Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
5 janvier 2019 6 05 /01 /janvier /2019 11:51
Il extirpa du goulot le bouchon tenace...

 

 

"Le digne aubergiste, connaissant la qualité de ses hôtes, les conduisit lui-même en une chambre basse bien tendue où brillait dans une cheminée à large manteau un feu pétillant et clair. Il prit des mains du sommelier la bouteille grise de poussière et tapissée de toile d’araignée, la décoiffa de son casque de cire avec des précautions infinies, extirpa du goulot, sans secousse, le bouchon tenace, et d’une main aussi ferme que si elle eût été coulée en bronze versa un fil de liqueur blond comme la topaze dans les verres de Venise à pied en spirale que lui tendaient le duc et le chevalier." 

 

C'est ainsi que Théophile Gautier évoque un aubergiste, Maître Bilot en train de servir du vin à ses hôtes... C'est, là, un extrait d'un des romans les plus connus de cet auteur, intitulé Le Capitaine Fracasse...

 Maître Bilot enlève avec élégance le bouchon d'une vieille bouteille.

 

Le bouchon d'une bouteille permet d'en préserver le contenu... Bouchon de liège pour les vins, ou bouchons de métal ou de plastique pour d'autres breuvages...

 

Mais le bouchon a d'abord été une botte de chanvre ou de foin : apparenté aux mots "buisson, bois, bosquet", le bouchon est, à l'origine, une simple touffe de paille...

 

On connaît le verbe "bouchonner", qui désigne l'action de nettoyer un cheval avec une poignée de paille...

 

De nos jours, le mot "bouchon" est associé surtout aux bouteilles qu'il permet de fermer hermétiquement...

Ce mot très familier s'ouvre sur une labiale langoureuse, se prolonge par une chuintante pleine de douceur et s'achève par une voyelle nasalisée "on" qui semble mimer la levée et parfois l'envol du bouchon...

Voilà un mot aux sonorités évocatrices, pleines de charmes...

 

Le bouchon d'une bouteille de Champagne demande un certain doigté pour être enlevé du goulot : il peut s'échapper avec vivacité, mu par les bulles d'air que dégage le breuvage...

 

Une fois extirpé, le bouchon de liège révèle parfois des motifs de pampres, de grappes de raisins, d'étoile rayonnante, de dessins géométriques en forme d'épis...

 

Le bouchon est issu du chêne liège, un arbre à l'écorce légère et ainsi le mot "bouchon" renvoie à nouveau à son étymologie première : "bois, buisson, morceau de paille ou de bois".

Le mot "liège", quant à lui, doit son origine à un adjectif latin, "levis, léger."

 

On découvre alors certains breuvages dorés, des liqueurs de miel, des vins parfumés et savoureux...

On déguste ces boissons bien protégées et on se délecte d'arômes de soleil et de fruits...

 

Le bouchon désignait aussi autrefois un petit bouquet de paille, un rameau de feuillages qui servait d'enseigne à un cabaret, puis le cabaret, le restaurant lui-même...

 

Le bouchon associé à la bouteille, à l'auberge nous fait entrevoir des saveurs, des goûts, des liqueurs délicieuses, des mets délicats...

 

   
 

 

http://www.lepoint.fr/vin/20-questions-sur-le-vin-comment-bien-utiliser-les-bouchons-23-11-2017-2174612_581.php

 

 

Il extirpa du goulot le bouchon tenace...
Partager cet article
Repost0
3 janvier 2019 4 03 /01 /janvier /2019 11:08
Après les fêtes, soldes tous azimuts...

 

 

Dans les supermarchés, après les fêtes de fin d'année, on assiste à une grande braderie de toutes sortes de produits : friandises, chocolats, foies gras...

 

Ce n'est pas étonnant : les rayons débordent encore de marchandises, il faut les écouler le plus rapidement possible.

 

Au rayon des chocolats qui affiche des promotions à -50 %, c'est la cohue : les gens se précipitent pour s'emparer de la boîte qu'ils convoitent. Très rapidement, le désordre s'installe dans les rayons.

Les boîtes sont renversées pêle-mêle, il est difficile de se frayer un chemin pour atteindre les rayonnages.

Les gens se bousculent, les caddies empêchent le passage.

 

Plus loin, ce sont les foies gras qui sont bradés... les promotions sont tout aussi  intéressantes : - 50% de remise immédiate.

 

Plus loin encore, le guacamole, le tarama sont également soldés. Il convient de vendre rapidement ces produits qui se périment facilement.

Les langoustes sont aussi moins chères.

 

Les consommateurs vont pouvoir se gaver de chocolats, de sucreries, de friandises en tous genres : c'est ainsi que va la société de consommation.

On pousse sans arrêt les gens à l'achat : et cela fonctionne à merveille dans nos sociétés d'abondance...

 

De grandes affiches sont installées un peu partout pour attirer le chaland.

L'heure est à l'achat compulsif : si c'est moitié moins cher, c'est forcément intéressant.

 

Mais comment se fait-il que les supermarchés puissent proposer des rabais aussi importants ? On peut se poser la question...

Il semble que les prix soient gonflés pendant la période de Noël et soudain,une fois les fêtes passées, les prix se dégonflent comme par magie.

 

Noël favorise ainsi le clinquant, et les gens se laissent séduire par tout ce qui brille. Boîtes de chocolats dorées, lumineuses, foies gras enveloppés de tissus chatoyants.... le consommateur paie aussi l'emballage.

Quant aux contenus, la qualité laisse souvent à désirer : additifs, colorants, sucres, graisses, produits chimiques, sans parler des tromperies sur les étiquettes...

Fuite en avant consumériste, surconsommation, recherche du profit : notre modèle économique mérite d'être remis en cause.

 

 

 

 

Après les fêtes, soldes tous azimuts...
Partager cet article
Repost0
1 janvier 2019 2 01 /01 /janvier /2019 09:58
Bonne année 2019... De la musique avant toute chose...

 

 

Très bonne année à tous : que cette année soit remplie de bonheurs, de découvertes, de lectures, de musique...

 

Et, pour bien commencer cette année, deux magnifiques extraits de Vivaldi et de Mozart...

 

"De la musique avant toute chose", écrivait Verlaine...

 

La musique est un partage d'émotions, de sensibilité, c'est un langage universel qui parle à tous.

 

Encore une très bonne année à tous.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photo et vidéos : rosemar

Partager cet article
Repost0
30 décembre 2018 7 30 /12 /décembre /2018 14:06
Les anges de Noël...

 

 

Longues silhouettes lumineuses, robes à crinoline, des anges aux bras graciles ont traversé la nuit, de leurs gestes doux et aériens.

 

Des anges ont parcouru lentement les ténèbres, répandant des nuées de plumes neigeuses.

 

Dansent les bras des anges, sur une musique divine et douce...

 

Dansent leurs voiles de tulle qui  transpercent la nuit sombre...

 

Soudain, des éventails rouges dans leurs mains, comme des nuées de papillons pourpres sur le boulevard...

 

Soudain, des ailes somptueuses aux teintes écarlates qui tournoient dans le ciel...

 

 

 

 

 

 

 

 

Photo et vidéos : rosemar

Partager cet article
Repost0
27 décembre 2018 4 27 /12 /décembre /2018 12:29
Une leçon d'étoiles...

 

Pour apprendre les étoiles, rien de mieux que d'écouter un berger de Provence nous en parler : on ne peut que savourer sa façon de décrire le ciel et ses mystères...

Il faut relire le récit intitulé Les étoiles, inséré dans le recueil d'Alphonse Daudet, Les lettres de mon moulin.

Un texte où un jeune berger raconte à la première personne une nuit passée à la belle étoile auprès de Stéphanette, la fille de ses maîtres...

 

Le berger solitaire, occupé à garder ses bêtes sur Le Luberon, pendant le mois de Juillet, reçoit la visite inhabituelle de Stéphanette  qui lui apporte ses "vivres de quinzaine."

Bloquée par un orage, la jeune fille est contrainte de passer la nuit auprès du berger.

Le jeune homme amoureux est ravi de cette opportunité qui lui permet de mieux faire connaissance avec la demoiselle.

 

Il nous raconte alors la nuit et ses mystères... Un monde poétique où l'obscurité amplifie les bruits, les lumières qui brillent... "un monde mystérieux s'éveille dans la solitude et le silence..."

La nature se met à vivre plus intensément : "les sources chantent bien plus clair, les étangs allument de petites flammes". Personnifiée, la nature est ainsi magnifiée par ce berger poète qui évoque "les esprits de la montagne qui vont et viennent librement".

 

Puis, la jeune fille émerveillée tourne son regard vers le ciel, éblouie par tant d'étoiles.

C'est alors que le berger lui donne une leçon d'étoiles...

Il lui montre la Voie lactée ou "le Chemin de Saint-Jacques", puis la Grande Ourse ou "le Char des Ames"...

Des noms surgissent dans la nuit, emplis de symboles et de poésie.

Les étoiles ouvrent des chemins, font naître des images de char lumineux, prennent vie, deviennent des personnages, "un Charretier, Trois Rois, Jean de Milan, le flambeau des astres"...

Le berger évoque aussi des histoires merveilleuses, des mariages d'étoiles...

Enfin, il nomme "la plus belle des étoiles", "l'Etoile du Berger" qui "éclaire à l'aube quand nous sortons le troupeau et aussi, le soir quand nous le rentrons..."

Elle devient elle aussi un personnage prénommée "Maguelonne".

La scène s'achève dans une ambiance de complicité entre les deux personnages puisque la jeune fille pose sa tête sur l'épaule du berger et s'endort. Les étoiles comparées à un troupeau se meuvent dans le ciel et le berger imagine alors qu'une étoile "la plus fine, la plus brillante" vient de se poser sur son épaule...

 

 

 

Le texte :

 

"Cependant la nuit était venue tout à fait. Il ne restait plus sur la crête des montagnes qu’une poussière de soleil, une vapeur de lumière du côté du couchant. Je voulus que notre demoiselle entrât se reposer dans le parc. Ayant étendu sur la paille fraîche une belle peau toute neuve, je lui souhaitai la bonne nuit, et j’allai m’asseoir dehors devant la porte… Dieu m’est témoin que, malgré le feu d’amour qui me brûlait le sang, aucune mauvaise pensée ne me vint ; rien qu’une grande fierté de songer que dans un coin du parc, tout près du troupeau curieux qui la regardait dormir, la fille de mes maîtres, — comme une brebis plus précieuse et plus blanche que toutes les autres, — reposait, confiée à ma garde. Jamais le ciel ne m’avait paru si profond, les étoiles si brillantes… Tout à coup, la claire-voie du parc s’ouvrit et la belle Stéphanette parut. Elle ne pouvait pas dormir. Les bêtes faisaient crier la paille en remuant, ou bêlaient dans leurs rêves. Elle aimait mieux venir près du feu. Voyant cela, je lui jetai ma peau de bique sur les épaules, j’activai la flamme, et nous restâmes assis l’un près de l’autre sans parler. Si vous avez jamais passé la nuit à la belle étoile, vous savez qu’à l’heure où nous dormons, un monde mystérieux s’éveille dans la solitude et le silence. Alors les sources chantent bien plus clair, les étangs allument des petites flammes. Tous les esprits de la montagne vont et viennent librement ; et il y a dans l’air des frôlements, des bruits imperceptibles, comme si l’on entendait les branches grandir, l’herbe pousser. Le jour, c’est la vie des êtres ; mais la nuit, c’est la vie des choses. Quand on n’en a pas l’habitude, ça fait peur… Aussi notre demoiselle était toute frissonnante et se serrait contre moi au moindre bruit. Une fois, un cri long, mélancolique, parti de l’étang qui luisait plus bas, monta vers nous en ondulant. Au même instant une belle étoile filante glissa par-dessus nos têtes dans la même direction, comme si cette plainte que nous venions d’entendre portait une lumière avec elle.

— Qu’est-ce que c’est ? me demanda Stéphanette à voix basse.

— Une âme qui entre en paradis, maîtresse ; et je fis le signe de la croix.

Elle se signa aussi, et resta un moment la tête en l’air, très recueillie. Puis elle me dit :

— C’est donc vrai, berger, que vous êtes sorciers, vous autres ?

— Nullement, notre demoiselle. Mais ici nous vivons plus près des étoiles, et nous savons ce qui s’y passe mieux que des gens de la plaine. 
Elle regardait toujours en haut, la tête appuyée dans la main, entourée de la peau de mouton comme un petit pâtre céleste :

— Qu’il y en a ! Que c’est beau ! Jamais je n’en avais tant vu… Est-ce que tu sais leurs noms, berger ?

— Mais oui, maîtresse… Tenez ! juste au-dessus de nous, voilà le Chemin de saint Jacques (la voie lactée). Il va de France droit sur l’Espagne. C’est saint Jacques de Galice qui l’a tracé pour montrer sa route au brave Charlemagne lorsqu’il faisait la guerre aux Sarrasins. Plus loin, vous avez le Char des âmes (la grande Ourse) avec ses quatre essieux resplendissants. Les trois étoiles qui vont devant sont les Trois bêtes, et cette toute petite contre la troisième c’est le Charretier. Voyez-vous tout autour cette pluie d’étoiles qui tombent ? ce sont les âmes dont le bon Dieu ne veut pas chez lui… Un peu plus bas, voici le Râteau ou les Trois rois (Orion). C’est ce qui nous sert d’horloge, à nous autres. Rien qu’en les regardant, je sais maintenant qu’il est minuit passé. Un peu plus bas, toujours vers le midi, brille Jean de Milan, le flambeau des astres (Sirius). Sur cette étoile-là, voici ce que les bergers racontent. Il paraît qu’une nuit Jean de Milan, avec les Trois rois et la Poussinière (la Pléiade), furent invités à la noce d’une étoile de leurs amies. La Poussinière, plus pressée, partit, dit-on, la première, et prit le chemin haut. Regardez-la, là-haut, tout au fond du ciel. Les Trois rois coupèrent plus bas et la rattrapèrent ; mais ce paresseux de Jean de Milan, qui avait dormi trop tard, resta tout à fait derrière, et furieux, pour les arrêter, leur jeta son bâton. C’est pourquoi les Trois rois s’appellent aussi le Bâton de Jean de Milan… Mais la plus belle de toutes les étoiles, maîtresse, c’est la nôtre, c’est l’Étoile du berger, qui nous éclaire à l’aube quand nous sortons le troupeau, et aussi le soir quand nous le rentrons. Nous la nommons encore Maguelonne, la belle Maguelonne qui court après Pierre de Provence (Saturne) et se marie avec lui tous les sept ans.

— Comment ! berger, il y a donc des mariages d’étoiles ?

— Mais oui, maîtresse.

Et comme j’essayais de lui expliquer ce que c’était que ces mariages, je sentis quelque chose de frais et de fin peser légèrement sur mon épaule. C’était sa tête alourdie de sommeil qui s’appuyait contre moi avec un joli froissement de rubans, de dentelles et de cheveux ondés. Elle resta ainsi sans bouger jusqu’au moment où les astres du ciel pâlirent, effacés par le jour qui montait. Moi, je la regardais dormir, un peu troublé au fond de mon être, mais saintement protégé par cette claire nuit qui ne m’a jamais donné que de belles pensées. Autour de nous, les étoiles continuaient leur marche silencieuse, dociles comme un grand troupeau ; et par moments je me figurais qu’une de ces étoiles, la plus fine, la plus brillante, ayant perdu sa route, était venue se poser sur mon épaule pour dormir…"

 

 

 

https://fr.wikisource.org/wiki/Lettres_de_mon_moulin/Les_%C3%A9toiles

 

 

 

 

Une leçon d'étoiles...
Partager cet article
Repost0
24 décembre 2018 1 24 /12 /décembre /2018 11:38
Un somptueux concert de Noël...

 

Un concert de Noël qui s'ouvre sur un thème de James Bond dans une église, c'est assez inhabituel et surprenant : une volonté de réunir le public autour d'airs célèbres pour lui faire partager tous les bonheurs de la musique...

Le spectacle commençait ainsi de manière tonitruante avec ce James Bond thème crée par Monty Norman, arrangé et orchestré par John Barry : une ambiance de mystères, de suspense et d'action...

 

Ce concert de Noël, sous la direction de Laurent Richard, donné dans l'église Saint-Charles de Nîmes, réunissait de nombreux talents : professionnels et amateurs de musique, choristes, musiciens, soprano, ténor, baryton...

L'orchestre Calliopé est né en 2008 de la volonté de son chef Laurent Richard de communiquer sa passion de la musique...

 

Après cette entrée en matière peu conventionnelle, le chef d'orchestre tombe la veste, défait son noeud papillon, comme pour se libérer de toutes contraintes et c'est alors que commence la partie classique du concert.... avec bien d'autres merveilles et d'autres occasions d'enthousiasmes.

 

D'abord, un extrait de La Traviata de Verdi : Coro di Zingarelle... une musique étourdissante, emplie de légèreté, de bonhomie...

 

Puis, la somptueuse messe pour le couronnement de Georges II nous emportait dans un univers très différent : mystique et solennel, Zadok the Priest est un hymne de couronnement composé par Georg Friedrich Haendel, à partir d'un récit de l'Ancien Testament de la Bible (Sadoq était le nom du Grand Prêtre du Temple de Salomon).

 

On se laissait ensuite bercer par le premier mouvement de la symphonie 40 de Mozart, un des airs les plus connus de ce compositeur, qui reste gravé dans toutes les mémoires...

 

Le requiem de Verdi nous transportait, alors, dans une ambiance ténébreuse et c'était comme si l'on entendait le flot de la colère divine se répandre sur les travées de l'église.

Le concert se poursuivait plus légèrement avec des extraits de Carmen de Bizet : L'air des gamins qui donnait l'occasion aux enfants de la chorale d'exprimer tous leurs talents...

 

"Avec la garde montante
Nous arrivons nous voilà
Sonne trompette éclatante
Taratata taratata.

Nous marchons la tête haute
Comme de petits soldats,
Marquant sans faire de fautes
1 ! 2 ! marquant le pas.

Les épaules en arrière
Et la poitrine en dehors,
Les bras de cette manière
Tombant tout le long du corps.

Avec la garde montante
Nous arrivons nous voilà
Sonne trompette éclatante"

 

Puis, la Habanera distillait les mystères de l'amour...

"L'amour est enfant de Bohême
Il n'a jamais, jamais connu de loi
Si tu ne m'aimes pas, je t'aime
Si je t'aime, prends garde à toi !
Si tu ne m’aimes pas
Si tu ne m’aimes pas, je t’aime !
Mais, si je t’aime
Si je t’aime, prends garde à toi !"

 

 L'air du toréador faisait, ensuite, vibrer le public d'enthousiasme...

 

Le concert s'achevait avec le célèbre Halleluyah de Léonard Cohen : un hymne entraînant, scandé et chanté par l'ensemble du public, dans une ferveur partagée...

 

Ce concert éclectique a ravi un public nombreux, chaleureux, des applaudissements redoublés ont salué le travail de tous les participants.

Bravo à tous les musiciens, aux choristes, à Julie Goussot, soprano, à François Almuzara, ténor, à Thimothée Varon, baryton... Bravo au chef de choeur, Laurent Richard, qui a su animer le spectacle de sa verve et de sa passion...

 

 

 

 

 

 

Photos et vidéos : rosemar

Partager cet article
Repost0
23 décembre 2018 7 23 /12 /décembre /2018 14:06
Lumières sur l'amphithéâtre...

 

 

Les façades de l'édifice brillent de jets d'eau lumineux, tandis que des statues antiques s'impriment dans la pierre...

 

Soudain, les arcades se peuplent d'oiseaux somptueux, aux teintes de roses... Soudain, c'est une envolée d'oiseaux qui envahit l'obscurité de la nuit.

 

Les murs se couvrent, alors, de briques comme dessinées par une main magique : des teintes douces surgissent, puis des prismes de couleurs éclatantes qui transforment le monument en un palais moderne et lumineux.

 

Puis, ce sont de lourds flocons de neige qui recouvrent majestueusement les murs de l'antique édifice.

Soudain, c'est, à l'inverse, un paysage désertique de dunes qui se dessine : les chameaux des Rois mages avancent lentement alors que des bougies illuminent la scène...

 

Soudain, des étoiles, des décors féeriques de sucres d'orge, de fruits, de pères Noël... et voilà que les façades ruissellent d'or et d'étincelles !

 

 

 

 

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
21 décembre 2018 5 21 /12 /décembre /2018 14:38
Crèches de Noël...

 

 

"La crèche est un moyen d'expression... Au fond, nous sommes toujours à l'époque des cavernes : il nous faut dessiner sur les parois.

Il n'y a pas que les santons. Il y a la composition du paysage. Ce n'est jamais un paysage de Judée. C'est toujours celui qui nous est familier ; le Marseillais y représente Marseille ; le Manosquin, Manosque ; le Parisien, Paris...."

C'est ainsi que Jean Giono évoque la confection des crèches de Noël, dans un ouvrage intitulé Provence.

 

Les crèches varient en fonction des villes, des pays, des continents, de nos personnalités, de notre culture, de nos goûts.

 

Les crèches nous ressemblent : crèches monumentales, modestes, humbles, crèches colorées, lumineuses, crèches modernes ou traditionnelles...

 

On aime leur simplicité, leur harmonie, l'impression de paix, de bonheur qui émane de ces créations humaines...

Crèches confectionnées par des enfants, des adultes, une exposition leur était consacrée en l'église Saint-Charles de Nîmes...

Une occasion de s'émerveiller et de découvrir toutes sortes de compositions.

 

Crèches somptueuses, aux décors et aux personnages multiples, simple crèche avec une hutte primitive où l'enfant Jésus repose sur la paille, crèche-vitrail, éclairée par des bougies, crèche moderne aux faisceaux lumineux, crèche africaine composée de cases, crèche traditionnelle en carton pâte, garnie de mousse, crèche aux épis de blé qui sertissent les personnages de Joseph et Marie, crèche qui s'anime de personnages variés, crèche garnie de tissu provençal....

Crèche stylisée, simplifiée à l'extrême, crèche arche de Noé...

Beaucoup d'imagination et de créativité dans cette exposition...

 
En Provence, la crèche se doit d'être garnie de mousse fraîche, recueillie préalablement dans des sous-bois bien ombragés et humides de la campagne environnante, une mousse épaisse qui sent bon la terre et l'humus.On dispose tout autour des branches légères de sapin et du houx aux feuilles dentelées et vernissées, aux baies flamboyantes, feuillages qui simulent une forêt d'arbres.


Les santons de Provence aux couleurs éclatantes, figurines d'argile peintes avec minutie évoquent tout un petit peuple de travailleurs simples et modestes, un univers familier...

 
Toute la population d'un village vient apporter ses cadeaux à l'enfant nouveau né. Les santons célèbrent la vie quotidienne de la Provence et symbolisent tous ceux qui viennent pour admirer Jésus.
 

Voilà une belle tradition à préserver...
 

 

 

 

 

Crèches de Noël...
Crèches de Noël...
Crèches de Noël...
Crèches de Noël...
Crèches de Noël...
Crèches de Noël...
Crèches de Noël...
Crèches de Noël...
Crèches de Noël...
Partager cet article
Repost0
19 décembre 2018 3 19 /12 /décembre /2018 11:18
L'orange de Noël...

 

Les enfants recevaient autrefois une simple orange en guise de cadeau de Noël... les temps ont bien changé, désormais ils sont submergés de cadeaux. Noël est devenue une fête de la surconsommation, où les enfants sont souvent choyés à l'excès.

 

Jusque vers le milieu du vingtième siècle, l'orange était un mets de choix, venu des pays du sud, un fruit aux teintes dorées, symbole de soleil.

 

Et quand on y songe, quelle merveille ! Un fruit tout en rondeurs et sensualité, un fruit aux senteurs enivrantes, aux couleurs chaleureuses de l'été, au coeur même de l'hiver.

Autrefois recouverte d'un papier de soie, l'orange exhalait ses parfums, dès qu'on la découvrait...

Une merveille de la nature que nous ne voyons plus, tellement nous sommes blasés...

 

Il faut relire la somptueuse description qu'en fait Alphonse Daudet, dans Les lettres de mon moulin.

Il évoque ces fruits en faisant appel à tous les sens...

Il est vrai qu'il décrit ces oranges alors qu'elles sont encore sur les arbres...

Couleurs, senteurs, éclats des fruits, l'évocation nous fait voyager vers l'Algérie, à Blidah...

Les oranges de Blidah sont magnifiées, entourées d'une "auréole de splendeur", serties d'un feuillage "sombre, lustré, vernissé".

Elles apparaissent dans un décor de neige où "tous les fruits poudrés à frimas avaient une douceur splendide, un rayonnement discret comme de l'or voilé de claires étoffes blanches..."

Les oranges sont sublimées et deviennent des trésors, elles sont comparées à "des verres de couleurs", "des fleurs éclatantes". Une exclamation restitue l'admiration du spectateur : "c'est là qu'elles étaient belles !"

Les couleurs rayonnantes des fruits sont amplifiées par le décor blanc de neige.

Les oranges sont personnifiées, comme vêtues de "claires étoffes blanches" "de soutanes rouges sous des robes de dentelles, de dorures d'autel enveloppées de guipures."

Plus loin, l'auteur nous fait découvrir les oranges d'un jardin au nom magique et mystérieux : "Barbicaglia", un jardin en Corse près d'Ajaccio...

Le seul nom de ce lieu fait rêver ! Les sonorités redondantes de labiale "b", les échos répétés de la voyelle "a', de la voyelle "i" nous transportent dans un univers poétique.

Et la description qui suit fait intervenir différentes sensations, d'abord le sens olfactif : "les orangers en fleur et en fruit brûlaient leurs parfums d’essences."

Puis, on entend "le bruit mat d'une orange mûre, tombée tout à coup... sur la terre pleine."

La sensation visuelle contribue à la beauté du tableau :"des fruits superbes, d’un rouge pourpre à l’intérieur..."

Entre les feuilles des orangers, la mer offre aussi un arrière plan somptueux avec "des espaces bleus éblouissants comme des morceaux de verre brisés qui miroitaient dans la brume de l’air."

Ainsi, Daudet nous fait percevoir ces merveilles de la nature : les oranges, des fruits aux teintes solaires, aux parfums enivrants, aux formes sensuelles...

 

 

Le texte :

 

"Pour bien connaître les oranges, il faut les avoir vues chez elles, aux îles Baléares, en Sardaigne, en Corse, en Algérie, dans l’air bleu doré, l’atmosphère tiède de la Méditerranée. Je me rappelle un petit bois d’orangers, aux portes de Blidah ; c’est là qu’elles étaient belles ! Dans le feuillage sombre, lustré, vernissé, les fruits avaient l’éclat de verres de couleur, et doraient l’air environnant avec cette auréole de splendeur qui entoure les fleurs éclatantes. Çà et là des éclaircies laissaient voir à travers les branches les remparts de la petite ville, le minaret d’une mosquée, le dôme d’un marabout, et au-dessus l’énorme masse de l’Atlas, verte à sa base, couronnée de neige comme d’une fourrure blanche, avec des moutonnements, un flou de flocons tombés.

Une nuit, pendant que j’étais là, je ne sais par quel phénomène ignoré depuis trente ans cette zone de frimas et d’hiver se secoua sur la ville endormie, et Blidah se réveilla transformée, poudrée à blanc. Dans cet air algérien si léger, si pur, la neige semblait une poussière de nacre. Elle avait des reflets de plumes de paon blanc. Le plus beau, c’était le bois d’orangers. Les feuilles solides gardaient la neige intacte et droite comme des sorbets sur des plateaux de laque, et tous les fruits poudrés à frimas avaient une douceur splendide, un rayonnement discret comme de l’or voilé de claires étoffes blanches. Cela donnait vaguement l’impression d’une fête d’église, de soutanes rouges sous des robes de dentelles, de dorures d’autel enveloppées de guipures…

Mais mon meilleur souvenir d’oranges me vient encore de Barbicaglia, un grand jardin auprès d’Ajaccio où j’allais faire la sieste aux heures de chaleur. Ici les orangers, plus hauts, plus espacés qu’à Blidah, descendaient jusqu’à la route, dont le jardin n’était séparé que par une haie vive et un fossé. Tout de suite après, c’était la mer, l’immense mer bleue… Quelles bonnes heures j’ai passées dans ce jardin ! Au-dessus de ma tête, les orangers en fleur et en fruit brûlaient leurs parfums d’essences. De temps en temps, une orange mûre, détachée tout à coup, tombait près de moi comme alourdie de chaleur, avec un bruit mat, sans écho, sur la terre pleine. Je n’avais qu’à allonger la main. C’étaient des fruits superbes, d’un rouge pourpre à l’intérieur. Ils me paraissaient exquis, et puis l’horizon était si beau ! Entre les feuilles, la mer mettait des espaces bleus éblouissants comme des morceaux de verre brisés qui miroitaient dans la brume de l’air. Avec cela le mouvement du flot agitant l’atmosphère à de grandes distances, ce murmure cadencé qui vous berce comme dans une barque invisible, la chaleur, l’odeur des oranges… Ah ! qu’on était bien pour dormir dans le jardin de Barbicaglia !"

 

 

 

Le texte intégral :

 

https://fr.wikisource.org/wiki/Lettres_de_mon_moulin/Les_oranges

 

 

 

 

L'orange de Noël...
Partager cet article
Repost0
17 décembre 2018 1 17 /12 /décembre /2018 13:16
L'enfer de la Noël...

 

 

On parle souvent de la magie de Noël, fête des enfants, de la famille... mais de plus en plus, cette fête tend à devenir un enfer...

 

Ce jour-là, je décide de me rendre dans une grande surface pour acheter un sapin de Noël : sur la route, des bouchons à n'en plus finir... Les voitures n'avancent pas et c'est une longue attente pour parcourir quelques mètres seulement...

C'est l'enfer de Noël, c'est l'orgie consumériste qui commence... Les gens se bousculent dans les magasins pour faire leurs achats.

Et moi-même je me laisse happer par cette frénésie d'achats.

C'est la ruée vers les cadeaux et les victuailles... et moi aussi, me voilà lancée dans cette course à la consommation.

 

Après une demi-heure, j'arrive enfin près du supermarché, où je me gare sans trop de problèmes.

Là, j'en profite pour compléter mes courses de la semaine : quelques légumes et quelques fruits...

Parvenue près des caisses, j'aperçois une longue file d'attente : là encore, il faut attendre longtemps, piétiner, pour payer son dû.

Puis, je dépose mes achats dans ma voiture et je retourne acheter un sapin, après avoir récupéré un caddie.

 

Je cherche, alors, vainement un vendeur ou une vendeuse pour choisir l'arbre qui me convient.

Je demande à un vigile qui me dit d'aller à l'accueil du magasin : au bout d'un moment, on m'informe que la vendeuse a dû s'absenter pour des raisons personnelles.

 

La dame de l'accueil chargée de la remplacer rechigne quelque peu à la tâche, elle m'accompagne tout de même près du rayon des sapins.

J'en choisis un et je demande aussi une bûche pour l'installer. Manifestement, la dame se plaint d'avoir mal au dos et peine pour sortir la bûche, je l'aide à vérifier si le sapin est adapté à la bûche, mais non, il faut recommencer plusieurs fois... 

 

Je parviens enfin à trouver mon bonheur, mais lorsque je veux récupérer mon caddie, une cliente âgée se précipite pour me dire que c'est le sien.

Je conteste mais je n'ai pas envie de me battre pour un caddie... !

Donc, je vais en chercher un autre... !

 

Je peux enfin fourguer le sapin dans ma voiture et rentrer chez moi : heureusement, le voyage de retour est plus facile, avec moins d'encombrements.

Mais, tout de même, Noël est l'occasion d'excès de toutes sortes, les gens en deviennent agressifs, surmenés, impolis.

L'inverse de ce que devrait être l'esprit de Noël : une fête du partage, de la convivialité....

 

 

 

 

 

 

 

 

L'enfer de la Noël...
Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le blog de rosemar
  • : Pour le plaisir des mots : poésie, chanson, littérature, actualités, politique, éducation...
  • Contact

Profil

  • rosemar
  • Esprit libre et indépendant ,contestataire
  • Esprit libre et indépendant ,contestataire

Texte Libre

fleurs 4fleurs 3coqulicot

Recherche

Https://Fatizo.over-Blog.com/