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2 décembre 2016 5 02 /12 /décembre /2016 17:09
La vie qui s'en va par dessus nous...

 

 


La fuite du temps a inspiré tant de poètes, depuis Ronsard, Hugo, Musset...


On retrouve ce thème dans une chanson intitulée La vie qui s'en va, un texte de Maurice Vidalin, sur une musique de Mikis Theodorakis. Cette chanson interprétée par Mouloudji revêt un charme, empreint de mélancolie.


Le poète emploie, dès le début, le pronom indéfini "on" qui a une valeur générale : "On ne sait plus ce que l'on est, on ne sait plus qui l'on était..." Ce pronom "on" réitéré restitue, ainsi,  une forme d'anonymat : l'homme perdu dans une foule oublie sa propre identité.

Cette chanson écrite pour un film "Biribi" qui évoque la vie dans des bataillons disciplinaires d'Afrique du Nord dénonce la dure réalité de la condition des soldats, à la fin du XIXème siècle.

Les négations traduisent un désarroi, une perte totale de repères.

La vie associée à un verbe de mouvement est personnifiée, elle semble, ainsi, tout emporter sur son passage : "La vie qui va par dessus nous, efface tout."

La vie devient une sorte d'entité qui impose sa souveraineté sur l'homme, qui le domine et le subjugue.

Le verbe familier "elle s'en fout" traduit, aussi, une violence infinie qui terrasse les individus.

Une simple phrase restitue toute la fugacité du temps qui passe, grâce à la répétition du verbe "aller": "la vie qui va, c'est la vie qui s'en va "...

Le passé, lui, apparaît comme un réconfort, car il est magnifié par les souvenirs : il permet d'oublier un présent douloureux, "le cafard" que ressent le poète : l'emploi de la première personne du singulier donne au texte un ton confidentiel : "Et mon passé, quand j'ai la cafard c'est tout doré, à travers un brouillard". Le style familier et poétique rend cette confidence encore plus poignante.

Ce passé se concrétise, avec l'évocation de la ville natale du poète, "Paris", puis "ma rue", un point d'ancrage qui paraît essentiel, avec l'image d'une femme aimée, symbole de sensualité, de tendresse : "Marie et ses seins nus", des images simples qui touchent tout le monde.

On retrouve, dans ce texte, un motif souvent associé à la fuite du temps : la fleur, raccourci saisissant de la vie humaine, la fleur vouée à un dépérissement très rapide : "Cueille une fleur, demain, la fleur sera fanée, il faudra l'enterrer".

L'alternance du passé et du présent souligne le désarroi du narrateur : "Moi, j'étais un fils à maman, je suis moins que rien au régiment.." Objet de toutes les sollicitudes dans l'enfance, celui qui est devenu soldat a tout perdu, il est réduit à néant, comme le montre l'expression négative et familière : "moins que rien..."

Et cet être réduit à néant affirme même : "Je suis mort"... une mort d'autant plus atroce que personne ne le sait, ce que suggère l'expression interrogative : "Mais qui le sait ?"

Il est vrai que ce soldat "marche encore", mais il n'est plus qu'une apparence, une ombre "j'ai l'air d'exister", affirme-t-il... Le texte restitue, ainsi, la déshumanisation que subit l'individu dans l'univers militaire.


La mélodie très douce traduit une forme de résignation et d'acceptation qui suscite en nous émotion et mélancolie...


 





 Photo : rosemar

1 décembre 2016 4 01 /12 /décembre /2016 08:25
Les mensonges de François Fillon sur les programmes scolaires...

 


 

 

Selon François Fillon, "Clovis, Jeanne d'Arc. même Voltaire et Rousseau ne figurent plus dans les programmes d'histoire..." C'est ce qu'il a déclaré lors du dernier débat de la primaire.

 

Bien évidemment, le candidat Fillon se livre à une manipulation de la réalité, en affirmant que ces personnages historiques, ces écrivains ne sont plus enseignés dans nos écoles.

Au collège, comme au lycée, une large part est accordée aux philosophes des Lumières, en français et en histoire.

 

Les élèves sont amenés à lire de manière détaillée Candide, Zadig, Micromégas, des contes philosophiques de Voltaire qui sont expliqués et analysés, avec précision.

 

L'esprit des Lumières est, ainsi, une partie importante de l'enseignement du cours de français : il semble que les hommes politiques, éloignés du terrain, n'ont même plus le sens des réalités.

En fait, ils préfèrent la falsifier pour servir leur campagne électorale.

 

Après Nicolas Sarkozy qui prétendait que les enseignants travaillent seulement 6 mois de l'année, voici que son lieutenant déforme les programmes enseignés à l'école...

 

Le "très catholique" Fillon, "l'honnête homme, le tendre, le pur", a menti effrontément à cette occasion.

Voltaire, c'est notre identité, c'est la dénonciation des injustices, des inégalités, de la religion et de ses dérives : l'odieuse intolérance, le refus des différences, le fanatisme, l'inquisition et ses horreurs...

La religion qui peut conduire aux pires abominations est une des cibles privilégiées de Voltaire.

Et Voltaire reste une référence essentielle dans les lycées et collèges de France...

 

Ainsi, François Fillon qui se présente comme un homme sincère, droit, apparaît comme un manipulateur qui falsifie la réalité.

 

De la même façon, Clovis, Jeanne d'Arc n'ont pas été évincés des programmes d'histoire, contrairement à ce qu'affirme François Fillon....

 

Le très catholique François Fillon a su convaincre un électorat traditionaliste attaché à la religion : il se présente comme celui qui ne ment pas aux français, celui qui veut leur imposer des sacrifices, dans leur intérêt.

Quel Tartuffe ! Lui qui n'hésite pas à ruser, user de mensonges, pour convaincre un certain électorat de droite.

 

Les Tartuffe sont décidément légion, en politique : d'un François à l'autre, il semble que Tartuffe ait fait des émules.

 

Il est vrai qu'on peut encore plus légitimement qualifier François Fillon de Tartuffe, lui qui se réclame d'une religion intransigeante et rigoureuse...

 

 

 

 

Les mensonges de François Fillon sur les programmes scolaires...
30 novembre 2016 3 30 /11 /novembre /2016 11:52
La moitié d'un grand soleil rouge nous regardait...

 

 


"Le voisin attela son cheval, la tante enveloppa Augustine dans des châles, et nous voilà partis au petit trot, tandis que sur la crête des collines la moitié d'un grand soleil rouge nous regardait à travers les pins."
 

C'est ainsi que Marcel Pagnol anime une scène familière d'un soleil aux teintes de pourpre, dans un extrait de son roman, La Gloire de mon père...

 

L'adjectif "rouge" nous fait admirer de belles couleurs de feux, des éclats rubescents, des fleurs aux teintes flamboyantes, coquelicots, hibiscus, roses, dahlias...

Le mot rayonne de ses consonnes gutturale et chuintante, emplies l'une de force, l'autre d'une certaine douceur : le rouge évoque la violence, le sang, mais aussi l'amour, la passion...

 

Le rouge fait vibrer et briller les lèvres, il attire, séduit, rutile, flamboie...

Rouge des fruits, des fleurs, rouge des soleils couchants qui éclaboussent les paysages.

 

Ce mot ancien remonte au latin "rubeus" et "ruber", "rouge"... On retrouve ce radical dans quelques mots "rubescent, rubicond, rubéole, rubis, rubicelle, rubiette..."

Des termes, aux sonorités antiques, des mots qui évoquent des pierres précieuses, un oiseau à plumage rouge, des couleurs très vives.

La rubiette nous étonne, nous fait rêver, avec son joli suffixe de diminutif, comme la rubicelle, un rubis de couleur claire...

Ces vocables sont pleins de charmes, par leur rareté, leurs sonorités, leurs significations...

 

Tous ces mots remontent, aussi, à un plus lointain ancêtre grec, "éruthros, rouge". Le mot Érythrée, du grec "Ἐρυθραίᾱ, la rouge", désigne la partie africaine des côtes méridionales de la mer Rouge...

 

Ainsi, la couleur "rouge" nous éblouit de mots anciens, aux éclats divers...

Le mot suggère tant de réalités, le vin, le cuivre, le sang, la terre argileuse et rouge...

 

Tant de paysages de couchers de soleils aux teintes rougeoyantes !

Tant de fleurs aux éclats de pourpre ! Des feuilles d'automne aux couleurs de rouille, d'un rouge vif étincelant !

Des épices flamboyantes aux goûts relevés, des brasiers de lumières !

Grenats, spinelles, rubis, noms flamboyants de pierres précieuses !

 

Rouge de colère, de plaisir, de confusion, la couleur rouge évoque tant de sentiments !

Rouge la vie, rouge, la beauté ! Rouge du danger et de la passion, de la fête et du pouvoir !

Rouge de la révolte et de l'indignation !

 

 

 

http://expositions.bnf.fr/rouge/bande/bande.htm

 

 

 

 

Photos : Pixabay

La moitié d'un grand soleil rouge nous regardait...
28 novembre 2016 1 28 /11 /novembre /2016 09:48
Fillon s'impose par l'extrême droite...

 

 

 

Hier, François Fillon a largement remporté la primaire de la droite : comment expliquer ce succès et cette victoire écrasante ?

 

François Fillon n' a-t-il pas réussi à séduire une grande partie de l'électorat de la droite catholique, quand il a déclaré ne pas être favorable à l'IVG, en conscience, à titre personnel ? 

 

C'est plus que probable : un calcul politicien qui a dû lui permettre de récolter des voix supplémentaires.

De la même façon, François Fillon a su rassurer de nombreux électeurs de l'extrême droite, par sa volonté de juguler l'immigation, par ses déclarations sur la famille.

 

Son programme est lui-même extrême : une purge économique qui pénalise les classes populaires, et sert les riches nantis.

 

On a remarqué, aussi, hier, au cours de la soirée électorale, la croix qu'arborait Valérie Boyer, porte-parole de François Fillon...

Tout un symbole de l'ancrage catholique et chrétien de l'ancien premier ministre...

Le principe de laïcité paraît bien écorné, avec ce signe religieux particulièrement visible sur un plateau de télévision.

 

On a pu noter, également, la présence de Frigide Barjot, égérie de la Manif pour tous, au QG de campagne de François Fillon, dans la soirée de ce dimanche 27 novembre. 

Le mouvement de la Manif pour tous s'est félicité de la victoire de François Fillon, soutenu par Sens commun, une émanation de ce mouvement.

 

Oui, Fillon a su s'attirer un électorat conservateur, par ses déclarations sur la famille et sur l'IVG.

L'IVG est, pourtant, une avancée et un progrès incontestable pour les femmes : autrefois, les avortements se pratiquaient dans la clandestinité, dans des conditions déplorables, mettant en jeu la vie des femmes.

Il serait inadmissible de renoncer à cette possibilité qu'ont les femmes de refuser une grossesse non désirée.

Ce serait une régression scandaleuse.

 

Quoi qu'il en soit, François Fillon a déclaré qu'il ne s'attaquerait pas à ce droit des femmes, mais, encore une fois, il a su manoeuvrer habilement pour séduire certains électeurs rétrogrades, ceux de la manif pour tous.

Une tactique habile qui lui a permis de glaner des voix du côté de l'extrême droite.

"Compte tenu de ma foi personnelle, je ne peux pas approuver l'avortement...", avait déclaré François Fillon, affirmant une conviction très personnelle.

 

Il a su, ainsi, convaincre certains électeurs traditionalistes qui l'ont plébiscité : Fillon a su les attirer et les rassurer...

 

On peut affirmer que François Fillon a "labouré sur les terres du Front national", comme l'avait fait Nicolas Sarkozy, en son temps, et cette tactique a bien fonctionné.

 

 

 

 

 

 

 

Fillon s'impose par l'extrême droite...
27 novembre 2016 7 27 /11 /novembre /2016 16:23
Une feuille sur le tilleul...

 

 

 

Le tilleul ne s'éclaire plus, désormais, que d'une seule feuille aux éclats de xanthe...

 

L'arbre dépouillé montre ses branches, des entrelacs, des résilles qui se détachent sur l'azur...

 

Une seule feuille accrochée à l'arbre dénudé...

 

Une seule feuille perdue dans les ramilles, une seule feuille destinée à s'évanouir...

 

L'hiver s'installe, peu à peu, sculptant les arbres, leur donnant des éclats mélancoliques....

 

Des dentelles, des réseaux apparaissent, sombres, sur l'azur.

 

Des mailles, des nuées de ramures tissent le ciel...

 

Le ciel bleu est parcouru de festons où dansent des ramilles...

 

 

 

 

 

 

 

 

Photos : rosemar

Une feuille sur le tilleul...
26 novembre 2016 6 26 /11 /novembre /2016 09:28
Certains électeurs qui ont voté pour Fillon n'auraient-ils pas lu son programme ?

 

 

En voyant les résultats du premier tour de la primaire de droite, je me dis qu'un certain nombre d'électeurs qui ont voté pour Fillon n'ont peut-être pas lu son programme.

 

Voulant à tout prix éliminer Sarkozy, de nombreux électeurs de gauche ont décidé de plébisciter Fillon, dont le profil, la personnalité apparemment réservée tranchent avec le tempérament excessif de l'ancien président...

 

Il est vrai qu'ils n'avaient guère le choix : les électeurs de gauche qui voulaient barrer la route à Sarkozy devaient opter soit pour Fillon, soit pour Juppé qui étaient les mieux à même de capter le plus grand nombre de voix.

Mais pourquoi auraient-ils préféré voter pour Fillon ?

 

C'est que Fillon avec son apparence débonnaire, a des airs de bon élève : il inspire confiance, il se veut enjôleur, séduisant.

Mais quand on lit son programme, on est effrayé par les mesures antisociales qu'il contient...

 

Ce programme démonte notre modèle social : recul brutal de l'âge de la retraite, augmentation du temps de travail des fonctionnaires, sans compensation, suppression de 500 000 fonctionnaires...

C'est un essorage total... et pourtant, avec sa bonhomie, François Fillon a su s'imposer par son côté sage, rangé, policé...

 

Au fond, il sait tromper son monde : ainsi, ce jeudi soir, lors du débat du second tour de la primaire de droite, François Fillon a affirmé que les anciens ministres ne touchaient pas de retraite. Une affirmation qui est exacte, mais il s'est bien gardé de rappeler le montant des rémunérations d'un ministre, il a oublié, aussi, de préciser tous les avantages dont bénéficie un ex-premier ministre...

 

"Je suis sûr que l’immense majorité des Français pensent que les ministres ont une retraite, que le fait d’avoir été au gouvernement leur donne droit à une retraite. C’est faux, cela n’a jamais existé", a-t-il déclaré.

 

 Mais on peut préciser, pour compléter les propos du candidat Fillon, que les ministres perçoivent encore l’intégralité de leur salaire pendant trois mois après leur départ, s’ils ne retrouvent pas d’emploi. On peut préciser que cette allocation est confortable, quand on sait que le Premier ministre perçoit 14.910 euros brut par mois, et que les ministres touchent, eux, 9940 euros brut par mois...

De quoi pouvoir faire des économies, placer de l'argent, le faire fructifier...

 

On peut aussi rappeler que Fillon en tant qu' ex-premier ministre conserve aux frais de Matignon, et donc du contribuable, une voiture avec chauffeur ainsi qu’un ou une assistant(e)....

Des avantages non négligeables...

 

Si les ministres ne touchent pas de retraites, en tant qu'anciens parlementaires, ils reçoivent une pension à vie.

On le voit : François Fillon sait manoeuvrer son auditoire, en donnant l'impression que les ministres ne bénéficient d'aucun passe-droit, d'aucun avantage.

Mais c'est loin d'être le cas...

 

Oui, Fillon sait rassurer, réconforter avec ses airs bonhommes...

Mais, ce n'est qu'une illusion, une apparence derrière laquelle se cache un homme redoutable décidé à gouverner de manière autoritaire, par ordonnances, à imposer aux français une austérité contre-productive.


 

 

 

 

Certains électeurs qui ont voté pour Fillon n'auraient-ils pas lu son programme ?
25 novembre 2016 5 25 /11 /novembre /2016 11:20
Violences contre les femmes : des chiffres toujours inquiétants...

 

 


223 000 femmes sont victimes de violences conjugales, et 84 000 sont victimes de viol ou tentative de viol. Une femme meurt tous les trois jours, sous les coups de son conjoint...

 

Non, ces faits ne se déroulent pas dans un pays lointain, mais chez nous, en France.

Les violences faites aux femmes se perpétuent, au sein même de notre société : comment peut-on le concevoir ? 

 

Alors que des plans de prévention sont mis en place, cette violence perdure et les femmes subissent des violences morales, verbales, psychologiques, physiques intolérables.

 

Cette journée du 25 novembre est consacrée à la lutte contre les violences faites aux femmes....Une seule journée, c'est peu devant l'ampleur du problème.

C'est trop peu : souvent, quand une femme vient déposer plainte pour violences, on ne prend pas en considération ses souffrances.

 

On les banalise, on les admet, parfois même on va jusqu'à considérer que les femmes sont elles-mêmes coupables des violences qu'elles subissent...

 

Il faudrait multiplier les campagnes contre ces abominations dont sont victimes les femmes, il faudrait aussi que les femmes soient mieux soutenues dans cette lutte contre les sévices qu'elles affrontent dans leur couple ou ailleurs.

La parole se libère pour dénoncer ces violences, les témoignages sont importants car ils permettent aux femmes de ne plus se sentir isolées.

 

Ainsi, Rachel Jouvet a publié un livre pour raconter le calvaire qu'elle a vécu : mariée à un homme tyrannique, elle est parvenue à échapper à son bourreau, après deux années de violences.

Cette violence s'était installée peu à peu dans le couple : et la jeune femme s'est retrouvée prise au piège, quand elle a su qu'elle attendait un enfant.

 

Ce qui est terrible, c'est que Rachel Jouvet n'a pas su réagir immédiatement face aux coups, aux brimades, aux vexations de toutes sortes. Elle éprouvait, comme c'est souvent le cas, un sentiment de culpabilité, alors qu'elle n'était qu'une victime.

A plusieurs reprises, elle a tout de même porté plainte, mais aucune mesure n'a été prise pour la protéger et empêcher son compagnon de nuire.

 

Un drame terrible s'est, alors, produit puisque cet homme est venu dans la maison de ses parents où elle s'était réfugiée et a commis l'irréparable : il a tué le père de Rachel Jouvet...

Depuis, la jeune femme s'est reconstruite et son témoignage révèle une réalité terrifiante.

 

On a appris, aussi, hier que Jacqueline Sauvage a vu sa demande de libération conditionnelle rejetée par la cour d'appel de Paris.

On se souvient qu'elle avait été condamnée en décembre 2015 à dix ans de prison pour avoir tué son mari violent.

 

Le 10 septembre 2012, après plusieurs décennies de violences conjugales, coups, viols répétés, y compris sur les enfants du couple, Jacqueline Sauvage avait tué son époux de 65 ans, à leur domicile.

 

A travers le cas de Jacqueline Sauvage, on voit que la femme battue, martyrisée, violentée est jugée coupable, alors même qu'elle abat son bourreau.

Devait-elle se laisser anéantir sous les coups de son mari violent ?

Les femmes seront-elles, donc, toujours, jugées responsables de la violence des hommes ? Qui est coupable ? Le bourreau ou la victime ?

"La loi vous protège, l'état vous protège"... peut-on lire sur la plaquette de prévention contre les violences faites aux femmes. On aimerait que ce soit vraiment une réalité...

 

Le témoignage de Rachel Jouvet :

 

http://pluzz.francetv.fr/videos/mille_et_une_vies_saison1_,149006221.html

 

 

Violences contre les femmes : des chiffres toujours inquiétants...
24 novembre 2016 4 24 /11 /novembre /2016 11:40
Quand François Fillon défend le bilan de Margaret Thatcher...

 


 

C'est donc une société à l'anglaise que nous propose François Fillon, une société où règne l'ultralibéralisme, une société où les pauvres se sont appauvris, où les salariés sont souvent contraints de cumuler deux ou trois emplois pour survivre, où le prix des loyers explose : la Grande-Bretagne de Margaret Thatcher et son héritage...

 

Monsieur Fillon interrogé sur Europe 1, revendique haut et fort, l'héritage thatchérien, et refuse de voir la réalité du bilan de celle qu'on appelait "la dame de fer".

" Quand elle est arrivée, la Grande-Bretagne était par terre. C’est un pays que je connais bien, j’ai épousé une Britannique et j’y allais beaucoup. On ne travaillait pas, les syndicats étaient tout puissants et l’industrie britannique s’en allait par pans entiers. Mme Thatcher a inversé la tendance, elle a remis l’Angleterre au travail, elle a remis les syndicats à leur place", ose affirmer François Fillon.

 

Il précise même : "Aujourd’hui, les gouvernements britanniques profitent du travail qui a été fait par Mme Thatcher."

 

Il nous prend, alors, l'envie de conseiller à Monsieur Fillon de regarder les films de Ken Loach : il y découvrira la réalité sociale que vivent les britanniques, dans un pays ultra-libéral qui anéantit les plus pauvres.

Il y découvrira un système injuste qui punit les pauvres, qui les rejette...un pays où on cache le chômage sous le tapis, où on propose aux travailleurs des salaires de misère.

 

Un pays où le chômage a diminué, nous dit-on...

Mais à quel prix ? Au prix de la misère de millions de travailleurs, au prix d'une austérité qui annihile les peuples et dont on voit les piètres résultats.

 

Monsieur Fillon se rêve en "homme de fer", il se veut inflexible, intransigeant... envers les pauvres, bien sûr.

 

Mais, en se faisant le chantre de la politique thatchérienne, il est à contre-courant, il est un réactionnaire, il ne voit pas les réalités qui l'entourent.

Il ne voit pas, il refuse de voir la montée des populismes en Europe et ailleurs, il ne voit pas les dangers d'une politique qui annihile les individus.

 

L'ultra-libéralisme conduit aux pires régressions pour les gens les plus modestes, une exploitation à outrance des salariés.

Ce modèle ne fait qu'accentuer les inégalités sociales.

Ce modèle, nous n'en voulons pas, ce n'est pas le nôtre, nous ne voulons pas d'un tel "modèle" importé d'un autre pays.

 

François Fillon nous propose un retour au Moyen-âge, des régressions sociales, une misère institutionnelle.

Il refuse de voir les dégâts causés par la politique de Madame Thatcher : pour un homme qui se présente à l'élection présidentielle, cet aveuglement est particulièrement inquiétant.

 

 

 

 

Quand François Fillon défend le bilan de Margaret Thatcher...
23 novembre 2016 3 23 /11 /novembre /2016 12:05
François Fillon, le candidat des riches et des nantis...

 

 

 


François Fillon est le candidat des riches, des nantis : son programme est une "purge patronale", ose même déclarer Alain Madelin.

 

"Je pense que le programme de François Fillon est une caricature du libéralisme qui apparaît comme une purge patronale. C'est du Robin des bois à l'envers : prendre de l'argent aux pauvres pour le donner aux riches...", affirme Alain Madelin, ancien ministre de l'économie, qui fut pourtant, un fervent défenseur du libéralisme.

 

Suppression de l'impôt sur la fortune, baisse des charges des entreprises, augmentation de la TVA, suppression des 35 heures, report de l'âge de la retraite : des mesures qui visent les catégories les plus modestes.

Avec le programme de la droite, on s'achemine vers une société encore plus injuste et inégalitaire.

 

De plus, la commission européenne et le FMI préconisent, enfin, de faire de la relance, de modérer les politiques d'austérité qui ne fonctionnent pas.

Ainsi, le programme de Fillon, et dans une moindre mesure, celui de Juppé vont à l'inverse de ces recommandations.

 

Conservateur, catholique, Fillon séduit la frange la plus riche de la population : les retraités nantis, les patrons, les élites bourgeoises.

Le châtelain François Fillon défend sa caste, celle des plus riches, et refuse de voir la détresse des plus démunis.

 

Qui soutient François Fillon ? Les catholiques, les "paroissiens", un électorat conservateur, de riches retraités qui veulent préserver leur patrimoine.

François Fillon a obtenu ses meilleurs résultats dans des départements d’ancrage catholique, en particulier en Bretagne et dans les Pays de la Loire.

 

Le programme de François Fillon vise, aussi, les fonctionnaires, les enseignants : on se souvient que François Fillon fut le premier ministre zélé du plus grand pourfendeur de l'Education Nationale, Nicolas Sarkozy qui avait, en son temps supprimé des milliers de postes de professeurs : on en a vu les résultats désastreux.

 

Je me souviens, aussi, d'un article diffusé dans le journal Paris- Match : François Fillon posait, entouré de sa famille, devant son "manoir", sa belle résidence sarthoise. La demeure est somptueuse, le parc grandiose : l'ancien premier ministre semblait y afficher son patrimoine...

On découvrait, même, une photo où François Fillon posait, avec son cheval... encore un signe aristocratique d'une élite qui se distingue du commun des mortels.
 

Il n'est, donc, pas étonnant que François Fillon oublie, dans son programme, les gens modestes : il vit dans un monde aristocratique, trop éloigné du vrai peuple, celui qui travaille durement, pour gagner sa vie.

 

 

 

 

http://rosemar.over-blog.com/article-le-chateau-de-francois-fillon-117086827.html

 

http://rosemar.over-blog.com/article-le-chatelain-en-son-chateau-119823044.html

 

 

 

 

François Fillon, le candidat des riches et des nantis...
22 novembre 2016 2 22 /11 /novembre /2016 12:39
La primaire de droite : une parodie électorale...

 

 


Je n'ai pas voté à la primaire de la droite, refusant de signer une charte qui impliquait d'accepter les valeurs de la droite, refusant de donner deux euros au parti Républicain.

 

Un commentateur, nommé Bud, me dit, sur mon blog, qu'il a préféré donner ces deux euros à un SDF, plutôt que d'accepter d'entrer dans le jeu de cette parodie électorale.

 

Oui, voilà un geste citoyen : mieux vaut aider des gens qui subissent le chômage, qui n'ont aucune ressource, plutôt que d'apporter un quelconque soutien à un parti politique dont les représentants ne sont pas parvenus à résoudre les problèmes des français...

 

D'ailleurs, le parti socialiste, actuellement au pouvoir, ne fait pas mieux...

Les hommes politiques de tous bords se révèlent impuissants face au monde de la finance : gouvernent-ils encore ?

 

Avec cette primaire, on peut parler d'une parodie qui conforte la droite et ses candidats, quand ils comptabilisent le nombre d'électeurs qui ont voté au cours de cette élection : "une victoire démocratique", nous dit-on...

Mais, au vu des résultats, on voit bien que beaucoup d'électeurs n'ont pas véritablement choisi un candidat, ils en ont éliminé un autre.

 

Des stratégies électorales se mettent en place, déjà, pour le second tour de cette primaire de droite : pour quel candidat faut-il voter pour donner plus ou moins de chance à un autre, lors des élections présidentielles ?

Un micmac électoral, une tambouille peu ragoûtante, des calculs hasardeux se mettent en place.

 

Où est la démocratie quand il faut payer pour aller voter, quand on choisit un candidat pour en éliminer un autre, sans véritable conviction ?

Ces primaires sont un leurre de démocratie.

Elles confortent la droite, le parti Républicain et ses représentants qui se rengorgent face à la "réussite" de cette élection, face au taux de participation.

Ils en acquièrent, ainsi, plus de légitimité.

 

C'est aux militants que devrait revenir le choix de leur candidat, non aux électeurs.

La véritable élection présidentielle doit avoir lieu en 2017 : c'est alors que les électeurs devront se déterminer.

 

La démocratie est, à travers ces primaires, complètement dévoyée : les partis politiques en profitent pour renflouer leur finance, engranger de l'argent, faire la quête.

Et tout cela, sous couvert de démocratie !

 


 

 

La primaire de droite : une parodie électorale...

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