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1 décembre 2018 6 01 /12 /décembre /2018 08:56
Gilets jaunes et foulards rouges...

 

 

Les gilets jaunes dénoncent à juste titre la hausse des taxes qui affaiblit les plus démunis et les plus fragiles, ils ont raison de s'insurger contre la baisse du pouvoir d'achat, la hausse de la CSG qui affecte les retraités modestes.

Ce sont là de justes revendications.

 

Mais les moyens employés risquent de pénaliser encore et toujours les salariés, les employés qui, bloqués sur les routes, ne peuvent se rendre à leur travail.

 

Les commerçants se plaignent déjà d'une baisse importante de leurs chiffres d'affaires et il existe nombre de commerçants qui connaissent des difficultés.

On comprend aussi leur désarroi.

Ainsi, dans le Vaucluse, les "foulards rouges" s'organisent contre les gilets jaunes... 

"Pour tous ceux qui en ont marre des méthodes anarchistes des gilets jaunes, qui s'en foutent de priver de liberté les autres citoyens, qui s'en fichent de mettre à mal l'économie des petites entreprises fragiles, rejoignez les foulards rouges !", peut-on lire sur la page Facebook d'un des créateurs de ce mouvement...

 

Ces internautes ne cachent pas leur exaspération envers les gilets jaunes et échangent des informations concernant les blocages routiers observés dans la région. Car c'est bien de cela dont il est question dans ce groupe : la liberté de circulation.

Quand des pauvres gênent des pauvres, les empêchent de circuler, d'aller travailler, de faire leurs courses, c'est bien un problème dont doivent prendre conscience les gilets jaunes.

 

Rouges contre jaunes ? Le conflit risque de s'aggraver si les situations de blocages perdurent.

 

Pour ma part, tout en soutenant les revendications des gilets jaunes, je comprends l'exaspération de ceux qui sont bloqués sur la route.

Ce sont toujours les mêmes qui trinquent... en entravant la circulation, les gilets jaunes gênent des gens modestes comme vous et moi.

D'autres moyens d'action doivent être envisagés, sans doute... sinon, les gilets jaunes risquent de se mettre à dos une large partie de la population.

 

Est-ce le début d'une guerre civile ?

Les gens n'accepteront pas longtemps d'être bloqués sur les routes.

Il serait temps pour les politiques de trouver des solutions pour calmer la colère des gilets jaunes et redonner de l'espoir aux gens.

 

Il est vrai que la transition écologique doit se faire mais elle ne peut se faire au détriment des plus démunis : trop d'injustice, trop d'iniquités dans les mesures prises par le gouvernement.

Le pouvoir doit prendre la mesure du désarroi qui règne dans les classes populaires et doit rétablir une certaine justice.

 

 

 

 

 

 

Source :

 

https://www.huffingtonpost.fr/2018/11/29/dans-le-vaucluse-les-foulards-rouges-sorganisent-contre-les-gilets-jaunes_a_23604835/?utm_hp_ref=fr-homepage

 

 

 

 

Gilets jaunes et foulards rouges...
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30 novembre 2018 5 30 /11 /novembre /2018 09:49
Ces gens qui parlent d'eux à la troisième personne...

 

 

On voit sur le net, se répandre une curieuse habitude : au lieu d'employer la première personne, de parler directement, certains utilisent la troisième personne.

On voit sur certains sites d'information, des gens se présenter à la troisième personne : "l'auteur est professeur d'économie, il a écrit plusieurs ouvrages..."

"Il est écrivain-chercheur, diplômé de l’ENS, docteur en philosophie. Après avoir enseigné la biologie et la physiologie à l’université, il s’est consacré à différentes recherches...."

On perçoit, là, une forme de schizophrénie inquiétante, comme si celui qui écrit n'assumait pas ses propres paroles : "je" est un autre !

"Je" est double !

 

Cette distance pompeuse semble aussi dire que celui qui parle n'est pas sincère, se cache sous un masque trompeur !

Il est vrai que sur internet, tout est possible, tout peut être trompeur : on peut s'affirmer détenteur de toutes sortes de titres, prétendre à une forme de notoriété.

"Journaliste auteur de plusieurs livres à succès, l'auteur s'est retiré de la vie active..."

 

Cette mise à distance, ce dédoublement de personnalité sont tout de même surprenants.

Parler à la troisième personne, c'est souvent se donner de l'importance, se considérer comme un autre qui n'est pas le même dans la vie de tous les jours !

Est-ce que, dans le quotidien, on parle de soi à la troisième personne ?

 

Cet artifice est, au fond, assez révélateur : souvent, sur internet, les gens se dédoublent, prennent une personnalité différente, peuvent jouer des rôles, abusent le lecteur, se jouent de lui...

 

Tout est possible sur internet : certains se parent de toutes les vertus, ou accusent les autres de défauts dont ils sont eux mêmes pourvus, oubliant de balayer devant leur porte, ils ne se voient même pas tels qu'ils sont !

Curieuse inconscience, curieux déni des réalités !

 

L'inconscience, la méconnaissance de soi, l'esprit de supériorité, une forme d'arrogance sont à l'origine de ces dénis....

 

Parler de soi à la troisième personne, un romancier peut le faire, à travers une fiction, lorsqu'il écrit une forme de roman semi autobiographique...

Mais parler de soi à la troisième personne pour se présenter, pour répondre à des questions, on a du mal à le concevoir !

On perçoit dans cet usage une forme de mégalomanie, une arrogance, un manque de modestie, un narcissisme exacerbé.

 

Certains reprochent aussi aux hommes politiques de mentir, de se livrer à de fausses déclarations, mais eux-mêmes adoptent la même attitude, ils n'hésitent pas à fausser le débat, et sont d'une mauvaise foi évidente et confondante...

Internet permet, ainsi, toutes sortes de trafics : les menteurs, les personnalités doubles se multiplient, et se livrent à un jeu assez malsain.

 

 

 

 
 

 

 

Ces gens qui parlent d'eux à la troisième personne...
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23 novembre 2018 5 23 /11 /novembre /2018 09:43
L'écriture manuelle va-t-elle disparaître ?

 

 

 

De plus en plus d'étudiants dans les universités utilisent l'ordinateur pour noter les cours : ils manient le clavier avec une aisance et une virtuosité étonnantes. Dans les lycées aussi, l'ordinateur commence à faire son apparition.

 

Ainsi, dans certaines régions, notamment en Languedoc Roussillon, on a distribué gratuitement aux élèves des ordinateurs et les adolescents sont autorisés à s'en servir pendant les cours.

 

L'écriture manuscrite tend donc à disparaître, va-t-elle devenir complètement obsolète ? C'est la question qu'on peut se poser.

Les jeunes enfants vont-ils apprendre à écrire sur l'ordinateur ?

 

Au cours d'un reportage du journal de 20 heures sur France 2, une fillette interrogée à ce sujet déclare : "C'est plus facile d'écrire sur l'ordinateur, les lettres sont déjà tracées." On voit bien là l'argument de la facilité s'imposer...

 

Oui, il est plus facile de taper une lettre que de la transcrire et pourtant le geste de l'écriture paraît essentiel. Comme le souligne une mère de famille dans ce même reportage de France 2 : "L'écriture manuelle est unique : on y perçoit une personnalité, des formes, des signes, des arabesques.... En fait, il semble, d'après certains spécialistes, que le geste de l'écriture est un apprentissage fondamental car lire, c'est se rappeler ce que l'on a écrit à la main. Pour apprendre à lire, il faut passer par le geste...

 

Si l'écriture à la main s'estompe et disparaît, quel sera l'impact de ce changement ? De moins en moins de gens écrivent à la main : désormais, on envoie des mails et non des lettres...

L'écriture manuelle est bien en train de se perdre. Il est vrai que l'on peut corriger à l'infini un texte tapé sur un ordinateur et sans faire de ratures...

 

Mais les ratures peuvent être importantes : elles montrent bien qu'un texte a été travaillé, corrigé. Les élèves souvent ne savent pas faire un brouillon, barrer, recommencer, vérifier...

 

De plus, le fait de tracer les lettres permet de mieux visualiser le message. Quand on utilise un clavier, on peut faire des fautes de frappe que l'on ne perçoit pas toujours.

 

Je pense qu'il est important pour tous de continuer à pratiquer l'écriture manuelle : on voit mieux ses corrections, on est en contact avec le papier, la feuille, le stylo.

Il est souhaitable que les deux pratiques coexistent et que l'une ne l'emporte pas sur l'autre : il ne faut pas perdre le plaisir de lire une belle écriture, d'en apprécier la graphie, d'en deviner les mystères....

 


 

 

 

 

 

L'écriture manuelle va-t-elle disparaître ?
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18 novembre 2018 7 18 /11 /novembre /2018 15:16
Feuilles dorées et mordorées...

 

 

Feuilles dorées et mordorées, elles se teintent d'éclats de brun... elles illuminent le jardin de leurs couleurs solaires, au coeur de l'automne.

 

 

Sous la grisaille, le tilleul resplendit de lumières.

 

 

L'arbre rayonne de ses feuilles éblouissantes bordées de brun... légères dentelles qui encerclent le feuillage...

 

L'arbre se pare de reflets somptueux et flamboyants... il irradie le jardin environnant...

 

 

Les feuilles s'auréolent de bruns, elles racontent l'automne, ses couleurs dorées, ses embruns brûlés, ses teintes lumineuses et chaleureuses.

 

Les feuilles délicates et fragiles se nimbent de somptueux camaïeux aux teintes de xanthe.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photos : rosemar

Feuilles dorées et mordorées...
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17 novembre 2018 6 17 /11 /novembre /2018 13:14
Gilets jaunes : déjà une victime décédée...

 

Une femme d’une cinquantaine d’années qui manifestait en Savoie, est décédée après avoir été percutée par une voiture. Une automobiliste aurait accidentellement foncé dans le barrage, organisé par les « gilets jaunes » et non déclaré.

 

La conductrice emmenait son fils chez le médecin, elle a été prise de panique quand les manifestants se sont mis à taper sur sa voiture et a foncé sur eux, heurtant une femme, a indiqué le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner. 

 

On dénombre aussi plusieurs blessés, des accrochages, des tensions entre les manifestants et les automobilistes... A Arras, une personne est en état d'urgence absolue.

 

1000 rassemblements, de nombreux manifestants, un mouvement de colère qui est en train de dégénérer car les manifestations ne sont pas encadrées.

Les gilets jaunes ont bien sûr le droit d'exprimer leur désarroi, mais il est inadmissible de bloquer des gens sur la route.

 

Libre à eux de manifester, mais dans le respect du droit de chacun...

Inévitablement, les accidents risquent de se multiplier.

"Les barrages doivent être filtrants et non bloquants", affirme aujourd'hui une des initiatrices de ce mouvement. 

 

Mais, j'ai vu des affiches où il était vraiment question de bloquer le pays.

Un tel mouvement paraît incontrôlable.

Les gens qui se rendent chez un médecin doivent avoir le droit de circuler, les gens qui, après une semaine de travail, vont faire leurs courses ont le droit de circuler.

La sécurité est en cause.

 

Si l'opinion soutient le mouvement des gilets jaunes, il faut craindre que les débordements et les accidents desservent leur cause.

Encore une fois, ce sont des gens modestes qui sont pénalisés ! Les gilets jaunes s'attaquent à des automobilistes comme vous et moi.

 

Aimeriez-vous être bloqués sur la route, en cas de situation d'urgence ?

Les manifestations continuent en Savoie, malgré la mort d'une femme. Jusqu'où ira ce mouvement ?

 

 

 

 

 

 

 

Gilets jaunes : déjà une victime décédée...
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16 novembre 2018 5 16 /11 /novembre /2018 11:58
Du théâtre dans un salon... pour découvrir la poésie érotique de la Renaissance...

 

 

Du théâtre dans un salon, c'est une façon de découvrir au plus près le métier de comédien... ce soir-là, nous sommes invités dans une maison en campagne, nous sommes reçus par la maîtresse du lieu, puis nous entrons dans un salon orné d'une immense bibliothèque : la présence des livres en arrière plan du spectacle donne déjà le ton... on va parler de littérature, de livres et de poèmes oubliés...

 

"Petit traité du plaisir qui met oubli à la mort"... tel est le titre de ce spectacle...

 

Un comédien nous fait découvrir une poésie érotique pleine de gourmandise, celle des poètes du 16ème siècle : Ronsard, Marot, Jean Auvray, Olivier de Magny, Isaac Habert, et tant d'autres... de l'érotisme charmant, empreint de grâce, de délicatesse et d'une certaine audace.

Une belle invitation à l'amour et à la lecture...

 

Le comédien, Nicolas Raccah rentre en scène et présente son spectacle : L'amour en 5 chapitres... il feuillette un gros dictionnaire, un Larousse, et au fil des pages, égrène des mots... il s'arrête sur le mot "désir", nom masculin !

Et de fait, les femmes n'avaient pas accès à la parole érotique ou si peu, en cette époque où elles étaient invitées à la discrétion, à l'humilité, au silence, à l'obéissance, vertus suprêmes !

 

Par ailleurs, que de libertés dans certains poèmes du 16ème siècle, écrits par des hommes !

On songe, par exemple, à ce poème de Ronsard, dédié au sexe féminin :

"Je te salue ô vermeillette fente,
Qui vivement entre ces flancs reluis :
Je te salue ô bienheureux pertuis,
Qui rends ma vie heureusement contente.

C’est toi qui fais, que plus ne me tourmente
L’archer volant, qui causait mes ennuis.
T’ayant tenu seulement quatre nuits
Je sens sa force en moi déjà plus lente.

Ô petit trou, trou mignard, trou velu
D’un poil follet mollement crêpelu,
Qui à ton gré domptes les plus rebelles,

Tous verts galants devraient pour t’honorer
À beaux genoux te venir adorer
Tenant au poing leurs flambantes chandelles."

Voilà une parodie audacieuse et troublante du "Je te salue, Marie pleine de grâce..."

 

Les poètes de la Renaissance ont écrit, ainsi, de nombreux poèmes coquins : on les découvre au fil du spectacle... Des poèmes qui méritent d'être dits et savourés avec bonheur : ils dénotent une joie de vivre, une grande liberté...

 

Le comédien revient alors au dictionnaire, tourne à nouveau les pages, déroule des noms, des verbes, s'attarde sur un autre mot : le "baiser" : nom masculin, encore ! Eh oui, les humanistes étaient, en général, des hommes.

Et, pourtant, une femme, une seule, a osé écrire sur le baiser, elle s'appelle Louise Labé, et quel poème ! Quel éblouissement ! 

 

"Baise m’encor, rebaise-moi et baise ;
Donne m’en un de tes plus savoureux,
Donne m’en un de tes plus amoureux :
Je t’en rendrai quatre plus chauds que braise.

Las ! te plains-tu ? Çà, que ce mal j’apaise,
En t’en donnant dix autres doucereux.
Ainsi, mêlant nos baisers tant heureux,
Jouissons-nous l’un de l’autre à notre aise".

 

Le chapitre 3 permet d'évoquer le sexe masculin,"le flageolet, la birouette, l'asperge, le chinois, la chose, l'anchois, la flûte à moustache, l'aiguillon, le petit frère, le Jésus, la baïonnette, le doigt sans ongle"... tant de mots et d'expression savoureuses ! Comment ne pas être étonné par tant d'inventivité dans le langage ?

Une seule femme, Madeleine de l'Aubépine a osé évoquer le sujet, mais elle le fait dans un poème masqué, intitulé Le luth :


"Pour le plus doux ébat que je puisse choisir,

Souvent, après dîner, craignant qu'il ne m'ennuie,

Je prends le manche en main, je le tâte et manie,

Tant qu'il soit en état de me donner plaisir.

 

Sur mon lit je me jette, et, sans m'en déssaisir,

Je l'étreins de mes bras et sur moi je l'appuie,

Et, remuant bien fort, d'aise toute ravie,

Entre mille douceurs j'accomplis mon désir.

 

S'il advient, par malheur, quelquefois qu'il se lâche,

De la main je le dresse, et, derechef, je tâche

A jouir du plaisir d'un si doux mouvement..."

 

Le chapitre 4 est consacré au sexe féminin, "le hérisson, le bonbon, la tabatière, l'abricot fendu, la framboise, l'autel velu, le barbu, le bijou, le coquelicot charnu, l'oiseau lyre, l'oasis...", encore des mots pleins de saveur, de poésie, de douceur.

 

Enfin, la lecture du dictionnaire s'achève évidemment sur le mot "plaisir", encore un mot masculin, alors que les sept péchés capitaux sont de genre féminin...

 

Le spectacle était ponctué de références historiques nombreuses qui permettaient de percevoir une emprise de plus en plus grande de la censure à la fin du 16ème siècle...

Très applaudi par l'assemblée, Nicolas Raccah a fait revivre toute une époque, éprise de liberté, de bonheur...

Ce fut une belle soirée littéraire : un mélange de tendresse, d'audace, de poésie, d'humour...

 

 

 

Une émission sur France Culture :

http://compagnie-fataleaubaine.com/le-petit-traite-du-plaisir-qui-met-oubli-a-la-mort/

 

 

 

 

Du théâtre dans un salon... pour découvrir la poésie érotique de la Renaissance...
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14 novembre 2018 3 14 /11 /novembre /2018 08:59
Noël en Novembre...

 

 

Le grand rush de Noël a déjà commencé : dès le début du mois de Novembre, les supermarchés arborent les décorations de Noël... guirlandes, éclairages, pères Noël, lutins, sapins, couleurs chatoyantes...

 

A l'entrée du magasin, sont installées toutes les friandises de cette fête désormais incontournable : chocolats, nougats, papillotes, marrons glacés, truffes... une profusion et une débauche de produits qui attirent le regard.

 

Le rayon des jouets déborde également : c'est un luxe de jouets électroniques, clinquants, c'est une abondance de jeux éducatifs, de jeux de société, de peluches, de poupées de toutes sortes.

Et déjà, les gens achètent et font des provisions pour la Noël.

Peut-on désormais échapper à cette débauche de consommation, à ces orgies de dépenses, à cette recherche frénétique des cadeaux de Noël ?

 

Il est vrai que Noël représente l'enfance : nous avons tous des souvenirs souvent enchanteurs de cette fête...

Les enfants ne sont-ils pas les rois de cette fête et de nos jours, l'enfance n'est-elle pas sacralisée ?

 

Noël est partout : sur internet, dans les rues qui s'illuminent de décorations, dans les magasins...

Comment résister à cette frénésie d'achats ? Comment ne pas céder aux injonctions de la société de consommation ?

 

Il faut fêter Noël ! Tout nous incite à consommer, les publicités, la croissance qu'il convient d'entretenir et de doper, les magasins qui regorgent de produits...

Il n'est pas rare que certains achètent des cadeaux inutiles, qui seront même revendus sur internet.

 

Mais ne pourrait-on pas fêter ce jour plus sobrement ? Retrouver, ainsi, l'esprit originel de la Noël... une certaine simplicité...

Mais, non, nous nous laissons tous aller à la frénésie de Noël.

Les enfants sont saturés de cadeaux, des jouets qui sont souvent bien vite oubliés, remisés, délaissés. Les enfants sont submergés de cadeaux, à tel point que les parents ne savent plus quel jouet leur offrir une année après l'autre.

Les adultes échangent aussi des cadeaux, le plus souvent des objets superflus, luxueux, inutiles.

Quelle gabegie !

Comme l'écrit Stéphane Floccari, dans son ouvrage intitulé Survivre à Noël, "nous sommes tous d'accord, à un moment ou à un autre, pour dénoncer cet état de fait que pourtant nous perpétuons..."

 

Cette surconsommation est d'autant plus indécente que ce luxe côtoie la misère la plus grande.

Des sans abris vivent dans des conditions déplorables et sont exclus de cette fête de Noël.

Ainsi, Noël devient le révélateur des inégalités criantes qui traversent nos sociétés.

 

 

 

 

 

 

 

Noël en Novembre...
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11 novembre 2018 7 11 /11 /novembre /2018 13:26
Arabesques sur l'azur...

 

 

Un arbre dépouillé trace des arabesques sur l'azur, des envols de brindilles, des finesses de branches...

 

Sombres, ténébreuses, les branches s'arrondissent en arantèles... des dentelles, des guipures, des résilles apparaissent.

 

Quelle finesse dans les entrelacs de branches, quelle élégance !

 

Au loin, d'autres arbres s'épanouissent encore de leurs feuillages aux teintes de xanthe...

 

L'automne rayonnant révèle des décors somptueux, où se mêlent ciel pur, branches dénudées, panaches de couleurs...

 

L'automne dessine des tableaux emplis de charme, de sérénité, d'harmonie...

 

 

 

 

 

 

 

Photos : rosemar

Arabesques sur l'azur...
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8 novembre 2018 4 08 /11 /novembre /2018 09:50
Non, il n' y a pas eu de tremblement de terre à Marseille...

 

Non, il n' y a pas eu de tremblement de terre à Marseille... et pourtant, trois immeubles se sont effondrés, des logements de pauvres, bien sûr, dans un quartier où plus de 40 % des habitants vivent sous le seuil de pauvreté, où près d'un immeuble sur deux est "indécent ou dégradé".

 

Les pauvres n'ont droit ni au confort, ni à la sécurité.

 

L'état de délabrement des bâtiments concernés était connu avant le drame, mais rien n'a été fait à temps pour l'éviter. 

A Marseille, une des plus grandes villes de France, il existe encore des taudis insalubres où s'installe la misère...

 

Six corps ont été retrouvés dans les décombres et ce bilan est provisoire : il reste encore sans doute d'autres victimes ensevelies.

Ces corps n'ont pour l'instant pas été identifiés : des anonymes, des moins que rien sacrifiés à l'incurie et l'inconscience des hommes politiques qui nous gouvernent.

Comment peut-on laisser au XXIème siècle des gens vivre dans des logements aussi précaires ?

J'ai vu les images de ces immeubles effondrés : on a l'impression qu'un gigantesque séisme les a anéantis, on se trouve devant un champ de ruines.

Comment pourrait-on encore espérer trouver des survivants dans cet amas de pierres et de gravats ?

 

Des gens sont morts en France victimes de la pauvreté et de la misère.

Qui s'est soucié de leur sort ? 

Sûrement pas les élus en charge de la cité phocéenne, sûrement pas les "responsables" politiques qui ferment les yeux devant la détresse des gens humbles.

Selon un rapport remis au gouvernement en 2015, à Marseille,"un parc privé potentiellement indigne" présente "un risque pour la santé ou la sécurité de quelque 100.000 habitants". 40.000 logements sont concernés, soit 13 % du parc de résidences principales.

 

Un des immeubles qui s'est effondré était occupé par une copropriété de 10 appartements. Pourtant, depuis 2007, les signaux d'alerte se multipliaient : effondrement du plafond du hall d'entrée, fissures inquiétantes, façades délabrées... Un expert agréé auprès du tribunal avait même visité l'immeuble le 18 octobre sans décider une évacuation des lieux.

 

 

 

 

https://www.lepoint.fr/societe/a-marseille-une-situation-affolante-sur-le-front-du-logement-indigne-ou-insalubre-06-11-2018-2268950_23.php

 

 

 

 

 

Non, il n' y a pas eu de tremblement de terre à Marseille...
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7 novembre 2018 3 07 /11 /novembre /2018 10:34
Une société de la fatigue...

 

Burn out, épuisement, dépression : nous vivons dans une société de la fatigue. Il faut sans cesse être performant, efficace, compétitif...

Comment pourrait-on ne pas être fatigué ?

 

Et même le chef de l'Etat, Emmanuel Macron a connu ces jours-ci un épisode de grosse fatigue. "Fatigue psychique", "coup de pompe politique", a-t-on pu lire dans la presse... Le chef de l'entreprise France ne serait pas épargné par cette maladie de l'époque moderne. Et, pourtant, il est jeune, plein d'allant...

Eh oui, l'esprit de performance conduit à des excès néfastes pour l'organisme humain, soumis à des tensions...

Comment pourrait-on échapper à la fatigue dans une société de compétition permanente ?

Toute la société est régie par cette loi inexorable de la concurrence...

Travailler toujours plus, travailler plus pour gagner plus : on a été abreuvé de ce slogan.

 

"Le capitalisme a décidé d'avoir la peau de l'oreiller, d'en finir avec la nuit, ou plus exactement avec la scission entre le jour et de la nuit, à l'avenir il n'y aura plus de barrière, il n'y aura plus qu'une vie perpétuelle, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, et pourquoi fermerait-on boutique ? L'extension du jour signifie l'extension du capital..." nous explique Jonathan Crary dans son essai intitulé Le capitalisme à l'assaut du sommeil.

Fabriquer des travailleurs et des consommateurs sans sommeil ?

Fabriquer des hommes-robots ?

Mais, l'être humain a besoin de repos, et d'un sommeil réparateur. L'être humain a besoin de rêver pour s'épanouir.

Et quel est le rêve qu'on nous propose ? Dépasser l'autre, travailler toujours plus, comme un robot...

Où est passée la société de loisir qu'on nous promettait dans les années 60 ? Les loisirs sont désormais voués à la consommation, aux jeux.

Le travail, lui, se fait de plus en pesant : il faut s'adapter sans cesse à une société en mouvement. Partout, s'instaurent des relations de marché, partout, une concurrence qui vise à servir des intérêts économiques...

Même un secteur comme l'enseignement est touché par cet esprit de compétition : les lycées sont mis en concurrence, les résultats du Baccalauréat sont scrutés, chaque année, les lycées sont classés en fonction de ces résultats...

Les programmes sont sans cesse modifiés : ainsi, il est question de réintroduire des leçons de grammaire en classe de seconde, pour l'année 2019... alors que cet enseignement a été négligé à l'école primaire et en collège...

 

Dans les nouvelles start-up, les salariés ne sont-ils pas invités à travailler comme des robots ? Partout, le travail se fait plus lourd, plus stressant, plus intense, avec des obligations de résultats...

 

 

 

 

 

 

 

 

https://www.franceculture.fr/emissions/lhumeur-du-matin-par-guillaume-erner/lhumeur-du-jour-par-guillaume-erner-du-mercredi-31-octobre-2018

 

 

 

 

 

 

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