le bâtiment principal et sur ses terres, contaminant la récolte et les sols.

"Je ne peux pas m'apitoyer sur mon sort, si je me laisse aller j'aurais plus qu'à baisser les bras, et pleurer et mourir.", déclare cet agriculteur.

Oleg cultivait des framboises et des fraises sur un petit bout de terre de 6 hectares. Il exportait aussi des noix vers l'Europe. La récolte s'annonçait excellente. Le jour des bombardements russes, une épaisse couche de paille recouvrait ses plantations. 50 obus se sont écrasés sur ses terres, dont un missile de fabrication soviétique.

"A l'intérieur de ce missile, il y avait plein de fragments incendiaires qui ont été projetés un peu partout. Ils ont explosé en hauteur et ont volé dans tous les sens. C'est ça qui a enflammé tout de champ. ça va polluer la terre en profondeur.", explique Oleg.

Oleg veut attendre la fin de la guerre pour tout reconstruire.

 

L’ensemble du coût de cette catastrophe écologique s’élève à 40 milliards d’euros. Une somme que l’Ukraine veut réclamer, à terme, à la Russie, pour réparation de guerre."  

 

Source :

https://www.francetvinfo.fr/monde/europe/manifestations-en-ukraine/guerre-en-ukraine-les-consequences-desastreuses-du-conflit-sur-l-environnement_5776706.html

 

 

Guerre en Ukraine : c'est aussi une catastrophe écologique...
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17 août 2022 3 17 /08 /août /2022 09:56
Changer de modèle ?

 

Face aux nombreux défis climatiques qui se posent à nous, peut-on ralentir ? Pour la journaliste Juliette Duquesne, spécialiste de l’écologie, les pistes tant rabâchées (voitures électriques, télétravail…) sont plus des impasses que des solutions.

 

Juliette Duquesne remet en cause la rhétorique selon laquelle il faut faire confiance à l'innovation, à l'humain, à sa capacité d'inventer pour faire face aux défis écologiques et pour apporter une solution au réchauffement climatique...

Ce point de vue scientiste, c'est la thématique de la croissance verte : Juliette Duquesne n'y croit pas.

 

"Il n'y a aucune innovation technologique qui permette de réduire la pollution. C'est après la seconde guerre mondiale, au moment où la croissance du produit intérieur brut décolle, que toutes les formes de pollutions explosent : la pollution plastique, les pesticides que l'on retrouve dans la graisse des baleines, les émissions de CO2, toutes ces pollutions explosent au moment où l'on a le plus d'innovations technologiques.

Et aujourd'hui, pour éviter d'accepter qu'il va falloir réduire notre consommation de biens, qu'il va falloir accepter la sobriété, la décroissance, on pense que des innovations technologiques vont permettre de résoudre nos problèmes.

 

Mais on se rend compte que cela ne marche pas. Il va falloir accepter la finitude de la planète et donc réduire notre consommation, parce qu'il n'y aura pas d'innovations miracles qui vont nous permettre de continuer à consommer autant d'eau, d'émettre toujours autant de CO2, de continuer à mettre autant de pesticides dans l'eau ou sur nos terres, parce que les dégâts sont considérables, en fait.

 

Il y a l'effet rebond : des innovations technologiques peuvent effectivement réduire factuellement les émissions de carbone, mais on les utilise davantage : il y a un usage qui annule l'effet positif de l'innovation.

Et c'est particulièrement vrai dans le numérique : même si on gagne en gain d'efficacité, on va augmenter l'utilisation, donc on va consommer plus d'énergie et créer plus de gaz à effet de serre.

 

Par exemple, pour le numérique, quand on va sur internet, on met beaucoup moins de temps aujourd'hui pour faire une recherche, ce n'est pas pour ça qu'on va en faire moins. La 5G va permettre de faire des gains d'efficacité, mais le trafic va augmenter. Les gains d'efficacité, c'est de l'ordre de 10, et l'augmentation va être de l'ordre de 100 !

Ce n'est pas parce que l'on va avoir des gains d'efficacité que l'on va avoir une baisse de la consommation.

 

On sait que le numérique est très polluant : on s'équipe trop, il y a énormément de consommation de métaux... tout remplacer par le numérique, ça ne fonctionnera pas. On ne peut pas remplacer tous nos déplacements par du numérique...

 

Que dire de cette machine qui va capter le CO2 ? Plusieurs études montrent que cela marche très mal de capter le CO 2 et de le stocker dans le sol. Les résultats sont mauvais parce qu'il faut de l'énergie pour stocker aussi tout ce CO2. En fait, il faut réduire nos émissions de gaz à effet de serre plutôt que de stocker le CO2.

 

On entend aussi beaucoup parler de ces solutions de géo ingénierie où on va aller mettre du souffre dans la stratosphère pour imiter des éruptions volcaniques et essayer de refroidir la température. Là on joue aux apprentis sorciers.

 

Que dire de la voiture électrique ? Si on remplace toutes les voitures par des voitures électriques sans réduire notre mobilité, cela ne fonctionnera pas.

Si on prend des petites voitures électriques qui sont avec une petite autonomie, pour la ville, cela peut être intéressant, parce qu'elles ne vont pas émettre et polluer la ville. Mais si on prend le cycle de vie de la voiture complète avec la fabrication, les voitures électriques peuvent être aussi polluantes que des voitures classiques.

Les voitures électriques consomment beaucoup de métaux et on sait qu'on va avoir des problèmes pour les métaux dans ces prochaines années. Le pic d'extraction du cuivre devrait être atteint en 2060, cobalt, lithium pour les batteries, il y a aussi l'indium.

Tous ces métaux, il va falloir aller les chercher de plus en plus profond dans la terre, donc cela va demander de plus en plus d'énergie.

La voiture électrique n'est pas la solution à tous les maux et cela ne va pas permettre de continuer à consommer comme on le fait aujourd'hui.

 

Dans la logique transhumaniste, certains pensent que grâce à l'intelligence artificielle, les machines vont pouvoir s'auto perfectionner et qu'on va pouvoir régler tous nos problèmes grâce aux technologies. Mais on est très loin de ces récits de science-fiction...

Le fait de nous vendre des villes intelligentes avec des capteurs partout, des voitures autonomes avec des capteurs partout, quand on regarde les chiffres des métaux, de la pollution, ce n'est pas réaliste.

 

Pour réduire l'empreinte écologique, il faut réduire la consommation d'énergie.

En fait, il ne suffit pas de faire de la sobriété, il faut changer complètement de modèle, un modèle basé sur l'augmentation du produit intérieur brut.

 

Il faut inventer un autre modèle où l'agriculture et l'alimentation seraient beaucoup plus au centre, il faut aussi réduire les inégalités.

En France, si on voulait passer complètement à l'agroécologie, (c'est ce qu'il faudrait faire parce qu'aujourd'hui, il y a des pesticides dans tous les cours d'eau, dans la totalité des nappes phréatiques, les sols sont pollués), il faudrait changer complètement notre agriculture.

Si on passe à l'agroécologie, cela veut dire qu'il y a 30% d'emplois en plus dans les campagnes, si on veut des territoires de plus en plus autonomes énergétiquement, on sait qu'il faut réduire la taille des villes, cela voudrait dire changer toutes nos aides de la politique agricole commune vers une autre agriculture.

Cela veut dire un changement total de vie, avec des vies plus centrées sur les territoires : on aurait moins de mobilité, mais peut-être plus de convivialité.

Cela passe par un consensus démocratique : il faut que les gens aient envie de cela."

 

 

Evidemment, les récents événements climatiques, sécheresse, canicules, incendies dévastateurs semblent donner raison à Juliette Duquesne. Mais les gens sont-ils prêts à changer de modèle ? 

Nous vivons tous dans un environnement qui nous incite à consommer à outrance : publicités, crédits, mode, loisirs, etc.

Et que dire des enjeux économiques, que dire des intérêts financiers des grandes multinationales ? 

 

 

 

Source :

 

https://tv.marianne.net/rencontres/defis-climatiques-comment-ralentir-avec-julie

Changer de modèle ?
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1 août 2022 1 01 /08 /août /2022 08:26
Bouchons des vacances : et ça recommence !

 

Départs en vacances : 860 km de bouchons cumulés !

Samedi 30 juillet, un pic de plus de 860 km de bouchons cumulés a été enregistré peu avant midi en ce grand week-end de chassé-croisé classé noir dans le sens des départs et rouge pour les retours. Juillettistes et aoûtiens étaient ralentis sur 862 km vers 11 h 30 au niveau national. C'est légèrement moins qu'un an auparavant (880 km).

Comme à l'accoutumée, la circulation était particulièrement difficile en vallée du Rhône dans la descente, avec plus de 150 km de bouchons.

 

Et c'est reparti comme avant !

Toujours des embouteillages sur les routes en cette période de vacances d'été !

Malgré le prix croissant du litre d'essence, les automobilistes sont toujours aussi nombreux sur les routes...

Les Français ne changent rien à leurs habitudes : le changement climatique est à nos portes, canicules, incendies, inondations, pandémies...

Et pourtant, tout continue comme avant !

 

C'est une course effrénée vers les vacances, le dépaysement...

Peu importent la pollution, les encombrements, les canicules ! Il faut partir !

Difficile de changer ses habitudes, difficile de se priver...

Et la grande migration se fait encore vers le sud...

 

Les confinements nous ont permis d'apprécier un monde différent : moins de pollution, moins de voitures, une nature régénérée, des chants d'oiseaux à nouveau perceptibles...

Et on disait : "Ce ne sera plus jamais comme avant..."

 

Oui, mais voilà, les habitudes ont vite repris le dessus : les gens utilisent toujours leur voiture, ils consomment encore, bien que les prix s'envolent...

L'essence est à deux euros ? Peu importe... Il faut profiter de l'instant présent, il faut profiter des vacances sans penser à l'avenir...

Nous sommes formatés pour consommer : les pubs, la recherche de la croissance nous conditionnent dans ce sens...

 

Pourtant, l'urgence écologique est là : notre maison brûle mais nous regardons ailleurs...

 

 

Source :

https://www.lepoint.fr/societe/chasse-croise-pres-de-800-km-de-bouchons-cumules-30-07-2022-2484877_23.php

 

 

 

 

 

Bouchons des vacances : et ça recommence !
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15 juillet 2022 5 15 /07 /juillet /2022 09:45
La canicule s'installe en France...

En 2013, j'écrivais cet article :

 

"Le réchauffement climatique se précise : on nous annonce de plus en plus de canicules à venir. L'homme saura-t-il résister à ces chaleurs lourdes et torrides que nous promettent les scientifiques ?

 

Le soleil source de vie va-t-il devenir le pire ennemi de l'homme ? Sommes-nous voués à une apocalypse solaire ?

 

Le soleil, après nous avoir apporté sa douce énergie vitale va-t-il entraîner la disparition de notre espèce et de notre planète ?

 

Les canicules extrêmes tendraient à se généraliser : une étude menée par l'institut de Potsdam et une université de Madrid prévoit des vagues de chaleur de plus en plus importantes.

 

Les responsables seraient les hommes eux-mêmes, leurs activités produisant des gaz à effet de serre.

 

A prévoir : des récoltes perdues, des incendies, une mortalité accrue due à la chaleur...On en voit déjà les prémisses avec une multiplication des feux de forêts en Espagne, au Portugal, aux Etats-Unis, en Californie, en Sibérie.

 

Quand des forêts sont dévastées par des incendies, l'équilibre général de la planète est rompu et menacé. Les arbres sont les poumons de la terre, sans eux, nous ne saurions vivre.

 

Et l'homme ne fait pas suffisamment d'efforts pour résoudre les problèmes qu'il génère. Partout, on se livre à une exploitation à outrance des ressources : pétrole, gaz de schiste avec tous les risques qui découlent des méthodes d'extraction souvent douloureuses pour la planète : pollution chimique, destruction des écosystèmes, dégradation de sites naturels.

 

L'homme semble courir à sa propre perte, refusant de prendre en compte la belle harmonie du monde, créant sans arrêt des déséquilibres, saccageant la nature pour assurer son propre confort et assouvir sa soif de profits.

 

Nous vivons dans un monde limité, sur une petite planète minuscule à l'échelle de l'univers, ne négligeons pas notre demeure, elle est tellement belle, si diversifiée : elle mérite tous nos soins, toute notre attention.

 

Nos besoins en énergie doivent sans doute être réduits : il faut veiller à modérer nos consommations et chacun doit oeuvrer dans ce sens.

 

Nous pouvons encore infléchir la tendance mais les hommes doivent prendre conscience que notre terre ne peut être exploitée à outrance, comme elle l'est encore trop souvent..."

 

Hélas, depuis 2013, l'homme n'a pas pris la mesure de la catastrophe. Cette année, la canicule s'installe en France, et va durer, d'après les prévisions de la météo.

En Gironde, 5000 hectares de forêt ont déjà été dévorés par des incendies. Une cinquantaine de véhicules et environ 1 000 pompiers sont mobilisés sur place.

Après les régions méditerranéennes ces dernières semaines, c'est au tour de l'Aquitaine de subir les assauts du feu. Depuis mardi, deux importants incendies sévissent en Gironde. Des milliers de personnes ont été évacuées.

Grêles, violents orages, inondations, coups de chaleur, sécheresse, incendies, le changement climatique nous impose d'aller vers plus de sobriété...

 

 

 

https://www.meteo-paris.com/actualites/importants-incendies-en-gironde-depuis-mardi-12-juillet

 


 

La canicule s'installe en France...
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8 juillet 2022 5 08 /07 /juillet /2022 11:59
Grenouilles en péril !

 

Même les grenouilles sont menacées ! Si les humains poursuivent leurs habitudes de consommation, certaines espèces risquent de disparaître...

 

"L'Union européenne est responsable de l'extinction en cascade des populations de grenouilles" en Europe de l'Est et dans certains territoires d'Asie, fustigent deux ONG. Ainsi, la grenouille des marais d'Anatolie (en Turquie), surexploitée, pourrait s'éteindre d'ici 2032.

 

Des populations entières de grenouilles seraient menacées par la consommation massive, en France et en Europe, des cuisses du petit batracien. Un nouveau rapport établi par deux ONG pointe du doigt cette pratique pouvant s’avérer fatale sur le long terme pour toute une espèce.

 

 L’Union européenne importe environ 4.070 tonnes de cuisses de grenouille par an, soit l’équivalent de 81 à 200 millions de grenouilles, dont l’immense majorité est capturée dans la nature.

Depuis les années 1970, les espèces françaises de grenouilles sont protégées car elles sont menacées d'extinction, comme nombre d'amphibiens qui ont vu leur habitat se réduire dramatiquement et leur chance de survie diminuer significativement avec la fragmentation de leur espace vital par les axes de circulation.

 Les principaux exportateurs sont l’Indonésie, la Turquie et l’Albanie.

Ce commerce a bien sûr des conséquences sur la biodiversité et la santé des écosystèmes.

Les grenouilles participent à l'équilibre des écosystèmes... Elles sont utiles pour l'environnement.

Ces mangeuses d’insectes jouent un rôle important dans l’écosystème et permettent de limiter l’utilisation de pesticides.

 

Mais quel besoin a l'homme de se nourrir de cuisses de grenouilles ? Il y a si peu à manger !

Pour ma part, je n'ai jamais été tentée d'en manger.

Les grenouilles sont déjà menacées par la pollution générée par les humains : pesticides, engrais, polluants divers et variés.

Il serait judicieux d'éviter de consommer ces espèces déjà fragilisées.

Hélas ! Le commerce lucratif des grenouilles perdure.

Le consommateur a un rôle à jouer pour empêcher ce commerce : évitons de consommer des cuisses de grenouilles !

 

Un message de Hubert Reeves :

"Où sont passées les grenouilles ?

C'en est fini des grands rassemblements de grenouilles dans les étangs. Les batraciens paient un lourd tribut aux pollutions et à la disparition des zones humides. Fini le bruit des mâles...

J'ai la nostalgie de ces sons qui, comme autant de concerts, faisaient chanter la nature."

 

 

 

Sources :

 

https://www.lepoint.fr/societe/la-forte-consommation-de-cuisses-de-grenouille-met-les-amphibiens-en-peril-27-06-2022-2481151_23.php

 

 

https://www.20minutes.fr/planete/3315039-20220624-biodiversite-certaines-especes-grenouilles-menacees-disparition-faut-arreter-manger

 

Grenouilles en péril !
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6 juillet 2022 3 06 /07 /juillet /2022 10:14
Il est temps de découvrir les vertus de la sobriété !

 

Face à la crise écologique qui menace notre planète, il est temps de découvrir les vertus de la sobriété !

La guerre en Ukraine démontre une fois de plus combien nous sommes dépendants des énergies fossiles... La guerre révèle la fragilité de nos sociétés due à notre dépendance.
 

Nos sociétés sont lancées dans une surconsommation effrénée, source de pollutions diverses : c'est ainsi que nous détruisons notre environnement et notre planète.

Nos habitudes de vie sont dispendieuses.

 

"Nous croyons dans les vertus de la sobriété qui s'inscrit en contrepoint de l'opulence et de l'hybris caractérisant notre époque..." écrivent Yves Marry et Florent Souillot dans leur ouvrage intitulé La guerre de l'attention.

Et ces auteurs précisent : "A-t-on réellement besoin de sept écrans par foyer en France ? Nous faut-il absolument le dernier iPhone qui se déverrouille grâce à la reconnaissance faciale ? Notre frigo doit-il être connecté à notre montre ? Ces niveaux d'excès parlent d'eux-mêmes : il est temps de fixer une limite."

 


Les experts du Haut Conseil pour le Climat appellent à réfléchir sur l’utilisation de nos bâtiments et l’énergie consommée inutilement (lumières, chauffage) quand ils sont vides. Ils pensent aussi que le secteur industriel pourrait repenser nos véhicules alors que leur taille est souvent “surdimensionnée”. 

Les constructeurs automobile ont tout faux : nos voitures n'ont cessé de grossir depuis une dizaine d'années... toujours plus longues, plus larges, toujours plus massives, toujours plus lourdes...

Toutes les marques ont migré vers le monde des grosses voitures et comptent dessus pour gagner le plus possible.

Or, plus une voiture est grosse, plus elle consomme d'énergie, et plus elle est polluante.

Pourquoi tant de démesure et d'hybris ? Pourquoi fabriquer des voitures toujours plus grosses ?

Malgré ces hausses de dimension, les voitures transportent moins de monde qu'avant... le nombre de places, 5 en moyenne est donc largement surdimensionné pour la majorité des usages.

On peut le constater : la publicité fait une large place à ces véhicules de luxe...

Même les écrans de télévision sont surdimensionnés.

 

Que dire du déploiement de la 5G particulièrement énergivore ?

 

Les chercheurs insistent également sur l’importance de la “sobriété des usages”, c’est-à-dire notre pouvoir à nous citoyens de faire bouger les lignes. Il faudrait selon eux revoir notre manière de consommer: “Moins de viande et plus d’alternatives végétariennes dans les cantines scolaires”, détaille Corinne Le Quéré.

La climatologue insiste aussi sur le contrôle de la publicité qui fait parfois l’apologie de pratiques “très carbonées”.

 

 

Sources :

 

https://www.lepoint.fr/editos-du-point/barochez-climat-le-choc-du-reel-28-06-2022-2481175_32.php

 

https://www.amisdelaterre.org/guerre-ukraine-energies-fossiles-decryptage/#:~:text=La%20guerre%20r%C3%A9v%C3%A8le%20ainsi%20la,la%20guerre%2C%20mais%20aussi%20climatique.

 

 

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27 octobre 2021 3 27 /10 /octobre /2021 10:26
La Chine vouée au charbon...

 

 

"En Chine, dans la province du Shanxi, sous un épais nuage de poussières, des camions s'activent comme jamais...

Au début du mois, les producteurs de charbon ont été sommés, par le gouvernement, d'augmenter leur production de charbon, quitte à rouvrir certaines mines fermées du pays, comme dans la province du Shanxi, au nord de la Chine, le cœur du bassin minier chinois.

 

Tous les jours, il y a une longue file d'attente devant les centrales, les ouvriers doivent travailler tard parfois jusqu'à minuit, faire des heures supplémentaires et l'hiver arrive : il faut répondre aux besoins de tous, et il va falloir se chauffer.

 

La Chine roule toujours majoritairement au charbon. 

"Tous les jours, 6 à 7 cents camions arrivent : on ne peut même pas répondre à la demande", commente le directeur de l'énergie.

Une demande exponentielle pour le chauffage, l'électricité des foyers, mais surtout pour toutes les industries du pays.

 

L'usine du monde n'a jamais autant produit depuis la pandémie et donc consommé de l'électricité.

Pékin veut avant tout éviter des coupures électriques liées à la pénurie de ces dernières semaines, une pénurie qui fait s'envoler les prix.

 

La tonne de charbon est passée de 102 euros en janvier à 266 euros aujourd'hui.

A Linfen, ville où le charbon est roi, les entreprises de commerce de l'énergie fossile et leurs patrons gardent le sourire : le charbon n'est pas encore mort.

Un vendeur de charbon déclare : "Dans notre province, il n' y a que ça, il n'y a pas d'autres industries, on n'a que le charbon. Et rien pour le remplacer."

 

La Chine reste le premier consommateur de charbon au monde et peine encore à trouver un équilibre entre la vitalité de son économie et les objectifs climatiques qui semblent pour l'heure inatteignables.

La baisse de consommation du charbon semble pour l'instant utopique, un charbon qui produit 70 % de l'électricité en Chine, en ce début d'automne."

 

Aux États-Unis, si Joe Biden s’attaque aux énergies fossiles, ce pays reste largement dépendant de ces énergies : pétrole, gaz de schiste, charbon...

De plus, la puissance industrielle pétrolière s'oppose à la politique de Joe Biden avec un argument économique : l'économie américaine va reprendre, on va consommer davantage d'énergie et si les Etats-Unis ne produisent plus autant d'énergie, l'énergie va coûter plus cher, on va importer cette énergie, on va être dépendant de l'extérieur.

 

Dès lors, quand les deux pays les plus puissants au monde continuent à utiliser des énergies fossiles, comment peut-on espérer lutter contre le dérèglement climatique ?

N'est-ce pas utopique ?

 

 

 

Source :

https://www.francetvinfo.fr/economie/industrie/chine-la-production-de-charbon-tourne-a-plein-regime_4821471.html

 

 

 

 

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