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21 octobre 2017 6 21 /10 /octobre /2017 09:17
Le scandaleux  business de la vieillesse...

 

 

 

Une émission diffusée sur France 3 dans la série Pièces à conviction nous dévoile le business qui se cache dans les maisons de retraite.

Que se passe-t-il derrière les murs de ces maisons ? Plus de 600 000 personnes âgées y résident.

Les subventions de l'état coulent à flot : 8 milliards d'euros, pour les établissements publics, mais aussi pour les grands groupes privés qui affichent des bénéfices records.

 

Pour y résider il faut payer très cher, mais ces prix élevés ne garantissent pas du tout le confort et les soins promis.

Un véritable business s'organise, ainsi, autour de la vieillesse.

 

Dans certains établissements, le manque de personnel est criant, la nourriture de mauvaise qualité et les produits d'hygiène rationnés... des conditions de vie ignobles et déplorables pour des personnes en grande difficulté, parfois désorientées et affaiblies.

Une exploitation du grand âge se met en place, comme si les personnes âgées méritaient d'être mises au rebut.

 

Il est vrai que tout cela se passe dans des ghettos où les gens sont parqués, à l'abri des regards.

 

Dans les EHPAD, les aides-soignantes reçoivent de maigres salaires, environ 1275 euros pour des journées de 10 heures 30 et deux dimanches travaillés par mois.

"Ce n'est plus moral", affirme une de ces aides-soignantes, constatant le triste sort réservé aux personnes âgées dans ces maisons de retraite.

 

Avec de plus en plus de personnes dépendantes, la vieillesse est devenue un business pour les maisons de retraite privées. Elles reçoivent de l'argent public et l'argent des résidents qui déboursent en moyenne 2000 euros, chaque mois.

Certains établissements font payer leurs services jusqu'à 5000 euros, par mois ! Un véritable racket !

De tels prix sont scandaleux, alors que les personnes âgées sont mal nourries, et que les soins d'hygiène sont souvent insuffisants. 

 

Les maisons de retraite privées sont, ainsi, devenues plus rentables que les hypermarchés.

Avant d'accepter un nouveau "client", ces établissements exigent de sérieuses garanties financières et des références : solvabilité, propriétés, dossier de cautionnement à remplir par la famille qui doit indiquer ses revenus.

Et ce sont les économies de toute une vie qui y passent...

 

Seul un établissement public a ouvert ses portes aux journalistes et a accepté de parler d'argent : les résidents payent 2100 euros par mois dans cet établissement, soit le double de la moyenne des retraites en France.

11 salariés travaillent pour le ménage des chambres et des parties communes. En cuisine, 11 personnes préparent des menus à la carte. Il y a aussi une équipe d'animation. Dans le prix payé par les résidents, est compris aussi le nettoyage du linge.

L'état ajoute 1600 euros par personne et par mois pour les soins des résidents.

En tout, le coût d'un pensionnaire est de 3600 euros par mois. Les médecins, les infirmières, les soins sont payés par l'état mais le nombre de soignants fixé par l'état est  insuffisant.

 

Souvent, dans les établissements privés, les seuils d'occupation légale sont dépassés.

Des chambres sont dédoublées et, en cas de décès, il arrive que certaines chambres soient facturées deux fois, pendant quelques jours.

Quand un directeur atteint les objectifs d'optimisation, il touche une prime de 535 euros par mois. C'est une incitation à la performance appelée "prime de remplissage."Il faut faire rentrer le plus de résidents possibles et bien au-delà de la capacité autorisée...

 

Ainsi, les maisons de retraite sont gérées comme de véritables usines qui doivent être rentabilisées. Mais que reste-t-il d'humain dans ce management ?

 

Un autre moyen d'augmenter le chiffre d'affaires : c'est l'accueil de jour. Or, certains établissements n'ont même pas l'agrément pour pratiquer cet accueil.

 

Les deux actionnaires du groupe Les Opalines ont bâti un véritable petit empire : ils possèdent 64 maisons de retraite sur tout le territoire... en 20 ans ces anciens directeurs de supermarché Leclerc se sont hissés à la 365 ème place des Français les plus riches.

Les grands groupes du business de la vieillesse affichent des taux de croissance considérables, 15 % par an. Le groupe Korian a fait 3 milliards d'euros de chiffre d'affaire en 2016 !

 

L'équipe de Pièces à conviction n'a pas reçu l'autorisation de filmer, mais en caméra cachée, un journaliste a pu visiter un établissement de cette "chaîne".

Les tarifs sont prohibitifs : un hébergement coûte entre 3464 euros et 4443 euros par mois !

Dans les publicités pour ce groupe, on peut voir des résidents heureux, des personnels contents de travailler.

Mais ce tableau idyllique est bien éloigné de la réalité : certains salariés révèlent des manques... des résidents qui restent 6 ou 7 heures dans des couches souillées... des couches inadaptées pour des personnes âgées, qui sont en plus rationnées afin de faire des économies, des résidents livrés à eux-mêmes dans les couloirs, complètement désorientés.

Des repas qui sont préparés au moindre coût : 4, 35 euros par jour et par pensionnaire ! Comment ne pas parler, alors, de restriction alimentaire ? 

De telles conditions de vie sont indignes : en France, le pays des droits de l'homme, comment peut-on admettre que des personnes âgées, sans défense, soient traitées ainsi ?

 

 

 

http://www.francetvinfo.fr/replay-magazine/france-3/pieces-a-conviction/pieces-a-conviction-du-jeudi-19-octobre-2017_2416633.html

 

 

 

Le scandaleux  business de la vieillesse...
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20 octobre 2017 5 20 /10 /octobre /2017 09:47
Eh oui, les insecticides ne sont pas bons pour les insectes...

 

 

 

Les populations d’insectes ont probablement chuté de près de 80 % en Europe. C’est ce que suggère une étude internationale publiée mercredi 18 octobre par la revue PLoS One, selon le journal Le Monde.

 

L'étude a été faite à partir des données de captures d’insectes réalisées depuis 1989 en Allemagne ; elle montre aussi que le déclin des abeilles domestiques n’est que la partie émergée d’un problème bien plus vaste.

 

Les responsables ? Les pratiques agricoles, l'utilisation intensive de pesticides...

Tout le monde a pu le constater : les insectes se font de plus en plus rares dans nos jardins... papillons, abeilles, scarabées, bourdons, coccinelles disparaissent.

On voit bien encore quelques espèces de papillons : piérides, citrons, tirsis, mais les autres variétés semblent s'être évanouies.

 

La biodiversité est menacée en raison de l'activité humaine.

L'agriculture moderne utilise trop de pesticides, de désherbants, de produits chimiques toxiques.

En détruisant la nature et l'environnement, l'homme se détruit lui-même.

On ne peut continuer à épuiser, ainsi, la terre et ses ressources.


Les pesticides utilisés dans l'agriculture intensive sont en train d'anéantir les pollinisateurs.


Les néonicotinoïdes sont une famille de composants d’insecticides, dérivés de la nicotine : on imagine l'effet dévastateur de la nicotine sur des insectes fragiles, comme les abeilles !


Quand on connaît les ravages de la nicotine sur l'homme, on ne s'étonnera pas des menaces qui pèsent sur la survie des abeilles.

Ces pesticides seront interdits en France à partir de 2018... mais avec des dérogations. Dans la pratique, l’interdiction des néonicotinoïdes ne sera pas réelle avant 2020.

Et cette interdiction totale sera-t-elle vraiment appliquée en 2020 ?

On nous avait, aussi, annoncé la fin de l'utilisation du glyphosate, ce désherbant controversé susceptible de provoquer des cancers, et de nombreuses maladies chez l'homme.

Mais cette interdiction est encore reportée pour la fin du quinquennat d'Emmanuel Macron.

Comme le glyphosate a pour but d'éradiquer les plantes, il peut avoir des conséquences délétères sur la vie sauvage, il peut réduire la biodiversité  et détruire les réserves de nourriture pour les oiseaux et les insectes. 

Ce qui est inquiétant, c'est que les agriculteurs eux-mêmes sont favorables à l'utilisation de ce désherbant toxique.

Pourtant, les produits chimiques utilisés dans l'agriculture sont à l'origine de graves pathologies, souvent mortelles. 
 

Ainsi, les insecticides, les désherbants sont néfastes pour les insectes, pour la nature, la terre, l'eau, l'environnement, mais aussi pour les êtres humains...

Il serait temps pour notre agriculture d'évoluer vers des cultures biologiques respectueuses de l'homme et de l'environnement.

 

 

 

 

 

 

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18 octobre 2017 3 18 /10 /octobre /2017 13:53
La numérisation de l'école et ses dangers...

 

 

 

Désormais, dans les écoles, les collèges, les lycées, tout passe par des écrans informatiques :  pour enseigner, pour apprendre, pour faire l’appel en classe, pour communiquer avec les familles ou avec l’administration...

 

Toutes les salles de classe sont équipées d'écrans d'ordinateurs : la révolution numérique est en marche et, en une dizaine d'années, tout a changé.

 

Le cahier de textes de la classe est numérique : le professeur indique en ligne tout le travail effectué en classe, les exercices à réaliser, les leçons à apprendre.

L'ordinateur est ainsi un outil précieux de communication.

 

Pour autant, le "tout numérique" comporte des dangers.

En privilégiant des apprentissages ludiques, on en oublie le sens de l'effort... On laisse de côté la mémoire pourtant essentielle dans la formation des individus.

Que deviennent la patience, la lenteur ?

 

De plus en plus de jeunes sont hyperconnectés chez eux : ils ont déjà un ordinateur, un smartphone, une tablette. On peut même parler d'addiction pour certains adolescents qui ne quittent plus leur portable.

 

Et on leur offre, encore, dans les lycées et les collèges un ordinateur, un nouvel écran... 

 

La dispersion favorisée par les images des écrans n'est pas bonne, les élèves ont besoin d'apprendre la rigueur, de se confronter à des difficultés pour progresser. Les obstacles sont formateurs et on en vient à les supprimer par des apprentissages ludiques. On le sait bien : la pédagogie de la découverte et du jeu comporte des risques... on oublie de donner des bases essentielles pour la formation du raisonnement.

 

Les enseignants eux-mêmes sont amenés à corriger des tests d'évaluation, avec des codages compliqués, et ils deviennent ainsi des outils du numérique, des robots.

Leurs outils de travail sont dématérialisés : le livre électronique rentre peu à peu dans les établissements scolaires.

Bientôt, les profs seront peut-être remplacés par des vidéos, et c'en sera fini du contact entre l''élève et l'enseignant.

 

Le numérique n'est donc pas une panacée qui permettrait de résoudre les problèmes de l'école, bien au contraire. Il ne doit être utilisé que comme un appoint, en complément de l'enseignement délivré par les enseignants.

 

 Ainsi, Steve Jobs, lui-même, fondateur d'Apple, a toujours préservé ses enfants de l'envahissement des nouvelles technologies... Ceux-ci n'ont jamais utilisé d'Ipad.
 
La plupart des innovateurs du numérique limitent l'utilisation des écrans par leurs enfants à 30 minutes par jour pendant la semaine, alors que d'autres ne tolèrent l'usage de la technologie que pendant le week-end.

 

On le sait : la surconsommation d'écrans est néfaste, elle entraîne une certaine passivité, une déconnexion de la réalité, un émiettement, un éparpillement de l'attention...


 

 

 

 

 

 

La numérisation de l'école et ses dangers...
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16 octobre 2017 1 16 /10 /octobre /2017 12:56
Bientôt le Meilleur des mondes d'Huxley ?

 

 

 Une émission diffusée sur Arte, intitulée Bébés sur mesure nous montre les progrès fulgurants de la médecine dans le domaine de la génétique et de la procréation assistée.
 

Aldous Huxley l'avait imaginé dans son roman Le Meilleur des mondes : une société basée sur la sélection des personnes... et voilà que ses prédictions sont en train de se réaliser.

 

La procréation médicalement assistée a vu le jour pour aider les couples infertiles en détresse ou condamnés par de graves maladies héréditaires. Et les progrès dans ce domaine sont tels qu'on peut maintenant choisir le sexe ou la couleur des yeux des bébés à naître.

Notre société est fascinée par le pouvoir de tout corriger : le bébé à la carte est désormais possible. Allons-nous  programmer des bébés sur mesure ?

 

Tout a commencé avec la fécondation in vitro : en 1982, Amandine fut le premier bébé éprouvette français... et cette pratique est désormais devenue courante. La procréation médicalement assistée est, de nos jours, une routine : elle a essaimé jusqu'en Inde avec une des meilleures cliniques au monde, baptisée : "le désir, le souhait..."

Le choix à portée de mains... C'est bien là l'objectif du transhumanisme : un eugénisme qui veut passer de "la chance au choix".

1000 fécondations in vitro par an dans cette clinique... Avec cette méthode médicale, on peut sélectionner les embryons les plus viables.

 

Certains couples ne pouvant procréer peuvent, aussi, faire appel à des donneurs. Il existe, ainsi, des banques de spermes, notamment au Danemark, le désir d'enfants n'étant plus réservé aux couples hétérosexuels.

Un nouveau marché apparaît alors et explose : on peut choisir le donneur approprié, la couleur de peau, la nationalité, la taille, le poids, la corpulence, la pointure ! On choisit sur catalogue, en quelque sorte !

 

Dans des cuves, sont abrités des échantillons, potentiellement des milliers d'enfants, conservés dans de l'azote liquide, une "matière" qui peut être, ainsi, conservée pour toujours. Les prix vont de 40  à mille euros...

 

Seuls 10 % des candidats donneurs sont sélectionnés pour la qualité satisfaisante de leur sperme. Les gens cherchent des donneurs qui leur ressemblent, avec la même culture, les mêmes caractéristiques... C'est un véritable marché qui s'organise.

La banque Cryos livre dans le monde entier, au nez et à la barbe des législations.

En France, le don de sperme est anonyme, gratuit et strictement réservé à des couples stériles. Aux Etats-Unis, au contraire, tout est permis, à condition d'avoir les moyens... Le marché de l'ovule y est florissant. Vendre ses ovules peut rapporter jusqu'à 25000 dollars.

Avec les progrès de la technique, survient la tentation de sélectionner l'embryon qui sera implanté : choisir l'enfant qui naîtra, choisir son sexe, par exemple...

Mais où commence le confort, où s'arrête la médecine ?

Les couples peuvent choisir aussi la couleur des yeux de leur enfant ! Il suffit de payer un supplément...

 

Une banque dite des "génies" a même existé dans les années 80 : les donneurs de sperme étaient triés en fonction de leur QI. 218 enfants sont nés de cette expérience. Cela s'appelle de l'eugénisme.

 

Autre pratique : la gestation pour autrui ou GPA qui permet à des femmes dont l'utérus est anormal ou à des couples d'hommes de faire appel à une mère porteuse pour avoir un bébé.

Des couples aisés payent 25000 dollars pour ce type de prestation : les mères porteuses reçoivent un tiers de la somme pour chaque grossesse, dix ans de revenu pour une famille en Inde.

"C'est de la main d'oeuvre", explique un des médecins chargés de ces inséminations artificielles en Inde.

La GPA est, ainsi, autorisée dans de nombreux pays.

 

Le diagnostic pré implantatoire est une recette pour forger un enfant en parfaite santé : en Espagne, une firme offre à ses clients de trier de nombreux caractères génétiques avant l'implantation des embryons.

Dans certains pays, comme en Angleterre, on peut éliminer des embryons certains défauts, le strabisme par exemple.

Ainsi, pourrait apparaître une population dont les caractères génétiques seront normés.

Les utopies que l'on imaginait au vingtième siècle sont en train de se réaliser avec une rapidité absolument insolente. "Nous sommes lancés dans le toboggan eugéniste", affirme Laurent Alexandre.

Se pose alors un problème éthique et philosophique.

Qu'est ce qu'un enfant handicapé, qu'est-ce qu'un enfant normal ? Difficile de le délimiter.

Plus inquiétant, encore : une firme américaine travaille depuis des années à rajeunir des ovules pour permettre à l'horloge biologique des femmes de remonter le temps... une femme ménopausée pourrait retrouver sa fertilité. Des cellules souches pourraient même être transformées en ovules. On peut, alors, produire des ovules à l'infini.

Une start up lyonnaise revendique même la création de spermatozoïdes humains en laboratoire : il reste à prouver que ces spermatozoïdes soient fécondants.

On pourra même bientôt modifier l'ADN des embryons.

Une nouvelle ère de l'histoire humaine a commencé...

Mais on voit bien les dangers de toutes ces mutations : l'être humain est fait d'imperfections, de défauts, de difficultés.

Vouloir supprimer ces défauts, n'est-ce pas renoncer à notre humanité ?

 

 

 

 

Source : une émission sur Arte : Bébés sur mesure

 

http://www.tv-replay.fr/redirection/10-10-17/bebes-sur-mesure-arte-12619094.html

 

 

 

 

 

 

 

 

Bientôt le Meilleur des mondes d'Huxley ?
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15 octobre 2017 7 15 /10 /octobre /2017 14:05
Lumières d'automne...

 

 

Jaunes, verts, bruns, rouilles, partout des éclats de couleurs...

 

Le jardin rayonne sous le soleil...

 

Les feuilles du  marronnier s'éclairent de lueurs aux teintes de paille.

 

Le tronc sombre près du feuillage dessine des ramures illuminées par des éclats solaires.

 

Les feuilles encore vertes, aux bords brûlés, traversées par le soleil, révèlent des nervures subtiles, des dentelles aux teintes éblouissantes...

 

L'arbre devient lui-même soleil, éclat solaire...

 

L'arbre devient brumes d'or, transparences d'ambre, bakélite.

 

L'arbre resplendit, auréolé de bleu, doré de lumières automnales...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photos : rosemar

Lumières d'automne...
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14 octobre 2017 6 14 /10 /octobre /2017 08:00
L'ogre d'Hollywood...

 

 

 

Il ressemble à un ogre : gros, grand, replet, tout en rondeur, une force de la nature... une force qu'il a utilisée pour contraindre des femmes à assouvir ses fantasmes.

Harvey Weinstein, l'influent producteur, ce"Dieu" d'Hollywood a été accusé de viols et d'agressions sexuelles.

Un homme de pouvoir qui abuse de son influence pour traquer des femmes et les violenter : ce n'est pas nouveau.

 
Dominique Strauss-Kahn, Patrick Balkany, Eric Raoult, tout le monde connaît le nom de ces hommes politiques : hommes de pouvoir, ils n'ont pas hésité pas à en abuser auprès de femmes qu'ils ont côtoyées...

Les preuves contre Harvey Weinstein sont accablantes : de nombreuses femmes ont témoigné contre lui...

Propos obscènes et méprisants, gestes déplacés, viols : la liste de ses méfaits est longue et abjecte.

Le pouvoir dont disposait ce producteur était multiple, un pouvoir non seulement médiatique, mais aussi physique, professionnel, économique et politique... un homme influent qui pouvait faire et défaire des carrières...

 
Le sexisme perdure dans nos sociétés, et plus particulièrement, chez les hommes de pouvoir, où une sorte de volonté de domination grise les détenteurs de ce pouvoir.
 
Dans un monde moderne, évolué, on s'étonne encore de ces comportements qui font de la femme un objet, qui la rabaissent et l'avilissent.

Ces femmes n'ont pas osé dénoncer celui qui les a violentées : elles le font enfin, tardivement, parce que les langues commencent à se délier.

Peut-on leur reprocher de ne pas avoir parlé plus tôt ?

Hélas, souvent, quand une femme dépose plainte contre des violences sexuelles, on a tendance à minimiser les faits.

Parfois, même, c'est la femme elle même qui est accusée d'avoir provoqué ces violences, ce qui est un comble !

Ainsi, les femmes victimes de prédateurs sexuels sont jugées coupables de ce qui leur arrive.

La parole des femmes doit être prise en compte, elle doit être encouragée et libérée, loin de toute peur de représailles.

 

Il est temps de voir la réalité et de combattre ce fléau présent dans toutes nos sociétés.

 

En France, dans notre pays, une femme meurt tous les trois jours, assassinée : le plus souvent, il s'agit de meurtres prémédités. Des hommes tuent des femmes parce qu'ils considèrent qu'elles sont leur propriété...

Ces archaïsmes d'un autre âge ne sont plus tolérables.

 

 


 

 

 

 

 

L'ogre d'Hollywood...
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13 octobre 2017 5 13 /10 /octobre /2017 14:03
Arrias, pour confondre tous les vaniteux...

 

 

Voilà un portrait de la Bruyère qui dénonce un caractère humain intemporel : le vaniteux, c'est un portrait en action original car l'auteur ne décrit pas l'aspect physique du personnage, il n'énumère pas non plus ses défauts, mais il nous fait percevoir ses caractéristiques morales en nous montrant sa façon d'agir : c'est ce que l'on appelle un portrait en action, technique souvent utilisée par cet auteur du 17ème siècle.

 

La Bruyère sait mettre en scène ce personnage qui nous est présenté à travers une anecdote exemplaire : au cours d'une conversation mondaine, à la table d'un homme important, Arrias trouve une occasion de briller...
Et l'occasion est particulièrement tentante : on parle "d'une cour lointaine"... il pourra, ainsi, inventer à loisir...


Puis, comme dans une pièce de théâtre, intervient un conflit qui montre que le personnage ne supporte pas la contradiction.


Certaines indications font penser à des didascalies théâtrales : "il en rit le premier jusqu'à en éclater" "avec plus de confiance..."

Arrias semble victorieux, il cite même le nom de "Sethon, ambassadeur de France", pour justifier ses propos.


La scène s'achève sur un coup de théâtre final : un renversement de situation qui ridiculise Arrias, puisqu'il se trouve devant Sethon, en personne. Le hâbleur est condamné à se taire jusqu'à la prochaine occasion où il pourra encore briller...
 

En fait ce personnage nommé "Arrias" parle plus qu'il n'agit, le champ lexical de la parole est particulièrement développé : "on parle, il prend la parole, il discourt, il récite, dit-il, je ne raconte..."

Arrias est avant tout un beau parleur.... et il représente un défaut principal : la vantardise.

Ce défaut s'incarne dans cette volonté qu'a le personnage de s'imposer à autrui par la parole.

Une succession de phrases courtes, sans mot de liaison  nous montre qu'Arrias monopolise la parole. La Bruyère sait utiliser différents types de discours pour mettre en évidence la faconde intarissable du personnage : discours indirect, indirect libre, discours direct.

Arrias apparaît aussi comme un être égocentrique, plein d'assurance, et d'autosuffisance, ce que suggèrent 6 occurrences du pronom personnel "je" : " Je n'avance, lui dit-il, je ne raconte rien que je ne sache d'original : je l'ai appris de Sethon, ambassadeur de France dans cette cour, revenu à Paris depuis quelques jours, que je connais familièrement, que j'ai fort interrogé, et qui ne m'a caché aucune circonstance. "

La répétition du mot "tout" dans la première phrase du portrait souligne son assurance : "Arrias a tout lu, a tout vu, il veut le persuader ainsi ; c'est un homme universel, et il se donne pour tel..."

De plus, ce personnage est violent, excessif, sans gêne, autoritaire : non content de monopoliser la parole et l'attention, il s'emporte facilement, si quelqu'un vient à le contredire : "Arrias ne se trouble point, prend feu au contraire contre l'interrupteur."

A la fin du portrait, le personnage, confondu par son interlocuteur, s'efface : on ne voit pas sa réaction, il devient inconsistant.

 

Les Arrias sont encore si nombreux à notre époque !

Certains se reconnaîtront-ils dans ce portrait ? La vanité dont ils font preuve risque de les aveugler encore et toujours, sans doute...

Mais ils sont nombreux les fanfarons de pacotille, les bouffons petit pied, les prétentieux beaux parleurs...

Ils sont nombreux les hâbleurs qui essaient de s'imposer par un verbe haut et des mensonges.

"L'oeuvre de La Bruyère tend un miroir à l'âme pour qu'elle s'y regarde à fond et quand nous croyons rire d'un tel, Pamphile ou Cliton, c'est déjà de nous qu'il est question..."

 

 

 

 

 

 

Le texte : 


Arrias a tout lu, a tout vu, il veut le persuader ainsi ; c'est un homme universel, et il se donne pour tel : il aime mieux mentir que de se taire ou de paraître ignorer quelque chose. On parle à la table d'un grand d'une cour du Nord : il prend la parole, et l'ôte à ceux qui allaient dire ce qu'ils en savent ; il s'oriente dans cette région lointaine comme s'il en était originaire ; il discourt des mœurs de cette cour, des femmes du pays, de ses lois et de ses coutumes ; il récite des historiettes qui y sont arrivées ; il les trouve plaisantes, et il en rit le premier jusqu'à éclater. Quelqu'un se hasarde de le contredire, et lui prouve nettement qu'il dit des choses qui ne sont pas vraies. Arrias ne se trouble point, prend feu au contraire contre l'interrupteur : « Je n'avance, lui dit-il, je ne raconte rien que je ne sache d'original : je l'ai appris de Sethon, ambassadeur de France dans cette cour, revenu à Paris depuis quelques jours, que je connais familièrement, que j'ai fort interrogé, et qui ne m'a caché aucune circonstance. » Il reprenait le fil de sa narration avec plus de confiance qu'il ne l'avait commencée, lorsque l'un des conviés lui dit : « C'est Sethon à qui vous parlez, lui-même, et qui arrive fraîchement de son ambassade. » 

 

 

 

 

 

Arrias, pour confondre tous les vaniteux...
Arrias, pour confondre tous les vaniteux...
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11 octobre 2017 3 11 /10 /octobre /2017 12:57
Pour faire le BUZZ !

 

 

Faire le BUZZ, faire du bruit, afin d'attirer l'attention : c'est devenu l'objectif premier de certains médias.

Les titres, les photos choc sont à la mode, une façon de capter tous les regards.

 

Certaines émissions se spécialisent dans le BUZZ : on pense à l'émission de Laurent Ruquier, On n'est pas couché.

Les chroniqueurs sont là pour susciter la controverse, n'hésitant pas à humilier certains invités, à se moquer d'eux, à les ridiculiser, parfois même les annihiler.

Un véritable jeu de massacre dans lequel excelle Yann Moix...

Christine Angot, elle-même, n'a pas été choisie au hasard : impulsive, incontrôlable, la romancière se laisse souvent emporter par son émotion.

 

Les conflits sont, ainsi, savamment entretenus par les deux chroniqueurs.

D'autres émissions se spécialisent un peu plus encore dans le BUZZ : Touche pas à mon poste de Cyril Hanouna, ou encore Salut les terriens de Thierry Ardisson.

On tombe alors souvent dans la plus grande vulgarité afin de susciter l'intérêt du public...

Et les êtres humains sont ainsi faits qu'ils se laissent happer par des images, des propos outranciers, des plaisanteries vulgaires.

 

Que dire des titres racoleurs de certains journaux sur internet ? Quand on lit les articles, on est étonné par le vide sidéral de leur contenu.

Evidemment, il s'agit de générer le maximum d'audience : la course à l'audimat est ouverte.

 

De plus en plus, les émissions télévisées sont précédées d'annonces publicitaires : ainsi, juste avant la diffusion d'ONPC, j'ai entendu une publicité pour le laboratoire Mylan.

Etonnant ! Mylan, laboratoire pharmaceutique est autorisé à faire de la pub, est-ce normal ?

Les médicaments, quels qu'ils soient, ne devraient pas faire l'objet de spots publicitaires.

Un médicament n'est pas un produit banal et anodin.

Ainsi, le BUZZ est destiné à faire vendre toutes sortes de produits dans une société de consommation et de marchandisation.

Le BUZZ joue sur les bas instincts de l'homme, sur une curiosité malsaine, sur l'émotion suscitée par des conflits...

Hélas, le BUZZ recueille encore les faveurs d'un public avide de sensations fortes.

Le BUZZ joue sur le scandale, le rire facile, le sensationnel : le BUZZ, c'est beaucoup de bruits pour rien...

 

 

 

 

 

 

Pour faire le BUZZ !
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9 octobre 2017 1 09 /10 /octobre /2017 14:22
Le levothyrox : quand les médicaments rendent les patients malades...

 

 

 

Maux de tête, vertiges, désordres digestifs, crampes, fatigue, faiblesse musculaire, symptômes cardiaques... autant d'effets secondaires de la nouvelle formule du Lévothyrox, un médicament pour lutter contre les dysfonctionnements de la thyroïde.

On imagine le désarroi des malades qui ont dû subir tous ces troubles...

 

Le laboratoire Merck a soudainement changé la formule de ce médicament, à la fin du mois de mars et les patients n'ont même pas été informés de ce changement.

 

Le laboratoire Merck aurait-il transformé les patients en cobayes afin de tester un nouveau produit ? On peut se poser la question.

 

Face au tollé provoqué par cette nouvelle formule, face aux troubles des malades, le gouvernement a décidé de rappeler l'ancienne version du médicament.

Mais les stocks de cette ancienne formule restent très limités et certains malades en sont privés.

 

De fait, certains médicaments deviennent de véritables poisons aux effets secondaires dévastateurs.

Ils soignent certains troubles mais entraînent d'autres problèmes de santé.

 

De plus, la tendance actuelle est à la surmédication : les personnes âgées se voient prescrire des listes impressionnantes de médicaments.

Bien sûr, les laboratoires pharmaceutiques poussent à cette surconsommation de produits médicamenteux. Ils engrangent, ainsi, des profits colossaux, sans se soucier de la santé des patients.

 

En France, 3,6 % des hospitalisations, soit 144 000 chaque année, sont liées aux effets indésirables des médicaments. Ce chiffre est inquiétant.

De nombreux seniors de plus de 65 ans prennent au moins sept médicaments différents par jour, et beaucoup d'entre eux bien davantage, le double en moyenne, selon le mensuel 60 Millions de consommateurs qui alerte sur les dangers de la surconsommation de médicaments.

 

Les médecins ont souvent la main lourde dans leurs prescriptions : seraient-ils récompensés par les laboratoires ?

 

Il suffit de regarder les notices des médicaments : la liste des effets secondaires est souvent impressionnante, même pour des médicaments qui sont en vente libre.

Il convient de mettre en garde les patients : on ne le fait jamais assez.

 

L'industrie et les lobbies du médicament sont tout puissants, à tel point que la publicité sur ces substances est autorisée et diffusée amplement.
J'estime que de telles publicités devraient être interdites.

 

Un médicament n'est pas un produit anodin : il contient des substances chimiques parfois dangereuses.

L'affaire du Lévothyrox est révélatrice : elle met bien évidence le danger de certaines substances délétères.

 

 

 

 

 

Le levothyrox : quand les médicaments rendent les patients malades...
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8 octobre 2017 7 08 /10 /octobre /2017 14:18
Balade d'automne sous la pluie...

 

 

 

Une pluie fine s'empare du jardin : des senteurs de terre et de bois s'exhalent dans la douceur de cet après-midi d'automne.

 

La pluie crépite légèrement et scande la promenade... la pluie a chassé les promeneurs et le jardin vide se peuple de ce doux murmure.

 

Les marronniers se couvrent de rouilles, panaches vaporeux aux teintes fauves.

Les troncs noircis par la pluie, couleurs d'ébène, exacerbent la rousseur des arbres.

 

Parfois, des feuilles tourbillonnent lentement et viennent joncher le sol...

 

Parfois, des marrons bousculés par la pluie tombent brusquement, avec un bruit sec.

 

A terre, ils se couvrent d'éclats nouveaux, parés de gouttelettes lumineuses.

 

Les feuilles de marronniers à terre s'illuminent de teintes vernissées : des tons de verts, des dégradés de xanthe et de bruns.

 

Des contrastes étonnants de couleurs qui nous font admirer le déroulement des saisons...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photos : rosemar

Balade d'automne sous la pluie...
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