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24 mai 2016 2 24 /05 /mai /2016 15:43
Quand les instituteurs ne maîtrisent plus la langue française...

 

 

 

 

De plus en plus, on voit, sur internet, dans des articles de journaux ou dans des commentaires, s'afficher des fautes d'orthographe grossières : confusions entre le participe passé et l'infinitif, erreurs dans les accords, confusions dans le vocabulaire, conjugaisons défectueuses...

 

J'ai même entendu, lors d'une émission littéraire sur France 5, une romancière qui était invitée pour faire la promotion de son livre, prononcer ce barbarisme : "ils croivent"...

La maîtrise de la langue française devient souvent défaillante : les fautes se multiplient, et se propagent dans les médias.

 

Mais quand les instituteurs, eux-mêmes, en charge de l'éducation des enfants commettent de telles bévues, le problème devient critique et on comprend la crise que connaît actuellement l'enseignement.

 

C'est ainsi que dans certaines académies, le niveau des enseignants n'est plus du tout à la hauteur de la fonction : un professeur se doit, pourtant, de maîtriser parfaitement sa langue, pour l'enseigner... et parfois, ce n'est plus du tout le cas...

 

Au fond, comment s'étonner d'une telle situation ? Le ministère de l'Education nationale peine de plus en plus à recruter des professeurs : ce métier de transmisssion fait peur aux jeunes, il n'est plus attractif.

 

Dans l'Académie de Créteil, notamment, on en vient à recruter des enseignants, alors qu'ils ont obtenu des notes inférieures à la moyenne, et le niveau de ces professeurs laisse fortement à désirer.

 

De nombreux témoignages sont accablants : certains instituteurs ne connaissent pas le fonctionnement des phrases interrogatives, notamment l'inversion du sujet, certains mélangent interrogation directe et indirecte, d'autres commettent des erreurs de vocabulaire, et ne maîtrisent pas les règles élémentaires de l'orthographe courante.

 

Cette situation devient préoccupante, d'autant que ces enseignants sont affectés dans des établissements où les élèves, issus de milieux défavorisés, éprouvent eux-mêmes des difficultés de langue.

 

On ne s'étonnera pas, dès lors, des problèmes que rencontrent ces élèves, quand les enseignants sont recrutés au rabais et qu'ils ne sont pas vraiment aptes à enseigner...

 

Ce métier difficile, mal payé, mal considéré n'attire plus les vocations et les meilleurs étudiants se tournent, désormais, vers d'autres professions  plus attractives.

 

On comprend aussi pourquoi notre système éducatif est profondément inégalitaire : dans certaines académies "difficiles", le ministère ne parvient pas à trouver des candidats aux concours et les enseignants admis n'ont pas le niveau requis.

 

Ainsi, notre système éducatif est à bout de souffle, et au lieu de régler ces problèmes de recrutement, en revalorisant ce métier de transmission, nos ministres s'ingénient à faire des réformes qui déstabilisent les enseignants : rythmes scolaires, refondation du collège, amoindrissement du latin et du grec, disciplines, pourtant, fondamentales pour l'enseignement de notre langue.

 

 

 

http://www.marianne.net/seine-saint-denis-instituteurs-qui-ne-savent-pas-ecrire-francais-100243093.html

 

 

 

Quand les instituteurs ne maîtrisent plus la langue française...
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23 mai 2016 1 23 /05 /mai /2016 12:51
Ken Loach : punir les pauvres, quelle indignité !

 

 

 

Le Festival de Cannes, ses paillettes, son luxe éhonté me hérissent souvent, mais cette nouvelle Palme d'or qui récompense le cinéma engagé de Ken Loach me réconcilie quelque peu avec cette fête du cinéma qui nous montre toute l'importance des messages délivrés, parfois, par le septième art.

 

Ken Loach vit dans un pays où sévit l'ultra-libéralisme : la Grande Bretagne, et il fustige ce système injuste qui punit les pauvres, les rejette, dès lors qu'ils ont à affronter des problèmes de santé...

 

"Moi, Daniel Blake" évoque le parcours d'un menuisier de 59 ans, qui, après des problèmes cardiaques, doit faire appel à l'aide sociale, puisque son médecin lui interdit de reprendre son activité...

 

Un véritable parcours du combattant au cours duquel ce modeste artisan, Daniel Blake doit affronter les incohérences du système administratif de son pays.

 

La Grande Bretagne, on le sait, c'est le pays des petits boulots mal rémunérés, le pays où les salariés sont souvent contraints de cumuler deux ou trois emplois pour survivre, le pays où le prix des loyers explose.

 

Et certains auraient tendance à faire l'éloge de ce système ultra-libéral, dans lequel le chômage serait en voie d'extinction...

Mais à quel prix ?

 

En sacrifiant des millions de travailleurs, en sacrifiant des pauvres, en enrichissant les plus riches... le système ultra-libéral qui nous gouverne nous conduit au pire.

Le message de Ken Loach devrait être un avertissement pour ces puissants qui dirigent le monde, qui ne voient même plus les souffrances des peuples, qui les ignorent.

 

Ken Loach met bien en évidence les aberrations d'une telle politique, il déclare notamment :

"En Grande Bretagne, l'état fait pression pour que les gens trouvent du travail, et s'ils n'ont pas de travail, c'est leur faute. Les personnes malades sont les plus vulnérables... La manière dont l'état fonctionne qui consiste à punir les pauvres est une histoire spécifique à la Grande Bretagne, mais elle existe, aussi, dans le reste de l'Europe."

 

"Avec le désespoir, c'est l'extrême droite qui en profite, il faut rapporter l'espoir, dire qu'un autre monde est possible".  Tel est le message engagé qu'a délivré, aussi, Ken Loach, lors de la remise de la palme d'or à Cannes.

Un message fort, empli de conviction, un message essentiel, une mise en garde que beaucoup devraient méditer.

 

Et, hélas, l'actualité récente lui donne raison : on assiste partout à une montée dangereuse des populismes en Europe, aux Etats-Unis.

 

En Autriche, c'est l'extrême-droite qui bat des records pour les élections présidentielles, aux Etats Unis, c'est Donald Trump qui donne au monde entier des sueurs froides, avec des déclarations débridées et dangereuses.

 

Certains dénoncent, déjà, cette palme d'or, criant à l'hypocrisie, à la bonne conscience : des gens fortunés applaudissent Ken Loach, mais ils sont bien éloignés du monde des chômeurs, des salariés et de leurs difficultés.

 

C'est vrai, mais Ken Loach emporte la conviction, par sa simplicité, la sincérité de son film et le message qu'il délivre...

 

 

 

 

 

 

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22 mai 2016 7 22 /05 /mai /2016 10:52
Au rythme de la couvaison...

 

 



Le nid en corbeille recèle maintenant deux oeufs, deux trésors, sur lesquels veille jalousement et patiemment le couple d'oiseaux...

Les cygnes, aux aguets, surveillent la moindre présence, le moindre mouvement, près du nid. Un pigeon qui s'approche est rapidement écarté par un geste vif et acéré du bec...

Les deux cygnes consolident, sans arrêt, la jolie corbeille, en ramenant sur les bords des brins de paille et de roseaux.

On perçoit une inquiétude, une envie de protéger la vie même, un bonheur à venir, une espérance nouvelle.

Les cygnes en oublient leur majesté et leur prestance... seules importent les deux offrandes posées délicatement sur le nid.

Seule importe la couvaison, seul importe le confort du nid....

Les oiseaux manifestent tant de grandeur, de constance, d'efforts dans l'accomplissement de leur tâche !


Les cygnes étendent un long col pour recueillir des brindilles, dont ils garnissent, sans cesse, le nid....

Derrière les roseaux, à l'abri des regards, les cygnes veillent sur la couvée, et nous offrent un spectacle plein d'harmonie...

Les cygnes, près du nid, replient quelques branches de verdures sur leur plumage étincelant de lys, ils se cachent derrière ce léger rideau de feuillages....






 

Photo et vidéos : rosemar

On voit les oeufs dans le nid : quel soin attentif pour les protéger !

La couvaison

Un moment de détente pour le mâle...

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21 mai 2016 6 21 /05 /mai /2016 10:48
Le micocoulier nous ouvre les portes du soleil...

 



Pour le plaisir des mots : le micocoulier !

 

Le mot "micocoulier" évoque immanquablement la Provence, le Sud, avec ses sonorités redondantes, ses voyelles ouvertes et bienveillantes : un mot qui retentit d'échos sonores, un mot qui chante et qui rayonne de lumières...


Labiale "m" à l'initiale, gutturale "c" réitérée, ce nom d'arbre fait rêver à des paysages du sud, à des collines odorantes, des parfums embaumés de thym, de romarin.

Voilà un mot qui rebondit joyeusement, qui étonne par son ampleur, à la fois majestueuse et emplie de simplicité et de bonhomie...

Des feuilles légères, souples, une frondaison ondoyante, une élégance apaisante, le micocoulier se dresse majestueux et imposant.

On aime écouter ce mot qui nous fait entendre le mistral, qui nous murmure la langue du sud, ses rodomontades, ses éclats.

On entend chanter"la farigoule, le fenouil, la tramontane", on voit des "restanques" sous le soleil du midi.

Le micocoulier nous ouvre les portes du soleil, de la lumière, d'une douceur chaleureuse.

Le micocoulier rayonne de ses rondeurs de voyelles "o".

D'ailleurs, l'arbre dessine des frondaisons arrondies, apaisantes.

Avec le micocoulier, toute la Provence surgit : des collines blanches, embrasées de soleil, des paysages familiers, la garrigue, des senteurs de thym, de lavandes...

Des pins, des cèdres, des cyprès, des tilleuls, des arbres solaires, comme le micocoulier...


J'aime ce mot du sud qui restitue un accent, des odeurs, des paysages, des fleurs.

Coquelicots, genêts, mimosas, cytises, éclats de rouges et de xanthes...

Un mot qui fait naître tant d'images, tant de tendresse, tant de souvenirs.

La langue du sud pittoresque, chantante, redondante, des mots du sud aux sonorités évocatrices.

Des mots qui font danser le vent et les arbres, des mots qui éblouissent, des calanques dorées de lumières...

Des ravines qui descendent vers la mer, des cascades de blancs, des pinèdes d'un vert léger...

Le micocoulier, au feuillage volatile et aérien, semble s'évaporer dans le bleu du ciel et dans l'air du midi.

Le micocoulier rayonne de ses feuillages d'un vert tendre et doux.






http://www.lesarbres.fr/micocoulier.html

 

http://rosemar.over-blog.com/article-un-mot-qui-chante-la-farigoule-123681184.html

 

Photo : rosemar

Le micocoulier nous ouvre les portes du soleil...
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19 mai 2016 4 19 /05 /mai /2016 13:23
Enseignement : la mémoire perdue...

 

 



L'enseignement n'a plus de mémoire, depuis des années, la mémoire a été sacrifiée : autrefois, les élèves devaient apprendre des règles de grammaire et d'orthographe, les mémoriser... Ces apprentissages fondamentaux ont été négligés au profit d'une pédagogie de la découverte.

Désormais, c'est à l'occasion de textes, que s'organisent les leçons de grammaire, si bien qu'elles ne sont pas vraiment structurées, ni mémorisées.

Il faudrait, pourtant, réhabiliter la mémoire qui est essentielle : il faudrait que chaque élève ait l'occasion de former et de développer sa mémoire, par un apprentissage permanent.

L'ordinateur permet de vérifier et de retrouver toutes sortes d'informations et c'est un outil précieux, mais il ne doit pas se substituer à la formation de la mémoire.

Pour apprendre, pour maîtriser des savoirs, il faut passer par une indispensable mémorisation.

Il ne s'agit pas, bien sûr, d'apprendre par coeur : l'élève doit comprendre ce qu'il apprend, c'est pourquoi, il est important d'expliquer les règles de grammaire, de donner plusieurs exemples qui vont faciliter l'apprentissage.

Il est important de maîtriser les différents groupes de conjugaison, de revoir régulièrement les temps, les modes, les voix : certains élèves arrivent au lycée et ne maîtrisent pas du tout le passé simple, temps du récit, par excellence...

Certains ignorent des différences fondamentales entre voix passive et voix active.

L'exercice de la récitation, s'il est bien mené, permet, aussi, d'emmagasiner dans la mémoire nombre de textes poétiques, qui resteront comme autant de références.

Ces textes doivent être analysés, avant d'être retenus par les élèves.

Nous avons tous appris, enfants, des fables de La Fontaine, des poèmes de Victor Hugo que nous gardons en mémoire...

Nous avons acquis, ainsi, des bases de vocabulaire, des schémas de phrases, une façon de raconter des histoires.

Au lycée, cet exercice de la récitation n'a plus la faveur des autorités et des inspecteurs : il serait utile, sans doute, de le réhabiliter à partir de textes de nos grands auteurs.

Que serions-nous, sans la mémoire ? Celle-ci nous permet de nous exprimer avec facilité, grâce à une multitude de mots que nous connaissons, grâce à des acquis de toutes sortes, des idées que nous pouvons associer...

Mémoriser des mots, des textes, des exemples permet d'avoir une certaine aisance, de réfléchir mieux, de progresser.

La mémoire se forme et se forge, dès le plus jeune âge, c'est un apprentissage permanent, il faut cultiver cette faculté essentielle, ne pas la négliger sous prétexte que les ordinateurs peuvent nous servir de mémoires.

Oui, il est important de réhabiliter la mémoire qui exige des efforts, qui demande d'être, sans cesse, réactivée et sollicitée.


 

 

 

 

 

 

Enseignement : la mémoire perdue...
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18 mai 2016 3 18 /05 /mai /2016 15:31
Le pape et le voile...

 

 



Le pape François, dans une interview accordée au journal La Croix,  ce mardi 17 mai, a notamment déclaré : "La petite critique que j’adresserais à la France est d’exagérer la laïcité". Et il ajoute : "Si une femme musulmane veut porter le voile, elle doit pouvoir le faire" . 


Tout d'abord, il convient de rappeler que le voile n'est nullement interdit en France dans l'espace public.

Il convient aussi de préciser que le voile n'est qu'un signe religieux et qu'il n'accorde aucune transcendance à celle qui le porte : on peut être chrétien, sans arborer une croix, comme on peut être musulmane, sans se couvrir d'un foulard ou d'un voile.

D'ailleurs, le voile est-il vraiment un libre choix pour nombre de musulmanes ?

On peut se poser la question... Le poids des traditions, les diktats des hommes exercent une influence considérable dans ce "choix".

Dès lors, on peut rétorquer au pape François que si une femme mumsulmane ne veut pas porter le voile, elle doit pouvoir le faire, aussi.

Mais il faut craindre qu'un tel choix ne soit pas vraiment possible pour nombre de femmes.

Ainsi, à vouloir défendre tous les signes religieux, le pape se fourvoie et oublie le sort qui peut être réservé aux femmes auxquelles on impose le voile.

Certes, le pape a raison de souligner les racines multiples de l'Europe, et d'affirmer que "la coexistence entre chrétiens et musulmans est possible."

Mais quand il dit :"La France devrait faire un pas en avant à ce sujet pour accepter que l’ouverture à la transcendance soit un droit pour tous", il semble oublier que ce droit à la transcendance existe bel et bien dans notre pays.

Et la transcendance ne passe pas par des signes religieux, elle est affaire de conscience, d'intime conviction et elle peut se passer de tout ce fatras d'objets ou de symboles ostentatoires.

En se faisant le chantre de ces traditions anciennes et d'un autre âge, le pape ne défend pas la cause des femmes.

L'indépendance, la liberté, la dignité des femmes doivent être respectées, et le voile n'est, en aucun cas, le garant d'une liberté, bien au contraire : seule la femme doit le porter, l'homme, lui, en est dispensé.


Seule la femme doit se plier à ce diktat religieux. Pourquoi ?

Est-elle impure, doit-elle se cacher pour s'effacer et disparaître de l'espace public ?

Doit-elle marcher derrière l'homme, comme une ombre ?


Quand un signe religieux est discriminant, il faut s'en inquiéter, sans doute...

Le voile, qui avait tendance à régresser il y a quelques années, se voit de plus en plus dans notre espace public.

On ne peut que le regretter...


 


 


 

Le pape et le voile...
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17 mai 2016 2 17 /05 /mai /2016 12:40
Une étonnante fête villageoise à Gallician...

 

 

 

Gallician ! Doux nom du midi ! Le nom de ce village résonne d'accents du sud... Situé dans la petite Camargue, près du canal du Rhône à Sète, Gallician s'entoure de monts vallonnés, de champs de vignes, de paysages variés...

 

Juste avant de parvenir au village, dès qu'arrive le printemps, on peut admirer des prairies envahies de coquelicots : des étendues éblouissantes de pourpre s'offrent au regard, les coquelicots envahissent les champs, à perte de vue...

 

En ce milieu du mois de mai, Gallician était en fête, pour un week end... une fête villageoise, aux airs d'autrefois...

 

Un pique-nique était organisé au centre du village...

Peut-on concevoir une fête sans musique et sans chansons ?

An cours du repas, les "gouailleuses" ont fait  revivre des airs connus de tous, au son d'un accordéon et d'un orgue de barbarie... un spectacle haut en couleurs, tant les robes de ces chanteuses étaient bariolées...

"L'homme à la moto, La vie en rose, La java bleue, La complainte de la butte, La javanaise"... tout un répertoire familier...

Les "déboutonneuses" ont, ainsi, permis d'animer un repas en plein air, sous les platanes du village...

 

Un magicien se livra, alors, à quelques tours facétieux auprès des convives : escamotages divers, jeux de cartes, objets qui se volatilisent soudainement.

La journée se poursuivit avec des danses improvisées japonaises.

Dès lors, ce fut l'entrée dans un autre univers mystique et mystérieux...

Les mouvements des deux danseuses s'organisaient autour de figurines de terre, posées à même le sol, décorées par certains participants de la fête, des "yokaï"...

 

Tantôt lents et mesurés, tantôt exaltés, les gestes mimaient la vie, la douleur, les souffrances, la joie des découvertes, le bonheur, la naissance, la mort.

 

Un spectacle fascinant, par son exotisme et son étrangeté... Une chorégraphie troublante dans le retournement des corps qui s'agitent, parfois, en mouvements heurtés et saccadés.

 

Les costumes chatoyants, aux tonalités éclatantes nous faisaient accéder à un autre univers et une autre dimension.

 

La musique vibrait autour du spectacle, restituant une lancinante et bouleversante mélodie...

Un enfant, tout près des danseuses, se mit à crier sa peur : on percevait une tension, une angoisse dans cette représentation de la vie...

 

La journée fut, aussi, l'occasion d'apprécier un spectacle de marionnettes, autour d'une histoire vraie, celle de l'enfant sauvage, Victor : entre la tendresse d'une gouvernante, Madame Guérin et les exigences d'un scientifique, le docteur Itard, l'enfant essaie de trouver un chemin vers l'humanité.

 

Le spectacle mettait en évidence le rôle essentiel des apprentissages dans la vie humaine, ainsi que l'importance de l'affectivité.

 

Et cette fois, les rires des enfants fusaient, devant les facéties du jeune Victor qui, parfois, préférait se réfugier dans les arbres plutôt que d'étudier.

Plus tard,un bal musette réunissait tous les participants autour de rondes et de danses pour les enfants.

Enfin, un concert clôturait la fête, avec des musiques plus modernes qui permettaient à chacun de se défouler.

 

Un bel éclectisme pour cette fête de village ! Une ambiance conviviale empreinte de simplicité, une occasion, aussi, de voyager dans des univers différents, une ouverture sur le monde, une envie de se souvenir, mais aussi un bonheur de découvrir des horizons nouveaux...

 

 

 

 

 

Photos et dernière vidéo : rosemar

 

 

Une étonnante fête villageoise à Gallician...
Une étonnante fête villageoise à Gallician...
Une étonnante fête villageoise à Gallician...
Une étonnante fête villageoise à Gallician...
Une étonnante fête villageoise à Gallician...
Une étonnante fête villageoise à Gallician...
Une étonnante fête villageoise à Gallician...

Vidéo de danses japonaises, prise à Gallician... une musique envoûtante...

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15 mai 2016 7 15 /05 /mai /2016 08:38
Un nid de cygne...

 

 

 

Sur les berges, à l'abri des roseaux, deux cygnes s'activent patiemment pour construire leur nid : travail laborieux, lent, méticuleux...

Les deux cygnes nous offrent une scène pleine d'une intense sérénité.

J'observe ce tableau qui semble venu d'un autre monde.

Un spectacle si doux, si précieux, un moment d'une rare délicatesse...

Tout autour,  des roseaux, des iris, des bambous, des verdures ondoyantes...

 

Je goûte à cette lumière diffuse qui traverse les feuillages, qui se pose sur les oiseaux avec délicatesse.

Je savoure ces légers bruissements d'eau tout proches, ces frémissements de feuilles.

 

On les voit couper des roseaux sur les bords, puis les disposer avec soin, autour du nid.

 

La scène retient tous mes regards et toute mon attention : les cygnes majestueux semblent se partager la tâche... l'un coupe des brindilles, l'autre les assemble auprès du nid.

 

Un spectacle empreint de tendresse, de beauté : des gestes  pleins de sûreté, de savoir-faire, de sérénité et d'harmonie...

 

Les silhouettes blanches se détachent avec candeur, à l'abri des roseaux.

 

Les becs effilés attrapent les feuilles, puis les disposent en ordre pour former une corbeille accueillante et chaleureuse.

Des gestes immuables, calculés, précis....

 

Un spectacle que nous offre la nature, un spectacle à savourer dans toute son intensité et sa vérité...

 

Aucun bruit, tout autour : les spectateurs admirent silencieusement cette scène unique.

 

Une scène vraie, authentique, un bonheur de s'activer patiemment dans l'accomplissement de sa tâche...

 

Quelle belle leçon de sérénité, de plaisir tranquille, de persévérance !

 

La corbeille du nid enveloppe, désormais, l'oiseau de ses embruns pleins de douceurs...

 

La corbeille recèle toute la tendresse et l'harmonie du monde...

 

 

 

 

 

 

 

Photos : rosemar

Un nid de cygne...
Un nid de cygne...
Un nid de cygne...
Un nid de cygne...
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14 mai 2016 6 14 /05 /mai /2016 12:51
Pour fleur bleue...



 

 

Tout le monde connaît cette expression associée à un amour naïf et rêveur : "fleur bleue".

Charles Trénet en a fait une chanson où il énumère toutes sortes de bonheurs liés à l'amour, une chanson pétillante où le poète égrène des images et des sensations empreintes de charmes.

 

Sensation olfactive, d'abord avec "un doux parfum qu'on respire", puis sensation visuelle, grâce à "un regard qui vous attire"... à "deux grands yeux qui s'abandonnent", et enfin, une sensation auditive, dans l'évocation d'une "chanson qu'on fredonne..."

Le poète imagine un personnage de jeune fille qu'il appelle "fleur bleue", symbole de beauté, de séduction.


Le regard est souligné par deux fois, comme c'est souvent le cas, lors d'une rencontre amoureuse, et les "mots difficiles à dire" suggèrent une déclaration d'amour qui tarde à venir...


L'expression "fleur bleue" qui ponctue le texte renvoie aussi à un romantisme exacerbé et remplit de joie le poète : elle restitue une légèreté, une insouciance, un bonheur qui revient sans cesse...

Dès lors, on peut envoyer à "la belle" des messages d'amour sous la forme de "pneumatiques".

Le pronom indéfini "on" marque une généralisation, et comme une extension du sentiment amoureux.

Et forcément, le monde se transforme, grâce à l'amour : "les dimanches deviennent poétiques",  le poète met du "cosmétique" dans les cheveux, pour séduire la demoiselle.

Les serments d'amour rendent heureux...  sauf que , soudain,"fleur bleue" succombe aux charmes d'un autre personnage, "un dragon à moustache".

On assiste, ainsi, à un brusque renversement de situation exprimé dans un style amusant et familier, grâce au verbe "plaquer", à l'expression "c'est vache !", et au juron "morbleu !"

Le désespoir éclate, alors, dans des larmes renouvelées, ce que suggère bien la répétition du mot :

"Larmes aux yeux,
Larmes aux yeux,
Larmes aux yeux."


Solitude, désarroi sont évoqués, mais soudain, à nouveau, un coup de théâtre semble se produire : on croit voir réapparaître "Fleur bleue".

Mais, fausse joie ! Non, ce n'est pas elle, mais "une assez grosse dame". On passe de manière comique et caricaturale du rire au drame...

Les saisons se déroulent, alors, dans la monotonie, "sans fleur bleue", et la chanson, elle-même, devient "ennuyeuse".

Mais, tout cela ne prête pas à conséquence quand on est "fleur bleue" : le poète qui parle, enfin, à la première personne, affirme avoir toute une liste de "fleurs bleues".

Il fait l'éloge de ces "amourettes passagères" et "légères", ces "fleurs bleues".

Tout au long de cette chanson, Charles Trénet nous montre toute sa virtuosité et s'amuse de cette expression "fleur bleue", qu'il fait vivre et virevolter, avec légèreté.

Le texte parodique énumère tous les lieux communs associés au sentiment amoureux : sensations agréables, exaltation, coeur qui bat, désarroi, tristesse, émotions...


Le poète nous emporte dans un récit plein de rebondissements et d'inventivité, dans un tourbillon étourdissant de gaieté et de joies...

La mélodie dansante et sautillante nous entraîne, avec elle, dans un monde de plaisirs et de bonheurs simples...


 

 

 

Les paroles :

 

http://www.charles-trenet.net/chansons/fleurbleue.html

 

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Fleur_bleue_(chanson)




 

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13 mai 2016 5 13 /05 /mai /2016 12:42
Une histoire de talons hauts...

 

 

 

On est, pour le moins, étonné par cette histoire qui se déroule à notre époque, chez nos voisins britanniques : il est vrai que l'ultra-libéralisme d'outre-manche entraîne bien des excès...

Nicola Thorpe réceptionniste de Londres, âgée de 27 ans, a été licenciée, pour un motif qui paraît bien futile : elle refusait de porter des talons hauts de cinq à dix centimètres, conformément au règlement interne de sa société, le cabinet d'audit PwC.
 
C'est pourtant une réalité : porter des talons hauts constitue une véritable torture infligée aux femmes.

Cette torture est, dans certains cas, volontaire et nombre de femmes l'acceptent.

Mais, dans le cas présent, il s'agit d'une torture imposée, et d'un cas de discrimination avérée et caractérisée.
 
Les talons affinent la silhouette, mais à quel prix ? La démarche en devient tortueuse, empêchée, périlleuse, parfois.
 
Quelle est cette mode féminine qui s'affiche dans les magazines, dans les médias ?
Combien de journalistes, de présentatrices de télévision portent, désormais, ces talons d'une taille démesurée !


Mais est-ce que les hommes portent des talons ?

Est-ce qu'on leur impose ce carcan ?
 
Souvent, on voit dans les rues des femmes perchées sur ces plateformes, en déséquilibre permanent, elles s'infligent une véritable torture...
Au nom de quoi ? 
C'est bien la dictature du paraître qui s'impose !
 
Et nombre de femmes s'y soumettent, alors qu'elles pourraient porter des chaussures plus confortables.
 
Mais quand ce diktat aboutit à un licenciement, on est sidéré et on ne peut que constater, une fois de plus, le sexisme qui règne dans nos sociétés.
 
La femme obligée de se soumettre à une mode du paraître, contrainte de se plier à des diktats vestimentaires hors normes, la femme objet de désir et de séduction...

 

On est bien face à un cas de discrimination sexiste : imposer des talons hauts dans le cadre du travail, c'est une façon de transformer la femme en objet, destiné à plaire, à séduire, à paraître...
 

Pourtant, il suffit de voir ces talons cambrés à l'extrême pour prendre conscience de la douleur que peuvent générer de telles chaussures.

 

Décidément, le sexisme s'immisce partout : dans le monde du travail, dans la vie quotidienne, en politique.

 

Et les femmes doivent encore batailler pour obtenir des droits essentiels, pour combler des inégalités qui existent dans bien des domaines : salaires, précarité, pauvreté, monoparentalité...

 

Il est temps de refuser ces diktats d'une mode inconfortable, voire dangereuse, une mode dont l'esthétique est contestable.

Les femmes ont le droit de vivre, au travail et ailleurs, dans des tenues qui leur assurent bien-être et sécurité.


 
 



 

http://www.ouest-france.fr/societe/etude-un-chercheur-breton-demontre-le-pouvoir-des-talons-hauts-3007765

 

 

http://www.lepoint.fr/europe/sexisme-crise-de-nerfs-autour-des-talons-hauts-en-angleterre-12-05-2016-2038890_2626.php

 

http://lexpansion.lexpress.fr/actualite-economique/les-femmes-ne-sont-pas-egales-aux-hommes-la-preuve-en-10-chiffres_1447049.html

 

http://www.20minutes.fr/insolite/1487907-20141125-talons-hauts-rendraient-hommes-serviables

 

 

 

 

 

Une histoire de talons hauts...
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Présentation

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