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31 mai 2024 5 31 /05 /mai /2024 11:46
Sous le soleil bat le coeur des guitares...

 

La générosité, le bonheur du partage, c'est ce que nous offre "le coeur des guitares"...

On connaît la passion des gitans pour la guitare, cet instrument qui évoque des images de liberté, le sud, la lumière, la douceur, cet instrument que caresse le musicien, et dont il fait naître tant d'harmonies.

 

 La guitare suggère tant d'images ! Le bois travaillé, sculpté, vernis, des formes élégantes, des arrondis, des gestes précis, des mains souples et agiles sur les cordes...

 La virtuosité des doigts qui forment, dans une harmonie, les notes, la dextérité, la limpidité de la musique.

La précision, l'attention du musicien qui tient en mains son instrument, qui le caresse, le fait vibrer de mille harmonies.

 La beauté du geste ! Les sons qui s'envolent, comme par magie, de la guitare, des trilles, des éclats de soie, des murmures qui s'emportent soudain.

L'émotion provoquée par un simple instrument, la tristesse, la joie, la mélancolie, la révolte, le désarroi, le bonheur.

 

Et on entend monter ce chant "des errants qui n'ont pas de frontières"...

Un coeur des guitares chaleureux, festif qui rassemble et réunit les spectateurs autour de la musique...

Une vingtaine de guitaristes étaient réunis pour un concert donné à la Placette où un village gitan avait été installé avec roulotte, chevaux...

Et très vite, des spectateurs deviennent acteurs et se mettent à danser au son des guitares et des chants des gitans.

Les bras s'enroulent, se déroulent au rythme de la musique... une spectatrice entre dans la danse... puis une autre, puis une autre, et d'autres encore... et la foule bat la mesure... et la foule applaudit le coeur des guitares.

Un spectacle convivial, fait de bonne humeur, de simplicité, de chaleur humaine...

 

"Simplicité, vérité, pure présence au monde, jouissance voluptueuse d'un temps lent, naturel...", comme l'écrit Michel Onfray dans son ouvrage intitulé Cosmos, quand il évoque les Tziganes.

 

Un moment de détente passé en compagnie de ce groupe de musiciens et chanteurs... sourires, complicité entre les guitaristes et avec le public...

Les guitares vibrent, les chants s'élèvent vers les grands micocouliers qui peuplent la place.

Des airs dansants, entraînants envahissent la Placette... On danse, on chante, on boit, on rit sous le soleil du sud.

 

La foule se met à danser : une "fiesta" générale sur la place... le coeur des guitares entraîne tout le monde...

 

 

 

 

 

 

 

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29 mai 2024 3 29 /05 /mai /2024 09:31
Canicules en Inde...

 

"Les pays d’Asie du Sud-est vivent un épisode de canicule sans précédent. Lundi 20 mai, on a frôlé les 48 degrés dans la banlieue de New Delhi, en Inde, une chaleur qui rend de nombreuses activités impossibles.

48 degrés ! Comment survivre sous de telles températures ?

Comment l’Inde va-t-elle survivre au réchauffement climatique ? Le pays ne cesse de voir les températures monter, les vagues de chaleur s’accentuer. Dès le début du printemps, le mercure a atteint par endroits plus de 45 degrés,  ce qui est anormalement élevé pour la saison. 

Cette vie sous la chaleur, on en fait régulièrement l'expérience à New Delhi, la capitale, mais également dans le reste du pays comme dans la ville de Kurnool. Cette ville de 750 000 habitants est l'une des premières à avoir battu les records de chaleur cette année.

45, 9 degrés en plein mois d'avril ! Et ces fortes chaleurs se ressentent dès le début de la journée car en ce moment, même la nuit, les températures ne descendent jamais sous les 30 degrés.

Le soleil s'abat sur les gens comme un manteau de plomb : tout le monde cherche un petit coin d'ombre ou d'air climatisé.

Alors, sur les grands axes, aux principaux carrefours de la ville, les autorités ont fait installer des abris de fortune. Tous les moyens sont bons pour tenter d’atténuer la chaleur.

Cette chaleur est particulièrement difficile à vivre pour ceux qui travaillent dehors, à l’image de ceux qui conduisent les tuk-tuk. L'air chaud prend au visage, c'est comme un souffle brûlant... et c'est particulièrement difficile à supporter pour les conducteurs.

"Avec cette chaleur, j'ai soif, je transpire, ça devient vraiment difficile de conduire dans ces conditions, c'est désagréable." commente un chauffeur de tuk-tuk.

 

Dans les hôpitaux, les services d’urgence accueillent des personnes malades de la chaleur : un médecin recense jusqu'à dix patients dans ce cas par jour...

"Ces patients nous disent avoir la bouche sèche, leur peau aussi est sèche et ils transpirent beaucoup. Nous prenons leur température et nous voyons s'il s'agit ou non d'un coup de chaleur.", dit un médecin.

Ces épisodes caniculaires sont-ils réellement inhabituels pour la saison ? En Inde, les mois qui précèdent l'été ont toujours été les plus chauds. Pour un cabinet d'analyse du climat, pas de doute : ce qui la rend la situation anormale, c'est l'ampleur de ces vagues de chaleur.

"Dans le passé, les vagues de chaleur touchaient un ou deux états dans le pays, mais depuis une dizaine d'années, on remarque que cela concerne régulièrement sept, huit états en même temps. Ce n'est pas normal, cela veut dire que près d'un milliard d'Indiens, soit environ 60 % de la population, est concerné par ces vagues de chaleur." dit un spécialiste du changement climatique.

Ceux qui en souffrent le plus sont souvent les plus démunis. Une ONG s'est donné pour mission de recenser les températures auxquelles les vendeurs de rue sont réellement exposés. Leur outil est une caméra thermique.

"Sous les arbres, il fait 39 degrés, mais dès que la caméra pointe vers le sol, il fait 56 degrés !"

Un vendeur est exposé, bien que sous son parasol, à 47,5 degrés, dès le matin !

"A chaque vague de chaleur, ce sont ces personnes vulnérables qui sont en première ligne. Nous demandons des solutions de rafraîchissement pour ces gens continuellement exposés à la hausse des températures." dit un membre de cette ONG.

Sous de telles chaleurs, difficile de tenir sans s'hydrater, la soif vous prend à la gorge. Or, en Inde, l'eau est devenue un bien précieux, celle qui coule dans les robinets est impropre à la consommation, il faut la filtrer ou alors l'acheter en bouteille. Mais cela coûte cher, pour les plus défavorisés, c'est devenu un luxe qu'ils peuvent rarement s'offrir."

 

Comment vont faire ces pays soumis à des canicules pour s'adapter ? Quel avenir pour ces gens qui vivent dans des pays où la chaleur s'impose ? Allons-nous assister de plus en plus à des vagues migratoires ?

 

Source :

 

 

https://www.francetvinfo.fr/monde/inde/inde-comment-supporter-une-chaleur-extreme_6558062.html

 

 

Canicules en Inde...
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27 mai 2024 1 27 /05 /mai /2024 11:54
Connectés à des machines, nous sommes de plus en plus déconnectés de la nature...

Nous possédons tous ordinateur, smartphone, et pour certains, d'autres objets connectés... nous passons de plus en plus de temps devant des écrans... tant de temps que nous en oublions l'essentiel : toutes les beautés et toutes les merveilles de la nature...

 

Une nature que nous malmenons à tort et à travers : pollution des sols, de l'air, pollution des fleuves, des océans, des mers, extinction de certaines espèces...

Une nature si belle pourtant, mais enfermés dans nos blocs de béton devant des écrans, nous ne la voyons même plus et nous la négligeons.

 

Connectés à des machines, de plus en plus nous sommes déconnectés de la nature...

Nous sommes de moins en moins sensibles aux chants des oiseaux, au déroulement des saisons, aux splendeurs de ce monde...

Il nous faut retrouver "une alliance avec la forêt, l'océan, les champignons qu'on va aller cueillir, et la rivière où l'on se baigne. Avec les chamois qu'on surprend en passant la crête et l'empire inouï de ce qui pousse quand on en prend soin... retrouver ce bonheur exigeant d'accorder nos attentions croisées à tout ce qui vit... en être émerveillés, et bousculés, et nourris... retrouver une vitalité transversale que tout être sait déployer à sa manière. Manger le soleil comme un arbre, croire aux fauves, plonger en pleine mer et habiter en oiseau.", comme l'écrit si bien Alain Damasio dans son ouvrage Vallée du Silicium.

 

Et il rajoute : "Je critique la technologie parce qu'elle nous dévitalise en nous donnant l'illusion de faire plus de choses... qu'on fait pourtant moins bien. Je la critique parce que j'ai la conviction que ce qui a forgé la noblesse de notre humanité a tenu à cette confrontation constante (que nous n'avions jamais esquivée jusqu'à peu) avec l'altérité : l'altérité du minéral et des formes de vie, si multiples, celle de l'étranger qu'on apprivoise, et du phénomène inconnu qu'on va finir par décrypter, l'altérité radicale de la mort, du dehors et de l'incompréhensible."

 

Nous cédons ainsi trop souvent à la tyrannie du divertissement que nous offrent les écrans... Les conséquences sont terribles : addiction, abêtissement, inculture, isolement, obésité...

 

"Notre modernité technique est à l'inverse de l'altérité, c'est l'empire de l'identique. Home est son biotope. Elle a fermé la porte et allumé les lumières. Elle a mis sous nos fesses des sofas. Tout est contenu et appli, tout sonne réplique et copie, du pareil au mime, et puis du mime au même, et puis du même au mème...", écrit encore Alain Damasio.

 

Ouvrons nos portes et nos fenêtres ! Retrouvons le bonheur de toutes les splendeurs du monde !

 

 

 

 

 

Connectés à des machines, nous sommes de plus en plus déconnectés de la nature...
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26 mai 2024 7 26 /05 /mai /2024 12:14
Chants d'oiseaux à la nuit tombée...

 

Des ombres d'arbres dans la nuit... les pins dessinent leurs panaches obscurs sur l'horizon...

 

 

 

Tout semble dormir... et pourtant, dans la nuit s'élèvent des chants mystérieux...

 

 

 

Qui célèbre ainsi les ombres de la nuit ? Quels oiseaux nous séduisent de leurs voix célestes ?

 

 

 

 

Engoulevent ?  rossignol philomèle ? chouette ?  grive solitaire ? Qui chante dans la nuit ?

 

 

 

 

 

Qui embellit le paysage de ces trilles enchanteresses ? Quels oiseaux célèbrent ainsi la douceur de cette nuit de printemps ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photo : Pixabay  Vidéo : rosemar

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24 mai 2024 5 24 /05 /mai /2024 11:42
Un spectacle burlesque dans un cadre champêtre : les Jardins de la Fontaine...

 

Un spectacle burlesque en déambulation dans un cadre champêtre et prestigieux : les Jardins de la Fontaine à Nîmes, l'occasion de découvrir aussi ce lieu chargé d'Histoire, le canal, la source, le temple de Diane... un spectacle savoureux qui mêlait humour et culture... 

Ce spectacle a été présenté lors des Journées Romaines de Nîmes... par la Compagnie Art Scène Lutin.

Dans l'allée principale des Jardins, cette farce intitulée TRAHISON s'ouvrait sur un contrôle d'identité à la romaine : la Police Prétorienne interpelle une femme qui, apeurée, décline péniblement son identité : "Je m'appelle Polyvalencia, je suis guide touristique..." un contrôle suivi d'un "alcooletum testum".

Une scène amusante où l'un des policiers se révèle lui-même positif à ce test d'alcoolémie, un procédé comique : un renversement de situation... qui provoque les rires des acteurs et du public...

 

Arrive alors un autre personnage, un Romain qui se présente : "Mythomarcius Balivernus, narrateur et grand historien de Rome..." On sourit, bien sûr, de ce nom parodique à souhait...

Balivernus présente aussi sa complice : "Polyvalencia, issue des tribus ibériques de barbares, comme on dit...", appellation aussitôt contestée par l'intéressée.

"Je suis venu pour vous dire que rien ne va plus dans notre Rome tant aimée. Des Romains haut placés complotent dans l'ombre et rien ne va plus", poursuit Balivernus.

"Tout a commencé en l'an 8 après JC", précise Polyvalencia. "Et on va vous narrer toute la petite histoire qui a fait que c'est devenu la grande et qui a fait que c'est devenu le déclin de l'Empire."

Et Balivernus ajoute :"Alors, il y a des espions partout, nous sommes sur le qui vive, alors moi, Balivernus, je vais vous donner un secret pour ne jamais être contrôlé par la garde prétorienne. Dès que vous avez le soupçon sur qui que ce soit, il vous suffit de faire ce que l'on appelle : "l'extase."

Comique de gestes à l'appui : pied droit en avant, bras ouverts, buste penché en arrière, tout cela souligné par un "ooooh !" prolongé...

La foule participe au spectacle et se prête aussi au jeu de l'extase...

 

Le spectacle se poursuit dans un autre lieu des Jardins : près du canal que nous présente Balivernus :

"Vous êtes ici devant ce que l'on appelle non pas des bains, non pas un bassin, mais une chose extrêmement importante : le canal qui va amener les eaux jusqu'à la ville de Nemausus. Pourquoi il est intéressant de s'arrêter ici ? Le canal alimente des fontaines, des abreuvoirs, etc. Mais je dois vous révéler une chose : nous avons réglé un petit problème qui prenait beaucoup d'ampleur... figurez-vous que le canal, on l'a submergé, car on pouvait marcher entre les arcades et s'y promener. Et voyant cela, nous avons mis des poissons, et pour éviter que les gens ne s'y promènent, ce sont des piranhas... le moindre petit doigt, le moindre pied qui s'aventureraient dans le canal seraient immédiatement dévorés... alors, vous allez me dire : "Pourquoi vous avez fait ça ?" Eh bien, c'est assez simple : la jeunesse de Nemausus, pleine de vigueur, pleine d'amour, venait le soir, à la nuit tombée, se promener en dessous, ils amenaient de la nourriture, ils amenaient du vin, ils s'enivraient, on pouvait dire que c'étaient les premières boîtes de nuit, et ça faisait du bruit !

Et donc, ce canal est situé en contrebas de la colline d'en face et, quand les jeunes se donnaient rendez-vous, ils disaient : "On se retrouve ce soir au canal, on se retrouve ce soir au BAS CANAL" aux Bacchanales, vous savez ce que c'est que les Bacchanales ? C'est un lieu de perdition, où on boit, où on mange... les enfants, bouchez-vous les oreilles ! Et il y a également des hommes nus."

"Où ça ?" demande, intéressée, Polyvalencia.

"Et aussi des femmes nues et ça batifole, et ça batifole, d'où l'expression, grâce au canal des Jardins de la Fontaine de Nemausus : "Allons faire une bas canale, bacchanale"...

Voilà une étymologie originale, étonnante qui provoque le rire des spectateurs...

 

Nouvelle scène, cette fois devant le temple de Diane...

"La plupart d'entre vous pensent qu'ici c'est le temple de Diane, c'est normal,  c'est écrit sur les prospectus, partout... mais que nenni, pas du tout ! car c'est un Augusteum, un hommage à Auguste, nous, on va dire que c'est un Augusteum..." explique alors Polyvalencia.

"Tu as tout à fait raison, Polyvalencia... nous allons descendre... en bande organisée." poursuit Balivernus.

Rires de la foule devant cette expression empruntée au droit, en complet décalage avec le contexte...

"Alors, comme vous le disait Polyvalencia, ce ne peut pas être le temple de Diane, je vous rappelle que maintenant nous sommes en l'an 9 après JC, et là ce ne peut être qu'un Augusteum, car je connais personnellement l'empereur Auguste, premier empereur de Rome ! Et quand il est venu ici en villégiature, de passage, il m'a dit : "Balivernus, sois la mémoire de mon passage à Nemausus et fais donner en mon honneur une cérémonie de façon à ce qu'ils s'en souviennent toujours. Nous sommes arrivés à la date fatidique, ça se produit tous les 200 ans, c'est pour vous dire que vous avez beaucoup de chance !"

S'ensuit une cérémonie avec fumées, danses des Vestales transformées pour la circonstance en pom-pom girls, battement de tambour...

Balivernus mène la cérémonie : "Oh grand Augustus, tus, tus ! Là, je fais l'écho, parce que je vous explique : avant, il y avait des murs, et malheureusement, après un terrible incendie, tout s'est écroulé, mais avant, ça résonnait fort, très fort ! Donc vous allez faire aussi l'écho avec moi."

Et le public participe à la création de l'écho : 

"Oh grand Augustus !" TUS, TUS, crie la foule. Premier empereur des Romains, MAIN, MAIN ! Prends nos enfants par la main, MAIN, MAIN ! Pour les emmener vers demain, MAIN, MAIN !

Et la scène s'achève avec une version parodique et décalée de la chanson d'Yves Duteil : Prendre un enfant par la main, entonnée par la foule et avec une séance d'extase...

Plus loin, Balivernus remonte le temps et fait un cours d'histoire sur Jules César qui n'a jamais été empereur, il a été gouverneur de Rome, grand commandant en chef  de toutes les armées, avec des pouvoirs économiques, politiques. Et Balivernus évoque, de manière pittoresque, le complot fomenté par Brutus pour assassiner César.

Dernière volonté de César : "Je veux que celui qui me remplace s'appelle Octave..." Octave qui deviendra Auguste, premier empereur de Rome.

 

Nouveau tableau devant la source de Nemausus, dieu celte qui a donné son nom à la ville : "Les celtes ont ont été les premiers à venir s'installer ici", explique Polyvalencia...

"Ils sont venus pas par hasard mais parce qu'il y a des résurgences d'eau de pluie qui s'infiltrent dans le sol et qui font qu'ils avaient de l'eau..."

Et Balivernus en vient à raconter sa rencontre avec les nymphes de la source, un soir de pleine lune :

"Derrière moi, sur le côté, j'entends : "Balivernus ! Balivernus !" Je me retourne, un peu interloqué, qui m'appelle ? Et j'entends une autre voix : "Balivernus ! Comme tu es beau !" Et une troisième voix : "Balivernus ! Balivernus ! On t'aime !"

Je me retourne et je regarde et qu'est-ce que je vois ? A la surface de l'eau, trois nymphes... et je dis : "Mais que faites vous là ?" 

"Mais c'est parce qu'on voulait te voir et l'une d'entre nous voulait te faire un cadeau..."

"Ces nymphes s'appellent Oxygénia, Métania, Azotia...

Mais elles souffrent d'un problème, nous dit Balivernus : elles font de l'aérophagie, et ces trois nymphes pètent dans l'eau, et si vous voyez des bulles revenir à la surface, c'est qu'elles sont là.

Et Oxygénia est la fille de Chronos et là elle me dit : "Tiens Balivernus, ceci est un de mes présents. C'est mon père qui l'a fabriqué... cette chose que j'ai dans la main me permet d'arrêter le temps, quand je le veux, je peux le bloquer, le débloquer, le rebloquer, le débloquer, le faire repartir en arrière, en avant. Je vous en ferai la démonstration dans quelques secondes..."

 

La scène finale se déroule devant le grand mur des Jardins : le couple Germanicus, Agrippine s'apprête à recevoir des invités : un autre couple, Arminius, (conseiller du gouverneur Varus, ambassadeur de Rome après des tribus barbares germaniques) et sa femme Thusnelda.

 

Agrippine et Germanicus sont vraiment d'origine romaine, alors que Thusnelda et Arminius sont, eux, des barbares, des Germains qui ont été élevés tout petits par Rome et ils vont commencer à vouloir trahir Rome.

Les deux couples se querellent et décident de régler leur différent dans une partie de "chifoumium" ! La partie est remportée par Agrippine et Germanicus, ce qui provoque la colère d'Arminius et de Thusnelda qui s'en vont dépités. Ils vont remonter sur le front de l'est pour fomenter un complot...

 

Bien que le spectacle soit éminemment comique (avec nombre de procédés : comique de gestes, de situation, de mots, de caractère, de répétition, grossissements burlesques),  il est émaillé de faits réels qui ont constitué l'histoire de Rome : le sanctuaire dédié au dieu celte Nemausus, près de la source, intégré ensuite par les Romains dans l'Augusteum, lieu de culte dédié à l'empereur Auguste, premier empereur de Rome.

Le temple de Diane s'inscrit dans ce sanctuaire mais sa fonction première est discutée. Son plan basilical exclut le fait qu'il s'agisse d'un temple romain et le terme "de Diane" ne s'appuie sur aucune donnée archéologique ou historique connue à ce jour. On date bien l'édifice de l'époque d'Auguste.

Autre fait historique réel : l'assassinat de César par Brutus.

La trahison d'Arminius, chef d'origine chérusque a valu à Rome une de ses plus cuisantes défaites lors de la bataille de Teutobourg, en l'an 9 après J.C.

Enfin, les noms pittoresques de tribus germaniques cités dans la dernière scène sont bien réels : les Chauques, les Chérusques, les Chattes, les Angrivariens, les Usipètes, les Bructères.

 

Merci à tous les acteurs de la troupe pour ce bon moment passé en leur Compagnie dans ce lieu mythique : Les Jardins de la Fontaine à Nîmes...

 

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_Teutobourg

 


 

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22 mai 2024 3 22 /05 /mai /2024 09:05
L'ennemi du monde moderne : le sucre...

 

"L'ennemi du monde moderne est dans ce que l'on mange : c'est le sucre... il est partout, invisible, sournois et flatteur.

Vous l'ingurgitez sans le savoir et hop ! le cerveau est immédiatement subjugué : aussitôt qu'il excite une papille de la langue, le sucre active la circuit de la récompense et quand il arrive dans l'intestin, il recommence, et la dopamine, hormone de la satisfaction est émise et se diffuse dans le sang. A force, on en redemande, car on en a besoin.

 

Pour les gros mangeurs de sucre- ils seraient 10% de la population française- c'est alors l'addiction au sucre...

Selon les autorités sanitaires, près d'un Français sur deux est trop gros ou obèse, parce qu'il mange trop de produits transformés qui sont tous pleins de sucre.

Dans un paquet de chips, la moitié du poids, eh oui ! c'est du sucre...

 

Or, nous sommes nés à une époque lointaine où le sucre n'était pas disponible facilement : il fallait aller le chercher, l'extraire de ce que nous mangions. Notre organisme est fait pour extraire lui-même le sucre des légumes, des viandes et des fruits, pas pour en être gavé.

Par jour, en plus du sucre que nous extrayons nous-mêmes de notre nourriture, nous n'avons pas besoin de plus de 25 grammes de sucre qu'ont rajouté les industriels ou que nous rajoutons nous-mêmes dans notre café ou notre yaourt. 25 grammes, c'est 4 cuillères à café bien pleines.

L'OMS, elle, recommande de ne pas dépasser 50 grammes de ces sucres ajoutés.

Pourtant, en France, de 20 à 30 % des adultes et des adolescents sont à plus de 100 grammes par jour. 60% des 8 à 12 ans dépassent déjà les 75 grammes par jour et 75% des 4 à 7 ans dépassent 60 grammes par jour.

 

Voilà une belle victoire de l'industrie agroalimentaire car elle a fait du sucre une de ses matières premières essentielles, y compris dans les produits salés...

Pourquoi ? Parce que le sucre ne coûte rien, parce qu'il donne bon goût, et surtout parce qu'il rend addict.

Or, le sucre dont les produits transformés sont gavés est à la fois trop nombreux et trop simple, le corps ne sait pas quoi en faire, alors il le stocke sous forme de graisse... et cela, grâce à l'insuline. Lorsque le sucre arrive dans le sang, le pancréas diffuse cette hormone qui a pour rôle de faire ouvrir les parois cellulaires, le sucre rentre alors dans les cellules, il y est transformé en lipides, il n'est donc pas métabolisé, hydrolysé, il est stocké sous forme de graisses.

 

Ce n'est pas tout, car l'industrie a réussi aussi l'exploit de transformer les pâtes et le riz en sources de sucre : ces deux produits alimentaires sont constitués d'amidon. L'amidon est une longue chaîne très solide formée de molécules de glucose. La cuisson permet à l'amidon d'être digeste : ses sucres seront donc métabolisés et non pas stockés sous forme de graisse.

Or, avec ses pâtes cuites en 3 minutes, et son riz en 5 minutes, l'industrie a créé des produits pervers. 3 minutes, 5 minutes, c'est trop court... le plus souvent, on oublie, on fait cuire une ou deux minutes de plus, et on mange des pâtes et du riz tout mous, cela veut dire de l'amidon tellement cassé que le glucose va se libérer immédiatement et devenir lipide.

 

Le summum de la perversion de l'industrie, ce sont les produits extrudés : l'industrie passe les céréales, les matières premières dans une sorte de vis sans fin qui les écrase et les chauffe. L'amidon est brisé ce qui permet de donner des céréales du petit déjeuner, des gâteaux apéro et sucrés aux formes bizarres, mais aussi des galettes de riz et autres cochonneries, et moyennant quoi, un bol de céréales le matin, c'est d'un point de vue nutritionnel exactement comme manger un bol de bonbons : il y a autant de sucre et que du sucre...

 

Dans les années 60, des boîtes pharmaceutiques américaines ont découvert les statines : pour vendre ces médicaments, elles ont inventé un syllogisme formidable : 1) on trouve du cholestérol dans les plaques d'athérome chez les victimes d'infarctus 2) donc le cholestérol est le seul responsable des maladies cardiovasculaires 3) or, nos statines diminuent le risque de faire un accident vasculaire 4) donc nos statines détruisent le cholestérol.

Le cholestérol a dès lors été transformé en ennemi pour justifier l'usage des statines. Des chercheurs ont été payés pour le dire et d'autres l'ont été pour affirmer que le sucre, au contraire, n'était pour rien dans les maladies cardiovasculaires..."

 

Alors, toujours prêts à manger des chips et des produits ultra transformés ?

 

 

 

Source :

 

https://tv.marianne.net/focus/l-idee-a-la-con-le-sucre

 

 

 

L'ennemi du monde moderne : le sucre...
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20 mai 2024 1 20 /05 /mai /2024 11:51
Trafics de  drogues et corruption...

 

Les trafics de drogue prospèrent un peu partout sur notre territoire, dans les villes, dans les campagnes... des trafics juteux qui favorisent la corruption. Corruption des policiers, des magistrats et même des élus. Un comble !

 

"La commission d’enquête du Sénat sur le narcotrafic a rendu son rapport, mardi 14 mai. Ce dernier pointe le rôle majeur de la corruption et notamment celle des policiers et des élus.


Des trafiquants de drogue contrôlent des cités entières grâce à des filières structurées. Les têtes de réseau étendent leur emprise jusque dans les rangs des élus, des policiers et des magistrats. Des fonctionnaires qu'ils  réussissent à corrompre  à coup de milliers d’euros. La corruption est-elle devenue le nouveau fléau dans la lutte contre le narco trafic ?

Marseille et ses quartiers Nord : ici les règlements de compte se multiplient et l'argent coule à flots.

Il y a quelques mois, la corruption aurait franchi les portes du palais de justice. Deux enquêtes ont été ouvertes contre des greffières, soupçonnées d’avoir renseigné des trafiquants de drogue.


Le phénomène prend de l’ampleur, de l’aveu même du procureur de Marseille (Bouches-du-Rhône), Nicolas Bessone. "Chaque personne a un prix et les moyens de ces [trafiquants] sont quasiment infinis, donc oui on essaie de réagir et de mettre en oeuvre des actions proactives, mais on voit effectivement une augmentation de la corruption.", explique-t-il.

 

Le 11 avril dernier, une première : la police des stupéfiants à Marseille a été perquisitionnée par la police des polices, pour des soupçons de corruption. Depuis le début de l’année, ces affaires se multiplient.

A Rennes, un vaste coup de filet dans le milieu de la drogue tourne au fiasco : la cité est déserte, les trafiquants avaient été prévenus

À Rouen (Seine-Maritime), un policier a été condamné pour services rendus aux dealers. Même chose chez les fonctionnaires du port du Havre, l'un des points d'entrée de la drogue.

C'est désormais fréquent : sur les points de deal, les trafiquants proposent des enveloppes aux policiers pour qu'ils évitent les contrôles dans leur cité, comme l'explique un avocat spécialisé :

"Vous avez un voyou qui lui dit : "Je te donne 30 000, par contre, tu viens plus." Certains policiers (une grande majorité d'entre eux refusent ) et j'observe que certains -mais très peu- acceptent."

Des journalistes ont pu échanger avec un policier sous le coup d'une enquête pour corruption. Il conteste les faits mais reconnaît que les trafiquants sont souvent très insistants...

"Ce sont des personnes qui travaillent dans le quartier et qui nous font des appels du pied pour travailler avec nous et pour avoir une possible tranquillité."

Et pour corrompre ces fonctionnaires, les trafiquants ont affiné leur stratégie.

"Ces personnes vont cibler des gens dont ils savent qu'ils sont fragiles : on va venir approcher une personne le jour des funérailles de son épouse, on va venir approcher quelqu'un dont la femme est tombée malade et qui aura peut-être besoin d'un petit coup de main financier. On a aussi des personnes qui ont développé de manière professionnelle des techniques de corruption qui sont excessivement efficaces." témoigne Audrey Bailleul, magistrate.

Pour endiguer le trafic, la commission parlementaire préconise de frapper avant tout au portefeuille des trafiquants. En France, le marché de la drogue représente 3 à 5 milliards d'euros par an !"

Un chiffre colossal et inquiétant : les méthodes utilisées par les trafiquants font froid dans le dos, menaces, chantages, assassinats...

Ainsi, Mohamed Amra qui a été libéré récemment dans une attaque particulièrement violente et sanglante est connu de la justice pour tentative d’homicide et serait à la tête d’un réseau de trafic de stupéfiants. Ses complices n'ont pas hésité à tuer deux agents pénitentiaires avec des armes lourdes, des méthodes qui font songer à celles employées dans le grand banditisme par les trafiquants de drogue...

 

Source :

https://www.francetvinfo.fr/societe/drogue/narcotrafic-un-rapport-met-en-cause-la-corruption-de-policiers-d-elus-et-de-magistrats_6542153.html

 

 

 

Trafics de  drogues et corruption...
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19 mai 2024 7 19 /05 /mai /2024 12:53
Tous les tons de rose...

 

 

Sur les marronniers, des vertiges et une profusion de fleurs, des éclats de rose, près des feuilles aux teintes de vert sombre...

 

 

 

Les fleurs déclinent tous les tons de rose : rose pâle, rose rouge, rose solaire, rose blanc...

 

 

 

Sur le ciel bleu, ces teintes éblouissantes captivent tous les regards... des envolées de fleurs en toilettes de bal qui tourbillonnent... un ballet féerique !

 

 

 

Quelle élégance ! Quelle harmonie !

 

 

 

 

Les fleurs rayonnent avec un luxe de couleurs printanières ! Les bouquets de roses s'emparent des arbres et les subliment...

 

 

 

 

 

 

 

 

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17 mai 2024 5 17 /05 /mai /2024 11:39
Journées romaines...

Comme chaque année, au début du mois de mai, Nîmes est redevenue une ville romaine : avec son fort de légionnaires, des spectacles variés mettant en scène des Romains et des Barbares, des animations qui permettaient de découvrir la vie des Romains, leurs différentes activités...

 

Cette année, c'est le personnage de Germanicus qui était mis à l'honneur avec un grand spectacle dans les Arènes de la ville : Germanicus était un général très admiré et très populaire, qu'on a souvent comparé à Alexandre le Grand. Dans un décor exceptionnel, plus de 600 reconstituteurs venus de toute l’Europe ont fait  revivre l'histoire de la bataille de Teutobourg,  aussi appelée "massacre de Varus"  ou "massacre d'Arminius". Cette bataille a opposé en septembre 9 apr. J.-C., dans la forêt de Teutobourg, trois légions romaines commandées par Varus, gouverneur de Germanie, et une coalition de tribus germaniques ayant bénéficié de la trahison d'Arminius, commandant des troupes auxiliaires de Varus, prince chérusque éduqué à Rome, fait citoyen romain et formé dans l'armée romaine.

 

Cette bataille se solde par un désastre pour les Romains, la destruction des trois légions engagées dans l'opération. Malgré plusieurs campagnes au cours des années qui suivent, les Romains, alors dirigés par l'empereur Auguste, renoncent rapidement à leurs projets d'expansion dans les territoires situés à l'est du Rhin et instituent le système du limes.

 

À trente ans, (en 14) Germanicus se trouve à la tête de huit légions en Germanie pour venger la défaite infligée par Arminius à Varus, cinq ans auparavant. Il réussit à pacifier momentanément cette turbulente province jusqu'à l'Elbe. À la mort d'Auguste, les légions romaines proclament Germanicus empereur. Mais celui-ci, légaliste, refuse cette charge.

C'est donc Germanicus, homme politique romain,  auteur d'importantes victoires contre les Germains qui était la vedette des Journées romaines de Nîmes...

 

De nombreux spectacles étaient accessibles aux Nîmois :

Soudain, on voyait défiler dans la ville une légion romaine, en costumes d'époque, en armes, bouclier à la main...

Un fort romain construit près des Jardins de la Fontaine était ouvert aux visiteurs : on y découvrait, par exemple, l'art de la fresque, des portraits, de magnifiques natures mortes, l'art de la poterie avec des vases étrusques, des lampes à huile, des céramiques décorées, des bijoux, l'art du tissage, le travail du cuir.

 

Un stand était réservé à la table romaine : légumineuses, lentilles, pois chiches, fèves, légumes, carottes, oignons, haricots, figues, huile d'olive...

"Les légumineuses, consommées par tous, étaient extrêmement populaires, puisqu'elles conjuguent tous les atouts : idéales pour la culture, quelle que soit la nature du sol, économiques, faciles à conserver, à transporter, roboratives à l'envi, elles sont aussi simples à cuisiner...", nous dit Martine Quinot Muracciole dans son ouvrage intitulé Rome, côté cuisine.

 

Les enfants pouvaient s'initier au tir à l'arc... ils pouvaient visiter des tentes de légionnaires, avec leurs armes, leur paquetage, leurs bagages...

On pouvait aussi s'intéresser à la religion, la magie... aux jeux des enfants romains : jeux à damier, osselets, toupies...

On pouvait découvrir les instruments de musique de la Rome antique : la flûte double, le tambourin, la lyre, le sistre.

 

Plus loin dans les Jardins, un atelier de couronnes végétales où les enfants pouvaient eux-mêmes composer ces couronnes.

Des enfants armés d'épées en bois et de bouclier simulaient des combats... 

Plus loin, un atelier de magie et de divination chez les Germains...

 

Un peu partout dans la ville, des spectacles consacrés à Germanicus, spectacles sérieux ou complètement loufoques permettaient dans tous les cas de s'intéresser à l'histoire romaine de Germanicus et de ceux qu'on appelait alors les Barbares...

 

 

 

 

 

 

 

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15 mai 2024 3 15 /05 /mai /2024 10:02
Xi Jinping, l'ami de Vladimir Poutine...

 

"Le dimanche 5 mai : arrivée du président chinois en France, accueilli par le Premier ministre, Gabriel Attal. Une visite d’État pendant laquelle les sujets de tension et de discussion potentiels ne manquent pas.

L’accueil est protocolaire mais sobre pour l’un des hommes les plus puissants au monde, qui dirige la Chine depuis 11 ans. Xi Jinping, 70 ans, est le maître incontesté de la deuxième puissance économique mondiale. Toujours applaudi dans ses déplacements, c'est une mise en scène millimétré en Chine...

"Le parti communiste veut le bonheur des gens.", dit Xi Jinping.

 

Au-delà du culte de la personnalité qui rappelle celui de Mao, jamais un dirigeant chinois n’a concentré autant de pouvoir et aussi longtemps. Il a changé la Constitution pour rester président à vie s'il le souhaite et contrôle le parti qui dirige le pays." 

Cela ne vous rappelle rien ? Vladimir Poutine a modifié aussi la constitution afin de servir ses intérêts et afin de rester au pouvoir... Qui se ressemble s'assemble : Xi Jinping n'a-t-il pas affirmé son amitié "sans limite" pour Vladimir Poutine ?

"La plupart des libéraux croyaient que Xi Jinping se lancerait dans des réformes politiques, mais, en réalité, ce qui s'est passé, ça a été une énorme déception, car, dès qu'il est arrivé, il a lancé une offensive contre les avocats et une offensive contre la société civile.", déclare Jean-Philippe Béja, sinologue.

 

"Un air débonnaire et une main de fer qui n'hésite pas à faire tomber des têtes. Des ministres, généraux et un ancien patron d'Interpol ont été arrêtés au nom de la lutte contre la corruption. Tout est musclé et lorsque l'ancien président est escorté hors de la salle du Palais du peuple, humilié publiquement  lors d’un congrès, Xi Jinping reste impassible.

 

Mais des humiliations, le président chinois en a connues, dès son enfance : son père, ex-compagnon de route de Mao, est tombé en disgrâce. Xi Jinping s'est retrouvé alors exilé à la campagne pendant la révolution culturelle.

Aujourd’hui héritier du grand timonier, Xi Jinping resserre l’étau, à l’image de la reprise en main de Hongkong, où des manifestations sont interdites, comme dans le reste du pays.

Au Xinjiang, des Ouïghours apparaissent menottés, les yeux bandés. Pour la communauté internationale, c'est de la persécution, pour le pouvoir chinois, de la rééducation. 

 

Tout le monde au garde à vous mais pas à l'étranger... le rival aujourd'hui : les Etats-Unis avec un Joe Biden qui ne mâche pas ses mots : "C'est un dictateur dans la mesure où il dirige un pays communiste, avec une forme de gouvernance très différente de la nôtre."

Les points de friction ne manquent pas : Taiwan, par exemple... pour Pékin, elle est chinoise, les Etats-Unis soutiennent la petite démocratie. Et bien sûr, aujourd'hui, l'Ukraine en guerre. La Chine n’a jamais condamné l’invasion des troupes russes en Ukraine, préférant mettre en avant son amitié "sans limite" avec Vladimir Poutine."

 

Source :

 

https://www.francetvinfo.fr/monde/chine/xi-jinping-en-france-un-chef-d-etat-inflexible_6526946.html

Xi Jinping, l'ami de Vladimir Poutine...
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