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27 septembre 2016 2 27 /09 /septembre /2016 12:21
Quand internet déboule dans le Robert...

 

 

 

Le vocabulaire révèle une société et la nôtre est de plus en plus "vampirisée" par internet.

De nouveaux mots liés à cette technologie apparaissent ainsi et sont désormais entrés dans les dictionnaires : la "twittosphère", ou "communauté des personnes qui postent des tweets et de celles qui les lisent", les "youtubeurs et youtubeuses" qui publient leurs propres vidéos sur le site YouTube... le verbe "geeker", qui signifie passer du temps devant un ordinateur, et "l'émoji", cette petite image qui sert à exprimer une émotion, rire, mécontentement, colère, étonnement...

Les mots du web s'emparent des dictionnaires, Robert et Larousse...

Internet est en train de bouleverser le monde du travail, des loisirs, la vie des gens.

Désormais, nous écoutons de la musique sur internet, nous communiquons de plus en plus sur internet, nous nous informons sur internet et nous travaillons avec internet.

Une révolution qui bouleverse toutes nos habitudes...

Le temps passé sur internet ne cesse de croître, les jeunes ne quittent presque jamais leur portable : on les voit dans la rue, le portable à la main, les écouteurs dans les oreilles, ils en oublient d'observer le monde extérieur...

Les addictions à internet se multiplient, créant une dépendance parfois dangereuse...

Internet devient une drogue dont on ne peut plus se passer : il suffit d'une simple panne pour éprouver un manque.

Les applications liées à ce média sont nombreuses, elles se diversifient tous les jours.

Les verbes "twitter, liker" font désormais partie de notre vocabulaire....

Il faut voir avec quelle dextérité les jeunes utlisent leur portable, ils manient cet outil avec aisance et ne peuvent plus s'en passer.

La révolution internet a commencé et ce n'est que le début de cette invasion d'objets connectés de toutes sortes : matelas, montres, chaussures, lampes, meubles....
Jusqu'où ira-t-on dans cette course frénétique à l'innovation et au progrès ?


Pour ma part, je n'ai guère envie de dormir sur une housse de matelas connecté, ni de posséder une montre connectée.

Mais je poste, désormais, des vidéos sur you-tube : je suis devenue "youtubeuse"...

Mais j'écoute de la musique sur mon ordinateur et j'utilise de plus en plus internet comme beaucoup de français.

De plus, la société elle-même nous contraint à faire ce choix d'internet : bientôt les déclarations d'impôts passeront par le web et peu de gens pourront y échapper, car des sanctions seront prévues.

Il existe bien quelques réfractaires à cette technologie mais ils sont plutôt rares, car internet nous offre tant de possibilités dans la communication, le domaine des loisirs, l'information...


 


 

Quand internet déboule dans le Robert...
26 septembre 2016 1 26 /09 /septembre /2016 16:10
La saison du bonheur des vendanges...

 

 


C'est la saison des vendanges, le temps de récolter le vin nouveau ! Des grappes de fruits dorés, aux teintes de pourpre sombre s'offrent à nous...

Les fruits ronds s'alourdissent des chaleurs de l'été finissant.

C'est le moment de la fructification, du bonheur de la récolte, savamment préparée, c'est la promesse de vins nouveaux et chaleureux...

Les vignes chargées de fruits déroulent des grappes aux teintes bleutées, aux couleurs de soleil et de lumières.
Les grains forment des cascades...des ruisseaux ondoyants où s'étagent les fruits... 
L'automne ! La saison du bonheur des vendanges !

Le mot danse grâce à sa voyelle nasalisée redoublée, il évoque la joie, le plaisir de la récolte nouvelle qui s'annonce...

Les différentes consonnes, fricative initiale, dentale "d", chuintante "g" nous disent tant d'éclats emplis de douceur...

Les vendanges... le mot souvent au pluriel traduit aussi une abondance, il annonce une générosité, une prodigalité.

Les romantiques ont souvent décrit l'automne comme la saison du déclin, et de la mélancolie. Mais c'était oublier que l'automne est aussi la saison des vendanges, associées au vin nouveau... Le vin qui symbolise la vie, parfois la connaissance, notamment dans l'oeuvre de Rabelais...

Le mot a, bien sûr, des origines lointaines : on ne s'en étonnera pas, les grecs, les romains pratiquaient la culture de la vigne.
 Les vins étaient, pour les romains, adeptes de Bacchus, un breuvage sacré, un nectar digne des dieux.


Le mot vient du latin "vindemia", terme composé de deux radicaux : "vinum", le vin, et un verbe "demo" qui signifie "prendre, retirer".

"Prendre le vin" ! récolter cette moisson de nectars attachés à des terroirs si nombreux et divers...

"Le vin, la vigne, les vendanges", tous ces mots ont un ancêtre commun : le nom qui désigne le vin, en grec ancien "woinos, oinos", de là viennent les termes savants : "oenologie, oenologue".

Le mot "vendémiaire" désignait, dans le calendrier républicain, le mois des vendanges qui allait du 22 septembre au 21 octobre... encore un joli mot rattaché au radical latin "vindemia'...

Bien sûr, depuis toujours, les vendanges sont soumises à des aléas climatiques : cette année, la chaleur tardive et intense de la fin du mois d'août, les orages, la grêle ont parfois anéanti des vignobles, réduisant à néant les efforts des paysans.

Les vignobles demandent un travail lent et patient, les vignes réclament des soins réguliers. Et les vendanges sont la récompense d'un dur labeur et d'un savoir ancestral.

Les vendanges représentent la fête du vin nouveau, elles évoquent des images lumineuses de fruits mûris au soleil, elles ouvrent la douce saison de l'automne... 


 

 

 

 

 

Photos : Pixabay

La saison du bonheur des vendanges...
25 septembre 2016 7 25 /09 /septembre /2016 13:32
Feuilles dorées, feuilles brunes...

 

 

 

Feuilles dorées, feuilles brunes, cerclées de lumières et de roux...

Feuilles d'automne aux teintes de rouilles et d'or : voici que les arbres s'illuminent des couleurs de l'aurore et du couchant...

 

Voici que les feuillages s'embrasent de couleurs nouvelles et éclatantes...

 

Roux, verts, xanthe, brun, paille, c'est un vertige de couleurs, c'est un éblouissement d'éclats sur le ciel azuré de l'automne.

 

Le soleil fait miroiter les feuilles, le soleil les magnifie, les auréole d'une lumière vive et intense.

Voici les premiers jours de l'automne... Voici la fête des couleurs qui commence.

 

L'arbre rayonne, les feuilles d'or se détachent sur les entrelacs de branches noires et sombres... les bords brûlés aux teintes de rouille, les feuilles s'animent, encore, de couleurs chaudes et lumineuses.

 

L'arbre célèbre l'automne qui arrive... L'arbre éclaire l'azur de son feuillage aux teintes dorées.

 

 

 

 

 

 

 

Photos : rosemar

Feuilles dorées, feuilles brunes...
24 septembre 2016 6 24 /09 /septembre /2016 10:17
Avec le pampre de la vigne...

 

 

 

 

On se souvient de ces vers célèbres de Brassens, extraits de la chanson Dans l'eau de la claire fontaine...

 

"Avec le pampre de la vigne

Un bout de cotillon lui fis
Mais la belle était si petite
Qu’une seule feuille a suffi"...

 

 

Le mot "pampre"associé à la vigne fait surgir des images de plaisirs, et un certain hédonisme.

Le pampre... voilà un mot plein de sensualité et de charme, avec sa labiale réitérée, sa voyelle nasalisée, "am", avec une pointe d'âpreté que suggère la gutturale "r"...

Avec le pampre, on admire des feuilles, des fruits gorgés de soleil, des couleurs sombres ou éclatantes de noir, de xanthe...

Des grappes enroulent leurs grains autour des feuilles découpées, elles montrent des fruits serrés, denses...

Les fruits s'arrondissent, renvoyant la lumière, nimbés de nuées, ivres de sucs...

Les pampres forment des décors en arabesques, des tourbillons de feuilles, des enroulements sinueux qui envoûtent.

La voyelle nasalisée "an" suggère ces envols de feuilles...

Le pampre, c'est toute la poésie de la nature : branche, feuilles, fruits, couleurs...

Le pampre, c'est le vin, la gaieté, l'insouciance, les rires qui fusent.


Ce mot plein de résonances, évoque tant d'images de lumières : fruits mûrissants sous le soleil, fruits qui s'épanouissent et s'offrent à nous...

Les grappes s'écoulent comme des sources, elles épanchent leurs grains avec générosité...

Les feuilles forment des verdures abondantes autour des fruits, elles les enserrent, les entourent de leurs éclats découpés.

Les pampres évoquent la fête, le dieu Bacchus d'autrefois, les Bacchanales où le vin coulait à flots...

Le mot nous vient, ainsi, de l'antiquité : issu du latin "pampinus", à rapprocher du grec "ampélos, la vigne", ce terme ancien aux sonorités de labiale évoque des idées de séduction.


Le pampre contient le monde par ses formes, ses couleurs : nourriture, vin, rondeur des fruits, sources abondantes...






 Photo : Pixabay

23 septembre 2016 5 23 /09 /septembre /2016 12:29
Pourtant que la montagne est belle !

 



Jean Ferrat est l'auteur de chansons magnifiques qui restent gravées dans nos esprits à jamais. Ferrat chante l'amour, la vie, la nature, les bonheurs simples, le monde de la campagne...


Il évoque dans une de ses chansons les plus célèbres, intitulée La montagne, l'exode des paysans loin de leur pays vers la ville qui attise les convoitises, la ville avec "ses secrets, le formica", la modernité, mais la ville qui est décrite comme un monde frelaté et vicié, avec ses "HLM, son poulet aux hormones".

Cet exode est restitué par des verbes de mouvement : "ils quittent, pour s'en aller gagner leur vie", et par l'emploi du pronom personnel au pluriel "ils", qui traduit une foule nombreuse.

Ces paysans partent "loin de la terre où ils sont nés"... on perçoit comme une trahison dans cette fuite loin de la terre natale, une sorte d'abandon de l'essentiel : les racines, le pays d'origine...


Ferrat célèbre  la beauté de la nature, la dureté et la simplicité de la vie paysanne, la nourriture du terroir, "la caille, le perdreau, la tomme de chèvre" ...un monde où l'on a l'âme bien né, où le travail est rude, où la vie est difficile mais où règne la liberté...

Il nous fait voir "les vieux" du pays en train de "s'essuyer d'un revers de manche les lèvres...", des gestes quotidiens, simples.


Le refrain décrit les splendeurs de la montagne, ses merveilles, les hirondelles et leur vol dans le ciel... L'exclamation et l'interrogation soulignent bien cet émerveillement devant la nature :

"Pourtant que la montagne est belle !

Comment peut-on s'imaginer

En voyant un vol d'hirondelles
Que l'automne vient d'arriver ?"

 

Ferrat nous montre, aussi, ces paysans à l'ouvrage et célèbre leur courage, en magnifiant leur travail manuel... 

"Avec leurs mains dessus leurs têtes
Ils avaient monté des murettes
Jusqu'au sommet de la colline..."


Les vignes, le vin sont chantés, un vin qui produisait "des centenaires", même si c'était aussi "une horrible piquette"... mais les vignes ne sont plus cultivées, comme le suggère cette image : "elles courent dans la forêt".

La vie rurale est évoquée, avec ses aléas et ses difficultés :

"Deux chèvres et puis quelques moutons
Une année bonne et l'autre non
Et sans vacances et sans sorties..."


La ville, elle , symbole d'emprisonnement et d'enfermement offre des emplois de "flics et de fonctionnaires" à ceux qui quittent leur terre natale.

Notre monde qui oublie trop souvent de rendre hommage à la nature, qui vante le "formica", les plaisirs frelatés a besoin de ce retour aux sources...

Oui, "que la montagne est belle" ! Et qu'elle nous manque, souvent, dans nos villes de béton et de violences ! Que d'artifices autour de nous ! Que d'écrans qui s'interposent ! Que de bonheurs oubliés et perdus !

Ferrat nous fait prendre conscience de toute l'importance d'une nature que nous méprisons souvent ou que nous ne voyons plus... Ferrat chante un monde intact, la liberté, les oiseaux qui virevoltent dans le ciel, l'hirondelle, symbole du printemps et du renouveau...

Au passage, Ferrat compare les âmes des paysans à des "vignes noueuses" et dures à la tâche... et cet hymne au monde des paysans est empreint d'émotions !

 

Ferrat, le poète, met en évidence, avec ses mots, toute l'importance du monde qui nous entoure et que nous sacrifions à une modernité faite de plaisirs souvent factices. La mélodie limpide traduit bien ce bonheur de l'homme qui vit près de la nature...

 

 

 

 

 

21 septembre 2016 3 21 /09 /septembre /2016 10:22
Du sexisme dans les pubs LG ?

 

 

La marque sud coréenne LG a présenté des publicités où des femmes font le ménage pendant que les hommes s'amusent, se prélassent en mangeant des chips devant un poste de télévision...

 

Peut-on parler de sexisme ? En fait, ces publicités ne sont-elles pas le reflet de la réalité ?

 

Qui fait, le plus souvent, le ménage dans un couple ? Qui fait la cuisine, qui épluche les légumes, qui range les chambres, qui fait les lits ?

Malgré quelques évolutions dans le rôle éducatif des pères, le partage des tâches reste très déséquilibré....

La femme reste attachée à l'entretien de la maison, et même alors qu'elle travaille à l'extérieur.

Il semble qu'on ne puisse effacer des siècles de servitude féminine : c'est la femme qui lave le linge, qui l'étend, le ramasse, le range...

C'est la femme qui enlève la poussière, passe l'aspirateur, nettoie les wc, la salle de bains.

 

Quoi de plus normal ? La femme, elle, voit la poussière, elle voit la crasse.... les hommes, eux,  passent à côté, sans la voir.

La femme perçoit le désordre, le fouillis, l'homme, lui, n'en a même pas conscience.

 

Une sorte de cécité s'empare des hommes, quand il s'agit de tâches domestiques.

Il ne s'agit même pas d'un calcul, c'est un héritage venu, sans doute, de la nuit des temps...

Non, les hommes ne voient pas des papiers qui traînent, ils ne voient pas le désordre.

Tout cela les dépasse, c'est hors de leur portée.

 

Comment pourrait-on, d'ailleurs, le leur reprocher ?

Comme ils ne le voient pas, ils ne peuvent pas se mettre à nettoyer une cuisine, une salle de bains...

Les hommes sont incontestablement au dessus de toutes ces tâches ménagères.

Comme ce n'est pas de leur ressort, ils laissent aux femmes le soin de s'en occuper : elles le font si bien !

 

Il est même des hommes qui adorent voir leurs femmes s'adonner à ces activités ménagères : ils regardent, avec bonheur, leur femme s'activer, tandis qu'ils s'affalent sur un canapé.

 

Certains trouveront, avec une certaine mauvaise foi, que cet article est outrancier, mais, de fait, j'exagère à peine.

C'est bien là, la réalité, à laquelle sont confrontées la plupart des femmes.

 

Il est vrai que dans quelques couples jeunes, l'homme prend une part plus grande dans l'entretien de la maison, mais la femme reste la gardienne du foyer, celle qui préside au bon ordre d'une maison.... une fée du logis...

C'est elle qui veille au nettoyage, à la propreté dans une maison, c'est à elle que reviennent les travaux ménagers et toutes leurs contraintes.

 

 

 

http://www.marianne.net/les-pubs-lg-les-femmes-font-menage-que-les-hommes-s-amusent-100245895.html

 

 

 

Du sexisme dans les pubs LG ?
19 septembre 2016 1 19 /09 /septembre /2016 15:55
Léa et la quête des mots...

 

 


Léa n'avait jamais vu de livres dans la maison : ses parents n'en possédaient pas, ils vivaient pauvrement, et les livres ne faisaient pas partie de leur univers.

Un jour, pourtant, Léa ouvrit le tiroir d'une commode et découvrit l'objet, un livre unique, aux pages élimées, aux vieilles senteurs de papier...

Elle se mit à feuilleter l'ouvrage avec curiosité : partout, des dessins amusants, des aventures cocasses, des histoires surprenantes, des personnages étranges...
Une famille était mise en scène : la famille Fenouillard !

Le nom lui-même résonnait comme une caricature, il fleurait bon le canular.

Aussitôt, Léa se mit à lire avec avidité ce récit illustré : elle sourit devant les bêtises des deux fillettes, Artémise et Cunégonde. 
Les dessins, aussi, étaient des caricatures : Artémise et Cunégonde étaient affublées de chapeaux identiques et ridicules.

Artémise ! Cunégonde ! Des prénoms venus d'un autre monde, d'un autre temps ! Des prénoms aujourd'hui disparus.

Léa découvrit, alors, la magie des mots et des noms, elle comprit que chaque mot avait une résonance particulière et n'était pas choisi au hasard...
Elle saisit leur valeur, elle fut sensible à des sonorités, elle se mit à l'écoute des mots.

Dès lors, Léa s'intéressa aux mots, elle voulut en découvrir d'autres, elle se mit en quête, et elle décida de lire et de s'enrichir de mots nouveaux.
Elle lut Balzac, Flaubert, elle lut Zola, Racine, Molière, elle fut avide d'auteurs variés.

"Salammbô" ! Ce nom flamboyant et étrange la fit rêver... "La peau de chagrin" attira son attention, "La rabouilleuse" suscita, en elle, effroi et curiosité.
"La mare au diable" lui parut mystérieuse...

Et les mots contenus dans ces livres étaient, aussi, une fête : une variété infinie de noms, de verbes, d'adjectifs, des mots à découvrir, des mots à partager...

Léa comprit que cet univers était infini et que sa quête lui permettrait toujours de nouvelles découvertes, un bonheur de la curiosité...
Les mots lui offraient, ainsi, la possibilité de mieux saisir le monde, de mieux l'appréhender et l'apprécier.

Une fleur n'était plus une simple fleur : son nom lui donnait plus de valeur, plus de poésie et de tendresse.
Lilas, rose, jasmin, campanule, liseron, camélia, géranium... des mots évocateurs, empreints de douceurs...

Les noms des arbres étaient aussi un émerveillement : marronnier, châtaignier, tilleul, platane, pin, chêne, micocoulier...

Les noms des étoiles la fascinaient : Deneb, Aldébaran, Altaïr, Perséides, Alpha du centaure, Sirius...

Et même les mots les plus simples, les plus ordinaires se prêtaient à des découvertes, les noms des saisons, des fruits, des jours de la semaine, des nuages....

Ainsi, Léa put redécouvrir le monde à travers les mots : elle comprit leur importance, leur humanité, elle voulut en saisir les différents sens.

Elle comprit que les mots sont essentiels, car ils sont oeuvre humaine, chargés d'histoire, d'un passé ancien, ils sont l'essence de l'humanité, de la pensée, de la réflexion, du bonheur...




 

 

 

 

Léa et la quête des mots...
18 septembre 2016 7 18 /09 /septembre /2016 13:55
Mosaïques de nuages...

 

 

 

Des nuages s'étirent, se dispersent formant des carrés, des losanges de blancs, de gris... Des cascades d'argent et de lumières côtoient des brumes ondoyantes de gris...

Le soleil semble courir derrière les nuages, glissement de l'astre du jour, mais ce sont bien les nuages qui défilent et passent devant la lumière solaire.

Les formes géométriques se disloquent, deviennent légèreté, soie, gazes ondoyantes... Les bords s'effilochent en plumetis blancs.

Des cripures se détachent, formant des étincelles, des flammèches lumineuses.

Des trouées de lumières embellissent de flammes les bords des nuages : les nuées deviennent enluminures dorées de roses sur leurs contours.

Des couleurs se côtoient : gris foncé, perle, blancs d'écumes, griselis, rose frémissant...

Des fjords apparaissent, des isthmes, des continents de blancs et de gris, des îles sur le bleu du ciel se forment puis se fondent dans l'azur.

Les nuages ondoient, forment des archipels, des îlots écumants dispersés sur l'horizon.

Le ciel resplendit de ces nuées d'écumes changeantes : des fleurs spumeuses décorent l'azur, le transforment, de nouveaux paysages surgissent...

Des mosaïques voient le jour, véritables entrelacs de motifs concentriques, tessons blancs et gris sur le bleu du ciel...


 

 



 

Photos : rosemar

Mosaïques de nuages...
16 septembre 2016 5 16 /09 /septembre /2016 13:56
C'est bien joli, tout de même à Göttingen, à Göttingen...

 

 


Göttingen ! tout le monde connaît, désormais, ce nom grâce à la célèbre chanson de Barbara...

La chanteuse rend hommage, dans ce texte, à un public chaleureux et bienveillant, celui qu'elle a rencontré, un soir, au cours d'un concert, dans une ville d'Allemagne, à Göttingen.

Chanson de paix et de réconciliation, Göttingen montre que l'amour n'a pas de frontière, grâce à la musique et la poésie qui rassemblent les peuples.

La chanson s'ouvre sur des références bien françaises qui sont niées : "Bien sûr, ce n'est pas la Seine, ce n'est pas le bois de Vincennes", mais on trouve aussi de jolis paysages à Göttingen : le nom de la ville réitérée insiste sur ce mot qui, bien que rude et étrange dans les sonorités, en devient familier.

D'autres négations interviennent : "pas de quais, pas de rengaines, qui se lamentent et qui se traînent", allusion à certaines de nos chansons pleines de mélancolie... Mais l'amour lié à ces rengaines "fleurit" aussi à Göttingen, nous dit Barbara...

Au passage, elle souligne le goût de l'histoire tant prisée par les allemands, eux qui connaissent parfaitement notre histoire, notamment celle de nos rois.

L'énumération de prénoms qui suit, nous rend familier et sympathique ce public allemand :
"Hermann, Peter, Helga et Hans"...

Puis, faisant référence à nos contes enfantins, Barbara nous rappelle que, sans doute, de nombreuses légendes sont aussi nées à Göttingen, en Allemagne.

La chanteuse revient, ensuite, sur des décors bien français : "Bien sûr, nous avons la Seine, Et puis notre bois de Vincennes." Mais dans une exclamation qui restitue une admiration, Babara souligne la beauté des roses, à Göttingen, à Göttingen... les roses qui peuvent représenter une forme de beauté et d'harmonie.

On retrouve une référence littéraire qui nous est propre, avec l'évocation de Verlaine et de "son âme grise"... Mais, aussitôt, Barbara rappelle que la mélancolie fait aussi partie de la culture allemande.

Elle met en évidence, bien sûr, la barrière de la langue qui peut nuire à la communication, mais souligne un langage universel, celui du "sourire des enfants blonds de Göttingen", des enfants symboles de fragilité et d'innocence, quel que soit leur lieu de naissance : Paris ou Göttingen.

La chanson s'achève sur une sorte de prière, précédée d'une interjection : O faites que jamais ne revienne le temps du sang et de la haine". Barbara fait rimer les deux mots "haine" et "j'aime", pour montrer que l'amour peut triompher.

Enfin, évoquant un possible retour de rancunes, Barbara sait et affirme qu'elle gardera toujours un souvenir ému de cette ville.

On perçoit, dans ce texte, toute la sensibilité de Barbara : son attachement à la France, à Paris et ses paysages, à la culture française, mais aussi une forme de respect pour la civilisation allemande dont elle perçoit tout l'éclat. On est ému, quand elle évoque les enfants blonds, les roses, la mélancolie de Göttingen.

La mélodie, toute en tendresse et douceur, met en évidence tant de délicatesse, et d'émotions.


Et cette chanson prend encore plus de résonances, quand on sait que Barbara, enfant juive, a dû se cacher, pendant la guerre, pour échapper à la persécution et à la barbarie nazie.


 
https://youtu.be/t0sNy1xOhRc




 



Photo : rosemar

15 septembre 2016 4 15 /09 /septembre /2016 12:16
Des cours de latin, le mercredi après-midi !

 

 

 

Du jamais vu au lycée ! Des cours de latin et de grec ont été placés le mercredi après-midi, alors que cette plage horaire est normalement consacrée à un temps de repos, en milieu de semaine...

Une façon de décourager les élèves de suivre ces options, déjà sacrifiées en collège par la dernière réforme mise en place dès cette année.

 

Ces langues anciennes sont, ainsi, mises au rebut, alors qu'elles sont si formatrices....

Comment peut-on espérer promouvoir le latin et le grec, quand ces enseignements sont relégués en fin de journée, de 16 h à 18 heures ou le mercredi après-midi ?

 

Les professeurs de lettres classiques ont bien du mérite : ils essaient contre vents et marées de maintenir leur discipline dans les lycées.

Mais dans une société utilitariste, à quoi bon faire du latin et du grec ?

A quoi bon apprendre des langues "mortes" ?

Comme si ces langues du passé n'étaient pas essentielles, comme si ces langues ne survivaient pas à travers notre propre langue : la plupart des mots que nous utilisons viennent du latin et du grec, nos grands auteurs se sont, maintes fois, inspirés de la littérature antique.

 

Le latin et le grec permettent, ainsi, de remonter aux sources de notre culture, de mieux l'assimiler, de mieux la comprendre.

Ces langues anciennes offrent un cadre rigoureux pour l'apprentissage de la grammaire, on peut, aussi, grâce à elles, mieux appréhender la formation des mots, leur étymologie, leur sens originel, souvent révélateur.

 

Le latin et le grec sont, de plus, une ouverture sur l'histoire de l'antiquité, l'archéologie, ou encore les arts du passé, l'architecture, la peinture, la statuaire...

 

Ainsi, ces deux langues favorisent et développent la curiosité des élèves.

Or, de plus en plus, ces enseignements sont jugés inutiles, ils sont dépréciés et dévalorisés.

Une formation humaniste est pourtant essentielle dans une société en perte de repères. Tous les jeunes ont besoin de cet ancrage dans le passé.

 

La culture antique est si riche d'oeuvres diverses : théâtre, poésie, littérature, philosophie, histoire...

Il suffit de lire l'Odyssée d'Homère pour comprendre tout l'héritage que nous devons à cette culture venue du passé : un récit d'aventures passionnantes où l'homme est confronté à de nombreuses épreuves, un récit qui nous permet de saisir le sens de la vie, une épopée, un poème, un roman aux multiples péripéties... Une histoire universelle aux messages pleins d'enseignements.

 

Il suffit de lire les fables d'Esope, de Phèdre pour percevoir ce que nous devons à ces auteurs anciens...

La lecture de L'âne d'or d'Apulée nous offre une plongée dans un univers fantastique, plein de fantaisie...

C'est, là, tout le creuset de notre littérature, un retour aux sources qui permet de comprendre notre histoire littéraire.

Le latin et le grec ne méritent pas cette mise au rebut : ces langues si formatrices sont à l'origine de notre culture, et il paraît essentiel de préserver et de perpétuer cet héritage.

 

 

 

 

Des cours de latin, le mercredi après-midi !

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