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17 janvier 2022 1 17 /01 /janvier /2022 12:28
Un meeting en immersion : du grand spectacle !

 

C'est nouveau ! Le premier meeting politique en immersion s'est tenu à Nantes, sous la houlette de Jean-Luc Mélenchon ! Un coup d'éclat !

Mais c'est quoi, au juste, un meeting en immersion ?

Des images spectaculaires de l'espace et de l'Océan dans lesquelles sont immergés les participants : Jean-Luc Mélenchon a joué la carte de la scénographie spectaculaire, à Nantes, ce dimanche 16 janvier.

 

3500 personnes dans la salle, 1500 en plus à l'extérieur... Une expérience visuelle, sonore, olfactive dans un immense cube, 6 mètres de haut sur 50 de large ! Les grands moyens, en somme !

 

Pour le côté immersion, la France Insoumise a vu les choses en grand... les 4 murs de la salle étaient recouverts de toiles tendues qui diffusaient clips vidéos et images, immersion à 360 degrés... pour le côté olfactif, c'était un peu plus compliqué sous le masque FFP2. (obligation de le porter pour les 3500 personnes présentes à l'intérieur.)

Une légère odeur de fumée quand il s'agissait de sentir l'espace, une scénographie qui plongeait les spectateurs au coeur de son immensité.

 

Jean-Luc Mélenchon apparaissait comme à côté de la lune et en devenait presque lyrique.

"Voici l'espace infini contenant, comme l'avait annoncé au 16ème siècle Giordano Bruno, des mondes innombrables, mais parmi ces mondes innombrables, il y a celui-ci que vous voyez là ! C'est la terre, c'est le nid de l'humanité ! Et c'est ce nid que, par dessus tout, il faut protéger !"

 

La poésie continuait quand la mer envahissait les 4 écrans, le public était alors immergé dans l'océan et sentait une très légère odeur iodée...

 

"La mer, Thalassa ! Le cri de l'expédition des Dix-Mille, regardez la, regardez sa puissance, sa force ! s'exclame le candidat insoumis, voilà la sortie du nucléaire, dont nous avons besoin !"

Un sujet épineux entre tous les candidats de la gauche : Jean-Luc Mélenchon se prononce pour la sortie du nucléaire, au même titre que Yannick Jadot ou Anne Hidalgo.

 

En fin de discours, Mélenchon abordait la situation à gauche : "C'est pas d'union dont on a besoin, c'est de clarté et de mobilisation populaire. Vous ne pouvez pas mobiliser si vous donnez l'impression que vous êtes un menteur qui va ensuite arranger ses carabistouilles dans un coin, avec ses copains des autres partis. Je ne suis pas leur copain ! Que cela soit dit, une fois pour toutes !"

 

Bref, toujours pas d'union de la gauche : Mélenchon fait cavalier seul...

On retrouve dans ce meeting tout le talent d'orateur de Jean-Luc Mélenchon...

 

Mais quelle mégalomanie ! Que de dépenses et de débauches de moyens pour un meeting politique !

Du grand spectacle ! Du grand art ! Du cinéma ! Mais est-ce bien l'essentiel pour un meeting politique ? Je suis dubitative, alors que le discours de Jean-Luc Mélenchon contient des messages importants : la fuite en avant dans la crise climatique, la pauvreté qui s'aggrave, les inégalités qui s'accroissent, la destruction des services publics, etc.

 

 

Source :

https://www.franceculture.fr/emissions/journal-de-18h/journal-de-18h00-par-diane-berger-du-dimanche-16-janvier-2022

 

 

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13 janvier 2022 4 13 /01 /janvier /2022 15:05
Ecole : le mépris d'un ministre ?

 

Un protocole sanitaire dévoilé par le ministre de l'Education, Jean-Michel Blanquer, la veille de la rentrée, un dimanche, sur un journal dont l'article n'était même pas libre d'accès...

Un protocole complexe, si complexe que les parents d'élèves avaient bien du mal à le comprendre et à le mettre en oeuvre....

Un protocole qui a été finalement modifié à deux reprises, face au tollé qu'il suscitait aussi bien de la part des parents d'élèves que du milieu médical....

Mais qui a pu concocter un tel protocole ?

Gabriel Attal au sortir du Conseil des ministres, évoquait des “décisions collégiales” pour lutter contre la pandémie : comment ont-ils pu ne pas percevoir que ce protocole était irréalisable ?

 

Pharmacies, labos saturés, engorgés, école désorganisée... Les écoles restent ouvertes ! Magnifique ! Mais avec quelles conditions de travail ? Des élèves renvoyés chez eux, des classes désertées, des parents et des enfants déboussolés...

Les enseignants sont excédés et fatigués. Ils se sentent méprisés : comment pourrait-il en être autrement ?

Ils ont été informés, ainsi que les parents, du protocole sanitaire, la veille de la rentrée, le soir !

On pourrait dire qu'il y avait urgence, qu'il faut s'adapter à un virus mutant...

 

Mais cela fait des mois que les enseignants réclament dans leurs locaux des masques efficaces, des purificateurs d'air, des capteurs de CO2... peine perdue, ils n'ont pas été écoutés, ni entendus.

Comment ne se sentiraient-ils pas méprisés alors que le gouvernement ne répond pas à leurs demandes et à leurs attentes ?

On leur balance la veille de la rentrée un protocole infaisable : débrouillez-vous avec !

Et les parents peuvent aussi témoigner des difficultés qu'ils ont pu rencontrer avec ce protocole.

Le mouvement de grève prévu ce 13 janvier pourrait rassembler jusqu’à 75 % des enseignants du premier degré, une grève inédite par son ampleur...

L'école, les familles, les enfants, le personnel éducatif dans son ensemble sont en souffrance : la situation est ingérable.

La plupart des enseignants ont fait leur part de travail malgré toutes les difficultés rencontrées lors de cette crise qui n'en finit pas : travail à distance, continuité des cours, suivi des élèves auprès des parents, etc.

Ils n'ont obtenu aucune reconnaissance de la part de leur institution.

 

"À 46 ans, Virginie, directrice d'école témoigne : elle s’apprête à faire grève pour la première fois de sa carrière. À peine plus d’une semaine après la rentrée, cette directrice d’une école en Alsace comptabilise dans son établissement 12 élèves et 2 enseignants positifs. Résultat : familles et enseignants ont déjà dû réaliser au total 136 tests et 272 autotests depuis le 3 janvier. De quoi donner une idée de l’ambiance qui règne à l’école en pleine cinquième vague."

 

Source :

 

https://www.marianne.net/societe/education/epuisement-protocole-sanitaire-jean-michel-blanquer-pourquoi-les-profs-sont-en-greve

 

 

 

Ecole : le mépris d'un ministre ?
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5 janvier 2022 3 05 /01 /janvier /2022 09:14
"J'ai très envie d'emmerder les non vaccinés..."

 

"J’ai très envie d’emmerder les non-vaccinés...", a déclaré hier Emmanuel Macron...

Une stratégie d'agressivité, du clivage, de la division qui peut poser problème... et qui peut aggraver les fractures déjà bien présentes dans la société française... une façon de mettre de l'huile sur le feu...

 

Une faute de communication dangereuse...

 

Cette déclaration a été faite lors d'un jeu de questions-réponses avec sept lecteurs du Parisien, abordant tout particulièrement le Covid, et le cas des "antivax".

Fustigeant encore "la toute petite minorité réfractaire"— environ 10 % des Français —qui refuse le vaccin, Emmanuel Macron a tancé un "comportement irresponsable et des militants antivax déterminés à saper ce qu’est la solidité d’une nation."

"Un irresponsable n'est plus un citoyen", a même ajouté Emmanuel Macron...

Pourquoi, dans ce cas-là, ne pas imposer une vaccination obligatoire ?

 

Une stigmatisation des non vaccinés qu'il met tous dans le même panier des antivax.

Or, un grand nombre de Français qui ne sont pas vaccinés ne sont pas des antivax purs et durs.

Il y a tous ceux qui ont bien d'autres priorités que le vaccin : les exclus, les mal logés, les pauvres, les précaires, ceux qui redoutent les effets secondaires du vaccin, parce qu'ils souffrent de certaines pathologies...

 

Alors que le virus se propage, de nombreuses mesures n'ont pas été prises dans les écoles pour stopper cette propagation.

Où sont les purificateurs d'air, où sont les capteurs de CO2, où sont les masques FFP2 ?

Les enseignants les attendent encore...

 

L'hôpital est en détresse depuis des années : des urgences saturées, des soignants en burn-out, des malades en attente de soin dans les couloirs des urgences.

Les politiques ont, eux aussi, une part de responsabilité dans la situation actuelle : manque d'anticipation, manque de matériel, gestion comptable des hôpitaux, pénurie de soignants, lits de réanimation fermés, etc.

Des erreurs ont été commises : mensonges à propos des masques, au début de la pandémie, par exemple... Passé d’accessoire inutile à dispositif obligatoire, le masque pour se protéger soi et protéger les autres de la transmission du Covid-19 a connu plusieurs doctrines en France en l’espace de quelques mois.

 

Dès lors, une forme de suspicion a pu apparaître...

Mais qui a été aussi irresponsable ?

 

 

 

"J'ai très envie d'emmerder les non vaccinés..."
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3 janvier 2022 1 03 /01 /janvier /2022 12:30
Un protocole sanitaire dévoilé la veille de la rentrée : est-ce bien sérieux ?

 

Dans une interview au "Parisien" puis sur le site de son ministère, Jean-Michel Blanquer a dévoilé ce dimanche 2 janvier la nouvelle stratégie de dépistage du Covid en milieu scolaire.

Une annonce bien tardive ! Encore un manque d'anticipation et un certain amateurisme.

Sur les réseaux sociaux, de nombreux enseignants et parents d’élèves ont regretté l’annonce de ce nouveau dispositif  un dimanche après-midi, la veille de la rentrée, et cette communication tardive a été commentée et moquée...

Par exemple : "Il est comme les gosses, il fait ses devoirs le dimanche soir, alors qu'il y a eu quinze jours de vacances..."

 

 Un nouveau protocole de dépistage pour les élèves et les professeurs, détaillé dans le cadre d’une interview publiée à quelques heures seulement du retour en classe...

 

La stratégie mise en place par le ministère de l’Éducation nationale repose principalement sur la multiplication des tests fournis aux élèves cas contacts, afin d’éviter la fermeture systématique des classes. Jean-Michel Blanquer a également annoncé que la campagne de vaccination des 5-11 ans allait être intensifiée.

 

"Dès l’apparition d’un cas positif dans une classe, tous les élèves doivent faire un test antigénique ou PCR, avant un retour sur présentation d’un résultat négatif", explique le ministre. "Ce qui change, c’est que désormais, quand la famille fera le premier test, elle recevra en pharmacie deux autotests gratuits", afin de pouvoir tester ses enfants à J+2 et J+4. Ce qui équivaut à trois tests en quatre jours pour pouvoir aller en cours.

 

Des autotests faits par les familles ?

On sait que ces tests sont peu fiables... autant dire que des élèves malades peuvent revenir en classe (soit parce que le test manque de sensibilité soit parce que certains parents n’auront pas de scrupules) et contaminer les autres !

On sait que le variant omicron impacte particulièrement les plus jeunes.

 

On peut, dès lors, redouter une aggravation de l'épidémie.

Le seul espoir, c'est que le variant Omicron produise des formes moins graves de la maladie ?

 

 

Source :

https://www.huffingtonpost.fr/entry/lannonce-du-protocole-sanitaire-a-lecole-a-la-veille-de-la-rentree-ne-passe-pas_fr_61d1de80e4b0bb04a63a3430

 

 

 

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29 décembre 2021 3 29 /12 /décembre /2021 09:24
Pourquoi les meetings sont-ils épargnés ?

 

La situation est critique, nous dit-on. De plus en plus de cas de Covid, des hôpitaux qui commencent à être débordés, un nouveau variant encore plus contagieux...

De quoi s'inquiéter, de quoi susciter la peur...

Donc, instauration d'un pass vaccinal obligatoire pour se rendre dans tous les lieux culturels, cinémas, théâtres, musées, etc.

Curieux tout de même ! Les meetings politiques, eux, sont exemptés de pass vaccinal.

 

En somme, on a le droit d’attraper le Covid en allant à un meeting politique mais pas en allant voir un film, assister à une pièce de théâtre, un concert, etc.

La vie démocratique doit poursuivre son cours, nous dit-on.

Pas de mesure de jauge pour les meetings politiques, non plus... Le covid peut circuler sans problème quand il s'agit des meetings.

La situation est-elle vraiment critique ? On peut se poser la question.

Deux poids, deux mesures... Pourquoi ?

 

Une fois de plus, il s'agit de privilégier le domaine politique.

Ce pass est-il sanitaire ? Dans ce cas, il devrait s'appliquer en toutes circonstances...

Pour certains médecins, c'est "une décision incompréhensible". On a imposé des mesures drastiques dans les lieux de spectacle, dans les entreprises, et pour les meetings, on admet des dérogations.

"Il est totalement incompréhensible d'imaginer qu'on puisse avoir des dérogations, le virus se fiche de savoir si on est à un meeting politique ou à un concert de musique. Le risque de propagation est exactement le même", avait  réagi le Professeur Djillali Annane, chef du service de réanimation à l'hôpital de Garches, lors de l'instauration du pass sanitaire.

 

Les meetings politiques peuvent rassembler des milliers de personnes... N'est-ce pas une situation à risques ?

 

Les meetings électoraux ont tendance à échauffer les esprits et à créer des désordres publics.

Peut-on respecter les gestes barrières dans de telles conditions ?

 

Le Premier ministre jean Castex a clairement déclaré que les meetings politiques de la campagne électorale, en vue de la présidentielle au printemps, ne seront pas concernés par les mesures de jauge désormais imposées aux grands rassemblements.

Résultat, plusieurs artistes se sont précipités sur cette annonce pour faire part avec humour qu’ils se lançaient désormais en politique. C’est le cas de Julien Doré qui ne se dit plus “en concert” mais “en meeting”, de Grand Corps Malade et Eddy de Pretto qui se présentent à l’élection présidentielle...

 

 

 

 

 

 

 

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20 décembre 2021 1 20 /12 /décembre /2021 12:16
Sommes-nous encore humains ?

 

"Oui, on peut parler de notre indifférence, notre apathie, notre accoutumance à l'enfer que vivent les migrants, les réfugiés, les exilés : ces gens qui sont souvent résumés à des chiffres, des statistiques sur leurs pays d'origine, dans les médias...

 

Derrière ces chiffres, il y a des êtres humains, des femmes, des hommes, des enfants qui vivent des histoires tragiques.

Des histoires comme celle de Maryam, une femme kurde de 24 ans : elle a tout quitté pour rejoindre son mari installé en Angleterre, ils devaient y ouvrir un salon de coiffure... il y a l'histoire de Kasalamate et de ses 3 enfants : il y a un mois, ils ont quitté l'Irak pour l'Europe, ils voulaient y faire leurs études. Le père était d'accord, ils ont embarqué dans un bateau pneumatique et ont tenté de traverser la Manche.

"Mon seul but, c'était qu'ils soient heureux", déclare le père. Ils faisaient partie des 27 personnes disparues au large de Calais, le 24 novembre dernier.

 

Des murs sont construits par l'Europe pour repousser les exilés : en Pologne, en Espagne, en Hongrie ou encore en Grèce, en 20 ans ce sont plus de 1000 kilomètres de murs qui ont été construits le long des frontières européennes.

Le mois dernier, 12 pays européens réclamaient des fonds pour l'édification de murs anti-migrants.

 

On assiste à l'exil de milliers de personnes auxquels les dirigeants de l'Europe opposent des frontières.

Que faut-il pour mettre fin à l'indifférence ?"

 

Le journaliste Éric Fottorino pousse un cri du cœur et pose son regard sur des inégalités qui conduisent au pire. Le journaliste et romancier publie un texte à la fois subversif et dérangeant pour réveiller les consciences face au drame des migrants disparus dans la Manche ou en Méditerranée. 

"Eric Fottorino publie une nouvelle intitulée La pêche du jour : un dialogue entre deux personnages... on est devant l'étal d'un pêcheur, sauf qu'on n'y achète pas du cabillaud, de la sole ou du saumon mais du Malien, de l'Erythréen, de l'Afghan.

 

"Notre indifférence est presque pornographique, c'est tellement choquant, ce à quoi on est en train de s'habituer", déclare Eric Fottorino.

"Il faut des mots et des mises en scène de ces mots différents... ce texte a été lu la semaine dernière à Turin, en Italie.

Mario Calabresi l'ancien patron de la Republica m'a dit : "Mais est-ce que nous ne pensez pas que les mots sont usés pour parler de tout ça."

Réponse de Fottorino : "Oui, bien sûr, ils sont usés, mais le crime de silence est le pire, et aujourd'hui plus on parle, plus on a l'impression qu'on entretient le silence : il y a des mots qui sont tellement devenus banalisés, avec les images que c'est comme si on n'avait rien dit...

 

Ce que j'ai voulu faire, c'est de mettre en scène deux personnages dont on ne sait pas trop qui ils sont mais on comprend que l'un et l'autre sont les deux faces du même visage.

Il y a donc ce pêcheur, le vendeur de migrants et puis il y a cet homme qui pose des questions un peu naïves, qui est un peu choqué mais pas totalement non plus... on est un peu tout ça à la fois..."

"C'est ça, en fait, si vous voulez, on laisse faire, on laisse faire les états, nous les citoyens : aujourd'hui, la politique, c'est une politique de non accueil.

A un moment donné le pêcheur dit : "Il y a des mots qui puent, non, vous ne croyez pas ?" -"Oui quels mots ?" -"Eh bien, le mot accueil, le mot solidarité, le mot chaleur."

 

Effectivement, il y a des mots qu'on a exilés. On a tous notre part de responsabilité parce qu'on accepte que la mer fasse le boulot. On se focalise sur les passeurs. Mais pourquoi il y a des passeurs ? Parce qu'on rend les choses infranchissables. C'est comme la prohibition : quand on a prohibé l'alcool aux Etats-Unis, il y avait des trafiquants, et des maffias.

 

On assiste à un naufrage de la civilisation.

Le pêcheur dit : "Je suis un croque-mort respectable et sans haine, le fossoyeur de vos lâchetés à tous."

 

Une expression est utilisée par les institutions européennes : on parle de "paquet migratoire". On a l'impression d'oublier qu'il s'agit de vies, d'hommes, de femmes, d'enfants. Souvent, ils ne savent pas nager, certains n'ont jamais vu la mer.

On accepte que leur sort en soit remis à cette espèce d'aléas nocturnes et maritimes, et il y a une sorte d'impunité générale qui fait que les chiffres s'ajoutent, mais qu'après tout, ça ne fait plus rien.

Jusqu'où on va être indifférent ? On a même créé un crime de solidarité.

Qui sommes-nous pour pouvoir accepter ça ?

Nos sociétés se radicalisent à mesure que les inégalités deviennent intolérables.

Ces réfugiés, c'est la pointe avancée de ce qui va nous arriver au XXIème siècle : les réfugiés climatiques, les réfugiés des guerres, des radicalismes religieux.

Une civilisation est très mal partie, quand elle dit : "La mer les emportera."

Telle est la mise en garde d'Eric Fottorino : il est vrai que les drames et les naufrages se succèdent en Méditerranée, des hommes, des femmes, des enfants perdent la vie sur des embarcations de fortune, pour échapper à la guerre, à la misère, au désarroi. Et il est vrai que l'on n'en parle presque pas.

L'année 2021 a été particulièrement meurtrière pour les migrants : 1300 morts en mer.

 

Sources :

 

https://www.france.tv/france-5/c-ce-soir/c-ce-soir-saison-2/2947731-emission-du-mercredi-15-decembre-2021.html

 

https://www.franceinter.fr/emissions/l-invite-du-week-end/l-invite-du-week-end-du-dimanche-19-decembre-2021

 

 

Sommes-nous encore humains ?
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15 décembre 2021 3 15 /12 /décembre /2021 09:30
Vers une obligation vaccinale ?

 

L'obligation vaccinale va-t-elle s'imposer en France ? Tel est le titre d'un débat diffusé sur France Culture... La question est posée... preuve, sans doute, que cette solution est envisagée ?

 

"Depuis que l'Autriche a annoncé que le pays allait mettre en place l'obligation vaccinale pour le 1er février et que le nouveau gouvernement allemand a décidé de la faire voter au début de l'année qui vient, ce qui apparaissait improbable encore il y a quelques semaines est devenu une hypothèse plausible en France.

 

Epidémiologistes et médecins rappellent que notre pays est un pionnier de cette obligation pour nombre de vaccins et en appellent à la responsabilité de chacune et de chacun pour mettre fin à l'épidémie.

 

Tandis que les défenseurs des libertés publiques s'insurgent, eux, contre la fin de la liberté de choix des individus quant à leur corps et à leur santé."

 

"Cette pandémie ne s'arrêtera qu'à deux conditions : soit elle rencontrera une immunité collective acquise par la maladie et compte tenu du fait que le covid est une maladie qui n'immunise pas bien, pas longtemps, et qu'il y a de nombreux variants, cela risque de durer plusieurs années, soit cette immunité collective qui est le seul moyen de mettre fin à une pandémie sera acquise par la vaccination, la vaccination universelle, et pour ce qui concerne chaque pays, il importe (parce que chaque pays est responsable de sa politique vaccinale) de mettre en place cette vaccination universelle.

Alors, il y a différents moyens d'y parvenir : il y a la persuasion, l'incitation et puis l'obligation...

Pour ce qui concerne l'académie nationale de médecine, nous avons fait une recommandation au mois de mai." explique Yves Buisson, épidémiologiste.

 

Laurent Chambaud, médecin, déclare quant à lui : "Nous avons maintenant à notre disposition un vaccin, ce vaccin se révèle en tout cas efficace sur la diminution des cas graves et donc des décès, et il est important de promouvoir cette vaccination le plus possible. La France est un des pays dans lesquels le taux de vaccination est le plus important, en tout cas chez les adultes.

"On a déjà une obligation pour une partie de la population, les professionnels soignants, et on a eu un mécanisme d'incitation fort en France. C'est un pays où l'obligation vaccinale est présente depuis très longtemps et le débat devra de toutes façons avoir lieu.

L'Allemagne, l'Autriche n'ont pas une tradition d'obligation vaccinale.

Pour arriver à contrôler cette pandémie, il faut la regarder au niveau mondial, et donc plus on va avoir de divergences dans la façon dont les pays fonctionnent, moins on sera en capacité de pouvoir contrôler l'évolution de cette pandémie."

 

Mathieu Slama, essayiste, défenseur des libertés, répond aux scientifiques : "J'ai l'impression que la science nous dit quoi faire, et là, on a deux scientifiques éminents qu'on ne saurait contredire, car j'imagine que ce que vous dites est tout à fait juste d'un point de vue scientifique, ils nous disent quoi faire et comment mener nos politiques.

Depuis le début de cette crise, les scientifiques nous disent dans les médias qu'il faut confiner les Français, donc on a confiné les Français, ils nous ont dit ensuite qu'il fallait mettre des couvre-feux, on a mis des couvre-feux, ils nous ont dit : il faut mettre un pass sanitaire, on a mis un pass sanitaire, et maintenant, j'ai l'impression qu'il y a une sorte de consensus, les scientifiques nous disent : mettons en place l'obligation vaccinale.

La politique, ce n'est pas appliquer la science. La politique, c'est quelques chose qui prend en compte d'autres aspects : l'obligation vaccinale pose une question démocratique majeure sur la question de la citoyenneté, puisque obliger les gens à se faire vacciner, c'est d'une part, toucher à leurs libertés fondamentales de manière très forte, mais surtout, cela crée de facto une sous catégorie de citoyens : ceux qui décideront quand même de ne pas se faire vacciner vont être mis en marge de la société, ce qui est gravissime..."

 

Selon Yves Buisson, "Une décision d'obligation vaccinale doit tenir compte de l'acceptabilité de la population. Nous en sommes parfaitement conscients. Là, il s'agit d'une pandémie qui a tué énormément de monde, qui a tué plus de 120 000 Français et plusieurs millions de personnes dans le monde et qui n'a pas fini de tuer. Quand on dit obligation, il faut bien préciser les choses, on ne va pas forcer les gens entre deux policiers, non, on ne vaccinera jamais personne de force. La vaccination ne peut se faire contre le gré des personnes... ne serait-ce que pour des questions d'éthique médicale.

S'il y a obligation vaccinale, il y aura une proportion de personnes qui refuseront la vaccination.

Moi, je trouve scandaleux que ces personnes acceptent de continuer de faire courir un virus mortel. Il faut savoir de quel côté on se place. Moi, en tant que médecin et scientifique, je considère que ces gens-là sont extrêmement dangereux.

Refuser de se faire vacciner ? Pourquoi ? Les motifs sont très vaseux, très flous." explique Yves Buisson.

 

Réponse de Mathieu Slama : "Vous faites une erreur parce que vous considérez qu'un non vacciné est un malade... Non, un non vacciné n'est pas un malade, c'est un citoyen comme vous et moi, qui paie ses impôts, qui a sa vie, qui la mène comme il veut, qui fait peut-être des mauvais choix, c'est un citoyen comme les autres et ce n'est pas un malade potentiel. Dans cette crise, on est devenus un peu tous très paranos à considérer autrui comme un malade et la vaccination serait le seul moyen à garantir qu'un être humain est autorisé à vivre socialement.

Par ailleurs, un citoyen a des raisons d'être inquiet par ce vaccin : il considère qu'il n'y a pas assez de recul ou il a le sentiment que le coût bénéfices-risques n'est pas à son avantage. C'est son droit de se poser des questions.

D'autre part, depuis deux ans, notre état de droit est en ruines et ce qui se joue, c'est notre modèle démocratique.

On s'enferme soi-même à suivre des règles qui ne sont pas toujours favorables."

 

Selon Laurent Chambaud, il faut continuer le travail de conviction.

 

 Yves Buisson, lui, considère qu'il faut aller plus haut, il faut qu'on ait un taux de couverture vaccinale de plus de 90%... on est à 76%, c'est la raison pour laquelle on a toujours de nouvelles vagues, et on aura d'autres vagues encore, d'autres hospitalisations, d'autres morts.

 

Mathieu Slama évoque encore le cas de l'Autriche : "En Autriche, avant que soit décidée l'obligation vaccinale, une autre mesure avait été annoncée qui était le confinement des personnes non vaccinées, donc si vous n'êtes pas vaccinés, on vous interdit toute vie sociale, et là, on franchissait une étape très grave : on considérait qu'il y avait une catégorie de citoyens qui ne méritaient plus de vivre une vie sociale comme les autres.

Et en France, il y a eu alors un sondage : 60% des Français étaient favorables à de telles mesures de confinement...

C'est donc une forme de consentement aux mesures qui ont été prises. Ce qui est inquiétant, c'est que depuis les attentats terroristes, une partie de la population française réclame des mesures de protection et voit de moins en moins de problèmes aux atteintes de l'état à leurs libertés. C'est exactement ce qu'on vit depuis le début de cette crise sanitaire. 

Cela doit nous interroger sur le déclin démocratique très fort qu'on est en train de vivre.

Déjà le pass sanitaire, c'est le fait de conditionner l'accès à la citoyenneté à un vaccin : c'est quelque chose de complètement inédit en France. C'est là une révolution politique sans précédent."

 

 

Laurent Chambaud, lui, insiste sur le fait qu'en Europe "on cherche désespérément une capacité de réagir de la même manière, et on n'y arrive pas. La compétence dans le domaine de la santé reste au niveau des états.

De plus, ce virus continue à circuler de manière très forte dans les pays en développement : il faudrait revoir la façon dont on peut, au niveau mondial, gérer cette épidémie."

 

Vaste programme ! Est-ce réalisable ? Pour ma part, je suis perplexe... Certains pays pauvres manquent de vaccins : comment peut-on envisager une vaccination universelle ?

 

 

Source :

 

https://www.franceculture.fr/emissions/le-temps-du-debat/covid-l-obligation-vaccinale-va-t-elle-s-imposer

 

 

 

 

 

Vers une obligation vaccinale ?
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10 décembre 2021 5 10 /12 /décembre /2021 12:34
Précaires, vous avez dit précaires ?

 

Invité sur le plateau de France 2 pour expliquer aux Français la teneur de son programme politique, Eric Zemmour a fait preuve d'une grande assurance face à ses interlocuteurs.

 

Pour autant, dans le domaine économique, Eric Zemmour semble pour le moins déconnecté de la réalité que vivent certains Français et notamment les jeunes...

Devant les caméras de France 2, le candidat d’extrême droite à la présidentielle a été interrogé sur ses mesures pour lutter contre la précarité des jeunes.

 

“De nombreux jeunes ont du mal à finir les fins de mois, de nombreux jeunes ont du mal à se loger, de nombreux jeunes finissent à l’aide alimentaire. Si vous êtes élu président, que comptez-vous faire concrètement pour aider les jeunes les plus précaires ?” lui a précisément demandé Andy, âgé de 20 ans.

"Précaires ? Vous avez dit précaires ?" 

Manifestement, Eric Zemmour semble ne pas connaître le sens de ce mot !

 

La solution, pour Éric Zemmour ? Exonérer les primo-accédants d’un bien immobilier allant jusqu’à 250.000 euros des frais de notaire. Apporter donc une aide aux personnes déjà en capacité, ou presque, de devenir propriétaires.

On tombe des nues, quand on entend une telle proposition faite à des jeunes en difficulté !

 

Eric Zemmour ne fait pas partie du sérail politique... pour autant, il apparaît complètement déconnecté de la réalité.

Etre précaire ? C'est quoi, Monsieur Zemmour ?

"La précarité est l'absence d'une ou plusieurs des sécurités permettant aux personnes et aux familles d'assumer leurs responsabilités élémentaires et de jouir de leurs droits fondamentaux. L'insécurité qui en résulte peut être plus ou moins étendue et avoir des conséquences plus ou moins graves et définitives. Elle conduit le plus souvent à la grande pauvreté quand elle affecte plusieurs domaines de l'existence qu'elle tend à se prolonger dans le temps et devient persistante, qu'elle compromet gravement les chances de reconquérir ses droits et de ré-assumer ses responsabilités par soi-même dans un avenir prévisible"

 

En fait, les plus touchés par la crise, ce sont précisément les jeunes.

"Les jeunes ont été les plus concernés par les pertes d’emploi liées à la situation sanitaire, notamment les petits boulots dans la restauration, ainsi que les emplois non déclarés, de type garde d’enfants, qui n’ont pas été indemnisés avec le chômage partiel. Les jeunes en emploi ne représentent que 33 % des moins de 25 ans, selon les chiffres 2019 de la Dares avec un revenu moyen très faible de 625 euros net par mois. Les étudiants représentent 51 % des moins de 25 ans, et les jeunes sans emploi ni formation 16 %."

 

Ainsi, la réponse faite par Eric Zemmour aux jeunes précaires semble relever soit d'une méconnaissance de la réalité, soit d'un mépris total de cette réalité...

 

Source :

 

https://www.lagazettedescommunes.com/747022/precarite-des-jeunes-les-plus-touches-par-la-crise-sont-les-moins-aides/

 

 

 

Précaires, vous avez dit précaires ?
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8 décembre 2021 3 08 /12 /décembre /2021 09:25
Les meetings politiques sont-ils des machines à clusters ?

 

"Les meetings politiques sont-ils des machines à clusters ?

 

C'est ce qu'affirme Gilles Pialoux, le chef du service des maladies infectieuses de l'hôpital Tenon à Paris : le médecin fait référence aux deux grands rassemblements politiques du week-end, des candidats Eric Zemmour et Jean Luc Mélenchon.

 

Ces deux candidats n'ont pas contrôlé le pass sanitaire de leurs militants, ce week-end.

Pas de pass sanitaire obligatoire, pas toujours des masques, 4500 participants chez Jean-Luc Mélenchon, 15000 chez Eric Zemmour, des sympathisants serrés plusieurs heures dans un lieu clos, qui crient parfois... effectivement, les conditions sont réunies pour créer un cluster.

 

Mais, pour le moment, en tout cas, pas question d'obliger les organisateurs de meetings à imposer le pass sanitaire, au nom, selon Gérald Darmanin, de l'un des principes fondateurs de notre République : la participation de tous les citoyens à la vie politique de la nation.

 

S'il n'est pas obligatoire d'imposer le pass, il n'est pas interdit de le faire : c'est le choix qu'a fait Anne Hidalgo dans ses meetings : pass sanitaire obligatoire.

 

Mieux encore : certains vont même encore plus loin... Valérie Pécresse, investie par LR, affirme qu'elle renonce pour le moment à organiser des grandes réunions publiques, elle ne souhaite pas prendre de risques avec la santé de ses sympathisants.

"Ce n'est pas une démonstration de force que de contaminer les Français..."a-t-elle déclaré.

 

Mais Valérie Pécresse pourra-t-elle suivre cette logique si la 5ème vague se prolonge ?

Renoncer à cet outil de propagande qui est un meeting en présentiel jusqu'à janvier, peut-être même au delà, au risque de prendre du retard par rapport à ses adversaires : question complexe pour la candidate LR."

 

De fait, des salles bondées sans contrôle du pass sanitaire, des masques portés sous le menton, des militants galvanisés qui crient, hurlent et chantent... En pleine cinquième vague, les meetings politiques, qui rassemblent des foules, ont de quoi donner des sueurs froides aux épidémiologistes. 

 

Certains disent qu'il faut interdire tous les meetings électoraux qui ne servent à rien sinon à échauffer les esprits et à créer des désordres publics.

De fait, le premier meeting politique du candidat Eric Zemmour a provoqué des remous, des débordements, des empoignades déplorables...

Dans ce cas, comment peut-on envisager de respecter les distances et les gestes barrières ?

 

Gilles Pialoux, lui, prédit un hiver catastrophique si les gestes barrières ne sont pas respectés.

 

Source : à 3 minutes 45 secondes

 

https://www.franceculture.fr/emissions/journal-de-18h/journal-de-18h00-par-aurelie-kieffer-du-lundi-06-decembre-2021

 

 

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22 novembre 2021 1 22 /11 /novembre /2021 12:12
Covid-19 : de plus en plus de classes fermées...

 

De plus en plus de classes fermées en France... plus de 4000 classes fermées, un chiffre au plus haut depuis septembre...

 

 En un mois, le nombre d'élèves contaminés au Covid-19 a connu une hausse conséquente, passant de plus de 3600 à la veille des vacances de la Toussaint à près de 11.000, selon les derniers chiffres de l'Éducation nationale.

Les académies les plus touchées par ces fermetures de classes sont, dans l'ordre, l'Académie de Lille (355), celles de Versailles (321), de Créteil (273), de Nantes (234), de Toulouse (204), de Rennes (200), de Lyon (219), de Normandie (148), de Strasbourg (145) et d'Aix-Marseille (136), celle de Paris recensant 134 fermetures.

 

Selon une administratrice de la FCPE, "les mesures n'ont pas été prises dans les écoles pour empêcher la propagation du virus.

La vaccination ne suffit pas et on aurait tendance à négliger les gestes barrières.

Il faudrait installer des capteurs de CO2. Le lavage des mains est important aussi et les sanitaires ne sont pas toujours en bon état dans les établissements scolaires.

La politique de tests est particulièrement insuffisante : trop peu de tests sont réalisés dans les classes...

Les classes sont aussi toujours surchargées : rien n'a été fait pour alléger les effectifs...

Les salles de classes n'ont toujours pas été équipées de purificateurs d'air : quand il fait froid, il est difficile d'aérer les salles et d'ouvrir les fenêtres.

Il conviendrait de mettre plus de moyens dans les écoles : cette pandémie dure depuis deux ans et rien n'a été fait pour améliorer une situation difficile.

Les enfants, les adolescents ont besoin d'aller en classe : il faudrait absolument éviter la fermeture des classes."

 

Le docteur Gérald Kierzek, médecin urgentiste, déclare, quant à lui, que "l'infusion du virus dans les écoles serait intéressante pour forger une immunité naturelle collective, dans la mesure où les grands-parents et les parents sont vaccinés. Selon lui, "il ne faudrait pas durcir le protocole mais, au contraire, l'assouplir. Il faut donc peut-être arrêter de fermer une classe dès qu'il y a un cas positif."

 

Ainsi, d'après ce docteur, l'immunité naturelle paraît meilleure que celle procurée par les vaccins dont on perçoit de plus en plus les limites, puisqu'il faut sans cesse en renouveler les injections.

Décidément, face au coronavirus, les avis sont encore divergents sur la stratégie à adopter. Qui détient la solution ?

 

Il semble que les mesures de fermetures de classes ne soient pas adaptées, d'autant que les enfants ont besoin d'aller à l'école.

On sait que beaucoup d'élèves ont décroché lors de la mise en place de l'école à distance.

 

 

 

 

https://www.lci.fr/societe/covid-19-plus-de-4000-classes-d-ecole-fermees-en-france-a-cause-du-coronavirus-un-chiffre-au-plus-haut-depuis-septembre-et-la-rentree-scolaire-2202354.html

 

Covid-19 : de plus en plus de classes fermées...
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