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13 juillet 2021 2 13 /07 /juillet /2021 13:05
Obligation vaccinale : c'est fait !

 

Sans le déclarer ouvertement, dans les faits, Emmanuel Macron impose la vaccination à tous les Français, et ce, en plein été, au pas de charge...

 

Ainsi, le pass sanitaire sera étendu à la quasi-totalité des activités réalisées dans la sphère publique, dès le début du mois d'août. Le président annonce aussi pour l’automne la fin de la gratuité des tests PCR, qui sont aujourd’hui une alternative au vaccin.

Dès le 21 juillet, les lieux de loisirs, cinéma, spectacles, concerts ne seront plus accessibles sans pass sanitaire.

En pleine période de festival, la méthode se veut radicale !

Pourtant, le 27 décembre dernier, au premier jour de la campagne de vaccination, le locataire de l'Elysée se positionnait contre toute obligation :

"Je l'ai dit, je le répète: le vaccin ne sera pas obligatoire. Ayons confiance en nos chercheurs et médecins. Nous sommes le pays des Lumières et de Pasteur, la raison et la science doivent nous guider", avait-il écrit sur Twitter.

Promesse non tenue...

On imagine les difficultés que vont rencontrer les Français qui n'ont reçu aucune dose de vaccin à la date de ce 13 juillet : pas d'accès aux lieux de loisirs, si ce n'est avec un test PCR.

Pas d'accès aux centres commerciaux, cafés, restaurants, hôpitaux, aux voyages en avion, train, en car, dès le premier août.

 

De plus, la vaccination sera rendue obligatoire "pour les personnels soignants et non-soignants des hôpitaux, cliniques, maisons de retraite" ainsi que les professionnels et bénévoles auprès de personnes âgées, y compris à domicile.

Des contrôles auront lieu à compter du 15 septembre, et le cas échéant des sanctions seront prises.

 

Voici les possibilités qu'envisageait  l'éditorialiste Christophe Barbier à ce sujet, au mois de décembre 2020 :

"Si vous refusez d'être vaccinés, comme vous faites courir un danger aux autres, eh bien, vous ne pourrez pas avoir accès à la vie collective comme les autres... peut-être que sans avoir été vacciné, on ne pourra plus prendre l'avion, aller au restaurant, rentrer dans un cinéma... Montrer un certificat de vaccination, préparons nous à cela !"

Eh bien ! Nous y sommes...

C'est fait !

Pour ma part, j'ai essayé de prendre rendez-vous pour une vaccination : on me renvoie à la fin du mois d'août ! Et pour l'instant, je n'ai pas pu prendre vraiment rendez-vous car les temps d'attente sur internet ou par téléphone sont très longs...

Me voici vouée aux tests PCR et dès le mois de septembre, je devrai les payer !

 

 

 

 

 

Obligation vaccinale : c'est fait !
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9 juillet 2021 5 09 /07 /juillet /2021 08:42
Baccalauréat général : un taux de réussite de 95 % !

 

Baccalauréat général : 95 % de réussite, avant même les épreuves de rattrapage !

Que valent désormais les diplômes ? Le DNB ou diplôme national du brevet est devenu une formalité : ainsi, plus besoin d'obtenir ce brevet pour le passage en classe de seconde.

Certains parlent même de brevet national de la bienveillance : c'est ainsi que le nomme Patrice Romain, dans son ouvrage intitulé Requiem pour l'Education Nationale.

 

Que dire du Baccalauréat ?

Lors d'un épisode du feuilleton "Un si grand soleil" diffusé sur France 2, on voit des étudiants en train d'attendre les résultats du BAC : c'est révélateur ! Ces étudiants ne sont pas dupes...

"On n'a toujours pas les résultats", dit l'une des protagonistes. Et un garçon leur répond : "Arrêtez de stresser..."

"Mais, on ne stresse pas pour le BAC, on stresse pour la mention." répond une jeune fille.

"Tout le monde l'a maintenant, le BAC..."

"Surtout avec 91, 5 %  de réussite, l'année dernière... pour pas l'avoir, il faut vraiment pas le vouloir !"

Ils ont tout compris, ces jeunes gens !

 

Examens de plus en plus faciles, notes de plus en plus positives, sanctions de plus en plus rares : notre système scolaire a tendance à gommer les difficultés et les obstacles...

On crée ainsi des générations qui ne connaissent pas l'échec et qui ne sont pas confrontés aux difficultés.

Comment ces adolescents pourraient-ils apprendre le sens de l'effort et de l'humilité ?

 

Cette année, en raison de la pandémie, l'épreuve de philosophie du BAC a été délaissée par nombre de candidats.

C’est la meilleure note qui devait être retenue, entre celle obtenue à l’épreuve de philosophie et celle du contrôle continu, à condition que le candidat ait rendu sa copie.

Une mesure décidée par Jean-Michel Blanquer pour tenir compte des perturbations dans les lycées provoquées par la crise sanitaire. Du coup, le jour de l’épreuve, le 17 juin dernier, de nombreux témoignages faisaient état du départ précipité de nombreux candidats bien avant la fin de l’épreuve." Comme nous le craignions, beaucoup de copies ont été rédigées très rapidement par des élèves qui n’étaient pas motivés par l’épreuve, car l’enjeu était trop faible", a déclaré Nicolas Franck, président de l’Association des professeurs de philosophie de l’enseignement public.

Beaucoup de candidats ont bâclé leurs copies.

Comment pourrait-on s'en étonner ?

 

De plus, depuis des années, des recommandations d'indulgence sont données aux correcteurs par les inspecteurs.

Depuis des années, les taux de réussite au Baccalauréat s'envolent !

 

Mais est-ce rendre service aux élèves ? Un grand nombre d'entre eux se retrouvent sur les bancs de l'université sans avoir les compétences requises pour poursuivre des études.

Le Baccalauréat devient une grande braderie et perd de plus en plus de sa valeur. On vit ainsi dans une société des faux-semblants : le ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer a même envoyé un message de félicitation pour les nouveaux bacheliers : 

"Je voulais vous féliciter, vous êtes la première génération à avoir passé le nouveau Baccalauréat. C'est un Baccalauréat qui vous prépare pour votre entrée dans l'enseignement supérieur ou dans le monde du travail."

 

Tout va bien ! Pas de vagues !

 

 

 

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28 juin 2021 1 28 /06 /juin /2021 08:42
Japon : les J. O. de la discorde...

 

Au Japon, à quelques jours de l'ouverture des Jeux Olympiques, la situation est incertaine sur le front du Covid : la situation épidémique s'est aggravée. Or, moins de 5% des Japonais sont vaccinés.

Contre vents et marées, les Jeux Olympiques de Tokyo débuteront le 23 juillet.

 

"Ce ne sera pas la fête au village olympique, d'ailleurs, elle sera interdite, protocole sanitaire strict pour les 18000 athlètes qui résideront dans des tours avec chambres partagées... pas d'alcool, port du masque obligatoire et test PCR quotidien.

 

Il y a même, sur site, "une clinique de la fièvre."

Un huis-clos pour les sportifs sans contact autorisé avec la population... une population qui ne veut toujours pas de ces jeux et le fait savoir..

"Les J. O. tuent les gens !", clame une manifestante.

 

Des Japonais demandent sans relâche l'annulation des Jeux Olympiques de Tokyo.

"La préparation de ces jeux continue, alors que des gens meurent du Covid. La vie des gens est-elle moins importante que ces jeux ?", déclare une autre manifestante.

Ils sont peu nombreux à donner de la voix, mais ce n'est que la partie visible de cette fronde anti-jeux.

 

Selon les derniers sondages, près de 70 % des Japonais sont contre... Beaucoup d'hommes et de femmes politiques ont démissionné et de plus en plus de blouses blanches.

 

Un médecin déclare que ces jeux sont une hérésie, d'autant que 7000 personnels soignants devraient être mobilisés dans les stades, alors que l'épidémie court toujours.

"Nous avons des infirmières réquisitionnées pour le village olympique, dans d'autres hôpitaux, ce sont des médecins, des laborantins, c'est déjà dur depuis des mois pour nous, et avec moins d'employés dans les hôpitaux, ce sera encore plus difficile." témoigne ce médecin.

 

Et beaucoup de craindre une résurgence de l'épidémie, avec athlètes et officiels arrivant du monde entier.

Les autorités ont décidé de limiter à 10 000 personnes le nombre de spectateurs masqués dans les stades.

Pas de touristes étrangers, pas le droit d'acclamer les sportifs, même de leur demander un autographe.

 

A moins d'un mois de la cérémonie d'ouverture, certains élus continuent de battre campagne contre ces jeux, comme une conseillère municipale de Tokyo qui croit toujours en une possible annulation.

"Ces jeux sont absurdes et le mécontentement se tourne de plus en plus contre le gouvernement qui a voulu les faire à tout prix. Il va y avoir un séisme politique."

 

Le fait est que dans de nombreux pays, le variant delta est à l’origine d’une flambée de nouvelles infections : habitants de Sidney confinés, un nombre record de morts à Moscou, nouvelles restrictions au Portugal, propagation du virus au Royaume-Uni, nouveau confinement au Bangladesh, flambée de l'épidémie en Afrique du Sud, et même en Israël, malgré la campagne de vaccination.

 

 

 

Source :

https://www.francetvinfo.fr/les-jeux-olympiques/jo-2021-la-majorite-des-japonais-est-contre_4677067.html

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18 juin 2021 5 18 /06 /juin /2021 10:19
Dangereuse euphorie ?

 

Des fêtes sauvages un peu partout en France : à Paris, aux Invalides, des jeunes se sont réunis pour danser, sans masque, sans geste barrière...

 

Pour certains, la prudence n'est plus de mise : on assiste à un relâchement qui inquiète les professionnels de santé. Parallèlement, avec les vacances qui arrivent, on constate une baisse des prises de rendez-vous pour les vaccins.

 

J'ai moi-même assisté à quelques spectacles lors de la Feria de Nîmes : beaucoup de spectateurs tombaient rapidement le masque, alors que la foule était nombreuse.

 

Or, le virus reste assez imprévisible : difficile de prévoir la suite des événements.

Ainsi, le variant Delta suscite de vives inquiétudes en Angleterre. Le Premier ministre britannique Boris Johnson a annoncé repousser jusqu’au 19 juillet la levée des dernières restrictions qui concernaient notamment la réouverture des discothèques ou encore le service au bar.

Les contaminations sont  passées de 2 000 à 7 000 par jour et les hospitalisations commencent à augmenter, même si le nombre de décès par jour reste inférieur à 10.

 

En France, beaucoup de soignants craquent, ils sont lessivés. Certains ont envie de changer de métier.

 

Au Japon, à quelques jours de l'ouverture des JO, la situation épidémique s'est aggravée. Or, moins de 5% des Japonais sont vaccinés.

Des médecins japonais alertent et sont inquiets. 80 % des Japonais sont opposés à l'organisation des JO.

Les médecins nippons alertent quant aux possibles risques de propagation de nouveaux variants du virus, qui pourraient émerger dans l'archipel à l'occasion des Jeux. "Nous nous opposons fortement à la tenue des Jeux de Tokyo à un moment où les gens, dans le monde entier, se battent contre le nouveau coronavirus", a lancé un syndicat de médecins hospitaliers japonais, dans un message adressé au gouvernement le 13 mai. Selon eux, "il est impossible de tenir des Jeux sûrs pendant la pandémie".

Si le doute est encore permis, c'est parce que la propagation de l'épidémie est repartie à la hausse sur l'archipel. Le 14 mai, le Japon a étendu l'état d'urgence sanitaire à trois départements supplémentaires (ils sont au nombre de neuf à présent, dont Tokyo) en raison de la recrudescence des cas de Covid-19. 

En Russie, on assiste aussi à une flambée des contaminations : la ville de Moscou a rendu la vaccination obligatoire dans le secteur des services ce mercredi. Une mesure inédite en Russie, qui s’ajoute aux efforts déployés pour endiguer un fort pic de contaminations depuis quelques semaines.

Les Russes étaient persuadés qu’ils avaient vaincu le virus. Mais la réalité a repris le dessus. 

Oui vraiment, ces exemples nous prouvent que la prudence s'impose.

 

 

Sources :

https://www.huffingtonpost.fr/entry/coronavirus-le-variant-indien-peut-il-grimper-en-france-comme-au-royaume-uni_fr_60c8db41e4b02ff4d854a5ec

 

 

https://www.lepoint.fr/politique/couvre-feu-deconfinement-jean-castex-et-olivier-veran-vont-prendre-la-parole-16-06-2021-2431337_20.php

Dangereuse euphorie ?
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2 juin 2021 3 02 /06 /juin /2021 08:09
Les déclarations de Didier Raoult : un EGO exacerbé...

 

Didier Raoult s'est confié à deux journalistes, Ariane Chemin et Marie-France Etchegoin qui ont écrit un livre, intitulé "Raoult. Une folie française." L'ouvrage paraît jeudi 3 juin chez Gallimard. 

Des extraits de cet ouvrage ont été publiés dans le journal Le Point.

 

Première anecdote révélatrice de la personnalité du professeur :

"Je vais vous raconter une chose que je n'ai confiée à personne", lance Didier Raoult aux deux journalistes, alors qu'elles sont assises dans son bureau, qui lui sert de QG à Marseille. "Un jour, alors que j'avais 14 ans, un pédopsychiatre a dit à mon père : Écoutez, votre gosse a 180 de QI. Laissez-le faire. Tout ira bien."

Comme on dit familièrement à Marseille : il se la pète ! Un Ego surdimensionné, une personnalité narcissique qui se vit comme quelqu'un d'exceptionnel.

Il ne doute de rien. Or, le doute doit faire partie de la démarche scientifique.

A propos de Macron, voici ce qu'il déclare : "Vous savez, parfois, on a l'impression que les cervelles se frottent les unes contre les autres. Quand cela arrive, comme avec le président, c'est agréable." Il ajoute : "Macron est comme moi, ça se voit assez rapidement, il sait reconnaître les gens qui sont intelligents. En plus, il est horriblement sympathique."

Un bel éloge du président mais surtout un éloge personnel : en évoquant Macron, il se vante et se flatte lui-même.

Il se vante encore quand il déclare :

" Vous ne vous rendez pas compte du poids que j'ai eu. Si vous aviez une idée de ce que j'ai pesé dans le monde, c'est inédit. Même moi je ne pensais pas que c'était possible", affirme ce personnage haut en couleur, qui "rêvait de rentrer dans l'histoire" avec la chloroquine.

 

Il faut oser ! Et Didier Raoult ose ! Il a toutes les audaces...

Serait-il mégalomane ? Aurait-il pris la grosse tête ? comme on dit familièrement à Marseille.

 

Qui est vraiment Didier Raoult ?

Héros des antisystèmes, cet homme qui se vante d'avoir 180 de QI, ( à titre de comparaison, Einstein, c'était 160 ), peut-il être crédible ?

Il a aussi installé dans son salon un buste à son effigie.

 

Quel était donc le moteur de Didier Raoult ? "Au départ, l'intention de Raoult, c'est essayer de soigner à tout prix, quitte à s'arranger un peu avec la réalité.", déclare Didier Houssin, ancien directeur général de la santé, président du comité d'urgence coronavirus de l'OMS.

 

"Expert mondial reconnu en virologie, à un moment, il est sorti des rails, mais il y croyait vraiment, ça lui a échappé, malheureusement..." précise Françoise Salvadori, docteur en immunologie.

 

D'autres médecins sont plus sévères à son encontre : voici ce que déclare à son sujet un médecin sur le journal Le Point :

"J’ai honte …

… d’avoir comme confrère cet individu. Oh, c’est sûr, il est professeur ! Mais quel mal il a fait à notre pauvre pays et au monde, en situation si difficile. Uniquement par orgueil. Personne n’osera jamais lui en demander des comptes, alors que nous, pauvres médecins soignant vraiment, nous sommes traînés devant les tribunaux pour la moindre erreur d’appréciation ! Quand je lis encore ici des gens qui s’accrochent, sans rien en connaître, à la fable Chloroquine. Soigner n’est pas prescrire un peu de poudre de perlimpinpin pour se donner un genre et faire plaisir au patient."

Un jugement sans appel...

 

 

 

Source :

 

https://www.lepoint.fr/sante/didier-raoult-vous-ne-vous-rendez-pas-compte-du-poids-que-j-ai-eu-31-05-2021-2428920_40.php

 

Les déclarations de Didier Raoult : un EGO exacerbé...
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31 mai 2021 1 31 /05 /mai /2021 11:03
La prévention pour lutter contre les épidémies...

 

Prévenir pour mieux soigner : ce devrait être le maître mot d'une politique de santé efficace...

 

Lutte contre la cigarette, contre la consommation excessive d'alcool, contre la consommation d'une alimentation trop sucrée, trop salée, trop grasse, lutte contre la sédentarité, promotion de l'exercice physique : autant de mesures utiles pour préserver la santé des gens.

Quelles sont les personnes les plus impactées par le Covid-19 ? Les obèses, les diabétiques, les personnes atteintes de maladies chroniques...

Le coronavirus est aussi une maladie de la malbouffe. Les personnes en situation d'obésité ont été les plus touchées.

 

Le problème est que ces mesures de prévention vont à l'encontre de nos sociétés de consommation.

La publicité nous incite à consommer toujours plus une alimentation ultra transformée, contenant des additifs, riche en sucres, en gras et en sel.

 

Si la pub pour le tabac est interdite, "la Ligue contre le cancer dénonce la valorisation et la promotion du tabagisme dans les films français... elle publie une enquête sur plus de 150 films, an amont de la journée mondiale sans tabac du 31 mai. "Le tabac demeure quasi omniprésent dans les films français : entre 2015 et 2019, 90,7 % comprennent au moins un événement, un objet ou un discours en rapport avec le tabac : personnes en train de fumer, présence de cendriers, cigarettes, personnage qui parle de tabac", note la Ligue d’après la 3e édition de son enquête."

 

"Cette surreprésentation du tabac dans les films est d’autant plus préoccupante que, depuis le 1er confinement en mars 2020, 66 % des 18-24 ans indiquent passer plus de temps devant des films ou séries, quel que soit le support. (TV, ordinateur, tablette, smartphone….)"

 

Ainsi, la politique de prévention se heurte à des lobbies très puissants, contre lesquels il est difficile de lutter.

Il y a les lobbies du tabac mais aussi ceux de l'industrie agroalimentaire, le premier secteur industriel en France, pourvoyeur de centaines de milliers d'emplois, un secteur très influent où les lobbies travaillent activement pour servir ses intérêts.

 

Les lois contre la malbouffe sont souvent rejetées en raison de pressions exercées par les lobbies.

L'économie et la santé ne font pas bon ménage.

 

Encore un problème difficile à résoudre !

Les consommateurs que nous sommes doivent sans doute oeuvrer pour éviter d'acheter tous ces produits nocifs pour la santé, que nous vend l'industrie agroalimentaire.

Mais cette alimentation nocive est peu chère : elle est donc achetée par les plus pauvres, et ce sont les plus pauvres qui sont victimes de ce système.

 

 

Sources :

 

https://www.lepoint.fr/sante/l-omnipresence-du-tabac-dans-les-films-francais-denoncee-26-05-2021-2428185_40.php

 

https://tv.marianne.net/rencontres/alimentation-aujourd-hui-les-pauvres-n-on

 

 

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24 mai 2021 1 24 /05 /mai /2021 11:04
Retour au monde d'avant...

 

Des terrasses bondées, un flot continu de voitures, des embouteillages, des rues envahies de touristes et de passants : c'est le retour au monde d'avant...

 

La foule se presse et se bouscule dans les magasins : les files d'attente s'allongent devant les boutiques, c'est le rush sur la mode de printemps.

Dans les rues, difficile de circuler, les voitures s'accumulent... la pollution s'intensifie, les odeurs d'essence se propagent.

Devant les boutiques, les gens s'impatientent, sont pressés de rentrer pour faire leurs achats.

Au supermarché, encore des files d'attente pour passer à la caisse...

Les gens se précipitent vers les rayons de vêtements, de chaussures, de petites culottes, qui ont été fermés pendant le confinement.

 

C'est la ruée tant attendue vers le monde de la consommation : les vieilles habitudes reprennent, encore plus intenses, après des semaines de privation.

On compense, on rattrape le temps perdu : on se hâte de profiter...

 

Sur France 2, lors d'un reportage du journal de 20 heures, on voit des gens agglutinés, les uns près des autres aux terrasses des cafés, une foule compacte.

Finis les gestes barrières, on tombe le masque ! Un vent de liberté souffle sur les terrasses.

"C'est une question que certains responsables de bar et de restaurants doivent se poser : comment faire face à l'affluence soudainement provoquée par la réouverture ? La clientèle est enthousiaste, parfois impatiente. L'équation n'est pas simple.

Comment faire partir les clients tous les soirs avant le couvre-feu ?

Certains adoptent la méthode douce : le service s'arrête 15 minutes seulement avant l'heure fatidique... ça se fait en plusieurs rappels...

Parfois, l'évacuation est beaucoup plus directive : l'évacuation prend des allures d'opération militaire !

A moins cinq, on évacue les terrasses.

"Super frustrant, commente une jeune cliente. On passe un bon moment et on est obligé de rentrer."

 

Eh oui, c'est presque le retour à la vie d'avant, exception faite du couvre-feu.

La vie d'avant : la société de consommation, c'est ainsi qu'on l'appelle.

Est-ce étonnant ?

Ne sommes-nous pas dressés pour consommer ? Tout nous y incite : les pubs qui prolifèrent partout, pubs pour des vacances, pour des SUV luxueux, pour des comprimés de vitamines, comme si l'alimentation ne suffisait pas dans nos sociétés d'abondance, pubs pour des produits sucrés, salés, gras, etc.

Les magasins qui regorgent de produits, les crédits, les cartes bancaires, etc.

Consommer, c'est le maître-mot de nos sociétés.

On en oublie l'essentiel : la préservation de la nature, de notre planète, de notre environnement, de la beauté du monde...

 

 

Source :

 

https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/deconfinement/bars-le-casse-tete-des-terrasses-et-du-couvre-feu_4634133.html

 

 

 

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14 mai 2021 5 14 /05 /mai /2021 08:50
Les autotests dans les lycées : encore de l'amateurisme...

 

Lundi 10 mai, des centaines de milliers d'autotests devaient être distribués dans les lycées, une semaine après la rentrée, mais les livraisons ont pris du retard...

De plus, des problèmes logistiques viennent entraver l'utilisation de ces tests.

Il faut une salle et du personnel, car les tests doivent être supervisés et réalisés au lycée.

 

Mais voilà : aucun personnel n'a été prévu pour surveiller la réalisation de ces tests.

Beaucoup de parents n'ont pas encore donné leur autorisation. Quant aux lycéens, ils sont très peu informés. Certains sont inquiets à l'idée de réaliser eux-mêmes ces tests.

Il est certain qu'ils doivent être encadrés.

 

En primaire, aussi, la campagne de tests patine : le rythme des prélèvements salivaires est moins soutenu que prévu. Entre le 26 avril et le 3 mai, un peu plus de 200 000 tests ont été réalisés au lieu des 400 000 envisagés par le gouvernement. 0,18 % étaient positifs.

 

Les syndicats d'enseignants dénoncent un manque de personnel : il faut faire appel à des personnels extérieurs, soit des personnels de laboratoire, soit des étudiants en médecine, soit des personnels de la protection civile, mais ce n'est pas facile d'en trouver partout.

Le ministère a promis des renforts : 1700 médiateurs Covid ont été recrutés.

Bref, une campagne laborieuse et incertaine... Beaucoup d'improvisations et de désorganisation dans les lycées et les écoles.

Manque de place, manque de personnel, manque de temps et parfois aussi manque de tests... Les chefs d'établissement sont à la peine : même quand les tests sont là, le personnel fait défaut...

 

Et face à ce nouveau fiasco, le Premier ministre a affiché un optimisme sans faille, lundi, dans une interview au "Parisien". Une déclaration vite tempérée par des épidémiologistes qui appellent à la prudence.

« Je le dis de la façon la plus claire : nous sommes enfin en train de sortir durablement de cette crise sanitaire. Evidemment, cette sortie va se faire de façon progressive, prudente et accompagnée. Mais la tendance est claire, nous touchons au but et c’est une bonne nouvelle", a déclaré Jean Castex.

 

Mais, pour ce qui concerne le déploiement des tests, on le voit, ce n'est pas une réussite.

Encore un certain amateurisme préjudiciable dans une situation de crise : c'est bien de déployer des tests, à condition que la logistique suive !

Rémi Salomon, le président de la commission médicale de l'AP-HP  met en garde, quant à lui, contre un rebond de l'épidémie : "Les établissements de santé sont toujours saturés et tout dépendra du rythme de la vaccination. On n'est sûr de rien. On rentre dans une période d'incertitudes et de risques."

 

 

 

Sources :

 

https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/covid-19-la-campagne-de-depistage-patine-dans-les-ecoles_4619019.html

 

https://www.marianne.net/societe/education/les-autotests-dans-les-lycees-nouvel-echec-de-la-strategie-anti-covid

 

 

 

 

 

Les autotests dans les lycées : encore de l'amateurisme...
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10 mai 2021 1 10 /05 /mai /2021 11:08
Mais que deviennent nos déchets plastiques ?

 

Nous sommes désormais contraints de trier nos déchets, et de mettre à part les cartons, papiers, emballages en plastique.

Chaque minute dans le monde, l'équivalent d'un camion poubelle rempli de déchets plastiques se déverse dans les océans.

Que deviennent donc nos déchets plastiques ? Qu'est-ce qui est vraiment recyclé ?

Comme on nous demande de trier, nous pensons que les déchets plastiques sont tous recyclés. Mais c'est loin d'être le cas...

Un reportage diffusé sur la Cinq, intitulé La face cachée du recyclage, nous apprend avec précision ce que deviennent ces déchets.

 

"A Ivry sur Seine, se trouve le plus grand incinérateur d'Europe : il engloutit chaque année 650 000 tonnes de déchets... Des fumées s'échappent continuellement de cette usine, jour et nuit.

Dans les fumées blanches, il y a beaucoup de vapeur d'eau, mais aussi du dioxyde de carbone, le principal gaz à effet de serre, plus inquiétant : du dioxyde de souffre, des tonnes de poussières, de l'acide chlorhydrique, des traces d'ammoniac, de plomb, de l'arsenic...

Des poules installées près d'un incinérateur pondent des oeufs avec des taux de dioxine bien supérieurs à la normale.

 

Les déchets sont brûlés, "valorisés", dit-on, car avec la chaleur produite, un incinérateur fait chauffer de l'eau pour alimenter les radiateurs des immeubles alentour et pour produire de l'électricité.

 

Après incinération, il reste des résidus qu'on appelle le mâchefer : tout ce qui n'a pas brûlé.

En moyenne, dans les incinérateurs français, 20% des déchets ressortent en mâchefer, un cinquième de ce que l'on jette. Chaque soir, une péniche vient collecter ces tonnes de résidus toxiques, plombés par les dioxines et les métaux lourds.

50 kilomètres plus loin, se trouve un centre de maturation où est entassé du mâchefer : on y retrouve de la faïence, du verre, des métaux, du plastique. Il faut le traiter, c'est à dire le laisser à l'air libre, certains polluants vont naturellement se dissoudre mais un tiers du mâchefer est trop pollué, il finira dans une décharge : nous le laissons aux générations futures.

Au bout de 3 mois, on fait des analyses et on regarde si le produit est valorisable ou non.

Les mâchefers valorisables, les deux tiers, ceux qui respectent les seuils réglementaires de pollution sont triés et sont envoyés sur des chantiers routiers.

Le mâchefer est donc utilisé pour construire des routes : 50 000 tonnes de mâchefer sont utilisées pour remblayer les terrains où sont construites les routes... c'est là que finissent nos poubelles !

Mais certains clients ne veulent pas du mâchefer : il y a des contre-indications pour des cours d'eau, il peut y avoir des eaux d'infiltration, c'est quand même du recyclage d'ordures ménagères, donc cela peut potentiellement polluer la nappe phréatique.

Un échantillon de mâchefer a été prélevé et envoyé dans un laboratoire spécialisé : les résultats sont sans appel.

"Ce mâchefer, on ne peut pas le mettre en sous couche routière, parce qu'il y a un risque potentiel de par sa teneur en dioxines : pour les dioxines, la réglementation tolère 10 nanogrammes par kilo, et dans l'échantillon, on trouve 56 nanogrammes par kilo.

Si de l'eau s'infiltre dans le mâchefer, ces dioxines pourraient se répandre dans l'environnement et rejoindre une nappe phréatique.

La dioxine est un composé cancérigène reconnu.", commente un des scientifiques chargé de l'analyse.

Mais d'où provient cette dioxine ? De quels déchets ? La présence de dioxine est souvent liée à la présence de composés plastiques.

Ainsi, nous roulons sur nos poubelles, nous n'imaginions pas que des déchets non brûlés étaient discrètement stockés sous le bitume...

 

A la sortie des incinérateurs, il y a aussi les REFIOM, 2,5 % des déchets qui sortent des usines. Ces REFIOM sont tellement toxiques qu'on ne peut pas les réutiliser, ils sont en fait exportés en Allemagne et enfouis dans des mines.

Les REFIOM, ce sont les cendres volantes récupérés par les filtres. Ils sont traités avec un protocole strict pour que personne n'y soit exposé.

Les REFIOM sont des déchets ultimes destinés à des décharges spéciales pour déchets dangereux.

A Philippsthal, en Allemagne, se trouvent des mines de sel, avec sous terre, des galeries, creusées par les mineurs : les REFIUM viennent combler ces cavités.

Un géologue en colère, Ralf  Krupp, travaille sur le problème des mines de sel depuis des années : "en acceptant ces déchets, on gagne beaucoup d'argent. C'est un immense business, et les pays qui les envoient sont ravis puisqu'ils n'ont plus à s'en soucier. Le seul perdant, c'est l'environnement.", déclare ce géologue.

Qui imagine, en sortant ses poubelles le soir, qu'une partie va finir dans une mine de sel, en Allemagne ?

D'après l'entreprise allemande, il n' y a aucun risque pour l'environnement.

Pourtant, il y a de gros problèmes d'infiltration d'eau dans ces mines, un jour, l'eau pourrait atteindre ces déchets toxiques et rejoindre ensuite les nappes phréatiques.

Les REFIUM peuvent rester toxiques pendant des milliers d'années.

 

Ce que la plupart des gens ignorent aussi, c'est que la moitié du plastique jeté en France finit dans un incinérateur.

La meilleure solution serait de diminuer nos déchets car le plastique est partout. Beaucoup d'industriels multiplient les couches de plastique, sans prendre en compte les conséquences pour l'environnement. 

C'est le plus souvent une affaire de marketing : il s'agit d'inciter à consommer toujours plus.

Dans les années 50, les humains fabriquaient un million de tonnes de plastique par an, dans les années 70, 50 millions, dans les années 90, 150 millions, aujourd'hui, plus de 350 millions de tonnes !

Le monde est devenu accro à cette matière, tellement pratique et si peu chère à produire.

 

Arriver à vivre sans plastique : c'est le combat d'une scientifique française, Nathalie Gontard : elle passe son temps à montrer la nocivité de ce matériau créé à partir du pétrole.

Le plastique, au fil du temps, se dégrade, devient minuscule et quand il se dégrade, il voyage et peut rejoindre des cours d'eau, les mers, les océans : rien ne peut arrêter les micro-plastiques.

Le plastique est dangereux lorsqu'il devient invisible. Nous savons qu'il y a du plastique dans nos océans.

 

Sur la côte méditerranéenne, des volontaires ont découvert les dégâts faits par le polystyrène : il s'agglutine sur le bois. Avec la tempête Alex, et les inondations, des millions de billes de polystyrène ont été charriées, elles vont finir par être assimilées dans la chaîne alimentaire par des petits poissons, par certains oiseaux, et au final, c'est nous qui allons les manger, puisque le dernier maillon de la chaîne alimentaire, c'est nous. 

A côté de l'étang de Berre, ce n'est pas la tempête qui a apporté le plastique, ce sont les hommes qui s'en sont débarrassés : on découvre une mare où surnagent des blocs de pastique,  une piscine de déchets, un étang de polystyrène. Là, des oiseaux cherchent leur nourriture, essaient de survivre dans un monde pollué et dévasté.

Comment l'humanité peut-elle continuer à se regarder dans une glace ?

 

Un Français moyen ingère à minima l'équivalent d'une carte bleue par semaine, notre corps ne sait pas s'en débarrasser.

Impossible de tout miser sur le recyclage parce que le plastique n'est pas recyclable, à proprement parler.

Et pourtant, nous passons notre temps à le trier...

Dans un centre de tri, arrive le plastique trié, les différents plastiques sont isolés et envoyés dans des bacs appropriés. Le rebut non reconnu part vers l'incinérateur.

Les plastiques triés sont ficelés dans d'énormes balles, classées par catégories : certaines sont recyclées, d'autres pas vraiment. Ont été isolés les bouteilles transparentes, le plastique souple, les bouteilles colorées, le plastique opaque et les barquettes.

Les bouteilles transparentes sont recyclées : on peut en faire de nouvelles bouteilles, en ajoutant du plastique neuf, le plastique souple redevient aussi du film plastique.

Les bouteilles colorées ne peuvent être recyclées à l'identique, on en fait des rouleaux d'isolation pour les maisons, les bouteilles opaques sont en partie réutilisées pour en faire des tuyaux d'arrosage ou des équipements automobile et le jour où ça ne servira plus, ce ne sera plus recyclable.

Il faut savoir qu'il y a au minimum 30% de perte à chaque cycle de recyclage. Les bouteilles ne sont pas recyclables à l'infini, on peut les recycler deux ou trois fois seulement.

Les autres plastiques sont décyclés c'est à dire transformés en d'autres objets, par exemple des cintres en plastique qui vont venir remplacer des cintres en bois, en métal.

On ne sait pas recycler l'écrasante majorité des déchets plastiques, donc il faut arrêter de fabriquer et d'acheter du plastique.

Le plastique se recycle mal, pas, très peu...

Pendant longtemps, la France a exporté des déchets plastiques vers l'Asie.

En Indonésie, un village croule sous les détritus : pour une partie, ce sont des déchets locaux mais beaucoup viennent d'ailleurs, de France.

Tous les pays d'Europe et les Etats-Unis avaient pris l'habitude d'envoyer leurs déchets plastiques en Asie, jusqu'au jour où les gouvernements asiatiques ont décidé de taper du poing sur la table : l'Indonésie intercepte le plastique importé illégalement et renvoie les containers vers la France, tous ses voisins prennent des mesures similaires.

La Chine déclare en 2018 qu'elle ne veut plus être "la poubelle du monde", elle est suivie par l'Inde, le Cambodge et la Thaïlande. 

La France s'est donc cherché de nouveaux débouchés, comme la Turquie.

En Floride, à Daytona, la ville ne savait plus où envoyer ses déchets, alors, ils ont tout simplement arrêté de trier, la poubelle de déchets recyclables a disparu, et les décharges débordent.

"Un pays capable d'envoyer des hommes sur la lune, mais incapable de gérer ses déchets plastiques.", commente une habitante.

La ville aurait pu continuer à recycler le plastique aux Etats-Unis, mais c'était plus cher !

Les Etats-Unis cherchent un nouveau point de chute pour leurs déchets, en Afrique : le Kenya. Des négociations sont en cours pour faire de ce pays la nouvelle destination du plastique américain, en échange d'un gigantesque accord commercial.

C'est scandaleux ! Des Kényans se mobilisent contre ce projet.

 

Ainsi la seule solution viable serait d'interdire les plastiques, d'autant qu'en raison de la pandémie, on déplore une augmentation de ce polluant, avec les masques jetables, les gels hydroalcooliques conditionnés sous plastique.

 

Tous les emballages plastiques seront interdits en France à partir de 2040 : pourquoi attendre encore 20 ans ? Remplaçons-les au plus vite !"

 

 

Source :

 

https://www.france.tv/france-5/sur-le-front/2399403-la-face-cachee-du-recyclage.html

 

Mais que deviennent nos déchets plastiques ?
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7 mai 2021 5 07 /05 /mai /2021 11:22
Le patriarcat tue encore, même en France...

 

Un fait divers terrifiant : un mari récidiviste a tué sa femme près de Bordeaux en la brûlant vive.

Encore un féminicide : une jeune femme de 31 ans, mère de trois enfants, est morte mardi 4 mai à Mérignac, près de Bordeaux, après avoir été brûlée vive par son mari violent récidiviste dont elle s’était séparée.

 

Une mort atroce et barbare : le tueur a tiré plusieurs coups de feu dans les jambes de sa femme jusqu’à ce qu’elle s’effondre. Il l’a ensuite aspergée d’un liquide inflammable alors qu’elle était encore en vie et l’a immolée par le feu.

C'est monstrueux ! On perçoit là une volonté de torturer, d'avilir, d'anéantir un être humain, une femme.

La femme considérée comme un objet, une chose appartenant à l'homme... L'homme dépossédé n'a qu'une envie : se venger et supprimer la femme assimilée à un objet qu'il désire être tout à lui. 

 

En France, une femme meurt tous les 3 jours sous les coups de son conjoint.

C'est un véritable fait de société : certains de ces meurtres sont prémédités, et c'est encore le cas dans cette affaire.

 

Le meurtre se double ici d'un acte de cruauté, c'est abominable.

Le mari ose même prétendre qu'il ne voulait pas tuer sa femme, seulement la punir ! Et il se trouve aussi des excuses : il croyait qu'elle avait un amant.

Le meurtrier avait déjà été condamné pour violences.

Le 25 juin 2020, il avait été condamné à dix-huit mois de prison, dont neuf mois avec sursis, et mandat de dépôt à l'audience pour  "violences volontaires". Il avait obtenu à compter du 5 octobre une mesure de placement extérieur spécifique pour les auteurs de violences conjugales. Libéré le 9 décembre 2020, "il était  suivi par le service pénitentiaire d'insertion et de probation de la Gironde." Cette mesure "comprenait notamment une obligation de soins, l'interdiction d'entrer en contact avec la victime et l'interdiction de paraître à son domicile", selon le parquet.

 

Mais à quoi servent de telles mesures si elles ne sont pas appliquées ?

 
Il serait temps de mener des campagnes de prévention et d'aider réellement les femmes en difficulté qui sont menacées par leur conjoint, de les prendre en charge, de leur offrir des protections, il serait temps d'aider celles qui vivent seules avec des enfants à charge, et qui, fragilisées, peuvent subir toutes sortes d'agressions.
 
On ne peut pas laisser perdurer de telles situations : la violence des hommes est inadmissible.

Droits des femmes bafoués, souffrances, cris de douleur, femmes insultées, humiliées, meurtries, blessées parfois à mort est-ce en France que cela se produit ?? Est-ce dans ce pays moderne, où les gens ont accès à l'instruction, à la connaissance, au savoir, que ces faits se déroulent ?
 

Malheureusement, la pandémie a tendance à accentuer ce problème : toujours plus de violences.


 Les femmes de milieu modeste subissent aussi plus fréquemment des violences sexuelles, des agressions verbales ou physiques à l'intérieur de leur ménage.

 

 

https://www.lepoint.fr/societe/violences-conjugales-quand-le-depot-de-plainte-devient-parcours-du-combattant-15-02-2021-2414023_23.php

 

 

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