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10 avril 2020 5 10 /04 /avril /2020 08:39
L'antre du diable...

 

L'antre du diable... il s'agit d'une image, bien sûr... 

 

Mais quand on voit les images de ces marchés d'animaux qui ont lieu en Chine, on est atterré par cet entassement hétéroclite d'animaux...

 

Des cadavres de chauve-souris sont proposés à la vente pour la médecine traditionnelle, des chiens et des chats sont entassés dans des cages, des pangolins, des reptiles... des oiseaux, des bruants auréoles, une espèce de passereaux en danger d'extinction. Ces oiseaux sont traditionnellement mangés en Chine.

C'est un bric-à-brac d'animaux sauvages entassés les uns sur les autres, un réservoir de contagion, l'antre du diable...

 

Les excréments d'une espèce de chauve-souris servent à soigner les affections oculaires tandis que les parties du corps sont séchées et ajoutées à du vin. Elles peuvent être aussi broyées en poudre pour ingestion orale comme moyen de détoxifier le corps. Les deux pratiques pourraient être très risquées si un animal était infecté par un coronavirus.  Un comble, le gouvernement chinois a par exemple recommandé un traitement à base de bile d'ours contre le Covid-19...

 

La médecine traditionnelle chinoise, qui s'appuie sur d'anciennes croyances prêtant aux animaux des vertus thérapeutiques, est un puissant moteur de ce commerce et aussi un vecteur dangereux de virus et de maladies.

 

Chiens, chauve-souris, pangolins... Sur des étals des marchés en Chine, de la viande d’animaux sauvages est vendue au mépris de toutes normes et précautions sanitaires. Déjà responsable de l’épidémie du SRAS, cette pratique serait à l’origine de la pandémie du Covid-19.

 

Vous imaginez ? Au menu : grenouilles écorchées vivantes, soupes de serpent, rats et têtes de louveteaux.
A Wuhan, comme dans bien d’autres villes chinoises, les marchés douteux sont pléthore, quand ils ne sont pas illégaux.

Comment le gouvernement chinois peut-il tolérer de telles pratiques ?

 

On se croirait au Moyen Age dans un bazar où perdurent des superstitions, où l'on applique des recettes magiques d'un autre temps.

On se croirait dans l'antre du diable... et cela fait froid dans le dos.

 

Si en Chine, on ne respecte pas des règles d'hygiène élémentaires, on risque fort de voir se propager de nouveaux virus mortifères...

Des virus à couronne qui nous obligent alors à mettre en oeuvre des mesures sanitaires drastiques, qui nous contraignent au confinement, à l'arrêt de nos activités, de nos écoles, à la négation de la vie même.

 

 

 

https://www.futura-sciences.com/sante/questions-reponses/virus-nouveaux-virus-viennent-ils-souvent-chine-13454/

 

https://www.30millionsdamis.fr/actualites/article/18816-covid-19-linquietude-renait-autour-des-marches-asiatiques-danimaux-sauvages/

 

 

https://www.cnews.fr/monde/2020-03-30/des-marches-danimaux-sauvages-auraient-deja-rouvert-en-chine-941936

 

 

L'antre du diable...
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20 mars 2020 5 20 /03 /mars /2020 11:42
En temps de confinement, il faut tout de même se ravitailler...

 

 

On ne peut y échapper : il faut se nourrir et en temps de confinement, il est indispensable de faire ses courses.

Je me suis donc rendue au supermarché le plus proche. Pour atteindre le magasin, une circulation très fluide et réduite : quelques rares voitures sur la route. C'est là un effets bénéfiques du confinement : les routes sont dégagées, la pollution s'estompe...

Arrivée sur place, je découvre un parking pratiquement vide, alors qu'en temps ordinaire, il est saturé.

Evidemment, la galerie marchande est fermée : une seule entrée est accessible et les clients sont canalisés.

A l'intérieur, encore peu de monde : les gens circulent lentement et à distance.

 

Un haut-parleur diffuse des messages : des consignes de sécurité, des conseils pour maintenir une distance de 1 mètre entre chaque client.

Un autre message est diffusé afin de rassurer les clients : on affirme que tout le mobilier, tous les caddies sont désinfectés et nettoyés régulièrement...

Alors, là, vraiment j'ai des doutes : il me paraît impossible que le personnel assure le nettoyage des caddies, d'ailleurs, le nombre de vendeurs est très limité....

 

Bien sûr, le rayon des pâtes et du riz a été dévalisé... les clients se sont précipités dès l'annonce du confinement sur ces denrées faciles à conserver. On ne trouve plus de désinfectant, plus d'alcool.

Mais on peut acheter encore des fruits, des légumes et tous les autres produits de consommation habituels.

 

Dans les allées, certains sont équipés de masques, d'autres portent des gants, des gants de ville ou des gants en plastique... C'est hallucinant.

J'ai comme l'impression d'être dans un film de science-fiction où les gens sont contraints de se protéger d'un virus venu d'une autre planète... mais non, c'est la réalité.

Je pense à mes parents, à mes grand-parents qui ont vécu des guerres, mais qui n'auraient jamais imaginé un tel scénario.

 

Le silence règne dans le magasin... une ambiance morne, lugubre, les gens ne s'attardent guère et se hâtent de finir leurs courses.

L'employé chargé de peser les fruits et les légumes est équipé lui aussi de gants, mais il arbore un large sourire qui se veut rassurant.

Au rayon librairie devant lequel je passe, il n'y a personne... les gens sont venus essentiellement pour se ravitailler.

 

Après avoir rempli mon caddie, je me dirige vers les caisses : aucune attente, la caissière est protégée par un plexiglas, elle porte des gants bien étanches.

Je suis tout de même soulagée de sortir du magasin : cette ambiance de suspicion, de protection est lourde, pesante, inquiétante, même si elle est nécessaire.

Devons-nous nous protéger ainsi à chaque sortie ? Devons-nous mettre des masques, porter des gants ? Est-ce vraiment utile ?

Le masque ne présente-t-il pas aussi certains dangers ? Les aliments et les emballages peuvent-ils être contaminés ? Je suis assaillie de questions pour lesquelles je n'ai pas vraiment de réponse.

 

 

 

 

 

En temps de confinement, il faut tout de même se ravitailler...
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29 novembre 2019 5 29 /11 /novembre /2019 12:50
Un déferlement publicitaire pour un vendredi noir...

 

 

Un vendredi pollué par la publicité : sur internet, c'est un déferlement publicitaire en continu... Un vendredi NOIR annoncé à grand renfort de publicités tapageuses.

 

Les écrans clignotent pour mieux séduire et attirer le client : une explosion de couleurs sur tableaux noirs.

Des promotions alléchantes, livraison gratuite, sur un fond noir, -50, -60%, -1000 euros !

Vêtements, bijoux, ordinateurs, téléphones, télévisions, appareils ménagers, tout est bradé ou presque !

La publicité est particulièrement efficace sur internet : elle cible nos centres d'intérêt, nos goûts.

 

BLACK FRIDAY ! En anglais, s'il vous plaît !

Eh oui, c'est une coutume qui nous vient d'Outre Atlantique.

C'est dans les années 1970 que les enseignes américaines décident d'adopter cette expression pour désigner le début des achats de Noël. Au cours de ce vendredi, les boutiques et magasins lancent des périodes de soldes pour cibler les consommateurs à la recherche des meilleures remises.

 

C'est la folie du consumérisme qui nous gagne... c'est la frénésie des achats de Noël qui commence dès la fin du mois de Novembre... c'est la course à la promotion...

Et les gens se précipitent pour "faire de bonnes affaires"...

Mais quelle illusion de bonheur consumériste les pousse à acheter ?

Tout est fait pour nous inciter à consommer : les fêtes, les promotions, les ventes privées se succèdent sans arrêt.

 

Refusons cette frénésie ! Boycottons ce vendredi noir !

C'est une incitation scandaleuse à la surconsommation...

 

N'oublions pas la pollution engendrée par internet et ce déferlement publicitaire...

Internet génère une pollution astronomique d’autant plus inquiétante qu’elle est invisible. 

La facture énergétique des e-mails envoyés  donne le vertige, les chiffres sont tellement énormes qu’il devient impossible de se les représenter concrètement. 

 

Ainsi va notre monde moderne : un monde tourné vers la production à outrance et la consommation.

Un monde où les inégalités sont criantes : les uns surconsomment, les autres crèvent la faim.

Les uns se goinfrent, alors que les autres n'ont même pas de quoi survivre...

 

 

 

 

Un déferlement publicitaire pour un vendredi noir...
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4 novembre 2019 1 04 /11 /novembre /2019 12:05
C'est déjà Noël...

 

 

Ce jour-là, je me rends au supermarché pour faire mes courses : à l'entrée du magasin, des pots de fleurs, des chrysanthèmes sont alignés, à l'approche de la Toussaint...

Rien de plus normal... mais, non loin de là, le rayon des jouets déborde,  les décorations de Noël scintillent et attirent tous les regards : guirlandes dorées, papiers cadeaux, étoiles...

Bientôt, les galettes des Rois vont aussi venir prendre place dans les rayons...

 

Pourtant, nous sommes le 30 octobre et les magasins nous invitent déjà à la grande frénésie de Noël...

Chaque année, il semble que le temps s'accélère : nous sommes entraînés dans le tourbillon de la consommation.

C'est effrayant !

C'est déjà Noël, alors que le mois d'octobre n'est pas terminé !

 

Il semble que tout soit fait pour doper la croissance, et inciter à la consommation permanente.

L'économie est le maître-mot de nos sociétés, ce sont les marchés qui nous gouvernent, ce sont les financiers qui font la pluie et le beau temps.

 

Autre fait troublant : ce 30 octobre, on sonne à ma porte : surprise ! C'est un pompier qui vient me proposer son calendrier pour la nouvelle année !

Je m'étonne, en le voyant, je lui dis qu'il est en avance sur l'horaire, mais il me rétorque que les pompiers prennent ainsi de l'avance sur leur future tournée...

Cette fois, c'est la nouvelle année à la Toussaint.

Tout est fait pour nous inciter à consommer, et tout est fait pour accélérer cette consommation...

 

Le lendemain, le 31 octobre, je me promène dans les rues de ma ville et je vois des vitrines décorées de toiles d'araignées, de masques de sorcières, de baguettes magiques...

Quelques enfants revêtus de déguisements, maquillés déambulent avec leurs parents...

Encore une fête, encore une occasion de consommer : Halloween... Encore une incitation à acheter des friandises, des costumes adaptés à la circonstance...

 

Cette course infernale à la consommation ne nous laisse ainsi aucun répit...

 

 

 

 

C'est déjà Noël...
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25 septembre 2019 3 25 /09 /septembre /2019 08:25
Le bonheur de ne rien faire...

 

Nous vivons une époque où nous sommes invités à occuper nos loisirs de toutes sortes d'activités : sport, sorties, cinéma, mondanités, internet... plus notre emploi du temps est rempli, plus nous sommes satisfaits.

Et même le temps que nous consacrons au travail s'allonge : recherche de rentabilité, réorganisations, restructurations, recul de l'âge de la retraite...

 

 

Et nous ne prenons plus le temps de nous poser, de rêver, de ne rien faire...

Nous ne prenons plus le temps de lire, de marcher...

Nous ne prenons plus le temps de savourer l'instant. On en arrive à se sentir coupable, si l'on ne fait rien.

 

Qui est désormais capable de passer une journée sans technologie, sans internet ?

Nous sommes sans arrêt connectés pour répondre à toutes sortes de messages, de sollicitations...

Certains passent des heures sur internet, devant des séries ou des jeux débiles : quel intérêt ?

 

Retrouvons ces plaisirs simples : marcher, rêver, admirer le spectacle de la nature.

 

Les enfants et les adolescents eux aussi doivent être sans cesse occupés : cours de sport, de musique, de danse... Pourtant, les enfants ont besoin de passer du temps à ne rien faire : c'est une porte ouverte vers le rêve et l'imaginaire. Il est bon de s'ennuyer quelquefois, ce qui permet de développer l'imagination.

 

En fait, c'est la société de consommation qui nous invite sans arrêt  à ne pas rester inoccupés.

Les publicités nous incitent à acheter toutes sortes de produits connectés, des vêtements, des loisirs onéreux, alors qu'on peut fort bien s'en passer.

Pourquoi certains magasins ont-ils désormais la possibilité d'ouvrir leurs portes le dimanche ?

Il s'agit d'inciter les gens à passer leurs loisirs dans les nouveaux temples de la consommation.

Nous devenons ainsi des consommateurs dociles, nous nous laissons happer par un système qui nous entraîne vers toujours plus de besoins et d'insatisfactions.

 

Le vrai bonheur est ailleurs : il convient de retrouver des plaisirs simples, accessibles à tous, gratuits.

Il convient de retrouver le bonheur de ne rien faire...

 

 

 

Deux articles sur le droit à la paresse :

 

https://www.liberation.fr/societe/2011/11/28/le-droit-a-la-paresse-a-relire-d-urgence_777701

 

https://www.ina.fr/contenus-editoriaux/articles-editoriaux/eloge-de-la-paresse/

 

 

 

 

 

Le bonheur de ne rien faire...
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23 janvier 2019 3 23 /01 /janvier /2019 12:48
Harcèlement téléphonique...

 

Ce jour-là, je dois recevoir un coup de fil important : un rendez-vous médical doit être fixé... Je reste donc près du téléphone, prête à répondre...

 

Le temps passe : soudain, le téléphone retentit : une voix avec un accent italien prononcé me propose de me vendre des produits typiques de la cuisine italienne. Aussitôt, j'interromps la communication, afin de signifier à cet interlocuteur importun que je n'ai pas de temps à lui consacrer : "je n'aime pas être ainsi sollicitée par téléphone, je suis, de plus, en attente d'un appel important." Le bonhomme raccroche aussitôt, dépité, et sans autre forme de politesse.

 

Le temps de préparer le repas et le téléphone sonne à nouveau : cette fois, c'est la société Argel qui vient me vanter à domicile les mérites de ses produits surgelés. Encore une fois, j'arrête mon interlocutrice, lui expliquant que je ne suis pas intéressée, que je n'ai pas le temps.

 

Après quelques instants, le téléphone retentit encore : je tombe sur un répondeur..."Une anomalie a été détectée dans votre dossier santé. Pour parler à un conseiller, faites le 1."

Alors là, c'est le bouquet !

Ce n'est même plus un message publicitaire mais une volonté d'abuser de la naïveté des gens.

Bien sûr, je raccroche aussitôt, furieuse de tous ces appels qui se succèdent.

 

On peut parler de véritable harcèlement téléphonique.

Dans une société de consommation effrénée, le démarchage à domicile devient une pratique courante : le plus souvent, ces appels se produisent à l'heure du déjeuner, au moment où les gens sont présents à leur domicile.

Et bien sûr, c'est à ce moment qu'ils sont particulièrement importuns : l'heure de préparer le repas, de s'attabler, l'occasion de se détendre...

 

Parfois, ce sont de véritables abus de confiance qui sont organisés : on appâte les gens, en leur faisant croire qu'ils ont gagné un chèque d'une certaine valeur, mais il leur faut alors rappeler un autre numéro qui est évidemment surtaxé... ou on leur fait miroiter un voyage gratuit : " Félicitations ! Vous avez été sélectionné, on vous offre un voyage gratuit pour deux personnes."

 

Le téléphone devient un outil pour tromper, tendre des pièges, pour vendre toutes sortes de produits.

Certaines personnes fragiles se laissent abuser et tombent dans le piège : on peut parler alors d'abus de faiblesse.

 

 

 

 

 

 

Harcèlement téléphonique...
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3 janvier 2019 4 03 /01 /janvier /2019 11:08
Après les fêtes, soldes tous azimuts...

 

 

Dans les supermarchés, après les fêtes de fin d'année, on assiste à une grande braderie de toutes sortes de produits : friandises, chocolats, foies gras...

 

Ce n'est pas étonnant : les rayons débordent encore de marchandises, il faut les écouler le plus rapidement possible.

 

Au rayon des chocolats qui affiche des promotions à -50 %, c'est la cohue : les gens se précipitent pour s'emparer de la boîte qu'ils convoitent. Très rapidement, le désordre s'installe dans les rayons.

Les boîtes sont renversées pêle-mêle, il est difficile de se frayer un chemin pour atteindre les rayonnages.

Les gens se bousculent, les caddies empêchent le passage.

 

Plus loin, ce sont les foies gras qui sont bradés... les promotions sont tout aussi  intéressantes : - 50% de remise immédiate.

 

Plus loin encore, le guacamole, le tarama sont également soldés. Il convient de vendre rapidement ces produits qui se périment facilement.

Les langoustes sont aussi moins chères.

 

Les consommateurs vont pouvoir se gaver de chocolats, de sucreries, de friandises en tous genres : c'est ainsi que va la société de consommation.

On pousse sans arrêt les gens à l'achat : et cela fonctionne à merveille dans nos sociétés d'abondance...

 

De grandes affiches sont installées un peu partout pour attirer le chaland.

L'heure est à l'achat compulsif : si c'est moitié moins cher, c'est forcément intéressant.

 

Mais comment se fait-il que les supermarchés puissent proposer des rabais aussi importants ? On peut se poser la question...

Il semble que les prix soient gonflés pendant la période de Noël et soudain,une fois les fêtes passées, les prix se dégonflent comme par magie.

 

Noël favorise ainsi le clinquant, et les gens se laissent séduire par tout ce qui brille. Boîtes de chocolats dorées, lumineuses, foies gras enveloppés de tissus chatoyants.... le consommateur paie aussi l'emballage.

Quant aux contenus, la qualité laisse souvent à désirer : additifs, colorants, sucres, graisses, produits chimiques, sans parler des tromperies sur les étiquettes...

Fuite en avant consumériste, surconsommation, recherche du profit : notre modèle économique mérite d'être remis en cause.

 

 

 

 

Après les fêtes, soldes tous azimuts...
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14 novembre 2018 3 14 /11 /novembre /2018 08:59
Noël en Novembre...

 

 

Le grand rush de Noël a déjà commencé : dès le début du mois de Novembre, les supermarchés arborent les décorations de Noël... guirlandes, éclairages, pères Noël, lutins, sapins, couleurs chatoyantes...

 

A l'entrée du magasin, sont installées toutes les friandises de cette fête désormais incontournable : chocolats, nougats, papillotes, marrons glacés, truffes... une profusion et une débauche de produits qui attirent le regard.

 

Le rayon des jouets déborde également : c'est un luxe de jouets électroniques, clinquants, c'est une abondance de jeux éducatifs, de jeux de société, de peluches, de poupées de toutes sortes.

Et déjà, les gens achètent et font des provisions pour la Noël.

Peut-on désormais échapper à cette débauche de consommation, à ces orgies de dépenses, à cette recherche frénétique des cadeaux de Noël ?

 

Il est vrai que Noël représente l'enfance : nous avons tous des souvenirs souvent enchanteurs de cette fête...

Les enfants ne sont-ils pas les rois de cette fête et de nos jours, l'enfance n'est-elle pas sacralisée ?

 

Noël est partout : sur internet, dans les rues qui s'illuminent de décorations, dans les magasins...

Comment résister à cette frénésie d'achats ? Comment ne pas céder aux injonctions de la société de consommation ?

 

Il faut fêter Noël ! Tout nous incite à consommer, les publicités, la croissance qu'il convient d'entretenir et de doper, les magasins qui regorgent de produits...

Il n'est pas rare que certains achètent des cadeaux inutiles, qui seront même revendus sur internet.

 

Mais ne pourrait-on pas fêter ce jour plus sobrement ? Retrouver, ainsi, l'esprit originel de la Noël... une certaine simplicité...

Mais, non, nous nous laissons tous aller à la frénésie de Noël.

Les enfants sont saturés de cadeaux, des jouets qui sont souvent bien vite oubliés, remisés, délaissés. Les enfants sont submergés de cadeaux, à tel point que les parents ne savent plus quel jouet leur offrir une année après l'autre.

Les adultes échangent aussi des cadeaux, le plus souvent des objets superflus, luxueux, inutiles.

Quelle gabegie !

Comme l'écrit Stéphane Floccari, dans son ouvrage intitulé Survivre à Noël, "nous sommes tous d'accord, à un moment ou à un autre, pour dénoncer cet état de fait que pourtant nous perpétuons..."

 

Cette surconsommation est d'autant plus indécente que ce luxe côtoie la misère la plus grande.

Des sans abris vivent dans des conditions déplorables et sont exclus de cette fête de Noël.

Ainsi, Noël devient le révélateur des inégalités criantes qui traversent nos sociétés.

 

 

 

 

 

 

 

Noël en Novembre...
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31 octobre 2018 3 31 /10 /octobre /2018 09:37
Je te note, tu me notes, nous nous notons...

 

 

Alors que les notes ont tendance à disparaître de notre système scolaire où elles ont pourtant leur utilité, elles envahissent notre vie quotidienne... Ainsi, les internautes peuvent noter et mettre des appréciations après chaque achat effectué sur internet...

 

Il est possible de noter un médecin, une personne qui pratique le covoiturage, un restaurant, une boutique, des professeurs, des personnes sur des sites de rencontre...

 

C'est une habitude qui se généralise : sur un site comme Agoravox, les internautes sont invités à noter avec des étoiles les articles publiés et même les commentaires qui figurent sous les articles.

 

Certains passent beaucoup de temps à noter la moindre expérience : un film, un dîner au restaurant, un séjour en vacances, un hôtel...

 

Un signe des temps, tout de même : c'est comme si tout devait être quantifié, mesuré... La grande numérisation du monde a commencé et elle n'est pas près de s'arrêter...

En Chine, les citoyens reçoivent même une note sociale pour évaluer leur personnalité... Une bonne note donnera l'accès à un certain nombre de privilèges, à l'inverse une mauvaise note pourrait pénaliser certains : difficultés pour trouver un logement, interdiction de prendre le train ou l'avion... une façon de contrôler les gens, de surveiller les opposants.

 

Si les chiffres s'imposent partout, il semble que les mots, eux, soient dévalorisés : la poésie n'est plus à la mode, les jeunes lisent de moins en moins, les études littéraires n'attirent que peu d'élèves, alors que les sections scientifiques connaissent un succès grandissant.

Le chiffre est partout, notamment sur internet.

On y collectionne des "amis" sur Facebook, on cumule des "like", on essaie d'attirer le plus grand nombre de lecteurs. Il est même possible, sur certains sites, d'acheter des "followers" : c'est le règne du paraître qui s'impose.

Je te note, tu me notes, nous nous notons... et cette propension à la note se répand sur la toile...

Essayons d'échapper à cette dictature du chiffre... 

Essayons de fuir ces pratiques absurdes, chaque fois que c'est possible.

 

 

 

 

 

Je te note, tu me notes, nous nous notons...
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27 octobre 2018 6 27 /10 /octobre /2018 10:10
Désormais, on peut tout acheter, même des enfants...

 

 

Nous vivons à l'heure de la marchandisation : tout s'achète et tout se vend. Désormais, il suffit d'un clic sur internet pour se procurer toutes sortes de produits et être livré le jour même.

Vêtements, chaussures, plats cuisinés, tout est accessible...

 

Et même le désir d'enfants est monnayable  : il existe, désormais, des catalogues de donneurs de gamètes pour des clients très riches, on peut aussi choisir le profil du père, celui de la mère...

Ainsi, Marc-Olivier Fogiel vient de publier un livre où il raconte son parcours pour connaître les joies de la paternité : grâce à la GPA ou gestation pour autrui, il a deux filles.

 

L'enfant devient un objet commercial, comme un autre ou presque. Peut-on parler de progrès ?

Les deux petites filles sont nées d'une mère porteuse, aux USA, elle a dû renoncer à ses droits sur les enfants qu'elle a mis au monde.

150 000 euros pour cette "transaction" !

 

Ainsi, voici venu le temps où le marché s'empare des humains : l'homme est à vendre, l'homme devient une marchandise comme une autre.

Peut-on parler de progrès ?

Quand tout passe dans le commerce, quand la croissance devient le credo des hommes politiques, le marché devient extensible à l'infini...

 

La GPA est encore interdite en France, mais elle est autorisée dans de nombreux autres pays.

Les utopies que l'on imaginait au vingtième siècle sont en train de se réaliser avec une rapidité absolument insolente. "Nous sommes lancés dans le toboggan eugéniste", affirme Laurent Alexandre.

Se pose alors un problème éthique et philosophique.

 

Peut-on vendre des enfants ? Peut-on acheter des enfants sur catalogue ?

 Marc-Olivier Fogiel est partout, il fait la promotion de son livre intitulé Qu'est-ce qu'elle a ma famille ?

On l'a vu, par exemple, lors l'émission de Laurent Ruquier, "On n'est pas couché" : il y racontait sa merveilleuse expérience de la paternité, il faisait l'éloge de la GPA.

Bien sûr, on peut comprendre son bonheur, et l'amour qu'il éprouve pour ses deux filles.

Mais, la pratique de la GPA pose des problèmes éthiques qui sont bien vite éludés par Marc-Olivier Fogiel.

C'est une pratique réservée à des gens riches, et on en perçoit les dangers : faire de l'enfant un objet de commerce, instrumentaliser le corps humain.

 

 

 

 

 

Désormais, on peut tout acheter, même des enfants...
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