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18 septembre 2020 5 18 /09 /septembre /2020 11:08
La chacarera... vous connaissez ?

 

La chacarera : quel nom rempli d'exotisme ! Un mot qui nous transporte en Amérique du sud...

Un mot qui chante avec cette voyelle "a" réitérée, un mot mystérieux aux sonorités éclatantes...

 

La chacarera... vous connaissez ?

La chacarera est une danse traditionnelle originaire du nord de l'Argentine : on la danse en couple ou en groupe...

 

Lors du Festival du tango argentin, les Nîmoises et les Nîmois ont pu apprendre les rudiments de cette danse...

 

La leçon commence par une magnifique démonstration : un couple de danseurs virevolte sur le parvis de la Maison Carrée...

Quel charme ! quelle élégance !

Les spectateurs subjugués admirent le spectacle... et ne perdent pas une miette de ces pas de danse.

La chacarera rend heureux : il suffit de regarder les danseurs, leurs sourires, leurs gestes harmonieux.

 

La Chacarera est un rythme et une danse folklorique originaire du nord de l’Argentine, caractéristique de la province de Santiago del Estero. Son nom vient de "la chacra", qui désigne la ferme, car elle était au départ pratiquée dans les champs. Elle utilise comme instruments le violon, la guitare et le bombo. 

Le bombo est un instrument traditionnel du folklore, sorte de gros tambour fait de bois et recouvert de cuir.

Ainsi, la Chacarera est une danse populaire sur des rythmes joyeux...

 

Cette danse folklorique argentine se rapproche beaucoup des déplacements, placements du corps et de l'esprit de Sévillanes, tandis que le jeu de jupes et les frappes de pieds rappellent le travail de la danse tsigane. 

On perçoit tout le plaisir du mouvement dansé, l'expressivité et la musicalité du corps...

Cette danse est aussi une merveilleuse invitation au voyage...

 

 

 

 

 

 

 

Photo et vidéos : rosemar

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16 septembre 2020 3 16 /09 /septembre /2020 08:23
Difficile de porter un masque : la preuve par Emmanuel Macron...

 

Une démonstration très efficace pour mettre en évidence les contraintes et les difficultés inhérentes au port du masque : on la doit à Emmanuel Macron, en personne !

 

Lors d'un déplacement dans un lycée professionnel mardi, Emmanuel Macron s'est étouffé à cause de son masque, un modèle distribué au sein de l'Education nationale.

Alors qu'il prononçait un discours devant les lycéens, le président a été pris d'une quinte de toux...

Devant une toux persistante, il a touché son masque d'un geste de la main, il a réclamé un verre d'eau,  il a enlevé son masque, il a même toussé dans son poing.

 

Oubliés les gestes barrières !

Emmanuel Macron a alors réclamé un autre masque plus léger...

 

Les enseignants n'ont pas manqué de commenter cette séquence....

Preuve est faite par Emmanuel Macron en personne que le masque constitue une entrave lorsqu'on doit parler longtemps devant un auditoire.

Preuve est faite aussi que l'on a tôt fait d'oublier les gestes barrières !

 

Pourtant, Emmanuel Macron se trouvait sous le feu des caméras : une occasion de donner l'exemple, de respecter les consignes données.

D'autant que ces consignes émanent du gouvernement lui-même.

Vous connaissez ?

Lavez-vous régulièrement les mains... Toussez ou éternuez dans votre coude ou dans un mouchoir... Utilisez un mouchoir à usage unique et jetez-le !

Ces messages sont serinés à longueur de journée par les médias...

 

Mais où est le mouchoir ? Que devient le geste barrière qui consiste à tousser dans son coude ?

 

En fait, on le sait hélas depuis longtemps : les politiques s'abstraient souvent des règlements, ils se pensent parfois au dessus des lois.

Ils sont, la plupart du temps, intouchables : tout leur est permis ou presque.

 

Au fait, que devient Jérôme Cahuzac ?

Encore un homme politique qui n'a pas donné l'exemple !

Depuis sa condamnation pour fraude fiscale et blanchiment de fraude fiscale, Jérôme Cahuzac se fait très discret. Il vit aujourd'hui en Corse et est dans l'obligation de porter un bracelet électronique.

Non, il n'a pas été incarcéré : bien sûr, il est surveillé mais il a évité la prison...

Il coule des jours heureux en Corse...

 

 

 

 

 

 

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14 septembre 2020 1 14 /09 /septembre /2020 11:09
Enseigner avec un masque : quelle galère !

 

 

"C'est extrêmement compliqué..." "C'est très difficile."

 

"C'est terrible... moi, mardi, j'avais 8 heures de cours, je suis rentrée, j'étais épuisée... On tire sur la voix, c'est vraiment très fatigant..."

 

"Voyez, là, je commence à m'essouffler, c'est difficile de tenir une journée complète avec un masque, je pense qu'on va être un certain nombre à être vite aphone..." "et puis, c'est très dur pour les élèves aussi, il faut dire ce qui est."

 

"Les élèves ont beaucoup de difficultés en collège à avoir le masque comme ça toute la journée..."

Ce que confirme une surveillante de collège épuisée après une semaine de travail : "Rappels incessants aux élèves, sollicitations énormes des profs, des élèves, des parents... la pause méridienne est une vraie jungle : 800 élèves qui courent, qui se collent, qui jouent avec les masques, qui les cassent..."

 

"Moi, je suis prof principale de sixième, je ne les connais pas, ils ne me connaissent pas et le contact a vraiment du mal à se faire. Je leur ai demandé d'envoyer des petites photos, on va faire un photo montage, c'est la seule solution que j'ai trouvée..."

 

Les témoignages de profs s'accumulent pour dénoncer toutes les difficultés d'enseigner sous un masque.

Eh oui, l'enseignement passe par la voix : elle est essentielle, pour la transmission et les échanges avec les élèves.

 Parler pendant 6 ou 7 heures à voix haute demande des efforts et une énergie incroyables… surtout pour une femme dont la voix est souvent plus ténue que celle d’un homme.

Devant une classe de 36 élèves, il faut se faire entendre et la voix ne doit pas faiblir ou dérailler, un seul instant.

L’enseignante ou l’enseignant sont amenés à forcer sur leur voix, à la malmener, parfois.

Alors, avec un bâillon sur la bouche, on peut imaginer le calvaire...

Combien de fois ai-je eu, pour ma part, une extinction de voix… après une journée de travail !

Et je ne portais pas de masque !

 
On oublie trop souvent que le métier d’enseignant est un métier physique et on ne perçoit que la fatigue intellectuelle. Mais ces aspects se combinent : un professeur dépense beaucoup d’énergie face à ses élèves : énergie intellectuelle, morale, physique.
 
La voix est bien essentielle dans ce métier de transmission et d'échanges...

La voix est un souci permanent pour les enseignants... véritable outil de travail, elle est, sans cesse, sollicitée...

Voici ce qu'en pense le philosophe André Comte-Sponville : "J'ai été prof pendant 24 ans, l'idée de faire cours masqué devant 30 gamins masqués, mais c'est l'horreur ! Il y aura une déperdition d'efficacité, de communication, de compréhension, d'échanges, effrayante sans parler des problèmes de discipline... ça ne peut pas durer."
 

 

 

 

https://www.franceculture.fr/emissions/linvitee-des-matins/la-vie-masquee-de-la-distanciation-sociale-au-destin-commun

 

 

 

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13 septembre 2020 7 13 /09 /septembre /2020 13:40
Les pins du midi...

 

 

Sur l'azur, des teintes nuancées de verts, des blondeurs, des lumières se dessinent sur les pins du midi...

 

 

Les arbres rayonnent : leurs silhouettes élégantes se découpent sur un ciel bleu lavande.

 

 

 

Des bouquets de verdures sur l'horizon...

 

 

 

Des embruns, des camaïeux de verts, des brouées aériennes qui apaisent le regard...

 

 

 

Le regard s'élève, s'envole : on écoute alors la douce mélodie des pins... 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photos : rosemar

Les pins du midi...
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11 septembre 2020 5 11 /09 /septembre /2020 10:26
Les masques au supermarché...

 

Il fut un temps où je cherchais désespérément un masque et je n'en trouvais nulle part : ni en pharmacie, ni au supermarché.

 

Et maintenant, voici que les masques sont partout : ils s'affichent même en tête de gondole le long de la file d'attente du supermarché.

 

Ils ont même remplacé une partie des friandises qui s'offraient au regard des gamins dans la file d'attente : masques en tissus, de toutes sortes de couleurs, masques chinois jetables à des prix intéressants... 2, 80 les dix masques !

Et les gens dans la file d'attente regardent avec curiosité ces masques, ils s'attardent, ils farfouillent, cherchent...

 

Le masque devient tendance : comment y échapper ? Il est obligatoire dans les magasins, dans les lieux clos, et parfois aussi à l'extérieur, dans les grandes villes.

On en voit parfois de très élégants assortis à la tenue vestimentaire... dans ce cas, le masque devient accessoire de mode.

 

Au supermarché, on peut ainsi observer comment les gens portent masques : assez souvent, sous le nez, parfois sur le menton... Ainsi, beaucoup font semblant de porter masques...

Dans les rues, on peut observer le même phénomène...

Comment s'en étonner ?

 

Alors que le masque n'est pas obligatoire sur les terrasses bondées des cafés et des restaurants, il devient obligatoire dans les rues passantes.

N'est-on pas là en pleine incohérence ? On a du mal à saisir la différence.

 

Bien sûr, il s'agit de satisfaire les tenanciers de bars et de restaurants qui ont éprouvé de grosses difficultés financières à la suite du confinement...

Mais comment s'étonner de la propagation du virus quand  les masques ne sont pas exigés sur des terrasses bondées ?

Le virus se propage-t-il facilement à l'extérieur ? Oui, probablement, si les contacts sont rapprochés...

 

Depuis le début de la pandémie, le masque est sujet de controverses...

Où est la vérité ? Le masque protège-t-il du virus ou est-ce un cache-misère ?

Dans le doute, mieux vaut porter tout de même un masque... c'est un moindre mal, si on le compare au confinement.

 

 

 

 

 

 

 

Les masques au supermarché...
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9 septembre 2020 3 09 /09 /septembre /2020 08:41
Et si on lisait à voix haute...

 

Voilà une belle initiative que l'on doit à France 5 et à l'animateur de la Grande Librairie, François Busnel...

 

Il s'agissait de lancer un concours de lecture à voix haute auprès des lycéens et des collégiens de France. On a pu assister à la finale de ce concours le mercredi 26 août 2020.

Douze lecteurs avaient été sélectionnés parmi 140 000 collégiens et lycéens.

 

Ce fut un régal d'écouter ces adolescentes et ces adolescents férus et passionnés de lecture.

 

Ils avaient eux-mêmes choisi les textes qu'ils devaient présenter devant un jury de spécialistes, des écrivains et des comédiens : Isabelle Carré, Eric-Emmanuel Schmitt, Cécile Coulon et Alain Mabanckou.

 

Des choix éclectiques ont été faits : Victor Hugo, Jean-Pierre Siméon, Louis-Ferdinand Céline, Boris Vian, Marcel Pagnol, Gaël Faye, Jean-Claude Grumberg etc.

 

J'a particulièrement apprécié la lecture d'un extrait des Misérables, la mort de Gavroche : le jeune lecteur a su captiver son auditoire par une lecture expressive, une diction remarquable...

 

Comment ne pas être séduit aussi par la lecture d'un extrait de l'ouvrage Les sermons joyeux de Jean-Pierre Siméon ? Un texte fort, émouvant dont voici un extrait :

" Non

la vie n'est pas ça

qu'on voudrait nous faire avaler

cette chose douillette proprette

et sans risques

vie ah prémunie de tout

vie oh protégée de tout

bardée de préventions harnachée de précautions

recluse dans ses peurs préventives

condamnée à la préventive

ad vitam aeternam

nom de dieu non

vous ne vivrez pas une vie d'homme

sans dangers hein

sans failles tiens

sans blessures non

sans souillures quoi

sans poussières sans

sans l'humeur et la sueur

sans malfaçons de corps

sans les fleuves violents hargneux

sans les excès brutaux

de la neige et du feu

sans le hasard de la chute

sans la faiblesse et

sans la perte

sans souffrir et et

sans vieillir

ou alors vous ne vivrez pas

car nom de dieu vivre

n'est pas sûr

vivre est un vol de papillon

dans les flammes

marcher est un risque

respirer est un risque

dès le premier pas le premier souffle

dans la vie..."

 

 

Incontestablement, ce concours de lecture ouvert à des adolescents est une bonne incitation à la lecture.

Quand on écoute des textes lus avec autant d'intensité et de passion, on ne peut qu'avoir la curiosité d'aller à la rencontre de ces auteurs classiques ou non, qui ont écrit des ouvrages de grande qualité empreints d'émotion, de sensibilité.

On a envie de lire ou de relire Les Misérables de Victor Hugo, de se replonger dans les souvenirs d'enfance de Marcel Pagnol, de découvrir Les Sermons Joyeux de Jean-Pierre Siméon...

La lecture est une ouverture sur le monde :

"Le livre s'ouvre. Lire réécarquille le passage vers la vie, le passage par où la vie passe, la brusque lumière qui naît avec la naissance. 

Lire découvre la nature, explore, fait surgir l'expérience dans la pâleur de l'air, comme si on naissait." nous dit Pascal Quignard.

 

Il convient de souligner le rôle actif des enseignants qui ont motivé et sélectionné les candidats de ce concours. Sans eux, une telle expérience n'aurait pas été possible...

Merci à eux !

 

 

 

Source :

 

https://www.france.tv/actualites-et-societe/magazines-d-actu/1899125-si-on-lisait-a-voix-haute.html

 

 

 

Et si on lisait à voix haute...
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7 septembre 2020 1 07 /09 /septembre /2020 12:25
Covid-19 : les failles du dépistage...

 

"Aucune stratégie dans la mise en place des tests... c'est l'auberge espagnole...", déclare Catherine Hill, épidémiologiste à l'institut Gustave Roussy de Villejuif. 

 

Et elle précise : "Il s'agit de trouver les gens qui sont contagieux aujourd'hui pour qu'ils s'isolent le plus vite possible... et qu'ils arrêtent de contaminer autour d'eux."

 

"On ne se demande pas où sont probablement les gens qui sont contagieux en ce moment et aussi quels sont les gens qui ne doivent pas être en circulation et contaminer autour d'eux, par exemple, le personnel des EHPAD, les gens qui travaillent dans les prisons, il ne faut pas introduire le virus dans des endroits où sa circulation est forcément catastrophique...

 

On fait du chiffre, on dépense de l'argent pour rien..."

 

Catherine Hill nous explique en détail pourquoi la façon d'effectuer les tests est inefficace :

 

"Et en plus, on rend maintenant les résultats beaucoup trop tard : quelqu'un est contaminé un jour, il devient contagieux très vite, le lendemain, les symptômes arrivent en moyenne 5 jours après,  et 5 jours après les symptômes, la plupart des gens ne sont plus contagieux, donc si une personne attend d'être symptomatique pour aller voir son médecin, si elle arrive à être testée le septième jour (ce qui est déjà une prouesse) et a les résultats trois jours après, c'est à dire le dixième jour, c'est trop tard...  elle apprend qu'elle est contagieuse au moment où elle n'est plus contagieuse..."       

 

" Les masques, c'est un pis-aller, la solution, ce sont les tests... et on n'a jamais eu une stratégie des tests...

On fait les tests très mal, on les fait à n'importe qui, n'importe où, n'importe quand et on met beaucoup trop de temps pour donner les résultats, ça ne sert à rien, on gaspille de l'argent..."

 

Ainsi, pour la mise en place des tests, nous avons tout faux...

C'est inquiétant, tout de même...

C'est une spécialiste qui fait cette mise en garde : elle mérite d'être écoutée.

 Devant les laboratoires, les files d'attente s'allongent pour les dépistages : toutes les raisons sont bonnes pour être dépisté !

 

Décidément, dans cette gestion de la crise du coronavirus, beaucoup de cafouillages...

Cafouillages sur les masques, leur utilité, cafouillages sur les tests, cafouillages sur le protocole sanitaire appliqué dans les établissements scolaires...

Beaucoup d'improvisations... il est vrai que la situation est inédite mais les erreurs se multiplient et c'est inquiétant.

 

 

 

Source :

https://www.europe1.fr/emissions/L-interview-de-7h40/coronavirus-catherine-hill-reclame-une-enorme-campagne-de-depistage-avant-quil-ne-soit-trop-tard-3986063

 

 

 

Covid-19 : les failles du dépistage...
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6 septembre 2020 7 06 /09 /septembre /2020 12:09
Un filament de nuage dans un ciel d'été...

 

 

Un nuage s'étire paresseusement au soleil couchant : doré de roses et de pourpre, il se décline en pointillé sur l'azur...

 

 

Tout autour des nuées vaporeuses, légères flottent dans l'air...

 

 

 

Le nuage effilé, brun, doré, écarlate dessine une bouche dans le ciel de l'été...

 

 

 

Jolie bouche aux teintes nuancées... 

 

 

 

Jolie bouche éclairée par le soleil couchant...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photos : rosemar

Un filament de nuage dans un ciel d'été...
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5 septembre 2020 6 05 /09 /septembre /2020 07:54
Le port du masque à l'extérieur : une mesure contre-productive ?

 

"Porter le masque partout et toute la journée : est-ce une bonne idée ? On est en droit de se poser la question...

Le port du masque à l'extérieur est devenu obligatoire dans de nombreuses villes en France, le premier ministre Jean Castex exhortait récemment les préfets à prendre des décrets en ce sens pour tenter de limiter la progression de l'épidémie.

 

Pourtant, il n'existe pas de réel consensus scientifique sur le sujet et certains affirment même que la mesure est contre-productive.

 

Ainsi, le collectif Victimes Coronavirus France a-t-il décidé de saisir la justice : des recours ont été déposés auprès du tribunal administratif pour demander l'annulation des arrêtés préfectoraux à Paris, Marseille, Lyon et Nice...

L'attaque est portée par des personnes qui ont été contaminées, qui appartiennent à ce collectif...

 

Elles ont été contaminées par le Sars-Cov-2 et elles redoutent qu'à force d'obliger les gens à porter un masque en permanence, eh bien ce geste barrière ne soit plus effectué avec la rigueur nécessaire et qu'il soit à terme rejeté par la population."

Si le collectif salue "les mesures de juillet instaurant le port du masque obligatoire en lieux clos, notamment dans les magasins", il ne comprend pas l'élargissement de cette mesure à l'extérieur.

 

L'avocat de ce collectif déclare : "Alors qu'il n'y a aucun consensus scientifique à l'extérieur, alors que le Haut comité de santé publique nous dit que le masque à l'extérieur n'est pas recommandé sauf circonstances particulières, alors que le plan sanitaire déposé lundi pour les entreprises prévoit que les travailleurs à l'extérieur n'ont pas besoin d'être masqués, eh bien les préfets imposent le port du masque général et obligatoire à la population... ça n'a aucun sens, ces mesures n'ont pas de fondement épidémiologique, pas de fondement scientifique, elles ont un fondement politique..."

 

"Plus de 13 000 communes prônent déjà l'usage du masque à l'extérieur, parfois la pratique est limitée aux heures de pointe ou aux rues les plus touristiques, à l'inverse certaines métropoles l'ont rendu obligatoire partout et en permanence.

Ce sont ces villes qui sont attaquées."

 

L'avocat explique : "Le principe de précaution, cela ne veut pas dire faire tout et n'importe quoi, cela veut dire : proportionner... il y a une atteinte aux libertés, elle est nécessaire parce qu'il y a une épidémie qui circule, mais il faut qu'elle soit proportionnée."

"A Strasbourg, le tribunal administratif vient de donner raison à d'autres plaignants qui réclamaient la même chose."

 

On le voit : même le masque est un sujet de controverse...

Et le coronavirus n'a pas fini de susciter des débats, des discussions, des points de vue contrastés, des prises de position, des décisions surprenantes.

 

 

Source :

 

https://www.franceculture.fr/emissions/journal-de-18h/journal-de-18h-emission-du-vendredi-04-septembre-2020

 

Le port du masque à l'extérieur : une mesure contre-productive ?
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3 septembre 2020 4 03 /09 /septembre /2020 08:55
Des élèves sans visages...

 

Une rentrée scolaire inédite : en début d'année, les professeurs doivent faire connaissance avec des nouveaux élèves, souvent plus de 150 élèves...

 

Oui, mais comment faire connaissance avec des élèves masqués dont on ne voit pas le visage, le sourire, les expressions ?

Comment les connaître, les reconnaître ?

C'est déjà difficile en temps ordinaire où il faut mémoriser rapidement autant de noms, de visages nouveaux, mais là, c'est encore plus compliqué. 

 

Bien sûr, on peut demander aux élèves de déposer un carton sur leurs bureaux pour y inscrire leur identité.

Mais ce système reste bien imparfait : l'enseignement est un métier de communication, de partage, de transmissions...

 

La communication passe par la parole, mais aussi par les expressions du visage...

Enseignant masqué, élèves masqués... une situation compliquée.

 

La voix de l'enseignant est voilée, déformée par le masque et celle des élèves également...

La contrainte est énorme : vous imaginez des élèves portant le masque pendant des heures ? Et le masque est même obligatoire pendant les récréations...

Tout le monde va étouffer sous le masque... d'autant que les températures sont encore estivales dans certaines régions de France, notamment dans le sud...

Un élève pourra-t-il être sanctionné s'il ne porte pas de masque ? Quelles seront ces sanctions ?

On ne sait pas trop pour l'instant... Il faudra voir au cas par cas, sans doute...

 

Mais on ne peut admettre de dérogations à cette règle : le port du masque...

Si on commence à accorder des dérogations, des exceptions, on n'en finit plus...

 

Comment va évoluer la situation sanitaire ? Certains spécialistes affirment que l'épidémie est finie, d'autres évoquent une recrudescence des cas de Covid-19.

Décidément, la science est bien incertaine : nous sommes face à des opinions divergentes.

Qui croire ?

Comme l'écrit le romancier Paolo Giordano, "dans la contagion, la science nous a déçus. Nous voulions des certitudes et nous avons trouvé des opinions... Nous regardons les spécialistes se quereller, comme des enfants assistant aux disputes de leurs parents. Puis nous nous querellons entre nous."

 

Beaucoup de questions se posent : seront-elles résolues dans les mois qui viennent ?

 

 

 

 

 

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