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29 juillet 2018 7 29 /07 /juillet /2018 11:58
Somptueuses feuilles d'acanthes...

 

 

Feuilles dentelées, épanouies, aux contours épineux, feuilles somptueuses, décors de verdures...

 

Les fleurs se hissent sur de longues hampes, blanches et mauves...

 

Les fleurs abondantes se serrent sur les tiges aériennes...

 

Les épis de fleurs se dressent majestueusement.

 

Plante solaire, l'acanthe rayonne de ses feuilles amples, de ses nombreuses fleurs...

 

Une nymphe aux ongles acérés s'est cachée dans le feuillage... 

 

Une nymphe s'est glissée dans les fleurs aux teintes de lys et de pourpres...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photos : rosemar

Somptueuses feuilles d'acanthes...
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28 juillet 2018 6 28 /07 /juillet /2018 07:54
Après le foot, le feuilleton Benalla...

 

 

Après nous avoir abreuvés de la coupe du monde de football, voilà que les médias s'emparent de "l'affaire Benalla".

Un sujet en chasse un autre, tout aussi envahissant... c'est la loi des infos.

 

Il est vrai que tous les ingrédients sont réunis pour en faire un véritable feuilleton à rebondissements : un homme proche du pouvoir qui outrepasse ses droits, un homme issu du peuple qui côtoie les puissants de ce monde... violences, passions qui s'exacerbent... versions qui se contredisent, vérités, mensonges, jalousies, enquête, témoignages... un jeune ambitieux qui réussit, un homme promis à un avenir brillant...

 

Le feuilleton n'est pas près de connaître un épilogue... de quoi alimenter les médias avides de sensations en période estivale, au moment des vacances.

 

Sur certaines chaînes, les infos tournent en boucle, inlassablement.

Les médias ont trouvé de quoi remplir le vide de l'été : un "scandale à l'Elysée, un scandale d'état".

 

Et comme pour le football, les commentaires s'enflent, l'exagération est à son comble...

Les hyperboles fusent :  "l'épopée de monsieur Benalla, un scandale, une affaire d'état, embrasement de l'affaire Benalla, révélations en cascade..."

 

Marine Le Pen se déchaîne, elle se démultiplie dans les médias, elle en fait trop encore une fois, pour essayer d'exister.

Elle accuse Emmanuel Macron de se comporter "comme un chef de clan". Elle se livre à un véritable show à l’Assemblée nationale, en allant provoquer devant les caméras le secrétaire d’Etat aux relations avec le Parlement, Christophe Castaner....

Elle ne loupe aucune occasion pour dénoncer le gouvernement.

 

Hier soir, Alexandre Benalla s'est exprimé sur TF1, des vidéos sont publiées tous les jours.

Les médias trouvent encore et toujours du grain à moudre pour alimenter le feuilleton. La politique devient ainsi un spectacle permanent.

On arrive à saturation devant ce déballage médiatique...

Au coeur de l'été, ce feuilleton va alimenter encore l'actualité, à moins que les vacances ne viennent interrompre ce flot de révélations quotidiennes.

Cette affaire va-t-elle faire pschitt avant que l'été ne s'achève ?

 

 

 

 

 

 

 

Après le foot, le feuilleton Benalla...
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27 juillet 2018 5 27 /07 /juillet /2018 08:41
Une crise de la culture...

 

 

Nous vivons une crise de la culture sans précédent : les programmes scolaires ont été vidés de leur substance, le niveau d'exigence a été raboté au nom d'un égalitarisme qui n'a pas de sens, les enseignants eux-mêmes sont désormais vilipendés, méprisés, considérés comme des privilégiés alors qu'ils effectuent un travail de plus en plus difficile...

 

Et, pourtant, notre culture est riche d'un patrimoine qui a une valeur universelle : la littérature classique a donné naissance à des oeuvres intemporelles, le siècle des lumières a permis de développer un esprit critique, une pensée rationnelle, dénuée de préjugés.

 

C'est Molière qui dénonce l'hypocrisie et une forme de fanatisme religieux dans Tartuffe, c'est encore Molière qui fustige des défauts de tous les temps : l'avarice, le pédantisme, la bêtise, l'inconscience.

 

C'est La Bruyère qui, en quelques traits, peint toute une galeries de portraits en action pleins de vivacité : l'égoïste, le distrait, le prétentieux, le mondain, le puissant, le riche, le pauvre...

 

C'est Voltaire qui dénonce l'absurdité et les horreurs de la guerre, le pouvoir de l'argent, le goût de l'argent facile, la religion et ses mirages, le fanatisme.

C'est Hugo qui veut supprimer la peine de mort, qui fustige les injustices, qui lutte contre la pauvreté et la misère...

 

Cette littérature riche d'auteurs variés n'est-elle pas émancipatrice ?

Elle aborde toutes sortes de sujets, elle est source de découvertes renouvelées.

Notre littérature est belle, diverse, notre langue qui remonte au grec, au latin est riche d'une longue histoire...

Elle mérite d'être défendue face aux anglicismes qui prospèrent, notamment sur la toile...

 

C'est la culture qui rassemble et réunit un peuple, c'est la culture qui nourrit les hommes, leur offre des sujets de réflexion, qui les libère.

C'est la culture qui permet à chacun de s'épanouir et de progresser.

Dans une société où l'argent est roi, la culture semble perdre toute valeur.

 

Pourtant, la culture est un ferment de cohésion, elle donne de l'élan, elle ouvre des perspectives...

Plus on apprend, plus on a envie d'apprendre.

C'est la curiosité qui nous fait progresser et découvrir de nouveaux horizons, c'est la curiosité qui nous invite à nous élever vers plus de savoirs et de réflexion.

Nous devrions tous adopter cette devise de Françoise Héritier :


"La curiosité, toujours envie d'aller voir ce qu'il y a derrière les choses... de comprendre ce qui paraît nébuleux à première vue... Cette curiosité a été le moteur et continue à être le moteur de mon existence..."

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une crise de la culture...
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25 juillet 2018 3 25 /07 /juillet /2018 08:06
Canicules...

 

 

 

La chaleur s'installe en France et plus particulièrement dans le sud de la France... une chaleur accablante qui incite à la prudence pour les personnes les plus fragiles.

En Grèce, des incendies ont ravagé une station balnéaire proche d'Athènes et ont entraîné la mort de 74 personnes. Alexis Tsipras a déclaré trois jours de deuil national.

Au Japon, la canicule sévit et a déjà provoqué la mort de 80 personnes.

 

Plus étonnant encore : le Nord de l'Europe subit actuellement une vague de chaleur et de sécheresse sans précédent. En Suède, 12 incendies géants se sont déclarés au delà du cercle polaire,  25 000 hectares de forêts ont été détruits.

En Arctique, la fonte des glaces a déjà commencé.  

 

Dès lors, on ne peut s'empêcher d'évoquer le réchauffement climatique qui devient, au fil des ans, de plus en plus menaçant.

Ainsi, le climatologue Jean Jouzel, invité sur France Culture met en garde contre ce phénomène : dès 2025, les températures pourraient atteindre 45 degrés en Europe, en France.

"Si rien n'est fait pour lutter contre le réchauffement climatique [...] on pourrait passer jusqu'à 150 000 morts" en Europe, avertit Jean Jouzel... "On rentre dans un autre monde, c'est maintenant qu'il faut agir."

Ceux qui nous gouvernent prennent-ils la mesure de ce changement climatique ?

Sont-ils à même de juguler cette évolution ?

 

Donald Trump a joué, une fois encore, les trublions : les Etats-Unis se sont retirés de l'accord de Paris. La Russie a signé mais n'a pas encore ratifié cet accord.

En France, les médias sont actuellement mobilisés par l'affaire Benalla qui prend des proportions démesurées... à tel point qu'on se demande quels en sont les ressorts.

On en oublie des enjeux essentiels pour la planète, on en oublie d'évoquer ce sujet crucial : l'avenir de notre planète.

 

Partout, les hommes se livrent à une exploitation à outrance des ressources : pétrole, gaz de schiste avec tous les risques qui découlent des méthodes d'extraction souvent douloureuses pour la planète... pollution chimique, destruction des écosystèmes, dégradation de sites naturels.

Les hommes, nos gouvernants ont-ils bien pris conscience qu'il en va de la survie de l'espèce humaine ?

 

Sommes-nous voués à une apocalypse solaire ?

 

 

https://www.cnews.fr/monde/2018-07-22/13-consequences-concretes-du-rechauffement-climatique-715454

 

 

 

 

Canicules...
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23 juillet 2018 1 23 /07 /juillet /2018 08:20
L'emprise du jeu et du divertissement...

 

 

Les loisirs encadrés connaissent un vif succès dans une époque comme la nôtre, vouée aux divertissements dispendieux.

Il faut payer pour mieux se distraire...

 

Le tourisme de masse nous incite à partir dans des voyages organisés où chaque journée est programmée selon des horaires précis.

Il vaut les voir ces touristes en tee shirt et bermuda, avec un chapeau vissé sur la tête...

N'oublions pas l'appareil photo indispensable au voyageur moderne.

 

Le touriste est guidé dans son périple, et on lui propose même des activités sportives variées pour qu'il ne s'ennuie pas.

Surf, planche à voile pour mieux profiter de la mer, activités découvertes pour mieux apprécier la montagne...

Comme si l'être humain n'était plus capable de partir à l'aventure, tout simplement de marcher pour découvrir la nature environnante...

 

Nos sociétés sont ainsi de plus en plus encadrées, infantilisées comme si l'homme n'était plus apte à se divertir par lui-même.

Il nous faut du jeu permanent : c'est ce qu'offrent de nombreux jeux vidéos aux adolescents et à un certain nombre d'adultes.

Les parcs d'attraction connaissent aussi un vif succès, ainsi que les centres aquatiques où de nombreuses activités sont disponibles... toboggans interminables, magnifiques piscines et autres bains bouillonnants, bouées, jeux d'eau, glissades...

 

Nous basculons peu à peu dans un autre monde, celui des loisirs organisés.

Plus un coin de plage où l'on peut s'isoler vraiment et prendre du plaisir à un simple bain de mer.

Plus un coin de campagne où on ne prévoit des activités champêtres : découverte d'un vignoble, d'une ferme.

 

Les plages sont envahies de monde, et c'est tout juste si on peut profiter d'un espace marin qui ne soit pas assailli par des surfeurs, des véliplanchistes...

Lors de compétitions sportives, des fans zones sont prévues afin de rassembler les supporteurs de foot en délire, dans une ambiance survoltée.

Et bien sûr, les fans de foot peuvent se procurer des chapeaux, du maquillage, des ballons aux couleurs des bleus...

Nous sommes dans notre intérieur même des utilisateurs de médias, internet, la télévision qui nous orientent vers tel ou tel loisir...

C'est le jeu permanent ! C'est l'infantilisation des foules qui se met en place aux quatre coins de la planète !

 

 

 

 

 

 

 

 

L'emprise du jeu et du divertissement...
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22 juillet 2018 7 22 /07 /juillet /2018 11:46
Canetons en balade...

 

 

 

 

Les canetons en balade suivent leur mère avec constance... Poussins fragiles, ils se laissent parfois guider et emporter au gré des flots...

 

 

Jolie couvée de canetons, belle harmonie de mouvements sur les ondes !

 

La couvée ne se disperse pas, la couvée est solidaire et fraternelle, la couvée agit de concert...

 

 

Poussins aux teintes de blé, poussins floqués de gris et de noir, la couvée apprend à se nourrir, à plonger, à apprivoiser l'eau et ses mystères...

 

L'eau aux reflets ondoyants, l'eau aux teintes moirées de bleus, de verts, l'eau aux replis étincelants sous le soleil de l'été...

 

Joli spectacle sur les ondes !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photo et vidéo : rosemar

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21 juillet 2018 6 21 /07 /juillet /2018 07:53
Le temps des barbouzes est-il revenu ?

 

 

Un homme de main proche du pouvoir, un sbire qui fréquente "les huiles" et le gratin de la République, un garde du corps qui outrepasse ses droits, emprunte un brassard de police, une brute qui tabasse un homme à terre, lors d'une manifestation, comment nommer un tel personnage ?

 

Le temps des barbouzes est-il revenu ?

Alexandre Benalla, ce proche collaborateur d'Emmanuel Macron, semble avoir un passé bien trouble : déjà licencié par Arnaud Montebourg pour faute grave, il n'aurait pas dû être recruté par le Président de la République.

 

Non, cet individu n'avait pas sa place à l'Elysée.

Ce qui est choquant, c'est que le chef de l'Etat et son directeur de cabinet ont couvert et protégé ce personnage douteux et sulfureux.

 

La sanction qui a été prise contre lui (une mise à pieds de 15 jours) était bien trop légère, insignifiante.

Quand le pouvoir protège des individus douteux, leur accorde des privilèges (Benalla disposait d'un appartement de luxe), on peut parler de dérives inquiétantes...

 

Mais, au fond, ces pratiques ont toujours existé, et elles perdurent même dans un état de droit.

 

Elles n'en sont pas moins scandaleuses et ignobles : la justice doit être la même pour tous, selon la devise "inaltérable" de la République... Liberté, égalité, fraternité...

Et quand cette devise n'est même pas respectée au plus haut niveau de l'Etat, c'est inadmissible et intolérable.

 

Ce qui est inquiétant aussi, c'est le silence obstiné du Président de la République... un silence pesant, accablant, comme s'il se sentait lui-même pris au piège de ce scandale, comme s'il se reconnaissait coupable d'avoir couvert un délinquant et un personnage peu recommandable.

Un Président n'a-t-il pas le devoir de s'entourer de gens respectables et honnêtes ?

 

Mais où est passée la République irréprochable ? Jupiter a failli et on aimerait que le chef de l'Etat s'exprime à ce sujet.

 

 

 

 

 

 

 

Le temps des barbouzes est-il revenu ?
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20 juillet 2018 5 20 /07 /juillet /2018 07:43
Et ça se Trump énormément...

 

 

Mais comment fait-il pour multiplier ainsi les déclarations contradictoires ?

 

La dernière en date est tout simplement ahurissante ! Donald Trump a fait machine arrière, mardi 17 juillet, après le tollé provoqué dans son propre camp par ses propos, tenus la veille lors d’un sommet avec Vladimir Poutine à Helsinki.

 

S’exprimant lors d’une conférence de presse aux côtés du président russe, le chef d’Etat américain avait refusé de reconnaître toute ingérence russe dans les élections américaines de 2016, malgré les résultats de l’enquête menée par ses propres services de renseignement. 

 

Le lendemain Donald Trump a plaidé le "lapsus". Il aurait oublié une négation, ce qui change complètement le contenu de ces propos.

Tout cela ressemble à une farce digne du père Ubu !

"Le président Poutine me dit que ce n'est pas la Russie, je ne vois pas pourquoi ce serait le cas !" avait-il d'abord déclaré en présence de Vladimir Poutine...

Il fallait entendre : "ce ne serait pas le cas." Une erreur de syntaxe qui discrédite un peu plus Donald Trump !

Alors, bien sûr, l'erreur est humaine, mais quand elle se répète inlassablement, elle devient inquiétante.... "Errare humanum est, perseverare diabolicum", dit le proverbe.

Et Trump n'en est pas à sa première contradiction : peut-on le prendre au sérieux quand il déclare une chose et son contraire ?

 

Avec Trump, tout tourne à la confusion, on se demande s'il est apte à diriger un pays aussi puissant que les Etats-Unis.

Et visiblement, ce revirement s'explique par les critiques exprimées par la classe politique et l'opinion publique américaine.

Trump louvoie sans cesse d'une déclaration à une autre.

 

Peut-on se fier à un homme politique qui change d'avis de manière aussi constante ?

Est-ce qu'il joue la folie ou est-ce qu'il est fou ?

 

En tout cas, tel un trublion, il perturbe et trouble la communication.

"Trump, c’est l’outrecuidance individuelle hyperbolique", déclare Marcel Gauchet..., On a l'impression qu'il est tout droit sorti d'une émission de la télé-réalité, constamment dans la représentation médiatique et dans le jeu : est-il en train de jouer au Monopoly ?

 

 

 

 

 

 

Et ça se Trump énormément...
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18 juillet 2018 3 18 /07 /juillet /2018 08:36
Désormais, on se lâche !

 

 

De plus en plus, le langage se libère, se relâche : fini l'usage de la politesse, finie la courtoisie...

 

Sur les réseaux sociaux, sur internet, les insultes se multiplient, les allusions graveleuses, sexistes ne sont pas rares.


Les "fesses et le cul" ont aussi la cote : ils se vendent bien, en ces temps où l'insulte est à la mode... Ils s'affichent dans des films, des magazines, des journaux pour attirer le chaland. 

La violence verbale envahit la toile : derrière leur ordinateur, protégés par l'anonymat d'un pseudonyme, certains se permettent d'insulter, de moquer, de ridiculiser à tout propos.

 

Au lieu d'argumenter, d'alimenter le débat, ils se contentent de balancer des invectives...

Vous voilà taxé de "sottise", de "bêtise", vous êtes "incompétent", on traite les femmes de "vieilles rombières"...

Une façon de rabaisser l'autre... de le terrasser...

L'art de la conversation se perd : il devient foire d'empoigne, assaut d'incivilités.

 

Et partout, on se lâche.

Les élèves n'hésitent pas à insulter les enseignants : parfois, une mauvaise note suffit à provoquer leur colère, leur indignation et une salve d'injures.

D'ailleurs, la spontanéité est de plus en plus prisée par les inspecteurs : il faut que la classe soit vivante ! Et on en oublie les notions les plus élémentaires de respect et de retenue.

Les femmes et les hommes politiques ne sont pas en reste... ils utilisent volontiers un langage relâché : "pognon de dingue", "casse-toi, pauvre con".

La parole se veut spontanée, immédiate, débarrassée de fioritures, brutale.

On ne choisit plus ses mots, on ne nuance plus sa pensée.

 

Sur internet, certains se font une spécialité de l'insulte : ce sont des monomaniaques de l'injure. Invariablement, ils cherchent à rabaisser, à dégrader et dénigrer.

Internet favorise et amplifie ce phénomène : la réactivité est immédiate, la pensée et la réflexion s'affaiblissent...

 

Pourtant, ce sont des adultes qui s'expriment mais ils se comportent comme des adolescents mal élevés, braillards...

Insulter, ce n'est pas raisonner, c'est de l'ordre du réflexe et de l'impulsivité.

Insulter, c'est une démission de la pensée, un renoncement à la réflexion.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Désormais, on se lâche !
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17 juillet 2018 2 17 /07 /juillet /2018 12:48
Coucouroucoucou ! !

 

 

Dario Moreno incarnait la joie de vivre : son répertoire était plein de gaieté et d'humour...

On se souvient tous de ce titre : Si tu vas à Rio, et un peu moins de cette autre chanson : Coucouroucoucou !!

 

Cette chanson pleine de charme, et de drôlerie, évoque le roucoulement du pigeon destiné à séduire une "belle" : imitant le cri répété d'un pigeon, le refrain nous entraîne dans une mélodie lancinante et amusante, à la fois...

"Coucouroucoucou !" : on entend, d'abord, une colombe chanter sur une branche ... Et, à côté, un voit un pigeon énamouré, dont on comprend le désarroi : il bat de l'aile, et il roucoule en vain...

 

Une situation typique de l'amoureux éconduit nous est présentée ici. Soudain, on perçoit l'emploi de la première personne : "et moi, je pense à elle, si peu fidèle..." Le personnage qui s'exprime se confond, en fait, avec le pigeon du premier tableau...

 

Le vocabulaire de l'amour apparaît : "fidèle, mon coeur, aime"... Des clichés sont utilisés : "la blanche colombe", l'image du "printemps qui bourgeonne", les filles et les pigeonnes qui ont la même attitude, qui semblent volages !

 

"Coucouroucoucou"! Le roucoulement s'impose, alors, entremêlé de cris d'oiseaux. L'apostrophe "méchante" souligne le comportement indigne de la pigeonne infidèle qui, en plus, chante de bonheur, car elle a trouvé un nouvel amour.

Des cris de détresse, "aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, aïe" ponctuent le texte, soulignant le désarroi de l'amoureux éconduit.

 

Le personnage s'invective lui-même, familièrement, comme s'il se dédoublait : "Et toi, pauvre fou, quand même, tu l'aimes." Les tourments de l'amour sont évoqués, de manière amusante et drolatique, avec des images conventionnelles...

 

On retrouve des clichés, la fragilité d'une pigeonne, la beauté d'une autre, sa coquetterie... Un dialogue s'instaure avec un interlocuteur, comme le suggère l'emploi de la deuxième personne : "ta pigeonne, la tienne", encore des clichés, puisque la femme semble appartenir à l'homme, être sa propriété...

 

Les deux acolytes pourront mêler leur chagrin, se raconter leurs déconvenues. Le texte s'achève sur ce cri d'espoir et avec un impératif : "fais qu'elle revienne !", comme si le personnage implorait le ciel.

 

Voilà une jolie parodie de chanson d'amour : constitué de clichés, le texte nous fait sourire souvent et le refrain nous emporte dans un tourbillon de cris d'oiseaux...

La mélodie, pleine de gaieté, souligne bien la parodie..

 

Cette chanson a été composée par Tomas Mendez, un chanteur d'origine mexicaine.

 

Dario Moreno nous a quittés en 1968, à l'âge de 47 ans, et on garde en mémoire sa voix, son sourire, sa bonne humeur.

 

 

https://youtu.be/tMl5WXxGjgs

 

 

 

 

 

 

 

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