Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
5 mars 2017 7 05 /03 /mars /2017 09:38
En évoquant mes grands-mères...

 


C'est, aujourd'hui, la fête des grands-mères...

 

En évoquant mes grands-mères, je ne peux m'empêcher de penser qu'elles furent pour moi importantes et même essentielles, alors que, curieusement, je ne les ai pas vraiment connues.

Une qui s'en est allée à l'âge de 45 ans, bien avant que je ne vienne au monde, une autre que j'ai à peine entrevue, décédée alors qu'elle avait 59 ans.

 

Rose, d'abord, une fille et une femme de la campagne, née dans le pays aixois : fille et petite fille de paysans, Rose était la simplicité même, elle aimait, sans doute, la nature, les arbres, les fleurs, les couchers de soleil...

Rose, aux longues mains si fines, Rose, aux cheveux bruns, Rose, une grande dame brune qui figure sur quelques photos de famille, Rose aux traits déjà burinés par le soleil...

Rose, qui fut victime des fièvres typhoïdes, juste après la guerre.

Rose, ma grand-mère, au doux sourire estompé.

 

Sa brève vie fut marquée par des joies et des peines : la naissance d'une petite fille, ma mère, mais aussi la perte d'un autre enfant, un petit garçon mort à l'âge d'un an et demi.

Rose a connu la dure vie des paysans d'autrefois, une vie faite de labeurs, de soucis, de tourments.

 

Puis, du côté paternel, mon autre grand-mère, Hortense : une maîtresse-femme, dont les parents avaient immigré d'Italie.

Une femme, au caractère bien trempé, une pionnière : une aventurière qui aimait les voyages, qui avait le goût du risque...

Un voyage au Mexique pour tenter la fortune, un autre en Côte d'Ivoire, une envie de s'évader d'un monde terne, de sortir d'une condition modeste, des ambitions, des rêves de richesses.

Une travailleuse infatigable, une fée qui pouvait confectionner de ses doigts des vêtements somptueux.

Hortense, au visage rond de l'enfance, aux cheveux blonds, aux traits tirés...

Deux tempéraments, des choix différents, deux vies opposées...

 

L'une avait choisi une vie calme et sereine, l'autre avait opté pour l'aventure, la découverte.

 

Je n'ai pas eu la chance de les connaître vraiment : pourtant, j'aurais, sans doute, apprécié de côtoyer ces grands-mères aux profils si différents...

 

J'aurais aimé, sans doute, la douceur de Rose, sa simplicité, j'aurais apprécié les récits de voyages d'Hortense, ses expériences africaines, ses découvertes.

 

Hortense, la conteuse, m'aurait enchantée de ses histoires exotiques... elle qui  savait merveilleusement raconter des anecdotes, elle qui savait captiver son auditoire.

 

Rose, elle, m'aurait enseigné l'amour de la terre, la rudesse de la vie paysanne.

 

Rose et Hortense ont connu deux guerres, elles ont dû affronter des obstacles innombrables, une vie plus rude que la nôtre.

 

Elles font partie de mon histoire, de notre histoire, et, bien que je ne les aie pas connues vraiment, elles m'ont façonnée... 

Très différentes, elles étaient pétries d'humanité, avec leurs défauts, leurs qualités, leurs joies, leurs peines.

 

Rose et Hortense, dont je connais un peu l'histoire, font partie de mon imaginaire...

Elles sont et restent, indubitablement, une part de moi-même...

 


 

 

 

 

 

En évoquant mes grands-mères...
Repost 0
8 janvier 2017 7 08 /01 /janvier /2017 10:23
L'épiphanie remonte aux origines du monde...

 

 


 

L'épiphanie : voilà un mot plein de mystères et chargé d'histoire... Le mot "épiphaneia" remonte à la langue grecque où il désigne une apparition divine, parfois, aussi, le jour qui se lève et fait surgir la lumière.

 

Le terme a été, ensuite, adapté dans la religion chrétienne, il évoque la visite des Rois mages venus célébrer la naissance du  Messie et lui offrir des cadeaux somptueux : l'or, la myrrhe et l'encens.

 

La myrrhe, résine aromatique, baume cutané, symbole de vie, l'encens, résine aux senteurs divines, l'or si rare et précieux...

La myrrhe, l'encens, des mots mystérieux, emplis de poésie, suggèrent des trésors recherchés et prisés.

 

Melchior, Gaspard, Balthazar, venus d'Europe, d'Asie, d'Afrique rendent hommage au nouveau-né.

De nombreux tableaux représentent cette scène : peintures de Fra Angelico, Botticelli, fresques de Cappadoce, icônes byzantines, tant d'oeuvres qui suscitent l'imagination...

Les Rois Mages installés dans la crèche sont des personnages somptueusement vêtus d'habits et de brocarts colorés...

 

Mais, comme la fête de Noël, l'épiphanie est, à l'origine, une célébration païenne de la lumière...

 

Le mot rayonne : il symbolise, d'abord, une manifestation de la lumière qui renaît après le solstice d'hiver...

 

Labiale, fricative confèrent de la douceur à ce nom venu d'un lointain passé, douceur de la lumière qui s'annonce, douceur des jours qui grandissent et qui préparent un renouveau.

 

L'épiphanie remonte aux origines du monde : une envie de célébrer une forme de renaissance, un espoir attendu.

 

En ce début de l'hiver, quand les froids sont rudes et glacés, on aspire plus particulièrement à des horizons plus chaleureux. On guette, au fil du temps, la croissance des jours.

 

L'épiphanie renvoie, aussi, à l'enfance, à ce jour unique où l'on tirait les rois : de nos jours, la galette est devenue le quotidien de beaucoup de familles, au mois de janvier.

 

Mais, autrefois, on fêtait l'Epiphanie le 6 janvier : c'était un jour unique où l'on se réunissait devant la galette et où était élu le roi ou la reine de la fête.

 

En Provence, c'était une couronne des rois, garnie de fruits confits qui faisait office de galette... un rituel ancien qui s'est perpétué : les enfants sont invités à désigner le morceau de gâteau qui revient à chaque convive.

 

L'occasion de se réunir autour d'un dessert festif, l'occasion de couronner un roi ou une reine, celui ou celle qui a découvert la fève ou la petite figurine cachée dans la brioche...

 

Un rituel païen, malgré l'origine chrétienne de cette fête, un rituel sympathique, chaleureux...

 

Un rituel qui mérite d'être préservé, même si l'on n'est pas croyant.

 

Désormais, l'Epiphanie se fête souvent  le premier dimanche qui suit le 1er janvier : cette année, le 8 de ce mois... dès aujourd'hui, nous allons, donc, guetter des clartés nouvelles...

 

 

Frédéric Mistral raconte, dans ses souvenirs d'enfance, cette merveilleuse rencontre de la lumière et des Rois mages : les mères invitent les enfants à aller au-devant de ces Rois... On perçoit toute la naïveté et tout l'enthousiasme de la jeunesse.

 

"Et de courir, et de courir, à la rencontre des Rois
avec nos gâteaux, nos petites galettes, et les poignées de
foin pour les chameaux. Puis, le jour défaillait. Le soleil, obstrué par un
nuage énorme, s’évanouissait peu à peu. Les babils
folâtres calmaient un brin. La bise fraîchissait et les
plus courageux marchaient en retenant.

Tout à coup :
– Les voilà !
Un cri de joie folle partait de toutes les bouches... et
la magnificence de la pompe royale éblouissait nos
yeux. Un rejaillissement, un triomphe de couleurs
splendides, fastueuses, enflammait, embrasait la zone
du couchant ; de gros lambeaux de pourpre
flamboyaient ; et d’or et de rubis, une demi-couronne,
dardant un cercle de long rayons au ciel, illuminait
l’horizon.
– Les Rois ! les 
– Les Rois ! les Rois ! voyez leur couronne ! voyez
leurs manteaux ! voyez leurs drapeaux ! et leur
cavalerie et les chameaux qui viennent !
Et nous demeurions ébaubis... Mais bientôt cette
splendeur, mais bientôt cette gloire, dernière échappée
du soleil couchant, se fondait, s’éteignait peu à peu
dans les nues ; et, penauds, bouche béante, dans la
campagne sombre, nous nous trouvions tout seuls :
– Où ont passé les Rois ?
– Derrière la montagne.
La chevêche miaulait. La peur nous saisissait ; et,
dans le crépuscule, nous retournions confus, en
grignotant les gâteaux, les galettes et les figues, que
nous apportions pour les rois..."

 

Plus loin, l'auteur provençal évoque la crèche installée dans l'église :

 

"Nous autres, affolés, nous nous faufilions, entre les
jupons des femmes, jusques à la chapelle de la Nativité,
et là, suspendue sur l’autel, nous voyions la Belle
Étoile ! nous voyions les trois Rois Mages, en manteaux
rouge, jaune, et bleu, qui saluaient l’Enfant Jésus : le roi
Gaspard avec sa cassette d’or, le roi Melchior avec son
encensoir et le roi Balthazar avec son vase de myrrhe !
Nous admirions les charmants pages portant la queue de
leurs manteaux traînants ; puis, les chameaux bossus
qui élevaient la tête sur l’âne et le bœuf ; la Sainte
Vierge et saint Joseph ; puis, tout autour, sur une petite
montagne en papier barbouillé, les bergers, les bergères,
qui apportaient des fouaces, des paniers d’œufs, des
langes ; le meunier, chargé d’un sac de farine ; la bonne
vieille qui filait ; l’ébahi qui admirait ; le gagne-petit
qui remoulait ; l’hôtelier ahuri qui ouvrait sa fenêtre, et,
bref, tous les santons qui figurent à la Crèche. Mais
c’était le Roi Maure que nous regardions le plus."

 

Le texte de Mistral :

http://elg0002.free.fr/pdf/mistral_mes_origines.pdf

 

 

L'épiphanie remonte aux origines du monde...
Repost 0
2 novembre 2016 3 02 /11 /novembre /2016 08:46
Halloween, la fête de tous les dangers...

 

 


 

Le 31 octobre, désormais, en France, l'usage est de célébrer cette fête d'origine celte : Halloween...

Désormais, on trouve souvent dans nos supermarchés un rayon entier consacré à cette fête : citrouilles, déguisements de sorcières, masques, maquillages...

 

Bien sûr, les enfants se laissent facilement séduire par ces festivités, une occasion de s'amuser, d'oublier le monde ordinaire, d'entrer dans un univers fantastique. 

Cette fête, comme beaucoup d'autres, devient une affaire commerciale : notre monde n'est-il pas régi par l'argent et le rendement ?

 

Mais, cette fête tourne au cauchemar, quand on prend conscience de la nocivité des produits qui sont proposés à la vente, des produits dangereux, à bien des égards.

Ainsi, certains maquillages contiennent des substances toxiques, notamment pour des enfants : du phénoxyéthanol, du propylparabène, un perturbateur endocrinien potentiel, de l'hydroxyanisole butylé (BHA), un antioxydant classé "cancérogène possible" par le Centre international de recherche sur le cancer.

 

Les bonbons vendus en la circonstance se révèlent encore plus dangereux : ingurgités par les enfants, ils contiennent de nombreux additifs, des colorants, de la gélatine de porc, de l'acide citrique et malique, des nanoparticules de dioxyde de titane.

Ces termes barbares en disent long sur la composition chimique de ces "bonbons" : méritent-ils, d'ailleurs, encore ce nom ?

Les nanoparticules, extrêmement petites, ont la particularité de franchir les barrières physiologiques, les intestins, le cerveau, les reins... de pénétrer dans l’organisme et de s’y accumuler. "Des effets toxiques sont documentés : dysfonctionnement de l’ADN, stress oxydatif, réactions inflammatoires, mort des cellules".

 

Oui, décidément, on peut dire que cette fête fait peur : elle conduit à une consommation démesurée de friandises, de bonbons sucrés et bourrés de substances délétères.

On s'étonne d'en arriver là : la vente de ces produits devrait être interdite, mais le lobbying des marchands et des industriels de bonbons doit faire son oeuvre maléfique.

Maléfique, c'est le mot qui convient pour ces festivités qui mettent à l'honneur des costumes terrifiants, d'un goût parfois douteux...

 

Quand une fête est à l'origine de risques majeurs pour des enfants, elle n'est plus une fête, mais une énorme tromperie, un leurre...

Nos sociétés vouées à la marchandisation en arrivent à vendre des produits dangereux pour la santé des enfants : c'est très grave.

 

Dans tous les cas, les friandises proposées dans les supermarchés comme de nombreux autres aliments, contiennent des substances qui devraient être interdites par nos législations.

Pourquoi ne le sont-elles pas, si ce n'est pour remplir les poches des industriels de l'agro-alimentaire qui prospèrent en annihilant notre bien-être et notre santé ?

Halloween est une fête célébrée essentiellement par des enfants : ceux-ci doivent être préservés et protégés des dangers que génèrent tous les produits vendus à cette occasion.

 

 

 

http://www.francetvinfo.fr/sante/enfant-ado/halloween-2016-des-maquillages-dangereux-pour-vos-enfants_1897207.html

 

http://www.lepoint.fr/sante/halloween-gare-aux-bonbons-charges-en-nanoparticules-31-10-2016-2079828_40.php

 

 

 

 

 

Halloween, la fête de tous les dangers...
Repost 0
21 août 2016 7 21 /08 /août /2016 12:16
Un bel hommage aux impressionnistes : la féerie des eaux à Nîmes...

 

 



Célébrer l'impressionnisme, ce mouvement pictural qui a donné naissance à tant d'oeuvres inoubliables, c'est là une belle idée pour illustrer un spectacle nocturne : la féerie des eaux à Nîmes...

Dans le cadre somptueux des Jardins de la Fontaine, ce spectacle a été l'occasion d'évoquer des peintres aux noms légendaires : Van Gogh, Cézanne, Monet, Manet, Degas, Caillebotte, Guillaumin, Renoir, Sysley et tant d'autres.

L'eau, le feu, le mouvement, le jaillissement des couleurs : quels meilleurs moyens pour symboliser et suggérer  l'art éblouissant et inventif des impressionnistes ?

Des images féeriques ont été projetées sur les murs immenses du jardin.

Le spectacle s'ouvre sur des portraits ou autoportraits de ces peintres : on reconnaît leurs visages, leurs noms s'affichent et défilent sur les murs de pierres du jardin...

Puis, c'est une explosion et une éclosion de fleurs et de couleurs...


Tour à tour, sont mis en scène les différents thèmes abordés par les impressionnistes : les tournesols de Van Gogh tourbilllonnent, des paysages surgissent : soleils rougeoyants, marines où l'on admire des voiliers ondoyants sur des mers houleuses, décors d'arbres foisonnants...

Soudain, apparaît une fleur géante, butinée par un papillon, une campagne verdoyante se peuple de personnages féminins en robes longues, des couleurs s'enflamment, avec des myriades de papillons tourbillonnants.

Des jets d'eau aux teintes de feux et de flammes embrasent, alors, le ciel, comme pour signifier toute l'ardeur et la passion de ces peintres.

Puis, des silhouettes graciles apparaissent, en mouvements légers : on reconnaît des danseuses, le thème de prédilection de Degas. Soudain, on perçoit plus distinctement une seule danseuse qui virevolte, dans son corset blanc, et on admire une ronde de danseuses aux mouvements cadencés, pleins de charmes.

Le nymphée s'illumine de jets d'eau géants qui traversent la nuit...

Un accordéoniste égrène sa musique et fait naître des images de bals populaires... Un couple danse une valse musette, les couples se multiplient, alors, sous des éclats de feux d'artifices et des chapeaux lancés à la volée...

Des éclats de feux et d'ors jaillissent dans la nuit... ils montent vers le ciel étoilé, la Grande Ourse et rejoignent les astres de la nuit.

Un soleil se lève, lumineux, il se transforme en fleurs géantes, irradiées de lumières....

Le spectacle fait revivre tant de thèmes qui ont inspiré les impressionnistes : des scènes familières, peintes par Renoir, des paysages de campagne provençale magnifiés par Van Gogh, des jardins fleuris de Monet.


"Le bal du Moulin de la Galette, La danse à la ville, à la campagne, Les tournesols, Champ de blé avec cyprès, Les nymphéas", tant de tableaux surgissent dans la nuit...


Cette soirée festive qui a réuni un public nombreux et populaire a permis à chacun de redécouvrir ces peintres de génie que furent les impressionnistes.

Les jets d'eau ont fait naître des explosions de couleurs, les images ont évoqué tant de chefs d'oeuvre célèbres, ont permis de mettre en scène toute la créativité de ces artistes qui ont su innover aussi bien dans la technique picturale que dans les thèmes traités....

Les impressionnistes n'ont-ils pas représenté avec passion le monde quotidien ? La nature, les jardins, la vie moderne, les bals, les portraits de gens simples... Ils ont su mettre en évidence toute la poésie, tout le charme des paysages, des arbres, des fleurs...






     
 Photo et vidéos : rosemar

Portraits de peintres...

Les tournesols tourbillonnent...

De somptueux jets d'eau dans la nuit...

Soleils et marines...

Un festival de couleurs...

Fleurs et paysages champêtres...

Rouge passion !

Les danseuses...

Des éclats de bleu

Le bal musette

Soleil et fleurs, des éclats de feux dans la nuit

Le nymphée nimbé de jets d'eau : waouh !

Le final : la fête des couleurs

Repost 0
16 août 2016 2 16 /08 /août /2016 11:51
Un spectacle fascinant : la féerie des eaux à Nîmes...

 

 

L'eau ! Tant de symboles surgissent à ce seul mot ! La vie, la pureté, la fluidité, le renouveau...



L'eau et ses tourbillons exercent une véritable fascination sur chacun d'entre nous, et quand l'eau est mise en valeur dans un spectacle festif, au coeur de l'été, on est encore un peu plus émerveillé...


En ce week-end du 15 août, la féerie des eaux a, comme chaque année, séduit de nombreux visiteurs, aux Jardins de la Fontaine à Nïmes : ce cadre prestigieux s'est trouvé, à nouveau,  magnifié par cette magie de l'eau...


Ce spectacle musical est fait pour ravir tous les sens :  on goûte la fraîcheur de l'eau, on admire sa fluidité, on apprécie ses embruns bondissants, on est envoûté par la musique environnante.


Les arbres, les pins, les cèdres, les chênes sous un feu d'artifice d'eau ! Des embruns de lumières  fusent soudain dans le ciel...
L'architecture du jardin, les balustres sont sublimés par des fusées jaillissantes d'eau qui tourbillonnent.


Il faut imaginer, d'abord, toute la préparation qu'exige ce spectacle : partout, des tuyaux, des buses, des haut-parleurs ont été installés, autour des plans d'eau du jardin : un véritable travail de fourmis...


Et le résultat est surprenant : on est envoûté par la musique, par les jets d'eau qui s'élancent dans le ciel et qui dessinent, sur l'azur, des figures géométriques improbables.
L'eau se disperse en fusées rayonnantes, en tourbillons : des lassos, des filets, des arabesques s'emparent du ciel et l'escaladent : c'est un jaillissement soudain qui explose.
On admire ces envolées majestueuses de l'eau, on est sous le charme de cette eau qui jaillit soudain, qui se disperse en mille éclats de pluie...


En été, on apprécie plus particulièrement le spectacle de l'eau qui apporte sa fraîcheur, qui distille tous ses bienfaits.
Les murs du jardin, les balustres, le nymphée semblent trouver une nouvelle vie sous cette féerie des eaux.


Une musique intense ou plus douce rythme ce ballet de l'eau... l'eau semble accompagner cette musique envoûtante, de ses mouvements ondoyants... C'est l'eau qui prend vie, sous nos yeux, qui s'anime...
C'est l'eau qui danse, c'est l'eau qui libère son énergie, et qui chaloupe avec bonheur et intensité sous le ciel de l'été.
C'est l'eau qui se donne en spectacle, qui fait naître des tableaux lumineux...


Soudain, des flammes rouges et or surgissent et se mêlent à l'élément liquide, créant une fusion improbable de l'eau et du feu !
Soudain, les jets d'eau s'entremêlent, se rejoignent pour créer des figures acrobatiques : la magie de l'eau qui retombe en cascades ou en pluie fine, étincelante sous la lumière du sud !

On est saisi, et captivé par cette grâce de l'eau qui rebondit, qui s'envole et retombe en mille éclats...


Ce spectacle ravit petits et grands : on entend les exclamations de la foule, devant cette danse féerique de jets d'eaux, des applaudissements chaleureux viennent ponctuer et rythmer cette fête de l'été.
Une véritable orchestration qui nous montre tous les pouvoirs, toute la beauté, toute l'harmonie de cet élément naturel qui est à l'origine de la vie...


 


 

A suivre : les féeries nocturnes...




 

 

 

 

Photo et vidéos : rosemar

Des tourbillons d'eau

Le nymphée magnifié par l'eau

Des éclats de feux au milieu des jets d'eau...

Encore des éclats de feux... accompagnés de cris d'admiration...

Des lassos qui tourbillonnent...

Une vue d'ensemble des jardins... prise de vue devant le nymphée

Repost 0
14 juillet 2016 4 14 /07 /juillet /2016 08:35
Pour célébrer la fête du 14 Juillet : le verbe "pétarader" !

 



"Pétarader" ! Il suffit de prononcer ce verbe pour entendre des bruits tonitruants et répétés...

Les moteurs d'autrefois pétaradaient souvent au démarrage et c'était un festival de sonorités éclatantes... On entend, encore, parfois, certains de ces engins bruyants, des grosses motos qui produisent des sons démesurés.


Les feux d'artifices, aussi, pétaradent vivement dans des envolées de poudre étincelantes et rayonnantes...

On voit des girandoles, des explosions colorées qui traversent le ciel, on perçoit des fontaines de lumières dans l'obscurité de la nuit.

On admire des éclats, des envolées d'éclairs, des tableaux éblouissants qui enflamment les ténèbres.

On est ébloui et subjugué par des flammèches qui semblent surgir du monde de la nuit...

Ce verbe aux sonorités évocatrices nous fait percevoir des crépitements soudains, avec sa labiale initiale, ses dentales "t" et d", sa gutturale "r", et sa voyelle réitérée "a".

Des échos semblent se répondre, se répandre, envahir l'espace, dans ce verbe plein d'expressivité...

Dérivé d'un verbe latin, "pedo", ce mot appartient à la même famille que les termes "pet, péter, pétard, pétoire, pétarade, pétoche, contrepèterie".

On perçoit toute la familiarité de ces mots qui évoquent des réalités du corps ordinaires ou encore des objets de fête, comme le "pétard", ou un outil usagé comme la "pétoire", qui est un vieux fusil...

On connaît aussi l'interjection "pétard !", qui marque la surprise, l'étonnement, une forme de stupéfaction soudaine... On utilise volontiers dans le sud, à Marseille, cette exclamation familière : "Pétard ! Que c'est beau !"


On ne peut manquer d'évoquer, en cette occasion, Rabelais, passé maître en l'art du pet et de la contrepèterie, on songe à la verve et à la truculence rabelaisienne, à des jeux de mots qui rebondissent, on songe au jeune Gargantua "barytonnant du cul".


 Tous ces mots remonteraient au grec "bdéo" "péter"... Aristophane utilise ce verbe dans certaines de ses comédies...

On voit ici toute la richesse de dérivation des mots, toute leur expressivité dans les sonorités !


Comment ne pas être sensible à la bonhomie de tous ces termes familiers, qui appartiennent au langage populaire, qui nous font entendre la voix du peuple ?


J'aime ces mots simples, ordinaires et si expressifs...

Ils nous font apprécier la langue française, sa diversité, ils nous font percevoir des sons, des images variées qui appartiennent au passé ou au présent, ils évoquent des souvenirs, une vieille guimbarde d'un grand-père paysan, qui ne pouvait démarrer qu'avec un tour de manivelle, un vieux fusil de chasseur usagé, des feux d'artifice éblouissants sur l'eau...

Des feux d'artifice, symboles de fêtes et de célébrations... des éclats lumineux qui rebondissent, retentissent et se répercutent dans l'ombre de la nuit...
 


 


 

Pour célébrer la fête du 14 Juillet : le verbe "pétarader" !
Repost 0
21 juin 2016 2 21 /06 /juin /2016 12:38
Que serions-nous sans la musique ?

 

 


Pour fêter la musique...


"La musique donne une âme à nos coeurs et des ailes à la pensée", écrivait Platon, un des plus grands philosophes et penseurs de l'antiquité...


Que serions-nous sans la musique ? Elle nous accompagne dès l'enfance, elle nous émeut, nous ravit, nous console...

La musique nous guide, nous éblouit, provoque tant d'émotions et forge notre sensibilité.

Il m'arrive de pleurer quand j'écoute certaines mélodies... Il m'arrive d'être exaltée par certains grands airs de musique classique.



Faite d'harmonies, la musique est un art irremplaçable, elle se double souvent de poésie, dans les rythmes, les sonorités.

Le mot lui-même résonne de sonorités variées : douceur de la labiale initiale et de la sifflante, âpreté de la gutturale, le mot semble résumer tous les effets que peuvent produire les mélodies...

La musique n'est-elle pas vieille comme le monde ? Musique du vent dans les arbres et les roseaux, bruissements réitérés de la mer qui déferle sur la grève, échos sonores des chants d'oiseaux qui se répercutent d'un arbre à un autre...

Musiques des flûtes et des chalumeaux d'autrefois, sur lesquels les bergers soufflaient des airs rustiques.


Ce mot ancien remonte au latin "mousika" et au grec "mousikè", et doit être rattaché au nom "mousa", "la muse"...

Les muses ne président-elles pas, dans l'antiquité, à la création artistique ?

Calliope, Erato, Euterpe, Melpomène, Terpsichore, que de noms évocateurs, que de mots emplis de poésie !

Erato, l'aimable, Calliope, la belle voix, Melpomène, la chanteuse, Terpsichore, la danseuse de charme... La plupart de ces mots sont en relation avec la musique !

La musique, art majeur, a donné lieu à tant de créations : chansons, oeuvres classiques, modernes, rock, jazz...

La musique nous enivre, nous emporte dans des harmonies si diverses, elle nous fait rêver, nous trouble, nous bouleverse, parfois...

On aime les mélodies de Ferrat, associées à la poésie de ses textes, on se laisse charmer par les chansons de Brassens, ou celles de Brel.

On aime les grands airs classiques, Mozart, Bizet, Bach, Puccini, Vivaldi, Verdi...


La musique des voix est si émouvante, aussi, voix claires ou rauques, ténues ou puissantes.

Voix de ténors, de divas éblouissantes, voix de chanteurs que l'on reconnaît entre toutes...

Le timbre de la voix peut produire, aussi, des effets si différents !

La musique est associée à tant d'instruments : guitare, violon, piano, mandoline nous bercent de leurs sonorités si douces.
 

La musique est comme un éblouissement : elle s'adresse à notre sensibilité, à nos émotions.

Elle parle à notre affectivité, à notre coeur, elle nous emporte dans ses tourbillons...

Célébrons la musique !




 




 

Que serions-nous sans la musique ?
Repost 0
17 mai 2016 2 17 /05 /mai /2016 12:40
Une étonnante fête villageoise à Gallician...

 

 

 

Gallician ! Doux nom du midi ! Le nom de ce village résonne d'accents du sud... Situé dans la petite Camargue, près du canal du Rhône à Sète, Gallician s'entoure de monts vallonnés, de champs de vignes, de paysages variés...

 

Juste avant de parvenir au village, dès qu'arrive le printemps, on peut admirer des prairies envahies de coquelicots : des étendues éblouissantes de pourpre s'offrent au regard, les coquelicots envahissent les champs, à perte de vue...

 

En ce milieu du mois de mai, Gallician était en fête, pour un week end... une fête villageoise, aux airs d'autrefois...

 

Un pique-nique était organisé au centre du village...

Peut-on concevoir une fête sans musique et sans chansons ?

An cours du repas, les "gouailleuses" ont fait  revivre des airs connus de tous, au son d'un accordéon et d'un orgue de barbarie... un spectacle haut en couleurs, tant les robes de ces chanteuses étaient bariolées...

"L'homme à la moto, La vie en rose, La java bleue, La complainte de la butte, La javanaise"... tout un répertoire familier...

Les "déboutonneuses" ont, ainsi, permis d'animer un repas en plein air, sous les platanes du village...

 

Un magicien se livra, alors, à quelques tours facétieux auprès des convives : escamotages divers, jeux de cartes, objets qui se volatilisent soudainement.

La journée se poursuivit avec des danses improvisées japonaises.

Dès lors, ce fut l'entrée dans un autre univers mystique et mystérieux...

Les mouvements des deux danseuses s'organisaient autour de figurines de terre, posées à même le sol, décorées par certains participants de la fête, des "yokaï"...

 

Tantôt lents et mesurés, tantôt exaltés, les gestes mimaient la vie, la douleur, les souffrances, la joie des découvertes, le bonheur, la naissance, la mort.

 

Un spectacle fascinant, par son exotisme et son étrangeté... Une chorégraphie troublante dans le retournement des corps qui s'agitent, parfois, en mouvements heurtés et saccadés.

 

Les costumes chatoyants, aux tonalités éclatantes nous faisaient accéder à un autre univers et une autre dimension.

 

La musique vibrait autour du spectacle, restituant une lancinante et bouleversante mélodie...

Un enfant, tout près des danseuses, se mit à crier sa peur : on percevait une tension, une angoisse dans cette représentation de la vie...

 

La journée fut, aussi, l'occasion d'apprécier un spectacle de marionnettes, autour d'une histoire vraie, celle de l'enfant sauvage, Victor : entre la tendresse d'une gouvernante, Madame Guérin et les exigences d'un scientifique, le docteur Itard, l'enfant essaie de trouver un chemin vers l'humanité.

 

Le spectacle mettait en évidence le rôle essentiel des apprentissages dans la vie humaine, ainsi que l'importance de l'affectivité.

 

Et cette fois, les rires des enfants fusaient, devant les facéties du jeune Victor qui, parfois, préférait se réfugier dans les arbres plutôt que d'étudier.

Plus tard,un bal musette réunissait tous les participants autour de rondes et de danses pour les enfants.

Enfin, un concert clôturait la fête, avec des musiques plus modernes qui permettaient à chacun de se défouler.

 

Un bel éclectisme pour cette fête de village ! Une ambiance conviviale empreinte de simplicité, une occasion, aussi, de voyager dans des univers différents, une ouverture sur le monde, une envie de se souvenir, mais aussi un bonheur de découvrir des horizons nouveaux...

 

 

 

 

 

Photos et dernière vidéo : rosemar

 

 

Une étonnante fête villageoise à Gallician...
Une étonnante fête villageoise à Gallician...
Une étonnante fête villageoise à Gallician...
Une étonnante fête villageoise à Gallician...
Une étonnante fête villageoise à Gallician...
Une étonnante fête villageoise à Gallician...
Une étonnante fête villageoise à Gallician...

Vidéo de danses japonaises, prise à Gallician... une musique envoûtante...

Repost 0

Présentation

  • : Le blog de rosemar
  • Le blog de rosemar
  • : Pour le plaisir des mots : poésie, chanson, littérature, actualités, politique, éducation...
  • Contact

Profil

  • rosemar
  • Esprit libre et indépendant ,contestataire
  • Esprit libre et indépendant ,contestataire

Texte Libre

fleurs 4fleurs 3coqulicot

Recherche

Http://fatizo.over-Blog.com/