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20 juillet 2017 4 20 /07 /juillet /2017 10:51
Quand Emmanuel Macron se voit comme l'image inversée de François Hollande...

 

 

Manifestement, notre nouveau président Emmanuel Macron se plaît à prendre le contre-pied de son prédécesseur.

A l'inverse de François Hollande, il s'applique à tenir à distance les journalistes. Il a le souci de contrôler son image jusque dans les moindres détails.

 

Le président jupitérien est aussi à l'opposé du président normal que voulait être François Hollande : il veut imposer et incarner l'image d'un chef tout puissant.

Ce n'est pas un hasard s'il a évoqué lui-même une "présidence jupitérienne".

 

Et voilà qu'Emmanuel Macron recadre vertement son chef d'état major si bien que celui-ci est contraint de démissionner.

 Le général Pierre de Villiers, en désaccord budgétaire avec le président de la République a expliqué, ainsi, sa démission : "Je considère ne plus être en mesure d'assurer la pérennité du modèle d'armée auquel je crois pour garantir la protection de la France et des Français, aujourd'hui et demain."

Une déclaration qui montre le souci qu'a ce militaire de la mission qui lui a été confiée....

 

C'est la première fois dans l'histoire de la Ve République qu'un Chef d'état major quitte ses fonctions de son plein gré. 

Une véritable crise qui oppose le chef de l'état à l'armée de la République.

Comment en est-on arrivé là ?

 

C'est comme si Emmanuel Macron voulait imposer une image d'autorité et d'autoritarisme pour s'opposer à la gouvernance molle de François Hollande.

 

Ce contre-pied permanent étonne et inquiète : on perçoit une raideur, comme un automatisme de marionnette qui veut marquer une rupture après ce que fut le quinquennat précédent.

Cet autoritarisme exacerbé ne serait-il qu'une volonté de donner une image inversée de l'ancien chef de l'état ?

 

Comme s'il fallait balayer toutes les erreurs commises par François Hollande : erreurs de communication, hésitations, temporisation, volonté de ménager la chèvre et le chou.

 

Curieux début de quinquennat ! L'antithèse du précédent... mais seulement dans l'attitude et dans la manière de procéder...

Ces raideurs, ces automatismes me semblent tellement systématiques !

Cette attitude confine à une forme de puérilité.

 

Si Emmanuel Macron veut effectivement se démarquer de la politique menée par son prédécesseur, il lui faudra, sans doute, d'autres arguments.

Il lui faudra éviter les tergiversations dans sa politique économique.

Il lui faudra redresser la France, faire reculer le chômage, redonner du pouvoir d'achat aux français.

 

Pour l'instant, personne n'est dupe de ce jeu d'inversion et de parodie.

Tout cela serait même plutôt inquiétant.

L'autorité est une qualité, mais l'autoritarisme et la raideur dont a fait preuve Emmanuel Macron révèlent une personnalité qui n'accepte pas la moindre critique.

 

 

 

 

Quand Emmanuel Macron se voit comme l'image inversée de François Hollande...
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12 juillet 2017 3 12 /07 /juillet /2017 08:15
Les aller-retours du gouvernement...

 

 

Des réformes annoncées puis reportées : suppression de la taxe d'habitation, réforme de l'ISF, généralisation du tiers payant... 

Et puis, finalement ces réformes qui semblaient ajournées seront effectivement mises en place, dès l'année prochaine, à moins d'un nouveau revirement du gouvernement...

 

Tout cela laisse une impression de flou et d'improvisation.

Ces valses hésitations sont surprenantes et inquiétantes.

 

Où va le nouveau gouvernement ? Il semble que, face aux remous de l'opinion publique, on louvoie, on décide puis on revient en arrière...

On retrouve là le président du "et en même temps" qui dit une chose et son contraire...

On retrouve une gouvernance qui bringueballe... qui hésite.

 

Ainsi, dans un communiqué, le premier syndicat de médecins libéraux, la CSMF, se dit "inquiète des hésitations de la ministre de la Santé, Agnès Buzyn", et se demande "finalement quelle politique va être suivie." Le syndicat "réaffirme son opposition déterminée à un tiers payant généralisé, pour tout le monde et pour tout." 

 

Pour la taxe d'habitation,  Edouard Philippe parlait d'une réforme "d'ici à la fin du quinquennat."
Finalement, cette mesure commencera dès l'an prochain. Le dispositif bénéficiera au total à 18 millions de ménages et coûtera plus de 10 milliards d'euros par an à l'État.

 L'ISF sera bien modifié à partir de l'an prochain pour ne taxer que les biens immobiliers et non plus le capital, ce qui a pour objectif de séduire les entreprises et les investisseurs.
 

Evidemment, ces tergiversations ne sont pas sans rappeler celles du quinquennat précédent...

Emmanuel Macron en digne héritier de François Hollande a beau vouloir se démarquer de son prédécesseur par son style jupitérien, sa communication contrôlée, il retombe dans les travers que l'on connaît.

 

Décidément voilà une  marche et une démarche qui semblent bien chaotiques, peu assurées. 

Tout cela fait désordre pour un parti qui se veut "en marche", mais qui ne sait pas trop où il va...

Tout cela n'augure pas une politique ferme et solide...

 

Pour ce qui concerne les vaccins obligatoires, là encore, le gouvernement a fait machine arrière et envisage une clause d'exemption.  Les familles qui seraient opposées à la vaccination obligatoire de leur enfant contre onze nouvelles maladies pourraient bénéficier d'une dispense...

Sage décision, mais on perçoit encore un revirement étrange...

 

Que penser ? S'agit-il d'une tactique savamment orchestrée ou de louvoiements dus à une forme d'impréparation et d'amateurisme ?

L'avenir nous le dira mais on est perplexe face à de tels aller-retours.

 

 

 

 

 

 

Les aller-retours du gouvernement...
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7 juillet 2017 5 07 /07 /juillet /2017 08:16
Les fonctionnaires dans le viseur du gouvernement...

 

 

Gel du point d'indice, rétablissement de la journée de carence, suppression de 120 000 fonctionnaires, le secteur public est promis par le nouveau gouvernement à des mesures d'économie et d'austérité.

 

J'anticipe les commentaires hargneux de certains à l'encontre des fonctionnaires, ces "privilégiés" de la République.

 

Comme si les fonctionnaires n'étaient pas indispensables dans les écoles, dans les hôpitaux, dans tous les services publics...

Comme si les fonctionnaires étaient des paresseux, des parasites, des inutiles, alors qu'ils sont au service de la population...

 

Mais, voilà, c'est le grand retour en arrière : on se croirait revenu sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy, le grand pourfendeur des enseignants et des fonctionnaires...

 

C'est Nicolas Sarkozy qui avait supprimé un grand nombre de postes d'enseignants, c'est ce même Nicolas Sarkozy qui avait eu l'idée  de mettre en place une journée de carence pour les fonctionnaires.

 

Cette journée avait été instaurée par le gouvernement de F. Fillon en 2011 : l’objectif était de générer des économies, de lutter contre l’absentéisme et d’aligner les fonctionnaires sur les salariés du privé, autant de prétextes fallacieux, surtout une occasion d’opposer secteur public et privé, de créer des divisions, des fractures…

Une étude indiquait alors que l'absentéisme global, c'est-à-dire de courte et de longue durée, avait augmenté : entre 2011 et 2012, la durée des arrêts maladie de 15 jours et plus a augmenté de 35%.


On peut le rappeler : 80% des salariés du privé voient leurs jours de carence "compensés" par leur entreprise... le délai de carence de 3 jours dans le secteur privé n’est appliqué que dans un petit nombre d’entreprises grâce à des accords avec les salariés.
 


Rappelons aussi que l’absentéisme n’est pas plus élevé dans la fonction publique que dans le privé : il est temps de tordre le cou à des idées préconçues, à des préjugés d’un autre âge…

 
Les fonctionnaires, on le sait, sont souvent désignés à la vindicte générale, des boucs émissaires auxquels on s’attaque volontiers en mettant en avant quelques privilèges et en oubliant les difficultés auxquelles ils sont confrontés : salaires peu attractifs, obligation de se soumettre à des mutations, travail au service d’un public souvent grincheux, peu reconnaissant…

 

Les fonctionnaires vont-ils devenir la cible du nouveau gouvernement ? Les mesures envisagées vont dans ce sens.

On a trouvé des boucs émissaires pour résoudre les problèmes budgétaires...

 

C'est Gérald Darmanin, ministre des comptes publics qui a annoncé le rétablissement de la journée de carence pour les fonctionnaires : l'ancien porte-parole de la campagne de Nicolas Sarkozy applique les recettes de son mentor.

Ainsi, on en revient à des mesures éculées, déjà appliquées, comme si ces mesures avaient été efficaces.

C'est le grand retour de la politique menée par Nicolas Sarkozy : on en a vu les effets dévastateurs.
 
 

 

 

 

 

Les fonctionnaires dans le viseur du gouvernement...
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5 juillet 2017 3 05 /07 /juillet /2017 09:03
Bruno Lemaire, le nouvel Hermès...

 

 

Décidément la mythologie inspire nos hommes politiques : après Emmanuel Macron et sa présidence jupitérienne, voici qu'un nouveau héros mythologique est mis à contribution.

 

Bruno Lemaire, en visite à New York, avait pour but de rassurer les investisseurs américains sur la fiscalité française et il n'a pas hésité à se lancer dans des comparaisons hasardeuses.

 

" Les temps ont changé, je sais qu'il y a des gens qui doutent de la France. certains restent sceptiques, à propos de ces changements. 'Nous attendons, nous verrons', disent-ils. Ils verront. Emmanuel Macron est Jupiter, je suis Hermès, le messager...", a-t-il déclaré pompeusement, en anglais.

Il a osé ! 

 

Il semble que nos hommes politiques se distinguent par leur manque de modestie et de mesure.

Il est vrai que notre régime présidentiel ressemble depuis longtemps à une monarchie.

Il est vrai que nos représentants politiques sont de plus en plus éloignés des réalités que connaissent les français.

 

Des Dieux dans l'Olympe, gavés de privilèges, capricieux, hautains, imbus de leur prestige et de leur autorité : c'est aussi l'image que véhiculent ces comparaisons à la mode.

Des Dieux qui décident du destin des hommes, sans se soucier de leur détresse.

Des Dieux qui s'arrogent tous les droits, méprisant la piétaille humaine.

Jupiter, le roi des Dieux, gouverne la terre, le ciel, il impose sa puissance et son autorité.

Il est vrai que la France, après le quinquennat mou de François Hollande, a besoin de retrouver une autorité, mais vouloir ainsi diviniser le pouvoir relève d'une grande arrogance.

On peut le rappeler : Hermès, dans la mythologie grecque, est le fils de Zeus, équivalent jupitérien du roi des dieux.

Hermès, Jupiter, les métaphores mythologiques sont décidément à la mode...

Et, aussitôt, certains n'ont pas manqué d'ironiser : "Voilà que Bruno Lemaire se croit sorti de la cuisse de Jupiter !"

 

Eh oui ! il serait utile pour nos hommes politiques imbus de leur image de retrouver le contact avec les dures réalités que connaissent les français.

Ils sont trop souvent déconnectés de cette réalité... ils ne voient plus les difficultés des humbles, ils ne perçoivent plus les problèmes des gens modestes...

 

Les dieux de la mythologie vivaient dans l'Olympe, sur des hauteurs inaccessibles : les dieux y passaient leur temps à festoyer, se nourrissant de nectar et d'ambroisie.

 

Et, trop souvent, nos hommes politiques donnent ainsi l'impression de vivre dans un monde à part, gavés de privilèges et d'honneurs...

 

 

 

 

Bruno Lemaire, le nouvel Hermès...
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3 juillet 2017 1 03 /07 /juillet /2017 09:49
Quand Jupiter dérape...

 

 

 

La parole jupitérienne se fait rare : Emmanuel Macron semble vouloir éviter de communiquer avec les journalistes, depuis sa récente élection...

 

Ainsi, la traditionnelle interview du 14 juillet est annulée... 

 

Pourtant, il a fallu qu'Emmanuel Macron se distingue encore par ses propos, lors de l'inauguration de station F, le plus grand incubateur de start-up, créé par Xavier Niel le PDG de Free.

 

Sur 34 000 mètres carrés, plus d'un millier de start-up doivent être accueillies dans un bâtiment, qui abritait jusqu'en 2006 des installations de la SNCF, ce qui  a manifestement inspiré le président de la République pour son discours inaugural.

 

"Ne pensez pas une seule seconde que si, demain, vous réussissez vos investissements ou votre start-up, la chose est faite. Non, parce que vous aurez appris dans une gare, et une gare, c'est un lieu où on croise des gens qui réussissent et des gens qui ne sont rien, parce que c'est un lieu où on passe, parce que c'est un lieu qu'on partage."

 

On perçoit dans ces propos qui opposent les "gens qui réussissent à des gens qui ne sont rien" une forme de mépris.

 

Un mépris à l'égard de ces gens modestes réduits à néant par cette seule expression...

 

On le voit : le propos est maladroit, inadapté...

Ce discours avait, pourtant, dû être préparé, pensé, il me semble...

 

Jupiter sur son nuage semble bien éloigné de ces gens qui, pour lui, ne sont rien...

Jupiter dans son Olympe ferait mieux de redescendre de son monde pour mieux penser ses discours.

 

La parole présidentielle doit être mesurée, pondérée, réfléchie, mais Emmanuel Macron a une fâcheuse tendance à exercer sa morgue à l'égard des gens modestes qui travaillent dans des conditions difficiles.

 

Et ce n'est pas la première fois qu'il dérape... On se souvient de ses propos sur les "illettrées" de Gad, on se souvient de ce qu'il avait dit à un gréviste qui le prenait à partie : "Vous n'allez pas me faire peur avec votre tee-shirt : la meilleure façon de se payer un costard, c'est de travailler."

 

L'Elysée, face à la polémique soulevée par ces mots, rappelle le contexte : la réussite dont parle Emmanuel Macron n'est pas seulement professionnelle... elle concerne "la vie personnelle, le fait de faire réussir les autres, de combler des inégalités..."

 

Il n'empêche : la formule utilisée est pour le moins maladroite : "ceux qui ne sont rien" sont les sacrifiés de la crise, "ceux qui ne sont rien" opposés à "ceux qui réussissent" semblent être désignés du doigt, méprisés, annihilés par cette seule expression.

 

On le voit : Emmanuel Macron s'applique à contrôler sa communication, mais commet bien des maladresses.

 

Dans ce domaine, c'est sûr, il a encore des progrès à accomplir...

 

 

 

 

 

Quand Jupiter dérape...
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20 juin 2017 2 20 /06 /juin /2017 12:01
Moins de sexisme à l'Assemblée ?

 

 

 223 femmes ont été élues députées, alors qu’elles n’étaient que 155 durant la précédente législature : un chiffre encourageant, même si on pouvait espérer mieux.

 

Malgré des progrès, le sexisme est présent partout dans nos sociétés et plus particulièrement dans le monde politique, domaine réservé traditionnellement aux hommes...

 

La femme fragile, incompétente, dénuée d'intelligence, dépendante, assimilée à une mineure : ces clichés ont la vie dure et il n'est pas facile de dépasser des siècles d'asservissement.

La femme faible, ridicule, infantile, mauvaise, légère, inculte : autant de clichés qui remontent à la nuit des temps.

 

Dans le monde politique, les propos machistes sont fréquents : souvent des plaisanteries graveleuses, voire injurieuses à l'égard des femmes.

 

Les femmes sont souvent jugées sur leur apparence, leur tenue, leur beauté, leur élégance et on a tendance à rabaisser leurs capacités intellectuelles, leurs compétences.

Il reste encore beaucoup à faire dans ce domaine pour voir évoluer le statut des femmes.

Lors du précédent quinquennat, deux députés se sont signalés par leur comportement sexiste : Philippe Le Ray, député UMP du Morbihan avait  imité des bruits de poule lors de la prise de parole de Véronique Massonneau, élue EE-LV. Son collègue LR Julien Aubert avait abusé du «Madame LE Président» à l’égard de Sandrine Mazetier, qui dirigeait la séance.

 Cécile Duflot avait été accueillie à l'assemblée par un tonnerre de huées et de sifflets en raison de sa tenue vestimentaire, une robe bleue à fleurs.

 

La femme, depuis longtemps, est celle qui s'occupe de sa maison, de son foyer, de ses enfants. Si elle se permet de faire de la politique, d'écrire des articles, de réfléchir, de s'impliquer dans son travail, voilà qu'elle se trouve livrée à la vindicte masculine.

 

Le problème est que les femmes elles-mêmes ont tendance à reproduire ces attitudes  et ces schémas sexistes : nous sommes toutes influencées par un substrat de culture qui fait de la femme un être inférieur, voué à la soumission.

 

Dans la loi de moralisation portée par François Bayrou, le sexisme est singulièrement absent, alors que ce phénomène touche l'ensemble de la société.

 

Il est temps de faire évoluer les mentalités : avec plus de présence féminine à l'Assemblée, il faut espérer une évolution qui permette aux femmes d'être enfin acceptées et reconnues dans leurs compétences.
 

 

 

 

 

 

 

Moins de sexisme à l'Assemblée ?
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7 juin 2017 3 07 /06 /juin /2017 08:40
Sébastien Ginet : l'ignoble mensonge...

 

 

 

 Pour justifier un retard lors d’un rendez-vous avec les journalistes de France 3, Sébastien Ginet, candidat LR aux élections législatives dans la 2nde circonscription des Alpes-de-Haute-Provence, avait évoqué la mort de sa mère à la suite d'un cancer du pancréas.... La rédaction de la chaîne avait alors vérifié ses propos et constaté que la mère du candidat était en bonne santé.

 

On sait que les hommes politiques n'hésitent pas à mentir, dans maintes occasions, notamment pour séduire des électeurs et leur promettre monts et merveilles.

 

Mais, en l'occurrence, le mensonge imaginé par ce candidat LR est particulièrement ignoble.

 

Une telle réaction infantile de la part d'un homme politique apparaît inquiétante et irresponsable, une excuse de collégien attardé, un comportement indécent et indigne...

Les hommes politiques seraient-ils prêts à tuer père et mère pour parvenir à leurs fins ?

L'image que donne Sébastien Ginet de la politique est déplorable.

 

Le candidat a essayé de se défendre ainsi :

"Dans une campagne malsaine où je ne cesse d'être attaqué (...) je suis victime d'une grosse fatigue en même temps que d'une réelle déprime et j'ai commis un écart de langage en même temps qu'un mensonge pour me justifier, ce que j'ai aussitôt regretté mais il était trop tard."

Le pauvre homme ! Une "victime" attaquée de toutes parts !

On croirait entendre les discours de François Fillon qui aurait été victime d'une cabale...

"Un écart de langage" ? Un doux euphémisme pour qualifier une affabulation indigne....

 

Tout de même, évoquer la mort fictive d'un proche, d'une mère... il faut être tombé bien bas.

 

Les hommes politiques qui devraient donner l'exemple de la probité, de l'honnêteté, de la vérité, se discréditent trop souvent par leur comportement.

Les affaires se multiplient et les français sont saturés de ces débordements.

 

Quand les hommes politiques se comportent comme des sagouins, quand ils donnent l'exemple du mensonge, de la bêtise, de la vilenie, on se dit que les enfants et les adolescents ont bien du mal à trouver des repères.

 

Sébastien Ginet est jeune encore, il a une trentaine d'années mais cela ne peut justifier de tels agissements.

Quand on se lance en politique, on se doit d'être responsable de ses actes et de ses paroles.

Sébastien Ginet serait même un spécialiste en affabulation : il s'est déjà inventé des maladies, il a menti en maintes occasions.

 

 

 

 

 

 

 

 

Sébastien Ginet : l'ignoble mensonge...
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5 juin 2017 1 05 /06 /juin /2017 09:03
Communautarisme : la prise de conscience de Theresa May...

 

 


 

"Il existe, pour être franche, trop de tolérance à l'égard de l'extrémisme, dans notre pays... nous devons donc devenir beaucoup plus robustes pour l'identifier et l'effacer dans le secteur public et toute la société...nous devons vivre notre vie non pas dans des communautés distinctes et séparées mais comme un véritable Royaume Uni..." a déclaré Theresa May, après l'attentat terroriste qui a frappé encore la ville de Londres, ce samedi 3 juin.

 

Le communautarisme fait partie de la culture politique des britanniques... Ainsi, par exemple, aucune loi n'interdit le port du voile intégral au Royaume-Uni.

 

On se souvient des moqueries qu'avait suscitées le débat lancé en France sur le burkini de la part de nos amis anglais : railleries, lazzi de toutes sortes.

 

Et pourtant, le communautarisme conduit à des divisions qui fracturent nos sociétés : quand on vit en Grande-Bretagne, quand on vit en France, on se doit d'adopter les moeurs et les coutumes de ces pays, on ne peut se couper du reste de la société.

La foi religieuse est une affaire intime et ne doit pas s'exprimer dans le domaine public.

 

Les propos tenus par Theresa May montrent enfin une prise de conscience lucide et clairvoyante.

 

Il faut combattre l'extrémisme sur tous les terrains, partout où il s'exprime.

 

Comme l'affirme Michel Onfray dans son Traité d'Athéologie, "l'Islam est structurellement archaïque, il contredit tout ce que la philosophie des Lumières a obtenu depuis le 18 ème siècle en Europe et qui suppose la condamnation de la superstition, le refus de l'intolérance, l'abolition de la censure, le rejet de la tyrannie, la fin de toute religion d'Etat, la proscription de la pensée magique..."

 

L'extrémisme islamiste fonctionne dans cette logique du repli sur soi, de la haine des Lumières, du machisme, de la misogynie, de la négation des droits de l'homme.

 

Il convient de préserver nos valeurs universelles de liberté, d'égalité, de solidarité : ce sont ces valeurs qui doivent être défendues par tous.

 

Il existe en France des quartiers où les femmes sont bannies : on ne peut plus l'accepter.

On voit dans nos rues de plus en plus des jeunes filles porter le voile : une affirmation d'une identité religieuse qu'il faut combattre par l'éducation.

 

Que symbolise le voile sinon une forme de soumission de la femme, contraire à l'idée d'égalité entre les sexes ?

 

Le communautarisme divise, sépare, désunit : il conduit au repli sur soi.

Assez de naïveté et d'angélisme ! Le communautarisme conduit vers l'extrémisme : il ne peut être une solution.

Theresa May annonce la mise en place de nouvelles réglementations pour réduire l'espace d'expression des extrémistes sur Internet. Elle veut aussi consacrer davantage de moyens pour identifier et éradiquer l'extrémisme au sein de la société britannique. 


 

 

 

 

Communautarisme : la prise de conscience de Theresa May...
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10 mai 2017 3 10 /05 /mai /2017 10:35
La "désertion" de Marion Maréchal Le Pen...

 

 

 

Marion Maréchal Le Pen annonce qu'elle quitte la politique... Elle renonce à ses mandats et à toutes ses fonctions.

Une décision qui n'étonnera personne... depuis des semaines, on savait que la famille Le Pen était divisée, fracturée.

 

A plusieurs reprises, Marine Le Pen avait recadré sa nièce, la remettant à sa place, de manière assez vive.

Elle avait notamment déclaré qu'elle ne ferait pas partie de son gouvernement en cas de victoire aux élections présidentielles : "Elle est jeune, elle est assez raide, c’est vrai, un peu comme la jeunesse française qui se raidit." Elle lui apparaissait trop inexpérimentée pour entrer au gouvernement.

"Raideur, inexpérience", les mots employés par Marine Le Pen étaient particulièrement critiques à l'égard de la jeune femme.

 

Faire de la politique en famille, ce n'est sûrement pas chose facile, surtout quand on porte le nom de Le Pen.

Les brouilles familiales font partie de la saga de ce clan, où les ambitions sont exacerbées.


En 2015, suspendu par le bureau exécutif du Front national, Jean Marie Le Pen avait dénoncé une véritable "félonie", de la part de sa fille, et évoqué un "complot" ourdi contre lui.

 L’ancien leader du parti avait même comparé son exclusion du FN à la décapitation de Louis XVI. Il avait prédit la défaite de sa fille en 2017 si "le FN ne parlait pas d'une seule voix."

 

Hier, Jean Marie Le Pen a parlé d'une "désertion". Il juge que la décision de Marion Maréchal-Le Pen de renoncer à ses mandats peut avoir des "conséquences terribles sur les prochaines législatives."

Ainsi, Jean Marie Le Pen perçoit cette décision comme une véritable trahison.

 

Marion Maréchal Le Pen a, certes, invoqué des motifs personnels qui l'incitent à quitter momentanément la vie politique : elle veut se consacrer à l'éducation de sa fille et mener un parcours professionnel.

 

Mais, juste après la défaite de Marine Le Pen aux élections présidentielles, ce retrait ne peut que fragiliser un peu plus le Front national.

 

On peut remarquer, aussi, que tous les partis politiques sont plus que jamais divisés au lendemain de ces élections, le parti socialiste est en train d'exploser, Les Républicains se déchirent également.

 

On se demande comment ces différentes familles politiques vont pouvoir se recomposer après ces élections.

 

 

 

 

 

 

 

La "désertion" de Marion Maréchal Le Pen...
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9 mai 2017 2 09 /05 /mai /2017 12:21
La malédiction et les difficultés du pouvoir...

 

 

Emmanuel Macron a été élu président de la République, ce Dimanche 7 mai : au soir de son élection, la cérémonie organisée au Louvre a permis de mettre en scène la solitude de l'homme de pouvoir...

On voyait le président de la République, fraîchement élu, traverser longuement la cour du Louvre, seul...

 

Une mise en scène bien sûr... mais les tâches qui incombent au nouveau président sont immenses.

Quand on y songe... la responsabilité est écrasante, surtout dans la situation que connaît actuellement la France : incertitudes économiques, chômage de masse, menaces du terrorisme...

 

Emmanuel Macron est jeune, très jeune pour exercer cette fonction et son expérience de la vie politique est limitée.

En même temps, sa jeunesse lui donne un élan, une énergie, une volonté...

 

Mais, quand on voit tous les devoirs qui incombent à un président de la République, pouvoirs de décisions, devoirs de représentation incessante, déplacements à l'étranger, on se dit que la tâche doit être rude et harassante.

 

On se dit qu'il faut beaucoup de dynamisme, de détermination, de fermeté, d'endurance pour exercer une telle fonction...

La vie politique est rude : les coups ne sont pas rares, les affrontements se révèlent violents, les rumeurs s'installent, les moqueries fusent.

 

Constamment sous les feux de l'actualité, constamment épié, écouté, un président de la République doit faire face à toutes les contraintes du pouvoir.

La vie privée est scrutée, les moindres gestes, les moindres propos sont commentés...

 

Le couple Macron a déjà dû affronter les lazzi des journalistes, les humoristes se sont moqués de leur différence d'âge.

L'Elysée, c'est tout de même une épreuve : il faut affronter les frondes, les trahisons, débusquer les faux amis.

Il faut faire face aux rumeurs, aux bruits de palais, il faut aussi prendre des décisions qui engagent l'avenir de la France et des Français, dans un contexte difficile.

On se dit que la fonction est écrasante : tant de tâches à accomplir, tant de combats à mener...

 

La politique peut être épuisante :  Corinne Erhel, âgée de 50 ans, députée socialiste des Côtes-d’Armor, est morte dans la soirée du vendredi 5 mai, après un malaise lors d’une réunion publique dans son département.

Mme Erhel, dernière intervenante d’un meeting de soutien à la campagne du candidat d’En marche, Emmanuel Macron – dont elle avait rejoint le mouvement –, s’est effondrée sur scène en plein discours.

Bien sûr, de tels drames peuvent se produire dans de nombreux métiers et dans de nombreuses circonstances.

Mais la politique, faite de combats, de luttes incessantes, use aussi les hommes et les femmes qui s'engagent dans cette vie âpre et rude. 

"Vous êtes jeune et beau... pourquoi vouloir tout gâcher en voulant devenir président de la République... vous avez vu dans quel état sont Sarkozy et Hollande... vous ne voulez pas finir comme eux, quand même ?" disait de manière amusante Charline Vanhoenacker , lors de l'Emission politique, en s'adressant à Emmanuel Macron.

Pour Emmanuel Macron, c'est certain, le plus dur reste à faire...

 

 

 

 

 

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