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9 juillet 2016 6 09 /07 /juillet /2016 12:36
Regardez-les danser... dans les feux de l'aurore...

 

 

 

Quelle beauté et quelle cruauté dans ce poème de Théodore de Banville mis en musique par Georges Brassens ! Un poème sous forme de ballade, avec un refrain qui ponctue le texte....


Le cadre évoqué est une magnifique forêt, personnifiée dès le premier vers : on voit "ses larges bras étendus", belle image qui fait de la forêt un être humain. Le début du poème est empreint de douceur, et on assiste au réveil de la déesse "Flore" qui symbolise la nature, dans l'antiquité...


Mais cette forêt cache et recèle bien des horreurs : les branches ont servi de gibets et sont couvertes de pendus... Banville alterne, tout au long du texte, beauté, magnificence du décor et cruauté du sort réservé aux cadavres des pendus, ces sujets du "roi Louis", représentant d'un pouvoir absolu qui n'hésite pas à châtier des opposants, de pauvres gens sans doute....


La scène se passe le matin, à l'aurore, au lever du soleil, au moment où les doux rayons effleurent, caressent et dorent  la nature... tout est splendide et les pendus, eux-mêmes, deviennent "des chapelets, des grappes de fruits inouis" ! 


Quelle ironie dans ces images qui évoquent la religion et une nature luxuriante ! Plus loin, les pendus se mettent à "voltiger" dans l'air et à "danser dans les feux de l'aurore", vision d'horreur et de beauté, à la fois.

Le verbe "danser", associé à la mort, crée un effet de surprise et souligne l'horreur du tableau.

La nature est encore personnifiée, grâce à un impératif, puisque les cieux sont invités par le poète à "regarder" ce spectacle et cette chorégraphie macabre.


Toute la magnificence de l'aurore apparaît alors : "la rosée", l'azur qui commence à poindre, un "essaim d'oiseaux réjouis" qui gazouillent et "picorent gaiement" les têtes de ces malheureux pendus....


Le contraste entre la splendeur du décor et la vision des cadavres en suspension est saisissant... il permet, encore, de souligner la violence du châtiment, son injustice.


Les pendus, eux mêmes, qui "décorent" les arbres deviennent des images de beauté : le "soleil levant les dévore", et les cieux sont "éblouis" par leur sarabande !

Le décor semble s'illuminer  et se "tendre" de bleu, le soleil se métamorphose en "météore", comme pour souligner l'horreur du châtiment infligé aux suppliciés....


Les pendus semblent, d'ailleurs, devoir se multiplier puisqu'ils appellent d'autres pendus. On perçoit bien toute la cruauté du pouvoir royal, son pouvoir arbitraire puisque ce "verger" est celui du roi "Louis", idée reprise de manière insistante dans le refrain...


On ressent l'apitoiement du poète dans l'expression "ces pauvres gens morfondus"...


Les sonorités très douces du texte s'opposent à la vision atroce de ces suppliciés : la sifflante "s", la fricative"f", la chintante "ch" sont utilisées à maintes reprises et donnent une impression de douceur infinie....

 
"La forêt où s'éveille Flore, 
A des chapelets de pendus 
Que le matin caresse et dore. 
Ce bois sombre, où le chêne arbor
Des grappes de fruits inouïs..."

La gutturale "r", plus âpre, met en évidence la dureté du châtiment et sa violence.

Dans l'envoi final, on retrouve un contraste entre les misérables pendus confondus dans "un tas"et le décor qui est somptueux : "un tas de pendus enfouis Dans le doux feuillage sonore".
 
En associant ainsi la splendeur de la nature à l'horreur du châtiment, Banville dénonce d'autant mieux le sort réservé à ces sujets du roi : le lecteur ressent une émotion, une injustice révoltante.

 

La musique composée par Georges Brassens, très rythmée et lente restitue une ambiance moyenâgeuse et souligne la beauté du décor tout en insistant sur le message : une violence injuste et terrifiante.

 

Ce texte qui évoque le roi Louis comporte, aussi, une valeur intemporelle, puisqu'il dénonce l'horreur de tous les châtiments et de tous les pouvoirs arbitraires.

 

 

 

Le poème de Banville : 

 

http://www.crcrosnier.fr/mur4/prt4/banvillet4.htm

 

http://en.quetes.free.fr/archives/la-foret/articles/verger_banville.htm

 

 

 

 

https://www.youtube.com/watch?v=LhamMj_T4TY&feature=youtu.be
 

 
 


   
  Photo : rosemar

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8 juillet 2016 5 08 /07 /juillet /2016 10:25
Hier soir, un concert de klaxons interminable...

 

 

 

 

Hier soir, soudain, dans ma ville, un concert de Klaxons à n'en plus finir : j'ai mis du temps à prendre conscience de la signification d'un tel tintamarre, à la nuit tombée, c'était, bien sûr, pour saluer la victoire de la France face à l'Allemagne, lors de la demi-finale de l'euro de foot.

 

Comme je ne suis pas du tout cette compétition, je ne soupçonnais pas, d'abord, la raison de telles manifestations.

Beaucoup de bruit pour rien, beaucoup de bruit pour un simple résultat de foot !

Quelle folie s'empare, ainsi, des supporteurs ! On pouvait entendre des cris, des coups de klaxons réitérés qui se sont prolongés au delà de minuit.

Le football suscite de véritables délires : un tel engouement paraît incroyable pour une simple victoire !

 

Le concert s'est poursuivi tard dans la nuit : la ronde des voitures a répercuté une sorte de joie festive qui ne faiblissait pas.

Quant aux titres des journaux, ils sont, aujourd'hui, dans le même registre : l'excès, la démesure, on pouvait lire, par exemple, à la Une du Point, ce titre : Les Bleus un peu plus près des étoiles ! et plus loin cette phrase : l'hexagone peut chavirer de bonheur ! ou encore : "une victoire historique des Bleus !"

 

Un joueur de foot est, soudain, transformé en héros parce qu'il a marqué deux buts, au cours de la rencontre. Certains parlent même de super héros !

Voilà notre joueur de foot devenu un chevalier, un être d'exception, un demi-dieu !

Comme si l'héroïsme pouvait se réduire à un simple but !

 

Mais, enfin, l'héroïsme est tout autre : avons-nous perdu le sens des réalités pour assimiler des footballeurs à des braves, des modèles ?

N'avons-nous pas besoin d'autres exemples ? C'est, pourtant, ce type de modèle auquel les jeunes s'identifient plus volontiers.

Les vrais héros sont ceux qui se dévouent pour les autres, qui se rendent utiles dans une société en crise.

Les vrais héros se mettent au service des autres : par exemple, des médecins qui partent pour sauver des enfants dans des pays pauvres.

 

Dans tous les cas, le football fait rêver encore, malgré ses nombreuses dérives : dopage, matchs truqués, corruption, argent à gogo...  et cet excès dans les manifestations de joie paraît hors de propos, pour une simple rencontre sportive où le hasard joue un rôle non négligeable.

Un match de foot tient à si peu de choses !

 

J'imagine, désormais, ce que pourra être la réaction des supporteurs si la France remporte la finale...

Dans ce cas, le chauvinisme sera encore plus à l'oeuvre.

"La France a gagné", dit-on, alors, comme si une équipe sportive représentait la réussite de tout un pays !

C'est ainsi que va notre monde : il encense des joueurs de foot et ne voit même pas ceux qui, dans l'ombre, oeuvrent pour l'humanité...

En fait, avec ces compétitions, c'est encore et toujours l'argent qui est le grand gagnant :  les commerçants, les hôteliers, les marchands de bières et de boissons se frottent les mains.

Et l'argent étant la valeur essentielle de nos sociétés, l'Euro de football vient conforter ces dérives inquiétantes.

 

 

 

 

Hier soir, un concert de klaxons interminable...
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7 juillet 2016 4 07 /07 /juillet /2016 13:19
Une société du chiffre...

 

 

 

 

Nous vivons dans une société du chiffre, dans un monde de rentabilité à  outrance : les marchés se focalisent sur les chiffres de la croissance. Si ces chiffres sont bons, tout va bien. Si la croissance est à la baisse, c'est un sujet permanent d'inquiétude...

 

Les établissements scolaires sont, maintenant, tenus de faire du chiffre : chaque année, sont publiés les chiffres de réussite au baccalauréat et les lycées sont classés en fonction de ces critères.

Le chiffre ! Le maître mot de nos sociétés !

 

"Travailler plus pour gagner plus...", on se souvient, aussi, de ce slogan célèbre qui a été en faveur, lors du quinquennat de Nicolas Sarkozy.

 

Et dans de nombreux domaines, le chiffre est essentiel.

Les médecins, dès que leurs patients entrent dans leur cabinet, exigent d'eux leur carte vitale, avant même de s'enquérir de leur santé.

Dans les cliniques, les hôpitaux, la rentabilité est à l'ordre du jour : multiplication de certains examens, interventions chirurgicales, scanners, radios, échographies, à la chaîne.

Certains médecins privilégient des traitements onéreux, peu pratiques pour le patient : prescription d'une série de piqûres qu'on peut remplacer par des médicaments plus faciles à absorber, et moins chers.

 

Dans les entreprises, les actionnaires réclament du chiffre, toujours plus de chiffre.

 

Les chaînes de télévision sont notées et cotées en fonction de l'audience qu'elles recueillent pour tel ou tel programme.

On a, ainsi, appris que M6 avait obtenu une audience exceptionnelle, lors de la diffusion du match France Islande ! 17 millions de spectateurs, un record !

 

Mais, ne serait-il pas temps de revenir à plus d'humanité ?

Ne serait-il pas temps d'oublier le chiffre ?

Les êtres humains ne sont pas faits pour vivre sous le règne du chiffre. Ils ont besoin, en maintes circonstances, d'un certain humanisme.

Et cet humanisme tend à disparaître dans un monde voué au chiffre, et à la rentabilité.

L'être humain s'enrichit d'expériences, de contacts avec autrui : soumis à cette pression du chiffre, il ne peut plus s'épanouir et acquérir l'indispensable sérénité dont il a besoin.

 

Arrêtons de nous soumettre au chiffre ! La tyrannie du chiffre nous conduit aux pires dérives !

L'être humain n'est pas fait pour vivre sous la domination de la rentabilité : ce n'est pas, là, le but d'une vie.

 

Il faut redonner d'autres repères, d'autres objectifs à l'être humain et à la société dans son ensemble.

Le chiffre ne nous rend pas heureux, il annihile l'individu, le soumet à une rentabilité, l'inclut dans une masse, au lieu de lui accorder toute sa valeur.

C'est l'humanisme qui enrichit l'homme, c'est l'humanisme qui lui apporte un épanouissement et un bonheur de tous les jours.

 

 

 

 

 

 

Une société du chiffre...
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6 juillet 2016 3 06 /07 /juillet /2016 11:55
Le navire roulait sous un ciel sans nuages...

 

 



Pour le plaisir des mots : le navire !

 

C'est le moment de voyager, de prendre la mer sur des navires élégants, fiers coursiers qui traversent les ondes...

 Baudelaire évoque, souvent, dans son oeuvre, des rêves de voyage et d'évasion : il imagine des traversées sur des mers houleuses, vers des pays lointains. Dans un de ses poèmes, Le voyage à Cythère, on retrouve cette thématique :


"Mon coeur, comme un oiseau, voltigeait tout joyeux 
 Et planait librement à l'entour des cordages ; 
 Le navire roulait sous un ciel sans nuages ; 
 Comme un ange enivré d'un soleil radieux."



Le mot "navire" nous emporte sur des mers, aux flots sans cesse mouvants et ondoyants, des étendues infinies de bleu où le ciel et la mer se rejoignent et se confondent...

Il nous fait chavirer, avec ses voyelles bien distinctes, le "a" bien ouvert, le "i" plus aigu, la fricative "v", pleine de douceur, la gutturale "r", plus âpre...

Le mot nous fait goûter des embruns virevoltants, des odeurs d'écumes et de liberté, des envolées de mouettes sur la crête des vagues, des senteurs d'algues marines.

Envie de voyages et de découvertes, aventures sur les ondes, mystères... le navire, c'est, d'abord, l'épopée d'Ulysse, histoire fondatrice qui nous emmène sur les rives de la Méditerranée.

Le mot est issu, d'ailleurs, d'un ancien terme grec : "
ναῦς, naus", "le navire". Homère utilise ce nom, maintes fois, dans l'Odyssée.

On y voit des navires emportés par des vents favorables sur le "vaste dos des mers", "ἐπ᾽ εὐρέα νῶτα θαλάσσης", belle image qui sert à diviniser et personnifier l'étendue marine.


Le mot nous fait voir des voiles chahutées, aux teintes éclatantes sur le bleu des vagues, des cahots, des lumières éblouissantes de reflets sur les ondes...

Des chaloupes fragiles emportées par les flots, des tempêtes, des apaisements, le flux et le reflux, les paroles ondoyantes de la mer, ses fureurs...

Le mot semble révéler élégance et fragilité, il était, ainsi, féminin aussi bien en latin qu'en grec, avec les formes "navis" et "naus".

Le terme ancien "la nef" avait gardé cette marque pleine de charme.

On perçoit une sorte de délicatesse, de finesse, dans ce nom, plus que dans le terme "bateau", issu, lui, de l'anglais "bat", "boat".


"Le navire, la nef, naviguer, navigation, nautique, nautisme, nautonier, navette, internaute", de nombreux mots sont dérivés du nom "navis".

De là vient, aussi, le nom du "Nautilus", le sous-marin de l'oeuvre de Jules Verne, Vingt mille lieues sous les mers.


On perçoit des mots variés dont certains sont anciens, d'autres évoquent des réalités pleines de modernité : l'internaute est celui qui "navigue" sur internet.

On voit que ce radical, issu du grec ancien, "naus" a connu une belle continuité, il a traversé les siècles, nous est parvenu presque intact, avec, parfois, des évolutions de sens intéressantes.

 

Voilà un mot venu du passé qui nous fait voyager vers des îles lointaines, des paysages éblouis de soleils, des images d'étendue marine aux reflets étonnants...

Voilà un terme "homérique", par excellence, qui nous fait remonter à l'épopée primitive : l'Odyssée, les sources mêmes de notre littérature...

 


 

 

 

 

 

 

Le navire roulait sous un ciel sans nuages...
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4 juillet 2016 1 04 /07 /juillet /2016 12:40
Une prison dorée pour des terroristes...

 

 

 

 

Télévision, salle de sport : c'est une prison de luxe qui a été aménagée à Fleury Mérogis pour Salah Abdeslam, ce terroriste qui a participé aux attentats du 13 Novembre, à Paris.

Que faire des terroristes ? C'est un problème auquel se trouvent confrontées nos sociétés. La plupart de ces fous de dieu choisissent la mort pour trouver, selon leurs folles croyances, une forme de salut, après avoir semé la terreur et la mort autour d'eux.

Mais que faire de ces jeunes gens radicalisés, endoctrinés quand ils ne se sont pas sacrifiés pour leur cause ?

Que faire de ces exaltés fanatiques ?

 

La France est en crise, les prisons sont saturées, bondées et l'on réserve une salle de sport à un prisonnier coupable des pires assassinats, afin de satisfaire ses exigences !

 

Comme on le dit familièrement, "on marche sur la tête".

Qu'attend-on de ce terroriste ? Des révélations ? C'est fort peu probable.

Eest-il décent que ce personnage reçoive un traitement de faveur ? J'imagine les réactions des victimes blessées et rescapées du Bataclan, j'imagine les réactions des  familles de ceux qui ont perdu la vie.

 

Comment peuvent-ils accepter de tels passe-droits pour un prisonnier qui a assassiné froidement des jeunes gens sans défense ?

C'est une insulte qui leur est faite, une façon de nier ce qui s'est passé le soir du 13 novembre.

Nos impôts peuvent-ils servir à faire des ronds de jambes à un terroriste ?

 

Alors que certains prisonniers connaissent des conditions de détention abominables, on accorde des faveurs à un criminel de bas étage.

La prison devient, pour lui seul, un hôtel de luxe.

On voit bien que certaines décisions sont prises en dépit du bon sens : on ne peut, ainsi, récompenser un terroriste, un fou de dieu qui n'a pas hésité à préparer et à perpétrer des attentats sur le sol français.

 

Les incohérences sont partout, elles génèrent nombre d'injustices et de difficultés.

Mais, en la circonstance, on atteint des sommets d'inconscience, et de bêtise.

Il est même question d'appliquer à ce terroriste une peine de prison à vie : dès lors, l'état français s'engage à des dépenses au long cours, pour entretenir cet individu.

 

Et, il faudrait, en plus, lui accorder des privilèges spéciaux : une salle de sport, et pourquoi pas un hammam ou une salle de cinéma ?

 

On est sidéré par le sort très particulier qui est réservé à cet assassin : notre monde rempli d'injustices et d'absurdités les perpétue même dans l'univers carcéral.

 

Notre pays dont la dette ne cesse de croître ne peut se permettre des dépenses abusivest pour un assassin qui a propagé la haine et a réduit à néant la vie de jeunes français.

 

Notre pays ne peut accorder des privilèges à des ennemis de la France qui n'ont pas hésité à meurtrir des familles, à préparer des  attentats pour tuer des gens sans défense.

 

Source :

 

http://www.lepoint.fr/societe/salah-abdeslam-beneficie-d-une-salle-de-sport-privee-en-prison-03-07-2016-2051520_23.php#xtmc=abdeslam&xtnp=1&xtcr=3

 

 

 

Une prison dorée pour des terroristes...
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3 juillet 2016 7 03 /07 /juillet /2016 15:53
Voici qu'une abeille cueille le miel d'une fleur de tilleul...

 

 

 

La fleur de xanthe, aux teintes de miel, se pare d'une abeille, au corset sombre, moucheté d'éclats solaires.

 

L'abeille boit le nectar, s'en abreuve : ivre de bonheur, elle se balance sur la fleur agitée par l'air de l'été.

 

L'abeille est comme suspendue, en équilibre, elle se gorge des parfums de la fleur en forme d'étoile.

 

Ivre, elle savoure les effluves, s'en imprègne, s'attarde longuement sur la fleur...

Les ailes translucides immobiles, elle se gave de douceurs.

 

La fleur s'agite, palpite, mais l'abeille, tenace, reste accrochée sur les pétales éclatants.

 

En équilibre, elle savoure tous les parfums, elle s'étourdit de vent, de senteurs, de couleurs et de lumières...

 

Elle vibre de bonheurs, elle s'émerveille de cette nature offerte, de ces soleils redoublés....

 

Sombre sur la fleur solaire, elle redouble les éclats lumineux de la fleur.

 

 

 

 

 

 

 

 

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2 juillet 2016 6 02 /07 /juillet /2016 13:29
Les mots nous parlent...

 


Les mots nous parlent de leur origine, de leur passé, ils nous racontent tant d'histoires, tant de souvenirs !

Ils peuvent faire surgir des images, des couleurs, des senteurs.

N'ont-ils pas le pouvoir de nous faire voyager dans le temps et l'espace ?

Beaucoup d'entre eux nous font remonter à leurs lointaines origines grecques et latines, ils nous font, alors, découvrir des sources originelles, nous montrent des civilisations anciennes, des façons de penser et de voir le monde...

Nausikaa aux bras blancs ! Et nous voilà transportés en Grèce, au temps d'Homère, nous voilà dans un pays nouveau, merveilleux : la terre de Phéacie, où règnent le roi Alkinoos, et sa femme Arété...

Certains mots nous emmènent vers des paysages mystérieux, des pays inconnus, des villes au passé prestigieux...

Les mots nous parlent, aussi, avec leurs sonorités si diverses, douces, légères ou plus rudes et plus âpres...

La musique des mots qui riment entre eux, qui se répondent dans une harmonie poétique !

Ils disent tant de bonheurs, tant de douleurs aussi ! Ils expriment tant de nuances diverses, tant de subtilités !

Houppelande, mousse, hiver, tourbillon, castagnette, sentier, feuille, mantille, arantèle, neige, flocons !

Les mots ne sont-ils pas une perpétuelle découverte ? Certains sont composés de préfixes, de suffixes, certains comportent un simple radical ou parfois deux ou trois qui se superposent...

Les catégories de mots sont elles-mêmes si diverses : mots variables, mots invariables, noms, verbes, pronoms, adjectifs, adverbe, conjonctions !

Conjonctions ! Et on voit les mots se rejoindre, s'unir dans des phrases harmonieuses qui se complètent !

Verbe ! Le mot par excellence ! Celui qui donne vie à la phrase, qui la fait respirer, avancer !

Adverbe ! Il vient compléter le verbe, en nuancer le sens !

Adjectifs ! Une palette d'artiste pour décrire les couleurs, les formes, les dimensions !

Les mots nous racontent leurs diversités de sens, d'origines, de sonorités, ils constituent une véritable musique, une partitition variée à l'infini...

Et notre langue est si riche de mots anciens ou plus récents ! Notre langue invente, chaque jour, d'autres mots nouveaux.

Que d'inventivité dans le vocabulaire ! Que de possibilités dans l'enchaînement des mots !

Les mots nous parlent, aussi, de tant de sujets ! Ils peuvent aborder tant de thèmes, ils peuvent exprimer tant d'idées !

Les mots nous abreuvent de découvertes, ils nous font rêver ou réfléchir, ils nous émeuvent, nous émerveillent, parfois...

Ne sont-ils pas nos compagnons de tous les jours ? Ne sont-ils pas l'essence même de l'humanité ?

Les mots nous permettent de raconter, décrire, argumenter, informer, communiquer des émotions, des sentiments, des idées.

Ils nous offrent tout un monde de découvertes, par leur forme, leur origine, leur composition...


 


 

 

Les mots nous parlent...
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1 juillet 2016 5 01 /07 /juillet /2016 11:47
Les voitures de pauvres interdites à Paris...

 

 

 

A partir d'aujourd'hui, toutes les voitures antérieures à 1997 sont interdites de séjour dans la capitale.... et vingt villes s'apprêtent à suivre ce modèle.

 

Mais qui est concerné par cette interdiction ? Quels automobilistes possèdent de tels véhicules ?

Les plus pauvres, évidemment, ceux qui n'ont pas les moyens de se payer une voiture neuve, même à crédit...

Les chômeurs, les exclus de la consommation, les smicards sont, ainsi, mis à l'index et à l'amende...

Haro sur les pauvres !

 

Et les autres, les possesseurs de grosses cylindrées, de 4 x 4, eux, auront toujours le droit de polluer la capitale.

Les profiteurs de la République, les nantis pourront à loisir infester l'air de nos villes.

On perçoit, aussitôt, l'ineptie et l'injustice d'une telle mesure qui va frapper les gens les plus modestes.

L'écologie est une noble cause, mais quand elle pénalise les pauvres, elle ne peut se justifier.

De plus, l'interdiction sera difficile à mettre en place, elle suppose une surveillance accrue de la circulation à Paris : en période d'état d'urgence, on entrevoit la complexité du problème.

Assez de gadgets en matière d'écologie ! 

Si l'on veut imposer les transports en commun dans une ville, il faut que cette décision concerne l'ensemble des usagers, et pas seulement les plus démunis.

Et c'est une maire "socialiste" qui met en place ce système absurde et inique !

Et c'est un gouvernement de "gauche" qui imagine de telles solutions pour pénaliser les gens modestes !

Assez de faux semblant ! L'écologie mérite mieux !

Cette mesure ne réduira pas vraiment la pollution, de manière significative.

Faire la chasse aux véhicules les plus polluants ? Mais de qui se moque-t-on ?

Les grosses cylindrées sont, plus que les autres voitures, responsables d'une pollution qui envahit nos villes.

 

Encore une fois, en matière d'écologie, on nous sert de la poudre aux yeux : on invente des solutions qui n'en sont pas, et on ne règle aucun problème.

Les pauvres sont montrés du doigt, stigmatisés, comme s'ils étaient les principaux responsables d'une pollution qui est produite par tous les véhicules.

Les pauvres sont chassés de Paris comme des malpropres et des pouilleux.

C'est une honte, une infamie de la part d'un gouvernement socialiste qui devrait se mettre au service des gens les plus modestes.

Encore une fois, on nous propose de fausses solutions à de vrais problèmes, on crée de toutes pièces des boucs émissaires faciles à mettre en accusation : les plus pauvres.

La vraie solution serait d'améliorer le réseau des transports en commun, afin de réduire de manière significative la pollution.

L'interdiction de circuler ne peut se limiter à une catégorie de citoyens qui connaissent déjà nombre de difficultés. 

 

 

 

 

 

 

Les voitures de pauvres interdites à Paris...
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30 juin 2016 4 30 /06 /juin /2016 18:43
Entends, ma brune...

 

 



Une invitation à l'amour, pleine de poésie et de charmes, tel est le thème de cette chanson célèbre de Salvatore Adamo.

Cette invitation passe par des impératifs réitérés et insistants : "Viens, viens ma brune, Viens écouter la mer..." Joli prétexte pour persuader une amoureuse...

L'apostrophe "ma brune" restitue une familiarité, une proximité : la jeune femme ne peut que se laisser séduire par cette dénomination pleine de douceur.

La mer offre un cadre propice à la rencontre des amoureux, par son "murmure" et son "chant" : elle est, ainsi, personnifiée et devient la complice du poète qui lance cet appel...

La plage et ses dunes permettent de se "cacher", alors que les "vagues vont célébrer la nuit."

Le moment, l'obscurité de la nuit favorisent, aussi, la réunion des deux amoureux...


L'amoureux incite, alors, sa "belle" à des serments éternels, afin que la passion dépasse "les tourments et les larmes de la vie"...

L'amour mérite combat pour le perpétuer, ce que suggère l'image guerrière "nous prendrions les armes..."

Le poète évoque la fuite du temps, avec simplicité, et montre que l'amour peut en sortir renforcé, avec des comparatifs insistants, "plus beau, plus pur, plus vrai..."

Ainsi, le temps de la jeunesse est passé, mais l'amour n'a pas failli...

L'alternance des temps, présent et passé souligne cet écoulement du temps.


Le poète invite, alors, sa "belle" à entendre "ce doux concert", celui de la mer et celui de ses serments d'amour qui s'entremêlent avec harmonie...

 

Un superlatif  révèle tout l'amour du poète, dans cette expression : "mon bijou le plus cher".

On perçoit une belle déclaration d'amour dans cette confidence : " Tu es toute ma fortune..."

Et le texte s'achève sur une nouvelle invitation à écouter la mer.

La simplicité des mots, le cadre marin, le bruit des vagues nous bercent et nous séduisent : on se laisse emporter par la voix du poète, on est prêt à le suivre dans ce paysage de dunes...

La mélodie restitue toute la tendresse et toute l'émotion de l'amoureux dans sa déclaration...

Les sonorités de labiale "m", "b" ponctuent le texte : on peut y voir l'image même du baiser associé à la douceur de cet amour...

 

 

 

Les paroles :

 

http://www.paroles-musique.com/paroles-Salvatore_Adamo-Viens_Ma_Brune-lyrics,p5839


 


 

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28 juin 2016 2 28 /06 /juin /2016 12:39
Pour le plaisir des mots : diaprer...

 

 

 


"Le pays offrait un aspect tout différent de celui de la Grèce : les cotonniers verts, les chaumes jaunissants des blés, l'écorce variée des pastèques diapraient agréablement la campagne..." C'est ainsi que Chateaubriand décrit la Turquie et les plaines de l'Asie, dans un extrait de son oeuvre, Itinéraire de Paris à Jérusalem....


Dans ce paysage, le verbe "diaprer" nous fait admirer une variété de couleurs, une infinité de nuances... 

Le terme ancien "diaspre" ou "drap de soie couvert de fleurs, d'arabesques, de ramages.ondoyants" est à l'origine de ce verbe étonnant.

Ce mot tisse des étoffes somptueuses, des motifs pleins d'harmonie et de douceurs, il nous fait entrevoir la lumière du soleil qui irise les jardins.

Apparenté au "jaspe", pierre aux teintes diverses, blanc, beige, rouge, vert, rosé, noir, le "diaspre" nous éblouit de ses reflets de soie...

Pierre précieuse, drap chatoyant s'unissent dans ce verbe aux sonorités variées : dentale, labiale, gutturale.

Les voyelles "i" et "a" s'entralacent, comme pour suggérer ces éclats nuancés du tissu.

Ce mot compose, ainsi, un véritable tableau aux glacis de lumières : la campagne se couvre de lueurs qui se mêlent...

Ce verbe nous fait toucher des parures soyeuses, des entrelacs de couleurs qui se fondent l'une dans l'autre...

Fusion, réunion de nuances diverses, on voit se dessiner un paysage, comme une peinture impressionniste d'un Cézanne ou d'un Manet...

Des éclats de couleurs jaillissent, surgissent sur la toile ! Un simple verbe suggère ces ardeurs, ces tons de jaune et de verts qui se nuancent.

Un simple verbe fait étinceler un paysage, le nimbe de lueurs de soie...

La soie brillante, légère, aérienne, subtile !

La campagne se transforme, devient comme une texture ondoyante, on perçoit une impression de douceur.

Il semble même qu'on pourrait toucher du doigt ce paysage turc aux cultures variées : coton, chaume, écorces de pastèques....

On devine des feuilles vernissées, des éclats de jaune, des écorces lisses.

Cette campagne nous séduit de ses reflets changeants : un tableau se dessine sous nos yeux, une toile pleine de luminosité et d'éclats....








 

Pour le plaisir des mots : diaprer...
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