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8 septembre 2021 3 08 /09 /septembre /2021 09:55
Une drogue électronique...

 

"Le pouvoir chinois veut lutter contre l'opium mental que représentent les jeux vidéos en ligne. Et pour réduire l'addiction des plus jeunes à ces jeux, une nouvelle réglementation est entrée en vigueur : les mineurs n'ont plus le droit de jouer plus de 3 heures par semaine et les contrôles sont renforcés.

 

L'honneur des rois... c'est l'un des jeux vidéos dans le collimateur des autorités chinoises : plus de cent millions de personnes y jouent chaque jour sur smartphone.

Ce jeu sur mobile (le joueur fait progresser un personnage au fil d’une série de combats) enregistre actuellement plus de 50 millions de connexions quotidiennes. Davantage donc que le phénomène Pokémon Go à son pic (autour de 45 millions d’utilisateurs, beaucoup moins aujourd’hui)… et dans un seul pays !

Le jeu rapporte gros à l'entreprise chinoise qui l'a créé : plus d'un milliard d'euros par an... beaucoup d'enfants y dépensent des fortunes en achetant des personnages, des équipements ou des pouvoirs magiques.

 

Désormais, il faudra s'enregistrer pour y jouer avec sa carte d'identité : un système de reconnaissance faciale est aussi intégré pour être sûr que l'on ne joue pas avec le code des parents.

 

Et ce sera la même chose pour tous les jeux vidéos en ligne.

 

Selon la nouvelle réglementation, les utilisateurs de moins de 18 ans ne pourront jouer qu'entre 20 heures et 21 heures le vendredi, le samedi et le dimanche, soit 3 heures seulement par week-end.

La presse officielle a qualifié ces jeux de drogue électronique et d'opium mental... des brigades du net seront chargées de surveiller les plateformes et de s'assurer que ces nouvelles réglementations sont bien appliquées."

Ce sont là des mesures dignes d'un état dictatorial...

 

Mais, il est certain que les écrans ont un très grand pouvoir d'addiction : les adultes eux-mêmes n'y échappent pas.

Alors, les enfants, les adolescents sont encore plus sensibles à cette attraction pour les écrans.

Une attraction dangereuse qui peut fonctionner comme une véritable drogue...

Les parents doivent veiller à imposer des limites à leurs enfants.

 

Comme le dit Michel Desmurget : "On parle d’un produit dont l’effet négatif sur la réussite académique est aujourd’hui démontré par des dizaines d’études convergentes. Plus nos progénitures consomment de contenus audiovisuels (télé, Netflix, YouTube, etc.), plus ils jouent aux jeux vidéo, plus ils passent de temps sur les réseaux sociaux (Instagram, Snapchat, TikTok, etc.) et plus leurs performances scolaires chutent. C’est vrai quel que soit l’âge, depuis la maternelle jusqu’à l’université.

 

Dans ce contexte, les parents seraient en effet bien avisés de mettre les écrans récréatifs au placard et à défaut, si cela leur semble impossible, de réduire les temps d’usage. Cette règle du « le moins le mieux » constitue d’ailleurs, comme l’ont établi plusieurs études sociologiques récentes, une pratique caractéristique des familles scolairement les plus efficientes."

 

Sources :

 

https://www.franceculture.fr/emissions/journal-de-18h/journal-de-18h00-du-lundi-30-aout-2021

 

https://www.huffingtonpost.fr/entry/en-chine-les-jeux-video-en-ligne-limites-a-3h-par-semaine-pour-les-mineurs_fr_612ce308e4b01d0862f36219

 

https://www.marianne.net/societe/education/dangers-des-ecrans-leducation-nationale-fait-le-necessaire-pour-masquer-le-probleme

Une drogue électronique...
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14 mai 2021 5 14 /05 /mai /2021 08:50
Les autotests dans les lycées : encore de l'amateurisme...

 

Lundi 10 mai, des centaines de milliers d'autotests devaient être distribués dans les lycées, une semaine après la rentrée, mais les livraisons ont pris du retard...

De plus, des problèmes logistiques viennent entraver l'utilisation de ces tests.

Il faut une salle et du personnel, car les tests doivent être supervisés et réalisés au lycée.

 

Mais voilà : aucun personnel n'a été prévu pour surveiller la réalisation de ces tests.

Beaucoup de parents n'ont pas encore donné leur autorisation. Quant aux lycéens, ils sont très peu informés. Certains sont inquiets à l'idée de réaliser eux-mêmes ces tests.

Il est certain qu'ils doivent être encadrés.

 

En primaire, aussi, la campagne de tests patine : le rythme des prélèvements salivaires est moins soutenu que prévu. Entre le 26 avril et le 3 mai, un peu plus de 200 000 tests ont été réalisés au lieu des 400 000 envisagés par le gouvernement. 0,18 % étaient positifs.

 

Les syndicats d'enseignants dénoncent un manque de personnel : il faut faire appel à des personnels extérieurs, soit des personnels de laboratoire, soit des étudiants en médecine, soit des personnels de la protection civile, mais ce n'est pas facile d'en trouver partout.

Le ministère a promis des renforts : 1700 médiateurs Covid ont été recrutés.

Bref, une campagne laborieuse et incertaine... Beaucoup d'improvisations et de désorganisation dans les lycées et les écoles.

Manque de place, manque de personnel, manque de temps et parfois aussi manque de tests... Les chefs d'établissement sont à la peine : même quand les tests sont là, le personnel fait défaut...

 

Et face à ce nouveau fiasco, le Premier ministre a affiché un optimisme sans faille, lundi, dans une interview au "Parisien". Une déclaration vite tempérée par des épidémiologistes qui appellent à la prudence.

« Je le dis de la façon la plus claire : nous sommes enfin en train de sortir durablement de cette crise sanitaire. Evidemment, cette sortie va se faire de façon progressive, prudente et accompagnée. Mais la tendance est claire, nous touchons au but et c’est une bonne nouvelle", a déclaré Jean Castex.

 

Mais, pour ce qui concerne le déploiement des tests, on le voit, ce n'est pas une réussite.

Encore un certain amateurisme préjudiciable dans une situation de crise : c'est bien de déployer des tests, à condition que la logistique suive !

Rémi Salomon, le président de la commission médicale de l'AP-HP  met en garde, quant à lui, contre un rebond de l'épidémie : "Les établissements de santé sont toujours saturés et tout dépendra du rythme de la vaccination. On n'est sûr de rien. On rentre dans une période d'incertitudes et de risques."

 

 

 

Sources :

 

https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/covid-19-la-campagne-de-depistage-patine-dans-les-ecoles_4619019.html

 

https://www.marianne.net/societe/education/les-autotests-dans-les-lycees-nouvel-echec-de-la-strategie-anti-covid

 

 

 

 

 

Les autotests dans les lycées : encore de l'amateurisme...
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26 mars 2021 5 26 /03 /mars /2021 11:28
Une épidémie hors de contrôle ?

 

De plus en plus de patients atteints du Covid accueillis dans les hôpitaux, des patients de plus en plus jeunes... des membres du personnel hospitalier en arrêt maladie, car les soignants sont à bout de force.

Des patients transférés dans d'autres centres...

Un nouveau sujet d'inquiétude, donc : l'âge des patients admis en réanimation, "30% ont moins de 60 ans, et les durées de séjour sont plus longues", a déclaré William Dab, ancien directeur général de la santé.

Ainsi, la stratégie utilisée par le gouvernement paraît inadaptée, insuffisante. Les mesures prises n'ont-elles pas été trop légères ?

 

Fin février, j'écrivais un article qui portait ce titre : Nice et sa région : inefficacité d’un confinement partiel ?

 Le gouvernement avait décidé un confinement pour deux week-ends successifs dans la région niçoise.

Et j'écrivais :

"Le variant anglais étant particulièrement contagieux, il sera difficile de juguler l'épidémie avec quelques "mesurettes."

Des médecins avaient alerté alors sur l'insuffisance de ces décisions.

 

Depuis, l'épidémie a progressé partout, entre temps, nouveau semi confinement dans le Nord, la région parisienne et les Alpes Maritimes.

Et hier, nouvelle annonce du ministre de la santé, Olivier Véran : d'autres départements sont dans le rouge, le Rhône, la Nièvre et l'Aube, dont les indicateurs s'affolent, sont à leur tour placés en confinement pour 4 semaines. 

Ils s'ajoutent aux 16 départements, dont les Alpes-Maritimes, soumis à la fermeture de nouveaux commerces et à l'interdiction de se déplacer au-delà de 10 km sauf dérogation.

 

Ces nouvelles mesures suffiront-elles vraiment à endiguer l'épidémie ?

En même temps, la campagne de vaccination patine : les vaccins arrivent au compte gouttes.

 

Dès lors, il est probable qu'on s'achemine vers un confinement dur et strict, comme lors de la première vague.

Et dans ce cas, il faudra sans doute fermer les écoles, car il  existe en France un risque de la propagation de l’épidémie en milieu scolaire.

Une décision difficile car on sait maintenant combien l'école est indispensable au bien-être des enfants et des adolescents. Les cours à distance présentent de multiples inconvénients : décrochage de certains élèves, problèmes informatiques de connexion, surcharge de travail pour les enseignants.

 

Or,  les connaissances scientifiques ne laissent aucun doute sur le fait que les enfants sont, autant que les adultes, un vecteur de transmission de l’épidémie de Covid-19 et que l’école est donc impliquée dans sa diffusion.

 La présidente LR d'Île-de-France Valérie Pécresse propose d'avancer les vacances de printemps de deux semaines. 

Ce serait là peut-être une bonne décision...

 

 

 

https://www.franceculture.fr/emissions/journal-de-8-h/journal-de-8h-du-jeudi-25-mars-2021

 

Une épidémie hors de contrôle ?
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4 novembre 2020 3 04 /11 /novembre /2020 09:26
Le casse-tête des attestations dérogatoires de déplacement...

 

Avec ce nouveau confinement, une multiplication des attestations dérogatoires de déplacement pour les familles : un véritable casse-tête !

 

 Attestation pour emmener les enfants à l’école, celles des enfants pour aller à l’école, attestation permanente de l'employeur, attestation pour aller au travail, attestation pour les courses en sortant du boulot et celle pour la sortie d’école. attestation pour faire un peu de sport, etc.

Et puis quoi encore ? Un véritable cauchemar !

 

On est en plein délire ! La bureaucratie, la paperasse, les règlements nous étouffent !

Il était question de nous débarrasser de cette lourdeur administrative et avec le confinement on en rajoute une couche !

Assez ! Le confinement n'est déjà pas facile à vivre, si on y ajoute d'autres contraintes bureaucratiques, les gens vont craquer.

 

Pour ma part, je n'ai pas d'imprimante, elle est tombée en panne : impossible de télécharger l'attestation sur papier.

J'ai donc essayé de la télécharger sur mon smartphone : j'ai bien réussi à remplir le document, mais au moment de le sauvegarder, panique, je n'ai pas trouvé le moyen de le faire.

Peine perdue !

Me voici donc contrainte de produire une attestation manuscrite, ce qui prend du temps et je ne pas sûre que ce soit réglementaire.

 

On imagine l'horreur pour les familles qui ont plusieurs enfants.

Et on risque 135 euros d'amende en cas de manquement à la règlementation !

Les pauvres, les plus démunis seront encore pénalisés en la circonstance...

 

Après trois infractions en trente jours, une amende de 3 750 euros est prévue ainsi qu’une peine pouvant aller jusqu’à six mois d’emprisonnement ! En cas de manquements, nous voici traités comme des délinquants !

La France est le seul pays avec l'Italie à avoir instauré ces attestations : même dans des pays fortement touchés par l’épidémie, comme l’Espagne, les citoyens n’ont pas besoin d’une feuille de papier ou d’un QR Code pour sortir dans la rue. 

La France serait elle devenue un pays arriéré ?

 

Que dire du gaspillage de papiers ? Pas très écologique, cette mise en place des attestations dérogatoires de déplacement...

Encore des arbres sacrifiés... voilà qui n'est pas bon pour la planète... 

 

 

Source :

 

https://www.huffingtonpost.fr/entry/retour-du-confinement-les-francais-ne-sen-sortent-plus-avec-le-nombre-dattestations-demandees_fr_5f9fd16dc5b65662bcc8eb85

 

 

 

 

Le casse-tête des attestations dérogatoires de déplacement...
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10 juin 2020 3 10 /06 /juin /2020 11:08
Le rôle essentiel de l'école...

 

L'école à la maison ? Ce fut un cauchemar pour nombre de parents : difficile de s'occuper des apprentissages des enfants, alors que l'on doit travailler.

 

Lors du confinement, les parents ont pris conscience plus que jamais du rôle essentiel de l'école, et des enseignants.

Bien sûr, il y eut et il y a encore l'enseignement à distance, grâce à internet.

 

Mais rien ne remplace le contact direct avec les autres élèves et avec les enseignants.

 

Ainsi, sur internet, le professeurs ont été confrontés à de nombreuses difficultés techniques : bugs, surcharge des réseaux, pannes diverses, manque de matériel, etc.

Ils ont dû se démultiplier pour répondre aux attentes des élèves et des parents...

 

L'école est aussi un lieu de socialisation et de rencontres avec les autres : peut-on envisager un enseignement sur ordinateur et à distance ? La dimension sociale de l’école se déliterait alors…
 
Va-t-on vers une société où l’ordinateur va primer et s’imposer à nous dans l’apprentissage, dans le travail ? Va-t-on vers une société où les gens vivront, apprendront, travailleront, chez eux, sans contact avec l’extérieur ?
 
Ce serait, sans doute, dommageable car une société s’organise autour de contacts, même si ces contacts se révèlent, parfois, difficiles.

 

On peut le rappeler : les enseignants prennent en charge les élèves tout au long de la semaine, lors de chaque année scolaire, ils ont donc un rôle éducatif fondamental.

Les professeurs ont pour fonction de transmettre des savoirs, des connaissances indispensables, pour permettre aux élèves de s’épanouir dans la société, mais ils ont, aussi, une fonction éducative, ils inculquent des valeurs aux élèves, le respect des autres, la tolérance... ils doivent donner l’exemple du travail, de la rigueur.

 

Les enfants, les adolescents ont aussi besoin de contacts avec les autres, hors du cadre familial...

Ils apprennent à vivre en société, avec les contraintes qu'elle suppose...

L’école transmet des codes de conduite nécessaires aux enfants et les prépare aux rôles sociaux de la vie d'adulte.

 

Avec le déconfinement, l'école n'a pas vraiment repris, puisque de nombreux élèves ne peuvent être accueillis en raison de protocoles sanitaires très stricts et très contraignants.

De nombreux parents s'inquiètent et sont à la peine face à cette situation qui perdure...

Ils comprennent que l'école est vraiment indispensable à l'épanouissement des élèves, et à leur propre tranquillité...
 

 

Source :

 

https://www.franceculture.fr/emissions/radiographies-du-coronavirus/en-attendant-lecole-les-desillusions-du-deconfinement

 

 

 

 

Le rôle essentiel de l'école...
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2 octobre 2019 3 02 /10 /octobre /2019 10:31
Le retour de la grammaire ?

 

J'ai reçu dernièrement dans ma boîte mail une publicité d'un éditeur scolaire : "Travailler la grammaire en toute sérénité... Découvrez nos cahiers de langue française et expression pour s'entraîner et progresser toute l'année..."

On présente alors deux manuels, l'un pour la classe de seconde, l'autre pour le niveau première.

Avec cet argumentaire :

"300 activités pour travailler la langue : vocabulaire, orthographe, synthaxe... (sic)  (le mot syntaxe a été mal orthographié, un comble pour une publicité qui met en avant des exercices orthographiques !)

Pour un usage en classe ou à la maison...

Un outil clé en main pour développer l'autonomie des élèves..."

 

La grammaire remise à l'honneur ? Il serait temps...

Pendant des années, on a négligé cet enseignement dans les écoles et les collèges.

Pendant des années, on a mis au rebut l'orthographe et la grammaire.

Et voilà qu'on veut à nouveau l'enseigner au lycée...

 

En fait, ne serait-il pas plus cohérent de renforcer cette discipline dès l'école primaire et le collège, afin que les élèves puissent arriver au lycée avec des bases solides ?

 

Ainsi, de réforme en réforme scolaire, les enseignants sont pris dans des réseaux de contradictions... C'est absurde ! On a pendant des années négligé la grammaire, on y revient bien tardivement...

 

Il bien évident que la grammaire est fondamentale dans l'apprentissage de la langue... Par quelle lubie pédagogiste a-t-on voulu l'évincer de l'institution scolaire ?

Et voilà qu'on fait marche arrière et que l'on prend conscience de l'utilité de cette discipline.

 

Hélas ! l'éducation connaît cette maladie : la manie de la réformite...

Que d'incohérences ! Que d'aller-retours !

Les enseignants sont considérés comme des girouettes. Et les élèves subissent les conséquences de ces réformes mal pensées. Ils ont des difficultés à rédiger, à construire des phrases correctes, ils ne maîtrisent pas leur propre langue...

 

C'est dès l'école primaire qu'il faut enseigner avec rigueur l'orthographe et la grammaire car c'est par le langage que s'acquiert la réflexion et que se développe la curiosité.

 

 

 

 

Le retour de la grammaire ?
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30 septembre 2019 1 30 /09 /septembre /2019 12:54
Quand la pudeur disparaît...

 

 

Les adolescents sont le reflet de nos sociétés : il faut voir certains élèves se comporter en classe comme s'ils étaient devant leur poste de télévision...

 

Inattentifs, bavards, affalés sur leur bureau, certains toussent, bâillent sans aucune retenue, certains mâchent du chewing-gum, d'autres, des filles, se coiffent et se regardent dans un miroir, d'autres sortent plus ou moins ostensiblement leur portable.

Où est passée la pudeur ? Qu'est devenue la retenue ?

 

Certains élèves refusent de prendre des notes, arrivent systématiquement en retard, se permettent de commenter haut et fort la tenue de l'enseignant ou de l'enseignante...

 

Certains sont incapables de tenir en place pendant une heure de cours : il leur faut bouger, aller aux toilettes ou à l'infirmerie pour le moindre prétexte.

Comme si l'école, l'éducation qui leur sont accessibles et gratuites n'étaient pas une chance pour eux...

 

Trop de permissivité a été accordée aux élèves : il convient que la classe soit "vivante, débridée, active !', tel est le credo des inspecteurs.

Mais, bien sûr, ces inspecteurs ne sont pas tous les jours à la tâche devant les élèves. Ils sont même bien éloignés du terrain et n'en connaissent même plus les réalités.

 

Le cours magistral n'est plus à la mode, les élèves doivent participer... 

Certes, ils doivent être actifs, mais encore faut-il qu'ils écoutent et soient concentrés ! Encore faut-il qu'ils respectent l'enseignant !

 

Désormais, les jeunes croient détenir la science infuse grâce à internet, certains d'entre eux ne se privent pas d'ailleurs de faire des copiés-collés.

S'imaginant détenteurs du savoir, ils pensent qu'il est inutile d'apprendre...

 

De nombreux parents eux-mêmes ne respectent plus l'institution scolaire. Comment leurs enfants pourraient-ils le faire ?

C'est aussi le règne de la permissivité qui s'instaure dans de nombreuses familles. A l'enfant tout est dû, l'enfant-roi a désormais tous les droits.

 

La pudeur n'est plus à la mode... elle est désuète, dévalorisée, honteuse même, les réseaux sociaux cultivent le scandale, l'impudence... dès lors, comment inculquer la pudeur et la retenue à des adolescents ?

 

 

 

 

 

 

Quand la pudeur disparaît...
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2 septembre 2019 1 02 /09 /septembre /2019 12:08
L'art perdu de la description...

 

 

L'attention n'est plus au coeur de l'école : elle se disperse, elle se délite de plus en plus. Les élèves ne savent plus se concentrer, écouter, être attentifs. 

Or, "la formation de la faculté d'attention est le but véritable et presque l'unique intérêt des études..." a fort justement écrit Simone Veil.

 

Quand on n'écoute pas l'autre, quand on ne porte plus attention au monde, on perd le contact, on perd l'essence du monde.

"On ne peut pas conserver la nature, sans l'identifier, sans la décrire... il est inconcevable de pouvoir conserver quelque chose que l'on ne nomme pas, que l'on ne connaît pas..."

 

Et pour décrire, il convient d'être particulièrement attentif...

Dans un monde de l'action, de la performance, la description n'est plus à la mode...

 

Qui connaît les noms des oiseaux, des arbres, des fleurs, des insectes innombrables qui peuplent encore notre terre ? peut-être pour peu de temps encore...

Des mots qui se perdent, du vocabulaire qui disparaît...

 

Pourtant, il fut un temps où des scientifiques, des naturalistes, des écrivains, des poètes s'attachaient à faire des descriptions très fines et très belles des êtres de la nature.

Bernardin de Saint-Pierre, Humboldt, Wallace, Ponge savaient décrire dans le détail l'arbre, la plante, l'oiseau.

La liane, le papillon, le coléoptère, l'oiseau, l'abeille... qui les décrit, dorénavant ?

 

"Le syrphe, la prêle, le chabot nous sont devenus étrangers..." écrit Romain Bertrand, dans son ouvrage intitulé Le détail du Monde...

Il est vrai que pour la plupart, nous vivons dans des villes où la nature s'efface.

 

"Le syrphe" ! Vous connaissez ? "Le chabot" ? Mais qu'est-ce que c'est ?

Voilà des noms étranges dont on a perdu l'usage...

Ces espèces vont peut-être disparaître et nous n'en garderons plus que le nom.

 

Prendre soin du monde, c'est d'abord le connaître et le nommer...

 

Il nous faut réapprendre à porter attention au monde, à écouter le chant des oiseaux, à observer les couleurs des paysages, les formes des arbres, des herbes, des fleurs...

L'apprentissage de l'attention devrait être une priorité dès le plus jeune âge : apprendre à voir, à observer, à écouter.

 

 

 

 

Source : 

 

https://www.franceculture.fr/emissions/repliques/le-chant-du-monde

 

 

L'art perdu de la description...
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3 avril 2019 3 03 /04 /avril /2019 08:40
Un enseignant se suicide... mais où va une société qui méprise ses enseignants ?

 

Jean Willot, professeur de CP s’est suicidé le 15 mars dernier à la suite d’une plainte d’une mère d’élève pour "violences aggravées sur mineur par une personne ayant autorité". L’enseignant, à la carrière irréprochable, a nié jusqu’au bout le moindre geste à l’égard de son élève.

 

Il a pourtant été aussitôt mis en cause et convoqué par l'inspection académique.

Les faits sont terribles et témoignent, une fois de plus, des difficultés croissantes de ce métier : absence de soutien hiérarchique, interventionnisme des parents, mépris à l'égard des enseignants, accusations de toutes sortes.

Les enseignants ne sont pas assez sévères... les parents se plaignent, les enseignants donnent des punitions... les parents récriminent.

 

Que s'est-il passé ?

"Mardi 12 mars, dans la cour de récréation de l’école Flammarion d’Eaubonne (95), Jean Willot, enseignant, 57 ans, s’approche d’un élève de CP qui se trouve sur les marches d’un escalier et lui demande de descendre. L’élève lui répond, refuse. Jean Willot renouvelle sa demande et devant l’opposition de l’élève, le saisit par le bras pour le faire descendre – ou se contente d’une punition verbale, sans aucune violence, comme il le dira à ses proches."

 

De tels faits méritent-ils une plainte des parents d'élèves ?

Mais où va-t-on ?

C'est donc toujours l'enseignant qui est coupable ? Les élèves auraient-ils tous les droits, notamment celui de ne pas obéir ?

Dans une société où l'enfant est roi, les punitions n'ont plus la cote, elles sont souvent remises en question par les parents eux-mêmes, des parents qui renoncent parfois à éduquer leurs enfants.

 

Et que dire de la hiérarchie ? Elle n'hésite pas à mettre en cause les enseignants, dès qu'un problème surgit...

Une classe est indisciplinée, c'est la faute des enseignants, des élèves abandonnent le latin ou le grec, qui est responsable ? Encore et toujours les enseignants...

 

Bientôt, les métiers de l'enseignement ne seront plus gérables : de plus en plus de jeunes se détournent de cette profession si noble qui consiste à transmettre des connaissances, à susciter la réflexion et l'esprit critique.

Mais où va une société qui méprise ses enseignants ?

 

 

 

 

 

Un enseignant se suicide... mais où va une société qui méprise ses enseignants ?
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31 octobre 2018 3 31 /10 /octobre /2018 09:37
Je te note, tu me notes, nous nous notons...

 

 

Alors que les notes ont tendance à disparaître de notre système scolaire où elles ont pourtant leur utilité, elles envahissent notre vie quotidienne... Ainsi, les internautes peuvent noter et mettre des appréciations après chaque achat effectué sur internet...

 

Il est possible de noter un médecin, une personne qui pratique le covoiturage, un restaurant, une boutique, des professeurs, des personnes sur des sites de rencontre...

 

C'est une habitude qui se généralise : sur un site comme Agoravox, les internautes sont invités à noter avec des étoiles les articles publiés et même les commentaires qui figurent sous les articles.

 

Certains passent beaucoup de temps à noter la moindre expérience : un film, un dîner au restaurant, un séjour en vacances, un hôtel...

 

Un signe des temps, tout de même : c'est comme si tout devait être quantifié, mesuré... La grande numérisation du monde a commencé et elle n'est pas près de s'arrêter...

En Chine, les citoyens reçoivent même une note sociale pour évaluer leur personnalité... Une bonne note donnera l'accès à un certain nombre de privilèges, à l'inverse une mauvaise note pourrait pénaliser certains : difficultés pour trouver un logement, interdiction de prendre le train ou l'avion... une façon de contrôler les gens, de surveiller les opposants.

 

Si les chiffres s'imposent partout, il semble que les mots, eux, soient dévalorisés : la poésie n'est plus à la mode, les jeunes lisent de moins en moins, les études littéraires n'attirent que peu d'élèves, alors que les sections scientifiques connaissent un succès grandissant.

Le chiffre est partout, notamment sur internet.

On y collectionne des "amis" sur Facebook, on cumule des "like", on essaie d'attirer le plus grand nombre de lecteurs. Il est même possible, sur certains sites, d'acheter des "followers" : c'est le règne du paraître qui s'impose.

Je te note, tu me notes, nous nous notons... et cette propension à la note se répand sur la toile...

Essayons d'échapper à cette dictature du chiffre... 

Essayons de fuir ces pratiques absurdes, chaque fois que c'est possible.

 

 

 

 

 

Je te note, tu me notes, nous nous notons...
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