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11 juillet 2018 3 11 /07 /juillet /2018 08:08
Hier soir, un concert de klaxons à n'en plus finir...

 

 

 

Hier soir, soudain, dans ma ville, un concert de Klaxons à n'en plus finir : j'ai mis du temps à prendre conscience de la signification d'un tel tintamarre, à la nuit tombée, c'était, bien sûr, pour saluer la victoire de la France face à la Belgique, lors de la demi-finale de la coupe du monde de football.

 

Comme je ne suis pas du tout cette compétition, je ne soupçonnais pas, d'abord, la raison de telles manifestations.

Beaucoup de bruit pour rien, beaucoup de bruit pour un simple résultat de foot !

Quelle folie s'empare, ainsi, des supporteurs ! On pouvait entendre des cris, des hurlements de sauvages, une rumeur qui s'amplifait, des coups de klaxons réitérés qui se sont prolongés au delà de minuit.

Le football suscite de véritables délires : un tel engouement paraît incroyable pour une simple victoire !

Une victoire pour laquelle la chance a joué un rôle non négligeable, d'après les commentaires que j'ai lus...

 

Le concert s'est poursuivi tard dans la nuit : la ronde des voitures a répercuté une sorte de joie festive qui ne faiblissait pas.

Quant aux titres des journaux, ils sont, aujourd'hui, dans le même registre : l'excès, la démesure, on pouvait lire, par exemple, à la Une de L'obs, ce titre : "Comme si on gagnait une guerre : la liesse de la finale envahit Paris", et plus loin ces mots : "un arrêt magique du gardien de but Français", "La tête dans les étoiles !" ou encore : "un match historique des Bleus !"

 

Un joueur de foot est, soudain, transformé en héros parce qu'il a marqué un but, au cours de la rencontre. Certains parlent même de super héros !

Voilà notre joueur de foot devenu un chevalier, un être d'exception, un demi-dieu !

Comme si l'héroïsme pouvait se réduire à un simple but !

 

Mais, enfin, l'héroïsme est tout autre : avons-nous perdu le sens des réalités pour assimiler des footballeurs à des braves, des modèles ?

N'avons-nous pas besoin d'autres exemples ? C'est, pourtant, ce type de modèle auquel les jeunes s'identifient plus volontiers.

Les vrais héros sont ceux qui se dévouent pour les autres, qui se rendent utiles dans une société en crise.

Les vrais héros se mettent au service des autres : par exemple, des médecins qui partent pour sauver des enfants dans des pays pauvres.

 

Dans tous les cas, le football fait rêver encore, malgré ses nombreuses dérives : dopage, matchs truqués, corruption, argent à gogo... et cet excès dans les manifestations de joie paraît hors de propos, pour une simple rencontre sportive où le hasard joue un rôle non négligeable.

Un match de foot tient à si peu de choses !

 

J'imagine, désormais, ce que pourra être la réaction des supporteurs si la France remporte la finale...

Dans ce cas, le chauvinisme sera encore plus à l'oeuvre.

"La France a gagné", dit-on, alors, comme si une équipe sportive représentait la réussite de tout un pays !

C'est ainsi que va notre monde : il encense des joueurs de foot et ne voit même pas ceux qui, dans l'ombre, oeuvrent pour l'humanité...

En fait, avec ces compétitions, c'est encore et toujours l'argent qui est le grand gagnant : les commerçants, les hôteliers, les marchands de bières et de boissons se frottent les mains.

Et l'argent étant la valeur essentielle de nos sociétés, la coupe du monde de football vient conforter ces dérives inquiétantes.

 

 

 

 

 

 

 

Hier soir, un concert de klaxons à n'en plus finir...
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9 juillet 2018 1 09 /07 /juillet /2018 09:30
La vitesse !

 

 

Un article paru sur le journal Le Monde a attiré mon attention... son titre : comment optimiser sa vitesse de lecture ? Il s'agit d'utiliser une présentation informatisée séquentielle rapide qui pourrait être une méthode de lecture révolutionnaire pour demain.

 

Incroyable ! On nous montre un minuscule écran (celui d'une montre connectée par exemple ou d'un téléphone mobile) qui permet d'accélérer radicalement notre vitesse de lecture. Les mots défilent, un par un, parfois coupé en deux ou trois séquences en accéléré !

 

Avec cet appareil, nous voilà transformés en robots lecteurs ! Plus le temps pour nous arrêter sur une phrase, plus le temps de réfléchir, de nous poser des questions.

 

Plus le temps pour le rêve, pour la part d'imagination : oui, on lit plus vite, mais quel est l'intérêt si le message n'est pas bien digéré ?

 

Notre monde est bien celui de l'accélération, de la vitesse : tout s'emballe, les innovations nous submergent sans arrêt, une innovation en chasse une autre, un système informatique en remplace un autre, un smartphone succède à un autre...

 

La vitesse s'impose partout : les adolescents sollicités par de nombreux médias ne prennent plus le temps de lire, c'est le règne des SMS qui s'impose, le règne des messages rapides : peu importent l'orthographe, la grammaire !

 

De plus en plus, les adolescents qui entrent en classe n'ont qu'une envie : en ressortir, on les voit les yeux rivés sur leur portable pour vérifier l'heure.

 

On les voit peu concentrés, impatients, pressés : il semble que le monde actuel leur imprime un rythme de vie où il faut toujours aller plus vite.

 

Dans un monde où les loisirs sont si multiples, il faut passer sans cesse d'une activité à une autre, parfois même les adolescents sont à l'écoute d'une émission de télévision tout en taquinant leur ordinateur.

 

La vitesse ! C'est bien là une composante essentielle de nos sociétés ! Je suis, ainsi, étonnée de ce nouveau système informatique ou encore des tablettes tactiles où il suffit d'effleurer un écran pour passer d'une image à une autre !

A-t-on le temps de regarder vraiment ces images ? 

Dans le travail aussi, le temps s'accélère : l'informatique permet d'aller toujours plus vite.

La lecture sur internet s'apparente à un "sport de glisse", comme l'écrit Alain Finkielkraut : on passe d'un texte à un autre dans des lectures fugaces...

Ainsi, la vitesse nous fait vivre dans un monde superficiel : l'attention se perd, se délite et l'être humain est emporté dans un tourbillon d'informations diverses... et bien sûr, la réflexion en pâtit...

 

 

 

 

 

   Photos : Pixabay

La vitesse !
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8 juillet 2018 7 08 /07 /juillet /2018 12:19
Le merle picoreur...

 

 

 

Un joli fluttis dans les bosquets... Un merle s'aventure sur la pente, sautillant avec légèreté, picorant les feuilles, à la recherche de nourriture.

 

 

Plumage sombre, bec aux teintes de flammes, il s'arrête, aux aguets, puis reprend sa quête inlassable, à coups de becs vifs, il fait voltiger les feuilles sur le sol...

 

 

Bel oiseau noir, aux plumes luisantes et soyeuses, à l'oeil perçant...

 

Tout autour, des chants, des mélodies accompagnent le merle noir...

 

Il fouille le sol, avec constance, sur un lit de feuilles abondantes qu'il inspecte soigneusement...

 

Noir d'ébène, son plumage se teinte de nuées brumeuses...

 

 

 

 

 

 

 

 

Photo et vidéo : rosemar

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7 juillet 2018 6 07 /07 /juillet /2018 08:26
"On a gagné !"

 

 

 

 

Il n'est pas rare d'entendre cette phrase, après une victoire de l'équipe de France, lors d'une compétition : "On a gagné, on est en demi-finale !"

Les supporteurs s'identifient volontiers aux joueurs, comme s'ils avaient eux-mêmes oeuvré pour la victoire, comme s'ils avaient été des acteurs du match de foot auxquels ils ont assisté.

 

L'enthousiasme du supporteur est si intense qu'il va jusqu'à se prendre lui-même pour un joueur de foot.

Cela remonte, sans doute, à l'enfance : beaucoup de supporteurs ont pratiqué ce sport, quand ils étaient jeunes, et il se rêvent volontiers en "champions", en "héros" du stade.

 

Pourtant, en fait de "héros", les footballeurs font souvent pâle figure...

Ce sont surtout des personnalités médiatisées qui gagnent des sommes démesurées, folles, indécentes...

Le sport à outrance les conduit aux pires dérives : les corps souffrent, les sportifs vivent dans le culte de la performance, constamment à la recherche de la victoire...

Et que nous disent ces joueurs ? Il faut être performant, l'argent est important, il faut être célèbre, et on peut, à l'occasion, tricher, mentir, feindre la chute, pour y parvenir...

 

Et que penser de ces supporteurs au comportement outrancier ?

Ils sont bruyants, vindicatifs à l'égard de l'adversaire.

Ils sont prêts à siffler et conspuer un footballeur tout simplement parce qu'il ne fait pas partie de l'équipe qu'ils soutiennent.

Le foot devient leur préoccupation principale, leur raison de vivre.

Ils suivent toutes les compétitions, sont fanatisés, et se soumettent à une forme de religion.

Je les ai observés hier, devant des écrans géants, dans les rues du centre-ville où je me suis rendue : des cris, des hurlements, des clameurs, des grondements d'une foule en délire...

Soudain, la rumeur enflait, devenait assourdissante : les supporteurs vibraient, subjugués par les images du match.

Certains agitaient frénétiquement des drapeaux, d'autres faisaient sonner leurs cornes de supporteurs

Certains portaient les stigmates de leur passion : maquillés de bleu blanc rouge, ils étaient comme fascinés par les images de leurs idoles.

Une nouvelle religion est née : celle du sport triomphant, reflet de nos sociétés vouées à l'argent, à la compétition...

Le football, cerné par l'argent-roi, devient un monde où les véritables valeurs du sport semblent être oubliées...

 

 

 

 

 

 

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6 juillet 2018 5 06 /07 /juillet /2018 07:51
Les pauvres peuvent attendre...

 

 

 

Un plan anti-pauvreté devait être annoncé ce mardi 10 juillet : il sera finalement sans doute reporté au mois de septembre, pour cause de coupe du Monde de football, l'équipe de France étant susceptible de participer à une demi-finale qui aurait lieu le 10 juillet.

 

Les pauvres peuvent attendre ! Le football devient une priorité, alors que des millions de gens vivent dans la précarité et la misère.

 

Ainsi va le monde des puissants : le divertissement passe avant tout, la politique se subordonne à des événements sportifs où triomphe le fric. Nos sociétés ne sont-elles pas dominés par l'argent ?

 

Le président des riches ne perçoit même pas l'indécence de ce report : la politique du gouvernement n'a-t-elle pas été jusqu'à présent favorable aux plus riches ?

Les pauvres peuvent attendre ! Ils ont l'habitude... Le sport avant tout ! Le sport ou plutôt la grande fête du fric, des médias, le grand défouloir des passions humaines...

 

La coupe du Monde de foot devient le centre de toutes les préoccupations.

On en oublierait volontiers les souffrances humaines, celles des pauvres, mais aussi celles qui sont infligées aux opposants politiques de Poutine, comme ce cinéaste Ukrainien emprisonné pour avoir critiqué le régime...

Opposé à l’annexion de la Crimée par la Russie, Oleg Sentsov a été arrêté en 2014 et condamné à 20 ans de camp pour "terrorisme" et "trafic d’armes", à l’issue d’un procès qualifié de "stalinien" par Amnesty International et dénoncé par l’Ukraine, l’Union européenne et les Etats-Unis.

 

On met volontiers sous le tapis tout ce qui dérange et inquiète pour ne penser qu'à la coupe du Monde de foot.

Emmanuel Macron voulait, il y a peu de temps, "responsabiliser" les pauvres, mais qui est irresponsable, qui refuse de voir les problèmes et les difficultés auxquels sont confrontés les gens les plus humbles ?

Qui est aveugle devant le désarroi de ceux qui souffrent ?

Le football avant les pauvres ?

Voilà de quoi bondir et s'indigner devant tant d'inconscience !

En fait, Emmanuel Macron, disent certains, préfère aussi reporter l'annonce du plan anti-pauvreté pour des raisons de stratégie politique et de communication : l'opinion sera plus réceptive en septembre, pour la rentrée...

Dans ce cas, c'est la communication qui passe avant l'action politique et l'efficacité...

C'est également très inquiétant...

 

 

 

 

https://www.franceculture.fr/droit-justice/oleg-sentsov-en-prison-la-fete-du-football-devient-obscene-par-christiane-taubira

 

 

 

 

Les pauvres peuvent attendre...
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4 juillet 2018 3 04 /07 /juillet /2018 08:19
Les ravages de l'indulgence...

 

 

Examens de plus en plus faciles, notes de plus en plus positives, sanctions de plus en plus rares : notre système scolaire a tendance à gommer les difficultés et les obstacles...

On crée ainsi des générations qui ne connaissent pas l'échec et qui ne sont pas confrontés aux difficultés.

Comment ces adolescents pourraient-ils apprendre le sens de l'effort, de l'humilité ?

 

J'ai ainsi pris connaissance de l'épreuve de français du Brevet des collèges et plus particulièrement de la partie grammaticale : il fallait d'abord distinguer une subordonnée relative d'une proposition complétive, une question facile à laquelle pouvait répondre un élève de sixième, cinquième.

Notons au passage la confusion de la nouvelle terminologie utilisée : on devrait apprendre aux élèves la notion de subordonnée conjonctive, car la relative est aussi une complétive.

Puis, il fallait transformer du discours direct en discours indirect, donc transformer les temps, les personnes, encore un exercice accessible, car les élèves doivent avoir l'habitude de ces modifications.

 

J'ai consulté aussi la dictée, un texte bref, dont la seule difficulté était la présence d'un subjonctif imparfait.

Quant aux questions de compréhension, il suffisait de lire attentivement le texte pour trouver des réponses.

Eh bien, malgré tout, de nombreux élèves se sont plaints, ont même manifesté leur colère sur Twitter, ont trouvé le sujet "infaisable."

Et voilà le résultat : l'habitude de la facilité conduit aux pires dérives.

Ainsi, la plupart des élèves obtiennent le brevet des collèges, et la plupart obtiennent aussi le Baccalauréat.

 

Mais ont-ils tous le niveau requis pour mener à bien des études supérieures ?

Sont-ils prêts à affronter les difficultés de la vie ? Sont-ils aptes à juger de leurs compétences, de leurs savoirs ?

Sont-ils à même de percevoir leurs manques, leurs défauts ?

Souvent, c'est le règne de l'autosatisfaction qui les domine.

Ont-ils le sens de la modestie, celui de la volonté ?

 

L'école doit être un apprentissage de la vie, de ses obstacles, elle doit donner le goût de l'effort, elle doit permettre d'être confronté à des difficultés.

Dans une société où la compétition est permanente, on ne prépare plus les jeunes à affronter les embûches de la vie, on ne les prépare pas à leur vie d'adultes.

 

A force de gommer les difficultés en grammaire, en orthographe, en voulant évincer le latin, le grec, on a créé une génération d'enfants-rois sûrs d'eux, mais inaptes à affronter la réalité.

 

 

 

 

 

 

L'épreuve du Brevet des collèges :

 

http://etudiant.aujourdhui.fr/etudiant/info/brevet-2018-le-sujet-de-l-epreuve-de-francais-1ere-et-2eme-partie.html

 

Un article paru dans La voix du Nord :

http://www.lavoixdunord.fr/405952/article/2018-06-28/trop-dure-l-epreuve-de-francais-au-brevet-des-colleges

 

 

 

 

 

 

Les ravages de l'indulgence...
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2 juillet 2018 1 02 /07 /juillet /2018 08:28
La folie du foot...

 

 

 

Ce samedi 30 juin, j'ai eu la curiosité d'aller goûter l'ambiance qui régnait dans le centre de ma ville, lors du match qui opposait la France à l'Argentine...

 

La foule se réunissait autour d' écrans géants installés dans les bars : elle débordait sur le boulevard, certains spectateurs se tenaient debout,  une rumeur grondait sur les trottoirs, des cris fusaient de tous côtés, des applaudissements, un enthousiasme délirant s'emparait des supporteurs qui brandissaient des drapeaux et faisaient sonner leurs cornes.

Un vrai délire !

Parfois, une violente clameur émanait de la foule, des hurlements de joie ou de colère explosaient...

Que d'excès ! Que de fureurs ! Que de démesure pour un simple match de foot !

 

"Une société comme la nôtre où l'on adule le sport et où l'on n'a pour la politique, de plus en plus, que mépris et dérision, est une société qui va mal", affirme le philosophe André Comte-Sponville dans un de ses ouvrages intitulé Valeurs.

Le foot suscite souvent un engouement démesuré.

 

Ce sport génère toute sortes d'excès plus encore que d'autres sports de compétition : sport qui envahit les médias, sport-spectacle, sport pour faire du fric, violences physiques ou verbales...

 

Et pourtant, les joueurs de football deviennent des héros encensés par la presse. Est-ce là un bon exemple donné aux jeunes ?

Qui peut devenir joueur de foot professionnel ? Les élus sont peu nombreux.

Non, le football n'est pas un art. D'ailleurs, c'est souvent une affaire de chance.

Je ne résiste pas au plaisir de raconter cette anecdote que rapporte André Comte-Sponville : "Un journaliste demanda un jour à Jean Pierre Papin quelle était la principale qualité d'un buteur, Papin répondit : la chance !"

 

Eh oui, on dit souvent :"Que le meilleur gagne ! "

Mais, dans le foot, ce n'est pas forcément le meilleur qui gagne !

Beaucoup de facteurs interviennent : le hasard, la réussite, le soutien du public, les tirs au but très aléatoires...

 

En fait, le foot est surtout l'occasion de réunir les spectateurs dans une même ferveur.

C'est une nouvelle religion, et les footballeurs deviennent des Dieux devant lesquels les supporteurs se prosternent.

Les journalistes, les médias participent aussi à cette nouvelle religion : il suffit de lire ou d'écouter les compte-rendus sportifs pour en prendre conscience...

Par exemple : "Les bleus se sont installés au firmament de cette coupe du Monde... Mbappé qui est en train de se convertir en une étoile internationale du foot... Mbappé prodigieusement doué, rapide comme l' éclair..."

Les éloges dithyrambiques ne tarissent pas ! Et le vocabulaire religieux est employé pour qualifier un simple joueur... qui se nomme Mbappé et que l'on transforme en héros national.

A quand la béatification ?

 

 

 

 

 

 

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1 juillet 2018 7 01 /07 /juillet /2018 12:48
Une si petite libellule...

 

 

 

 

Légère, fragile, diaphane, une petite libellule s'est posée sur une fleur du jardin... crinole, somptueux asphodèle...

 

Ailes déployées, qui frémissent au vent, la demoiselle nous fait admirer sa fine silhouette...

 

Ailes translucides, à peine brodées de noir, elle s'attarde sur la fleur et goûte ses parfums capiteux.

 

Libellule aux ailes soyeuses ! Tulle léger, translucide !

 

Dryade évanescente ! Sylphide si délicate et gracile !

 

Vaporeuse et frêle créature... la libellule si ténue se laisser bercer par le souffle du vent...

 

Quel émerveillement devant tant de délicatesse !

 

 

 

 

 

 

 

Photo et vidéo : rosemar

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30 juin 2018 6 30 /06 /juin /2018 08:40
Le fronton des propylées des jardins de la Fontaine à Nîmes... désormais exposé dans le Musée de la Romanité...

 

 

 

Découverts au XIXème siècle dans les jardins de la Fontaine à Nîmes, des fragments d'un fronton provenant de Propylées ont longtemps été entreposés dans la Maison Carrée. De 2015 à 2016, ces vestiges ont été nettoyés, traités, analysés et remontés. Le fronton restauré est désormais exposé à l'entrée du nouveau Musée de la Romanité de la ville, situé près des Arènes, qui a été inauguré au début du mois de Juin.

 

Orné de motifs délicats, ce fronton aux teintes lumineuses de blancs, de bruns et de roses suscite toute l'admiration du visiteur.

 

Placé en hauteur, comme il l'était dans l'antiquité, il fait s'élever le regard et laisse à penser ce que pouvait être la splendeur du sanctuaire consacré à Auguste, près de la source sacrée de Nîmes.

 

Les motifs répétés de rosaces, de figures géométriques montrent toute l'habileté et la minutie des artistes qui ont oeuvré à la construction de ce fronton...

Quelle élégance sobre dans ce simple fragment de monument !

 

Juste à côté, on peut admirer une modélisation de ce fronton, une reconstitution de ce que pouvait être l'Augusteum...

On voit se dessiner les Propylées, avec leurs hautes colonnes à feuilles d'acanthe, près d'un ensemble à colonnades...

 

 

Au centre, on découvre le sanctuaire entouré des eaux de la source sacrée...

Rappelons que l'Augusteum de Nîmes est construit autour d'un lieu gaulois : la source de Nemausus. Le sanctuaire romain est clos par un portique en forme de U, avec une entrée monumentale, les Propylées.

Il intègre la source et au centre, l'autel d'Auguste.

Outre ses fonctions religieuse et politique, l'Augusteum avait un caractère récréatif, il était doté d'un théâtre et peut-être d'une bibliothèque dans le lieu que l'on appelle improprement de nos jours "Le temple de Diane..."

 

Dans tous les cas, ce fragment de Propylées retrouve toute sa majesté, mis en valeur par les lumières, sa position en hauteur.

 

La ville de Nîmes possède ainsi un patrimoine culturel d'un grand intérêt : les Arènes, la Maison carrée, le temple de Diane, le rempart romain et ses tours monumentales, parmi lesquelles la tour Magne...

La ville de Nîmes, riche de ce patrimoine antique, mérite bien son surnom de "petite Rome française" !

 

 

http://www.jesoutiensnimes.fr/fr/l-antiquite-au-present/un-patrimoine-historique-d-exception/la-source-et-l-augusteum

 

 

 

 

Photo et vidéo : rosemar

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29 juin 2018 5 29 /06 /juin /2018 07:32
Comme une envie de noter les profs ?

 

 

Un article, paru sur le journal Le Point, intitulé : "Faire noter les enseignants par les étudiants, quelle bonne idée !" a attiré mon attention...

Est-ce là un système "rigoureux" d'appréciation, comme le prétend le journaliste qui a écrit cet article ?

Mais comment peut-on envisager que des étudiants puissent noter des enseignants ? En ont-ils les compétences, la capacité ?

 

Sur quels critères les enseignants seraient-ils notés, alors ? Le prof sympa ? Le prof jeune, copain ?

On peut craindre un manque évident d'objectivité...

Il est vrai que les élèves, les étudiants ont tendance à rendre les profs responsables de leur échec : c'est si facile !

 

Je suis tombée, un jour, par hasard, sur un site de notations des enseignants de mon lycée... Ce fut édifiant, les profs les mieux notés étaient ceux qui avaient la réputation d'être les plus laxistes....

Mais est-ce là un critère d'évaluation satisfaisant ?

 

C'est la porte ouverte à des règlements de compte, à des jugements infondés.

Assez de démagogie ! Il faut restaurer l'autorité des enseignants, qui, eux, sont aptes à corriger des devoirs, les noter, avec une appréciation adaptée et argumentée.

N'inversons pas les rôles !

 

D'ailleurs, les enseignants de lycée et de collège sont déjà notés par leur chef d'établissement, par des inspecteurs.

Et ces notations ne sont pas toujours le reflet des qualités du professeur : des connivences s'instaurent parfois entre les personnes.

Les inspecteurs, eux-mêmes, éloignés du terrain, ne voient plus les réalités du métier et sont déconnectés.

 

On pourrait penser que des étudiants d'université sont plus matures que des lycéens...

Mais un certain nombre d'entre eux arrivent en faculté, sans avoir le niveau requis pour poursuivre des études poussées.

Et de toute façon, ce ne sont pas des juges neutres pour noter l'enseignement qui leur est délivré.

Que chacun reste à sa place ! Les enseignants notent, les élèves sont notés...

C'est là un rapport normal entre des personnes qui ont des diplômes et ceux qui n'en ont pas...

C'est dans l'ordre des choses...

Et si on proposait de noter les médecins, les chirurgiens, les pharmaciens, les postiers, comment réagiraient-ils ?

Curieux ! Personne ne propose de noter ces professions... alors que souvent on perçoit, même de la part des adultes,  comme une envie de noter les profs... serait-ce un besoin de revanche ?

 

 

 

 

 

http://www.lepoint.fr/invites-du-point/julien-damon/faire-noter-les-enseignants-par-les-etudiants-quelle-bonne-idee-18-06-2018-2228181_2968.php#

 

 

 

 

Comme une envie de noter les profs ?
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