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22 juillet 2024 1 22 /07 /juillet /2024 11:35
Les écrans, même en voiture !

 

Les écrans sont partout, ils se multiplient dans nos habitats, et voilà qu'ils envahissent aussi nos véhicules...

"La majorité des Français consultent leur téléphone en conduisant. Une étude révèle le fort impact des écrans sur les conducteurs, qui sont beaucoup moins alertes face au danger. Une nouvelle loi vise à lutter contre ces moments d'inattention.

 

C'est une distraction qui arrive à nombre de conducteurs : le téléphone qui sonne pendant que l'on conduit, ou un message qui s'affiche sur le smartphone... Au volant, le temps passé à regarder des écrans est de plus en plus grand.

 

Régler le GPS, la climatisation ou même la musique peut aussi distraire. Une étude récente indique que 76% des Français conduisent tout en regardant un écran. C'est beaucoup !

 

"Parfois, on conduit et on oublie qu'on conduit. Moi, parfois, je ne ma souviens pas d'avoir fait un trajet, par exemple... parce que des gens m'ont téléphoné... je suis distraite par plein de choses... je conduis mais je ne suis pas vraiment là.", témoigne une automobiliste.

"En fait, c'est pour mettre des fois le GPS, cela m'arrive de temps en temps, oui je suis distrait.", déclare un autre automobiliste.

 

Composer un numéro de téléphone au volant prend 35 secondes - pendant lesquelles le conducteur ne regarde pas la route et est moins alerte face aux imprévus. Le simple fait de regarder un écran augmente le temps de réaction de 60% !

L'étude montre également que  les conducteurs déconcentrés oublient de regarder dans leurs rétroviseurs. Leurs trajectoires deviennent aussi moins précises.

 

"Cela multiplie par 13 les écarts de trajectoire réalisés par des conducteurs, et non seulement, cela augmente les écarts de trajectoire, mais cela augmente aussi leur amplitude, ce qui crée des problématiques réelles de sécurité routière", détaille Adrien Ballet, ergonome cognitiviste chez Calyxis.

Pour nous forcer à rester concentrés, une loi vient d' obliger  les constructeurs à équiper tous les véhicules neufs d'avertisseurs de perte d'attention ou de changement de trajectoire."

 

Encore plus de technologie embarquée ! Encore plus de sophistication dans nos voitures ! Encore plus de surveillance !

 

Source :

https://www.francetvinfo.fr/replay-jt/france-2/20-heures/securite-routiere-le-danger-mortel-des-ecrans-au-volant_6677409.html

 

 

 

Les écrans, même en voiture !
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21 juillet 2024 7 21 /07 /juillet /2024 13:13
Voici l'heure des cigales...

 

Voici l'heure des cigales, l'heure où elles entonnent leurs chants avec encore plus de force et d'entrain...

 

 

Quand le soleil est au zénith, que la chaleur se fait plus pesante encore, voici l'heure des cigales...

 

 

On recherche alors les ombrages les plus épais pour se protéger des ardeurs du soleil...

 

 

 

Un chat s'est réfugié sous les micocouliers du jardin.... il s'endort peu à peu, bercé par la douce chanson des cigales...

 

 

Quelle splendeur ! Quel joli tableau !

 

 

 

Moment de paix infini... alors que les oliviers scintillent sous les rayons du soleil, formant des bouquets argentés et que les grands pins s'élancent sur l'azur...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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19 juillet 2024 5 19 /07 /juillet /2024 11:55
Piano à quatre mains : RAVEL, GERSHWIN...

 

Deux pianistes de talent pour ce spectacle musical dans le cadre des Jeudis de Nîmes : Muriel Bonijol, et Cosima Guelfucci... 

On écoute d'abord plusieurs pièces extraites de Ma Mère l'Oye de Ravel.

Pour mémoire :

 Maurice Ravel a composé cette oeuvre  d'après des contes de Charles Perrault (La Belle au bois dormant et Le Petit Poucet extraits des Contes de ma mère l'Oye, 1697), de Madame Leprince de Beaumont (La Belle et la Bête, 1757) et de Madame d'Aulnoy (Le Serpentin vert, 1697). Il existe trois versions principales de cette suite : la première, à l'origine de l'œuvre, est écrite pour piano à quatre mains (entre 1908 et 1910), la deuxième est une partition pour orchestre symphonique (1911), la dernière, plus étoffée, est une adaptation pour ballet, avec une chorégraphie de Jane Hugard. Le compositeur cite d’ailleurs les passages qu’il a précisément illustrés sur la partition. Ravel dédia Ma Mère l’Oye à deux enfants, Jean et Marie Godebski, enfants de ses fidèles amis d’origine polonaise Cipa et Ida. 

 


Thierry Guelfucci présente, au début du spectacle, la Pavane de la Belle au bois dormant avec un extrait du conte de Perrault :


"Il était une fois un Roi et une Reine, qui étaient si fâchés de n'avoir point d'enfants, si fâchés qu'on ne saurait dire. Ils allèrent à toutes les eaux du monde ; voeux, pèlerinages, menues dévotions, tout fut mis en oeuvre, et rien n'y faisait. Enfin pourtant la Reine devint grosse, et accoucha d'une fille : on fit un beau Baptême; on donna pour Marraines à la petite Princesse toutes les Fées qu'on put trouver dans le Pays (il s'en trouva sept), afin que chacune d'elles lui faisant un don, comme c'était la coutume des Fées en ce temps-là, la Princesse eut par ce moyen toutes les perfections imaginables. Après les cérémonies du Baptême toute la compagnie revint au Palais du Roi, où il y avait un grand festin pour les Fées. On mit devant chacune d'elles un couvert magnifique, avec un étui d'or massif, où il y avait une cuiller, une fourchette, et un couteau de fin or, garni de diamants et de rubis. Mais comme chacun prenait sa place à table, on vit entrer une vieille Fée qu'on n'avait point priée parce qu'il y avait plus de cinquante ans qu'elle n'était sortie d'une Tour et qu'on la croyait morte, ou enchantée. Le Roi lui fit donner un couvert, mais il n'y eut pas moyen de lui donner un étui d'or massif, comme aux autres, parce que l'on n'en avait fait faire que sept pour les sept Fées. La vieille crut qu'on la méprisait, et grommela quelques menaces entre ses dents. Une des jeunes Fées qui se trouva auprès d'elle l'entendit, et jugeant qu'elle pourrait donner quelque fâcheux don à la petite Princesse, alla dès qu'on fut sorti de table se cacher derrière la tapisserie, afin de parler la dernière, et de pouvoir réparer autant qu'il lui serait possible le mal que la vieille aurait fait. Cependant les Fées commencèrent à faire leurs dons à la Princesse. La plus jeune lui donna pour don qu'elle serait la plus belle personne du monde, celle d'après qu'elle aurait de l'esprit comme un Ange, la troisième qu'elle aurait une grâce admirable à tout ce qu'elle ferait, la quatrième qu'elle danserait parfaitement bien, la cinquième qu'elle chanterait comme un Rossignol, et la sixième qu'elle jouerait de toutes sortes d'instruments dans la dernière perfection. Le rang de la vieille Fée étant venu, elle dit, en branlant la tête encore plus de dépit que de vieillesse, que la Princesse se percerait la main d'un fuseau, et qu'elle en mourrait. Ce terrible don fit frémir toute la compagnie, et il n'y eut personne qui ne pleurât. Dans ce moment la jeune Fée sortit de derrière la tapisserie, et dit tout haut ces paroles : "Rassurez-vous, Roi et Reine, votre fille n'en mourra pas; il est vrai que je n'ai pas assez de puissance pour défaire entièrement ce que mon ancienne a fait. La Princesse se percera la main d'un fuseau; mais au lieu d'en mourir, elle tombera seulement dans un profond sommeil qui durera cent ans, au bout desquels le fils d'un Roi viendra la réveiller." Le Roi, pour tâcher d'éviter le malheur annoncé par la vieille, fit publier aussitôt un Edit, par lequel il défendait à toutes personnes de filer au fuseau, ni d'avoir des fuseaux chez soi sur peine de la vie."
 

On est alors séduit par une douce mélodie : Pavane de la Belle au bois dormant, une magnifique invitation à la rêverie... Cette pavane, danse ancienne, noble et lente, nous présente la fée Bégnine berçant de contes le sommeil de la princesse et évolue sur une mélodie transparente. Magnifique !
 

Puis, c'est le Petit Poucet qui nous est conté par Thierry Guelfucci :

"Il était une fois un Bûcheron et une Bûcheronne qui avaient sept enfants tous Garçons. L'aîné n'avait que dix ans, et le plus jeune n'en avait que sept. On s'étonnera que le Bûcheron ait eu tant d'enfants en si peu de temps; mais c'est que sa femme allait vite en besogne, et n'en faisait pas moins que deux à la fois. Ils étaient fort pauvres, et leurs sept enfants les incommodaient beaucoup, parce qu'aucun d'eux ne pouvait encore gagner sa vie. Ce qui les chagrinait encore, c'est que le plus jeune était fort délicat et ne disait mot : prenant pour bêtise ce qui était une marque de la bonté de son esprit. Il était fort petit, et quand il vint au monde, il n'était guère plus gros que le pouce, ce qui fit que l'on l'appela le petit Poucet. Ce pauvre enfant était le souffre-douleur de la maison, et on lui donnait toujours le tort. Cependant il était le plus fin, et le plus avisé de tous ses frères, et s'il parlait peu, il écoutait beaucoup. Il vint une année très fâcheuse, et la famine fut si grande, que ces pauvres gens résolurent de se défaire de leurs enfants. Un soir que ces enfants étaient couchés, et que le Bûcheron était auprès du feu avec sa femme, il lui dit, le coeur serré de douleur :

Tu vois bien que nous ne pouvons plus nourrir nos enfants ; je ne saurais les voir mourir de faim devant mes yeux, et je suis résolu de les mener perdre demain au bois, ce qui sera aisé, car tandis qu'ils s'amuseront à fagoter, nous n'avons qu'à nous enfuir sans qu'ils nous voient."

Plus tard :
"Le Petit Poucet croyait trouver aisément son chemin par le moyen de son pain qu’il avait semé partout où il avait passé ; mais il fut bien surpris lorsqu’il n’en put retrouver une seule miette : les oiseaux étaient venus et avaient tout mangé."

On écoute alors la musique de Ravel pleine de mélancolie... Les enfants du bûcheron errent dans le soir tombant. On reconnaît les pas dans l’accompagnement musical du début. Leurs hésitations sont illustrées par des changements de mesures constants (2/4, 3/4, 4/4, 5/4…) et leurs angoisses sont décrites par un dessein sinueux de tierces...

 

Thierry Guelfucci évoque alors une autre histoire moins connue : Laideronnette, Impératrice des Pagodes, d’après le conte Le Serpentin vert (1697) de la comtesse d’Aulnoy.

Laideronnette raconte l'histoire d'une princesse chinoise tombée sous une malédiction qui la transforma en une petite fille laide. Embarrassée par son apparence, Laideronnette s'exile elle-même de sa famille et de son pays. Lors de son voyage, elle est sauvée par un serpent vert. Comme leur amour grandit l'un pour l'autre, la malédiction est levée, et ils vécurent ensuite heureux sur l'île des Pagodes.

" Il était une fois une grande reine qui donna naissance à deux filles jumelles. Toutes les fées du voisinage se retrouvèrent autour du berceau pour les doter de toutes les qualités possibles. Malheureusement Magotine arriva ; c’était la sœur de Carabosse, aussi méchante qu’elle. Elle s’approcha du berceau et dit à l’une des petites filles :
« Tu seras parfaite, mais en laideur ».
« Nous ne pouvons pas changer ce mauvais sort, dirent les autres fées à la reine, mais nous pouvons vous assurer qu’elle sera très heureuse ». La reine appela donc une de ses filles Laideronnette et l’autre Bellotte. Laideronnette était si affreuse qu’il était impossible de la regarder.
Quand elle eut douze ans, elle voulut partir dans un château éloigné, le cœur rempli de tristesse. Dans la forêt, elle rencontra un gros serpent vert qui lui dit : « Laideronnette, tu n’es pas seule malheureuse, vois mon horrible figure ».
Un soir, elle se promenait au bord de la mer, quand elle vit une barque toute dorée s’approcher du bord. Elle y monta, perdit la terre de vue et bientôt, une tempête se leva. Le serpent vert réapparut et lui proposa de la sauver.
Laideronnette s’évanouit et se réveilla dans un merveilleux palais en entendant de la musique.

Les jardins étaient remplis de fleurs, de fontaines, d’arbres rares. Elle vit venir à elle de petits personnages couverts d’or et de pierres précieuses pour la divertir et la servir. Tous les jours à son lever, elle avait de nouveaux habits, de nouvelles dentelles. Elle se déshabillait le matin pour aller au bain. Aussitôt Pagodes et Pagodines se mettaient à chanter et à jouer des instruments. Tels avaient des théorbes faits d’une coquille de noix... tels avaient des violes faites d’une coquille d’amande, car il fallait bien proportionner les instruments à leur taille."
 


Ce conte inspire à Ravel une page séduisante aux sonorités raffinées et surprenantes... Fasciné par l’Orient, Ravel recrée ici une ambiance  exotique en composant un thème bâti sur 5 sons (qui correspondent aux touches noires d’un piano). Ces sons génèrent un mode dit "pentatonique", très fréquent dans les musiques d’Extrême-Orient. Cette couleur particulière fera peut-être dire aux enfants qu’ils ont l’impression d’entendre une musique "chinoise".


 

Thierry Guelfucci  et Muriel Bonijol nous lisent ensuite un passage de Conte mis en musique par Maurice Ravel : Entretiens de la Belle et la Bête...


"Premier entretien :
La Belle : Quand je pense à votre bon cœur, vous ne me paressez pas si laid.
La Bête : Oh, dame oui, j’ai le cœur bon mais je suis un monstre.
La Belle : Il y a bien des hommes qui sont plus monstres que vous.
La Bête : Si j’avais de l’esprit je vous ferais un grand compliment pour vous remercier, mais je ne suis qu’une bête. La Belle, voulez-vous être ma femme ?
La Belle : Non, la bête !
 

Deuxième entretien :
La Bête : Je meurs content puisque j’ai le plaisir de vous revoir encore une fois.
La Belle : Non, ma chère bête, vous ne mourrez pas, vous vivrez pour devenir mon époux…
La Bête avait disparu et elle ne vit plus à ses pieds qu’un prince plus beau que l'Amour qui la remerciait
d'avoir fini son enchantement." Mme Leprince de Beaumont

 


C'est sans doute le moment le plus poétique et le plus descriptif de l’œuvre, Ravel y fait s’entretenir sur un
rythme de valse lente, un dialogue amoureux au cours duquel la Belle  finit par céder aux supplications de la Bête, et se laisse séduire...

 

Enfin, le Jardin Féerique de Maurice Ravel  est l’une des plus belles œuvres classiques inspirées par la nature...  pour la dernière pièce de ce conte musical où se mêlent les personnages de la Belle et la Bête, d’une impératrice chinoise et du Petit Poucet, il nous faut imaginer un matin de printemps où la nature triomphe...

Maurice Ravel a décrit lui-même la scène qui se joue dans nos oreilles :

"Petit jour. Chants d’oiseaux. Entre le prince charmant, guidé par un Amour. Il aperçoit la princesse endormie. Elle s’éveille en même temps que le jour se lève. Tous les personnages se regroupent autour du prince et de la princesse unis par l’Amour. Apothéose.
D’un baiser, le Prince Charmant a réveillé la princesse, le couple est béni par la fée devant tous les personnages…"
Le Jardin Féérique n’est autre qu’un lent et admirable crescendo interrompu par un palier central. Ravel semble y avoir mis toute sa nostalgie secrète d’un monde de féerie enfantine…


 

Dans une deuxième partie du spectacle, les deux pianistes interprètent la célèbre Rhapsodie in Blue de George GERSHWIN : on se laisse alors emporter par cette mélodie qui combine des éléments de musique classique et de jazz... une musique emplie de lyrisme, entraînante, envoûtante qui nous emmène dans un monde de rêves... un beau moment d'évasion et de pur bonheur...

 

 

 

https://pad.philharmoniedeparis.fr/0933850-ma-mere-loye-de-maurice-ravel.aspx?_lg=fr-FR

 

https://www.orchestredijonbourgogne.fr/downloads/pdf/ODB_DP_Ma-m%C3%A8re-l-oye_Thierry-Weber.pdf

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17 juillet 2024 3 17 /07 /juillet /2024 09:40
Eloge de ceux qui ne partent pas...

 

En ces temps de grandes migrations où les vacanciers se précipitent sur les routes pour fuir leur lieu d'habitation, rejoignant souvent les rivages du sud, j'ose faire l'éloge de ceux qui ne partent pas...

Comment peut-on éprouver du plaisir à se retrouver entassés sur des plages inondées de soleil ? Car souvent les touristes se rendent sur les mêmes lieux bondés de monde... Le surtourisme fait des ravages dans de nombreux lieux...

Si le tourisme de masse a un impact positif sur le développement économique des territoires, il a aussi des effets néfastes sur l'environnement et les populations locales.  À l’échelle de la France, c’est 80% de l’activité touristique qui se concentre sur 20% du territoire.

Venise, Barcelone, Rome, Paris, Amsterdam, des villes qui suffoquent sous le flot des touristes...

 

Pollution de l'eau, des sols, destruction des écosystèmes, le surtourisme est une catastrophe...

Ainsi, les calanques de Marseille sont menacées depuis plusieurs années par l'érosion, fragilisées par le piétinement de milliers de visiteurs quotidiens. Depuis 2022, un système de réservation gratuite limite l'accès aux criques de Sugiton à 400 visiteurs par jour, au lieu de 2 500 auparavant en haute saison.

 

Pourquoi ne pas rester pour découvrir sa ville, ses alentours, un jardin, un parc et toutes ses merveilles ?

Les arbres, les plantes, les oiseaux, les paysages qui nous entourent méritent notre attention et notre émerveillement...

 

Comme l'écrit si bien Elise Rousseau dans son ouvrage Sur le chemin des oiseaux, "pour nous, humains, ne pas s'en aller, être sédentaires, c'est également connaître en profondeur la vérité d'un lieu, son intimité jour après jour, nouer des liens de toute une vie, avec les autres, avec les arbres, les murets, les paysages, toujours les mêmes mais toujours changeants... Il n'y a pas que le nomadisme, il n'y a pas que les voyageurs qui puissent faire rêver. Nous avons aussi besoin parfois de nous ancrer, et nous avons besoin de ceux qui sont profondément enracinés. On taxe souvent les sédentaires de pantouflards, de casaniers, mais s'ils étaient simplement assez sages pour ne pas avoir besoin de fuir leur quotidien ?

S'ils savaient se contenter de leurs rêves intérieurs, des courts voyages et des petites aventures qu'offre la vie ordinaire ?

La sédentarité bien pensée, n'est-ce pas être assez bien chez soi, assez heureux, et assez plein de cette vie toute proche pour n'avoir pas besoin d'aller chercher ailleurs ce qui, pense-t-on, nous comblera ? D'un point de vue écologique, nous avons de toute façon intérêt à redécouvrir les vertus de la sédentarité, tant les voyages en avion sont devenus dommageables à notre environnement."
 

Alors, bien sûr, il y a aussi ceux qui vivent dans de grands ensembles bétonnés et qui n'ont pas les moyens de partir : il faudrait que soient aménagés pour eux des lieux où la nature leur soit accessible, avec des arbres, des fleurs, des oiseaux, des plans d'eau... Il faut revoir et repenser l'environnement de ces grands ensembles, afin de les rendre plus vivables...

 

 

 

https://www.vie-publique.fr/eclairage/24088-le-surtourisme-quel-impact-sur-les-villes-et-sur-lenvironnement

 

 

 

 

Eloge de ceux qui ne partent pas...
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15 juillet 2024 1 15 /07 /juillet /2024 12:05
Toujours plus de millionnaires !

 

 Alors que plus de 9 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté, on compte en France toujours plus de millionnaires...


Selon les chiffres de l'Insee, 14,4% de la population vit sous le seuil de pauvreté. Les privations se font de plus en plus sentir au quotidien pour ces Français modestes.

 

En revanche, "le club des riches est de moins en moins fermé : l'an dernier, la France comptait très exactement  2 868 031 millionnaires. C’est 47 000 personnes de plus qu'en 2022. Si on fait le calcul, près d'un Français sur 20 serait millionnaire selon une récente étude...La France  se place ainsi en quatrième position derrière le Royaume-Uni, où 3 millions de personnes ont une fortune qui dépasse le million de dollars.

Une augmentation du nombre de très riches dans notre territoire qui s'explique, notamment, par la valeur croissante de leur patrimoine immobilier, mais aussi par leur taux d'épargne très important.

"Les Français épargnent beaucoup, d'autant plus quand on regarde les millionnaires ou les plus riches, le Français moyen épargne environ 15% de son revenu. Si chaque année vous mettez de l'argent de côté, cela fait beaucoup d'argent, au final, au bout d'un moment.", explique Nicolas Frémeaux, enseignant-chercheur.

Alors, qui sont-ils ces millionnaires ?

Difficile de dresser leur portrait-robot, mais selon l'INSEE, pour la majorité d'entre eux, ce sont les actifs immobiliers qui représentent plus de la moitié de leur fortune, suivis des actifs financiers, et matériels comme les voitures de luxe, les bijoux ou les oeuvres d'art.

Mais la donne change pour les plus riches des très riches...

"La composition du patrimoine des millionnaires, c'est entre 50 et 70% en immobilier. Quand on regarde la composition du patrimoine des multi millionnaires et des milliardaires, ils sont beaucoup plus investis dans l'économie, dans les entreprises. En fait, ce sont de grands entrepreneurs.", dit Agnès Verdier-Molinié.

En France, le nombre de millionnaires devrait croître de 16 % d'ici 2028..."

 

Face à ces millionnaires, plus de 9 millions de Français vivent sous le seuil de pauvreté, soit 1.216 euros par mois pour une personne seule. Le taux de pauvreté s'établit à 14,4% de la population en France, un niveau quasi stable selon l'Insee.


Pour ces Français modestes, et dans un contexte d'inflation, les privations se font de plus en plus sentir au quotidien. Comment vivre décemment avec 1216 euros par mois ? Comment manger, comment se loger, comment se chauffer correctement ?

On le voit : des inégalités flagrantes dans notre société, des inégalités qui doivent être corrigés par une augmentation des petits salaires...

 

Sources :

 

https://www.francetvinfo.fr/economie/economie-la-france-compte-toujours-plus-de-millionnaires_6660708.html

 

 

https://www.rtl.fr/actu/economie-consommation/france-plus-de-9-millions-de-personnes-vivent-sous-le-seuil-de-pauvrete-selon-l-insee-7900402524

Toujours plus de millionnaires !
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14 juillet 2024 7 14 /07 /juillet /2024 12:09
Paysages méditerranéens...

 

Pins, cyprès, cèdres se dessinent et s'entremêlent sur l'azur... longs fuseaux des cyprès, rondeurs des pins, cèdres équilibristes...

 

 

Somptueux arbres du sud aux teintes nuancées de verts : vert pâle, vert sombre et profond, vert anis...

 

 

 

Plus loin, de vieilles pierres patinées par le temps, une colonne de temple antique... un palmier solaire inondé de lumières....

 

 

 

Sans oublier une statue du Dieu Pan au doux sourire, Pan divinité de la nature, Pan, le protecteur des bergers et des troupeaux...

 

 

 

Des vasques irradiées de lumières aux teintes éclatantes...

 

 

 

Et bien sûr le Nymphée, source sacrée, eau vivifiante... reflets ondoyants de l'eau sur les vasques...

 

 

 

 

 

 

 

 

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12 juillet 2024 5 12 /07 /juillet /2024 10:04
Voyage musical en Mongolie...

 

Voulez-vous plonger dans un monde sonore nouveau, envoûtant où les frontières musicales s'effacent et où les cultures se rencontrent ?

C'est un dépaysement garanti...  avec Célia Verseils, bassoniste qui a rencontré l'artiste mongol Dalaijargal Daansuren pour nous proposer une expérience musicale unique... L'Occident et l'Orient réunis sur la scène du Carré d'Art à l'occasion des Jeudis de Nîmes...

 

Les deux musiciens se présentent, lui avec un bandeau sur le front, et un long vêtement traditionnel vert sombre brodé, elle vêtue d'une longue robe noire...

On découvre alors un instrument au son étrange, étonnant : la vièle à tête de cheval... C'est l’instrument le plus populaire en Mongolie qui porte le nom de "Morin khuur” ou vièle à tête de cheval. Il s'agit d'un violon de forme carré avec un long manche droit puis recourbé à l’extrémité et surmonté de la sculpture d'une tête de cheval. Il est censé représenter le mouvement et les sons du cheval.

 

On écoute un premier morceau : on est alors véritablement transporté dans les steppes lointaines de Mongolie... une voix sonore très grave qui semble venue du fond des cavernes, puis un doux sifflement apaisant et mystérieux, comme le souffle du vent. Le son est doux, très oriental... c'est un dépaysement total !

 

Célia Verseils prend alors la parole : elle explique ses liens avec la Mongolie, son immersion dans la vie nomade chez sa correspondante alors qu'elle avait huit ans, ses rencontres avec les chants et les instruments traditionnels ont nourri sa créativité et ont donné naissance à une vision musicale singulière où le timbre de son instrument, le basson, peut s'unir à celui de la morin khuur. Elle nous invite au cours de ce concert à écouter le vent dans les dunes du désert de Gobi, un monde sonore où les cris des animaux, le chant des bergers ne font qu'un...

Magnifique voyage !

 

On est subjugué par ce morceau qui s'intitule : Cheval au galop... une musique envoûtante, on entend le hennissement d'un cheval puis un air très rapide restitués par la vièle, on entend le galop de plus en plus accéléré de l'animal... et la voix du chanteur sur ce rythme rapide.

 

A l'inverse, la musique qui suit est lente, mélancolique, ponctuée par la voix ténébreuse de l'artiste : une évocation majestueuse de la nuit et un hommage à Strauss.

 

Après la nuit, nous sommes invités à assister à un lever de soleil en Mongolie : on entend les vibrations de la vièle à tête de cheval et on voit aussitôt poindre le soleil, tandis que le basson joue un air caverneux qui s'éclaircit peu à peu... un bel hymne au soleil rempli de sensibilité et d'émotion. Une magnifique restitution sonore d'un lever de soleil...

Place à un hommage au musicien Henry Purcell : le basson, d'abord, joue une musique lente, douce, puis on écoute la voix caverneuse et grave du musicien...

Dalaijargal Daansuren nous explique alors ce qu'est le chant diphonique, un monde où les ondes acoustiques diffractent, s'assemblent et se superposent pour créer des tableaux sonores propres aux musiciens interprètes. Il est possible d'imiter ainsi les sons des animaux de la nature, le bruit du vent, le glou glou de la rivière, le bruit de l'ours, d'une cascade ou d'un dragon !

L'artiste nous fait entendre deux vents qui hurlent, et même le vent qui joue "Au clair de la lune." Etonnant !

Enfin, les deux musiciens interprètent encore un morceau créé il y a deux ans : Souvenir de la steppe. Un chant profond, caverneux, lent,  puis un air vif, accéléré joué par les deux instruments qui se répondent, puis le sifflement du vent grâce à la voix du chanteur.

La steppe s'anime sous nos yeux : on s'y croirait !

Magnifique moment de dépaysement et d'évasion !

 

 

 

 

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10 juillet 2024 3 10 /07 /juillet /2024 09:32
Les petites mains de l'IA : une exploitation de la misère humaine...

 

"L’intelligence artificielle, c'est la promesse que l’ordinateur pourrait reproduire le raisonnement humain. Ce n’est pas de la science-fiction, c’est déjà notre quotidien. Quand vous déverrouillez votre téléphone, quand vous jouez avec des filtres ou essayez virtuellement vos nouvelles lunettes. Et vous allez voir que cette IA fait travailler des humains en chair et en os… très loin de la Silicon Valley, dans un des pays les plus pauvres du monde.

 

A Madagascar, dans les faubourgs de la capitale, des journalistes ont rendez-vous avec Andy. Il les reçoit chez lui. C’est là qu’il travaille… au rythme des sonneries incessantes de son ordinateur : "Ce sont des tâches qui arrivent !", dit Andy. 

Des tâches : autrement dit, des micro offres d’emploi proposées sur une plateforme d’Amazon dédiée à l’entraînement des algorithmes. Toute la journée, Andy compare des images pour entraîner des sites de commerce en ligne à trier les produits et ainsi mieux les suggérer aux consommateurs : "Ces deux images ne sont pas pareilles. Donc on clique sur 'non' simplement", explique Andy en faisant défiler sur son écran des images de chaussures, de rouge à lèvres, de fond de teint.

Autre tâche : cette fois, il doit qualifier des photos d’applications de rencontres : "On me demande si cette personne est acceptable. Je réponds 'ok'. Je peux choisir différentes options : est-ce qu'il est beau, est-ce qu'il a un beau sourire ?". Vous cherchez un partenaire souriant, amusant?… C’est un peu grâce au travail d’Andy que vous trouverez peut-être chaussure à votre pied.

 

Un travail répétitif… pour une somme dérisoire. Il gagne 6 centimes de dollar par tâche. Il lui faut en réaliser plus de 300 pour espérer gagner 20 euros par jour. Contacté, Amazon reconnaît que ces micro ouvriers indépendants sont une force de travail pour le développement de l'économie digitale.

Lorsqu'on lui demande s'il s'imaginait travailler un jour pour Amazon, Andy explique: "Non pas du tout, j'avais d'autres ambitions. Mais vous savez, la vie n'est pas un long fleuve tranquille".

 

Andy est devenu ce qu’on appelle un travailleur du clic. De quoi améliorer l’ordinaire à Madagascar, l’un des pays les plus pauvres du monde. 75% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté.

 

En développant l'intelligence artificielle, le pays espère ainsi attirer de nombreux investisseurs. Et l’activité se structure. Pierre-Paul Ardile est Français, il a fondé Beepeeoo, une entreprise qui emploie 100 personnes à plein temps. Leur travail : entraîner l’IA pour le compte de clients issus de tous les secteurs.

 

"Nous travaillons pour le secteur agricole, la distribution, l'industrie, les services financiers, tous les secteurs sont touchés, décrypte Pierre-Paul Ardile. L'IA est une vague qui est irréversible. Ce qui attire nos clients français ici c'est le niveau de salaire et la qualité de la ressource humaine. Ici, on a des jeunes impliqués dans ce qu'ils font, qui parlent et écrivent très bien le français, ne font pas de fautes. Cela permet une très bonne qualité en termes de service rendu", poursuit-il. 

Les opérateurs gagnent une centaine d’euros par mois environ, c’est 3 fois le salaire moyen à Madagascar. "Pour nous les Malgaches, l'IA est vraiment une opportunité de création d'emplois. Bien sûr, il y a le robot, mais il y aura toujours un opérateur derrière pour assurer le côté humain", analyse Rova Rabetoviana, chef de projet chez Beepeeoo. 

 

Mais il n'y a pas que les entreprises qui entraînent leur IA à Madagascar... l'Etat français lui-même a indirectement recours aux travailleurs malgaches, par exemple pour entraîner l'algorithme à traquer les contribuables qui ne déclareraient pas leur piscine. Une pratique qui n'aurait plus cours depuis deux ans, dit Bercy...

Les impôts, mais aussi le ministère des armées, via un logiciel d'analyse d'images satellites, l'armée n'a pas répondu aux journalistes. Mais son sous traitant affirme qu'aucune donnée sensible n'est analysée hors de France...

 

Face à ce phénomène d'externalisation de l'IA, des chercheurs s'inquiètent de la précarité des travailleurs en bout de chaîne :

"Ces travailleurs sont les rouages invisibles de nos vies numériques. Ces tâches chronophages, et peu valorisées sont généralement externalisées par les entreprises technologiques à une foule de travailleurs précaires."

 

Et à Madagascar, certaines entreprises françaises préfèrent se faire discrètes : il faut dire que les données traitées sont parfois sensibles.

Un opérateur malgache qui souhaite rester anonyme affirme travailler pour le compte d’une société qui équipe nos supermarchés de caméras intelligentes censées détecter les comportements suspects et limiter les vols. Mais c’est bien à Madagascar que les vidéos sont visionnées. "Notre objectif c'est de trouver les vols. Ce sont eux qui envoient les vidéos, nous on les traite juste. En direct, en temps réel. Nous on envoie juste l'alerte et eux ils font l'arrestation des suspects". 

De la surveillance en temps réel, selon lui… L’entreprise française pour laquelle il travaille n’a pas souhaité  répondre aux journalistes, mais un concurrent, un autre fabricant de caméras intelligentes, Veesion, qui sous traite lui aussi à Madagascar réfute totalement cette existence de surveillance en temps réel. Il affirme  que les Malgaches ne font que qualifier les gestes suspects pour entraîner l’algorithme à les reconnaître: “Les personnes qui effectuent l'annotation sur des vidéos floutées et déjà pré-qualifiées par l’IA, le font à posteriori, à bref délai, et se contentent de transmettre les informations à notre intelligence artificielle dans le but de l’améliorer”, écrit la direction de Veesion.

Pourtant sur un document de formation destiné aux opérateurs malgaches, il est question de : “signaler des vols ou des tentatives de vols dans les magasins le plus rapidement possible” ou encore “d’avertir le magasin d’un comportement douteux”. 

L'entreprise Veesion précise qu'il s'agit d'un document rédigé par son prestataire malgache qui mérite une clarification. Veesion réaffirme qu'aucune surveillance en temps réel n'a lieu depuis Madagascar...

 

Contactée, la CNIL, la commission informatique et liberté dit avoir entamé des contrôles dans les magasins équipés de caméras intelligentes. Elle rendra ses conclusions dans les prochains mois..."

 

 

Source :

 

https://www.francetvinfo.fr/internet/intelligence-artificielle/video-a-madagascar-les-petites-mains-bien-reelles-de-l-intelligence-artificielle_6515243.html

 

 

 

 

Les petites mains de l'IA : une exploitation de la misère humaine...
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8 juillet 2024 1 08 /07 /juillet /2024 12:12
La démocratie à bout de souffle ?

 

Aux Etats-Unis, un débat opposait Trump à Biden, un débat qui s'est soldé par une déroute totale du président Joe Biden... un duel en direct sur CNN et qui a tourné très nettement en faveur du candidat républicain.

Un calvaire pour le président Joe Biden, lors de cette confrontation : dès les premières minutes, le président démocrate perd le fil de sa pensée, bafouille, cherche ses mots. Trump peut jubiler, lui qui répète à l'envi lors de ses meetings que son rival est sénile.

"Je ne sais ce qu'il a raconté à la fin de sa phrase, je ne suis pas sûr que lui-même le sache..." ose-t-il dire après une sortie confuse de Joe Biden sur l'immigration.

 

Peu importe qu'en face, Donald Trump multiplie les outrances, falsifie les faits, peu importe qu'il soit condamné dans une affaire pénale, au terme de ce premier duel, c'est lui qui apparaissait comme le plus apte à diriger le pays.

Biden doit-il rester dans le jeu, au risque de faire perdre son camp ?

Le New York Times demande au président sortant de ne pas se représenter : "ce serait le plus grand service public qu'il pourrait rendre."

D'un côté, Trump excité, menteur, répétant à l'envi des exagérations, des mensonges et, en face, une forme de zombie, quelqu'un dont on se dit : "Est-ce qu'il ira jusqu'en novembre ? Et s'il avait demain le pouvoir, est-ce qu'il pourrait l'exercer ?"

 

Comment choisir entre ces deux candidats ?

On perçoit là une démocratie à bout de souffle, une sorte d'impasse dans laquelle se trouvent les électeurs...

 

Et que dire de la situation politique en France ? Après une dissolution improvisée de l'Assemblée, la France se retrouve plus fracturée que jamais...

Quelle idée saugrenue d'avoir dissout l'Assemblée à un moment si inopportun ? A l'approche des vacances d'été, et des Jeux Olympiques qui se profilent, alors que la guerre en Ukraine fait encore des ravages, pas très loin de chez nous...

Une décision d'Emmanuel Macron qui paraît pour le moins très imprudente et dangereuse...

Le Rassemblement National aux portes du pouvoir, la droite qui implose, le Nouveau Front Populaire qui se fracture...

"Décidée par Emmanuel Macron, la brutale dissolution de l’Assemblée se solde par celle de sa propre majorité  qui, arrivée troisième derrière le RN et le Nouveau Front populaire, se voit désormais menacée de quasi-effacement" peut-on lire dans une chronique publiée par le journal Le Monde.

L'essayiste Alain Minc qui avait soutenu Macron à ses débuts évoque une erreur impardonnable :

 

"Quand un homme que l’on suppose intelligent et qui l’est prend une décision d’une absolue bêtise, c’est que la dimension psychologique a pris le pas sur la réflexion et la raison. Emmanuel Macron est, parmi les dirigeants des dernières décennies, celui pour lequel la psychologie personnelle est la plus déterminante. Cette dissolution est le résultat d’un narcissisme poussé à un état presque pathologique, ce qui conduit au déni du réel. Comment imaginer passer de 250 à 280 députés ?"


 

 

Source :

 

https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/l-esprit-public/trump-biden-un-choix-par-defaut-assange-libre-une-bonne-nouvelle-pour-la-liberte-d-informer-2986732

 

 

La démocratie à bout de souffle ?
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7 juillet 2024 7 07 /07 /juillet /2024 12:41
Merveilleuses fleurs de platycodon !

 

Merveilleuses fleurs de platycodon ! Si délicates, ces campanules originaires d'Extrême-Orient, dignes d'estampes japonaises, nous font rêver...

 

 

 

Quelle élégance, quelle discrétion dans les teintes, les formes étoilées de la fleur !

 

 

 

Les boutons floraux se gonflent en ballons avant de s'ouvrir et de dévoiler des pétales veinés de rose, de mauve, de bleu...

 

 

 

Des fleurs à admirer, aux tons pastels, blanches comme lys ou d'un rose pâle subtil...

 

 

 

Fleurs élancées, aériennes, légères sur leurs hautes tiges...

 

 

 

 

Fleurs mystérieuses dont le feuillage s'évanouit en hiver et réapparaît comme par magie, dès qu'arrive le doux printemps...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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