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18 novembre 2024 1 18 /11 /novembre /2024 13:41
La folie du Black Friday...

BLACK FRIDAY ! En anglais, s'il vous plaît !

Eh oui, c'est une coutume qui nous vient d'Outre Atlantique.

C'est dans les années 1970 que les enseignes américaines décident d'adopter cette expression pour désigner le début des achats de Noël. Au cours de ce vendredi, les boutiques et magasins lancent des périodes de soldes pour cibler les consommateurs à la recherche des meilleures remises.

Ces jours-ci, de nombreux magasins affichaient donc des soldes pour attirer les clients... "depuis quelques années, les détaillants français tentent d'importer cette journée en magasin mais surtout sur les sites en ligne...", une coutume qui nous vient donc des Etats-Unis... le pays du consumérisme.

 

Ces journées peuvent donner lieu à des scènes de chaos dans les magasins...

Ainsi, le "Black Friday", opération promotionnelle d'origine américaine, a souvent semé la pagaille au Royaume-Uni, où la police a dû intervenir dans plusieurs magasins. Des milliers de consommateurs à Londres, Glasgow ou Cardiff se sont rués à la levée des rideaux de fer sur les articles offerts à prix cassés, et ce, parfois dès minuit. Importé des États-Unis, le concept du "Black Friday" s'impose en Grande-Bretagne aussi comme un temps fort commercial. Et les grandes enseignes, qui offrent des promotions monstres, espèrent réaliser à l'occasion leur meilleur chiffre d'affaires de l'année.

En France, en 2020, en pleine journée de Black Friday deux femmes ont été filmées en train de se battre dans les allées du centre commercial de La Part-Dieu. Un agent de sécurité a dû intervenir.

Une scène malheureusement trop ordinaire mais qui a la particularité de se jouer le jour où en effet la course aux bonnes affaires peut conduire à des extrémités.

 

Mais pourquoi tant de hargne ?

"Deux chercheurs britanniques en criminologie ont voulu étudier ces débordements occasionnés en magasin lors de ces journées de consommation. Quelles sont les motivations des consommateurs à participer à un tel événement commercial et pugilistique ?

Pour les auteurs, ces manifestations de violence annoncent le triomphe du capitalisme libéral et de l'individualisme... Il s'agit aussi d'une consommation-revanche qui répare des frustrations accumulées.", écrit Vincent Chabault dans son ouvrage Eloge du magasin.

Un individualisme qui va jusqu'à des bagarres, des coups... C'est tout de même inquiétant... le consumérisme peut conduire ainsi aux pires dérives.

Surconsommation, gaspillages, pollutions, conflits, bagarres... plus aucune limite dans ce monde qui nous incite sans arrêt à acheter toujours plus...

 

 

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23 octobre 2024 3 23 /10 /octobre /2024 09:38
Des tablettes de chocolat sous antivol !

Des tablettes de chocolat protégées par des systèmes antivol : on peine à le croire, et pourtant, à Marseille, ce procédé est utilisé pour lutter contre les vols à l'étalage dans un supermarché.

 

"A Marseille, ces tablettes de chocolat sous antivol suscitent l'incompréhension...

À Marseille, Monoprix a décidé d'expérimenter les tablettes de chocolat verrouillées. Le distributeur suit de près l'évolution des chiffres sur le vol à étalage.
Dans un boîtier en plastique verrouillé, une simple tablette de chocolat. Un article qui coûte moins de cinq euros... protégé comme un produit de luxe ! Ces antivols sont en place depuis quelques jours dans un supermarché Monoprix de Marseille (Bouches-du-Rhône).

Ces dispositifs de sécurité sont habituellement réservés aux produits plus coûteux, ce qui suscite la surprise des clients.

"Des chocolats sous scellés, comme les jeux-vidéos à l'époque...", dit une cliente.

"ça choque, ça choque complètement, il faudrait peut-être envisager d'autres solutions que de mettre des antivols sur des produits alimentaires.", dit une autre.

"On chaparde beaucoup, à Marseille. Je peux comprendre mais je trouve que c'est tout à fait dommage." déclare une autre cliente.

"L'antivol coûte plus que la valeur du produit, c'est incohérent !" souligne un homme.

Monoprix explique réaliser un test dans un seul de ses magasins qui connaît une recrudescence des vols de tablettes de chocolat, un préjudice évalué à 500 euros par mois. 

"C'est une des mesures que nous essayons pour lutter contre les vols, même si nous comprenons que des clients soient interloqués...", déclare un porte-parole de Monoprix.

Des initiatives similaires ont été mises en place à l'étranger, comme des alarmes antivol sur du fromage ou du beurre en Angleterre, et des bidons de lessives protégés par des chaînes aux États-Unis.

 

Pour un expert en consommation, Olivier Dauvers, "l'apparition d'antivols sur des produits de base est significative, ça traduit deux choses : le développement du vol d'une manière générale dans le commerce, et le développement des tentations et on voit bien que le niveau de tentation baisse sur des produits qui avant, valaient 20 ou 30 euros, maintenant ce sont des produits de quelques euros, ça suffit pour déclencher la tentation."

En France, les vols à l'étalage sont en hausse, ils ont augmenté de 14 % sur l'année 2022."

 

Mais peut-on s'en étonner ? Face à la baisse du pouvoir d'achat, face à l'inflation qui touche de nombreux produits, les Français les plus pauvres sont tentés de se laisser aller à ces larcins...

 

 

Source :

 

https://www.francetvinfo.fr/economie/consommation-a-marseille-des-tablettes-de-chocolat-sous-antivol-suscitent-l-incomprehension_6835916.html

 

 

 

 

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10 juillet 2024 3 10 /07 /juillet /2024 09:32
Les petites mains de l'IA : une exploitation de la misère humaine...

 

"L’intelligence artificielle, c'est la promesse que l’ordinateur pourrait reproduire le raisonnement humain. Ce n’est pas de la science-fiction, c’est déjà notre quotidien. Quand vous déverrouillez votre téléphone, quand vous jouez avec des filtres ou essayez virtuellement vos nouvelles lunettes. Et vous allez voir que cette IA fait travailler des humains en chair et en os… très loin de la Silicon Valley, dans un des pays les plus pauvres du monde.

 

A Madagascar, dans les faubourgs de la capitale, des journalistes ont rendez-vous avec Andy. Il les reçoit chez lui. C’est là qu’il travaille… au rythme des sonneries incessantes de son ordinateur : "Ce sont des tâches qui arrivent !", dit Andy. 

Des tâches : autrement dit, des micro offres d’emploi proposées sur une plateforme d’Amazon dédiée à l’entraînement des algorithmes. Toute la journée, Andy compare des images pour entraîner des sites de commerce en ligne à trier les produits et ainsi mieux les suggérer aux consommateurs : "Ces deux images ne sont pas pareilles. Donc on clique sur 'non' simplement", explique Andy en faisant défiler sur son écran des images de chaussures, de rouge à lèvres, de fond de teint.

Autre tâche : cette fois, il doit qualifier des photos d’applications de rencontres : "On me demande si cette personne est acceptable. Je réponds 'ok'. Je peux choisir différentes options : est-ce qu'il est beau, est-ce qu'il a un beau sourire ?". Vous cherchez un partenaire souriant, amusant?… C’est un peu grâce au travail d’Andy que vous trouverez peut-être chaussure à votre pied.

 

Un travail répétitif… pour une somme dérisoire. Il gagne 6 centimes de dollar par tâche. Il lui faut en réaliser plus de 300 pour espérer gagner 20 euros par jour. Contacté, Amazon reconnaît que ces micro ouvriers indépendants sont une force de travail pour le développement de l'économie digitale.

Lorsqu'on lui demande s'il s'imaginait travailler un jour pour Amazon, Andy explique: "Non pas du tout, j'avais d'autres ambitions. Mais vous savez, la vie n'est pas un long fleuve tranquille".

 

Andy est devenu ce qu’on appelle un travailleur du clic. De quoi améliorer l’ordinaire à Madagascar, l’un des pays les plus pauvres du monde. 75% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté.

 

En développant l'intelligence artificielle, le pays espère ainsi attirer de nombreux investisseurs. Et l’activité se structure. Pierre-Paul Ardile est Français, il a fondé Beepeeoo, une entreprise qui emploie 100 personnes à plein temps. Leur travail : entraîner l’IA pour le compte de clients issus de tous les secteurs.

 

"Nous travaillons pour le secteur agricole, la distribution, l'industrie, les services financiers, tous les secteurs sont touchés, décrypte Pierre-Paul Ardile. L'IA est une vague qui est irréversible. Ce qui attire nos clients français ici c'est le niveau de salaire et la qualité de la ressource humaine. Ici, on a des jeunes impliqués dans ce qu'ils font, qui parlent et écrivent très bien le français, ne font pas de fautes. Cela permet une très bonne qualité en termes de service rendu", poursuit-il. 

Les opérateurs gagnent une centaine d’euros par mois environ, c’est 3 fois le salaire moyen à Madagascar. "Pour nous les Malgaches, l'IA est vraiment une opportunité de création d'emplois. Bien sûr, il y a le robot, mais il y aura toujours un opérateur derrière pour assurer le côté humain", analyse Rova Rabetoviana, chef de projet chez Beepeeoo. 

 

Mais il n'y a pas que les entreprises qui entraînent leur IA à Madagascar... l'Etat français lui-même a indirectement recours aux travailleurs malgaches, par exemple pour entraîner l'algorithme à traquer les contribuables qui ne déclareraient pas leur piscine. Une pratique qui n'aurait plus cours depuis deux ans, dit Bercy...

Les impôts, mais aussi le ministère des armées, via un logiciel d'analyse d'images satellites, l'armée n'a pas répondu aux journalistes. Mais son sous traitant affirme qu'aucune donnée sensible n'est analysée hors de France...

 

Face à ce phénomène d'externalisation de l'IA, des chercheurs s'inquiètent de la précarité des travailleurs en bout de chaîne :

"Ces travailleurs sont les rouages invisibles de nos vies numériques. Ces tâches chronophages, et peu valorisées sont généralement externalisées par les entreprises technologiques à une foule de travailleurs précaires."

 

Et à Madagascar, certaines entreprises françaises préfèrent se faire discrètes : il faut dire que les données traitées sont parfois sensibles.

Un opérateur malgache qui souhaite rester anonyme affirme travailler pour le compte d’une société qui équipe nos supermarchés de caméras intelligentes censées détecter les comportements suspects et limiter les vols. Mais c’est bien à Madagascar que les vidéos sont visionnées. "Notre objectif c'est de trouver les vols. Ce sont eux qui envoient les vidéos, nous on les traite juste. En direct, en temps réel. Nous on envoie juste l'alerte et eux ils font l'arrestation des suspects". 

De la surveillance en temps réel, selon lui… L’entreprise française pour laquelle il travaille n’a pas souhaité  répondre aux journalistes, mais un concurrent, un autre fabricant de caméras intelligentes, Veesion, qui sous traite lui aussi à Madagascar réfute totalement cette existence de surveillance en temps réel. Il affirme  que les Malgaches ne font que qualifier les gestes suspects pour entraîner l’algorithme à les reconnaître: “Les personnes qui effectuent l'annotation sur des vidéos floutées et déjà pré-qualifiées par l’IA, le font à posteriori, à bref délai, et se contentent de transmettre les informations à notre intelligence artificielle dans le but de l’améliorer”, écrit la direction de Veesion.

Pourtant sur un document de formation destiné aux opérateurs malgaches, il est question de : “signaler des vols ou des tentatives de vols dans les magasins le plus rapidement possible” ou encore “d’avertir le magasin d’un comportement douteux”. 

L'entreprise Veesion précise qu'il s'agit d'un document rédigé par son prestataire malgache qui mérite une clarification. Veesion réaffirme qu'aucune surveillance en temps réel n'a lieu depuis Madagascar...

 

Contactée, la CNIL, la commission informatique et liberté dit avoir entamé des contrôles dans les magasins équipés de caméras intelligentes. Elle rendra ses conclusions dans les prochains mois..."

 

 

Source :

 

https://www.francetvinfo.fr/internet/intelligence-artificielle/video-a-madagascar-les-petites-mains-bien-reelles-de-l-intelligence-artificielle_6515243.html

 

 

 

 

Les petites mains de l'IA : une exploitation de la misère humaine...
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19 avril 2024 5 19 /04 /avril /2024 12:01
Le fabuleux destin de Jean-Baptiste Tavernier...

 

Un homme qui cultivait l'exotisme, qui aimait bien se mettre en scène dans les tenues des pays qu'il fréquentait... un garçon très peu connu, une sorte de Marco Polo ignoré... Il s'appelle Jean-Baptiste Tavernier...

Pierre Ménard est venu présenter son ouvrage intitulé Le chasseur de diamants. Les fabuleuses aventures de Jean-Baptiste Tavernier, lors du Festival de la Biographie :

"Un homme connu seulement des connaisseurs de diamants... mais qui a vie assez fascinante. C'est un libraire au départ, fils de graveur qui a un inconvénient pour un libraire, ce qui lui rendait la vie très dure, c'est qu'il détestait lire...

Il était tout de même fasciné par les livres de voyage et un jour, dès qu'il a terminé sa période chez le libraire qui l'employait, il s'est dit : plutôt que lire des livres de voyages, je vais voyager moi-même.

Il est né en 1605, et en 1623, sous Louis XIII, il part avec son petit baluchon pour l'Europe, il découvre un monde qui est en pleine mutation, notamment en Hollande : il y a énormément d'échanges, beaucoup de richesses qui arrivent d'un peu partout dans le monde...

C'est quelqu'un qui navigue à vue : il se laisse porter par les événements, il fait des rencontres, il tombe à moitié amoureux de la femme d'un colonel de l'armée allemande, il s'engage dans l'armée, il combat d'abord les catholiques, après il va chez les protestants, puis il repasse chez les catholiques...

C'est l'époque de la guerre de Trente ans : tout le monde se bat en permanence...

Lui a des formules assez amusantes : il raconte que la guerre est bonne, il voit des personnages qui se font étriper devant lui, tout le monde se fait tuer, mais ça l'amuse beaucoup. Il combat dans énormément d'armées et à un moment, il rencontre le père Joseph qui est le bras droit de Richelieu. Et très vraisemblablement, le père Joseph souhaite l'employer comme espion, parce que la France a un grand projet : depuis des années, la France se fait sortir du commerce oriental qu'elle contrôlait en partie puisqu'elle avait un gros avantage en Méditerranée, et donc Richelieu souhaite absolument remettre la main sur ce commerce qui est pris par les Anglais et les Hollandais...

Tavernier, sans doute en tant qu'espion, est chargé d'aller voir un peu ce qui se passe en Perse.

Tavernier voyage absolument partout, il voyage à cheval, il voyage à pied, il voyage en bateau, il lui arrive chaque fois des aventures extraordinaires... dans les montagnes, les chevaux crèvent sous lui, il voit des Tartares qui se jettent sur la carcasse de son cheval, c'est le premier steak tartare qui est décrit dans la littérature !

Il raconte avec délectation des scènes de combat où les gens s'étripent devant lui, on voit des Tartares en train de dépecer le cheval et de le mettre sous leur selle et il dit qu'il est alors incapable de manger de la viande pendant une semaine.

A cette époque, la Perse est redevenue un grand empire, la Perse est une plaque tournante du commerce oriental très important notamment pour les épices, ce qui permet d'accumuler des fortunes phénoménales, donc la Perse est une route d'entrée terrestre vers les Indes. D'où cette idée d'aller remettre la main sur le commerce persan qui a été trusté par les Anglais et les Hollandais.

Honnêtement, on ne sait pas exactement ce qu'a fait Tavernier à ce moment-là. Il raconte qu'il a écrit des rapports... j'ai regardé aux archives, je ne les ai pas trouvés.

Tavernier a écrit un livre qui n'est pas vraiment merveilleux, en fait, ce n'est pas lui qui l'a écrit... mais c'est quand même mal écrit. Louis XIV lui a demandé d'écrire ses mémoires pour donner le goût du commerce aux Français. C'est une sorte de guide Michelin de l'époque, de guide du routard. C'est honnêtement assez mal écrit avec beaucoup d'erreurs, tout est faux... quand on est biographe, on se demande s'il a voulu nous nuire... je ne sais pas si c'est un mensonge ou si c'est son nègre qui a voulu se venger puisqu'ils ont été beaucoup en conflit, mais tout est faux partout : il n'y a aucune date qui coïncide, il se trompe d'année à chaque fois.

On arrive à retracer son parcours parce qu'il a été suivi de près par des espions, notamment par des Hollandais.

Après la Perse, il arrive en Inde, et ensuite il va descendre jusqu'à Ceylan, il passe toute sa vie à voyager, il revient de temps en temps en France, il a besoin d'accumuler de l'argent pour investir dans ses voyages, notamment racheter des diamants. Il a parcouru à peu près les deux tiers de la distance de la terre à la lune.

Effectivement, il parcourt les Indes, c'est là qu'il découvre les diamants et il ira jusqu'à Ceylan où il retrouvera son frère qu'il avait envoyé là-bas en éclaireur. Tavernier veut participer à la création de la Compagnie française des Indes qui était, en fait, en concurrence avec lui. Lui faisait ses petits trafics, il était très content qu'il n'y ait pas de Français, il a tout fait pour les discréditer, la moitié de son livre raconte des horreurs sur les envoyés de la Compagnie des Indes qui sont radins, qui sont tous alcooliques, dépressifs, qu'on va ramasser dans les caniveaux au petit matin parce qu'ils sont complètement saouls... il envoie ça à Louis XIV pour se faire bien voir...

On connaît surtout Tavernier pour ses diamants, dans ses voyages, il trafiquait beaucoup de diamants, il a trafiqué d'absolument tout, des métaux, de l'opium même, et le gros avantage des diamants, c'est que vous transportez d'énormes sommes d'argent de manière très discrète.

Il voyageait souvent avec une vingtaine d'hommes armés étant donné les quantités de biens précieux qu'ils convoyaient. Les diamants, ça se mettait dans la doublure d'un manteau, ça passait complètement inaperçu.

Il en a rapporté notamment de son sixième voyage- il vient de se marier, il a alors 58 ans, c'est son premier mariage avec la fille d'un joailler qui s'appelle Jean Goisse, ça prédestine le voyage ! et le voyage se passe assez mal, il force sa femme à venir, elle était assez âgée et assez laide...

Il parle avec vraiment beaucoup de compliments des femmes orientales, on peut imaginer qu'il s'est passé quelque chose, même s'il dit le contraire. On a des témoignages de Boileau, de gens qui l'ont connu à Paris, à son retour, et qui racontent qu'il était extrêmement graveleux, désinhibé par les 50 ans de voyages qu'il avait faits et qu'effectivement il racontait ses aventures avec des femmes aux Indes.

Aventurier, découvreur, trafiquant, il est tout ça, mais il n'est pas écrivain... c'est quelqu'un qui était extrêmement libre, il avait le goût du voyage et le goût de l'argent puisqu'il a fait une fortune abyssale.

Dans son dernier voyage, quand il a épousé la fille de Jean Goisse, il la kidnappe un peu, il l'emmène avec lui, elle arrive à s'échapper dès qu'ils arrivent dans l'empire Ottoman, elle rentre à Paris, et lui poursuit jusqu'aux Indes, il veut faire la plus belle cargaison de diamants qui ait jamais été faite, et donc il rassemble mille diamants là-bas, les plus beaux diamants. Il était encore en concurrence avec les Hollandais qui lui ont fait de mauvais coups puisqu'ils l'ont dénoncé aux douanes, donc il fait tout pour s'échapper et il arrive à rentrer en France avec un millier de diamants.

Et si vous avez vu le film Titanic, il y a un diamant bleu, c'est inspiré du diamant bleu qui a été rapporté par Tavernier.

Tavernier revend ses mille diamants à Louis XIV qui aime beaucoup les diamants. Il a fait une fortune immense, il a pris goût au luxe : il s'est acheté un immense hôtel particulier à Paris, il a fait construire un grand château en Suisse avec une sorte de bulbe oriental.

Au bout d'un moment, il s'ennuie un peu, Louis XIV lui ordonne d'écrire ses mémoires, et Tavernier force un collaborateur (qui écrit d'ailleurs très mal) à écrire...

Comme il veut continuer à commercer, il met tous ses efforts sur son neveu, il lui donne la moitié de sa fortune, et puis le neveu est victime d'une attaque, on sait qu'il arrive en Perse, et après, plus de nouvelles... le neveu, en fait, est parti avec la caisse ! Lui qui a passé sa vie à tromper tout le monde se fait encore berner par un aventurier qui se fait passer pour le fils caché du shah de Perse et qui lui dit : "Moi je vais chercher la fortune qui vous a été volée, donnez-moi donc le reste de votre fortune et je vais vous aider à l'attraper." Et évidemment, il part avec l'argent à Moscou, et Tavernier qui a plus de 80 ans part chercher cet aventurier et son neveu, mais il meurt en cours de route."

 

Un personnage célèbre en son temps qui a sombré complètement dans l'oubli... un personnage d'aventurier optimiste qui a toujours eu confiance en lui... un personnage haut en couleurs qui mérite d'être redécouvert...

 

 

L'histoire du diamant bleu :

https://www.lavoixdunord.fr/900843/article/2020-11-30/titanic-la-veritable-histoire-du-coeur-de-l-ocean-connu-sous-le-nom-de-hope

 

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5 janvier 2024 5 05 /01 /janvier /2024 13:46
Le succès fulgurant de l'ésotérisme...

 

De plus en plus, l'ésotérisme gagne du terrain dans nos sociétés : dans les rayons de certains magasins, l'ésotérisme s'affiche : La roue de l'ASTRO, L'oracle du jeu de l'oie, Les dés d'Isis, Le coffret du magnétiseur, Initiation aux dés divinatoires, Pendules, kit complet de divination, etc.

"Depuis la crise sanitaire et le confinement, sorcellerie, vaudou, chamanisme gagnent du terrain notamment auprès des femmes. Elles sont souvent victimes des conséquences de ces pratiques.

La sorcellerie serait-elle de retour ?

Dans de nombreux magasins, la sorcellerie fait recette : livres, témoignages, astuces...

Sur les réseaux sociaux, l'ésotérisme est en plein essor : chamanisme, conseils de purification, et même stages de sorcière. Les vidéos se comptent par millions.

Faut-il y voir des superstitions sans danger ou bien le début d'embrigadements sectaires ?

Un témoignage rare : durant 6 ans, une jeune femme a participé à des groupes de sorcières rencontrées sur internet, séduite par la promesse d'une harmonie avec la nature.

"Il y avait un rituel dans lequel on devait récolter son sang menstruel et le mettre dans la terre, pour faire comme une offrande à la terre mère, à "Gaia", comme on l'appelle dans ce milieu là. Il y a un autre rituel auquel j'ai participé, où on se dessinait sur le corps avec son sang menstruel... je m'étais peint aussi le visage avec mon propre sang menstruel, j'avais fait des marques de guerrier..."

Avec le recul, ces pratiques lui semblent extravagantes, mais à l'époque elle ne s'en rend pas compte.

"Il faut bien comprendre que c'est un enchaînement, en fait, de croyances, de couches de croyances qui amène à faire ce type d'activités, de choses qui paraissent invraisemblables, mais quand on est dedans, on trouve vraiment du sens.", déclare la jeune femme.

Le problème, c'est que ces réunions ne sont pas gratuites. Chacune lui coûte 20 à 40 euros, sans compter qu'elle achète aussi ce qu'on lui conseille : cristaux, livres, soins, stages...

"J'ai au moins dépensé 5000 euros, et je n'ai pas beaucoup de moyens... pour moi, c'est trop.", témoigne la jeune femme.

Les grandes enseignes se sont emparées de cette mode de la sorcellerie : on vend toutes sortes de produits ésotériques.

Un magasin refuse de donner des chiffres mais reconnaît que son rayon a doublé en deux ans et les acheteurs sont souvent de vrais connaisseurs.

"C'est plus pour nous accompagner sur des questionnements, pour être guidé sur notre chemin, quand on est perdu."

"Je recherche plus de rituels de purification, puisque je viens de déménager. Un habitat, ça a gardé souvent l'énergie des anciens habitants ou l'histoire des lieux... donc si on veut être tranquille, il vaut mieux purifier.", déclarent des clientes.

Ce mélange de spiritualité et de culture de l'étrange inquiète de plus en plus les associations de lutte contre les dérives sectaires...

 Mathieu Porzio, membre du Groupe d'étude des mouvements de pensée en vue de la protection de l'individu, observe et dénonce l'emprise grandissante de certains groupes de sorcières et de gourous sur les réseaux sociaux.

"C'est un lien entre une forme de pensée magique, une forme de rejet de société... on ne peut pas être dans ce genre de démarche, tout en gardant un pied dans la société normale. Ce genre de démarche fait rejeter la science, toutes les avancées technologiques, c'est un retour en arrière en quelque sorte."

L'association compile méthodiquement les contenus les plus problématiques et la tâche est immense car ce type de vidéos de sorcières a doublé depuis un an, passant de 300 à 600 millions !"

 

Cet attrait pour l'ésotérisme est assez inquiétant, comme un refus de la réalité, une incompréhension de nos sociétés modernes...

"Croyances, pouvoirs magiques, naturalismes en tous genres ont envahi un espace laissé vacant par les religions traditionnelles, désarticulées par les coups de boutoir d'un athéisme dopé au matérialisme galopant...", selon Camille Riquier, philosophe.

 

Sources :

 

https://www.francetvinfo.fr/culture/sorcellerie-une-nouvelle-secte_6258816.html

 

 

https://www.lepoint.fr/postillon/notre-selection-de-livres-pour-faire-face-aux-menaces-27-12-2023-2548440_3961.php

 

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25 septembre 2023 1 25 /09 /septembre /2023 12:34
Santé : pénuries et prix scandaleux de certains médicaments...

 

Un problème inquiétant : les pénuries de médicaments...

"Le gouvernement a ainsi annoncé récemment qu'il voulait rendre obligatoire la distribution à l'unité de certains antibiotiques en rupture de stock.

Comment en est-on arrivé là ?

Ces pénuries ne cessent de s'aggraver : moins de 200 médicaments étaient concernés en 2012, alors qu'on en comptait 3700 l'an dernier. Et cela touche toutes les catégories de médicaments pour des raisons d'ailleurs auxquelles on ne pense pas forcément comme l'explique le président de l'Académie nationale de pharmacie, Bruno Bonnemain :

"La guerre en Ukraine a révélé un certain nombre de choses, entre autres le fait qu'ils produisent un certain nombre d'éléments qui sont nécessaires aux médicaments, par exemple l'aluminium... ça a l'air bête, mais les feuilles d'aluminium qui servent pour les blisters venaient en grande partie d'Ukraine, de même que le verre et même des métaux, par exemple, les aiguilles pour injection, il y a eu des ruptures ou des pénuries, à cause de ça."

Il y a eu aussi l'explosion de la demande mondiale, alors que dans le même temps les industriels ont délocalisé leurs productions pour réduire leurs coûts.

Et surtout, le secteur s'est financiarisé avec des objectifs de rentabilité qui concernent désormais un type de médicaments bien précis...

C'est ce que révèle Pierre Chirac, le directeur en chef de la revue médicale indépendante Prescrire.

"Le concept de la fin des années 90, c'étaient des blockbusters, donc faire beaucoup d'entrées comme au cinéma, vendre beaucoup de médicaments à beaucoup de patients. On est passé à un modèle d'affaires de "nichebusters", c'est à dire des médicaments vendus en petites quantités, à des prix de plus en plus extravagants et inacceptables dans des niches, donc soit des maladies rares, soit des cancers rares.

Donc les gros labos donnent la priorité à des médicaments qu'ils produisent moins, mais beaucoup plus chers.

Par exemple, un médicament contre l'hépatite C : la cure est vendue 41 000 euros en France, alors qu'il ne coûte pas plus de 200 euros.

Mais il y a encore plus cher : la journaliste Rozenn Le Saint a enquêté sur le sujet et notamment sur un médicament produit par Novartis.

"Novartis commercialise un médicament destiné à soigner l'amyotrophie spinale qui est une maladie rare, une seule injection de ce médicament coûte deux millions d'euros."

Deux millions d'euros pour une simple injection ! C'est scandaleux !

"C'est d'autant plus problématique qu'au départ ce médicament a bénéficié de la recherche publique.

Ce médicament a été financé par l'argent issu de la recherche fondamentale, donc conduite par l'INSERM et de l'argent en partie défiscalisé de dons du Téléthon...

Ce qui pose la question de l'argent public pour soutenir ce modèle, puisque les médicaments en pénurie sont principalement les vieux médicaments de marques ou les génériques, vendus moins chers donc moins intéressants pour les firmes...

Pour résoudre les problèmes de pénurie, Emmanuel Macron a annoncé son intention de relocaliser une partie de la production...

Mais, si on prend l'exemple emblématique du Paracétamol, une usine doit bien rouvrir d'ici 2026 dans l'Isère, après avoir fermé en 2008, mais la matière première initiale du médicament, elle, restera produite en Chine !"

Encore des effets d'annonce et de fausses promesses !

 

 

Source :

https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/journal-de-18h/journal-de-18h-emission-du-vendredi-22-septembre-2023-3134603

 

https://www.francetvinfo.fr/sante/sante-l-entraide-citoyenne-face-a-la-penurie-de-medicaments_6071847.html

 

Santé : pénuries et prix scandaleux de certains médicaments...
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7 août 2023 1 07 /08 /août /2023 10:42
La fin du ticket de caisse : une bonne idée ?

 

Quand je me dirige vers la sortie du supermarché, après avoir fait mes courses, il m'arrive souvent de vérifier mon ticket de caisse, et parfois, j'ai effectivement constaté des erreurs sur les prix, et j'ai dû aller réclamer à l'accueil des remboursements...

Le ticket de caisse a bien une utilité : c'est un outil de vérification et aussi de régulation du budget...

 

"Or, en France, depuis le 1er août, les commerçants ne sont plus obligés d'imprimer le ticket de caisse, une mesure destinée à économiser du papier mais contestée par les associations de consommateurs...

 

Les commerçants ne sont plus tenus d'imprimer le ticket de caisse : il faut désormais en faire la demande : c'est la conséquence d'une loi de février 2020 visant à économiser du papier, 150 000 tonnes par an environ...

Pour l'UFC Que Choisir, le ticket de caisse reste pourtant un outil précieux pour gérer son budget, surtout en période d'inflation.

Antoine Autier, responsable des études au sein de l'association témoigne :

"C'est le moyen pour le consommateur de se rendre compte d'éventuelles différences entre le prix payé et le prix affiché en rayon. Quand vous allez faire vos courses par exemple dans une grande surface, vous ne contrôlez pas systématiquement le prix : vous rangez vos courses et une fois que vous avez payé, vous regardez le ticket de caisse, et c'est à ce moment-là que vous vous rendez compte qu'une promotion, par exemple, n'a pas été appliquée. Si vous ne disposez pas de ce ticket de caisse, vous ne pouvez plus vérifier que le prix que vous payez correspond bien au prix qui était affiché en rayon...

D'autant plus que les gens doivent y être particulièrement attentifs, en ce moment, avec une inflation autour de 13%...

 

C'est paradoxal, cette application au premier août : cette mesure a été déjà repoussée deux fois, elle devait initialement s'appliquer le premier janvier, puis le premier avril, la mesure a été décalée en disant : le contexte inflationniste n'est pas favorable à l'entrée en vigueur d'une telle mesure qui pourrait priver le consommateur d'un outil de suivi budgétaire.

 

Le problème c'est qu'aujourd'hui on a encore une inflation très élevée et particulièrement sur les produits alimentaires.

 

Donc, puisqu'on a toujours une inflation comme au début de l'année, la logique aurait voulu que le gouvernement recule à nouveau la mise en place de cette mesure... ce qui aurait permis en plus de rediscuter des modalités... c'est peut-être pour ça, le gouvernement ne voulait plus discuter des modalités d'application, il s'est dit : en plein milieu d'été, je vais faire entrer en vigueur cette mesure..."

 

Supprimer le ticket de caisse, alors que le papier est l'un des matériaux qui se recycle le mieux ? Quelle mauvaise idée ! Elle pénalise surtout le consommateur, donc chacun d'entre nous.

 

 

Sources :

https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/journal-de-18h/journal-de-18h-emission-du-mardi-01-aout-2023-7117250

 

https://www.marianne.net/agora/tribunes-libres/fin-des-tickets-de-caisse-une-fois-de-plus-les-francais-sont-leses-par-cette-ecologie-punitive

 

 

 

 

La fin du ticket de caisse : une bonne idée ?
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10 juillet 2023 1 10 /07 /juillet /2023 12:00
Emeutes : révolte et opportunisme...

 

Des émeutes se sont déclenchées un peu partout en France, après la mort du jeune Nahel, tué par un policier lors d'un contrôle... une révolte de la jeunesse, dit-on, mais aussi beaucoup d'opportunisme dans ces émeutes qui ont été l'occasion de pillages en règle de magasins, d'écoles, de mairies, etc.

 

"Après quelques jours de pillages par les émeutiers, des centaines de boutiques dévalisées de vêtements, d'électro-ménager, d'informatique  ou de bijoux... que sont devenus les vêtements, les bijoux et les appareils informatiques volés ? où est passé le butin ?

Peut-être en ligne...

 

Sur l'application Telegram, des journalistes ont repéré une chaîne aux messages sans équivoque : "Revente émeute"... elle dit revendre des objets volés, des téléphones, des mortiers d'artifice dont elle fait la démonstration ou encore des armes : gaz lacrymogène, tazzer, et matraque.

Et à les croire, ce ne serait qu'un échantillon : "Hésitez pas à nous contacter, on a beaucoup de stocks volés à écouler. On peut pas tout mettre ici."

 

Sur des plateformes, des annonces sont aussi suspectes : des téléphones de luxe quasi neufs sont à prix cassés.

 

Sur un autre site, des profils proposent les mêmes chaussures en série... par exemple des tennis à 41 euros, seule, la pointure diffère.

Dernier indice : ces vendeurs semblent masquer leur véritable identité.

Après quelques recherches, on voit que la photo du profil est fausse et on voit qu'elle vient d'un site étranger où il y a beaucoup de photos d'une fille inconnue qui a été reprise pour faire ce compte.

Donc, il s'agit d'une photo volée.

 

Contactées, des marques disent avoir pris conscience du phénomène.

La plateforme Vinted fait ainsi savoir que ses équipes "sont en permanence mobilisées pour détecter et contrer de nouveaux comportements malveillants. De plus, nous travaillons en étroite collaboration avec la police."

 

Pour ces trafiquants, les sanctions encourues sont lourdes : Cinq ans de prison et 375 000 euros d'amende sont encourus par les personnes qui se livreraient à du recel."

 

Avec ces pillages, on voit se développer le règne de l'argent facile, et c'est là une dérive très dangereuse... Et les trafics de drogue participent aussi à ce phénomène.

 

 

Source :

 

https://www.francetvinfo.fr/faits-divers/adolescent-tue-par-un-policier-a-nanterre/pillages-les-produits-derobes-deja-revendus-sur-internet_5932619.html

Emeutes : révolte et opportunisme...
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5 juillet 2023 3 05 /07 /juillet /2023 09:40
La livraison à domicile : une bonne idée ?

 

Avec internet, les livraisons à domicile se multiplient : "tout le monde clique sur son portable, le livreur de bouffe roule à vélo depuis sa banlieue, il fonce dans la circulation automobile, par tous les temps pour 15 euros bruts de l'heure, en théorie, s'il travaille bien...

En réalité, s'il gagne 30 balles par jour nets, il peut s'estimer heureux...

Et s'il veut gagner plus, il doit griller plus de feux rouges. Et alors il court le risque d'un accident.

 

La livraison à domicile, c'est aussi une façon d'alimenter un secteur économique : 10% des émissions de gaz à effet de serre sont dues au transport de marchandises.

Le e-commerce représente 14% du commerce de détail en France et la livraison se fait à 80% à domicile.

 

En moyenne, d'après une étude, chacun de nous se fait livrer deux colis par mois. En tout 4 millions de colis sont livrés par jour en France et 10 millions à Noël.

Prenons l'exemple d'une paire de chaussures... Voyons ce qu'elle émet en carbone.

 

Si on sort l'auto du garage uniquement pour aller la chercher au magasin, je vais cracher 1,6 kg de carbone.

C'est bien pire que si la paire de chaussures avait traversé le monde en avion et était venue chez moi en camionnette : 1 kg.

 

Mais si je vais chercher mes chaussures en voiture tout en faisant d'autres courses, je tombe à 900 grammes de carbone émis.

Cela commence à aller vraiment mieux si je me déplace jusqu'à un point relais : 800 grammes... mieux encore si je vais au point relais en transport en commun, là on tombe à 600 grammes.

 

L' e-commerce plus efficace que l'achat en magasin ?

C'est étonnant ! Mais tout de même avec 3 grosses fragilités :

D'abord, le suremballage : cela fait que dans le colis, il y a 20% de vide autour de la paire de chaussures. C'est pire pour un jouet commandé à Noël : là on a plus de 50% de vide. Et tous ces emballages en trop pèsent 33 millions de tonnes chaque année dont les deux tiers sont jetés et ne sont pas triés.

Le second problème, c'est l'échec de livraison : 20% des cas et dans ces cas là, on livre à nouveau et donc, on double les émissions de carbone.

Troisième souci : la paire de chaussures qu'on renvoie parce qu'on a changé d'avis : 30% des marchandises sont ainsi retournées après livraison.

Malgré tout, on reste très en dessous d'un achat en magasin, si l'on compte les émissions de carbone d'une livraison à domicile, et même si on se fait livrer chez soi, avec une réussite au premier coup de sonnette, avec un colis juste emballé comme il faut, on va émettre aussi peu de carbone que si l'on allait au magasin à vélo.

Mais tout ceci est théorique : tout dépend de nous autres consommateurs.

Dès lors qu'on se met à vouloir une livraison immédiate, en 24 heures, voire pour la livraison alimentaire en dix minutes à Paris et dans les grandes villes, tout s'effrite car alors le camion a de bonnes chances de ne pas être plein, vu que vous ne laissez pas le temps au distributeur de grouper ses livraisons.

Et alors, c'est comme si vous preniez la voiture juste pour acheter la paire de chaussures.

Or, la livraison ultra rapide est celle qui augmente le plus, donc, le bilan de la livraison à domicile, du e-commerce ne peut que s'alourdir.

Une commande en ligne émet autant de carbone qu'un kilomètre en auto, et Amazon émet autant de carbone que la Bolivie.

 

De plus, un entrepôt moyen construit pour l'e-commerce consomme trois fois plus de terres agricoles qu'une bonne vieille zone commerciale.

 

Et la pollution de l'air ? Le dernier kilomètre, la livraison à domicile, au petit magasin de quartier, ou au point relais, c'est environ un quart des émissions de polluants dans les centres villes.

 

Quant à l'impact social du e-commerce, aux Etats-Unis, par exemple, un emploi créé par Amazon détruit 4, 5 emplois du commerce traditionnel.

En France, l'e-commerce non alimentaire a mis 85 000 personnes au chômage."

 

Alors, encore envie d'avoir recours à la livraison à domicile ? Vraiment ?

 

 

Source :

 

https://tv.marianne.net/focus/l-idee-a-la-con-la-livraison-a-domicile

 

 

 

 

La livraison à domicile : une bonne idée ?
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3 mai 2023 3 03 /05 /mai /2023 09:41
Un monde voué à la démesure : les poulaillers géants...

 

Une vision cauchemardesque : des poulets entassés dans un poulailler géant, asphyxiés, malades, des poulets pourtant destinés à la vente, destinés à la consommation des plus pauvres...

Un monde voué à la démesure... à l'exploitation animale à outrance... un monde où l'économie est reine, une économie qui gouverne tout ce qui peuple la planète...

 

"Des tonnes de terre retirées par des tractopelles. Dans un champ situé dans l’Yonne, les travaux ne font que commencer, mais ils cristallisent déjà de nombreuses polémiques. Dans quelques mois se dressera sur cette vallée un immense poulailler, capable de contenir à lui seul plus de 40 000 volailles.

Éric Bourdon est céréalier et n’a jamais élevé de poulets. Pourtant, son projet est colossal. Le bâtiment est long de 95 mètres, aussi grand qu’un terrain de football.

"On va produire des poulets standards de 41 jours, ce ne sont pas des poulets élevés en plein air, c'est pas du poulet bio, c'est pas du poulet, c'est pas du poulet label... à l'heure actuelle, on fait ça parce que le marché le demande..."

Avec les aléas climatiques, ses céréales ne seraient plus assez rentables. L'agriculteur a donc accepté l'offre du puissant industriel DUC, filiale d'un des leaders européens de la volaille, le hollandais PLUKON, un groupe qui selon l'éleveur se serait même engagé à payer la moitié des travaux : 300 000 euros.

Dans le village de Sergines où le chantier a lieu, le poulailler suscite le débat chez les habitants.

"Vous croyez que c'est agréable ? Vous ouvrez vos fenêtres, vous sentez le caca de poule, vous sentez tout ce que vous voulez..." déclare une habitante.

"Il faut que tout le monde travaille. C'est toujours le même problème... c'est aussi dur pour les agriculteurs que pour nous les retraités... c'est compliqué." dit une autre.

"C'est une honte ! La maltraitance des animaux, vous vous rendez compte ! Il y a je ne sais pas combien de poules dedans. C'est horrible." dénonce une autre.

Ce que craignent les opposants, ce sont des conditions d'élevage indignes : des images filmées en 2020 dans un poulailler du groupe DUC nous montrent des poulets entassés, déplumés, parfois incapables de se déplacer.

Une situation que redoute Jean Luc Pellard, opposant à la construction du nouveau bâtiment : si le projet respecte la loi, il bafoue le bien être animal.

"Une feuille A4, c'est 30 cm sur 21 cm : un poulet n'a même pas ça, il a les deux tiers de ça, en plus il est gavé, il a un squelette qui ne peut pas supporter sa masse musculaire." explique cet opposant.

Pour accélérer la production, le groupe hollandais souhaite construire 80 méga poulaillers autour de l'abattoir de Chailley dans un rayon de 150 kms. Le département de l'Yonne pourrait alors compter plus de poulets que d'habitants.

"En France, c'est beaucoup plus permissif que chez eux, donc ils s'étendent, il n'y a pas les mêmes règles législatives."

Les journalistes ont tenté de joindre l'industriel DUC pendant plusieurs semaines, mais malgré de multiples sollicitations, le groupe n'a pas souhaité leur répondre. 

Pourtant, DUC prépare déjà activement l'arrivée des méga poulaillers : en décembre l'entreprise a même reçu toutes les autorisations du  préfet pour redimensionner son abattoir et passer de 227 tonnes de volailles abattues par jour à 400 tonnes. Un projet défendu par une majorité d'élus locaux.

"Il faut bien se doter de moyens si on veut répondre à la demande. Si on ne le fait pas, on va devoir importer, avec les risques sanitaires que ça comporte. Je trouve que c'est une bonne chose pour le consommateur, nos céréaliers et pour l'économie locale.", déclare un élu.

Pour les voisins du futur méga poulailler, l'autre problématique, c'est l'eau : l'éleveur devrait notamment puiser dans la même ressource en eau que le village de Michery, 1000 habitants.

Une nouvelle qui inquiète l'équipe de la mairie : avec la sécheresse, les réservoirs sont déjà plus bas que la normale.

Si le méga poulailler de Sergines doit démarrer son activité en 2024, le groupe DUC prévoit l'installation d'un projet encore plus grand dans l'Aube : un élevage de 90 000 poulets ! "

 

La démesure encore et toujours... le mépris du monde animal et la recherche du profit et du chiffre au détriment de la qualité. Le monde d'après n'a pas changé et même pire : il conduit à des dérives terrifiantes au nom du profit et de la croissance...

Alors que l'obésité devient un fléau mondial qui touche de nombreux pays, les industriels de l'agroalimentaire produisent une nourriture abondante de mauvaise qualité... une nourriture peu chère réservée aux plus pauvres.

 

 

Source :

https://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/metiers/agriculture/yonne-des-poulaillers-geants-creent-la-polemique_5795102.html

 

 

 

 

Un monde voué à la démesure : les poulaillers géants...
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