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14 octobre 2018 7 14 /10 /octobre /2018 14:04
Doux soleil d'automne...

 

 

Un doux soleil d'automne illumine les feuilles aux teintes de rouilles, et de brun-brûlé...

 

Les feuilles en transparence dessinent des bouquets de verdure et de rousseurs sur les branches...

 

Le soleil joue avec le feuillage... tamisé, il éclaire l'arbre et fait resplendir sa ramure automnale...

 

Somptueux spectacle... le ciel bleu magnifie les bords brûlés des feuilles, il éclaire les fines nervures...

 

Les feuilles translucides répercutent une lumière adoucie sous le marronnier...

 

Le soleil absorbé par le feuillage s'estompe peu à peu, le soleil s'évanouit sous les feuilles...

 

 

 

 

 

 

 

Photos : rosemar

Doux soleil d'automne...
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13 octobre 2018 6 13 /10 /octobre /2018 08:18
Cette quête du bonheur qui nourrit le capitalisme...

 

 

Il est où le bonheur ? Il est où ? Nous avons tous entendu cette chanson de Christophe Maé...

Une chanson dans l'air du temps car le bonheur devient, dans nos sociétés, une quête perpétuelle, toujours inassouvie...

Une quête entretenue par les médias, la presse, différentes publications...

 

Que de livres parus sur cette quête du bonheur !

"L'apprentissage du bonheur, L'homme qui voulait être heureux, L'art du bonheur, La pratique du bonheur, Plaidoyer pour le bonheur, La formule du bonheur, Et n'oublie pas d'être heureux"... Que de titres éloquents et révélateurs !

Le bonheur devient un impératif, une nécessité, comme le suggèrent certains de ces titres qui sont comme autant d' injonctions...

 

Le bonheur devient ainsi une recherche personnelle qui sert les intérêts du capitalisme...

C'est là une source de consommation infinie... et cette quête entretient une forme d'individualisme, de repli sur soi, de consumérisme.

 

Dès lors on ne cherche plus à changer le monde, mais à se changer soi-même.

A quoi bon lutter contre les structures du capitalisme qui nous oppriment ?

A quoi bon lutter contre la pauvreté, les inégalités sociales, les injustices ?

A quoi bon lutter contre la domination de l'argent ?

 

Les gens se rassurent dans cette quête personnelle du bonheur... Puisqu'on ne peut pas changer le monde, il convient de se forger un petit cocon de bonheur...

De quoi alimenter l'individualisme, de quoi nourrir le capitalisme et toutes ses dérives...

On ne perçoit plus des difficultés des autres, on ne voit que ses propres manques, ses propres insatisfactions...

C'est l'EGO qui l'emporte au détriment de toute action pour essayer de lutter contre un monde injuste.

Et puis le bonheur se décline aussi avec le matérialisme dans lequel baignent nos sociétés. La publicité nous incite à acquérir toutes sortes de biens de consommation censés nous apporter le bonheur.

Des voitures de plus en plus grosses et clinquantes, des ordinateurs de plus en plus performants, des vêtements à la mode...

Comme le dit la chanson :

"Oh la la la vie en rose 
Le rose qu'on nous propose 
D'avoir les quantités d'choses 
Qui donnent envie d'autre chose 
Aïe, on nous fait croire 
Que le bonheur c'est d'avoir 
De l'avoir plein nos armoires..."

Mais cette quête infinie de biens de consommation ne peut nous satisfaire, car elle est sans cesse réactivée.

 

 

 

 

 

Source : Une émission sur France Culture La tyrannie du bonheur au service du capitalisme...

 

 

https://www.franceculture.fr/emissions/les-nouvelles-de-leco/les-nouvelles-de-leco-du-jeudi-11-octobre-2018

 

 

 

 

 

Cette quête du bonheur qui nourrit le capitalisme...
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12 octobre 2018 5 12 /10 /octobre /2018 11:52
Si tu m'apprivoises... tu seras pour moi unique au monde...

 

 

On connaît tous cette page célèbre du Petit prince : un renard dit bonjour au petit prince qui lui propose de jouer, mais le renard refuse car il n'est pas apprivoisé...

Face à l'incompréhension de l'enfant, le renard lui explique alors ce que signifie le verbe "apprivoiser" : 

 

"- C'est une chose trop oubliée, dit le renard. Ça signifie "créer des liens..."

- Créer des liens ?

- Bien sûr, dit le renard. Tu n'es encore pour moi qu'un petit garçon tout semblable à cent mille petits garçons. Et je n'ai pas besoin de toi. Et tu n'as pas besoin de moi non plus. Je ne suis pour toi qu'un renard semblable à cent mille renards. Mais, si tu m'apprivoises, nous aurons besoin l'un de l'autre. Tu seras pour moi unique au monde. Je serai pour toi unique au monde..."

" On ne connaît que les choses que l'on apprivoise, dit le renard. Les hommes n'ont plus le temps de rien connaître. Ils achètent des choses toutes faites chez les marchands. Mais comme il n'existe point de marchands d'amis, les hommes n'ont plus d'amis. Si tu veux un ami, apprivoise-moi !

- Que faut-il faire? dit le petit prince.

- Il faut être très patient, répondit le renard. Tu t'assoiras d'abord un peu loin de moi, comme ça, dans l'herbe. Je te regarderai du coin de l'œil et tu ne diras rien. Le langage est source de malentendus. Mais, chaque jour, tu pourras t'asseoir un peu plus près..."

 

Alors que le temps s'accélère dans une société vouée à la vitesse, nous ne savons plus "apprivoiser"...

Nous ne savons plus regarder...

Notre monde de marchandisation est bien celui de l'accélération, de la vitesse : tout s'emballe, les innovations nous submergent sans arrêt, une innovation en chasse une autre, un système informatique en remplace un autre, un smartphone succède à un autre...

 

A l'inverse, "apprivoiser" demande de l'attention et du temps, des précautions, une certaine réserve...

Désormais, on n'apprivoise plus, on conquiert, on s'impatiente, on achète, on paye....

On ne prend plus le temps de connaître, de comprendre, d'observer.

 

Apprivoiser ! Voilà un verbe quelque peu oublié ! Avec ses 4 syllabes, ses consonnes variées, il souligne bien une attention, un désir, une volonté.

La labiale peut suggérer une idée de bonheur, la gutturale "r" peut montrer une forme d'âpreté et de difficulté, la fricative "v" et la sifflante "s" donnent une impression de douceur.

Le verbe évoque une quête patiente, une approche prudente...

 

Apprivoiser, c'est s'approcher peu à peu de quelqu'un, apprendre à le connaître, à l'apprécier...

Apprivoiser, c'est retrouver le temps d'autrefois, le temps virgilien qui permet de découvrir la valeur des êtres et des choses.

 

 

 

 

 

Si tu m'apprivoises... tu seras pour moi unique au monde...
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10 octobre 2018 3 10 /10 /octobre /2018 08:30
Et même Michel Onfray a été victime d'erreurs médicales...

 

 

Michel Onfray a une certaine notoriété : il a écrit de nombreux ouvrages philosophiques, il est médiatisé depuis longtemps... il a connu des soucis de santé, alors qu'il était jeune, un infarctus, à 30 ans, puis un AVC, et il a été aussi victime, il y a peu, de graves erreurs de diagnostic...

Il évoque ses déboires médicaux dans un ouvrage paru récemment, intitulé Le deuil de la mélancolie.

 

Tout de même, Michel Onfray a fait récemment un nouvel AVC, il a consulté pas moins de 4 médecins et aucun d'entre eux n'a su reconnaître cette pathologie !

Et pourtant, on sait combien il est urgent d'intervenir rapidement en cas d'AVC. C'est même vital, le plus souvent.

Un ORL, un médecin généraliste, un autre de SOS médecins, un cardiologue sont passés à côté du diagnostic.

 

Dès lors, on peut s'interroger à juste titre sur l'efficacité de notre système médical...

C'est inquiétant...

Michel Onfray fustige ces médecins qui ont minimisé ses troubles, il souligne leur incompétence, leur suffisance, leurs mensonges, leur duplicité...

 

L'un de ces médecins a même refusé l'idée d'avoir fait une erreur de diagnostic : il aurait caché la vérité à son patient pour lui éviter des émotions !

 

Certes, la médecine a fait des progrès considérables dans l'imagerie, les techniques d'investigation, la chirurgie...

Mais les médecins restent parfois d'indécrottables diafoirus : ils commettent des erreurs, ne tiennent pas compte du ressenti des patients, traitent les malades comme des choses, avec hauteur et arrogance.

Certains médecins manquent d'humanité : ils refusent d'évoquer les effets "secondaires" des médicaments, ils perdent le contact avec les patients, ils font preuve de suffisance...

 

Pour être réellement efficace, la médecine doit rester humaine, à l'écoute des malades et de leurs difficultés.

Le malade doit être écouté, traité dans sa globalité, on doit tenir compte de son passé médical.

Au total, aucun des médecins qui s'est trompé n'a présenté des excuses à Michel Onfray.

Un médecin ne se trompe jamais, bien sûr !

Comment pourrait-il se tromper ? Un médecin a fait de longues études, il est imbu de son savoir, il est catégorique, même s'il fait des erreurs...

 

 

 

 

 

 

 

Et même Michel Onfray a été victime d'erreurs médicales...
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8 octobre 2018 1 08 /10 /octobre /2018 12:42
Un outil diabolique...

 

 

 

Qui aurait pu imaginer, il y a quelques années, qu'on pourrait avec le même appareil disposer d'une télévision, d'une radio, d'un ordinateur, d'un téléphone, d'une caméra, d'un appareil photo ?

Un outil merveilleux, d'autant plus étonnant qu'il tient dans une poche !

Un outil magique, aux multiples fonctionnalités...

Un outil qui permet de se connecter au monde entier...

 

Et de plus en plus de gens sont désormais équipés d'un smartphone...

Je possède moi même un smartphone mais je constate que beaucoup de gens en font un mauvais usage...

 

Il faut les voir le visage penché sur leur appareil, les yeux rivés sur l'écran, coupés du monde extérieur...

Beaucoup se livrent à cet exercice périlleux qui consiste à marcher, le portable à la main, obnubilés par l'écran ! Attention aux obstacles et gare aux chutes !

Les jeunes sont surtout concernés : ils sont accrocs à leur dou-dou, ils ne le quittent plus, même la nuit.

C'est là une addiction dangereuse...

 

Dès cette rentrée, l'utilisation des portables sera interdite dans les établissements scolaires, mais il sera possible pour chaque élève d'apporter et de détenir un smartphone...

Dès lors, le problème est loin d'être résolu : certains élèves n'hésitent pas à utiliser leur portable en classe, ce qui perturbe leur concentration...

Il faut voir les élèves dégainer leur téléphone, dès qu'ils sortent de cours...

 

Voilà un appareil vraiment diabolique, au sens étymologique du terme ! Paradoxalement, il nous sépare du monde réel, il nous éloigne des autres, nous enferme dans une bulle.

Séduisant, attirant, attractif, il s'empare des esprits, il possède les êtres humains, au point de les transformer en objets faciles à manipuler.

Il nous épie, suit tous nos déplacements, observe nos comportements, connaît tout de notre vie...

 

L'objet devient envahissant, accapare les esprits...

L'objet s'impose, devient comme un prolongement indispensable de la main...

On ne peut plus s'en passer, on en devient l'esclave, un esclave consentant qui accepte d'être aliéné par la technique.

 

 

 

 

 

Un outil diabolique...
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7 octobre 2018 7 07 /10 /octobre /2018 13:46
Un peintre du Dimanche...

 

 

Peindre avec ses doigts, sans pinceau, créer des tableaux abstraits pétillants de couleurs, qui suggèrent la vie, les mouvements de la mer, des montagnes, des embruns... et les offrir en cadeaux aux enfants, aux passants qui s'attardent...

 

Voilà une belle activité à laquelle se livre ce peintre du Dimanche...

 

Des tourbillons, des vagues, des silhouettes étranges, des feux d'artifice, des citrouilles colorées naissent sous ses doigts... tout un monde de rêve, où on peut voir se dessiner des fleurs, des explosions, des éclats lumineux...

 

Le peintre crée des tableaux en reliefs, en mouvements...

 

Des créatures mystérieuses surgissent : chevaux qui se cabrent, dragons qui crachent du feu, nuées rouges, lacs aux teintes de bleu et de verts, arbres sous la lune...

 

Concentré sur son travail, il peint en musique, étalant ses couleurs dans de subtils dégradés...

Le geste est sûr, la technique éprouvée...

Puis, il se dresse, et jette de nouvelles taches de couleurs sur la toile...

 

Le peintre est inspiré par Dieu : il le pense avec ferveur. Et il distribue des messages de paix et d'amour.

"Rien n'arrête la puissance de son amour", a-t-il écrit sur la dédicace du tableau qu'il m'a offert.

Inspiré par la foi protestante, il offre son temps, sa passion à ceux qui passent.

 

Il lui arrive aussi de distribuer des fleurs, ou des séances de maquillage pour enfants...

Professeur de gym, il donne son savoir-faire aux autres, il partage, il est dans l'action au service des autres.

Dans un monde où règne l'individualisme, il oeuvre pour le partage... il est disponible pour les autres.

La technique qu'il utilise, la peinture à l'acrylique, permet une grande liberté dans la composition de ses tableaux.

Les couleurs vives traduisent un optimisme, une joie de vivre, une envie de partage...

 

 

 

 

 

 

 

 

Photos et vidéo : rosemar

Un peintre du Dimanche...
Un peintre du Dimanche...
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5 octobre 2018 5 05 /10 /octobre /2018 09:04
Des cours de grammaire et d'orthographe pour les étudiants de l'université Paris Nanterre...

 

 

L'Université Paris Nanterre va mettre en place des cours de remise à niveau pour les étudiants qui ne maîtriseraient pas totalement les règles orthographiques et grammaticales. 

 

Ce n'est pas étonnant : pendant des décennies, ces deux disciplines, orthographe et grammaire ont été négligées à l'école primaire, au collège...

Trop difficiles, trop rébarbatifs, les cours de grammaire !

 

On a voulu simplifier leur enseignement... voilà le résultat : nombre d'élèves arrivent au Baccalauréat avec des lacunes en langue française.

Au nom d'un certain égalitarisme, des pédagogues ont simplifié les programmes, ont voulu réduire les exigences.

 

Mais aplanir les difficultés, est-ce rendre service aux élèves ?

La transmission de la langue française est essentielle : la pensée passe par le langage...

Comment penser si on ne maîtrise pas la syntaxe et toutes les relations logiques qu'elle met en jeu : cause, conséquence, opposition, condition, etc. ?

 

Les adolescents éprouvent, ainsi, des difficultés à lire des livres, opération trop complexe...

"C'est trop long", disent-ils le plus souvent...

Ils se réfugient devant des écrans numériques, où l'attention se délite, où la lecture est fugace, morcelée, où les sollicitations sont multiples...

 

La patience, le sens de l'effort ne sont plus à la mode..

Dès lors, comme les élèves pourraient-ils acquérir un bon niveau de langue ?

Il convient de réapprendre le français aux élèves, dès l'école primaire et de poursuivre assidûment cet apprentissage dans les classes de collège.

Les difficultés sont formatrices, elles font partie de la vie : pourquoi a-t-on voulu nier l'importance de l'effort ?

 

Certains pédagogues n'en ont pas vu l'importance et ont voulu privilégier la pédagogie de la découverte...

Comme s'il ne fallait pas d'abord apprendre pour maîtriser des savoirs et les réutiliser...

 

De nombreux élèves qui arrivent en lycée ne savent pas bien rédiger, ne connaissent pas les subtilités de la langue française.

Comment peuvent-ils mener à bien des études, alors que la grammaire et l'orthographe ne sont plus enseignées en lycée ?

 

 

 

Source :

 

https://www.bfmtv.com/societe/la-fac-de-nanterre-instaure-des-cours-de-francais-pour-ses-etudiants-en-licence-1527622.html

 

 

 

Des cours de grammaire et d'orthographe pour les étudiants de l'université Paris Nanterre...
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3 octobre 2018 3 03 /10 /octobre /2018 08:17
Non, nous n'avons rien oublié...

 

 


 

Non, nous n'avons rien oublié... tant de chansons de Charles Aznavour sont dans nos mémoires...

Et plus particulièrement celle-ci qui évoque le monde des comédiens, dont il faisait lui-même partie...

 

Comment restituer toute la magie de l'art théâtral ? Le meilleur moyen est, sans doute, de nous entraîner dans le sillage de ces comédiens qui vont de ville en ville pour donner des représentations et pour animer des soirées, de leurs spectacles...

 

Un hommage aux comédiens, à cet art ancien du théâtre qui nous fait rêver, à cet art éphémère qui reste, pourtant, gravé dans nos esprits, c'est, là, le thème d'une célèbre chanson de Charles Aznavour...

Le texte est une invitation pressante et insistante à aller voir des comédiens qui arrivent : l'impératif réitéré "viens" souligne l'exhortation, ainsi que la répétition du verbe "voir'.

Grâce à ce verbe "voir", on prend conscience que le théâtre est, avant tout, un art du spectacle : il est fait pour être représenté sur une scène, et c'est ainsi qu'il prend vie...

L'emploi de la deuxième personne du singulier "viens" apporte une tonalité familière : l'auteur semble, ainsi, s'adresser à chacun d'entre nous.

Les comédiens sont associés dans cette invite, à des musiciens et des magiciens.
La comédie, le théâtre ne sont-ils pas des spectacles complets et magiques qui nous transportent dans d'autres univers ?

L'emploi de la fricative "v" dans le refrain peut suggérer tout le charme et toute la fascination qu'exercent ces comédiens sur le public...

Le poète nous montre, d'abord, tout ce qui précède les représentations : l'installation des tréteaux, tout un travail que révèlent des verbes d'action : "installer, dresser, tendre".

Puis, c'est l'évocation de la parade qui permet de prévenir la foule, de lui présenter le spectacle à venir. A grands bruits de tambours, les comédiens attirent "un cortège en folie". 

Le poète plante, alors, le décor coloré du spectacle, en plein air : 

"Devant l'église une roulotte peinte en vert 
Avec les chaises d'un théâtre à ciel ouvert "

Puis, il déroule, de manière très vivante, certaines intrigues mises en oeuvre dans de nombreuses pièces de théâtre : histoires de coquins qui finissent par être punis, histoires d'amours, bien sûr, qui font "trembler" ou "rire".

Les impératifs "Poussez la toile et entrez" sont, à nouveau, une invite insistante à aller suivre le spectacle.

Le poète magnifie, aussi, le théâtre en évoquant encore le cadre : "Sous les étoiles…" et le rituel théâtral qui donne tout son charme et son mystère à cet art : "les trois coups, le rideau va se lever..."
"Quand les trois coups retentiront dans la nuit 
Ils vont renaître à la vie, les comédiens."

Le poète décrit, enfin, dans le dernier couplet, le départ des comédiens, soulignant le caractère éphémère de cet art du théâtre...

"Les comédiens ont démonté leurs tréteaux 
Ils ont ôté leur estrade 
Et plié les calicots..." 

Il évoque, enfin, l'empreinte que laisseront, malgré tout, les comédiens, des souvenirs inoubliables gravés "au fond du coeur" de chacun..."sérénade, bonheur d'Arlequin", des souvenirs étincelants de musique douce, de joie.

Ils laisseront à chacun l'impression d'avoir rêvé, avant de rejoindre d'autres lieux, pour donner d'autres spectacles...

L'emploi du futur, en fin de texte, souligne bien la permanence du souvenir... "ils laisseront, nous croirons avoir rêvé..."

La mélodie entraînante, vive et virevoltante nous emporte dans le sillage de ces comédiens qui vont de ville en ville, pour jouer leur spectacle... Elle traduit un enthousiasme, celui des spectateurs mais aussi celui des acteurs, passionnés par leur art...

 

 

 
Paroles de Jacques Plante :

 

https://www.paroles.net/charles-aznavour/paroles-les-comediens

 

 

 

 

 

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1 octobre 2018 1 01 /10 /octobre /2018 08:53
Vous avez dit "harcèlement" ?

 

 

 

Une publicité pour le cinéma a suscité une polémique : certains y ont vu une promotion du harcèlement...

Le spot s'intitule "Les plus grandes histoires se vivent au cinéma". Il est l'œuvre du réalisateur  Xavier Giannoli et vante les mérites de la carte illimitée des cinémas Pathé Gaumont.

 

On y voit un jeune homme repérer une spectatrice dans une salle. Au fil des séances, il cherche sa présence et son regard. Elle commence par ne pas se montrer très réceptive, puis peu à peu la jeune femme se laisse finalement charmer par les regards muets du jeune homme et l'invite même à s'asseoir à côté d'elle...

Tout un art de la séduction est déployé par le jeune homme... séduction qui passe par le regard, l'attention à l'autre, la recherche de l'autre.

 

Et certains de dénoncer une banalisation du harcèlement !

On est stupéfait devant une telle réaction.

 

Comme si le coup de foudre n'existait pas et devait être réprimé, comme si la séduction ne faisait pas partie de la vie...

Jusqu'où peut aller le féminisme mal placé ?

Vers quelle société se dirige-t-on si le puritanisme triomphe et si l'on voit le mal partout ?

Qui n'a jamais connu un coup de foudre ? Faudrait-il le réprimer, interdire les regards ?

Triste monde, dans lequel il ne serait plus permis de séduire !

Triste monde dans lequel un regard attentif et appuyé devient du harcèlement !

 

Je trouve le film de Xavier Giannoli plein de délicatesse et de charme : le jeune homme suit parfois la jeune femme mais il le fait avec tact et retenue.

Une façon de séduire tout à fait décente...

 

Ne l'oublions pas, le coup de foudre a donné naissance aux plus belles pages de notre littérature, il a inspiré de nombreuses oeuvres cinématographiques : faudrait-il censurer ces romans, ces films où la rencontre amoureuse est évoquée avec sensibilité, émotion ?

Ce motif est un lieu commun de la littérature sentimentale, il permet d'ouvrir des perspectives, de lancer un personnage dans une aventure amoureuse, d'orienter son destin.

Ces pages, ces images sont empreintes de beauté, d'émotions, de sensibilité : on y perçoit l'intensité du sentiment amoureux, les perturbations qu'il provoque, les métamorphoses qu'il génère.

Assez de puritanisme ! Nous vivons dans un monde ouvert où les rencontres sont possibles, alors que dans certains pays, cette liberté n'existe même pas...

 

 

 

 

 

 

Source :

 

http://www.lepoint.fr/culture/harcelement-ou-romantisme-une-publicite-pour-le-cinema-divise-28-09-2018-2258701_3.php

 

 

 

Vous avez dit "harcèlement" ?
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30 septembre 2018 7 30 /09 /septembre /2018 14:34
Des camaïeux de feuilles s'éparpillent sur l'eau...

 

 

 

Ciel bleu sur le canal...

 

Des camaïeux de feuilles s'éparpillent sur l'eau moirée... vert, bruns, rouilles, éclats de xanthe illuminent les ondes...

 

Un arbre langoureux se mire aussi dans l'eau...

 

Des panaches somptueux se dessinent, estompés par le miroir de l'eau, l'arbre déploie ses branches de brumes rousses... des bouquets hésitants de feuilles lumineuses...

 

L'arbre tord ses branches sombres tandis que l'eau se froisse de replis ondoyants...

 

 

L'arbre mélancolique se perd dans l'eau et se disperse en nuées vaporeuses...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photos : rosemar

Des camaïeux de feuilles s'éparpillent sur l'eau...
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