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24 janvier 2020 5 24 /01 /janvier /2020 14:18
Ensemble Les Turqueries : quand l'occident regarde l'orient...

 

Un quintette qui réunit  des musiciens passionnés ayant pour ambition de rapprocher les musiques anciennes européennes et les musiques orientales, voilà de quoi susciter l'intérêt et la curiosité de nombreux mélomanes...

 

L'Ensemble Les Turqueries a donné un concert aux multiples facettes, lors de l'Automne musical de Nîmes.

 

Un mélange de mélodies traditionnelles orientales et de musiques anciennes occidentales... un programme qui nous fait voyager dans le temps et l'espace...

 

Le récital s'ouvre sur une création originale du groupe : Passamezzo Antico. Une musique orientale légère, emplie de gaieté, rythmée par un tambour : une musique qui nous fait voyager vers l'orient... On apprécie la beauté des instruments, théorbe et oud, aux formes élégantes...

 

Puis, on est envoûté par la Suite Husseyni : un hymne soufi de la confrérie mevlevi. Un gros tambour, un daf, aux sonorités graves, ponctué par la musique des autres instruments : théorbe, oud, violoncelle nous entraînent dans un rythme très lent, très oriental, puis plus dansant, et même très accéléré...

 

On est surpris par la délicatesse du morceau suivant : Aksak Bayati, douceur des sonorités de l'oud bientôt relayé par le violon, encore un rythme très oriental ponctué par un tambourin...

 

Puis, accompagné par un air très discret du théorbe , on écoute ces mots dits par la violoncelliste : "Tu te trompes en pensant que les années ne vont jamais finir, il faut mourir...

Il faut bien mourir, la mort cruelle fait honte à tous... Jeunes, enfants, tous les hommes ensemble doivent finir..."

Cette passacaille aurait été composée par un auteur anonyme italien du XVIIe siècle ou par Stefano Landi,  un morceau poignant au rythme lancinant. Le texte d'abord parlé, en français, est ensuite chanté en Italien par la violoncelliste.
 

"Oh come t’inganni 
se pensi che gl’anni
non hann’ da finire, 
bisogna morire.

È un sogno la vita 
che par sì gradita,
è breve gioire, 
bisogna morire.
Non val medicina,
non giova la China,
non si può guarire, 
bisogna morire.

Oh, comment vous vous trompez
si vous pensez que votre temps
ne sera pas fini,
nous devons mourir.

La vie est un rêve
qui semble si agréable
mais qui est brièvement apprécié,
nous devons mourir.
La médecine
ne sert à rien, la quinine ne sert à rien,
nous ne pouvons pas être guéris,
nous devons mourir."

Puis, c'est une mélodie très douce qui nous charme, jouée sur l'oud et le théorbe, intitulée Bouria et 7ème toushia de Msarqi Sghir....

On écoute aussi volontiers une Pavane espagnole de J. Schop, un air très léger, aérien, qui nous fait rêver...

C'est alors une suite de danses traditionnelles de la Renaissance, rythmées par un tambour, qui nous enchantent : lentes, pesantes, puis le son du tambour se fait de plus en plus intense.

On entre ensuite dans le monde des parfums, avec un morceau intitulé "Abir", composé par T. Rocheron... une musique très orientale, presque obsédante grâce aux sons du tambour.

On est séduit aussi par la légèreté et la grâce de ce chant aérien composé par Frescobaldi : Se l'aura spira...

 

"Se l'aura spira tutta vezzosa
La fresca rosa ridente sta,
La Siepe ombrosa di bei smeraldi
D'estivi caldi timor non ha.
A'balli, a'balli liete venite,
Ninfe gradite, fior di belta,
Or che si chiaro il vago fonte
Dall'alto monte al mar sen va.
suci dolci versi spiega l'augello,
E l'arbuscello fiorito sta.
Un volto bello all'ombra accanto
Sol si dia vanto d'aver pieta.
Al canto, Ninfe ridenti,
Scacciate i venti di crudelta."

 

"Si la brise souffle, toute gracieuse, la fraîche rose demeure rieuse,

Le buisson ombreux de vertes émeraudes ne craint pas les chaleurs de l’été.

Aux danses, aux danses, gaiement venez nymphes aimables, fleurs de beauté

Maintenant que, si limpide, la belle source du haut de la montagne s’écoule vers la mer.

L’oiseau répand ses suaves chansons, et l’arbrisseau reste fleuri.

Seul un beau visage près de l’ombre se montre fier d’avoir pitié.

Aux chants, aux chants, nymphes aimables, chassez les vents cruels."

 

Le récital s'achève avec La Marche des Turcs de J. B. Lully, arrangée encore un peu plus à la mode orientale... La Marche des Turcs avait été composée par Lully pour la comédie-ballet Le Bourgeois gentilhomme de Molière.

 

La Cérémonie des Turcs est une musique sous forme de marche majestueuse. M. Jourdain est fait alors "Mamamouchi", un titre faussement honorifique, pour désigner une personne de haut rang, un haut fonctionnaire. Ce terme a une forte dimension ironique. Il a été inventé par Molière pour " Le Bourgeois gentilhomme ".

 

Ce concert a attiré un public nombreux séduit par l'exotisme des musiques, des instruments : un dépaysement total et une belle découverte de mélodies anciennes...
 

 

 

"Si les cultures orientales et occidentales nous semblent parfois éloignées, elles ont toujours été intimement
liées et la musique en est un témoin direct. On retrouve ainsi de nombreuses lignes directrices communes aux deux esthétiques : la filiation entre le oud et le luth, les modalités rythmiques et mélodiques, la danse, l’improvisation et l’ornementation.

L’enjeu des Turqueries est de réunir ces deux univers sans les dénaturer, au travers d’arrangements originaux, d’improvisations et de compositions. Il s’agit de créer une matière sonore riche aux multiples facettes qui transportera l’auditeur entre musiques traditionnelles orientales(ottomane, arabo-andalouse et amazighe) et musiques anciennes occidentales (renaissance et baroque)."

 

 

Véronique Bouilloux : violon baroque
Sacha Dessandier : chant, violoncelle baroque
Simon Waddell : luth baroque, théorbe
Léo Fabre-Cartier : oud
Thibaut Rocheron : percussions orientales (daf, riqq)

 

 

 

https://soundcloud.com/ensemble-les-turqueries/tracks

 

 

http://icietaudela.over-blog.com/article-stefano-landi-40744299.html

 

https://www.facebook.com/656073937791146/videos/vb.656073937791146/1559045864160611/?type=2&theater

 

 

 

 

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22 janvier 2020 3 22 /01 /janvier /2020 12:08
Vive la lenteur !

 

La modernité a mis en valeur la vitesse : il faut être performant, efficace, rapide dans le travail...

 

On a enchanté la vitesse alors que la lenteur était souvent associée à la paresse, l'indolence, la fainéantise, la luxure... la lenteur est même devenue un vice...

 

On se souvient de ces images célèbres au début du film de Charlie Chaplin, Les temps modernes : l'univers de l'usine est bien évoqué avec ses cadences infernales, la mécanisation de l'homme, conditionné pour travailler le plus rapidement possible : le travail aliène l'individu, transforme l'homme en une machine, car on lui demande toujours plus de rendements et d'efficacité.

 

La modernité nous a imposé la vitesse, nous a poussés à accepter le modèle d'une société performante, accélérée, efficace...

La modernité a fait la guerre aux lents... elle les a écrasés...

 

C'est Paul Lafargue qui s'attache à décrire les conditions de travail particulièrement difficiles de la classe ouvrière dans l'Europe capitaliste du xIxe siècle. Il dénonce l'influence néfaste du progrès technique qui pourrait être bénéfique, si le temps de travail était amoindri. Le machinisme selon lui devrait aboutir à une diminution du temps de travail, jusqu'à des journées de travail de trois heures. 

Mais, c'est l'inverse qui se produit.

Et, de fait, nous avons tous tendance à jouer le jeu de cette société de la  performance...

 Le temps que nous consacrons au travail s’allonge sous l’effet des réformes et s’intensifie avec les restructurations.

 

Ne convient-il pas de remettre en question cette valorisation de la vitesse ? Ne convient-il pas de réhabiliter la lenteur ?

C'est la lenteur qui nous permet de mieux accomplir les tâches imposées par le travail... c'est la lenteur qui préside au travail bien fait...

C'est au rythme de la marche que nous pouvons apprécier un paysage, en percevoir toutes les beautés et les harmonies...

La lenteur nous permet de nous reconnecter avec l'univers...

 

Elle est même source de beauté, comme l'écrit si bien Sylvain Tesson :

"Un attelage de chevaux chiliens parcourt les allées du domaine d'Almaviva dans la vallée de Maipo. Les cueilleurs soupèsent les grappes, coupent les meilleures, en laissent d'autres sur pied. Le temps est suspendu, la poussière levée par la voiture retombe. Pourquoi tout est beau ? Parce que tout est lent..."

 

Changer de rythme, ce serait retrouver plus d'harmonie et de douceur dans nos vies.

Mais on ne nous en laisse plus l'opportunité ni la possibilité.

 

 

 

Source :

https://www.franceculture.fr/emissions/avis-critique/les-hommes-lents-resister-a-la-modernite-de-laurent-vidal-et-eloge-du-retard-dhelene-lheuillet

 

 

 

Vive la lenteur !
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20 janvier 2020 1 20 /01 /janvier /2020 11:50
Huit milliards d'êtres humains !

 

Bientôt, huit milliards d'êtres humains sur notre planète ! Une planète qui souffre, qui étouffe parce que nous sommes trop nombreux...

La pollution, les ressources qui s'épuisent, le réchauffement climatique, des incendies dévastateurs en Australie...

 

Des espèces qui disparaissent, sécheresse, inondations, tsunamis, montée des océans... les catastrophes se multiplient.

 

Partout, surgissent des problèmes de pollution, pollution des mers, de l'air, de l'eau, de la nourriture. Dans certains pays comme la Chine, la cote d'alerte est atteinte avec de nombreux scandales sanitaires mais d'autres pays ne sont pas épargnés.

 

Notre planète est exsangue : nous consommons trop, nous gaspillons, nous jetons sans arrêt, et nous épuisons la terre qui nous abrite.

Il faudrait sans doute veiller à faire moins d'enfants... car à ce rythme, la planète ne sera bientôt plus vivable...

Si nous ne le faisons pas, notre terre se chargera de faire disparaître une partie de l'humanité.

 La population mondiale ne cesse de croître... et les ressources de la planète ne sont pas illimitées...

"Pour des raisons écologiques, c'est donc toute la démographie humaine qui doit être maîtrisée, et peut-être à court terme plus encore celle du Nord que celle du Sud.", affirme l'essayiste Antoine Buéno.

Mais, on nous vante sans arrêt la croissance et pour doper la croissance, il est bon de faire des enfants...

Il faudrait sans doute changer de discours...

 

Il conviendrait aussi de modifier nos modes de vie : économiser les ressources, arrêter la surconsommation, respecter l'environnement...

Mais tout cela est-il encore possible quand on voit la course effrénée à la croissance à laquelle se livrent les pays du monde ?

C'est à celui qui exportera le plus de marchandises et de produits, c'est à celui qui affichera le taux de croissance le plus élevé...

La croissance est le credo de toutes nos sociétés...

"La mobilisation environnementale de l'humanité doit marcher sur ses deux jambes : celle de l'économie et celle de la démographie...", conclut Antoine Buéno.

Si nous n'agissons pas dans ce sens, nous courons à la catastrophe.

 

 

 

https://www.lepoint.fr/debats/bonne-nouvelle-pour-la-planete-la-france-fait-moins-d-enfants-18-01-2020-2358470_2.php

 

 

 

 

Huit milliards d'êtres humains !
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19 janvier 2020 7 19 /01 /janvier /2020 14:59
Un cygne, en hiver...

 

 

Sur l'eau vineuse, aux reflets dorés par le couchant, voilà que le cygne déploie sa somptueuse parure aux embruns neigeux...

 

 

L'eau ridée de vagues se pare de teintes chatoyantes, de moires aux couleurs d'or...

 

 

L'eau sombre magnifie le plumage éclatant du cygne...

 

 

Le voilà qui caracole sur les ondes et nous fait admirer les nuées de ses plumes...

 

Nuées cotonneuses, aériennes, légères sur le plan d'eau...

 

Nuées vaporeuses, élégantes, délicates...

 

 

Danse du cygne qui tourbillonne et s'enivre de tant de regards.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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17 janvier 2020 5 17 /01 /janvier /2020 13:19
On allait au bord de la mer...

 

Les vacances, la mer, le soleil, voilà de quoi composer une chanson pleine de gaieté... 

Michel Jonasz, lui, nous raconte ses vacances d'autrefois au bord de la mer, avec nostalgie et mélancolie : il évoque des vacances familiales, en toute simplicité : 

"On allait au bord de la mer 
Avec mon père, ma sœur, ma mère..."

L'imparfait semble marquer une habitude, des voyages répétés, toujours les mêmes, les mots simples restituent la modestie de ces gens qui partent en vacances. La famille est alors amenée à côtoyer "les autres gens" qui, eux, appartiennent à d'autres catégories sociales...

On perçoit un regard un peu envieux :

"On regardait les autres gens 
Comme ils dépensaient leur argent 
Nous il fallait faire attention..."

C'est bien sûr l'argent qui fait la différence, ce qui suggère bien le champ lexical utilisé : "dépenser, argent, payer, prix.

Mais, le seul spectacle de la mer et des bateaux suffit à contenter la famille, les "glaces à l'eau" viennent compléter le bonheur de ces gens simples : les sensations visuelle, gustative sont particulièrement soulignées et appréciées.

"Alors on regardait les bateaux 
On suçait des glaces à l'eau..."

Pour ces gens modestes, "les palaces, les restaurants" ne sont pas accessibles, et on les voit "passer devant" sans regret, puisque d'autres plaisirs sont disponibles : "on regardait les bateaux" et puis il y a les bonheurs de la plage 

"Le matin on se réveillait tôt 
Sur la plage pendant des heures 
On prenait de belles couleurs"

On perçoit là une certaine monotonie dans cet emploi du temps invariable, ce que suggère bien l'emploi de l'imparfait d'habitude.
 

Une seule variation est introduite : 

"Et quand les vagues étaient tranquilles 
On passait la journée aux îles 
Sauf quand on pouvait déjà plus..."

Les îles représentent traditionnellement le voyage, le rêve... mais ce rêve n'était pas toujours à portée de mains, comme le montre l'expression pleine de pudeur : "sauf quand on pouvait déjà plus", sans doute par manque de moyens.

Dans le dernier couplet, on retrouve cette douce monotonie dans les activités :

"Alors on regardait les bateaux 
On suçait des glaces à l'eau..."

Le texte s'achève sur des remarques nuancées : une certaine tristesse, d'un côté, mais aussi une admiration vouée sans doute au spectacle de la mer :
 

"On avait le cœur un peu gros 
Mais c'était quand même beau" 

Ces souvenirs d'enfance sonnent vrai : aucune joie exubérante, ici, aucune amertume, mais une douce mélancolie... 

La dernière phrase montre l'importance du regard porté sur les paysages, sur leur beauté.

La mélodie restitue une ambiance feutrée, douce, mélancolique, mais aussi dans le refrain, un bonheur de profiter de ces vacances au bord de la mer, un bonheur de regarder et d'apprécier.
 

 

 

 

 

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15 janvier 2020 3 15 /01 /janvier /2020 13:49
Le temps passe si vite !

 

 

Le temps passe : les visages changent, les traits se creusent, se marquent de sillons et de rides.

 

L'épreuve des images télévisuelles est particulièrement féroce : lors d'une diffusion de l'émission La Grande Librairie, on a pu voir Pascal Bruckner et Alain Finkielkraut regarder un extrait de débat au cours duquel ils étaient jeunes.

Evidemment, on remarquait le passage du temps sur leur visage, leurs cheveux, leurs traits, leur voix même.

 

Etrange compilation du temps ! Un passage brutal de la jeunesse à l'âge mûr.

Et Alain Finkielkraut de déclarer : " Je déteste voir ces images parce qu'elles me font mesurer à quel point j'ai vieilli..."

 

Une métamorphose à laquelle personne n'échappe...

Certains maigrissent, d'autres grossissent. Certains deviennent chauves, d'autres blanchissent sous le harnais.

 

Le temps transforme les visages, les modèle, les sculpte.

Certains traits se durcissent, les corps se voûtent, rapetissent... Le temps fait son oeuvre...

 

Et comme le souligne Pascal Bruckner dans son ouvrage intitulé Une brève éternité, ces métamorphoses atteindront aussi les jeunes générations...

Jeune aujourd'hui, vieux demain, le temps passe si vite !

 

Un constat que tout le monde peut faire : seuls les très jeunes ne sont pas encore sensibles à ce passage du temps.

Mais le temps ne les épargnera pas non plus.

Voici ce qu'écrit Pascal Bruckner à ce sujet : "Qu'est-ce qu'une photo de famille,  des petits-enfants aux grands-parents ? Un conte cruel qui nous dit : voilà ce qui va vous arriver. Les jolies frimousses se froisseront, les cheveux tomberont, les silhouettes se déformeront jusqu'à devenir méconnaissables."

"Le beau jeune homme fringuant va s'épaissir comme son père, la jeune fille rêveuse finira rombière comme maman..." Terrible !

Les caractères changent aussi au fil du temps et des épreuves...

 

Le temps imprime sa marque sur chacun d'entre nous.

Le temps nous emporte dans le tourbillon des jours et des saisons.

 

Mais, le temps nous apporte aussi des expériences enrichissantes, des découvertes, des envies nouvelles...

 

Pascal Bruckner conclut tout de même son livre en disant que la vie est une chance.

 

 

 

 

https://www.france.tv/france-5/la-grande-librairie/la-grande-librairie-saison-12/1065555-lire-le-monde.html

 

 

Le temps passe si vite !
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13 janvier 2020 1 13 /01 /janvier /2020 11:40
Bientôt, les distributeurs automatiques de pizzas...

 

Nous avons tous l'habitude de récupérer de l'argent dans des distributeurs automatiques... 

 

Dans les supermarchés, les caisses automatiques se développent...

 

Les machines deviennent de plus en plus présentes dans le monde moderne : toujours plus efficaces, plus performantes, autonomes...

 

Et voilà qu'un nouveau business apparaît : la machine à pizzas...

Les acteurs de la distribution automatique conçoivent des machines connectées pour s’adapter aux besoins des consommateurs. Idéales pour une consommation nomade, elles permettent par exemple aux clients de déguster une pizza à toute heure du jour ou de la nuit.

 

Il faut dire que la pizza connaît un succès considérable : il s'en consomme plus de 30 milliards par an !

On connaît les livreurs de pizzas qui distribuent un peu partout ces préparations industrielles faites à la va vite.

 

Mais une nouvelle étape a été franchie avec les distributeurs automatiques de pizzas...

 

Que dire de la qualité des produits ainsi distribués ? Forcément, il ne faut pas attendre des miracles...

 

Ces pizzas sont des aliments ultra-transformés, pas vraiment diététiques : elles contiennent généralement deux fois plus de calories, trois fois plus de sucres libres et deux fois plus de sodium, sans compter qu'elles fournissent beaucoup moins de protéines, de fibres, de vitamines et de minéraux.

Et que dire des ingrédients utilisés ? Le plus souvent, on n'en connaît même pas la provenance...

 

Rien ne vaut une pizza traditionnelle façonnée par un artisan spécialiste, le pizzaiolo.

 

Avec les machines automatiques, cette préparation populaire devient un produit industriel.

C'est bien sûr au consommateur de faire le choix de la qualité, de vérifier ce qu'il achète et consomme.

Mais, hélas ! Ce sont souvent les plus pauvres qui sont victimes de cette malbouffe peu chère.

 

 

 

 

 

Source : un article paru sur Marianne

Bientôt, les distributeurs automatiques de pizzas...
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12 janvier 2020 7 12 /01 /janvier /2020 14:45
Reflets d'hiver...

 

 

Des dentelles sur l'eau du canal...  des ondoiements de ramilles légères sur les ondes...

 

 

Ciel gris, branches tortueuses, dénudées, ténèbres de l'hiver...

 

 

Le marronnier décline des motifs d'encre de Chine, des arantèles, des mailles subtiles...

 

 

L'arbre dessine des réseaux somptueux qui tourbillonnent dans l'eau...

 

 

L'arbre aux branches dépouillées resplendit de sa parure d'hiver... des écheveaux soyeux, des entrelacs, des arabesques...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photos : rosemar

Reflets d'hiver...
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10 janvier 2020 5 10 /01 /janvier /2020 13:11
Le triomphe des émoticônes...

 

 

Les images sont partout, sur internet, sur nos écrans, téléviseurs, ordinateurs, téléphones portables...

 

Elles s'imposent même dans les messages que nous envoyons sur internet : certains ont pris l'habitude de les ponctuer de ces figurations symboliques qui représentent des émotions, des états d'esprit, des sentiments : les émoticônes...

 

Mais quelle puérilité !

On voit ainsi apparaître un visage hilare pour signifier la moquerie... un autre en train de pleurer, ou de s'étonner, un autre qui rougit de honte... etc.

On retombe en enfance ! Il est vrai qu'internet ne nous incite pas toujours à la réflexion...

 

Certains manient l'émoticône avec enthousiasme et ferveur, comme si ces figures étaient indispensables dans la communication.

Certains usent de l'émoticône pour terrasser l'interlocuteur, l'impressionner, comme si cela avait valeur d'argument.

 

Cet usage est favorisé et encouragé par les réseaux dits "sociaux", les messageries sur internet....

 

Ainsi, l'image est au centre de nos sociétés, elle envahit tout... elle pollue les messages, s'invite partout...

Elle pollue aussi  la réflexion...

 

Michel Onfray dénonce cet usage abusif dans son Dictionnaire :

"Le texte va disparaître, le livre aussi, au profit des signes iconiques, pixélisés, scannérisés, le réel recule dans son épaisseur charnelle au profit de sa modalité virtuelle : nous atteignons le comble de l'image."

 

Pour ma part, je refuse d'utiliser ces signes régressifs que sont les émoticônes...

Les mots existent pour exprimer des sentiments : pourquoi avoir recours à des images stéréotypées ?

 

Dans une société où le langage s'affaiblit, perd de sa consistance, il est important de passer par les mots, les phrases pour s'exprimer et communiquer.

Dans un monde où triomphe la rapidité, il est important de prendre le temps de réfléchir et de peser ses mots...

 

 

 

 

 

Le triomphe des émoticônes...
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8 janvier 2020 3 08 /01 /janvier /2020 12:14
Suicide d'une enseignante : l'administration est reconnue responsable...

 

 

Le 23 septembre dernier, le corps de Christine Renon était retrouvé dans le hall de son école maternelle de Pantin.

 Cette directrice d'école de Seine-Saint-Denis avait dénoncé dans une lettre ses conditions de travail avant de se donner la mort. 

Cette femme de 58 ans mettait en cause l’Education nationale, évoquant "son épuisement", la solitude des directeurs, ou encore des réformes incessantes et contradictoires.

 

Voilà bien un des noeuds du problème : les réformes dans l'Education nationale viennent perturber sans arrêt les enseignants et les élèves.

Des réformes mal pensées, improvisées, mises en oeuvre sans véritable concertation...

 

Les enseignants sont ainsi entraînés dans un tourbillon de réformes qui se succèdent : on a déjà connu des réformes du baccalauréat, des réformes du collège...

Et chaque fois, ces réformes sont faites dans la précipitation, et l'urgence, alors que l'enseignement exige réflexions, maturation.

On vit dans la politique du mouvement perpétuel : or, l'être humain a besoin d'une certaine stabilité, d'un certain équilibre dans son travail.

 

Christine Renon dénonçait encore la solitude de son métier de directrice : les enseignants sont aussi confrontés à cette solitude.

Seuls, isolés devant leurs classes, ils se retrouvent souvent dans des situations difficiles, devant gérer l'indiscipline des élèves, leurs comportements parfois débridés...

Et surtout, pas de vagues ! En cas de problèmes de violence, de drogue, mieux vaut éviter d'en parler...

 

Evitons de parler de ce qui fâche... dans les établissements scolaires règne souvent la loi du silence.

 

Des problèmes de drogue dans une classe de seconde : mieux vaut éviter d'en parler... L'administration ferme pudiquement les yeux : quelle mauvaise image pour le lycée !

 

Une autre classe pose des problèmes de discipline : bavardages, insolence, refus de travailler... Les chefs d'établissement font la sourde oreille... Non, cette classe est sympathique, agréable même !

 

Christine Renon s'est suicidée : l'administration est reconnue responsable de son décès.

 

Mais que risque l'administration ? Est-ce que pour autant les choses vont changer ?

 

 

 

 

Suicide d'une enseignante : l'administration est reconnue responsable...
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