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16 septembre 2018 7 16 /09 /septembre /2018 13:08
Soleil couchant... des vagues de nuées sur l'horizon...

 

 

 

Des vagues de nuées sur l'horizon... légères, fines, soyeuses, elles envahissent le ciel de leurs replis somptueux.

 

 

Des dégradés de blancs, de gris forment des écumes ondoyantes...

 

Le ciel devient une mer vaporeuse aux embruns aériens...

 

 

Le soleil couchant éclaire la scène de ses couleurs de pourpres dorés, le soleil disparaît peu à peu dans des éclats de rouges.

 

 

Quelques nuages sombres bourgeonnent autour de l'astre, comme pour en souligner les teintes éclatantes.

 

Dans le lointain, des pins dessinent leurs silhouettes obscures...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photos : rosemar

Soleil couchant... des vagues de nuées sur l'horizon...
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15 septembre 2018 6 15 /09 /septembre /2018 10:54
Le jardin du Musée de la Romanité à Nîmes....

 

 

Dans le cadre des journées du Patrimoine...

 

Le nouveau musée de la Romanité a ouvert ses portes au début de mois de Juin, à Nîmes... ce musée moderne a été construit en face des Arènes, près des vestiges de l'ancien rempart Augustéen qui date de 2000 ans.

Ces vestiges ont été intégrés dans le jardin qui jouxte le musée...

 

Composé d’acanthes, de cyprès, de lauriers, de buis, de romarins, de myrtes… et plus généralement d’espèces à feuillage persistant, le jardin garde, ainsi, un aspect immuable été comme hiver. 

 

On peut y admirer l'épaisseur impressionnante du rempart romain, à la fois défensif et élément d'apparat, son revêtement de pierres régulières.

Au bout du rempart, la base d'une tour circulaire, imposante, elle aussi.

 

Le jardin met en valeur différentes plantes...

On sait que les Romains étaient de grands amateurs et consommateurs d'épices et d'aromates, ils possédaient une excellente connaissance des plantes médicinales.

Les vins comme les plats étaient ainsi souvent parfumés avec des aromates...

 

La ciboulette utilisée comme condiment était appréciée pour ses propriétés médicinales et gustatives.

De la même façon, l'ail servait à assaisonner les plats, était employé aussi comme fortifiant naturel.

La sauge officinale était considérée comme une plante sacrée : le nom vient du latin "salvare", "sauver"...

Le myrte était un symbole de pureté, de grâce et d'amour... associé à la déesse Vénus, il servait à la préparation d'onguents et de parfums...

 

L'acanthe, plante méditerranéenne dont les feuilles sont très découpées, a inspiré les artistes Grecs et Romains pour le décor des colonnes de style corinthien. Belles feuilles d'acanthe qui composent de véritables motifs, en volutes, sur les chapiteaux ! Des retombées de feuilles, pleines d'élégance, s'épanouissent, en haut des colonnes.

 

Le noyer était associé au Dieu Jupiter, qui gouverne la terre et le ciel.

Le romarin tenait une grande place dans les cérémonies, on appréciait aussi ses vertus aromatiques.

La lavande permettait de parfumer les bains...

 

Le néflier originaire d'Asie mineure était apprécié pour ses fruits.

Le thym, quant à lui, était utilisé dans les habitations, il servait à purifier l'air, on l'employait aussi bien sûr comme aromate en cuisine.

 

Ce jardin offre aux visiteurs un cadre apaisant... la poésie des ruines contribue à lui donner une douce mélancolie, et les différentes variétés d'arbres et de plantes viennent composer un décor harmonieux pour ces vestiges du temps passé.

 

 

 

 

 

Vidéo : Les fouilles du jardin du musée de la Romanité...

 

https://youtu.be/kFQsu9ciZVo

 

Le jardin du Musée de la Romanité à Nîmes....
Sauge officinale

Sauge officinale

myrte

myrte

Romarin

Romarin

Le jardin du Musée de la Romanité à Nîmes....
Lavande

Lavande

Thym

Thym

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14 septembre 2018 5 14 /09 /septembre /2018 12:24
L'IVG, un homicide ?

 

 

 Ce mardi 11 septembre, le président du syndicat des gynécologues Bertrand de Rochambeau a provoqué un tollé en assimilant l'IVG à un homicide.

C'est là une scandaleuse remise en cause du droit à l'avortement : les femmes se sont battues pour obtenir ce droit.

 

Comment un médecin gynécologue peut-il contester ce droit, alors qu'il a le devoir de porter assistance à des femmes en détresse qui veulent avoir recours à une IVG ?

Bien sûr, le docteur Rochambeau a le droit de faire valoir son opposition à titre personnel à l'IVG. Mais, en tant que représentant syndical, il devrait s'abstenir de telles déclarations.

 

L'IVG, ce fut le combat de Simone Veil...


C'est elle qui, en 1974, a permis l'adoption de la loi sur la légalisation de l'IVG, c'est elle qui a su transformer la vie des femmes, leur donner des droits essentiels, en un temps où ces droits leur étaient refusés, dans une société rigide et sclérosée.

 

 Dans un temps aujourd'hui révolu, les femmes avortaient clandestinement, dans des conditions sanitaires déplorables, des femmes qui étaient désignées à la vindicte populaire comme des meurtrières...

 

Nos mères ont connu cette époque où l'avortement était réprimé, condamné par un monde d'hommes qui s'appliquaient à ignorer les souffrances des femmes.

 

Et un président du syndicat des gynécologues ose en 2018 parler d'homicide, en culpabilisant les femmes... ! C'est scandaleux !

On se croirait revenu en des temps où l'avortement était réprimé, interdit.

 

Et c'est un droit qui est encore contesté dans de nombreux pays... en Afrique et Amérique latine, qui restreignent fortement l'avortement, une vingtaine d'entre eux l'interdisent totalement, à l'instar du Chili.

 
Certains autres pays autorisent l'avortement sous des conditions très restrictives. Ainsi, dans beaucoup de pays africains, l'IVG n'est accessible qu'en cas de danger pour la vie de la mère, notamment en Côte d'Ivoire, en Somalie, en RDC, en Ouganda, au Soudan du Sud ou en Libye.

Récemment, l'Irlande, pays à forte tradition catholique, a massivement voté par référendum pour la légalisation de l’avortement.

 

Mais, en Europe, le droit à l'avortement régresse aussi, soit par la loi, soit par le refus massif de médecins de le pratiquer (comme c'est le cas en Italie), soit parce que de puissantes organisations religieuses militent pour son interdiction. Toujours en Italie, en 2008, c'est le pape lui-même, Benoît XVI qui avait réclamé des autorités italiennes l'abolition du droit à avorter. 

En juin 2018, le pape François a comparé certains avortements aux pratiques nazies "pour veiller à la pureté de la race".

 

On le voit : ce droit est sans cesse remis en cause par des associations, par des autorités religieuses...

Mais quand c'est un gynécologue éminent, un responsable syndical qui assimile l'IVG à un homicide, on se dit que ce droit est menacé même dans notre pays, par des instances médicales.
 

 

 

 

 

 

 

L'IVG, un homicide ?
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12 septembre 2018 3 12 /09 /septembre /2018 07:45
Vous avez dit "progrès" ?

 

 

Face à l'e-book, le livre papier résiste plutôt bien...

Tant mieux ! Rien de mieux que ce plaisir de tourner les pages, de toucher le papier, de sentir l'odeur de l'encre...

Rien de mieux que ce plaisir de lire sur un support qui n'est pas agressif pour la vue...

Les écrans sont partout et fatiguent vite le regard... lumière trop vive, couleurs criardes...

L'oeil a besoin de se reposer sur une feuille de papier mate.

Le livre n'est-il pas un objet unique, par sa forme, ses couleurs, ses dimensions, le grain de son papier ? L'e-book est, à l'inverse, impersonnel, froid, glacé...

Le terme lui-même "e-book" qui nous vient de l'anglais me hérisse.

 

 

Mais d'autres "progrès" nous entraînent, eux, vers de véritables régressions...

Si le livre résiste bien, si les librairies restent encore des lieux vivants, en revanche, le téléphone fixe est voué, lui, à disparaître.

Orange a annoncé la fin de la commercialisation des lignes de téléphone fixes RTC (Réseau de Télécommunications Commuté), prévue le 15 novembre prochain.

Le nouveau réseau nécessitera une alimentation électrique : comment communiquer en cas de panne ?


Pour nombre de personnes plus ou moins âgées vivant dans des coins un peu reculés, villages ou hameaux, une panne d'électricité les isolera un peu plus et en cas d'urgence médicale, ils en subiront les conséquences dramatiques. 

Est-ce là un progrès ?

 

Dans un autre domaine, la TNT nous promettait de magnifiques images : la TNT, Télévision Numérique Terrestre, est une technologie de diffusion qui permet de recevoir la télévision numérique par une antenne râteau. 

Mais combien de mauvaises surprises nous réserve cette technologie !

Images qui se figent, qui se fracturent, écran noir qui s'affiche : "no signal"...

Et dans ce cas, on ne nous laisse pas le choix : on nous impose ces nouvelles technologies...

"On n'arrête pas le progrès...", dit-on souvent...

Mais s'agit-il vraiment de progrès ?

Notre monde est celui de l'innovation permanente : chaque jour, naissent de nouveaux smartphones, de nouveaux écrans de plus en plus sophistiqués.

C'est la marchandisation du monde qui l'exige... Il faut innover pour vendre...

Une telle fuite en avant paraît inquiétante...

 

 

Autres articles sur le sujet :

 

 

http://rosemar.over-blog.com/2015/07/une-invention-revolutionnaire.html

 

 

https://www.nouvelobs.com/economie/20180904.OBS1787/la-fin-du-telephone-fixe-est-susceptible-de-renforcer-la-fracture-numerique.html

 

 

 

https://c-pour-dire.com/2014/10/10/du-progres-facteur-de-regression/

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vous avez dit "progrès" ?
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10 septembre 2018 1 10 /09 /septembre /2018 13:22
Le bonheur de marcher...

 

 

 

Nous passons une grande partie de notre temps assis, le monde moderne est organisé pour que nous restions assis, assis devant un ordinateur, assis devant une télévision, assis dans une voiture...

Ainsi, nous pouvons être mieux contrôlés et mieux surveillés par ceux qui nous gouvernent...

Et nous perdons l'habitude de cette fonction essentielle : marcher...

 

C'est pourtant grâce à la marche que nous avons pu découvrir le monde, développer notre curiosité...

"Tout ce que nous faisons aujourd'hui, ce qui nous distingue des autres espèces tire son origine du fait que nous nous tenons debout et marchons", écrit Erling Kagge, dans son ouvrage intitulé Pas à pas.

 

Marcher, c'est se recentrer sur l'essentiel.

Voilà une activité accessible à tous qui permet une attention au monde : le rythme lent de la marche nous invite à observer les arbres, les fleurs, la couleur du ciel, un nuage, un chien, un oiseau...

 

Alors que nous voyons nombre de nos contemporains marcher les yeux rivés sur leur portable, au lieu de contempler le monde, il est temps de réhabiliter la marche, la promenade, la vraie, celle qui porte attention au monde.

 

L'homme est fait pour se mettre en quête de connaissances et de savoirs : c'est cette curiosité qui le guide et le motive.

 

C'est aussi l'occasion d'utiliser nos cinq sens, notamment si l'on marche à la campagne ou dans une forêt : les odeurs des arbres, des fleurs, les chants des oiseaux, les couleurs variées de la végétation, les claquements d'ailes d'un oiseau....

 

Marcher permet de se reconnecter au cosmos, de comprendre que nous sommes une partie de ce tout, la nature qui nous environne.

Marcher, c'est aussi se maintenir en forme, faire fonctionner tout son corps, ses muscles.

 

Dans un monde où tout nous incite à rester assis, immobile, il est temps de retrouver le bonheur de marcher...

Il est temps de retrouver une harmonie avec le cosmos.

 

Comme l'écrit le philosophe Frédéric Gros, "Marcher, c'est résister fortement à la part maudite de la modernité (obsession pathologique de le performance, culte de la vitesse, existences parallèles dans des univers numériques )... c'est aussi se proposer soi-même comme aventure, rompre avec les inerties du présent".

 

 

 

 

 

 

 

 

Le bonheur de marcher...
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9 septembre 2018 7 09 /09 /septembre /2018 14:11
Le pigeon rayonne sur le marronnier...

 

 

Pigeon soyeux au plumage blanc de lys, ombré de noir et de nuées grises....

 

Il s'est posé sur le marronnier aux feuilles déjà brunies par l'été finissant.

 

Sur l'arbre au feuillage touffu, il rayonne de ses teintes claires à peine festonnées de plumes sombres.

 

L'oeil vif, aux aguets, il savoure l'ombre bienveillante de l'arbre.

 

Il lisse familièrement  ses plumes de son bec sombre...

 

Sous le ciel bleu, le marronnier déploie pour l'oiseau un décor somptueux de feuilles rousses et vertes...

 

Sous le ciel bleu, les jets d'eau tout proches murmurent la douceur de cette fin d'été...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photo et vidéo : rosemar

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8 septembre 2018 6 08 /09 /septembre /2018 12:19
Et nous la regardons brûler...

 

 

Et nous la regardons brûler et se consumer, cette magnifique planète qui nous permet de vivre...

Le changement climatique s'accélère : incendies dévastateurs en Californie, en Suède, inondations au Japon, records de température, cyclones, ouragans, vagues de chaleur, sécheresse, canicules, effondrement de la bio-diversité...

 

 Les climats se dérèglent, les activités humaines, la déforestation, l'augmentation des populations, la pollution, tous ces facteurs interviennent.

 

On vit sur une planète en mutations permanentes : tout change, tout évolue à une allure infernale et on a des difficultés à suivre le mouvement.

 

Si le climat se dérègle, on a l'impression que le monde se dérègle aussi : c'est la dérégulation qui domine notre univers : évasions fiscales, affaires politiques et financières, détournement d'argent, abus d'influence, banques qui s'enrichissent, populations qui s'appauvrissent.

 

"La décroissance : c'est la seule solution, on ne pourra pas y échapper si nous voulons sauver la planète", affirment certains.

Mais peut-on imposer la décroissance à des pays comme la Chine, l'Inde, le Brésil ?

Impossible ! Absurde, intolérable même, pour tous les pays en plein développement, en Afrique, en Amérique du sud.

 

La catastrophe risque donc de se produire...

D'autant plus que l'écologie mobilise peu les politiques. Donald Trump, lui-même, le président d'une des plus grandes puissances économiques, ne se soucie pas du tout de l'écologie.

D'ailleurs, Donald Trump n'est-il pas atteint lui aussi de "dérèglement climatique" ? 

 

Quelles solutions peut-on envisager ?

Luc Ferry, dans son ouvrage intitulé La révolution de l'amour, propose de valoriser la recherche scientifique... "par quelque bout qu'on prenne le sujet, il ne nous reste que le pari de l'innovation et de la science", écrit-il.

"C'est en inventant et en proposant au reste du monde des solutions nouvelles ( la voiture électrique, le nucléaire fiable, des bâtiments basse consommation, des transports en commun efficaces ) que nous pourrons sauver la planète."

Luc Ferry ajoute : "Cela suppose qu'on valorise la recherche scientifique..."

Je pense, pour ma part, que c'est une des pistes pour essayer d'éviter le pire.

 

Mais, chacun d'entre nous doit aussi prendre conscience des dangers qui menacent notre planète.

Des actions au niveau local se développent : transports gratuits à Dunkerque, politique zéro déchets dans certaines villes, politiques de lutte contre les pollutions dans des quartiers qui s'organisent et se mobilisent.

C'est à l'échelle locale que les choses peuvent commencer à évoluer.

 

Nous avons besoin du contact avec la nature, nous avons besoin du contact avec les arbres, la terre, les animaux, le ciel, les plantes...

Nous faisons corps avec la nature. Sans elle, l'homme est condamné à disparaître.

 

 

 

 

 

 

Et nous la regardons brûler...
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7 septembre 2018 5 07 /09 /septembre /2018 11:21
Nouvelle campagne de fouilles, près du rempart romain, à Nîmes : découverte de tombes d'enfants gallo-romains...

 

 

Nouvelle saison de fouilles, au mois d'août 2018, sur la colline Montaury, près du rempart romain, à Nîmes, nouvelles découvertes passionnantes... cette année, les recherches se sont concentrées près de la magnifique tour du bas de la colline, la mieux conservée, la tour qui jouxte la route de Sauve...

 

Les pelleteuses en action ont remué la terre pour mettre au jour de nouveaux vestiges du passé romain de la ville.

Cette année encore, une équipe d'étudiants archéologues venus des quatre coins de la France ( Strasbourg, Lille, la Normandie, Marseille) ont travaillé sous la direction de Richard Pellé de l 'INRAP, Institut National de Recherches Archéologiques Préventives... 

 

Sous un soleil de plomb, les apprentis archéologues ont oeuvré patiemment à la truelle, au pinceau, afin de dégager ces vestiges du temps passé.

Un gros bloc de pierre a été découvert, il faisait probablement partie du chemin de ronde.

De nombreuses sépultures d'enfants gallo-romains, datant du premier siècle après Jésus Christ, ont été dégagées...

Découverte émouvante : de très jeunes enfants de moins de 5 ans ont été enterrés là près l'enceinte sacrée de Nemausus, antique nom de la ville de Nîmes...

Lors de cette cinquième campagne de fouilles, les archéologues ont ainsi mis au jour une trentaine de sépultures romaines, dernières demeures de nourrissons et de fœtus mort-nés.

 

Les archéologues ont trouvé également sur le site une tombe avec deux squelettes adultes entrelacés. "Cette sépulture est plus profonde que les tombes prénatales, donc certainement plus ancienne, précise Richard Pellé, il est trop tôt pour dire qui étaient ces personnes, mais on les a certainement enterrées suivant un rituel. Nous avons retrouvé avec eux plusieurs objets déposés, dont une petite amphore".

 

Le terrain très dur et compact n'a pas facilité la tâche des archéologues...

Ils ont travaillé sous la canicule, avec précision, minutie et patience... ils ont quadrillé le terrain, répertorié le moindre tesson, et tous ces témoignages venus du passé...

 

De nombreuses sépultures étaient vides, malgré des emplacements bien marqués par des alignements de pierres : les ossements de bébés frêles, fragiles ont fondu, avec le temps.

 Les jeunes corps étaient enterrés de manière très différentes : "certains étaient dans des coffres de tuiles, d'autres dans des amphores ou directement dans la terre, recouverts d'un lit de pierres", précise Richard Pellé.

 

Les archéologues ont trouvé des offrandes funéraires : des amphores brisées, une olpé, très grosse cruche qui servait à puiser de l'eau, une oenochoé cassée, dont on a conservé tous les morceaux, un pichet intact, un magnifique pot à onguents, probablement lié à une sépulture dont on n'a pas les ossements...

 

Que vont devenir toutes ces découvertes ? Les ossements seront étudiés, les vases seront entreposés dans un musée, l'idéal serait que tout soit exposé sur le site mais pour l'instant ce n'est pas envisageable.

 

J'ai eu le privilège de suivre ces fouilles et d'observer le travail patient des archéologues, tout au long du mois d'août... J'ai pu interroger l'archéologue Richard Pellé qui dirige ces recherches.

Près du rempart romain vieux de 2000 ans, ces tombes témoignent d'un passé lointain où la vie était particulièrement fragile, où la mort frappait souvent de très jeunes enfants.

 

 

 

 

http://www.lepoint.fr/histoire/nimes-decouverte-de-tombes-d-enfants-millenaires-30-08-2018-2247109_1615.php

 

 

 

 

Photos et vidéo : rosemar

Nouvelle campagne de fouilles, près du rempart romain, à Nîmes : découverte de tombes d'enfants gallo-romains...
Nouvelle campagne de fouilles, près du rempart romain, à Nîmes : découverte de tombes d'enfants gallo-romains...
Nouvelle campagne de fouilles, près du rempart romain, à Nîmes : découverte de tombes d'enfants gallo-romains...
Nouvelle campagne de fouilles, près du rempart romain, à Nîmes : découverte de tombes d'enfants gallo-romains...
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5 septembre 2018 3 05 /09 /septembre /2018 08:34
Simplifier l'accord du participe passé employé avec l'auxiliaire avoir ? Une idée belge !

 

 

Non, ce n'est pas une blague belge...

Cette idée nous vient pourtant des Belges, plus exactement de deux professeurs wallons : ils proposent de simplifier l'accord du participe passé employé avec l'auxiliaire avoir...

Trop difficiles ces règles d'accord ? Qu'à cela ne tienne ! On va rendre le participe passé invariable !

 

Il est vrai que la mode est aux simplifications, à tel point que l'enseignement de l'orthographe et de la grammaire a été négligé depuis un certain temps.

On en voit les résultats : les élèves font de plus en plus de fautes, ont des difficultés à rédiger, à structurer leurs phrases...

 

Mais, en fait, les règles d'accord du participe passé permettent aussi de comprendre le fonctionnement de notre langue, notamment quand on l'utilise avec l'auxiliaire avoir : quand le complément d'objet direct est placé avant le verbe, le participe s'accorde avec ce cod.

On dit ainsi : "La décision que j'ai prise était la bonne..."

Mais, si le cod est placé après, on ne fait pas l'accord : "j'ai pris une décision qui était la bonne..."

Ainsi, cette règle d'accord permet de repérer la construction de la phrase...

Elle favorise et facilite la compréhension... c'est une question de logique grammaticale.

Faut-il supprimer la logique ?

Si on commence à simplifier, on n'en finit plus : et puis, cette règle d'accord n'est pas si compliquée, si on comprend bien le fonctionnement de la langue...

On voit bien aussi qu'à l'oral, si on ne fait pas l'accord, certaines phrases sont dissonantes.

"La décision que j'ai pris n'était pas la bonne..."

A force de simplifications, on va finir par appauvrir notre langue... 

 

Le passé simple est difficile ! Supprimons-le !

Le subjonctif est compliqué ! Il faut l'éradiquer !

Les verbes irréguliers posent problème ! On pourrait les oublier !

 

Et pourquoi ne pas adopter une écriture phonétique ? Finies les dictées, finies les fautes d'orthographe et d'accord !

Bientôt on en viendra à parler par signes, à écrire avec des émoticônes, des abréviations, du langage SMS.

Et quand on aura tout simplifié, que restera-t-il de notre langue ?

 

 

 

 

http://www.lepoint.fr/societe/le-participe-passe-n-est-pas-un-tabou-03-09-2018-2248041_23.php

 

 

Simplifier l'accord du participe passé employé avec l'auxiliaire avoir ? Une idée belge !
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3 septembre 2018 1 03 /09 /septembre /2018 12:15
L'amphithéâtre romain de Nîmes enfin restauré : une renaissance...

 

 

Un prestigieux monument du passé qui renaît sous la main de spécialistes de la pierre, c'est un bel hommage à ceux qui autrefois ont conçu et bâti cet édifice...

 

Même si l'Amphithéâtre de Nîmes est le mieux conservé du monde romain, il n'a pas échappé aux outrages du temps, de la pollution, du climat...

Une campagne de restauration de ce monument a été lancée par la Ville.

 

Les façades ont été en partie nettoyées et réparées sous le contrôle de spécialistes, archéologues, géologues, historiens, conservateurs du patrimoine.

 

Cette opération a mis en évidence la fragilité du monument...

Ainsi, le système d'évacuation des eaux de pluie conçu à l'époque romaine a cessé de fonctionner et les infiltrations au coeur de la pierre sont nombreuses...

Il faut imaginer que ce monument a été maintes fois réutilisé au cours des siècles : forteresse, château, construction d'habitations dans les arènes...

Il a donc été remanié, dégradé au fil du temps...

Et sa restauration exige des compétences de toutes sortes, notamment des architectes...

Le monument est impressionnant par sa taille, son aspect massif, l'ingéniosité de sa conception.

Comment ne pas admirer les techniques de construction de ce bâtiment qui a traversé 2000 ans d'histoire ?

Ce monument qui a connu de féroces combats de gladiateurs, une foule de spectateurs venus assister à ces affrontements sanglants, avait un caractère idéologique : construit à la gloire de l'empereur, c'était un lieu de spectacle mais aussi un lieu de célébration du pouvoir.

Aucune inscription n'a permis de dater exactement le monument : il date peut-être de l'époque de l'empereur Trajan.

133 mètres de long, 101 mètres de large, deux niveaux de 60 arcades, l'amphithéâtre peut contenir vingt deux mille spectateurs ! 

 

Aujourd'hui, il accueille des corridas et courses camarguaises ainsi que diverses manifestations culturelles : concerts, reconstitutions historiques...

Personnellement, je ne suis pas une adepte des corridas : la cruauté de ces spectacles qui rappelle les combats de gladiateurs d'autrefois me rebute.

Mais les concerts organisés dans ces Arènes sont l'occasion de faire revivre ce monument : admirable caisse de résonance pour tous les artistes qui viennent chanter dans ce lieu mythique !

Enfin, ce somptueux monument peut être visité tout au long de l'année...

 

 

 

Un webdocumentaire dédié à l'histoire des Arènes :

 

https://arenes-webdoc.nimes.fr/

 

 

 

 

 

L'amphithéâtre romain de Nîmes enfin restauré : une renaissance...
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