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5 juillet 2024 5 05 /07 /juillet /2024 11:49
Energies Désespoirs, un monde à réparer...

Énergies Désespoirs, un monde à réparer : une exposition présentant des mondes qui s’effondrent et d’autres qui sont reconstruits et réparés collectivement.

Fruit d’un dispositif collaboratif entre l'agence d'architecture Encore Heureux, la section de recherche en Anthropocène de l'École urbaine de Lyon et l'artiste Bonnefrite, l'exposition compose une forêt de 120 affiches peintes. Aux 60 peintures de désespoirs en noir et blanc répondent 60 peintures d’énergies en couleur, disposées dos à dos, explorant ainsi deux versants de notre planète en mouvement.

 

On apprend ainsi qu'à ce jour, aucune mesure d'ampleur internationale n'a été prise pour stopper la crise climatique... 

 

Un panneau alerte sur le fait que la moitié de la population mondiale sera exposée à des températures mortelles d'ici 2100.

 

Autres informations inquiétantes : 200 fermes disparaissent chaque semaine en France. Près de 56 % de paysans et paysannes européens ont plus de 55 ans. Leur futur départ à la retraite laisse toute la place à l'industrie agroalimentaire qui rachète leurs terres, entraînant ainsi l'accroissement des monopoles et les monocultures.

 

La destruction des écosystèmes accroît le risque de pandémie...

 

Soignez-vous ! Mangez du poisson ! Mais les poissons ingèrent de nombreuses molécules chimiques : dans l'eau de mer, dans la chair des moules et dans les muscles des poissons, des scientifiques ont trouvé des traces d'ibuprofène, de carbamazépine et d'autres antibiotiques.

 

L'eau est désormais cotée en bourse, une menace pour son statut de bien commun : en 2020, Wall Street offre la possibilité à ses actionnaires d'acheter de l'eau au même titre que l'or, le pétrole ou le blé.

 

Jamais autant de murs n'ont été construits pour séparer les populations...

 

La lune et les grands fonds marins sont les nouveaux territoires de la prospection minière...

 

La fonte des sols gelés doublera la quantité des gaz à effet de serre...

 

Des expérimentations hasardeuses pour contrôler la météo sont menées sans débat public : la Chine, pour pallier les sécheresses dans le nord, développe un programme d'ensemencement des nuages...

 

La fonte des glaciers de l'Antarctique s'accélère : cette accélération comporte le risque d'une élévation du niveau de la mer et le déplacement de millions de personnes dans le monde.

 

Les pesticides tuent les abeilles et compromettent notre sécurité alimentaire... 80 % des cultures dans le monde dépendent directement des pollinisateurs dont les abeilles...

L'artificialisation des sols progresse et dégrade les milieux.

 

Les mégafeux échappent à tout contrôle par leur échelle et leur intensité : Amazonie, Californie, Australie, Sibérie, des incendies de plus en plus fréquents.

 

En France, 3 lignes de trains de nuit circulent contre 67  il y a 20 ans.

 

Un sapin de Noël reçoit 80 à 100 traitements chimiques...

Le moustique est l'animal le plus dangereux pour l'être humain et le réchauffement climatique accélère son développement.

 

Et voici quelques mesures pour essayer de réparer le monde :

Nous redécouvrons la consigne : très utilisée en France jusque dans les années 60, la consigne permet de réduire à la fois les déchets et le coût des produits par la réutilisation des emballages : la Suède l'a mise en place depuis de nombreuses années sur les canettes et les bouteilles en plastique.

Nous élargissons la sécurité sociale à l'alimentation : Mettre en place la Sécurité sociale de l'alimentation (SSA) consiste à reconnaître l'alimentation comme un droit universel, établi sous la forme d'une carte vitale d'alimentation créditée de 150 euros par mois et par citoyen·ne pour acheter des produits de qualité, conventionnés démocratiquement.

Nous poursuivons nos dirigeants en justice pour inaction climatique...

Nous révolutionnons la comptabilité des grandes entreprises : changer le mode de calcul des performances des grandes entreprises, avec la prise en compte du capital naturel et du capital humain, aux côtés du capital financier.

Nous inventons des machines agricoles en Open Source : pour s'émanciper de l'industrialisation de l'agriculture, l'Atelier Paysan propose aux agriculteurs des formations d'auto-construction d'outils.

Nous cultivons des micro-organismes pour régénérer les sols agricoles : la science des biostimulants permet de renforcer les plantes, de fertiliser les sols stériles et ainsi d'utiliser moins d'engrais.

Nous concevons des logements solidaires et non spéculatifs.

Nous ouvrons la recherche scientifique aux observateurs volontaires.

Nous créons des supermarchés coopératifs : des clients coopérateurs participent au fonctionnement du magasin, en donnant chaque semaine quelques heures de leur temps, pour disposer de produits à prix abordable.

Nous inventons la première coopérative ferroviaire d'Europe...

Nous créons des monnaies locales : non spéculatives, elles encouragent et soutiennent les échanges locaux...

Nous échangeons des semences paysannes : cette circulation des semences constitue un vivier de résistance à la mainmise de l'agro-industrie.

Nous ouvrons un restaurant solidaire dans un ancien McDo.

Nous plantons des forêts comestibles. 

Nous plantons des micro-forêts en milieu urbain.

 

De multiples actions utiles, on le perçoit,  mais sont-elles à la hauteur des enjeux et des risques que génère le changement climatique ?

 

 

https://www.104.fr/fiche-evenement/encore-heureux-energies-desespoirs.html

 

https://www.instagram.com/nimes.sillustre/p/C8FOTf4iaui/?img_index=1

 

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24 juin 2024 1 24 /06 /juin /2024 12:34
Le monde d'après ?

 

Souvenez-vous : après la pandémie de Covid-19, il devait y avoir "le monde d’après." Au printemps 2020, experts et stratèges de tous bords se sont attelés à l’étude des implications du gigantesque choc sanitaire, social, économique, technologique et géopolitique qui s’était abattu sur la planète sans crier gare. Lorsque la crise aurait pris fin, il y aurait, forcément, un monde d’après...

Mais où est-il ? 

On pensait qu’on voyagerait moins. Finalement, la soif de voyages a eu raison des préoccupations écologiques. Le 16 janvier 2023, le groupe Aéroports de Paris s’est ainsi réjoui sur Twitter de la "poursuite de la dynamique de reprise du trafic aérien." Le nombre de passagers des aéroports Charles-de-Gaulle, Paris-Orly et du Bourget a plus que doublé par rapport à 2021, pour représenter 80 % du trafic de 2019.

 

"Ma crainte, c’est que le monde d’après ressemble au monde d’avant, mais en pire ", avait dit Jean-Yves Le Drian.

 

Eh bien, nous y sommes : guerre en Ukraine, guerre au Proche Orient, dissolution de l'Assemblée, magouilles politiques, crise climatique, etc.

 

Et on attend un record de voyages aériens en 2024, malgré le changement climatique... les compagnies aériennes s'attendent à transporter près de cinq milliards de passagers dans le monde cette année !

Un record ! Un chiffre dépassant largement le record de 2019, avant la pandémie de Covid.

Selon l'Association internationale du transport aérien (IATA), les compagnies aériennes commerciales devraient terminer l'année avec un bénéfice net de 23,3 milliards de dollars, après avoir essuyé des pertes de 3,8 milliards de dollars en 2022, des résultats nettement supérieurs aux prévisions d'origine...

 

Exit le monde d'après qu'on nous avait annoncé...

Toujours plus de voitures sur les routes, toujours plus d'avions dans les airs, toujours plus d'écrans, toujours plus de guerres, toujours plus de pollutions...

 

Tout cela à l'opposé des préconisations des scientifiques pour lutter contre le changement climatique dont on perçoit de plus en plus les effets : canicules, incendies, inondations, orages dévastateurs, etc.

 

 

 

https://www.advocnar.fr/2024/05/trop-davions-a-lhorizon/

 

 

 

Le monde d'après ?
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29 mai 2024 3 29 /05 /mai /2024 09:31
Canicules en Inde...

 

"Les pays d’Asie du Sud-est vivent un épisode de canicule sans précédent. Lundi 20 mai, on a frôlé les 48 degrés dans la banlieue de New Delhi, en Inde, une chaleur qui rend de nombreuses activités impossibles.

48 degrés ! Comment survivre sous de telles températures ?

Comment l’Inde va-t-elle survivre au réchauffement climatique ? Le pays ne cesse de voir les températures monter, les vagues de chaleur s’accentuer. Dès le début du printemps, le mercure a atteint par endroits plus de 45 degrés,  ce qui est anormalement élevé pour la saison. 

Cette vie sous la chaleur, on en fait régulièrement l'expérience à New Delhi, la capitale, mais également dans le reste du pays comme dans la ville de Kurnool. Cette ville de 750 000 habitants est l'une des premières à avoir battu les records de chaleur cette année.

45, 9 degrés en plein mois d'avril ! Et ces fortes chaleurs se ressentent dès le début de la journée car en ce moment, même la nuit, les températures ne descendent jamais sous les 30 degrés.

Le soleil s'abat sur les gens comme un manteau de plomb : tout le monde cherche un petit coin d'ombre ou d'air climatisé.

Alors, sur les grands axes, aux principaux carrefours de la ville, les autorités ont fait installer des abris de fortune. Tous les moyens sont bons pour tenter d’atténuer la chaleur.

Cette chaleur est particulièrement difficile à vivre pour ceux qui travaillent dehors, à l’image de ceux qui conduisent les tuk-tuk. L'air chaud prend au visage, c'est comme un souffle brûlant... et c'est particulièrement difficile à supporter pour les conducteurs.

"Avec cette chaleur, j'ai soif, je transpire, ça devient vraiment difficile de conduire dans ces conditions, c'est désagréable." commente un chauffeur de tuk-tuk.

 

Dans les hôpitaux, les services d’urgence accueillent des personnes malades de la chaleur : un médecin recense jusqu'à dix patients dans ce cas par jour...

"Ces patients nous disent avoir la bouche sèche, leur peau aussi est sèche et ils transpirent beaucoup. Nous prenons leur température et nous voyons s'il s'agit ou non d'un coup de chaleur.", dit un médecin.

Ces épisodes caniculaires sont-ils réellement inhabituels pour la saison ? En Inde, les mois qui précèdent l'été ont toujours été les plus chauds. Pour un cabinet d'analyse du climat, pas de doute : ce qui la rend la situation anormale, c'est l'ampleur de ces vagues de chaleur.

"Dans le passé, les vagues de chaleur touchaient un ou deux états dans le pays, mais depuis une dizaine d'années, on remarque que cela concerne régulièrement sept, huit états en même temps. Ce n'est pas normal, cela veut dire que près d'un milliard d'Indiens, soit environ 60 % de la population, est concerné par ces vagues de chaleur." dit un spécialiste du changement climatique.

Ceux qui en souffrent le plus sont souvent les plus démunis. Une ONG s'est donné pour mission de recenser les températures auxquelles les vendeurs de rue sont réellement exposés. Leur outil est une caméra thermique.

"Sous les arbres, il fait 39 degrés, mais dès que la caméra pointe vers le sol, il fait 56 degrés !"

Un vendeur est exposé, bien que sous son parasol, à 47,5 degrés, dès le matin !

"A chaque vague de chaleur, ce sont ces personnes vulnérables qui sont en première ligne. Nous demandons des solutions de rafraîchissement pour ces gens continuellement exposés à la hausse des températures." dit un membre de cette ONG.

Sous de telles chaleurs, difficile de tenir sans s'hydrater, la soif vous prend à la gorge. Or, en Inde, l'eau est devenue un bien précieux, celle qui coule dans les robinets est impropre à la consommation, il faut la filtrer ou alors l'acheter en bouteille. Mais cela coûte cher, pour les plus défavorisés, c'est devenu un luxe qu'ils peuvent rarement s'offrir."

 

Comment vont faire ces pays soumis à des canicules pour s'adapter ? Quel avenir pour ces gens qui vivent dans des pays où la chaleur s'impose ? Allons-nous assister de plus en plus à des vagues migratoires ?

 

Source :

 

 

https://www.francetvinfo.fr/monde/inde/inde-comment-supporter-une-chaleur-extreme_6558062.html

 

 

Canicules en Inde...
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27 mai 2024 1 27 /05 /mai /2024 11:54
Connectés à des machines, nous sommes de plus en plus déconnectés de la nature...

Nous possédons tous ordinateur, smartphone, et pour certains, d'autres objets connectés... nous passons de plus en plus de temps devant des écrans... tant de temps que nous en oublions l'essentiel : toutes les beautés et toutes les merveilles de la nature...

 

Une nature que nous malmenons à tort et à travers : pollution des sols, de l'air, pollution des fleuves, des océans, des mers, extinction de certaines espèces...

Une nature si belle pourtant, mais enfermés dans nos blocs de béton devant des écrans, nous ne la voyons même plus et nous la négligeons.

 

Connectés à des machines, de plus en plus nous sommes déconnectés de la nature...

Nous sommes de moins en moins sensibles aux chants des oiseaux, au déroulement des saisons, aux splendeurs de ce monde...

Il nous faut retrouver "une alliance avec la forêt, l'océan, les champignons qu'on va aller cueillir, et la rivière où l'on se baigne. Avec les chamois qu'on surprend en passant la crête et l'empire inouï de ce qui pousse quand on en prend soin... retrouver ce bonheur exigeant d'accorder nos attentions croisées à tout ce qui vit... en être émerveillés, et bousculés, et nourris... retrouver une vitalité transversale que tout être sait déployer à sa manière. Manger le soleil comme un arbre, croire aux fauves, plonger en pleine mer et habiter en oiseau.", comme l'écrit si bien Alain Damasio dans son ouvrage Vallée du Silicium.

 

Et il rajoute : "Je critique la technologie parce qu'elle nous dévitalise en nous donnant l'illusion de faire plus de choses... qu'on fait pourtant moins bien. Je la critique parce que j'ai la conviction que ce qui a forgé la noblesse de notre humanité a tenu à cette confrontation constante (que nous n'avions jamais esquivée jusqu'à peu) avec l'altérité : l'altérité du minéral et des formes de vie, si multiples, celle de l'étranger qu'on apprivoise, et du phénomène inconnu qu'on va finir par décrypter, l'altérité radicale de la mort, du dehors et de l'incompréhensible."

 

Nous cédons ainsi trop souvent à la tyrannie du divertissement que nous offrent les écrans... Les conséquences sont terribles : addiction, abêtissement, inculture, isolement, obésité...

 

"Notre modernité technique est à l'inverse de l'altérité, c'est l'empire de l'identique. Home est son biotope. Elle a fermé la porte et allumé les lumières. Elle a mis sous nos fesses des sofas. Tout est contenu et appli, tout sonne réplique et copie, du pareil au mime, et puis du mime au même, et puis du même au mème...", écrit encore Alain Damasio.

 

Ouvrons nos portes et nos fenêtres ! Retrouvons le bonheur de toutes les splendeurs du monde !

 

 

 

 

 

Connectés à des machines, nous sommes de plus en plus déconnectés de la nature...
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15 avril 2024 1 15 /04 /avril /2024 11:56
Pauvres motards !

 

Pauvres motards ! Pauvres victimes ! On veut leur imposer un contrôle technique des deux roues à partir du 15 avril !

Mais, au fait,  pourquoi seraient-ils dispensés de contrôle technique alors que tous les automobilistes sont soumis à ce contrôle depuis des années ?

Pollution de l'air, pollution sonore, vitesse excessive, la moto est à l'origine de nombreuses nuisances...

Motos débridées, bruyantes, des motos qui pétaradent, qui font un vacarme infernal, nous en avons tous fait l'expérience...

Le contrôle technique, c'est aussi une question de sécurité : sécurité pour le motard lui-même, sécurité pour les autres usagers de la route...

 

Nonobstant, "plusieurs rassemblements de motards en colère ont eu lieu dans toute la France samedi 13 avril. 10 000 manifestants étaient notamment présents à Paris. Ils s’opposaient au contrôle technique des deux-roues, obligatoire à partir du 15 avril.


Un cortège de plusieurs milliers de motards sur le périphérique parisien s’est déversé dans les rues de la capitale, samedi 13 avril. Une démonstration de force pour dire non au contrôle technique des véhicules deux-roues motorisés. Plus de 10 000 manifestants se sont regroupés, selon les organisateurs, dans l’ouest de Paris à la mi-journée.

De nombreux motards affirment qu’ils refuseront de faire contrôler leur véhicule. Ils jugent cette réforme inefficace pour la sécurité et parlent de racket fiscal.  Allons, donc comme si la sécurité ne dépendait pas aussi de l'état du véhicule...

"On entre en résistance, on appelle les motards à boycotter le contrôle technique", assure Jean-Mars Belotti, coordinateur de la Fédération française des motards en colère de Paris. 


Un arrêté imposant le contrôle technique des deux-roues motorisés, appliqué à partir du lundi 15 avril, a provoqué la colère des motards. Il sera obligatoire mais étalé dans le temps entre 2024 et 2026 selon l’ancienneté du véhicule. Les techniciens inspecteront notamment l’état des freins, les émissions polluantes et sonores, l’état des volants, guidons et rétroviseurs, mais aussi le fonctionnement des roues et des suspensions." Des vérifications qui semblent utiles et même indispensables. N'est-ce pas ?

Pauvres motards ! "Nos sociétés font une allergie aux contraintes...on constate, par exemple, une aversion de nos contemporains à toute politique des limitations qui invite à réduire la vitesse sur les routes... on l'a oublié mais l'obligation de la ceinture de sécurité avait suscité en son temps des controverses furieuses.", écrit Pascal Bruckner dans son ouvrage Je souffre, donc je suis...

 

 

Source :

 

https://www.francetvinfo.fr/societe/securite-routiere/colere-des-motards-des-manifestations-dans-toute-la-france-contre-le-controle-technique_6484925.html

 

 

 

Pauvres motards !
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12 février 2024 1 12 /02 /février /2024 13:28
Une invasion de poulets ukrainiens...

 

C’était une des sources de colère des agriculteurs qui ont bloqué les routes pendant deux semaines : la concurrence déloyale du poulet ukrainien. Il est vendu moins cher depuis la guerre à cause notamment de la suspension des droits de douane.


Au cœur de la campagne ukrainienne, loin des zones de combat :  dans de gigantesques hangars, des millions de poulets sont élevés en batterie chaque année.

Des hangars qui appartiennent à MHP : l'entreprise possède 80% de la production de poulets en Ukraine. Au sud de Kiev, un village s’est développé grâce à cette industrie. Le groupe fait vivre plus de 30 000 familles.

"En ce moment, avec la guerre, ce n'est pas facile de trouver un emploi, et MHP est un des rares qui continue de proposer du travail.", témoigne une Ukrainienne.

"Ils nous ont beaucoup aidés au début de la guerre : ils distribuaient de la viande de poulet gratuitement pour tout le monde, juste pour nous aider, parce qu'à ce moment-là tous les magasins étaient fermés.", explique une autre.

À la tête de ce groupe, un oligarque ukrainien Yuriy Kosiuk, proche de Zelinsky. 697 000 tonnes de poulets en batterie produits l’an dernier, l’Union européenne a importé 203 000 tonnes de poulets ukrainiens en 2023 contre 130 300 en 2022, soit une augmentation de 56 %.

La raison de ce succès ? Des droits de douane suspendus depuis le début de la guerre. Un poulet vendu moins de 2 euros le kilo, deux fois moins cher que le poulet de batterie français...

 

Ce poulet ukrainien est-il consommé en France ? Difficile de retracer la provenance des produits... sur un émincé de poulet rôti, aucune indication, car c'est un produit transformé...

Des aiguillettes de poulet cuisinés viennent de Pologne, il suffit d'une cuisson pour que le poulet ukrainien prenne la nationalité du pays qui le transforme...

 

Mais comment ce poulet si bon marché est-il produit ? Une militante craint pour la santé des habitants de son village...

"Vous voyez ? C'est l'un des incinérateurs, regardez la fumée, vous sentez l'odeur ? Je pense qu'ils n'utilisent pas les bons systèmes de filtration, et on a commencé à tomber malade..."

Des normes sanitaires et des conditions de travail que certains dénoncent, les salariés sont payés environ 400 euros par mois et les cadences sont dures à tenir : 24 heures d'affilée tous les trois jours.

Un employé du groupe est décédé en 2007 d'un accident du travail. Son fils témoigne :

"Une odeur terrible, une température très élevée, des vibrations, un manque de lumière. L'enquête judiciaire et les rapports médicaux ont conclu que ces conditions pouvaient conduire à la mort et à de graves maladies."

Normes environnementales, conditions de travail, le président du groupe MHP affirme pourtant respecter la loi ??

Mais, ce poulet ukrainien est  produit dans des "fermes-usines" de 2 à 3 millions de volailles, contre en moyenne 40.000 en France, ces usines ne respectent pas les normes environnementales ou liées au bien-être animal. Un poulet qui coûte aussi moins cher, avec un coût du travail inférieur en Ukraine....

La commission européenne envisage de réduire les volumes importés, et de rétablir les droits de douane pour l’Ukraine. 

De plus, est-ce que ces importations de poulet profitent vraiment au peuple ukrainien ? La suspension des taxes et des quotas sur les volailles ukrainiennes qui arrivent dans l'Union Européenne profiterait surtout à un seul homme milliardaire Yuriy Kosiuk plutôt qu'aux petits éleveurs...

 

Sources :

https://www.francetvinfo.fr/economie/concurrence-pourquoi-le-poulet-ukrainien-connait-il-un-gros-succes_6349645.html

 

https://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/metiers/agriculture/vrai-ou-fake-l-importation-de-poulets-ukrainiens-porte-t-elle-atteinte-au-marche-agricole-francais_6047159.html

 

 

Une invasion de poulets ukrainiens...
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17 janvier 2024 3 17 /01 /janvier /2024 10:45
Le latin et le grec pour sauver l'Education...

 

Depuis des années, l'enseignement du latin et grec a été sacrifié dans les collèges et les lycées de France, comme si la culture et la sagesse antiques ne valaient plus rien...

Quelle erreur ! Les anciens nous ont légué tant de leçons de sagesse qu'il conviendrait de redécouvrir dans notre monde moderne saturé d'informations...

 

On se souvient, par exemple, de cette maxime inscrite au fronton du temple de Delphes : "ΜΗΔΕΝ ΑΓΑΝ (Mêdèn agan)" ... "rien de trop". Cette maxime incite les hommes à garder la juste mesure en toutes choses.

Or, n'est-ce pas la démesure, l'hybris qui règnent dans notre monde moderne ? Croissance infinie, pollutions multiples, démesure revendiquée du progrès, etc.

 

Ou encore comment ne pas percevoir toute la pertinence de cette phrase de Plutarque : "Le commencement du bien vivre, c'est de bien écouter..."

Dans un monde où tout le monde parle et où plus personne n'écoute vraiment, nous avons plus que jamais besoin de revenir à cette sagesse antique...

 

Ces enseignements sont aussi particulièrement formateurs : rigueur de l'apprentissage, de l'exercice de la traduction...

Un exercice difficile qui exige une bonne maîtrise de la langue, du bon sens, une certaine finesse.

Un exercice dont Olivier de Kersauson en personne fait l'éloge :

"Avec l'abandon du grec et du latin, on a fabriqué beaucoup d'idées fausses. C'est à dire que l'enseignement du grec et du latin forçait à faire une traduction. Traduire, c'est d'abord comprendre... C'est un vrai exercice. Vrai exercice dans lequel on faisait des contresens, parce que nous avions mal interprété, parce que la pensée n'était pas exactement affûtée pour comprendre ce qui était transmis.

 

On a complètement arrêté ces exercices de la version et du thème. Donc, les individus ont commencé à penser à côté. Il n'y a pas de pensée sans langage, et à partir du moment où on n'a pas saisi la réelle valeur du langage, on ne peut pas saisir la réelle valeur de la pensée ! ça ne tient plus. Et c'est ce qui s'est passé. Et c'est ce qui se passe.

Et on emploie de plus en plus de mots complètement incohérents, le vocabulaire est employé à tort et à travers par des types ignorants.

La sauvagerie est aussi due à l'ignorance. Or, l'ignorance s'étend comme une nappe d'huile. On la voit partout, l'ignorance, elle est partout..."

 

Le latin, le grec sont des écoles de rigueur et d'exigence : il est temps de les remettre à l'honneur !


Le grec et le latin sont le substrat de notre langue, de notre littérature : les auteurs anciens nous ont légué des textes remarquables, emplis de bon sens et de réflexion.

Pour bien vivre le présent, nous avons besoin de cette culture, de ces repères, nous devons nous référer à ce passé qui nous a nourris et nous nourrit encore...
 

 

 

 

Le latin et le grec pour sauver l'Education...
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2 octobre 2023 1 02 /10 /octobre /2023 12:05
"Moi, la bagnole, je l'adore !"

 

 Interrogé par TF1 et France 2, le dimanche 24 septembre, Emmanuel Macron s'est livré à une véritable déclaration d'amour à la "bagnole", lors d'un entretien censé être consacré à l'écologie :  "Ce qui est très important pour nous Français, c’est que… On est très attaché à la bagnole. On aime la bagnole. Et moi, je l’adore..."

 

Et pourtant, la voiture individuelle est aujourd’hui la première source de gaz à effet de serre en France et  ses émissions stagnent désespérément, notamment à cause de la mode des SUV. Et la France a investi deux fois plus dans la route que dans le rail en 20 ans, selon Greenpeace. 

A l'heure où notre planète subit les conséquences dramatiques du changement climatique, est-ce bien raisonnable de faire l'éloge de la voiture ?

75 % des actifs français utilisent encore leur voiture pour se rendre au travail.

 

On voit encore trop souvent  sur nos écrans de nombreuses publicités pour de "grosses bagnoles".

Faire l'éloge de la bagnole, est-ce là une façon d'inciter les Français à limiter leurs déplacements, à se tourner vers d'autres modes de transport plus écologiques ?

 

Et on perçoit aussi dans les propos d'Emmanuel Macron une volonté d'utiliser un langage familier qui serait celui du peuple avec le mot "bagnole" : un peu de démagogie sans doute ?

 

En tout cas, un tel discours a de quoi surprendre, à l'heure où la planète souffre de trop de pollutions.

"Magnifier la voiture, fût-ce même les modèles électriques, en pleine crise écologique ? Sur France Inter le lundi 25 septembre, Jean Jouzel, qui a reçu en 2002 la plus haute distinction scientifique française, la médaille d’or du CNRS, a reproché au chef de l’État cette sortie anachronique. "Parler de la voiture comme le fait le président, (...) ça pose des questions sur la manière dont on va atteindre la neutralité carbone dans le transport", s’est ainsi inquiété le spécialiste.

 

De fait, cette déclaration est malvenue : nos villes sont saturées de voitures, la pollution est source de stress, de maladies...

La voiture, à l'origine outil de liberté, devient une entrave : on ne sait plus où se garer, les embouteillages se multiplient dans nos villes, parfois même sur les autoroutes pendant le rush des vacances...

De plus, les prix des carburants atteignent des niveaux records : comment les Français modestes qui doivent utiliser leur voiture pour travailler peuvent-ils s'en sortir ?

 

A quand une vraie politique écologique qui favoriserait les transports en commun ? A quand une véritable incitation à utiliser des transports en commun par la gratuité ? A quand le développement de pistes cyclables ?

Les beaux discours ne peuvent suffire alors que le réchauffement climatique se fait de plus en plus évident, avec des températures anormalement élevées pour un début de mois d'octobre.

 

 

 

https://www.terrestres.org/2023/09/25/jadore-la-bagnole-andre-gorz-repond-a-macron/

 

"Moi, la bagnole, je l'adore !"
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2 août 2023 3 02 /08 /août /2023 09:33
Le danger des voitures électriques : un cargo en feu au large des Pays-Bas...

 

Décidément, la voiture électrique pose bien des problèmes : loin d'être écologique dans sa conception et sa fabrication, elle peut être aussi à l'origine d'incendies dangereux.

Les batteries des voitures électriques abritent un liquide particulièrement inflammable...

 

Dans certains cas, lorsque les batteries sont trop chargées, qu’elles présentent un défaut de fabrication, ou qu’elles sont soumises à des températures trop élevées, elles peuvent s’enflammer.

C'est probablement ce qui s'est produit pour ce cargo en feu, au large des Pays-Bas, qui transportait des voitures électriques...

Le Fremantle Highway, cargo battant pavillon panaméen, est en proie à un gigantesque incendie au large des côtes néerlandaises. Un membre de l’équipage est décédé.

 

"En juin 2020, le cargo Höegh Xiamen avait notamment été détruit après avoir pris feu dans le port de Jacksonville, en Floride, avec environ de 2 500 voitures à son bord. La cause de cet incendie ? Une batterie mal déconnectée sur une voiture d’occasion.

 

Plus difficiles à éteindre, les feux de voitures électriques préoccupent le secteur du transport maritime après plusieurs incendies majeurs. Les batteries au lithium contenues dans ces véhicules abritent en effet un liquide extrêmement inflammable. Dans certains cas, lorsque les batteries sont trop chargées, qu’elles présentent un défaut de fabrication, ou qu’elles sont soumises à des températures trop élevées, elles peuvent s’enflammer."

 

C'est curieux mais les médias n'ont guère évoqué l'incendie de ce cargo, comme si on voulait ne pas alarmer l'opinion sur le danger des voitures électriques...

Ce serait une façon de nuire à la promotion de la voiture électrique...

Car on veut nous imposer le tout électrique, avec les aides fiscales, les zones à faible émission....

 

Un rappel : bien que la voiture électrique en tant que telle ne pollue pas, sa fabrication, quant à elle, pollue plus que pour une voiture traditionnelle. L’extraction de certains matériaux nécessaires à la fabrication des batteries ainsi que leur construction sont facteurs de pollutions colossales.

 

On le voit : la voiture électrique suscite bien des interrogations et des inquiétudes...

 

 

Sources :

https://www.huffingtonpost.fr/international/video/cargo-en-feu-aux-pays-bas-que-sait-on-de-cet-impressionnant-incendie-qui-a-fait-un-mort_221141.html

 

https://www.bfmtv.com/economie/entreprises/transports/incendie-sur-un-cargo-pourquoi-le-transport-de-voitures-electriques-est-source-d-inquietude_AD-202307260467.html

 

https://www.lepoint.fr/societe/ce-que-dit-l-incendie-d-un-cargo-sur-la-securite-des-voitures-electriques-01-08-2023-2530214_23.php

 

Le danger des voitures électriques : un cargo en feu au large des Pays-Bas...
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19 juillet 2023 3 19 /07 /juillet /2023 09:14
La voiture électrique : la solution ?

 

Désormais, il est question de tout miser sur l'électrique...  en Europe, où la vente de voitures neuves carburant à l’essence ou au diesel sera interdite à partir de 2035, le modèle le plus vendu est désormais la Tesla Y. 

Quelle folie !

Il faudrait d'abord questionner nos usages de la voiture : il suffit de regarder les encombrements de nos villes saturées et surchargées de voitures... dans la plupart des véhicules, une seule personne : le conducteur ou la conductrice...

Pour le moindre trajet, les gens ont pris l'habitude d'utiliser leur voiture au lieu de marcher...

 

Ainsi, la voiture, outil de liberté est devenue un instrument d'aliénation et de contraintes... difficile de circuler ou de se garer dans la plupart des grandes villes. 

De plus, rien qu’en France, le transport produit 30 % de nos émissions de gaz à effet de serre, dont la moitié vient de nos voitures individuelles.

 

Quant à la voiture électrique, elle n'empêchera évidemment ni les difficultés de circulation, ni les problèmes de parking...

Et, quel que soit son moteur, une auto reste un tas de ferraille de plus d’une tonne, dont la seule fabrication consomme quantité d’énergie et de matières premières. La voiture électrique engendrera d'autres pollutions toxiques...

 

Ce qu'il conviendrait de promouvoir, ce sont les transports en commun, la marche, le vélo...

Mais on est loin...

On remplace un problème par un autre... c'est absurde...

 

Nous vivons dans un monde de production capitaliste : il s'agit désormais de produire des véhicules électriques en grand nombre pour satisfaire à la demande.

Des véhicules très chers, très sophistiqués, des engins qui ne seront pourtant pas accessibles pour tout un chacun...

 Le risque d’une société à plusieurs vitesses existe, avec d’un côté ceux qui auront les moyens de changer de véhicule, et de l’autre, ceux qui ne les auront pas.

Là aussi, des emplois seront créés, mais beaucoup d’autres détruits, dans une filière qui en compte des centaines de milliers, avec des reconversions souvent compliquées...

 

Quant à l'électricité "verte", on est encore loin  du compte et du "conte"... Bien que la voiture électrique en tant que telle ne pollue pas, sa fabrication, quant à elle, pollue plus que pour une voiture traditionnelle. L’extraction de certains matériaux nécessaires à la fabrication des batteries ainsi que leur construction sont facteurs de pollutions.

Le tout électrique ? Les chinois et tout ce que la planète compte de pays non nucléarisés vont donc brûler du gaz et du charbon pour "tout électrifier" ? Et c'est écologique ?

On nous annonce aussi pour le premier août une augmentation de 10% du prix de l'électricité, et ce n'est qu'un début...

 

La voiture électrique est-elle vraiment une panacée, comme on veut nous le faire croire ?

 

 

Sources :

https://www.nouvelobs.com/edito/20230713.OBS75696/tout-miser-sur-la-voiture-electrique-attention-virage-glissant.html

 

https://www.nouvelobs.com/economie/20230713.OBS75707/avec-la-voiture-electrique-les-mecanos-a-la-casse-je-refuse-d-en-toucher-meme-pour-changer-un-pneu.html

 

 

 

 

 

La voiture électrique : la solution ?
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