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6 octobre 2017 5 06 /10 /octobre /2017 11:23
Oui, c'est vraiment le bordel...

 

 

Tandis que de nombreux éditorialistes glosent à qui mieux mieux sur un mot "le bordel" utilisé par le président de la République, on ne peut que faire ce constat :  ce mot s'applique en bien des occasions à notre monde.

C'est le "bordel" partout...

 

Oui, décidément, cette année 2017 est l'année de tous les bouleversements...

 

En France, on a assisté à l'effondrement des partis politiques traditionnels lors de l'élection présidentielle : la déroute du Parti Socialiste, la déconfiture du Front National, la débâcle du parti Les Républicains...

Emmanuel Macron, nouveau venu en politique a été élu président de la République, contre toute attente.

 

De la même façon, aux Etats-Unis, Donald Trump a remporté les élections, défiant tous les sondages. Il éprouve maintenant des difficultés à appliquer une politique assez déconcertante : ses réactions ne sont-elles pas souvent imprévisibles et désordonnées ?

 

2017, c'est aussi l'année de la mise en oeuvre du Brexit : la Grande-Bretagne a quitté l'Union Européenne, contre toutes les prévisions.

 

Et voilà que l'Espagne connaît une nouvelle crise inquiétante, avec le référendum d'indépendance organisé en Catalogne. Les tensions sont vives entre les partisans de l'indépendance et les opposants.

Le référendum qui a eu lieu Dimanche n'a aucune légitimité, car le nombre de votants n'atteignait même pas 50 % de la population. Le vote ne s'est pas déroulé selon des règles démocratiques. Dès lors, il est nul et non avenu.

Et pourtant, les indépendantistes affirment haut et fort leur bon droit.

Comment cette crise va-t-elle se résoudre ? Beaucoup d'Espagnols sont inquiets de la tournure que prennent les événements. D'ailleurs les violences policières contre les votants ont choqué l'opinion publique.

 

On assiste, ainsi, dans le monde à de grands bouleversements qui débouchent sur de profondes inquiétudes.

Parallèlement, la révolution numérique bouleverse aussi l'univers du travail : les robots supplantent l'homme dans de nombreuses tâches.

Chaque jour, on invente de nouveaux robots, aux fonctionnalités multiples... On assiste à une accélération fulgurante des progrès techniques.

Ce n'est que le début de cette grande révolution et nous ignorons encore quelles seront les conséquences de ces nouvelles technologies.

Dans tous les cas, le travail se raréfie et les politiques ne semblent pas prendre la mesure de tous ces bouleversements.

 

Les changements climatiques provoquent aussi de terribles catastrophes, entraînant l'exil de nombreuses personnes.

Nous vivons une époque où tout est chamboulé, où l'avenir lui-même paraît très incertain.

Oui, on peut le dire : "C'est vraiment le bordel..."

 

Saurons-nous faire face à tous ces problèmes qui surgissent ?

Saurons-nous résoudre tant de crises ?

 

 

 

 

 

Oui, c'est vraiment le bordel...
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25 septembre 2017 1 25 /09 /septembre /2017 14:20
En Allemagne : les oubliés de la croissance...

 

 

 

En Allemagne, les mini-jobs se sont multipliés, ces dernières années : deux millions et demi de travailleurs occupent de petits boulots mal rémunérés.

 

Pour pouvoir vivre à peu près correctement, ils sont contraints de cumuler plusieurs emplois à temps partiel.

 

Le Journal télévisé de 20 heures du lundi 18 septembre nous donnait un aperçu de ces oubliés de la croissance allemande à travers un exemple : celui d'une salariée qui à Munich fait un mi-temps dans un cabinet médical.

 

Afin de compléter son salaire, elle se voit contrainte d'exercer d'autres activités : livreuse de journaux et caissière.

 

Elle commence ses journées à 3 heures du matin, elle enchaîne ensuite sur son deuxième travail : assistante dans un cabinet médical, puis elle exerce à partir de midi un travail de caissière dans un magasin de fruits et légumes.

Au total, avec ses trois emplois, elle gagne 1300 euros...

Après être tombé malade, après avoir perdu son travail, chef de rayon dans un supermarché, elle n'a pu trouver que ces contrats précaires.

En Allemagne, il ne fait pas bon être malade : on court, alors, le risque de goûter à la précarité.

 

Depuis 2005, le nombre de mini-jobs a augmenté de 6% en Allemagne : on les trouve surtout dans le commerce, l'entretien, la restauration, l'hôtellerie.

 

Pour le directeur d'un hôtel de luxe l'utilité de ces mini-jobs est une évidence : des charges patronales réduites, 28% du salaire contre 40 % sur un contrat classique, puis, une grande souplesse sur le temps de travail...

C'est ce que l'on appelle de nos jours la flexibilité.

Les mini-jobs auraient, selon certains, fluidifié et dynamisé l'emploi en Allemagne.

 

Mais selon un expert du marché du travail, ce n'est pas cette flexibilité qui a permis de relancer l'activité et de faire baisser le chômage, car on ne trouve pas de mini-jobs dans l'industrie.

 

Ainsi, deux Allemagne cohabitent : celle qui réussit avec des contrats à temps plein, et celle des mini-jobs, des précaires...

 

Un système profondément injuste qui laisse sur le bord de la route, deux millions et demi de précaires dont l'avenir est compromis.

 

Economiquement, l'Allemagne est florissante, mais les précaires n'ont jamais été aussi nombreux...

 

Ainsi à l'heure où le gouvernement s'apprête à imposer en France une plus grande flexibilité avec les nouvelles lois sur le travail, on peut se poser bien des questions sur l'efficacité de ce système...

La flexibilité crée de la précarité, mais elle n'est pas du tout génératrice d'emplois...

 

 

 

 

 

Le reportage :

 

http://www.francetvinfo.fr/monde/europe/allemagne/flexibilite-de-l-emploi-les-perdants-du-modele-allemand_2378467.html

 

 

En Allemagne : les oubliés de la croissance...
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23 septembre 2017 6 23 /09 /septembre /2017 14:03
En Grèce : des réformes qui bafouent les valeurs européennes...

 

 

Un reportage diffusé sur France 3 consacré à la Grèce, dans la série Avenue de l'Europe, met en évidence, dans ce pays, des manquements graves à la charte sociale européenne.

L'Europe a imposé à la Grèce des réformes qui ont annihilé les droits des travailleurs : toutes les entreprises pratiquent une flexibilité poussée à l'extrême.

Le reportage s'ouvre sur la situation dramatique que vivent des ouvriers dans une mine de lignite en Macédoine occidentale : malgré les dangers et les difficultés de leur profession, l'état a réduit leur salaire de 30 à 70 %.

Comment vivre dans ces conditions ? Comment espérer ?

 

En Grèce, l'ensemble du droit du travail a été démantelé au point de ne plus respecter les règles inscrites dans la charte sociale européenne.

Les européens ont poussé les Grecs à les adopter "pour leur bien", leur disait-on.

 

Un Grec sur trois a, ainsi, basculé dans la misère : chômage, absence de protection sociale. Les chômeurs longue durée ne touchent plus rien au bout d'un an et la banque alimentaire est leur seul recours.

Un chômeur, ancien boucher, témoigne : il dort désormais dans la rue, il a été licencié sans motif, son fils et sa fille se sont exilés, l'un en Angleterre, l'autre aux Pays bas, "Tous les deux ont émigré, je ne veux pas qu'ils connaissent ma situation...", déclare ce chômeur.

 

Les jeunes sont les premières victimes de cette réforme radicale du droit du travail : même les plus diplômés travaillent pour presque rien, environ 50 % d'entre eux sont au chômage.

Un exemple vient illustrer la situation de ces jeunes : une jeune enseignante gagne seulement 300 euros par mois... dans ces conditions, elle n'a pas les moyens de quitter l'appartement de sa mère...

 

En effet, curieusement, la loi grecque permet même que les jeunes soient moins payés que les autres, ce qui est, pourtant, totalement illégal : une discrimination contraire à la charte européenne.

Une autre loi permet aussi de licencier sans indemnité et sans préavis pendant la première année de travail... encore une violation du droit européen...

 

Bruxelles et le FMI ont imposé ces lois travail qui permettent une flexibilité à outrance. Le code du travail a été cassé.

 

Et au total ? La flexibilité n'a toujours pas permis de créer des emplois. Beaucoup de jeunes sont même prêts à quitter leur pays pour retrouver une activité et un salaire décent.

 

Le marché du travail grec est devenu le plus flexible d'Europe... et les Grecs attendent toujours désespérément le retour de la croissance.

 

En Grèce, les suicides, les dépressions, les maladies mentales sont en forte augmentation. Retraités, jeunes, travailleurs, tous ces gens sont sacrifiés au nom de l'Europe.

 

 

Le reportage, à 25 minutes :

 

http://www.francetvinfo.fr/replay-magazine/france-3/avenue-de-l-europe/avenue-de-l-europe-le-mag-du-mercredi-13-septembre-2017_2360605.html

 

 

 

 

En Grèce : des réformes qui bafouent les valeurs européennes...
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13 septembre 2017 3 13 /09 /septembre /2017 08:27
Les politiques et la rumeur...

 

 

Une catastrophe climatique hors normes s'est produite aux Antilles : les îles de Saint-Martin et Saint-Barthélémy ont été anéanties par l'ouragan Irma.

 

Et aussitôt, on a entendu hommes et femmes politiques dénoncer et fustiger le gouvernement, mettant en cause la gestion de ces événements.

 

On aimerait plus de prudence et de mesure dans les déclarations de ces responsables politiques : il s'agit ni plus ni moins pour eux que de prospérer sur le malheur des victimes.

Avant d'accuser, il convient d'avoir des preuves de ce que l'on avance.

 

Marine Le Pen, la première n'a pas hésité à déclarer : "Soyons, face aux drames que vivent nos compatriotes des Antilles, encore la voix de la vérité : rien n'a été prévu, rien n'a été anticipé. Les moyens de secours et de maintien de l'ordre sont tout à fait insuffisants, l'effondrement de nos moyens militaires, le nombre dérisoire de bâtiments de la Marine ne permet pas la réponse que devrait être celle d'une grande et puissante Nation comme la France..."

Des propos péremptoires, sans nuance : c'est là le style de Madame Le Pen...

Evidemment, Gibert Collard y est aussi allé de sa diatribe, pointant du doigt "le manque de réactivité du gouvernement."

Le député LR Eric Ciotti a lancé, après le drame, son couplet habituel pour donner des conseils :

" On aurait pu pré-positionner des forces, des unités de sécurité civile et des militaires de la gendarmerie pour assurer la sécurité de la population. L'anticipation n'a pas été à la hauteur. Encore une fois, les météorologues avaient tous alerté sur la violence du phénomène."

 

On le voit : les chacals sont à l'oeuvre et sont prêts à exploiter et à répandre toutes les rumeurs qui accompagnent des événements dramatiques.

 

Bien sûr, la situation que vivent les habitants de Saint-Martin et de Saint-Barth est terrible : certains sont privés de tout, vêtements, nourriture, abris.

Il n'est pas étonnant, dès lors, que certains d'entre eux se livrent à des "pillages". Le terme est-il d'ailleurs approprié quand il s'agit de se procurer des vêtements ou de la nourriture ?

 

Les rumeurs les plus folles circulent : "Certains prisonniers auraient pu s'évader et auraient dévalisé une armurerie. Il n'y aurait pas eu de pillages dans la partie néerlandaise de l'île, ce qui démontrerait une impréparation côté français..."

 

J'ai même lu, dans certains journaux, qu'on aurait occulté les populations noires lors de reportages diffusés à la télévision française, parce que ces populations sont les plus touchées.

C'est faux : on a entendu plusieurs témoignages qui faisaient part de leur désarroi.

 

L'âme humaine est ainsi faite, hélas : les rumeurs vont bon train, quand le malheur s'abat sur de pauvres gens.

Mais quand les responsables politiques exploitent le malheur pour créer des polémiques, c'est alors qu'on perçoit leur indignité.

 

 

 

 

 

Les politiques et la rumeur...
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11 septembre 2017 1 11 /09 /septembre /2017 13:36
Macron ou l'arrogance affichée...

 

 

Lors de son voyage en Grèce, le président de la République a prévenu "qu'il ne céderait rien ni aux fainéants, ni aux cyniques, ni aux extrêmes" qui se dressent contre sa réforme du Code du travail.

 

Un discours de fermeté face à la grève prévue ce mardi 12 septembre par les organisations syndicales...

Mais aussi un discours plein d'arrogance et de mépris dont use volontiers Emmanuel Macron, président Jupitérien...

 

On se souvient de ses propos sur les "illettrées" de Gad, on se souvient de ce qu'il avait dit aussi à un gréviste qui le prenait à partie : "Vous n'allez pas me faire peur avec votre tee-shirt : la meilleure façon de se payer un costard, c'est de travailler."

 

On se souvient de cette expression maladroite qui opposait des "gens qui réussissent à des gens qui ne sont rien".

 

Après les "gens qui ne sont rien", voilà que le président fait encore appel à l'insulte pour évoquer les opposants à sa réforme.

 

Les mots ont un sens et ceux qu'a employés Emmanuel Macron sont chargés d'opprobre et ont une connotation fortement péjorative.

 

Qui sont ces opposants ? Des "cyniques", nous dit Emmanuel Macron, c'est à dire des gens qui refusent la morale, dans le sens moderne du mot.

 

"Des fainéants", précise-t-il et le terme est particulièrement dévalorisant : il contient le mot "néant" et nous rappelle cette expression négative : "des gens qui ne sont rien".

 

Les Français, ceux qui iront manifester dans la rue ce mardi 12 septembre, et les autres sont-ils donc des fainéants ?

Les travailleurs, les salariés qui ont construit la France, qui se lèvent tôt le matin, qui oeuvrent pour le pays sont-ils des fainéants ?

 

Enfin, il est tellement commode de traiter "d'extrêmes" ceux qui ne sont pas favorables à une réforme voulue par le gouvernement.

 

Une réforme qui prévoit la précarisation des salariés, des plans de licenciement plus faciles, des accords à la carte sous pression patronale, et sous prétexte de modernité, des régressions et un retour au XIX ème siècle...

Vive la modernité et vive le changement !

 

Mais qui est "cynique", en l'occurrence ? Qui méprise la morale ? 

Avec la réforme du droit du travail, on s'achemine vers ce que certains appellent "l'enfer du miracle allemand", un "modèle" économique qui vise à précariser les salariés pour plus de profits et de rendements.

 

Un "modèle" dont on nous vante sans arrêt les mérites, oubliant tous les laissés-pour-compte de cette économie : salariés précarisés, retraités sans ressources, obligés de travailler pour survivre.

Un "modèle" qui en vient à oublier l'essentiel : le bonheur de l'humanité, la santé, le bien-être.

Mais où est le cynisme ?

 

 

 

 

 

Macron ou l'arrogance affichée...
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31 août 2017 4 31 /08 /août /2017 14:14
Les retraités : les laissés-pour-compte de l'économie allemande...

 

 

En Allemagne, pays tant vanté pour sa réussite économique, de nombreux retraités se voient contraints de travailler, faute d'une pension suffisante : ils se disent les grands oubliés du miracle économique outre Rhin...

 

Un reportage du journal de 20 heures sur  France 2 nous montre un de ces retraités âgé de 73 ans : on le voit travailler dans les cuisines d'un hôtel berlinois, occupé à préparer des légumes, à faire la plonge...

Sa pension se réduit  à 870 euros par mois !

 

Comment vivre avec une telle somme, quand il faut payer loyer, électricité, charges diverses ?

 

Il a donc réussi à décrocher un mini job, pour 450 euros, il s'agit d'un contrat précaire de 40 heures par mois.

 

On apprend au cours du reportage qu'en Allemagne, la retraite moyenne s'élève à 1100 euros, mais c'est souvent beaucoup moins.

 

Un million de retraités sont donc obligés de travailler dans ce pays à l'économie "florissante" et trois millions de retraités vivent en dessous du seuil de pauvreté.

On le comprend : le système allemand, la multiplication de petits boulots, de formations diverses, au cours d'une carrière,  ne peut assurer une retraite décente à de nombreux salariés.

 

On voit aussi , au cours de ce reportage, que de nombreux retraités bénéficient de distributions gratuites de nourriture, faute d'une rétribution suffisante.

 

Les femmes sont particulièrement touchées : elles ont subi de plein fouet la réforme des retraites des années 2000 qui a pénalisé les travailleurs à temps partiel...

Depuis la réforme engagée par le gouvernement SPD dans les années 2000 pour faire face au déclin démographique du pays, les règles de calcul des retraites ont été modifiées. Au bout de 45 ans de cotisations, les seniors perçoivent moins de 50 % de leur ancien salaire. Pour un revenu moyen de 3 000 €, la retraite plafonne ainsi à 1 360 € bruts.

 

Ainsi, la réussite économique de l'Allemagne se révèle être un véritable cache-misère... Emplois précaires, petits boulots, temps partiels... Comment les retraités pourraient-ils avoir un revenu décent ?

 

La réussite de l'Allemagne n'est que le fruit du sacrifice de beaucoup de gens humbles contraints à vivre misérablement.

 

Et c'est ce modèle qu'on veut importer en France, depuis des années ?

Et c'est ce modèle dont on nous vante, sans cesse, les bienfaits ?

Une société qui néglige ainsi les gens âgés et les plus faibles ne peut être une référence...

 

 

Le reportage sur France 2 :

 

http://www.francetvinfo.fr/economie/retraite/reforme-des-retraites/allemagne-la-colere-des-retraites_2349609.html

 

Un article sur le sujet :

 

http://www.la-croix.com/Monde/Europe/En-Allemagne-retraites-sont-grands-oublies-annees-Merkel-2017-08-30-1200872918

 

 

 

 

Les retraités : les laissés-pour-compte de l'économie allemande...
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16 août 2017 3 16 /08 /août /2017 12:34
Google pire que Big Brother ?

 

 

 

Google ne cesse de nous proposer de nouveaux services et poursuit son projet de bibliothèque numérique universelle. Chaque jour, la firme Google accumule des milliards de données privées sur ses utilisateurs, des données qui peuvent être un jour monétisées.

 

Google propose, désormais, un nouvel assistant numérique personnel et familial : Google Home.

Avec Google Home, on peut être connecté en permanence : cet outil est capable d’exécuter des commandes vocales, de répondre à des questions, de modifier l’éclairage d'un appartement, d'écouter de la musique, une radio, etc.

Google Home est disponible en France depuis le jeudi 3 août – cette enceinte connectée est proposée à 149 euros dans la plupart des grandes enseignes.

Une nouvelle intrusion dans l'intimité des gens...

Pourra-t-on protéger nos données ?

La grande collecte de la vie a commencé et ne cesse de se propager : le système Google Home est constamment connecté et récolte des informations par interface vocale.

 

On doit prendre conscience de ce phénomène : les capteurs, les objets connectés, vêtements, montres, bracelets se développent de plus en plus.

Nos comportements sont aussi scrutés, analysés grâce à nos ordinateurs, nos smartphones.

Et, en fait, les gens choisissent volontairement de connecter leur vie à des géants du commerce mondial : le marché des smartphones, et des montres connectées est en pleine croissance.

Ce sont des actes délibérés de notre part, mais avons-nous vraiment conscience de cette emprise de l'intelligence artificielle sur nos vies ?

 

Toutes sortes d'informations sont récoltées par ces systèmes qui peuvent, alors, proposer toutes sortes de services, des produits adaptés à chacun.

Maisons connectées, plateformes éducatives, voitures sans pilote, médecine... Google se lance dans une conquête du monde sans limite.

Les géants du numérique, les GAFA aspirent à toujours plus de puissance : les enjeux économiques et politiques sont énormes.

 

On en vient à une marchandisation intégrale de la vie et du corps, à de nouvelles conditions d'organisation du travail : des capteurs sont même implantés dans les entreprises, ce qui permet d'analyser les performances des salariés.

 

Ainsi, les entreprises sont de plus en plus dirigées par des systèmes  avec de moins en moins d'interventions humaines...

 

Tout le monde admet maintenant que la numérisation de nos vies est inévitable. L'économie du numérique fait même l'objet d'un consensus de la part des hommes politiques.

Comment lutter contre cet envahissement ?

"Tous les acteurs de la société civile doivent se mobiliser pour combattre cette invasion...", affirme Eric Sadin, écrivain, philosophe, auteur de nombreux ouvrages sur le numérique.

Les développements technologiques sont appelés à s'imposer, à transformer la société.

Ainsi, l'intelligence artificielle va bientôt s'introduire dans les pratiques médicales : Watson, ce programme informatique conçu par IBM, est un instrument de collectes d'informations, un outil de diagnostic, il comporte même une fonctionnalité de prescriptions médicales.

On perçoit les dangers de confier des décisions médicales à des machines, à des systèmes informatiques : il faut refuser ces fonctionnalités.

Nous entrons dans l'ère de la marchandisation intégrale de la vie et tous les domaines sont concernés : comment ne pas s'en inquiéter ?

 

 

 

Source : Deux émissions diffusées sur France Culture :

 

https://www.franceculture.fr/emissions/linvite-des-matins-dete-1ere-partie/peut-encore-proteger-nos-donnees-personnelles

 

 

https://www.franceculture.fr/emissions/linvite-des-matins-dete-2eme-partie/peut-encore-proteger-nos-donnees-personnelles

 

 Eric Sadin, écrivain, philosophe, a écrit notamment La silicolonisation du monde.

 

 

 

 

 

Google pire que Big Brother ?
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7 août 2017 1 07 /08 /août /2017 07:44
Un monde de faux-semblants...

 

 

Nous vivons dans un monde de faux-semblants et d'illusions permanentes...

 

Ainsi, dans l'enseignement, on invite les professeurs à sauvegarder les apparences : il faut, surtout, ne pas faire de vagues, lorsque surviennent des problèmes de discipline.

 

L'administration n'apprécie pas que les enseignants évoquent leurs difficultés : indiscipline, drogue, insolence...

 

Il faut surtout ne pas alarmer, ne pas inquiéter les parents d'élèves, les recteurs, la direction de l'établissement.

"Tout va bien, tout est pour le mieux"...

 

Il faut aussi faire en sorte que le plus grand nombre d'élèves obtiennent le baccalauréat, quitte à fausser les résultats, à brader cet examen.

Chaque année, les inspecteurs invitent les enseignants à faire preuve d'indulgence, lors de la correction des épreuves : il convient d'atteindre le quota annuel de 85% de réussite.

 

Par ailleurs, la France s'est lancée dans l'aventure de l'EPR et on sait les difficultés que l'entreprise EDF rencontre dans la construction de ces nouvelles technologies : des retards, des surcoûts exorbitants, des malfaçons. 

Et comble du faux semblant ! On a vendu cette technologie à la Finlande, puis à la Grande-Bretagne. C'est une véritable fuite en avant !

Et, pourtant, on continue à faire comme si tout allait bien, comme si cette technologie était fiable.

 

L'illusion ! Elle est partout.

Certaines entreprises, apparemment florissantes, sont au bord du gouffre : ainsi, le constructeur européen Airbus multiplie les retards de livraison de son avion de transport militaire l'A 400M...

En perspective : un véritable gouffre financier qui dépasse les 30 milliards d'euros. Des problèmes techniques sont apparus, notamment l'usure trop rapide d'une boîte de vitesses.

 

Là encore, on évite d'évoquer ces problèmes. Il faut faire semblant à tous les niveaux de la société.

L'authenticité, la sincérité, le franc-parler ne sont plus de mise.

La démesure, le chiffre, la performance sont à la mode, si bien qu'on en oublie l'essentiel : la qualité du travail.

 

Dans un tout autre domaine, le gouvernement se réjouit que la ville de Paris ait obtenu l'organisation des JO de 2024. Partout, fleurissent des articles élogieux sur ce projet : on nous assure et on nous annonce un budget en équilibre, mais on sait par expérience que le plus souvent les coûts explosent et là encore on nous berce d'illusions.

Ce budget doit surtout réjouir les entreprises du BTP ! Mais, inévitablement, qui paiera l'addition si ce n'est le contribuable ?

Aux Etats-Unis, on a appris que près d'un tiers des abonnés du président Trump sur Twitter ne seraient en fait que des bots, ces programmes informatiques automatisés qui simulent le comportement d'une personne humaine.

Encore un trompe-l'oeil qui met en évidence l'illusion qui gouverne le monde...

 

En fin de compte, dans nos sociétés, la vérité importe peu, il s'agit de gérer avec habileté le mensonge et l'imposture...

 

 

 

 

 

 

 

Un monde de faux-semblants...
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27 juillet 2017 4 27 /07 /juillet /2017 11:09
Les nouvelles aliénations du libéralisme...

 

 

L'homme, au cours des siècles, n'a cessé de s'émanciper, de conquérir des droits nouveaux : il a réussi à obtenir des droits multiples, grâce aux luttes ouvrières menées au XIX et au XX ème siècle.

 

Ses conditions de travail se sont améliorées, les salaires ont augmenté, l'éducation est accessible à tous...

 

Mais ces droits sont de plus en plus menacés et remis en cause par le libéralisme sauvage et féroce qui s'installe et sévit partout dans nos sociétés.

En France, la réforme du droit du travail prévue par le nouveau gouvernement fait peser de lourdes incertitudes sur les salariés, on peut redouter des régressions dangereuses.

 

Pourtant, l'individu ne peut s'épanouir si ses conditions de travail sont trop dures : il perd ses potentialités, sa qualité de vie s'amoindrit.

 

Et, souvent, les êtres humains n'ont même plus conscience de cette aliénation qui leur paraît inéluctable et ils s'enferment eux-mêmes dans leur propre aliénation.

 

C'est la thèse que développe le philosophe Yvon Quiniou : "La mutilation constitutive de l’aliénation affecte aussi la conscience de l’individu aliéné : celui-ci n’a pas conscience des capacités et des besoins qui sommeillent en lui, il a été façonné idéologiquement de telle sorte qu’il n’imagine pas une autre vie pour lui, voire, en raison des modèles qu’il a intériorisés, il désire celle qu’il a, la jugeant conforme à ce qu’il croit être sa nature. C’est là le comble de l’aliénation quand celle-ci se boucle sur elle-même." 

Je songe encore à ces salariés allemands qui vivent dans la misère et qui en éprouvent de la honte, comme s'ils étaient coupables de ce qui leur arrive, comme si leur sort était mérité.

 

Les hommes se sentent ainsi souvent impuissants face au phénomène de la mondialisation qui les broie et les annihile.

Les hommes aliénés ne voient même plus leur aliénation.

Les salariés qui se retrouvent au chômage sont comme exclus du monde, ils n'ont plus d'existence, ils sont comme annihilés. La précarité entraîne souvent une désocialisation.

 

Les politiques devraient veiller à ce que soit préservée cette émancipation essentielle au bonheur de l'homme.

Mais, obnubilés par l'économie, la rentabilité, la croissance, les hommes politiques en oublient de s'intéresser à  l'épanouissement de l'être humain.

 

Dans une société libérale, l'argent, le profit l'emportent sur toute autre considération. L'injustice, l'inégalité prospèrent.

 

L'homme du XXIème siècle est-il voué à de nouvelles aliénations ?

Hélas ! Le libéralisme forcené qui s'empare de notre monde conduit les hommes vers de nouveaux asservissements.

Hélas ! Des servitudes nouvelles apparaissent dans les formes d'organisation du travail.

 

 

 

 

 

 

Source : un article de Marianne 

La politique confrontée à l'exigence d'émancipation.

 

 

Les nouvelles aliénations du libéralisme...
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25 juillet 2017 2 25 /07 /juillet /2017 08:54
En Allemagne : la honte de la misère...

 

 

 

En Allemagne, les inégalités ne cessent de se creuser : derrière les performances économiques de ce pays,  se cache la misère du peuple.

Cette Allemagne qu'on n'a cessé depuis des années de nous donner en exemple a atteint un nouveau record, avec un taux de pauvreté de 15, 7 %.

 

Triste record ! Triste réalité ! Plus de douze millions de personnes sont victimes de cette misère sociale.

 

L'Allemagne devient un pays où les pauvres se cachent : ils ont honte de leur dénuement, ils ont honte de leur indigence, comme s'ils étaient coupables et responsables de leur propre désarroi.

 

C'est une question de culture, explique Christoph Butterwegge, ancien candidat à la présidence de la République.

" L"Allemagne est le pays de l'obéissance, ici, on ne révolte pas, et la société allemande a tendance à estimer que celui qui est pauvre n'a pas mérité autre chose, parce qu'il a dû commettre des erreurs, parce qu'il ne sait pas gérer son argent..." précise-t-il.

 

C'est terrifiant !

Voilà une société qui en vient à culpabiliser les pauvres, qui, préoccupée avant tout de croissance, de performance en oublie de fournir à chacun la possibilité de vivre dignement.

Voilà une société qui sombre dans le mépris de ses pauvres.

Voilà une société qui masque le chômage avec des emplois précaires et mal rémunérés.

 

Les pauvres s'effacent, disparaissent, d'autant qu'ils votent en moyenne beaucoup moins que les riches.

D'eux-mêmes, ils se privent de tout moyen de s'exprimer : ils n'existent plus, ils ne sont plus rien.

 

En Allemagne, les minijobs se sont multipliés, ainsi que les bas salaires, les allocations sont distribuées au compte-gouttes.

 
 Il faut savoir aussi que de plus en plus de vieux Allemands malades sont maintenant envoyés dans des maisons de retraite à l'étranger en raison de la hausse des prix et de la dégradation de la qualité des rémunérations.

Certains n'hésitent pas à employer à ce sujet le terme de "déportations", une façon de se débarrasser des personnes âgées encombrantes.

 

Partout dans le monde les inégalités se creusent et plus particulièrement en Allemagne.

 

Comment peut-on, ainsi, masquer ses pauvres ? Car l'état allemand lui-même fait semblant de ne pas voir cette misère sociale, il refuse de la regarder en face.

L'Allemagne est compétitive, mais à quel prix !

Il serait temps d'ouvrir les yeux sur la situation sociale que connaît ce pays...

 

 

 

 

Source : un article de Marianne

 

https://www.marianne.net/monde/l-allemagne-le-pays-ou-les-pauvres-se-cachent

 

 

 

 

En Allemagne : la honte de la misère...
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