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7 juillet 2024 7 07 /07 /juillet /2024 12:41
Merveilleuses fleurs de platycodon !

 

Merveilleuses fleurs de platycodon ! Si délicates, ces campanules originaires d'Extrême-Orient, dignes d'estampes japonaises, nous font rêver...

 

 

 

Quelle élégance, quelle discrétion dans les teintes, les formes étoilées de la fleur !

 

 

 

Les boutons floraux se gonflent en ballons avant de s'ouvrir et de dévoiler des pétales veinés de rose, de mauve, de bleu...

 

 

 

Des fleurs à admirer, aux tons pastels, blanches comme lys ou d'un rose pâle subtil...

 

 

 

Fleurs élancées, aériennes, légères sur leurs hautes tiges...

 

 

 

 

Fleurs mystérieuses dont le feuillage s'évanouit en hiver et réapparaît comme par magie, dès qu'arrive le doux printemps...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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5 juillet 2024 5 05 /07 /juillet /2024 11:49
Energies Désespoirs, un monde à réparer...

Énergies Désespoirs, un monde à réparer : une exposition présentant des mondes qui s’effondrent et d’autres qui sont reconstruits et réparés collectivement.

Fruit d’un dispositif collaboratif entre l'agence d'architecture Encore Heureux, la section de recherche en Anthropocène de l'École urbaine de Lyon et l'artiste Bonnefrite, l'exposition compose une forêt de 120 affiches peintes. Aux 60 peintures de désespoirs en noir et blanc répondent 60 peintures d’énergies en couleur, disposées dos à dos, explorant ainsi deux versants de notre planète en mouvement.

 

On apprend ainsi qu'à ce jour, aucune mesure d'ampleur internationale n'a été prise pour stopper la crise climatique... 

 

Un panneau alerte sur le fait que la moitié de la population mondiale sera exposée à des températures mortelles d'ici 2100.

 

Autres informations inquiétantes : 200 fermes disparaissent chaque semaine en France. Près de 56 % de paysans et paysannes européens ont plus de 55 ans. Leur futur départ à la retraite laisse toute la place à l'industrie agroalimentaire qui rachète leurs terres, entraînant ainsi l'accroissement des monopoles et les monocultures.

 

La destruction des écosystèmes accroît le risque de pandémie...

 

Soignez-vous ! Mangez du poisson ! Mais les poissons ingèrent de nombreuses molécules chimiques : dans l'eau de mer, dans la chair des moules et dans les muscles des poissons, des scientifiques ont trouvé des traces d'ibuprofène, de carbamazépine et d'autres antibiotiques.

 

L'eau est désormais cotée en bourse, une menace pour son statut de bien commun : en 2020, Wall Street offre la possibilité à ses actionnaires d'acheter de l'eau au même titre que l'or, le pétrole ou le blé.

 

Jamais autant de murs n'ont été construits pour séparer les populations...

 

La lune et les grands fonds marins sont les nouveaux territoires de la prospection minière...

 

La fonte des sols gelés doublera la quantité des gaz à effet de serre...

 

Des expérimentations hasardeuses pour contrôler la météo sont menées sans débat public : la Chine, pour pallier les sécheresses dans le nord, développe un programme d'ensemencement des nuages...

 

La fonte des glaciers de l'Antarctique s'accélère : cette accélération comporte le risque d'une élévation du niveau de la mer et le déplacement de millions de personnes dans le monde.

 

Les pesticides tuent les abeilles et compromettent notre sécurité alimentaire... 80 % des cultures dans le monde dépendent directement des pollinisateurs dont les abeilles...

L'artificialisation des sols progresse et dégrade les milieux.

 

Les mégafeux échappent à tout contrôle par leur échelle et leur intensité : Amazonie, Californie, Australie, Sibérie, des incendies de plus en plus fréquents.

 

En France, 3 lignes de trains de nuit circulent contre 67  il y a 20 ans.

 

Un sapin de Noël reçoit 80 à 100 traitements chimiques...

Le moustique est l'animal le plus dangereux pour l'être humain et le réchauffement climatique accélère son développement.

 

Et voici quelques mesures pour essayer de réparer le monde :

Nous redécouvrons la consigne : très utilisée en France jusque dans les années 60, la consigne permet de réduire à la fois les déchets et le coût des produits par la réutilisation des emballages : la Suède l'a mise en place depuis de nombreuses années sur les canettes et les bouteilles en plastique.

Nous élargissons la sécurité sociale à l'alimentation : Mettre en place la Sécurité sociale de l'alimentation (SSA) consiste à reconnaître l'alimentation comme un droit universel, établi sous la forme d'une carte vitale d'alimentation créditée de 150 euros par mois et par citoyen·ne pour acheter des produits de qualité, conventionnés démocratiquement.

Nous poursuivons nos dirigeants en justice pour inaction climatique...

Nous révolutionnons la comptabilité des grandes entreprises : changer le mode de calcul des performances des grandes entreprises, avec la prise en compte du capital naturel et du capital humain, aux côtés du capital financier.

Nous inventons des machines agricoles en Open Source : pour s'émanciper de l'industrialisation de l'agriculture, l'Atelier Paysan propose aux agriculteurs des formations d'auto-construction d'outils.

Nous cultivons des micro-organismes pour régénérer les sols agricoles : la science des biostimulants permet de renforcer les plantes, de fertiliser les sols stériles et ainsi d'utiliser moins d'engrais.

Nous concevons des logements solidaires et non spéculatifs.

Nous ouvrons la recherche scientifique aux observateurs volontaires.

Nous créons des supermarchés coopératifs : des clients coopérateurs participent au fonctionnement du magasin, en donnant chaque semaine quelques heures de leur temps, pour disposer de produits à prix abordable.

Nous inventons la première coopérative ferroviaire d'Europe...

Nous créons des monnaies locales : non spéculatives, elles encouragent et soutiennent les échanges locaux...

Nous échangeons des semences paysannes : cette circulation des semences constitue un vivier de résistance à la mainmise de l'agro-industrie.

Nous ouvrons un restaurant solidaire dans un ancien McDo.

Nous plantons des forêts comestibles. 

Nous plantons des micro-forêts en milieu urbain.

 

De multiples actions utiles, on le perçoit,  mais sont-elles à la hauteur des enjeux et des risques que génère le changement climatique ?

 

 

https://www.104.fr/fiche-evenement/encore-heureux-energies-desespoirs.html

 

https://www.instagram.com/nimes.sillustre/p/C8FOTf4iaui/?img_index=1

 

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3 juillet 2024 3 03 /07 /juillet /2024 09:46
La sédentarité augmente : une menace pour la santé...

 

"L'OMS qualifie l'inactivité physique de "menace silencieuse" pour la santé mondiale. La sédentarité augmente et près d'un tiers des adultes ne bougent pas assez.

A l'approche d'un été riche en grands événements sportifs, l'OMS s'inquiète de notre manque d'activité physique.

 

Selon l'OMS, 31% de la population mondiale ne pratiquent pas suffisamment d'activités physiques pour rester en bonne santé... c'est plus que lors du dernier pointage en 2016 et inquiétant autant pour nos finances publiques que pour nous.

 

Il n'y a pas que la salle de sport, pour l'OMS, l'activité physique, cela peut être la marche pour faire ses courses, le vélo pour aller au travail, et même les escaliers que vous montez et descendez plusieurs fois par jour pour nettoyer votre maison.

Deux heures et demie d'activité modérée par semaine ou une heure quinze d'activité plus intense, c'est le minimum pour diminuer le risque de développer des maladies cardiovasculaires, un diabète, une dépression, l'anxiété, une démence ou des cancers.

31% des adultes ne sont pas dans les clous, ils étaient 26% il y a dix ans et le chiffre pourrait grimper à 35% d'ici 2030.

 

Un docteur le l'OMS  alerte :

"Si la tendance continue, en dix ans, nous aurons environ 500 millions de malades supplémentaires. Pour les soigner, il faudra mobiliser 300 milliards de dollars. Tout cela pourrait être évité, si on atteignait le niveau recommandé d'activité physique."

 

L'étude publiée par The Lancet ne dit pas vraiment pourquoi nous bougeons moins qu'avant. Mais un docteur avance quelques explications :

"Cela peut être nos modes de transport qui évoluent, les routes qui deviennent moins sûres et qui font que vous n'avez pas envie de marcher ou prendre votre vélo. Notre façon de travailler, aussi, change avec la sédentarité et le temps d'ordinateur, et bien sûr, on utilise de plus en plus les écrans pour nos loisirs."

 

Tout le monde n'est pas logé à la même enseigne : les pays occidentaux, en moyenne, s'en tirent mieux que les autres, pas ceux d'Asie et du Pacifique où l'inactivité physique explose. Les séniors sont également plus concernés, de même que les femmes parce qu'elles n'ont pas toujours autant accès aux infrastructures sportives que les hommes..."

 

Source : à 18 minutes, 4 secondes

https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/journal-de-18h/journal-de-18h-emission-du-mercredi-26-juin-2024-1545661

 

 

 

 

La sédentarité augmente : une menace pour la santé...
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1 juillet 2024 1 01 /07 /juillet /2024 12:11
De plus en plus de déserts médicaux...

30,2% de la population française vivent dans un désert médical (62,4% en Île-de-France)... Difficile de se soigner dans certaines régions en France.

"La Creuse fait face à un manque criant de médecins. À l'approche des élections législatives, le sujet est l'une des priorités des habitants du département.


Dans la Creuse, toutes les routes mènent bien à un médecin, à condition d'être prêt à rouler et rouler des kilomètres. Dans ce département, le RN est arrivé en tête des Européennes, au coeur de  la campagne des déserts médicaux. 

 

Dans un village, une maison médicale toute neuve a été construite. Mais elle est désespérément vide. En face, les voisins sont désabusés.

"Combien a été dépensé pour ça ?" demande une journaliste.

"Oh ! Au moins, 500 000. Ce serait bien qu'il y ait quelqu'un... parce qu'actuellement, pour aller chez le médecin, on fait une heure de route. Ce serait bien d'avoir quelqu'un en face. Ici, il n'y a personne qui vient, c'est beaucoup d'argent dépensé..." témoigne une livreuse en boulangerie. Elle a voté Raphaël Glucksmann, aux élections européennes.

"Cela va compter dans votre vote, cette situation là ?" questionne la journaliste.

"Moi, je vais éplucher les propositions, et en fonction des propositions, je verrai ce que je vais voter à ce moment-là.", répond la dame.


Pour 117 000 habitants, il reste 109 médecins dans le département. Un tiers est proche de l’âge de la retraite. Certains l'ont même dépassé comme la seule praticienne de la commune : elle a près de 2000 patients et cherche toujours un successeur.

"On espère pouvoir trouver quelqu'un peut-être même deux personnes. Les gens défilent dans la rue pour la retraite à 60 ans... nous, on est au-delà, bien au-delà. Moi, je ne me vois pas travailler jusqu'à 80 ans.", déclare le docteur Marie-Pierre Roussange.

"Même contre une aide financière ?"

-"Ah non, non !" répond le médecin.

 

Dans la salle d'attente, une mère de famille s'inquiète, d'autant plus que pour les spécialistes, c'est encore pire : soit une heure de route, soit des mois d'attente.

"Moi, j'ai une carie infectée et j'ai une autre dent qui commence à être attaquée, et j'ai rendez-vous au mois de novembre..." témoigne la jeune mère de famille.

Elle compte s'abstenir aux prochaines élections.

"Vous ne pensez pas qu'on pourrait changer les choses ?" insiste la journaliste.

"Cela fait un vote de plus, mais concrètement, je ne suis pas sûre que cela va changer grand chose à notre vide actuel.", répond la jeune femme.

 

Le manque de médecins, de spécialistes ne concerne pas que les villages : à Guéret, préfecture du département, un couple d'hôteliers alsaciens s'est installé, il y a deux ans... ils n'ont trouvé ni pédiatre, ni dentiste. Pour se faire soigner, ils n'ont qu'une solution...

"On monte en Alsace pour aller chez le dentiste pour mon mari qui en a pour une heure de soins, ou pour moi pour vingt minutes de soins... mais cela nous fait faire 7 heures de route..." témoigne la jeune femme.

Et parfois, ils ont simplement renoncé à leur santé : les urgences étaient trop loin.

"Et si la majorité présidentielle propose de recruter plus de médecins étrangers ?" interroge la journaliste.

"Moi, je pense qu'il faudrait plus de médecins, qu'ils viennent de l'étranger, de la France, de n'importe où, il nous faudrait des médecins..." répond la jeune femme.

 

La situation est d'autant plus critique que les officines qui pallient en partie le manque de médecins dans les villages sont aussi de moins en moins nombreuses. Les gérants partent à la retraite. Et des pharmacies, aucun programme législatif n'en parle...

 

De nombreux praticiens partent à la retraite sans être remplacés. Les patients sont de plus en plus nombreux à renoncer à se faire soigner, avec un retard de diagnostic et de prise en charge. Les médecins également en souffrent : le nombre de patients augmente et le rythme est difficile à suivre."

 

 

Source :

https://www.francetvinfo.fr/societe/deserts-medicaux-dans-la-creuse-les-habitants-font-des-kilometres-pour-se-soigner_6614109.html

 

 

De plus en plus de déserts médicaux...
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30 juin 2024 7 30 /06 /juin /2024 12:21
La douce chanson des cigales dans les grands pins...

 

Les voici de retour, quand arrivent les chaleurs accablantes de l'été... les voici qui murmurent doucement dans les pins du midi...

 

 

 

Et tout le paysage environnant résonne de leurs chants...

 

 

 

Cicada, tettix, cigales, aux voix douces comme le miel...

 

 

 

Les grands pins retentissent de leurs paroles mélodieuses, et enchanteresses...

 

 

 

Les grands pins vibrent sous le soleil et répandent des parfums chaleureux...

 

 

 

 

Cachées sous les branches, les cigales nous disent tous les bonheurs de l'été rayonnant...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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28 juin 2024 5 28 /06 /juin /2024 12:35
Pour fêter la poésie et la musique avec Eléon Daniel...

 

La poésie est musique, la musique est poésie : on ne peut pas les dissocier... La poésie dit souvent l'essentiel : la beauté du monde, sa fragilité, l'amour, l'amitié, mais aussi les détresses, les malheurs, le désarroi, la souffrance.

A l'occasion de la Fête de la Musique, Eléon Daniel la chante et la met à l'honneur avec un choix de merveilleux poèmes à découvrir ou redécouvrir...

D'abord, le célèbre Dormeur du Val de Rimbaud :

"C’est un trou de verdure où chante une rivière
Accrochant follement aux herbes des haillons
D’argent ; où le soleil, de la montagne fière,
Luit : c’est un petit val qui mousse de rayons."

Comment mieux évoquer les splendeurs rayonnantes de la nature ? On sait comment s'achève ce poème : avec une dénonciation des horreurs de la guerre...

Et l'interprétation d'Eléon Daniel vient souligner ce contraste.

 

Puis, on écoute avec délice ce poème plein de fraîcheur de Victor Hugo : La coccinelle... l'histoire d'un rendez-vous manqué...

"Elle me dit : Quelque chose
Me tourmente. Et j'aperçus
Son cou de neige, et, dessus,
Un petit insecte rose.

J'aurais dû - mais, sage ou fou,
A seize ans on est farouche,
Voir le baiser sur sa bouche
Plus que l'insecte à son cou.

On eût dit un coquillage ;
Dos rose et taché de noir.
Les fauvettes pour nous voir
Se penchaient dans le feuillage.

Sa bouche franche était là :
Je me courbai sur la belle,
Et je pris la coccinelle ;
Mais le baiser s'envola.

- Fils, apprends comme on me nomme,
Dit l'insecte du ciel bleu,
Les bêtes sont au bon Dieu,
Mais la bêtise est à l'homme."

 

On aime aussi ce bel hommage aux femmes dans ce texte de Victor Hugo : Les femmes sont sur la terre...
 

"Les femmes sont sur la terre
Pour tout idéaliser ;
L’univers est un mystère
Que commente leur baiser.

C’est l’amour qui pour ceinture
A l’onde et le firmament,
Et dont toute la nature,
N’est, au fond, que l’ornement.

Tout ce qui brille, offre à l’âme
Son parfum ou sa couleur ;
Si Dieu n’avait fait la femme,
Il n’aurait pas fait la fleur.

À quoi bon vos étincelles,
Bleus saphirs, sans les yeux doux ?
Les diamants, sans les belles,
Ne sont plus que des cailloux ;"

 

Et encore cet autre hommage aux femmes de Gérard de Nerval :

 

"Une femme est l’amour, la gloire et l’espérance ;
Aux enfants qu’elle guide, à l’homme consolé,
Elle élève le coeur et calme la souffrance,
Comme un esprit des cieux sur la terre exilé.

Courbé par le travail ou par la destinée,
L’homme à sa voix s’élève et son front s’éclaircit ;
Toujours impatient dans sa course bornée,
Un sourire le dompte et son coeur s’adoucit.

Dans ce siècle de fer la gloire est incertaine :
Bien longtemps à l’attendre il faut se résigner.
Mais qui n’aimerait pas, dans sa grâce sereine,
La beauté qui la donne ou qui la fait gagner ?
"

 

Puis, c'est une invitation au voyage avec Le Relais de Gérard de Nerval... Bonheurs, mélancolie au programme...

"En voyage, on s’arrête, on descend de voiture ;
Puis entre deux maisons on passe à l’aventure,
Des chevaux, de la route et des fouets étourdi,
L’oeil fatigué de voir et le corps engourdi.

Et voici tout à coup, silencieuse et verte,
Une vallée humide et de lilas couverte,
Un ruisseau qui murmure entre les peupliers, –
Et la route et le bruit sont bien vite oubliés !

On se couche dans l’herbe et l’on s’écoute vivre,
De l’odeur du foin vert à loisir on s’enivre,
Et sans penser à rien on regarde les cieux…
Hélas ! une voix crie : « En voiture, messieurs ! »"

 

On écoute encore une magnifique évocation du printemps, toute en nuances, avec ce poème de Nerval : Avril...

Déjà les beaux jours, – la poussière,
Un ciel d’azur et de lumière,
Les murs enflammés, les longs soirs ; –
Et rien de vert : – à peine encore
Un reflet rougeâtre décore
Les grands arbres aux rameaux noirs !

Ce beau temps me pèse et m’ennuie.
– Ce n’est qu’après des jours de pluie
Que doit surgir, en un tableau,
Le printemps verdissant et rose,
Comme une nymphe fraîche éclose
Qui, souriante, sort de l’eau.

 

On est ébloui par ce poème de Victor Hugo, qui raconte l'émerveillement des enfants pour la lecture... Victor Hugo a découvert, très jeune, le bonheur de la lecture : il raconte cette expérience, dans un de ses poèmes les plus connus, extrait des Contemplations, intitulé Aux Feuillantines.
Les Feuillantines étaient un ancien couvent désaffecté où résida la mère de Hugo de 1809 à 1812... Ce poème nous replonge dans le monde merveilleux de l'enfance : Victor Hugo évoque ses deux frères, sa mère, dans une scène familière...


"Nous grimpâmes un jour jusqu'à ce livre noir ;
Je ne sais pas comment nous fimes pour l'avoir,
Mais je me souviens bien que c'était une Bible.

Ce vieux livre sentait une odeur d'encensoir.
Nous allâmes ravis dans un coin nous asseoir.
Des estampes partout ! quel bonheur ! quel délire!

Nous l'ouvrîmes alors tout grand sur nos genoux,
Et dès le premier mot il nous parut si doux
Qu'oubliant de jouer, nous nous mîmes à lire."

Et comment ne pas être ému par le personnage du mendiant décrit par Hugo ?

"Un pauvre homme passait dans le givre et le vent.
Je cognai sur ma vitre; il s’arrêta devant
Ma porte, que j’ouvris d’une façon civile.
Les ânes revenaient du marché de la ville,
Portant les paysans accroupis sur leurs bâts.
C’était le vieux qui vit dans une niche au bas
De la montée, et rêve, attendant, solitaire,
Un rayon du ciel triste, un liard de la terre,
Tendant les mains pour l’homme et les joignant pour Dieu.
Je lui criai : – Venez vous réchauffer un peu."

 

On écoute encore un des plus célèbres sonnets de Verlaine : Mon rêve familier..., une vision onirique de la femme...

"Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant
D'une femme inconnue, et que j'aime, et qui m'aime
Et qui n'est, chaque fois, ni tout à fait la même
Ni tout à fait une autre, et m'aime et me comprend..."

 

On aime la sensualité entre désir et retenue de ce poème de Rimbaud : Première soirée :

Elle était fort déshabillée
Et de grands arbres indiscrets
Aux vitres jetaient leur feuillée
Malinement, tout près, tout près.

Assise sur ma grande chaise,
Mi-nue, elle joignait les mains.
Sur le plancher frissonnaient d’aise
Ses petits pieds si fins, si fins.

 

On découvre la Chanson des Ingénues de Verlaine :
 

"Nous sommes les Ingénues
Aux bandeaux plats, à l'oeil bleu,
Qui vivons, presque inconnues,
Dans les romans qu'on lit peu.
Nous allons entrelacées,
Et le jour n'est pas plus pur
Que le fond de nos pensées,
Et nos rêves sont d'azur ;
Et nous courons par les prés
Et rions et babillons
Des aubes jusqu'aux vesprées,
Et chassons aux papillons ;
Et des chapeaux de bergères
Défendent notre fraîcheur
Et nos robes - si légères -
Sont d'une extrême blancheur ;"

 

Comment ne pas apprécier la fraîcheur de ce poème de Rimbaud ?

"On n’est pas sérieux, quand on a dix-sept ans.
− Un beau soir, foin des bocks et de la limonade,
Des cafés tapageurs aux lustres éclatants !
− On va sous les tilleuls verts de la promenade.
Les tilleuls sentent bon dans les bons soirs de juin !
L’air est parfois si doux, qu’on ferme la paupière ;
Le vent chargé de bruits, − la ville n’est pas loin -,!
A des parfums de vigne et des parfums de bière…"

 

On est ému par la douce mélancolie de ces vers célèbres de Verlaine :

"Le ciel est, par-dessus le toit,
Si bleu, si calme!
Un arbre, par-dessus le toit,
Berce sa palme.

La cloche, dans le ciel qu'on voit,
Doucement tinte.
Un oiseau sur l'arbre qu'on voit,
Chante sa plainte.

Mon Dieu, mon Dieu, la vie est là
Simple et tranquille.
Cette paisible rumeur-là
Vient de la ville.

- Qu'as-tu fait, ô toi que voilà
Pleurant sans cesse,
Dis, qu'as-tu fait, toi que voilà,
De ta jeunesse ?"

 

La jeunesse encore chantée par Tristan Corbière :

"Elle était riche de vingt ans,
Moi j'étais jeune de vingt francs,
Et nous fîmes bourse commune,
Placée, à fonds perdu, dans une
Infidèle nuit de printemps...

La lune a fait [un] trou dedans,
Rond comme un écu de cinq francs,
Par où passa notre fortune :
Vingt ans ! vingt francs !... et puis la lune !"

 

On est séduit par ce poème intitulé Impression fausse de Verlaine, entre prison et rêve de liberté :
 

"Dame souris trotte,
Noire dans le gris du soir,
Dame souris trotte
Grise dans le noir.
 
On sonne la cloche,
Dormez, les bons prisonniers !
On sonne la cloche :
Faut que vous dormiez.
 
Pas de mauvais rêve,
Ne pensez qu’à vos amours.
Pas de mauvais rêve :
Les belles toujours !
 
Le grand clair de lune !
On ronfle ferme à côté.
Le grand clair de lune
En réalité !
 
Un nuage passe,
Il fait noir comme en un four.
Un nuage passe.
Tiens, le petit jour !
 
Dame souris trotte,
Rose dans les rayons bleus.
Dame souris trotte :
Debout, paresseux !"

 

Et quelle fraîcheur dans ce texte de Hugo: La pauvre Fleur disait au papillon céleste !

 

Enfin, un bel hymne à la nature, limpide, empli de simplicité, avec un poème de George Sand : A Aurore...

"La nature est tout ce qu’on voit,
Tout ce qu’on veut, tout ce qu’on aime.
Tout ce qu’on sait, tout ce qu’on croit,
Tout ce que l’on sent en soi-même.

Elle est belle pour qui la voit,
Elle est bonne à celui qui l’aime,
Elle est juste quand on y croit
Et qu’on la respecte en soi-même.

Regarde le ciel, il te voit,
Embrasse la terre, elle t’aime.
La vérité c’est ce qu’on croit
En la nature c’est toi-même."

 

 

Bravo et merci à Eléon Daniel pour ce joli moment, pour la mise en musique et l'interprétation de toutes ces poésies, dans des conditions difficiles : le vent, le bruit de la circulation, les passants de la rue...

 

 

 

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26 juin 2024 3 26 /06 /juin /2024 09:22
Réchauffement climatique : plus de 1000 morts au pèlerinage de La Mecque...

 

"La canicule qui frappe l'Arabie Saoudite a déjà fait plus d'un millier de morts parmi les pèlerins de La Mecque. Le bilan ne cesse de s'alourdir depuis le début de la semaine. La majorité des victimes sont égyptiennes, la plupart n'avaient pas d'autorisation pour effectuer le grand pèlerinage musulman. Une canicule en Arabie Saoudite, ce sont des températures supérieures à cinquante degrés.

 

Combien étaient-ils ? Entre les fidèles venus avec une autorisation officielle pour effectuer le pélerinage de La Mecque et ceux qui en étaient dépourvus...

Chaque année, le Hajj, l'un des cinq piliers de l'Islam, attire des dizaines de milliers de pèlerins... Les plus chanceux obtiennent un permis payant, attribué chaque année par le royaume wahabite, sur la base de quotas par pays.

Ces permis donnent notamment accès aux installations climatisées.

 

Début juin, les forces de sécurité saoudiennes avaient refoulé plus de 300 000 pèlerins clandestins qui étaient entrés avec des visas de touristes, sans passer par les circuits officiels.

Une grande partie d'entre eux avaient néanmoins réussi à participer aux rituels après avoir échappé aux forces de sécurité. Ce sont ces fidèles qui ont été les plus exposés, passant des heures à tourner autour de la Kaaba, le lieu le plus sacré de l'Islam, sans eau, ni nourriture, sous une chaleur suffocante.

 

Le Pakistan, l'Indonésie, l'Iran, l'Inde, le Sénégal, la Tunisie, l'Egypte, la Jordanie ont confirmé des morts, parfois par dizaines, tandis que de nombreuses personnes cherchent encore leurs proches dans les hôpitaux et font circuler des photos sur les réseaux sociaux...."

 

 Le mercure a grimpé à presque 52 °C dans la ville sainte de l’islam. 

52 degrés ! Qui peut résister à de telles températures ?

 

Le hajj, l'un des plus grands rassemblements religieux au monde, est l'un des cinq piliers de l'islam et les musulmans qui en ont les moyens doivent l'accomplir au moins une fois dans leur vie. Il subit de plus en plus les effets du changement climatique, a averti une étude saoudienne publiée en mai selon laquelle les températures sur les sites où se déroulent les rituels augmentent de 0,4 degré Celsius tous les dix ans.

 

Les autorités saoudiennes ont conseillé aux fidèles d'utiliser des ombrelles, de boire beaucoup et d'éviter de s'exposer au soleil durant les heures les plus chaudes de la journée, mais de nombreux rituels se font dehors et en pleine journée. 1,8 million de croyants ont participé au pèlerinage cette année.

 

 

C'est certain : ces fidèles morts au cours de ces rituels ont désormais acquis leur paradis...

 

Sources :

https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/journal-de-18h/journal-de-18h-emission-du-jeudi-20-juin-2024-5260996

https://www.lepoint.fr/monde/que-s-est-il-passe-a-la-mecque-ou-pres-de-600-musulmans-sont-morts-pendant-leur-pelerinage-19-06-2024-2563358_24.php

 

 

https://www.huffingtonpost.fr/environnement/video/chaleur-c-est-quoi-le-stress-thermique-qui-pourrait-causer-de-serieux-degats-cet-ete_235670.html

 

 

 

Réchauffement climatique : plus de 1000 morts au pèlerinage de La Mecque...
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24 juin 2024 1 24 /06 /juin /2024 12:34
Le monde d'après ?

 

Souvenez-vous : après la pandémie de Covid-19, il devait y avoir "le monde d’après." Au printemps 2020, experts et stratèges de tous bords se sont attelés à l’étude des implications du gigantesque choc sanitaire, social, économique, technologique et géopolitique qui s’était abattu sur la planète sans crier gare. Lorsque la crise aurait pris fin, il y aurait, forcément, un monde d’après...

Mais où est-il ? 

On pensait qu’on voyagerait moins. Finalement, la soif de voyages a eu raison des préoccupations écologiques. Le 16 janvier 2023, le groupe Aéroports de Paris s’est ainsi réjoui sur Twitter de la "poursuite de la dynamique de reprise du trafic aérien." Le nombre de passagers des aéroports Charles-de-Gaulle, Paris-Orly et du Bourget a plus que doublé par rapport à 2021, pour représenter 80 % du trafic de 2019.

 

"Ma crainte, c’est que le monde d’après ressemble au monde d’avant, mais en pire ", avait dit Jean-Yves Le Drian.

 

Eh bien, nous y sommes : guerre en Ukraine, guerre au Proche Orient, dissolution de l'Assemblée, magouilles politiques, crise climatique, etc.

 

Et on attend un record de voyages aériens en 2024, malgré le changement climatique... les compagnies aériennes s'attendent à transporter près de cinq milliards de passagers dans le monde cette année !

Un record ! Un chiffre dépassant largement le record de 2019, avant la pandémie de Covid.

Selon l'Association internationale du transport aérien (IATA), les compagnies aériennes commerciales devraient terminer l'année avec un bénéfice net de 23,3 milliards de dollars, après avoir essuyé des pertes de 3,8 milliards de dollars en 2022, des résultats nettement supérieurs aux prévisions d'origine...

 

Exit le monde d'après qu'on nous avait annoncé...

Toujours plus de voitures sur les routes, toujours plus d'avions dans les airs, toujours plus d'écrans, toujours plus de guerres, toujours plus de pollutions...

 

Tout cela à l'opposé des préconisations des scientifiques pour lutter contre le changement climatique dont on perçoit de plus en plus les effets : canicules, incendies, inondations, orages dévastateurs, etc.

 

 

 

https://www.advocnar.fr/2024/05/trop-davions-a-lhorizon/

 

 

 

Le monde d'après ?
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23 juin 2024 7 23 /06 /juin /2024 12:32
Fleurs de l'amour...

 

Fleurs solaires, fleurs du printemps, fleurs de l'amour... elles rayonnent, nous éblouissent de leurs éclats dorés et lumineux...

 

 

 

Le gazania au coeur flamboyant, attire irrésistiblement tous le regards... Quelle séduction dans les teintes, les formes, le rayonnement de la corolle !

 

 

 

Que dire de l'agapanthe ? Son nom venu du grec nous parle encore d'amour et de beauté...

 

 

 

On admire des ombelles de fleurs bleues, ou blanches...

 

 

 

 

Haute sur tige, l'agapanthe nous offre des bouquets de fleurs étoilées... des rêves d'azur, des couleurs douces et lumineuses...

 

 

 

 

L'agapanthe, fleur aérienne, céleste, gracieuse, élancée distille encore un parfum doux et envoûtant...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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21 juin 2024 5 21 /06 /juin /2024 12:21
L'agriculture à l'honneur !

 

Une ferme grandeur nature, des produits du terroir, vins, bières, miels, confitures, huiles essentielles, safran, plantes aromatiques et médicinales, des animations gratuites pour ces Journées Méditerranéennes des Saveurs, qui se déroulaient à Nîmes, près des Jardins de la Fontaine...

L'occasion de découvrir des races variées de vaches, de moutons, de lapins, de poules, de canards...

Pour les vaches, l'Aubrac, la  Limousine, la Salers, la Gasconne, la Charolaise, la Longhorn...

La Longhorn est la plus ancienne pure race britannique. Elle arbore une robe mouchetée rouge, noire ou rouanne avec une ligne dorsale et un ventre blancs. Elle porte de splendides cornes incurvées en roue vers la face. 

Pour les ovins, étaient présentées des brebis rouges du Roussillon, tête et membres roux...

 

On pouvait aussi admirer une ancienne machine à vapeur datant de la fin du 19 ème siècle, elle fut utilisée dans le Gard pour différents travaux agricoles jusque dans les années 30. En 1933, elle fut vendue en Lozère pour faire fonctionner une scierie.

Des engins agricoles étaient exposés : tracteurs, machines pour extraire le blé, l'orge, distillateur pour huiles essentielles, une machine à vendanger...

 

On découvrait le roseau de Camargue... Si les roselières abritent une grande diversité d’oiseaux, elles sont aussi une source de matière première avec la coupe annuelle du roseau, appelée la «sagne».
C’est une activité traditionnelle que seules quelques dizaines de personnes continuent de pratiquer dans les marais de la Camargue.

 

Canards, poules, pigeons, lapins étaient exposés dans des cages : des canards de barbarie blancs, une magnifique poule pékin fauve de couleur rousse... ou encore d'énormes lapins californiens à la robe blanche, aux oreilles grises... une poule Araucana, originaire d'Amérique du Sud... des canards coureurs indiens capables de réguler les limaces au potager... des poules de Marans de couleur sombre, des poules Serama toutes blanches avec une crête d'un rouge vif...

Des poules Sabelpoot, petites poules hollandaises tachetées : on les surnomme “Mille-fleurs” à cause de leur plumage original. Leur nom, Sabelpoot, signifie pattes de vautour... plus loin des lapins tête de lion : une race vraiment unique, avec une crinière qui part du front, jusqu’aux oreilles, en passant entre les omoplates. 

Des pigeons lahore noirs,  à l'apparence harmonieuse, plutôt hauts sur pattes, à l'allure fière...

Les enfants, émerveillés devant toutes ces découvertes, manifestaient leur joie et leur curiosité...

 

Les enfants étaient invités aussi à guider des ânes dans différents parcours, ils pouvaient s'initier à l'équitation sur des poneys ou des chevaux...

Une carriole tirée par des chevaux offrait aux enfants l'occasion d' une balade rustique...

De bonnes odeurs de campagne flottaient dans l'air environnant...

Ces journées ont permis à chacun de se reconnecter avec la nature, de percevoir la rudesse du métier d'éleveur, d'admirer toute la beauté de ces espèces animales que nous ne côtoyons plus.

 

 

https://www.lepoint.fr/video/decouvrez-le-romain-qui-va-sauver-la-planete-la-minute-antique-19-06-2024-2563444_738.php

 

 

 

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