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9 août 2024 5 09 /08 /août /2024 11:36
C'est la romance de Paris...

 

Une chanson célèbre, associée à la ville de Paris : on la doit à Charles Trenet... elle est l'un des plus grands succès de son  répertoire, ainsi que l'un des classiques de la chanson française, des valses musettes et des chansons sur Paris.

 

La chanson commence avec l'évocation d'un couple d'amoureux totalement anonymes, désignés simplement par le pronom "ils". On peut ainsi facilement s'identifier à ces personnages qui ne sont pas décrits. On apprend que leur amour vient d'éclore "depuis deux jours à peine", mais cet amour semble voué à se prolonger, comme le suggère l'imparfait à valeur durative : "Ils s'aimaient."

Leur amour est associé au bonheur, à des images valorisantes qui font songer à autant de clichés : "un rêve bleu comme les anges... un vrai printemps"... l'occasion d'évoquer la jeunesse de ces amoureux :  "leurs tendres vingt ans." Et cet amour efface aussi toutes les peines et tous les malheurs.

On a là une vision totalement idyllique, ce que suggère bien d'ailleurs le refrain de la chanson : "C'est la romance de Paris"... le terme de romance désignant souvent une "bluette sentimentale d’inspiration populaire et naïve".

Une romance qui se répand comme le suggère bien une image encore conventionnelle : celle de la romance qui "fleurit, au coin des rues."

Une romance qui fait du bien, malgré tout, même si c'est du rêve et une illusion :

"Ça met au coeur des amoureux
Un peu de rêve et de ciel bleu"

On retrouve le cliché du "ciel bleu" déjà utilisé.

Et on retrouve aussi une idéalisation dans les vers qui suivent, l'adverbe "gentiment" étant souligné par un intensif, et un vocabulaire hyperbolique étant associé à l'amour :

"Ce doux refrain de nos faubourgs
Parle si gentiment d'amour
Que tout le monde en est épris"

Et la vision idyllique se poursuit dans le couplet suivant qui décrit "la fin de semaine des amoureux" : on les voit "partir en banlieue, cueillir du muguet dans les bois, naviguer, boire du vin blanc dans les guinguettes, et s'embrasser"... Les verbes à l'imparfait : "ils partaient, ils buvaient, il lui prenait un baiser" traduisent un bonheur qui s'éternise et se répète inlassablement.

Trop beau pour être vrai !

Et le narrateur de jouer avec la belle histoire qu'il nous raconte, intervenant même en employant la première personne et interpellant l'auditeur :

"C'est ici que s'arrête mon histoire
Vous aurez de la peine à me croire?"

D'autant que le poète évoque ensuite un amour éternel malgré le temps qui passe : "il s'aimèrent chaque jour... ils vieillirent avec leur tendre amour". On retrouve l'emploi de termes hyperboliques : "ils fondèrent une famille admirable, ils eurent des enfants adorables."

Et même la mort des amoureux se déroule "gentiment." Une vraie romance ! Un beau conte de fées qui nous transporte dans un monde idéal fait de ciel bleu, de bonheur intangible...

Mais qui peut y croire ? C'est la romance de Paris qui nous fait rêver ! Et ce n'est déjà pas si mal !

Peut-être aussi une façon très moderne de tourner en dérision la romance dont on nous berce souvent...

 

La mélodie elle-même nous fait rêver : emplie de douceur, de gaieté, et de charme...

 

Pour mémoire :

"Influencé par l'important succès populaire des accordéons, des flonflons des guinguettes et bals musettes parisiens d'alors, et par le style fleur bleue des années 1930, Charles Trenet évoque avec sa chanson composée en 1941 (en pleine période très sombre et très grave de guerre mondiale, d'occupation nazie, et de film noir) la romance amoureuse idyllique heureuse de deux jeunes amoureux parisiens, qui s'aimèrent toute leur vie."

 

 



 

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7 août 2024 3 07 /08 /août /2024 09:24
Des inégalités dans l'espérance de vie...

 

L'espérance de vie varie en fonction du milieu social : une étude récente vient encore de le démontrer...

"Le cadre supérieur et l'ouvrier ne vivent pas le même nombre d'années : les opposants à la réforme des retraites l’ont beaucoup répété, et c'est désormais confirmé par une étude publiée par l'INSEE il y a quelques jours. Malgré des progrès, les inégalités d’espérance de vie entre les catégories professionnelles et sociales restent fortes, tout particulièrement chez les hommes...

 

L'INSEE a comparé les espérances de vie selon les niveaux de diplômes et les emplois : les cadres sont parmi les hommes ceux qui ont l'espérance de vie la plus longue... à 35 ans, ils vivent en moyenne 5,3 ans de plus que les ouvriers, soit 48,9 ans, ils vivent aussi 4 ans de plus que les employés et près de 2 ans de plus que les agriculteurs...

 

Le risque de mourir entre 35 et 65 ans est 2,5 fois plus élevé pour les ouvriers que pour les cadres.

Plus le niveau de diplôme est élevé, plus l'espérance l'est aussi.

L'écart atteint 8 ans entre les diplômés du supérieur et ceux qui n'ont aucun diplôme.

 

On retrouve ce type d'écart chez les femmes, même s'ils sont un peu moins importants : 3,4 ans de moins pour les femmes ouvrières que pour les cadres.

 

Ces différences ont plusieurs explications : la nature des professions, bien sûr, les cadres sont moins exposés que les ouvriers à un certain nombre de risques professionnels, comme les accidents, la pénibilité ou les maladies liées au travail.

 

Autre raison avancée par l'INSEE : les différences de modes de vie selon les catégories sociales avec plus ou moins de comportements de santé à risque, de prévalence de l'obésité ou encore un inégal accès aux soins.

 

Ce que souligne l'INSEE, c'est aussi que le lien de causalité peut être inverse : l'appartenance à une catégorie sociale est parfois la conséquence d'une mauvaise santé, car elle peut empêcher la poursuite d'études, le maintien en emploi ou l'accès aux emplois les plus qualifiés."

Et que dire de l'espérance de vie des SDF ?

L'âge moyen des femmes SDF mortes en 2022 était de 46 ans, contre 50 ans pour les hommes SDF, alors que les femmes ont une espérance de vie supérieure (85 ans en 2022) à celle des hommes (79 ans) dans la population française globale.

 

Ainsi, les inégalités persistent dans nos sociétés, quoi qu'on en dise... comme l'écrit Jean-Claude Guillebaud, "Les mots employés pour désigner les perdants sont comme autant de maquillage pour mieux dissimuler la blessure. On ne parle plus des pauvres, mais des "plus modestes". Et quand on évoque le "seuil de pauvreté", c'est en usant d'un code qui définit la pauvreté comme une quantité arithmétique. Fatal contresens ! Quantité de composantes de la pauvreté ne peuvent ni se compter ni se calculer. Par exemple, l'humiliation, le mépris, la relégation."

 

Source :

à 5 minutes, 46 secondes :

https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/journal-de-18h/journal-de-18h-emission-du-dimanche-21-juillet-2024-9481861

 

 

 

 

Des inégalités dans l'espérance de vie...
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5 août 2024 1 05 /08 /août /2024 11:53
Léon Marchand : comme un dauphin dans l'eau...

C'est un tout jeune homme de 22 ans, souriant, modeste, il est le premier Français à décrocher quatre médailles d'or au cours des mêmes Jeux Olympiques ! Ce nageur émérite semble voler sous l'eau et sur l'eau !

Talent, technique, sérénité : le jeune Léon Marchand a tout pour séduire. Face à des adversaires souvent plus costauds que lui, il arrive à s'imposer avec brio...

 

Malgré son jeune âge, il montre aussi une remarquable solidité mentale et une maturité étonnante.

On ne peut qu'être admiratif devant ses performances, et on imagine tout le travail de préparation et d'entraînements pour arriver à de tels résultats.

 

C'est aussi un modeste : malgré ses succès, Marchand reste humble. Lors d'une récente interview, il a déclaré : "Je ne suis pas encore près de la perfection." Cette modestie est révélatrice de son approche du sport : toujours chercher à s'améliorer et à repousser ses limites.

Aucune arrogance, aucune morgue chez ce champion...

"Je suis d’un naturel timide, je vais rester moi-même pour ne pas perdre d’énergie", a déclaré Léon Marchand.

Cette timidité, cette retenue, cette modestie, on les perçoit sur son visage, et son sourire...

 

"Ses ondulations sous l'eau sont uniques ! Sa morphologie, grand, plutôt filiforme – musclé mais pas trop – est parfaitement adaptée. Elle lui permet d'être hydrodynamique, c'est-à-dire de limiter les vagues. Sa technique de nage sous l'eau est excellente. Cela s'appelle l'ondulation.

Elle se pratique dans ces fameux 15 mètres de la coulée. Sa grande souplesse lui permet d'onduler énormément. Beaucoup de nageurs pratiquent l'ondulation à partir des hanches, en se servant très peu du haut du corps. Léon Marchand lui ondule à partir de la tête. Son dos s'arrondit ensuite, puis ses jambes. Si bien qu'il ramène à lui la vague qu'il crée pour se repropulser."

 

On a ainsi comparé Léon Marchand à un dauphin...

Elégance, rapidité, fluidité, Léo Marchand nage comme un poisson !

 

Et il suscite ainsi l'enthousiasme des Français qui voient en lui un modèle à suivre... Bravo à ce champion pour son courage, sa ténacité, son endurance...

Saura-t-il gérer sa nouvelle célébrité et conserver sa motivation pour continuer à s'entraîner ?

 

 

 

Source :

 

https://www.lepelerin.com/france/sport/coulees-de-leon-marchand-ses-ondulations-sous-leau-sont-uniques-une-scientifique-decrypte-10002#:~:text=Beaucoup%20de%20nageurs%20pratiquent%20l,il%20cr%C3%A9e%20pour%20se%20repropulser.

 

Léon Marchand : comme un dauphin dans l'eau...
Léon Marchand : comme un dauphin dans l'eau...
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4 août 2024 7 04 /08 /août /2024 13:55
Arbres de Provence...

 

Arbres du sud, arbres de Provence, cyprès fuseaux sombres sur l'azur, pins tout en rondeurs, cèdres aux tourbillons de verdure...

 

 

 

Micocouliers aux frondaisons ondoyantes... oliviers, bouquets argentés rayonnants sur un ciel bleu lavande...

 

 

 

Oliviers encore aux feuillages luminescents sous le soleil du midi...

 

 

 

Ombrages apaisants des micocouliers au tronc massif où l'on découvre, parfois, avec émerveillement des mues de cigales aux teintes nacrées...

 

 

 

 

Tandis qu'un vent léger fait danser les feuillages sombres  des micocouliers, douces caresses du vent, douce brise d'été si apaisante...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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2 août 2024 5 02 /08 /août /2024 10:58
Douce France... un bel hommage au pays natal...

 

Un bel hommage à la France, empli de nostalgie, un bel hommage aussi à l'enfance, au pays natal... On le doit à Charles Trénet...

La chanson s'ouvre justement sur des souvenirs d'enfance pleins de simplicité : le statut "d'écolier, le vêtement, la blouse noire, le chemin de l'école..."

L'emploi de l'imparfait à deux reprises "j'étais écolier... je chantais" indique bien ce retour dans un passé bienheureux... que le poète semble vouloir prolonger grâce à ces imparfaits à valeur durative...

"Il revient à ma mémoire
Des souvenirs familiers
Je revois ma blouse noire
Lorsque j'étais écolier..."

Le poète évoque là des souvenirs qui l'ont marqué, et qui restent très présents dans sa mémoire : on relève une perception visuelle avec la blouse noire et aussi une perception auditive, puisque le poète se souvient aussi des chansons qu'il fredonnait sur le chemin de l'école : "Des romances sans paroles, Vieilles chansons d'autrefois."

 

Commence alors un bel hommage à la France magnifiée par des adjectifs valorisants : "Douce France, Cher pays.", la France associée bien sûr à l' insouciance de l' enfance...

Et le poète s'adresse à elle en employant la deuxième personne du singulier, en la personnifiant dans une véritable déclaration d'amour: "Je t'ai gardée dans mon coeur..." et plus loin "je t'aime."

Les douces sonorités de sifflantes, de voyelles nasalisées viennent souligner cette déclaration.

 

Le poète évoque alors ce qui constitue son attachement à la France : le village natal esquissé en quelques mots simples et les amis d'enfance :

"Mon village au clocher aux maisons sages
Où les enfants de mon âge
Ont partagé mon bonheur."

 

La déclaration d'amour est ensuite réitérée de manière directe, avec insistance : "Oui, je t'aime." et elle s'accompagne d'une offrande : le poème, la chanson elle-même que le poète dédie à la France.

"Oui, je t'aime
Dans la joie ou la douleur.", insiste le poète.

L'antithèse vient ici souligner cet amour absolu à l'égard de la France...

 

Et le poète d'évoquer alors "de lointains voyages", avec des "soleils merveilleux." Mais rien de comparable avec ce que représente pour lui la France : un univers familier qu'il connaît si bien, un univers auquel il est viscéralement attaché, ce que suggère bien la répétition de l'adjectif possessif de la première personne :

"Mon ciel bleu mon horizon
Ma grande route et ma rivière
Ma prairie et ma maison."

On aime ici  la simplicité des décors évoqués sans fioriture...

 

La mélodie très douce, lumineuse est une merveille d'émotions et de sensibilité...

 

Pour mémoire :

"Douce France est une chanson française écrite et interprétée par Charles Trenet en 1943, composée avec Léo Chauliac, un des grands succès de son répertoire et de la chanson française."

"La date n’est pas anodine. La France, comme beaucoup d’autres pays, vit au rythme de l’occupation depuis trois ans. S’inspirant d’une tirade de la « Chanson de Roland » où ce dernier, mourant, s’adresse à sa Dulce France, Charles Trenet interprète ce titre pour la première fois sur la scène des Folies Bergère. En temps de guerre, cette chanson est reçue par beaucoup comme un acte de résistance. Autrement dit, une ode à une France non occupée qui manque à son peuple."

 

Les paroles :

 

http://www.charles-trenet.net/chansons/doucefrance.html

 

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31 juillet 2024 3 31 /07 /juillet /2024 09:28
Toujours plus chaud...

 

Toujours plus chaud... A Nîmes, par exemple, les températures atteignent souvent ces jours-ci 36 ou 37 degrés. Et la météo annonce 40 degrés pour le début du mois d'août.

 

"La planète est en surchauffe en cette fin du mois de juillet. Deux records battus dimanche 21 juillet et lundi 22 juillet, à l'échelle de la température moyenne mondiale et la séquence n'est peut-être pas terminée...

Les jours passent et les records tombent les uns après les autres sur le front du climat. Le lundi 22 juillet a été la journée la plus chaude jamais enregistrée dans le monde, avec une température moyenne de 17,15 degrés selon le réseau européen Copernicus. Le précédent record datait de la veille, dimanche 21 juillet, avec 17,09 degrés. Précisons que les premiers relevés concernant cette température moyenne mondiale remontent à 1940.

Deux journées consécutives de record... Faut-il en conclure que le réchauffement climatique s'accélère ?

On peut logiquement en conclure que tout se déroule comme les climatologues l'ont prédit, dans un monde, disent-ils où l'on continue à brûler massivement des énergies fossiles.

 

Les vagues de chaleur à répétition sont assurément un marqueur du changement climatique causé par notre dépendance au charbon, au gaz ou au pétrole.

Ce qui n'empêche pas les scientifiques du climat d'être stupéfaits par l'enchaînement des records et inquiets surtout des conséquences de ces températures : des feux de forêts devenus quasiment inarrêtables en Sibérie, au Canada, aux Etats-Unis, dans des forêts fragilisées par la sècheresse.

La Californie est  ravagée depuis quelques jours par un incendie d’une ampleur inimaginable... 350 000 hectares ont déjà été ravagés par cet incendie.

Et leur combustion dégage à nouveau du CO2 qui amplifie le changement climatique.

C'est un cycle infernal, et nous sommes en plein dedans.

 

Il est donc d'ailleurs fort probable que ces nouveaux records soient rapidement détrônés au vu des épisodes de chaleur extrême que l'on constate de façon concomitante aux quatre coins de la planète. En ce moment les cartes sont écarlates. En Amérique du Sud, passé sous le régime hivernal, le thermomètre affiche 35° en Equateur, 37 en Bolivie... il fait 40° en Grèce, jusqu'à 48° au Maroc !

 

C'est l'augmentation des températures en Antarctique depuis quelques jours qui a fait grimper la température moyenne mondiale : 17,09 degrés dimanche, 17,15 degrés ce lundi, peut-être encore plus dans les jours qui viennent."

 

Sources :

à 50 secondes :

https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/journal-de-18h/journal-de-18h-emission-du-mercredi-24-juillet-2024-9843635

 

 

https://www.huffingtonpost.fr/environnement/article/climat-le-record-du-jour-le-plus-chaud-sur-terre-etabli-dimanche-n-a-pas-tenu-24-heures_237382.html

 

 

https://www.lepoint.fr/environnement/la-californie-ravagee-par-un-incendie-d-une-ampleur-inimaginable-28-07-2024-2566612_1927.php

 

 

Toujours plus chaud...
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29 juillet 2024 1 29 /07 /juillet /2024 12:19
J.O. : cachez ces pauvres que l'on ne saurait voir !

 

Cachez cette misère que l'on ne saurait voir ! Des J. O. inclusifs ? Vraiment ? Qu'en est-il des valeurs de l'Olympisme ?

Blocs de béton, parkings de vélos et gros rochers, la France ne manque pas d’imagination pour éloigner les sans-abri des sites concernés par les Jeux olympiques.

Je précise que ces dispositifs existent déjà dans certains quartiers de ma ville, sous des porches, près de magasins...

"Alors que le collectif Le Revers de la médaille dénonce un nettoyage social de Paris à l'occasion des Jeux Olympiques, plusieurs centaines de sans-abri ont très provisoirement obtenu gain de cause. La préfecture a lancé une opération de mise à l'abri : des bus sont venus chercher les hommes, les femmes et les enfants qui depuis deux jours dormaient dehors devant la mairie du 18e arrondissement.

La mobilisation de ces sans-abri soutenus par des associations a porté ses fruits.

 

Les négociations ont commencé avec une première proposition de la préfecture : 40 places d'hébergement d'urgence, mais ce n'était évidemment pas suffisant pour les centaines de personnes sur place qui ont décidé de maintenir leur occupation.

La préfecture est alors revenue avec une nouvelle offre : des places d'hébergement pour toutes les femmes et les enfants mais pas les maris. 

 

Il aura fallu un deuxième refus, suite à cette proposition, pour que le directeur de cabinet du préfet d'Ile-de- France se rende en personne sur place pour annoncer une opération de mise à l'abri pour toutes les personnes présentes.

Des bus sont partis du 18ème en direction d'hôtels sociaux situés à Villiers-le-Bel et Gennevilliers en Ile de France, un détail très important puisque la majorité de ces familles ont leur vie ici : travail, médecin ou encore rendez-vous administratifs pour leur demande de régularisation.

 

Mais le soulagement n'a duré que quelques minutes, car juste après l'annonce, des forces de l'ordre sont arrivées pour former un périmètre autour du parvis de la mairie.

Problème : à ce moment-là, les familles n'étaient pas toutes regroupées, selon des témoins sur place, une cinquantaine de personnes sont restées en dehors du périmètre et n'ont donc pas pu monter à bord des cars...

Autre question sans réponse : quelle sera la durée de l'hébergement d'urgence ? Contactée, la préfecture reste évasive... plusieurs semaines, à préciser.

Chez Utopia 56, personne ne se fait d'illusion, confie un bénévole, avant de conclure :" il ne fallait pas entacher la carte postale, mais dès la fin des Jeux, tout le monde sera rejeté à la rue"..."
 

 

Sources :

 

à 3 minutes, 19 secondes :

https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/journal-de-18h/journal-de-18h-emission-du-jeudi-25-juillet-2024-3282001

 

 

https://www.huffingtonpost.fr/jo-paris-2024/video/jo-de-paris-2024-mobilier-anti-sdf-et-anti-migrants-installes-a-paris-on-fait-le-point_237376.html

J.O. : cachez ces pauvres que l'on ne saurait voir !
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28 juillet 2024 7 28 /07 /juillet /2024 12:50
Eclats de feux d'artifice !

 

Des éclats de feux d'artifice dans l'obscurité de la nuit...

 

 

Des girandoles, des explosions colorées qui traversent le ciel, des fontaines de lumières, des myriades d'étoiles...

 

 

Des envolées d'éclairs, des tableaux colorés qui enflamment les ténèbres.

 

 

 

Comment ne pas être ébloui par ces flammèches qui semblent  surgir du monde de la nuit ?

 

 

 

Des bouquets de couleurs vives dans le ciel sombre : rouge vif, guirlandes d'or, rayons de lumières...

 

 

 

Magie de la nuit qui sublime tous ces bouquets ! 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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26 juillet 2024 5 26 /07 /juillet /2024 11:51
Volare, cantare : une chanson qui donne des ailes...

 

Une chanson qui donne des ailes...

Une chanson d'amour qui commence avec l'évocation d'un rêve, une vision onirique : Voler dans le ciel infini, emporté par le vent... voler comme un oiseau, le rêve de bien des humains...

Et pour rejoindre le ciel, le personnage qui parle à la première personne auquel on peut donc facilement  s'identifier dit : "J'ai peint mes mains et mon visage en bleu"

Et voilà notre personnage kidnappé par le vent, en train de voler et chanter son bonheur de s'évader "Plus haut que le soleil et plus haut encore
Tandis que le monde disparaissait lentement, loin là-bas".

 

On perçoit là un besoin d'oublier tous les tracas de ce monde pour rejoindre le bleu du ciel, comme une envie de liberté, de joie de vivre, ce que suggère bien cette "douce musique" qui accompagne le personnage...

Le verbe "voler" associé au verbe "chanter" évoque bien ce bonheur retrouvé dans le ciel... et le poète insiste sur cette idée de bonheur, grâce à la répétition insistante de l'adjectif "felice, heureux."

 

Mais ce rêve de bonheur s'évanouit bien vite avec l'aube et l'explication qui est alors donnée est pleine de poésie :

"Mais tous les rêves à l'aube s'évanouissent parce que
Quand elle se couche, la lune les emmène avec elle"

Voici la lune personnifiée qui emporte les rêves des humains...

 

Et la chanson pourrait s'arrêter là mais elle rebondit avec une nouvelle évocation : celle du rêve que procurent les yeux bleus de la femme aimée :

"Mais je continue à rêver dans tes beaux yeux
Qui sont bleus comme un ciel étoilé
Voler, oh oh...
Chanter, ohhhh...
Dans le bleu de tes yeux bleus
Heureux d'être ici
Et je continue à voler heureux
Plus haut que le soleil et plus haut encore
Alors que le monde disparaît lentement dans tes yeux bleus
Ta voix est une douce musique..."

La chanson devient, alors, une belle déclaration d'amour directe avec l'emploi de la deuxième personne du singulier : "tes beaux yeux bleus" qui sont comparés à "un ciel étoilé."

Des yeux qui font rêver encore, qui prolongent le bonheur de voler dans un plaisir absolu...et dans un oubli total du monde extérieur...

Un bonheur qui se prolonge à l'infini, avec la voix de l'être aimé qui devient "une douce musique", un bonheur qui se traduit encore par la répétition insistante de l'adjectif "felice, heureux"... 

 

La mélodie rayonnante, vive, exaltée traduit bien tout le bonheur éprouvé par le personnage...

 

Pour mémoire :


"Volare est l'une des chansons italiennes les plus connues au monde, composée pour le Festival de San Remo en 1958, pour lequel elle obtient le 1er Prix par l'auteur compositeur interprète Domenico Modugno...

 La version originale s’est classée 3e à l’édition 1958 du concours Eurovision de la chanson et a connu un succès commercial plus foudroyant que le titre gagnant de cette année, à savoir Dors mon amour d’André Claveau (sur une musique de Franck Pourcel) et qui fit remporter le concours à la France.

La chanson, reprise dans le monde entier, avait valu à Modugno _ fait rarissime _ de remporter en 1959 le Grammy Award, l'oscar du disque, aux Etats-Unis, où Dean Martin l'avait adaptée avec un immense succès."

 

Les paroles :

 

https://www.lacoccinelle.net/245490-domenico-modugno-nel-blu-dipinto-di-blu-volare-feat-johnny-dorelli.html

 

Domenico Modugno :

https://www.arte.tv/fr/videos/117835-001-A/volare-l-hymne-solaire-venu-des-pouilles/


 

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24 juillet 2024 3 24 /07 /juillet /2024 09:34
Ecole : de plus en plus de contestations...

De plus en plus de contestations dans les écoles : une tendance qui s'aggrave au fil des années... contestation des notes, contestation des sanctions, de la discipline...

"Les contestations augmentent à l'école, voilà le constat de la médiatrice de l'Education Catherine Becchetti-Bizot dans son rapport annuel. Ses services ont traité l'an dernier plus de 20 000 saisines, en hausse de 12% sur un an.


Les récriminations émanant des élèves et de leurs familles concernent notamment les conflits relationnels, les mesures disciplinaires ou les notations. Du côté des enseignants, les questions de laïcité suscitent un "sentiment croissant d'insécurité", note le rapport.

 

Autre fait remarquable dans ce rapport : les notes données par les professeurs sont de plus en plus contestées... une attitude que l'on retrouve en grande partie dans les familles qui ont choisi des filières élitistes, et qui s'est même aggravée avec la réforme du baccalauréat, d'autant que le contrôle continu compte désormais pour 40% dans la note finale...

 

Un professeur de mathématiques témoigne : "Depuis l'instauration du nouveau bac avec le contrôle continu, on est confronté effectivement à des contestations régulières de parents d'élèves, d'élèves parce que ces notes évidemment ont une importance pour la délivrance du diplôme, et aussi pour parcours sup... c'est la réalité que l'on vit quotidiennement dans les classes à partir du moment où on rend une note qui est un peu en dessous des attentes de l'élève."

Une hausse des contestations qui s'est également accrue avec la dégradation du climat scolaire et certaines prises de parole politique, estiment les enseignants qui demandent donc plus de moyens humains pour accompagner les élèves.

 

Élisabeth Allain-Moreno, secrétaire générale du SE-Unsa déclare :

"Quand on dit qu'on manque d'assistants d'éducation, de  psychologues de l'Education nationale qui contribuent beaucoup par leur rôle et leur mission à améliorer le dialogue entre les familles, les équipes pédagogiques, quand ces personnels font défaut, forcément on a une rupture de dialogue entre l'école et les familles, et donc la confiance ne peut pas se restaurer... au contraire, elle ne peut que se dégrader."

Mais il semble que le malaise soit plus profond : on assiste à une contestation de l'autorité dans bien des domaines...

 

Afin d'apaiser le climat entre les élèves, les parents et les enseignants, les syndicats espèrent donc que le ou la future ministre de l'Education travaillera mieux avec les partenaires sociaux ainsi que les fédérations de parents d'élèves qui, ces dernières années, se font de plus en plus déborder par certains collectifs de parents d'élèves..."

 

Chacun son rôle : les parents interviennent de plus en plus auprès des professeurs pour contester, qui une note, qui une punition, qui une question pédagogique, qui une appréciation...

ça suffit !

Les parents ne sont pas à même de juger de la qualité d'un devoir, ou de la pédagogie à adopter face aux élèves.

Les parents, c'est certain, font preuve de partialité face à leurs chérubins. Pour eux, ils sont souvent pourvus de toutes les qualités, et dans ce domaine, le règne de l'enfant roi fait des ravages.

 

La mode est à la contestation de l'autorité des professeurs : ceux-ci sont dévalorisés par leur fonction même, une fonction qui a perdu de son prestige d'autrefois, qui n'est plus valorisée dans son rôle : les enseignants sont ainsi très mal payés.

Comme l'écrit Alain Finkielkraut "le discours social ne traite plus les enfants en élèves, mais en clients. Des clients, au demeurant, mécontents, frustrés et à qui on explique qu'ils ont toutes les raisons de l'être..."

 

Source :

 

à 6 minutes, 8 secondes

https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/journal-de-18h/journal-de-18h-emission-du-mercredi-17-juillet-2024-9129177

 

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