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17 décembre 2018 1 17 /12 /décembre /2018 13:16
L'enfer de la Noël...

 

 

On parle souvent de la magie de Noël, fête des enfants, de la famille... mais de plus en plus, cette fête tend à devenir un enfer...

 

Ce jour-là, je décide de me rendre dans une grande surface pour acheter un sapin de Noël : sur la route, des bouchons à n'en plus finir... Les voitures n'avancent pas et c'est une longue attente pour parcourir quelques mètres seulement...

C'est l'enfer de Noël, c'est l'orgie consumériste qui commence... Les gens se bousculent dans les magasins pour faire leurs achats.

Et moi-même je me laisse happer par cette frénésie d'achats.

C'est la ruée vers les cadeaux et les victuailles... et moi aussi, me voilà lancée dans cette course à la consommation.

 

Après une demi-heure, j'arrive enfin près du supermarché, où je me gare sans trop de problèmes.

Là, j'en profite pour compléter mes courses de la semaine : quelques légumes et quelques fruits...

Parvenue près des caisses, j'aperçois une longue file d'attente : là encore, il faut attendre longtemps, piétiner, pour payer son dû.

Puis, je dépose mes achats dans ma voiture et je retourne acheter un sapin, après avoir récupéré un caddie.

 

Je cherche, alors, vainement un vendeur ou une vendeuse pour choisir l'arbre qui me convient.

Je demande à un vigile qui me dit d'aller à l'accueil du magasin : au bout d'un moment, on m'informe que la vendeuse a dû s'absenter pour des raisons personnelles.

 

La dame de l'accueil chargée de la remplacer rechigne quelque peu à la tâche, elle m'accompagne tout de même près du rayon des sapins.

J'en choisis un et je demande aussi une bûche pour l'installer. Manifestement, la dame se plaint d'avoir mal au dos et peine pour sortir la bûche, je l'aide à vérifier si le sapin est adapté à la bûche, mais non, il faut recommencer plusieurs fois... 

 

Je parviens enfin à trouver mon bonheur, mais lorsque je veux récupérer mon caddie, une cliente âgée se précipite pour me dire que c'est le sien.

Je conteste mais je n'ai pas envie de me battre pour un caddie... !

Donc, je vais en chercher un autre... !

 

Je peux enfin fourguer le sapin dans ma voiture et rentrer chez moi : heureusement, le voyage de retour est plus facile, avec moins d'encombrements.

Mais, tout de même, Noël est l'occasion d'excès de toutes sortes, les gens en deviennent agressifs, surmenés, impolis.

L'inverse de ce que devrait être l'esprit de Noël : une fête du partage, de la convivialité....

 

 

 

 

 

 

 

 

L'enfer de la Noël...
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16 décembre 2018 7 16 /12 /décembre /2018 14:00
Chevaux de lumières !

 

 

Noël, c'est la fête des regards grâce aux somptueuses illuminations qui décorent les rues de nos villes et qui suscitent le rêve, l'imagination...

 

Deux chevaux qui, dans l'obscurité, caracolent, tirant un char enluminé de pourpre et d'or : un spectacle pour nous éblouir et nous émerveiller...

 

Les chevaux se cabrent, scintillants de lumières... Les chevaux s'envolent dans la nuit et rejoignent les étoiles...

 

Les chevaux semblent se hisser vers l'immensité de la nuit...

 

Devant le temple antique aux teintes dorées, devant les colonnes aux feuilles d'acanthe, les chevaux dansent, leurs pattes fuselées dessinent des arabesques...

 

Leurs silhouettes deviennent légères, aériennes, comme un troupeau d'étoiles dans l'obscurité de la nuit...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photos : rosemar

Chevaux de lumières !
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15 décembre 2018 6 15 /12 /décembre /2018 10:29
Une tragédie grecque dans une mise en scène trépidante : Electre de Sophocle...

 

 

 

Les tragédies grecques qui évoquent des mythes anciens nous paraissent souvent lointaines, difficiles d'accès, obscures...

Et pourtant, les mythes qu'elles mettent en scène font appel à des sentiments universels : la vengeance, la haine, la rancoeur, l'hybris, la colère, la transgression qui sont l'essence même de ce genre ancien.

 

Electre, c'est la fille qui voulut venger la mort de son père, Agamemnon, descendant des Atrides, en tuant la meurtrière, sa propre mère... Une sombre histoire de vendetta familiale : les haines s'exacerbent, violentes, terribles.

 

La compagnie Humani Théâtre revisite cette tragédie dans un spectacle déambulatoire au cours duquel les spectateurs sont invités à se déplacer en même temps que les acteurs... Une façon d'impliquer le spectateur, de le faire participer à la dramaturgie, et de l'intégrer dans l'action.

 

Le spectacle est total et mêle comme dans une tragédie antique danses, chorégraphie, musiques, chants, et jeu des acteurs...

 

Evidemment, le cadre choisi pour cette représentation, Les jardins de la Fontaine à Nîmes, participe à la beauté du spectacle et permet aussi de restituer le décor d'une tragédie antique : en plein air, dans un site riche de monuments au passé prestigieux...

 

La pièce débute après que le roi de Mycènes, Agamemnon, a été assassiné par son épouse Clytemnestre et l'amant de celle-ci, Egisthe : ils règnent désormais tous deux sur la cité. Electre, fille d'Agamemnon, connait une existence misérable au palais de Mycènes. Contrairement à sa sœur plus discrète et timorée, Chrysothémis, elle dénonce violemment sa mère et Égisthe, elle espère le retour de son frère, Oreste, pour venger le meurtre de leur père.

 

Dès le premier tableau, une musique très rythmée nous emporte dans un univers fait de violence : les acteurs marchent avec une détermination farouche vers leur destin, une des composantes essentielles de la tragédie.

 

Dans une chorégraphie tourmentée, les personnages font, alors, tournoyer leur corps autour d'Electre, puis reprennent leur marche mécanique, soudain, ils se laissent tomber et s'effondrent, alors que deux d'entre eux restent debout et s'enlacent dans un baiser langoureux... on comprend qu'il s'agit des deux amants maudits : Clytemnestre et Egisthe.

 

L'action commence avec l'intervention d'Oreste : il vient de revenir à Mycènes et décide de faire croire à sa mère et à Égisthe qu'il est mort... une ruse qui lui permettra de venger son père.

 

Electre , de son côté, exprime sa douleur dans un monologue poignant et pathétique : elle rappelle l'assassinat de son père, le guet-apens qui lui a été tendu par sa mère et son amant Egisthe. Elle invoque les Dieux, les appelle à l'aide. Elle crie sa fureur.

Le choeur antique représenté par un acteur qui se fond dans la foule des spectateurs l'interpelle, alors : "Fille de la plus misérable des mères, pourquoi te répandre sans cesse en plaintes inassouvies ?"

 

Chrysothémis apparaît et reproche à Electre son intransigeance et sa démesure.

La suite du spectacle nous entraîne dans un tourbillon de férocité et de haine, notamment lors d'une confrontation qui oppose  Clytemnestre et Electre : un dialogue tendu, âpre et un antagonisme farouche. La distance qui sépare les deux actrices, au cours de cette scène, symbolise bien des haines irréconciliables.

On perçoit bien en quoi consiste le conflit tragique : c'est un conflit entre deux légitimités qui s'affirment, chaque point de vue pouvant être défendable. Clytemnestre dénonce le crime commis par Agamemnon qui immola sa propre fille, Iphigénie, afin de satisfaire la déesse Artémis qu'il avait offensée.

Electre dénonce la trahison de sa mère, le meurtre de son père.

 

Un messager vient annoncer, alors, la mort d'Oreste dans une course de chars, une scène somptueuse où les acteurs miment la course et la chute d'Oreste.

Clytemnestre, la mère maudite, ne peut s'empêcher d'exprimer son soulagement : elle ne sera plus soumise à la vengeance de son fils.

Mais Oreste n'est pas mort, il revient au palais, et dans une scène émouvante, révèle son identité à Electre.

Comme toute tragédie, la pièce s'achève avec la mort de Clytemnestre et d'Egisthe, abattus par Oreste.

Oreste apparaît à la fois triomphant et accablé, en proie aux tourments de la vengeance accomplie et du sang répandu : et si sa victoire n'était qu'apparente ? Le crime prétendument libérateur peut-il rompre l'enchaînement fatal ?

 

La mise en scène sobre et pleine d'âpreté souligne la violence et la force des passions qui emportent les personnages.

 

 

 

Distribution : 
Mise en scène : Marine Arnault
Chorégraphe : Mathieu Maisonneuve
Musique : Sam Burguiere et Camille Simeray
Textes en Occitan : Emmanuel Isopet
Costumes : Marianne Mangone
Lumière et Bande Son : Gaby Bosc
Production, diffusion : Nathalie Marty
Administration : Anneso Roffé
Avec : Jérôme Benest, Florence Bernard, Thierry Capozza, Cécile Combredet, Guillaume Guerin, Didier Lagana, Mathieu Maisoneuve

 

 

 

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14 décembre 2018 5 14 /12 /décembre /2018 12:58
Gilets jaunes : la tentation totalitaire...

 

 

Les gilets jaunes portent de justes revendications, ils dénoncent des injustices flagrantes et intolérables dans une société qui se prétend égalitaire....

L'exploitation de la misère humaine, dans notre pays, en France, est inacceptable...

 

Pour autant, le recours à la violence est aussi condamnable : casser, piller, bloquer les routes, empêcher les gens de travailler et de vivre, non, ce n'est pas admissible.

Tous les citoyens vont devoir payer les dégâts, des artisans, des commerçants se retrouvent au chômage.

 

Le temps est venu de dialoguer, de porter des revendications : revalorisation des petits salaires, baisse des taxes, révision du système d'imposition...

Le recours à la violence conduit au pire : déjà 6 victimes et de nombreux blessés.

Le recours à la violence, c'est inéluctablement la porte ouverte à un régime totalitaire.

 

Nous avons la chance de vivre dans un pays démocratique : nous avons le droit de nous exprimer, de revendiquer, de manifester.

Rien ne justifie de tout casser, de brûler des voitures, de piller des magasins, de caillasser des vitrines, de s'attaquer aux bien d'autrui.

Rien ne justifie le recours à la violence : c'est la pire des solutions.

On ne peut trouver des excuses à cette violence gratuite qui s'attaque à n'importe qui.

Les exactions, les violences nuisent au mouvement des gilets jaunes, c'est une certitude.

 

Certains réclament la démission du premier ministre ou du président de la République, ils veulent tout renverser, oubliant les institutions démocratiques de notre pays.

Certains imaginent de remplacer le premier ministre par un général !

 

Le temps est venu de la négociation, car le risque est grand de voir s'imposer le règne de la violence et de la tyrannie.

Des casseurs, des anarchistes, des fascistes, des voyous se mêlent aux manifestations, et c'est le désordre assuré.

Les gilets jaunes doivent condamner sans ambiguïté ces fauteurs de troubles.

 

Ils doivent aussi se montrer réalistes : on ne peut gouverner par le biais d'internet, on ne peut pas passer son temps à organiser des référendums.

Il convient, maintenant, de dialoguer avec le pouvoir en place, de porter des exigences, de négocier, puisque la porte est ouverte...

 

 

 

 

 

Gilets jaunes : la tentation totalitaire...
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12 décembre 2018 3 12 /12 /décembre /2018 11:39
Le retour des heures supplémentaires défiscalisées : une très mauvaise idée...

 

 

 Emmanuel Macron a annoncé ce lundi le retour de la défiscalisation des heures supplémentaires dès 2019... une mesure déjà mise en oeuvre sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy mais très coûteuse pour les finances publiques.


Cette mesure essentielle du gouvernement de N. Sarkozy avait été abrogée sous le quinquennat de François Hollande, en 2012 : je l’ai, pour ma part, toujours combattue et trouvée injuste... qui peut accomplir des heures supplémentaires ? D’abord des gens aptes à le faire, des salariés, des fonctionnaires qui jouissent d’une bonne santé et les autres ? ceux dont la santé est fragile ?

On perçoit déjà une première injustice…

 

Par ailleurs, il semble pertinent que des travailleurs modestes aient pu bénéficier de cette mesure : ils pouvaient gagner un peu de pouvoir d’achat en plus, grâce à ce dispositif mais que dire, par exemple, de certains employés qui gagnent un salaire confortable, qui ont cumulé un grand nombre d’heures supplémentaires parfois 6, 7 ou 8 heures en plus ? Certains fonctionnaires aussi ont bénéficié de cette mesure... et ce surplus d’heures a dû coûter très cher à l’état, à la collectivité, d’autant que nombre d'entre eux ne sont pas à ranger dans la catégorie des travailleurs pauvres ou très modestes…

 

Après tout, n’est-il pas normal de payer des impôts sur l’ensemble de son salaire ? Tout le monde, en période de crise doit participer à l’effort collectif... Si certains sont autorisés à ne pas payer d’impôts sur une partie de leurs revenus, est-ce équitable ?

Par ailleurs, force est de constater que ce dispositif a été notoirement inefficace… Il a été, incontestablement, générateur de chômage, les salariés accomplissant plus d’heures de travail, les entreprises ont recruté moins de personnels .

 

Ces mesures ont été un fiasco, un gouffre financier... ces heures sup défiscalisées devaient permettre de générer des emplois et bien évidemment, selon toute logique, l’inverse s’est produit…

Pourquoi ne pas avoir tiré les leçons de cet échec ? Pourquoi revenir à d'anciennes recettes qui n'ont pas fonctionné ?

Le pouvoir en place semble vraiment à court d'idées...

 

Il paraît normal de payer des impôts en fonction du salaire que l’on perçoit : admettre des exceptions à cette règle, c’est introduire des inégalités, des incohérences, des injustices. C’est là, en fait, un des principes du libéralisme : travailler plus pour gagner plus, alors qu’il faudrait appliquer un autre adage : travailler mieux, dans de bonnes conditions, pour pouvoir gagner un salaire correct et décent …

 

 

 

 

 

 

 

Le retour des heures supplémentaires défiscalisées : une très mauvaise idée...
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9 décembre 2018 7 09 /12 /décembre /2018 14:45
L'arbre dentelles...

 

 

Le marronnier dévoile ses branches nues : guipures, résilles sur un ciel automnal...

 

L'arbre danse, chaloupe, tord ses branches sombres, ses ramilles somptueuses....

 

L'arbre enroule sa ramure qui tangue sur les nuées...

 

Le ciel bleu, blanc, gris se nuance de camaïeux tandis que l'arbre virevolte, se déhanche, dessine des réseaux subtils, tisse des toiles d'arantèles... 

 

L'arbre dépouillé se disperse en brumes sombres, trace des motifs délicats, se hérisse de griffes légères.

 

L'arbre danse, déroule des festons, des entrelacs soyeux...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photos : rosemar

L'arbre dentelles...
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7 décembre 2018 5 07 /12 /décembre /2018 11:22
Un curieux gilet jaune : Jean-François Barnaba...

 

Porte-parole des gilets jaunes, Jean-François Barnaba a été invité par de nombreux médias, il a participé à de nombreuses émissions de radio ou de télévision.

Or, ce porte-parole des Gilets jaunes est fonctionnaire sans activité depuis dix ans, et touche un salaire de 2 600 euros !

Payé avec de l'argent public à ne rien faire ! Elle est pas belle la vie ? !

 

Ce monsieur a donc effectivement beaucoup de temps à consacrer à des activités militantes, et dispose de nombreux loisirs pour s'impliquer dans le mouvement des gilets jaunes.

 

Mais comment peut-il représenter ce mouvement de contestation, lui qui est un privilégié de la fonction publique, lui qui perçoit un salaire conséquent pour ne rien faire ?

 

Je l'ai entendu s'exprimer à plusieurs reprises pour défendre le pouvoir d'achat, pour dénoncer les taxes sur les carburants, pour fustiger le pouvoir en place. Il est vrai que c'est un bon orateur, apte à débattre et à convaincre...

On comprend qu'il ait été désigné comme porte-parole.... Il en a les capacités.

Pour autant, comment ne pas s'étonner de sa situation ?

 

Ancien chef d'orchestre et directeur de conservatoire, il a ensuite été recruté par le département de l'Indre en 2001 en tant que conseiller technique musique.
Mais, le 31 décembre 2008, il a été licencié par le président du département de l'époque, Louis Pinton. Jean-François Barnaba aurait eu "des ambitions que nous estimions démesurées avec les moyens financiers du département", explique Serge Descout,  actuel président de la collectivité...

 

Dans tous les cas, ce fonctionnaire bien payé, parasite de la République, rémunéré par l'argent public ne peut représenter des gens qui ont des difficultés à boucler leur fin de mois.

Ce gilet jaune bien nourri, au visage épanoui, prétend même avoir souffert de sa "désocialisation" qui aurait été "une dure épreuve"...

Bon, il n'a pas l'air d'avoir vraiment souffert de cette situation "inconfortable".

 

Quelle honte ! Comment l'argent public peut-il être ainsi dilapidé pour nourrir des gens à ne rien faire ?

Le système est vicié : comment ce personnage médiatisé à l'extrême, invité sur tous les plateaux de télévision, ose-t-il parler au nom des gilets jaunes, alors qu'il est un privilégié de la République ?

On imagine l'agacement des gens qui travaillent durement et qui sont bloqués sur les routes par des gilets jaunes dont un représentant notoire est payé, lui, à ne rien faire !

 

 

 

 

 

 

 

Un curieux gilet jaune : Jean-François Barnaba...
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5 décembre 2018 3 05 /12 /décembre /2018 13:02
Les grenouilles qui demandent un roi...

 

Il est utile de lire et relire les Fables de La Fontaine : elles sont pleines d'enseignements en ces temps où les contestations se multiplient... gilets jaunes, lycéens, routiers, paysans....

 

Fable pittoresque et vivante, ce texte intitulé Les grenouilles qui demandent un roi met en garde les peuples contre l’absence de réflexion et l’instinct grégaire, leur conseillant la prudence.

Les grenouilles capricieuses, versatiles en appellent un jour à Jupin, Jupiter pour changer de régime politique.

Tiens, Jupiter, cela vous dit quelque chose ?

 

Lasses de la démocratie, les grenouilles héritent alors d'un pouvoir monarchique, d'abord assez doux, puis tyrannique et cruel...

 

Bien sûr, la morale de cette fable est conservatrice : "il faut savoir se contenter de ce que l'on a... Ne pas aller trop loin dans les exigences..."

Bien sûr, notre régime démocratique comporte bien des défauts, qu'il convient de débusquer et de dénoncer, et nous avons encore la possibilité de le faire par des manifestations.

On a entendu un porte-parole des gilets jaunes réclamer "la démission du gouvernement" et la nomination du général de Villiers comme Premier ministre. Un militaire à la tête de l'Etat Français ??

On voit bien là se profiler un régime dictatorial...

 

Le mouvement des gilets jaunes a obtenu satisfaction sur de nombreux points.

Pour 70 % des Français, le report de la hausse du carburant justifie l'arrêt de la contestation.

D'autres revendications surgissent : celles des lycéens, des routiers, des petits paysans, elles méritent d'être entendues.

Mais, il convient de ne pas céder à la tentation du jusqu'au-boutisme  qui pourrait conduire au pire.

Il convient de savoir rester dans les limites du raisonnable...

La manifestation de samedi est maintenue à Paris : il faut craindre encore des débordements, des exactions, des saccages et des pillages.

Les casseurs, les radicaux vont s'inviter à ces débordements.

Qui paiera ? Qui souffrira encore de ces violences ? Quelles seront les victimes ?

 

J'invite tout le monde à relire et à méditer la fable : Les grenouilles qui demandent un roi...

 

 

 

Le texte :

 


 

"Les grenouilles se lassant
De l'état démocratique,
Par leurs clameurs firent tant
Que Jupin les soumit au pouvoir monarchique.
Il leur tomba du ciel un roi tout pacifique :
Ce roi fit toutefois un tel bruit en tombant,
Que la gent marécageuse,
Gent fort sotte et fort peureuse,
S'alla cacher sous les eaux,
Dans les joncs, les roseaux,
Dans les trous du marécage,
Sans oser de longtemps regarder au visage
Celui qu'elles croyaient être un géant nouveau.
Or c'était un soliveau,
De qui la gravité fit peur à la première
Qui, de le voir s'aventurant,
Osa bien quitter sa tanière.
Elle approcha, mais en tremblant ;
Une autre la suivit, une autre en fit autant :
Il en vint une fourmilière ;
Et leur troupe à la fin se rendit familière
Jusqu'à sauter sur l'épaule du roi.
Le bon sire le souffre et se tient toujours coi.
Jupin en a bientôt la cervelle rompue :
« Donnez-nous, dit ce peuple, un roi qui se remue. »
Le monarque des dieux leur envoie une grue,
Qui les croque, qui les tue,
Qui les gobe à son plaisir ;
Et grenouilles de se plaindre.
Et Jupin de leur dire :« Eh quoi ? votre désir
A ses lois croit-il nous astreindre ?
Vous avez dû premièrement
Garder votre gouvernement ;
Mais, ne l'ayant pas fait, il vous devait suffire
Que votre premier roi fut débonnaire et doux
De celui-ci contentez-vous,
De peur d'en rencontrer un pire."

Jean de La Fontaine, Fables
 

 

 

 

 

 

Les grenouilles qui demandent un roi...
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3 décembre 2018 1 03 /12 /décembre /2018 13:06
Le droit de casser ?

 

 

Paris incendié, des voitures brûlées, des vitrines caillassées, des magasins pillés, l'Arc de Triomphe saccagé, des scènes d'émeutes, des blessés... des groupes de casseurs sont venus troubler les manifestations des gilets jaunes.

Triste spectacle ! Des laissés pour compte, des délinquants ont revêtu le gilet jaune et se sont mêlés aux manifestants.

 

La violence de ces casseurs a atteint des sommets : on imagine le désarroi de ceux qui ont vu leur voiture incendiée, leur magasin pillé.

La désespérance est grande mais rien ne justifie que l'on s'attaque aux biens d'autrui, que l'on détruise à tort et à travers le mobilier urbain, ou que l'on pille des vitrines.

 

Les voyous sont à l'oeuvre, ceux qui vivent de trafics, ceux qui profitent de manifestations pour se remplir les poches.

L'occasion est trop bonne ! Revêtir un gilet jaune, se fondre dans la foule pour se livrer à des exactions, en toute impunité ou presque.

Le droit de casser, le droit de piller ?

Non, ce n'est pas acceptable.

Les gilets jaunes eux-mêmes condamnent cette violence exacerbée, ils doivent le faire avec la plus grande fermeté.

Mais rien n'empêchera les casseurs, les fauteurs de troubles, les extrémistes de venir s'immiscer dans les manifestations, comme c'est désormais le cas, le plus souvent.

Le droit de casser, le droit de voler, le droit de tout détruire ? Non, c'est intolérable.

 

Dans les établissements scolaires, certains élèves s'octroient aussi le droit de bavarder, d'arriver en cours sans leurs affaires, de ne pas faire le travail demandé, parfois d'insulter, de tutoyer les enseignants.

Plus de retenue, plus de respect...

L'essentiel est de contester l'ordre établi, pour s'affranchir de toutes contraintes, pour se libérer de toutes entraves à la liberté.

 

Lorsque, dès l'enfance, dès l'adolescence, des règles strictes ne sont pas instaurées, le risque est grand que des habitudes d'incivilité se perpétuent.

Ainsi, l'incivilité est partout, l'individualisme règne en maître dans nos sociétés.

"Mon plaisir, mon bonheur, avant tout."

Peu importe si l'on écrase l'autre... Dans les immeubles, les voisins sont indifférents aux autres, sur la route, c'est souvent la loi de la jungle, au travail, c'est pareil.

Le mouvement des gilets jaunes, lui, se veut fédérateur et solidaire : il faut souhaiter qu'il le reste, et qu'il ne soit pas dévoyé.

Il faut souhaiter que la solidarité prime enfin !

 

 

 

 

 

Le droit de casser ?
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2 décembre 2018 7 02 /12 /décembre /2018 16:38
Lune du matin...

 

 

 

Entre les pins, la lune éclaire le ciel dans un halo de lumière.... le ciel se nimbe aussi de nuées roses et grises, douces teintes de l'aurore aux doigts de rose...

 

Spectacle apaisant de l'aurore naissante : le soleil teinte les nuages de roses, alors que la lune fait resplendir ses éclats dorés dans le lointain...

 

 

Les deux astres se répondent pour nous offrir un si doux spectacle...

Lune et soleil forment une harmonie emplie de sérénité, de tendresse.

 

 

Les nuées s'étagent sur l'horizon, en brouées roses et blanches si légères...

 

Les nuées répandent leurs embruns vaporeux et soyeux...

 

 

 

 

 

 

 

 

Photos : rosemar

Lune du matin...
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