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18 avril 2016 1 18 /04 /avril /2016 16:30
Google : une course indécente à l'immortalité...

 

 

 

 

 

Alors que des gens meurent encore de faim et de misère sur cette planète, des programmes de recherche se mettent en place pour que l'homme puisse, un jour, accéder à l'immortalité...

Google est à la pointe de ces recherches, dans le but de nous vendre l'immortalité.

 

Il s'agit, ni plus ni moins, que de transplanter un cerveau humain dans un corps bionique. Avant la mort, on prélèvera le maximum de données sur les volontaires à l'immortalité, la voix, des éléments de la personnalité, l'ADN. Ces données seront, ensuite, réimplantées dans un clone robotique.

Bien évidemment, ce sont les plus riches qui pourront "bénéficier" de cette "merveilleuse" technique...

Bientôt l'immortalité à portée de mains !

Quelle vision d'horreur !

Un robot doté de ma personnalité, de mes idées, de ma vie !

Je n'ose l'imaginer et le concevoir !

L'homme joue, encore une fois, à l'apprenti sorcier...

L'immortalité n'est-elle pas une transgression de l'humanité et de l'humanisme ?

 

Cette forme d'hubris apparaît bien dangereuse : vouloir transgresser les règles de l'humanité vouée à une condition mortelle, c'est une façon de perdre son humanité.

 

Il serait plus judicieux, sans doute, de dépenser de l'argent afin d'éradiquer la faim dans le monde, de secourir les plus démunis....

 

Notre monde ne cesse d'aggraver les inégalités : les plus pauvres toujours plus pauvres, et les plus riches toujours plus riches.

 

Nul doute que l'immortalité sera promise aux gens les plus fortunés, et les plus fous.

Vivre dans le corps d'une machine ? Qui peut l'envisager ?

Devenir un robot humain ? Qui peut le concevoir ?

 

La sagesse antique devrait constituer pour l'humanité une mise en garde : les grecs dénonçaient l'hybris, comme une sorte de défi lancé aux dieux... les grecs savaient que l'hybris conduit l'homme à sa perte.

 

L'hybris, la démesure de l'homme, ses excès de suffisance et d'orgueil peuvent le conduire au pire, à sa propre destruction.

 

Le poète Homère en avait conscience : le personnage d'Ulysse, dans l'Odyssée, refuse, avec sagesse et discernement, l'immortalité que lui offre la déesse Calypso et préfère vivre pleinement sa condition d'homme.

 

 Ulysse pourrait devenir immortel et ainsi  échapper à tous les malheurs de l’humanité. Mais Ulysse a compris que l'éternité bienheureuse des dieux ne lui permettrait pas de trouver le bonheur humain auquel il aspire... un bonheur à la dimension de l'homme : rejoindre sa terre natale, sa famille, ceux qu'il aime.

 

Les scientifiques qui se lancent à la poursuite de l'immortalité devraient méditer ce message...

Cette quête de l'immortalité n'est-elle pas indécente, face à tous les problèmes que rencontre l'humanité ?

 

 

 

 

 

 

 

http://www.franceinter.fr/player/reecouter?play=1231325

 

 

 

 

 

 

Google : une course indécente à l'immortalité...
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17 avril 2016 7 17 /04 /avril /2016 10:27
Tilia, arbre solaire !

 

 

 

Un bouquet posé dans le jardin... un bouquet de lumières, aux feuilles vert pâle... soudain, comme un éclaboussement de teintes feutrées... 

 

Tilia ! Arbre solaire, céleste ! Tilia, arbre sacré, peuplé de nymphes rayonnantes !

 

La lumière joue avec les feuilles, l'air léger du printemps les fait bruisser et frissonner de lueurs changeantes...

Les feuilles s'éparpillent sur l'arbre, dans un foisonnement de verdures légères.

 

Les branches sombres se parent de ces éclats de feuilles printanières si douces, si volatiles, comme aériennes et suspendues sur l'arbre.

 

Le tilleul resplendit de sa verdure vaporeuse, subtile, le tilleul illumine l'azur de sa parure évanescente !

 

Un bouquet posé dans le jardin...

 

Un bouquet éblouissant, illuminé de soleil, de bleu d'azur...

 

Les teintes s'entremêlent, tourbillonnent dans l'air du printemps : paille, éclats de blancs, verts, bruns...

 

Tout un éparpillement de touches éclatantes et légères à la fois...

 

 

 

 

 

 

 

Photo : rosemar

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15 avril 2016 5 15 /04 /avril /2016 13:40
Pour redécouvrir Rabelais... le thème de l'éducation...

 

 

 

Dans le Gargantua, de nombreux chapitres sont consacrés à l'enfance du héros...

 

Aucune oeuvre du 16 ème siècle n'explore autant ce temps de l'enfance : Rabelais évoque la sexualité infantile, la découverte de la propreté, et, bien sûr, le thème de l'éducation, si important pour les humanistes...

Voilà un thème on ne peut plus moderne : l'éducation reste un sujet d'une brûlante actualité, un problème contemporain qui nous concerne tous.

 

Le jeune Gargantua est d'abord confié à un premier maître qui s'appelle "Thubal Holoferne", un grand docteur en théologie, dont le nom biblique a une fonction critique : il révèle l'aspect poussiéreux du personnage....

Ce précepteur représente les théologiens de la Sorbonne, des sophistes qui dissertent dans le vide.

Gargantua est, ensuite, éduqué toujours selon  des méthodes médiévales, par "maître Jobelin Bridé", et ce nom est, encore une fois, un sobriquet qui sert à dénoncer la stupidité de cet éducateur...

 

Ainsi, les noms ont souvent une signification dans l'oeuvre de Rabelais : "nomen est omen", le nom est un présage, disait-on souvent à cette époque.

 

Rabelais s'attache à ridiculiser les méthodes d'éducation vieillissantes et dépassées de ces précepteurs...

 

Il dénonce, avec virulence, la paresse, la vulgarité du jeune Gargantua soumis à ces maîtres : l'élève se réveille tard le matin, puis on le voit se vautrer dans son lit, grâce à une succession de verbes expressifs et évocateurs : "se gambayait, penadait et paillardait parmi le lit" ("il gambadait, bondissait, se vautrait dans son lit.")

 

Les imparfaits à valeur itérative soulignent tout le temps perdu à se livrer à ces vaines activités...

 

La toilette se résume à la plus simple expression :"se peigner de peigne d'Amain, c'était des quatre doigts et le pouce..."

L'hygiène et les exercices physiques sont, ainsi, totalement négligés.

 

Le vocabulaire grossier qui suit souligne le manque d'éducation du jeune élève : "fientait, pissait, rendait sa gorge, rotait, pétait, bâillait, crachait... se morvait en archidiacre..."

 

Gargantua engloutit, ensuite, un repas copieux où la diététique est complètement absente : "belles tripes frites, belles carbonnades, beaux jambons, belles cabirotades, et force soupes de prime..."

L'énumération et les pluriels soulignent la démesure et l'excès de ce déjeuner... Le gigantisme des personnages est, comme souvent dans l'oeuvre de Rabelais, au service de la satire.

 

Et comme Ponocrates, un nouvel éducateur, lui adresse des remontrances, Gargantua lui répond, avec une assurance pleine d' insolence.

Ponocrates, dont le nom signifie "la force du travail", représente, lui, une éducation nouvelle, moderne qui privilégie l'effort et la véritable culture...

 

Gargantua prononce, alors, un discours creux et vain, il se réfère à des autorités, celles de ses maîtres, au lieu d'argumenter en bonne et due forme...

Il montre, ainsi, qu'il ne sait pas réfléchir par lui-même et qu'il se soumet à des autorités...

 

La satire de l'éducation religieuse est à la fois savoureuse et virulente : le bréviaire, le livre de messes est lourd, gros pesant, difficilement maniable, couvert de crasse... l'objet perd sa valeur première, objet de culture il devient, ici, gênant pour l'esprit : son contenu n'est même pas évoqué, mais seulement son poids : "onze quintaux, six livres"... De plus, il est "empantoflé", c'est à dire enfermé dans une housse, il n'a pas pour vocation d'être ouvert, il ne sert à rien... 

 

Le nombre de messes est impressionnant "vingt six ou trente messes..." ce qui aboutit à un véritable abrutissement de l'individu...

 

Le "diseur d'heures", l'homme d'église est, aussi, ridiculisé : comparé  à une "duppe", c'est à dire une"huppe", il est déshumanisé, de plus, c'est un ivrogne qui se donne des excuses : il boit pour immuniser son haleine "à force sirop vignolat."

Le vocabulaire médical prête à sourire en la circonstance... On peut remarquer la savoureuse périphrase d'apothicaire désignant ici le vin  : "le sirop vignolat"!

 

Les prières sont "marmonnées" : on les répète machinalement, sans vraiment les comprendre. Le verbe "éplucher" souligne l'aspect mécanique de cette récitation de prières, un verbe concret étant utilisé pour une activité spirituelle.

 

Les "patenôtres", ou les chapelets ont des dimensions extraordinaires, chaque grain ayant la taille d'une tête d'homme. Là encore, c'est le poids de l'objet qui l'emporte sur toute autre considération.

 

Rabelais, en se livrant à une caricature, dénonce le type d'éducation délivrée au Moyen âge : à aucun moment l'élève n'est invité à comprendre, à assimiler des connaissances, il en devient totalement passif, inculte et paresseux...

Ponocrates aura fort à faire, pour réparer toutes les errances d'une telle éducation...

 

A suivre...

 

 

Chapitre 21....

 

http://sami.is.free.fr/Oeuvres/rabelais_gargantua.htm

 

Le texte :

 

 
"Il dispensoit doncques son temps en telle façon que ordinairement il s'esveilloit entre huyt et neuf heures, feust jour ou non; ainsi l'avoient ordonné ses regens antiques, alleguans ce que dict David : Vanum est vobis ante lucem surgere.
 
Puis se guambayoit, penadoit et paillardoit parmy le lict quelque temps pour mieulx esbaudir ses esperitz animaulx ; et se habiloit selon la saison, mais voluntiers portoit il une grande et longue robbe de grosse frize fourrée de renards; après se peignoit du peigne de Almain, c'estoit des quatre doigtz et le poulce, car ses precepteurs disoient que soy aultrement pigner, laver et nettoyer estoit perdre temps en ce monde.
 
Puis fiantoit, pissoyt, rendoyt sa gorge, rottoit, pettoyt, baisloyt, crachoyt, toussoyt, sangloutoyt, esternuoit et se morvoyt en archidiacre , et desjeunoyt pour abatre la rouzée et maulvais aer : belles tripes frites, belles charbonnades, beaulx jambons, belles cabirotades et forces soupes de prime .
 
Ponocrates luy remonstroit que tant soubdain ne debvoit repaistre au partir du lict sans avoir premierement faict quelque exercice. Gargantua respondit :
 
« Quoy ! n'ay je faict suffisant exercice ? Je me suis vaultré six ou sept tours parmi le lict davant que me lever. Ne est ce assez? Le pape Alexandre ainsi faisoit, par le conseil de son medicin Juif, et vesquit jusques à la mort en despit des envieux. Mes premiers maistres me y ont acoustumé, disans que le desjeuner faisoit bonne memoire; pour tant y beuvoient les premiers. Je m'en trouve fort bien et n'en disne que mieulx. Et me disoit Maistre Tubal (qui feut premier de sa licence à Paris) que ce n'est tout l'advantaige de courir bien toust, mais bien de partir de bonne heure; aussi n'est ce la santé totale de nostre humanité boyre à tas, à tas, à tas, comme canes, mais ouy bien de boyre matin; unde versus :
 
Lever matin n'est poinct bon heur;
Boire matin est le meilleur.
 
Après avoir bien à poinct desjeuné, alloit à l'église, et luy pourtoit on dedans un grand penier un gros breviaire empantophlé, pesant, tant en gresse que en fremoirs et parchemin, poy plus poy moins, unze quintaulx six livres. Là oyoit vingt et six ou trente messes. Ce pendent venoit son diseur d'heures en place empaletocqué comme une duppe, et très bien antidoté son alaine à force syrop vignolat; avecques icelluy marmonnoit toutes ces kyrielles, et tant curieusement les espluchoit qu'il n'en tomboit un seul grain en terre.
 
Au partir de l'eglise, on luy amenoit sur une traine à beufz un faratz de patenostres de Sainct Claude, aussi grosses chascune qu'est le moulle d'un bonnet, et, se pourmenant par les cloistres, galeries ou jardin, en disoit plus que seze hermites.
 
Puis estudioit quelque meschante demye heure, les yeulx assis dessus son livre; mais (comme dict le comicque) son ame estoit en la cuysine.
 
Pissant doncq plein urinal, se asseoyt à table, et, par ce qu'il estoit naturellement phlegmaticque, commençoit son repas par quelques douzeines de jambons, de langues de beuf fumées, de boutargues, d'andouilles, et telz aultres avant coureurs de vin."
 

 

 

 

Pour redécouvrir Rabelais... le thème de l'éducation...
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14 avril 2016 4 14 /04 /avril /2016 13:23
Un p’tit coin d’ parapluie...

 

 

 

Les orages, la pluie ont inspiré de magnifiques chansons à Georges Brassens... Comment ne pas être sensible au charme, à l'évidence, à la simplicité de ce texte : Un p'tit coin d' parapluie ?

 

Une inconnue rencontrée sur le chemin offre au poète un moment de rêve.

Désignée par le pronom "elle", la jeune inconnue apparaît d'autant plus énigmatique et secrète : on ne connaîtra pas son nom, comme le poète l'ignorera aussi...

 

La pluie intense favorise la rencontre amoureuse.

Privée de parapluie, la belle inconnue a forcément besoin de secours, un secours que s'empresse de lui apporter le poète.

 

Le verbe "courir" souligne cet empressement, et le poète propose "un peu d'abri", grâce à un parapluie qu'il a volé, le matin même, à un ami.

On reconnaît bien, là, dans cette remarque, la désinvolture et l'indolence d'un poète.

 

La réponse de la belle inconnue ne se fait pas attendre... Elle accepte la proposition, avec un geste rempli de séduction :"en séchant l'eau de sa frimousse..."

 

Le refrain transforme alors la jeune fille en "ange" et le "coin de parapluie" devient "un coin de paradis".... L'inversion et la reprise de ces mots traduit bien le ravissement du narrateur.

Et le poète peut, dès lors, constater familièrement : "je ne perdais pas au change, pardi !"

Le vocabulaire religieux : "ange, paradis" transforme la jeune inconnue en une déesse, un être divin, aux attraits envoûtants.

 

La promenade sous la pluie nous permet de percevoir  "le chant joli que l'eau du ciel faisait entendre..."

La pluie personnifiée semble, alors, devenir complice du poète en berçant les personnages de son doux chant...

 

Et celui-ci commente, avec tendresse et humour, son désir de voir la pluie se prolonger à l'infini et devenir "un déluge".

"J'aurais voulu comme au déluge, 
Voir sans arrêt tomber la pluie, 
Pour la garder sous mon refuge..."

 

Le poète se veut protecteur, car le parapluie se transforme en un véritable"toit", en un "refuge".

 

Mais le rêve s'achève avec le bout du chemin qui conduit au pays de la belle...

Les routes personnifiées conduisent "bêtement" vers des pays et le poète voit sa "folie" interrompue par la fin du voyage.

La jeune fille s'éloigne, alors... après un remerciement et on la voit devenir lointaine "toute petite", vision quasi-cinématographique du personnage qui disparaît, symbolisant, pour l'inconnue, l'oubli de ce moment qui reste si intense dans l'esprit et la mémoire du poète.

 

Le refrain rythmé de sonorités de labiales, dentales, et de gutturales assez fortes nous donne l'impression d'entendre la pluie qui s'égrène sur le toit du parapluie.

Le vocabulaire familier :"rescousse, frimousse, pardi", les interventions du narrateur à la première personne, une certaine auto-dérision donnent à cette chanson une allure de confidence, remplie de charmes.

On retrouve, comme souvent dans les chansons de Brassens un subtil mélange de culture et de familiarité : l'allusion à l'épisode biblique du déluge nous fait sourire...

 

La mélodie pleine de fluidité, de limpidité restitue un moment de bonheur inoubliable...

 

 


 

 

Photo : rosemar

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13 avril 2016 3 13 /04 /avril /2016 11:56
Un cartable de prof...

 

 

 



On parle beaucoup des cartables chargés des élèves et très peu de ceux des enseignants... Pourtant, eux aussi ne peuvent se passer d'un cartable, pour y mettre livres, copies, cours, photocopies, trousse, stylos, feutres, craies, cahier, papiers...

 

Tout un bric à brac nécessaire pour assurer correctement les cours d'une journée...

Impensable, pour moi, de donner un cours de grec ou de latin, sans écrire au tableau et sans avoir à disposition ces outils essentiels : craies ou feutres, livres...


Je me souviens avoir acquis, à mes débuts, un superbe cartable en cuir marron clair, avec des dorures, un cartable aux bonnes odeurs de cuir, qui reflétait la lumière et qui suscitait l'admiration de tous, mais, très rapidement, le cuir s'est élimé, la boucle de fermeture s'est détériorée, la poignée s'est déchirée.


J'ai compris, alors, qu'il fallait privilégier l'achat d'un cartable plus ordinaire, qui, de toutes façons, allait vite se détériorer, sous le poids des livres, des copies, des photocopies....


C'est donc un simple cartable noir qui est devenu mon compagnon de travail, un cartable en tissu ou en nylon, assez ordinaire.


Et bien sûr, il est indispensable de renouveler ce cartable, tous les 4 ou 5 ans, car l'objet est assez vite crevassé, tordu, abîmé, avec une fermeture qui ne fonctionne plus.


Incroyable ! Depuis mon enfance, j'ai toujours possédé un cartable, celui de mes études, puis celui de ma fonction d'enseignante.


Et ce cartable est essentiel dans une vie d'enseignante : une fois, une seule fois, au cours d'une journée de fatigue, j'ai laissé et oublié mon cartable sur un trottoir, pour aller regarer ma voiture sur le parking du lycée.


Lorsque je m'en suis aperçue, en arrivant au lycée, je suis revenue à mon point de départ pour le récupérer, mais le cartable avait disparu !


J'étais saisie d'angoisse et de panique ! J'avais perdu mon outil de travail, mon cahier de notes, mes répertoires d'élèves, mes cours, des livres.

Je suis rapidement passée au CDI du lycée pour prendre les livres qui me manquaient, et j'ai assuré mes cours, sans mes notes habituelles.


J'étais tout de même catastrophée et perdue : mon répertoire de notes ayant disparu, je me trouvais plutôt désemparée... Comment récupérer les notes de tous mes élèves ?

Heureusement, le soir même, un coup de fil miraculeux... une personne avait trouvé mon cartable sur le trottoir, avait lu mon nom sur des documents qui étaient à l'intérieur  et avait cherché mon numéro sur l'annuaire !

Un vrai soulagement et une joie intense de retrouver cet outil de travail ! Mes livres, mes cours et surtout mon répertoire de notes.


Ce fut un bonheur de pouvoir, à nouveau, tenir en mains, ce cartable, de le redécouvrir... 

Depuis ce jour, je n'ai plus jamais oublié mon cartable, et j'en ai pris un soin plus particulier...


    



 

Un cartable de prof...
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12 avril 2016 2 12 /04 /avril /2016 12:32
L'industrie agro-alimentaire au service de l'industrie pharmaceutique ?

 

 

 

Notre alimentation bourrée d'additifs, de colorants, de conservateurs, nos fruits et nos légumes pollués par des pesticides, nos viandes menacées par des importations d'animaux transgéniques, nos poissons saturés de mercure ou d'autres produits polluants qui sont déversés dans les mers et les océans... Voilà un  tableau terrifiant... 

Nous sommes, ainsi, voués à une nourriture qui nuit gravement à la santé.

 

Les industriels de l'agro-alimentaire seraient-ils, donc, complices de l'industrie pharmaceutique ?

On peut se poser la question face au nombre croissant de substances toxiques contenues dans nos aliments...

Biscuits, gâteaux, sodas remplis de sucres, glycérol, arômes artificiels venus d'on ne sait où, acidifiants, gélifiants, citrates de sodium etc.

 

Notre nourriture nous rend malades... le nombre de gens obèses, de diabétiques ne cesse de croître sur notre planète...

 

Une manne pour l'industrie pharmaceutique !

Une bénédiction pour cette industrie qui profite grassement de tous ces malades mal nourris...

Les laboratoires peuvent prendre le relai et proposer aux consommateurs des "remèdes" pour soigner leurs nombreuses pathologies.

 

Face à ce problème, à chacun de se prendre en main et de refuser ces diktats d'une nourriture frelatée qui produit les pires effets sur la santé.

 

Il est important de privilégier des aliments biologiques de qualité, de manger moins, pour se nourrir mieux. Evitons tous les produits transformés vendus dans les supermarchés et les grandes surfaces!

Soyons vigilants et veillons à pratiquer une consommation raisonnée de produits naturels : fruits, légumes de saison...

De plus en plus d'aliments préparés comportent des additifs néfastes pour la santé, il faut en prendre conscience. Il convient de se nourrir plus sainement de fruits, de graines, de légumes, de les cuisiner avec soin.

 

Existe-t-il une collusion entre les industriels de l'agro-alimentaire et l'industrie pharmaceutique ?

 

Tout est possible,  en un temps où l'argent est roi, où des profits colossaux sont en jeu.

 

Ne sommes-nous pas malades de notre nourriture ? Les maladies cardio-vasculaires, les cancers, l'obésité se développent.

 

Et les laboratoires pharmaceutiques se chargent de nous proposer toutes sortes de traitements pour traiter ces pathologies graves : ils accroissent ainsi leurs chiffres d'affaires et prospèrent à grand renfort de publicités.

 

Certains "médicaments" produisent, même, des effets néfastes et dévastateurs : ils sont à l'origine de nouveaux désordres et de nouvelles maladies.

 

Devant ce cycle infernal qui nous emporte vers la consommation de produits toxiques, nous nous devons d'adopter une nourriture plus saine et plus naturelle : il y va de notre bien être et de notre santé.

 

 

 

 

 

L'industrie agro-alimentaire au service de l'industrie pharmaceutique ?
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11 avril 2016 1 11 /04 /avril /2016 13:07
Le voile, un signe de décence ?

 

 

 

 

Il suffit de se promener dans les rues ou les jardins de nos villes pour apercevoir des femmes en groupe, voilées du haut jusqu'en bas : tenues longues, cheveux couverts d'un voile qui ne laisse rien dépasser.

 

On peut le constater : le port du voile se développe, s'amplifie, et il devient même une mode, puisque des marques de grands magasins proposent, dorénavant, différents modèles de ces vêtements issus de la religion.

 

Il n'est pas question, ici, de condamner ces femmes qui se conforment à ces impératifs vestimentaires.

 

Ce serait, pour elles, une double peine : elles qui se soumettent à des codes religieux stricts seraient, en plus, montrées du doigt, vilipendées, et condamnées.

 

Le voile n'en est pas moins aliénant, il contraint la femme à s'habiller à l'ancienne, en cachant toutes les parties du corps.

Le voile serait-il, donc, une marque et un signe de décence ?

Dans ce cas, comment concilier notre façon de nous habiller très librement avec cette conception du voile ?

 

Pour nous, le voile n'est pas une signe de décence ou de pudeur, mais il symbolise un  enfermement de la femme, soumise à des diktats et des impératifs religieux.

Est-ce que les hommes portent le voile ? Les hommes subissent-ils ces contraintes vestimentaires ?

Les hommes sont-ils décents quand ils montrent leurs bras, leur corps, alors que les femmes ne le seraient pas ?

 

Pourquoi cette discrimination ? Qu'est ce qui condamne les femmes à vivre cachées, à s'enfermer dans des vêtements couvrants et longs ?

Pourquoi seraient-elle contraintes de mettre un burkini pour aller à la plage ?

Ainsi, le voile constitue une barrière, un obstacle qui sépare les communautés, et les divise.

Comment concilier nos bikinis avec ces voiles encombrants ?

 

Sommes-nous des femmes impudiques, pour tout bon musulman qui voit dans la chair un appel irrépressible des sens ?

 

Sommes-nous coupables d'impudeur et d'indécence, parce que nous dévoilons nos bras, nos jambes, nos cheveux ?

 

Dans ce cas, il sera difficile de concilier des façons de vivre et de s'habiller si différentes.

C'est pourquoi, une évolution du monde musulman paraît indispensable... d'ailleurs, quelques femmes de confession musulmane ont renoncé au voile, à ces vêtements marqués par la religion qui nient les droits des femmes et les infériorisent.

Certaines femmes se sont libérées de ces contraintes vestimentaires...

 

Il paraît essentiel de les encourager à suivre cette tendance, à abandonner tout ce qui relève de la soumission, de l'injonction religieuse.

Il paraît essentiel que les femmes soient, enfin, libérées de ces carcans vestimentaires d'un autre temps, souvent peu pratiques, et contraignants.

 

 

 

 

http://www.parismatch.com/Actu/Societe/Soufiane-Zitouni-Le-voile-est-l-etendard-de-l-islam-941307

 

 

 

Le voile, un signe de décence ?
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10 avril 2016 7 10 /04 /avril /2016 13:49
Khélidonès ! Hirondelles !

 

 

 

 

Khélidonès ! Hirondelles ! Arondes ! 


Néphélides, elles sont de retour sur le pays de l'azur étincelant, elles sillonnent les espaces célestes, de leurs éclats noirs, de leurs guipures lumineuses...


Elles envahissent l'horizon de leurs danses aériennes... Tourbillons du printemps, les hirondelles virevoltent, surgissent soudain, sur la couleur bleue du ciel... vols d'arondes, vols d'oiseaux familiers !


Les ailes arrondies se profilent, en éclats de noirs vifs, sur le ciel céruléen du printemps...

Effilures sombres, silhouettes légères, diaphanes, fugitives, elles dessinent sur l'azur leurs profils ondulants.

Vols balancés, ballets de trilles virevoltantes !

Les hirondelles se perdent dans l'immensité du ciel, et, pointilles de noirs, elles parcourent inlassablement l'azur.

Elles rendent le bleu céruléen plus pur encore, plus vif, plus ardent... Elles parcourent, à vive allure, l'horizon, le parsèment de leurs éclats obscurs...

Au dessus du pin, dans le lointain azuré, les hirondelles célèbrent le printemps...

Au dessus du pin, les hirondelles éclaboussent l'azur de leurs vols effrénés...


Rondes, elles dessinent des cercles de lumières, des girandoles lumineuses, sur la clarté céleste.

Rondes, elles tressent, de leur vol, des contours, des couronnes étincelantes...


 


 

 

 

Photo : rosemar

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9 avril 2016 6 09 /04 /avril /2016 11:47
Et pourtant, quelle poésie dans l'aubade !

 

Pour le plaisir des mots... l'aubade !

 

On se souvient de ces vers de Georges Brassens, extraits d'une chanson intitulée Il suffit de passer le pont..



"Il suffit de trois petits bonds,
C'est tout de suit' la tarantelle,
Laisse-moi tenir ton jupon,
J'saurai ménager tes dentelles...
J'ai graissé la patte au berger
Pour lui fair' jouer une aubade.
Lors, ma mi', sans croire au danger,
Faisons mille et une gambades,
Ton pied frappe et frappe la mousse...
Si l'chardon s'y pique dedans,
Ne pleure pas, ma mi' qui souffre :
Je te l'enlève avec les dents !"

 

Le poète fait appel à un berger pour "faire jouer une aubade", afin de séduire sa belle...



De nos jours, certaines coutumes se perdent et plus personne ne donne des aubades, ces concerts en plein air, à l'aube, devant la porte d'un être cher...

Et, pourtant, quelle poésie et quelle séduction dans l'aubade ! Un bonheur de chanter, de faire de la musique, un plaisir de l'aube...

Le mot n'est-il pas rempli de charmes, avec ses consonnes labiale, dentale, ses voyelles ouvertes qui suggèrent une harmonie, une envie de s'épanouir ?


L'aubade, liée à l'aube, à la couleur blanche, "albus", en latin, nous fait voir les couleurs de l'aurore, des teintes adoucies de roses...

Des lumières légères, incertaines, des ombres subtiles, un chuchotement de clartés, un balbutiement de jour qui se lève...

On entend un air de guitare, une voix qui s'élève vers un balcon, un chant d'amour et de bonheur, dans les lumières naissantes de l'aurore.

Qui ne rêve d'écouter une aubade ?

Aubade d'un berger musicien qui joue sur sa flûte des airs langoureux, aubade d'un poète amoureux...

L'aubade nous réveille agréablement, au son d'un instrument de musique, elle nous surprend à l'aube, au point du jour : lumières et chants s'accordent dans une harmonie de sons et de teintes...

Alba ! Blancheur et douceur des teintes de l'aube !


L'aubade évoque, aussi, le temps des troubadours, ces "trouveurs" de mots qui chantaient l'amour, la fin'amor, des poètes, des musiciens d'autrefois.

 

L'aubade n'est-elle pas une forme d'hommage, de célébration ? On aimerait retrouver, de nos jours, ces poètes, tel Brassens qui magnifiait son "Hélène", ses sabots, sa simplicité....

Le temps de l'aubade semble révolu... Remettons ce mot à l'honneur ! Des aubades nouvelles sont attendues !

Le printemps, la nature qui s'éveille, les feuilles et les fleurs qui s'épanouissent, les matins qui s'apaisent de douceurs, tout incite à l'aubade et ses musiques enivrantes, tout nous appelle vers des accords de guitare éblouissants, des voix charmeuses...

Voilà qu' une aubade d'oiseaux nous berce de trilles, de friselis vaporeux et subtils !

Ce mot résonne d'éclats de musique, d'images apaisantes, de doux murmures....

Ce mot évoque tout un art de l'harmonie, de la séduction....

Se réveiller, au son d'une aubade ! Un rêve !


    

 

 

 

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8 avril 2016 5 08 /04 /avril /2016 12:51
Vive la mini-jupe !

 

 

 

Il n'est pas vraiment question, ici, de défendre la mini-jupe en tant que telle, mais plutôt la liberté, pour les femmes, de s'habiller de différentes façons, sans contraintes et sans diktat : on aime bien varier les tenues, en fonction du temps, de l'humeur,  jupe, pantalon, caleçon, short, talons plats ou plus hauts.

 

 

Pourquoi la femme devrait-elle être contrainte de se vêtir d'un voile, de tenues et de manches longues ?

 

Pourquoi, si ce n'est au nom de principes religieux bien éculés ?

 

Pourquoi, si ce n'est au nom de diktats d'un autre âge ?

 

Pourtant, la sénatrice Esther Benbassa a déclaré dans une tribune, parue récemment sur le journal Libération :"Le voile n’est pas plus aliénant que la mini-jupe"...

 

Ah ! Voilà qui est étonnant ! 

Le voile correspond, pourtant, à des injonctions religieuses, il est bien imposé à la femme musulmane qui n'a, souvent, pas vraiment le choix...

A l'inverse, aucune femme ne se voit contrainte, dans notre pays, de porter une mini-jupe, et c'est la liberté vestimentaire qui prévaut...

Vive la liberté de se vêtir, comme on le veut !

 

C'est cette liberté que nous défendons, comme la liberté d'exprimer toutes sortes d'idées, de débattre, de discuter...

 

Parler d'aliénation pour la mini-jupe, n'est-ce pas inverser le cours de l'histoire ?

 

Certes, nos sociétés accordent beaucoup de place à l'apparence, à la mode... Mais les femmes restent libres de s'habiller, comme elles le désirent, de varier les tenues...

 

Certes, nos sociétés sont aliénées à une surconsommation néfaste, mais ce travers se retrouve dans nombre de pays, et même dans des pays d'obédience musulmane...

Les riches saoudiennes semblent, elles aussi, soumises à ce diktat de la consommation...

D'ailleurs, l'une d'entre elles,  Maha al-Sudairi, épouse d'un prince, ministre de l’Intérieur saoudien, est devenue une sorte de cliente honnie des grands joailliers, couturiers et hôteliers de la capitale. En une année, cette "fondue"de mode et de shopping a, en effet, accumulé 15 millions d’euros de dettes dont 10 millions auprès del’hôtel Crillon, un des plus prestigieux établissements de la capitale !

Et, aux dernières nouvelles, elle n'a toujours pas payé ses dettes !!

 

Et ces femmes sont, aussi, contraintes de se voiler, de porter des tenues conformes à leur religion, tout au moins dans la rue.

 

C'est ainsi qu'on a vu de riches saoudiennes, revêtues du niqab, faire du tourisme près du lac d'Annecy et elles n'étaient même pas verbalisées : il fallait, sans doute,  préserver la susceptibilité de ces femmes richissimes !

 

Non, décidément, on ne peut affirmer que la mini-jupe est une aliénation, elle n'est, en aucun cas, une contrainte et on ne peut la mettre sur le même plan que le voile.

N'inversons pas le cours de l'histoire ! La liberté de se vêtir comme on le souhaite est une conquête des années 60...

 

Gardons cette liberté si précieuse !

 

 

 

L'article de Libération, et à la suite, une interview de Laurence Rossignol :

 

http://www.liberation.fr/debats/2016/04/05/le-voile-pas-plus-alienant-que-la-minijupe-par-esther-benbassa_1444176

 

Vive la mini-jupe !
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