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9 octobre 2024 3 09 /10 /octobre /2024 09:24
"Le présent, il ne s'appelle pas pour rien le présent : c'est un cadeau..."

 

Kamel Daoud, invité de l'émission La Grande librairie, le mercredi 18 septembre, a délivré un message essentiel...

"Je ne crois pas que le passé existe, je crois à des récits sur le passé et j'ai envie d'avoir le mien... donc, quand on est né dans un pays comme l'Algérie, c'est une véritable question. Est-ce que c'est le passé qui doit vivre, ou est-ce que c'est moi ?"

"Est-ce que c'est une douleur de le regarder, parfois ?" interroge alors Augustin Trapenard.

"Non, c'est de la colère. Les morts prennent parfois trop de place, les sépultures, les monuments... alors que le présent, il ne s'appelle pas pour rien le présent : c'est un cadeau..."

 

Le présent, un cadeau : voilà une magnifique leçon de vie !

Et honorer les ancêtres, tous ceux qui nous ont précédés, c'est vivre avec amour ce présent... habiter pleinement le présent.

"Ma maison, c'est le présent" dit encore Kamel Daoud.

Et il ajoute : "Les morts sont morts pour que nous vivions deux fois, trois fois, quatre fois, dix mille fois, ils ne sont pas morts pour que nous les imitions, ils nous regardent peut-être de l'autre côté pour que nous menions la fête jusqu'au bout, pour qu'on fasse des cérémonies, qu'on fasse des jeux, que l'on boive, que l'on vive, que l'on aime et que l'on se dépense... c'est fait pour ça, et nous devons mener deux vies, chaque fois que l'on perd quelqu'un."

Carpe diem, Cueille le jour ! disaient les anciens... profite de l'instant présent... car seul le présent existe vraiment, le passé est révolu, le futur n'est pas accompli.

"Age quod agis, Fais ce que tu fais..." disaient encore les Romains...

 

 Habiter le présent, n'est-ce pas là une des clefs du bonheur ?

L'habiter avec attention, bien sûr et non pas se laisser aller à l'accélération du temps, à cette frénésie du monde moderne qui nous emporte vers de vaines distractions, des jeux vidéo sans intérêt, des publicités, des films violents, des écrans factices, une consommation débridée...

 

Habiter le présent, c'est sans doute, s'étonner, s'émerveiller devant la nature, se livrer à la contemplation des êtres et des choses qui nous entourent.

Retrouver le bonheur de toutes les sensations visuelle, olfactive, auditive, tactile, gustative... bien souvent, nous nous contentons de la sensation visuelle, en oubliant les autres...

 

Goûter le bonheur de l'instant, savoir savourer une lecture, lire, relire, savoir apprécier une musique, une chanson, un spectacle, un paysage, une oeuvre d'art, prendre le temps de savourer les petits plaisirs de la vie.

S'intéresser aux merveilles de la vie...

 

Source :

https://www.france.tv/france-5/la-grande-librairie/saison-17/6457532-emission-du-mercredi-18-septembre-2024.html

 

 

 

"Le présent, il ne s'appelle pas pour rien le présent : c'est un cadeau..."
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7 octobre 2024 1 07 /10 /octobre /2024 11:39
Avec internet, la loi du moindre effort...

Avec internet, règne désormais la loi du moindre effort : la paresse physique peut prospérer, mais aussi la paresse intellectuelle...

Confortablement assis devant un écran, certains passent des heures devant leur écran : jeux, films, séries, vidéos, images pornographiques, etc. Dès lors, s'installent paresse, obésité, apathie...

L'image, les écrans fascinent et on se laisse facilement aller à cette passivité... partout dans le monde l'obésité progresse, et devient un véritable problème de santé.

On peut même grâce à internet commander des livres, des vêtements, ou encore un repas complet : plus besoin de se déplacer pour obtenir tout ce que l'on peut désirer...

Il est aussi possible de faire des rencontres sur la toile, grâce à de multiples applications... 

Dans nos voitures, le GPS nous guide dans nos déplacements : plus besoin de consulter une carte pour prévoir un itinéraire... nous avons ainsi tendance à perdre le sens de l'orientation...

Que dire de l'Intelligence Artificielle, de Chat GPT, un agent conversationnel qui peut répondre quasiment à toutes les questions, créer des poèmes et rédiger des rédactions pour les étudiants qui voudraient travailler le moins possible ?

Un encouragement dangereux à la paresse intellectuelle !

Il suffit de lui donner un thème et automatiquement, il vous offre un texte...

En quelques secondes, cette IA est capable de créer une recette de cuisine, une idée cadeau, et même d'inventer un poème en imitant Victor Hugo.

Evidemment, le site fait fureur chez les étudiants : pratique pour faire les devoirs, une lettre de motivation ou une dissertation entière...

Les enseignants vont devoir privilégier les devoirs faits en classe, et c'est dommage car un devoir fait à la maison permettait à l'élève de faire des recherches, de prendre le temps de la réflexion, de se cultiver...

Que dire des insultes qui fusent sur les réseaux dits "sociaux" ? Le réflexe l'emporte alors sur la réflexion...

 

Par ailleurs, certains se laissent séduire par des théories farfelues qui circulent facilement sur la toile : théorie du genre, du transhumanisme, de l'animalisme, etc.

Certains en viennent à croire que la terre est plate !

Ainsi régresse l'intelligence humaine de manière dangereuse...

 

Comment échapper à tous ces travers ?

D'abord, passer moins de temps devant les écrans, choisir des sites intéressants car internet peut être aussi un excellent outil de culture. Tout dépend de l'usage que l'on en fait...

Mais, hélas, les plateformes utilisent tous les moyens possibles pour retenir notre attention, connaissant nos goûts, elles nous proposent des sujets, des images qui vont retenir toujours plus notre attention... il faut en prendre conscience et savoir doser son temps passé devant les écrans...

 

 

 

 

Avec internet, la loi du moindre effort...
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6 octobre 2024 7 06 /10 /octobre /2024 12:49
Merveilleux automne !

 

Des arbres déchiquetés, meurtris, mais aussi  des arbres rayonnants : des bouquets de rousseurs  éblouissants sur un ciel éclatant de bleu...

 

 

 

Des éclats de lumières sur les marronniers, les tilleuls ! Ne passons pas à côté des splendeurs de l'automne !

 

 

 

Les branches noircies font resplendir d'autant plus ces blondeurs de l'automne...

 

 

 

Merveilleuse métamorphose des arbres ! Ils se parent d'or, de guirlandes et d'étoiles lumineuses aux douces teintes de miel...

 

 

 

 

Dans les sous-bois, le soleil traverse les frondaisons dorées, diaphanes, devenues plus légères : une clarté irréelle se diffuse alors sous les arbres...

 

 

 

Des festons se dessinent aussi sur l'azur, dentelles de feuilles desséchées...

 

 

 

 

 

Tableaux enchanteurs de l'automne !

 

 

 

 

 

 

 

 

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4 octobre 2024 5 04 /10 /octobre /2024 12:42
Sans amour on n'est rien du tout...

 

Ecoutez la chanson du pauvre Jean ! Ou plutôt "Esgourdez rien qu'un instant La goualante du pauvre Jean", tels sont les premiers mots de cette chanson interprétée par Edith Piaf... et on se croirait alors transporté dans le Paris des années 30, en train d'écouter une chanteuse des rues qui pousse sa goualante... une chanteuse qui nous invite à l'écouter avec un impératif "Esgourdez".

Dès le début de cette chanson, on est subjugué par ce parler populaire si expressif, si haut en couleurs : "Esgourdez la goualante".

Et on est curieux d'écouter cette  "goualante du pauvre Jean Que les femmes n'aimaient pas..."

D'autant que l'histoire de ce personnage ne nous pas racontée aussitôt... Elle est retardée par le refrain où l'on retrouve un impératif adressé aux auditeurs :

"Mais n'oubliez pas
Dans la vie y a qu`une morale
Qu'on soit riche ou sans un sou
Sans amour on n'est rien du tout"

Une leçon de vie nous est donnée avec l'emploi de présents de vérité générale et le pronom indéfini "on": l'amour est essentiel, et l'emporte sur toutes choses...

 

Puis, on revient à l'histoire du personnage où tout dénote richesse et confort symbolisés par "la soie, le velours, de beaux draps". Les  imparfaits : "Il vivait, il pionçait" traduisent, eux, avec leur valeur durative toute sa quiétude et son insouciance... on apprécie, au passage, encore l'emploi du langage familier avec le verbe "pioncer."

Le refrain revient alors avec ses présents de vérité générale et des variations dans l'expression :

"Mais n'oubliez pas
Dans la vie on est peau de balle
Quand notre coeur est au clou
Sans amour on n`est rien du tout"

On savoure à nouveau, dans ces vers, un parler populaire si suggestif, de l'argot... avec toujours la même idée réitérée...

 

Et la vie du personnage nous est détaillée, une vie faite de plaisirs faciles : "becter, guincher, licher" c'est à dire "manger, danser, boire de l'alcool", et toujours dans un langage populaire qui contraste avec les lieux évoqués : "chez les barons, dans les salons".

 

La morale nous est répétée dans le refrain : s'y ajoute une magnifique idée de partage avec de préférence "une belle fille", même si on se contente d'un simple "ragoût"...

"Mais n'oubliez pas
Rien ne vaut une belle fille
Qui partage votre ragoût
Sans amour on n`est rien du tout"

 

Et on retrouve ce langage familier si pittoresque, si vivant, dans le couplet suivant où l'on apprend les origines de la fortune du personnage qui fut "un méchant larron", expression péjorative qui contraste avec la considération qu'on lui porte, l'argent permettant de s'acheter une réputation.

"Pour gagner des picaillons
Il fut un méchant larron
On le saluait bien bas"

 

Mais soudain, on assiste à un brusque revers de fortune magnifiquement rendu par cette expression populaire : "Un jour, on fait la pirouette", et voilà notre héros, le voleur "derrière les verrous".
 

Dans le dernier couplet, on retrouve des impératifs comme autant de conseils adressés aux "jeunes gens" : "Esgourdez, Profitez de vos vingt ans, n'oubliez pas, aimez-vous"... une belle leçon d'épicurisme et de sagesse avec à nouveau l'emploi du présent de vérité générale :

"Plutôt qu'une cordelette
Mieux vaut une femme à son cou"

Une leçon démontrée par l'exemple du "pauvre Jean", lui qui était si riche et qui a tout perdu en raison de sa malhonnêteté... et qui n'a jamais été aimé de manière sincère.

 

Une belle leçon de vie dans cette chanson : oui, l'amour si souvent chanté par Edith Piaf, est indispensable aux êtres humains que nous sommes, l'amour sous toutes ses formes : affection, bienveillance, sympathie, générosité, amitié... l'amour est une vraie richesse...

La mélodie est  joyeuse, vive, pleine d'élan  dans le refrain et se ralentit dans le récit de la vie du personnage...

 

Pour mémoire : 

"La Goualante du Pauvre Jean est une chanson française sur une musique de Marguerite Monnot et des paroles de René Rouzaud.

Édith Piaf enregistre cette chanson le 16 février 1954 avec l'orchestre de Robert Chauvigny et rencontre très rapidement un vif succès. Elle l'enregistre notamment en live durant l'émission La Joie de vivre le 3 avril 1954."

 

Les paroles :

 

https://www.musixmatch.com/fr/paroles/Edith-Piaf/la-goualante-du-pauvre-jean

 

 

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2 octobre 2024 3 02 /10 /octobre /2024 09:50
ça scrolle !

 

Devant le lycée, à l'arrêt du bus, je vois régulièrement des élèves, les yeux rivés sur leur portable, comme happés par ce monde virtuel... j'en vois aussi certains qui marchent dans la rue, le portable en main, absorbés par les images, les vidéos, comme si le monde extérieur n'existait pas...

ça scrolle !

 

"Une nouvelle recette de cuisine, une tenue tendance, des images irrésistibles, des vidéos courtes inondent les réseaux sociaux... on les fait défiler : "scroller" en anglais.

Elles captivent tellement qu'on ne voit plus le temps passer... à tel point que, pour certains, c'est devenu une vraie dépendance.

Le scrolling s'est invité dans la vie des gens, devenant une addiction pour les jeunes mais pas seulement. Comment réagir ?


 "Je passe en tout 18 heures et 48 minutes par jour sur mon téléphone", confie une jeune femme.

"Moi, c'est 4 heures, 42..." dit une autre. "Sur YouTube, Instagram et TikTok."

Trois Français sur quatre utiliseraient les réseaux sociaux et cette habitude s'invite jusque dans le quotidien des familles. Parfois, les discussions se font smartphone à la main, quitte à être interrompues.

 

"Je vois une vidéo qui m'intéresse, je scrolle, je scrolle, et voilà c'est une boucle, et puis après, on reprend la discussion avec ma mère et je reçois une notification, donc, je rescrolle... en fait, c'est vraiment infini.", témoigne une jeune fille.

Sa mère en fait autant quand elle regarde un film.

"Je crois que je ne sais plus regarder la télé sans scroller en même temps, je scrolle systématiquement, je pense qu'on perd en capacité de concentration", déclare la mère,  Elodie Laloum, attachée de presse, qui songe vraiment à consulter.

 

Une dépendance de plus en plus fréquente...
Maxime a attendu 5 ans pour pousser les portes d'un hôpital en région parisienne. À 22 ans, le jeune homme a décidé de se prendre en main : jeux en ligne, vidéos, réseaux sociaux, il  consacrait jusqu'à 12 heures par jour aux écrans.

"Je me suis complètement isolé depuis quelques années" témoigne le jeune homme.

Isolement, perte de sommeil, de concentration... le jeune homme ne travaille plus.

"Aujourd'hui, je ne suis plus maître de ma journée, c'est à dire que je ne peux pas passer une journée sans passer au moins deux trois heures sur les écrans. Sinon, je me sens anxieux et un peu angoissé", dit ce jeune garçon.

 

Les écrans : une drogue à part entière selon une addictologue.

Selon Caroline Cros, cheffe d'unité d'addictologie pour adolescents et jeunes adultes, "il y a une excitation, une stimulation, et au final vous avez le même plaisir (...) que pour d'autres consommations ou pour d'autres drogues : la libération de la dopamine ".

Depuis près de 5 ans, en plus des addictions classiques aux psychotropes et aux drogues, la dépendance aux écrans est de plus en plus fréquente.

Amine Benyamina, chef du service de psychiatrie et d'addictologie à l'hôpital Paul-Brousse (AP-HP), indique que sur les 14 jeunes patients admis à l'hôpital de jour, "au moins quatre consomment de l'écran, et ça grandit de plus en plus".

 

Un danger pour les uns, une opportunité pour les autres...

Le temps passé sur une vidéo permet à la plateforme de capter nos goûts et nos envies via un algorithme, créant un cercle vicieux."

 

 

Source :
 

https://www.francetvinfo.fr/sante/drogue-addictions/sante-les-ecrans-une-addiction-qui-touche-toutes-les-generations_6809005.html

 

 

 

ça scrolle !
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30 septembre 2024 1 30 /09 /septembre /2024 12:54
Après le scandale des EHPAD, voici celui des crèches privées...

Après le scandale des EHPAD, voici celui des crèches privées... après le business de la vieillesse, voici celui de la petite enfance... c'est ignoble, indigne d'une société dite civilisée. Une société du fric, une civilisation du veau d'or.

Maltraitances, dysfonctionnements, abus dans des crèches : on retrouve comme dans les EHPAD les ravages de la privatisation et de la financiarisation à outrance dans ce secteur, en l’occurrence celui de la petite enfance. La rentabilité encore et toujours dans les métiers du soin...

Et dans certaines cliniques privées, ce n'est pas mieux : les patients sont mal accueillis, traités comme un bétail.

Et que dire de l'école ? Un métier grignoté et malmené par la logique de ce monde marchand...  Depuis des années, on voit se profiler cette façon de gérer les établissements scolaires : les profs sont mis sans cesse en concurrence, sur le modèle des entreprises.

Concurrence entre les disciplines, concurrence entre les options, concurrence entre les enseignants... Ce qui crée une très mauvaise ambiance : pour bien fonctionner, les équipes doivent être soudées et solidaires.

 

"C'est au sein d’une crèche lyonnaise People & Baby qu’un drame s’est produit en juin 2022. Une fillette de 11 mois est morte par empoisonnement après qu'une salariée, excédée par les pleurs, l'a forcée à ingérer un produit caustique, un déboucheur ménager. L'affaire avait fait grand bruit à l'époque, et avait été le point de départ d'une enquête de l'Inspection générale des affaires sociales (IGAS), mandatée par le ministre des Solidarités, de l'Autonomie et des Personnes handicapées, Jean-Christophe Combe. Soit le prédécesseur d'Aurore Bergé."

Si trois semaines après la mort de l’enfant, le groupe People & Baby a préféré parler d’un drame isolé, plutôt que remettre en question les conditions de travail des professionnels au sein de ses établissements, la réalité semble toute autre, d’après les éléments rassemblés par Victor Castanet dans son livre Les Ogres.

Pour ma part, je n'avais pas vu cette information de la mort d'un bébé dans une crèche : a-t-elle été bien diffusée et médiatisée ? C'est gravissime.

"Ainsi, des vidéos mettant encore en évidence des humiliations et des moqueries de la part d’assistantes maternelles dans des crèches font scandale. Un établissement de Saône-et-Loire a été fermé.


Sur une vidéo, un enfant en crèche est coincé dans une boîte, filmé et moqué par son assistante maternelle. À Montceau-les-Mines (Saône-et-Loire), plusieurs vidéos aux propos parfois choquants ont été dévoilées.

"J'ai cru que j'allais le buter !" dit, par exemple, une assistante maternelle...

Des images enregistrées par les assistantes maternelles elles-mêmes et découvertes par les parents avec effroi.

Quand la garderie devient un enfer dans le plus grand secret...

"Moi, quand j'emmenais mon enfant, il hurlait, il ne voulait pas rentrer... sur le coup, on ne se rendait pas compte, on n'était au courant de rien." explique une mère.

"On découvre des vidéos des enfants qui sont maltraités psychologiquement, qui sont humiliés, des choses qui sont complètement aberrantes et inappropriées professionnellement parlant..." témoigne une autre mère.

 Les faits se seraient déroulés entre décembre et juillet dernier alors que l’établissement venait d’ouvrir ses portes.

Depuis, une enquête de la protection maternelle et infantile est en cours. Quatre mains courantes ont été déposées et les quatre assistantes maternelles ont perdu leur agrément. 

Insuffisant pour une maman qui témoigne : "Moi, je souhaite qu'elles soient punies, je souhaite que tout cela se sache, parce qu'actuellement elles peuvent garder d'autres enfants en tant que nounous."

 Une nouvelle affaire quelques jours après les révélations de maltraitance visant plusieurs groupes de garderies comme People&baby. Par mesure de précaution, l’établissement de Montceau-les-Mines a fermé ses portes."

 

Sources :

 

https://www.francetvinfo.fr/societe/enfance-et-adolescence/creches-privees-soupcons-de-maltraitance-dans-un-etablissement-de-saone-et-loire_6794353.html

 

 

https://www.lepoint.fr/societe/les-ogres-les-revelations-chocs-de-victor-castanet-sur-les-creches-privees-18-09-2024-2570610_23.php

 

 

https://www.huffingtonpost.fr/justice/article/creches-people-baby-le-proces-de-deux-ex-directrices-pris-dans-la-tempete-mediatique_239992.html

Après le scandale des EHPAD, voici celui des crèches privées...
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29 septembre 2024 7 29 /09 /septembre /2024 12:44
Couleurs d'automne...

 

Des panaches de rousseurs enflamment le ciel d'automne... des feuilles brûlées aux teintes flamboyantes...

 

 

 

Brun, vert, xanthe, les couleurs s'entremêlent avec tant d' harmonie ! Sur le canal, des feuilles éparses enluminent aussi l'eau sombre...

 

 

 

Les marronniers revêtent déjà leur parure brune d'automne... Les tilleuls, eux, se parent de quelques feuilles dorées éblouissantes...

 

 

 

Sous la voûte des marronniers, on peut admirer un spectacle féerique de couleurs qui s'entrelacent et se détachent sur les branches obscures...

 

 

 

Des teintes de roux chaleureuses irradient et resplendissent sous le soleil...

 

 

 

Les baies d'aubépine viennent ajouter leurs notes de couleurs éclatantes à ce tableau de l'automne...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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27 septembre 2024 5 27 /09 /septembre /2024 11:34
Allez, venez Milord...

 

Une chanson qui s'ouvre "in medias res" sur une invitation avec deux impératifs insistants : "Allez, venez", et une apostrophe "Milord"... c'est une invitation chaleureuse à venir s'installer à table... On perçoit le souci de la personne qui s'exprime à l'égard de cet homme riche qui porte ce titre "Milord", avec une majuscule.

Et les mots qui suivent viennent souligner ce souci de l'autre :

"Il fait si froid, dehors
Ici c'est confortable"

On perçoit là une empathie, une connivence, une générosité.

Et l'invitation se fait pressante avec des impératifs encore à valeur d'insistance :

"Laissez-vous faire, Milord
Et prenez bien vos aises"

Et ce sera aussi l'occasion d'une forme de consolation, comme le montre la belle expression "Vos peines sur mon coeur" qui évoque un partage avec l'alternance des adjectifs possessifs : "vos peines, mon coeur."

Et pourtant, les vers suivants soulignent la distance qui sépare les deux personnages... socialement très inférieure, la narratrice insiste elle-même sur cet écart :

"Je vous connais, Milord
Vous ne m'avez jamais vue
Je ne suis qu'une fille du port
Qu'une ombre de la rue..."

Lui est connu, reconnu de tous, alors qu'elle-même se définit comme une "ombre de la rue" et "une fille du port", des termes péjoratifs et dévalorisants. Notoriété de l'un, anonymat de l'autre, titre de noblesse de l'un, dénomination vulgaire de l'autre.... des contrastes très marqués...

Dès lors, l'invitation ne peut que surprendre avec une sorte d'inversion des rôles sociaux...  La narratrice, bien que socialement inférieure, prend le rôle de consolatrice.

Dans le couplet qui suit, la narratrice rappelle un épisode récent : Milord qu'elle a aperçu le jour précédent au bras d'une demoiselle... elle évoque son bonheur triomphant, avec un vocabulaire hyperbolique :

"Vous aviez le beau rôle
On aurait dit le roi...
Vous marchiez en vainqueur"

La narratrice met aussi en évidence la beauté extraordinaire de la demoiselle sur le mode exclamatif, traduisant une intense admiration : 

"Mon Dieu!... Qu'elle était belle...
J'en ai froid dans le coeur..."

C'est un tableau idyllique qui contraste avec le couplet suivant où  il est question du départ d'un navire qui emporte au loin la bien aimée. Le vocabulaire suggère alors la douleur de la séparation avec les verbes "déchirer, briser, pleurer".

Et la narratrice de donner cette leçon de vie :

"Comme quoi l'existence
Ça vous donne toutes les chances
Pour les reprendre après..."

Le refrain intervient alors avec la reprise des impératifs "Allez, venez, Milord ! Laissez-vous faire, Milord".

Milord est comparé à "un môme" et la narratrice par une belle inversion des rôles l'invite dans son "royaume", un royaume fait de chansons, de réconfort : 

"Je soigne les remords
Je chante la romance
Je chante les milords
Qui n'ont pas eu de chance!"

C'est alors que la narratrice lance un nouvel impératif :

"Regardez-moi, Milord
Vous ne m'avez jamais vue..."

Et ces deux vers soulignent encore l'écart social entre les deux personnages : la narratrice, fille des rues anonyme, sans importance qui n'a jamais été vue par Milord, implore un regard.

Et soudain, l'émotion jaillit des yeux de Milord, provoquant la surprise :
..."Mais vous pleurez, Milord?
Ça je l'aurais jamais cru!"

La fin de la chanson est une invite à retrouver le sourire, la joie de vivre, avec une cascade d'impératifs insistants : la chanson met alors en scène les réactions de Milord commentées par la narratrice. On le voit danser, on l'entend chanter...

"Eh bien, voyons, Milord!
Souriez-moi, Milord!
...Mieux que ça! Un petit effort...
Voilà, c'est ça!
Allez, riez, Milord!
Allez, chantez, Milord!
La-la-la
...

Mais oui, dansez, Milord!
La-la-la...
Bravo Milord!"

Voilà une magnifique chanson faite d'empathie, de générosité... et c'est une personne humble qui manifeste cette empathie, une façon de montrer que ce sont souvent les plus humbles qui font preuve de solidarité et de générosité.

La mélodie est enjouée, vive, dans le refrain et se ralentit dans les couplets pour raconter l'histoire de Milord...   elle alterne des passages vifs et des moments plus lents et introspectifs... elle oscille entre mélancolie et espoir...

Que dire de l'interprétation d'Edith Piaf ? Avec sa gouaille, elle nous fait vivre intensément la scène, comme si on l'avait sous les yeux...

 

Pour mémoire : 

 Sortie en 1959 cette chanson a été écrite par Georges Moustaki et composée par Marguerite Monnot.

 

Les paroles :

 

https://www.paroles.net/edith-piaf/paroles-milord

 

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25 septembre 2024 3 25 /09 /septembre /2024 09:43
"Des peuples malheureux parce que les femmes sont malheureuses"...

 

Invité de l'émission La Grande Librairie, Kamel Daoud est venu présenter son ouvrage Houris... 

L'Algérie pendant les années de plomb, l'Algérie durant sa guerre civile. Ses victimes, ses bourreaux, la condition de la femme, c'est un peu tout cela que raconte Kamel Daoud dans Houris.

Son héroïne, Aube, est une miraculée. Petite fille à moitié égorgée le jour de l'an 2000, elle est recueillie par Khadija. Aube entame alors un long monologue avec celle qui pousse dans son ventre, qu'elle dénomme Houri...

 

Interrogé par Augustin Trapenard, Kamel Daoud évoque alors la condition des femmes musulmanes et dresse un vibrant réquisitoire contre le sort qui leur est réservé :

 

"Je crois profondément, je le crois sincèrement, ce n'est pas une pose, que dans le monde qu'on appelle arabo musulman, nous avons des peuples malheureux parce que les femmes sont malheureuses...

Comment voulez-vous qu'on ait des enfants élevés avec l'idée du bonheur par des femmes battues, enfermées ? Comment voulez-vous avoir des pays arabes développés lorsque la moitié de la population est enfermée à partir de 18 ans ?

Comment voulez-vous qu'on puisse nous enrichir, nous mettre debout, qu'on soit une civilisation, quand nous marions nos Marie Curie à 18 ans pour les enfermer ?

Comment voulez-vous qu'on avance si la femme n'est pas réparée ?"

Augustin Trapenard évoque ensuite une phrase terrible du livre de Kamel Daoud :

"Je t'évite de naître pour t'éviter de mourir à chaque instant."

La mort à petit feu, tel est le sort réservé aux musulmanes...

 

Delphine Minoui franco iranienne témoigne aussi :

"C'est la malédiction de naître au mauvais endroit, au mauvais moment et c'est le cas des femmes iraniennes, de femmes qui vivent au Moyen Orient, je pense aux Afghanes aujourd'hui, en particulier. Vous naissez, vous vous sentez condamnée d'avance, parce que vous savez que vous n'êtes pas du bon côté de l'histoire. Comment se construire dans l'effacement ? Comment se reconstruire dans l'oubli ?

Et ces femmes là n'ont que ce seul choix, dire : résister, c'est exister..."

Et Kamel Daoud rajoute :

"La femme n'est pas propriétaire de son corps, son corps appartient à tout le monde, au mari, au père, au plus fort dans le quartier, à l'histoire collective, aux divinités... mais vous vous rendez compte ? Habiter dans une maison qui n'est pas à vous, dans un corps qui n'est pas à vous, et on vous force à porter des vêtements qui ne sont pas vous..."

Delphine Minoui intervient alors :

"Corps prison, corps territorialisé, colonisé par ceux qui ont décidé à votre place..."

 

Des femmes réduites à néant, qui n'ont même plus le droit de parler, de chanter, de vivre, d'exister... des femmes muselées, prisonnières, victimes des hommes et de leur barbarie.

Quand cessera cette malédiction qui pèse sur les femmes ? 

 

 

Sources :

 

https://www.france.tv/france-5/la-grande-librairie/saison-17/6457532-emission-du-mercredi-18-septembre-2024.html

 

 

https://www.francetvinfo.fr/replay-radio/le-monde-est-a-nous/parole-vetements-hygiene-regards-la-vie-des-femmes-afghanes-est-desormais-legalement-sous-le-controle-des-talibans_6693240.html

 

 

"Des peuples malheureux parce que les femmes sont malheureuses"...
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23 septembre 2024 1 23 /09 /septembre /2024 11:41
Merci Macron ! Le prix de la dissolution...

"Vingt-huit millions cinq cent quarante mille neuf cents euros ! C'est le montant qu'a coûté la dissolution de l'Assemblée nationale décidée au mois de juin par Emmanuel Macron au soir du résultat des élections européennes. La majorité de cette somme a été engloutie dans les frais de licenciements des collaborateurs parlementaires."

 

Une dissolution décidée par le chef de l'Etat au moment le plus inopportun :  le moment était particulièrement mal choisi avec les Jeux Olympiques qui se profilaient ainsi que les congés d'été durant lesquels beaucoup de gens partent en vacances. 

La décision prise par Emmanuel Macron en juin 2024 de dissoudre l’Assemblée nationale n’a pas seulement bouleversé l’échiquier politique français, elle a également eu un impact financier non négligeable sur les comptes publics. Selon des informations révélées par franceinfo le 17 septembre, la dissolution a coûté 28,5 millions d’euros à l’État !

Un sacré pognon ou un pognon de dingue, comme dirait l'autre !

Et qui va payer ? Bien sûr, le contribuable français...

 

On voit combien cette décision d'Emmanuel Macron était particulièrement irresponsable... a-t-il pensé aux conséquences ?

Alors que la France croule sous les dettes, on s'interroge et on se demande pourquoi les responsables politiques ne mesurent pas les conséquences dommageables de leur décision...

 

"Outre sur le budget de l'Assemblée nationale, la dissolution et l'incertitude politique qui en découle depuis pèseraient aussi sur l'activité des entreprises. Ainsi, plus de la moitié (51%) des dirigeants de PME/TPE - catégories qui représentent plus de 99,9% des entreprises en France - estiment que ce climat a eu un impact négatif « fort » sur leur activité, selon le baromètre trimestriel publié mardi par Bpifrance Le Lab et Rexecode.

 

S'y ajoutent 34% de ces patrons qui décrivent un impact "modéré", contre 18% ne relevant pas d'impact spécifique. Ces 3.642 personnes ont été interrogées du 22 août au 3 septembre, soit au plus fort de l'attente de deux mois, entre l'élection législative anticipée et la nomination de Michel Barnier au poste de Premier ministre le 5 septembre.

Au final, de la croissance en moins..."

Donc des conséquences notables sur notre économie...

 

 

Sources :

https://www.lepoint.fr/politique/comment-la-dissolution-a-coute-28-millions-d-euros-a-l-assemblee-nationale-17-09-2024-2570500_20.php

 

 

https://www.latribune.fr/economie/france/28-5-millions-d-euros-l-assemblee-nationale-demande-a-l-etat-de-payer-la-facture-de-la-dissolution-1006693.html

 

 

https://rmc.bfmtv.com/actualites/economie/la-dissolution-a-coute-28-5-millions-a-l-assemblee_VN-202409180195.html

Merci Macron ! Le prix de la dissolution...
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