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13 juin 2018 3 13 /06 /juin /2018 08:11
Crise du recrutement dans l'enseignement, crise des vocations en lettres classiques...

 

 

 

Plus de postes à pourvoir que de candidats en lettres classiques !  Encore une fois, cette année, la crise des vocations qui affecte ces disciplines se confirme et s'aggrave...

Comment s'en étonner ?

La réforme initiée par Najat Vallaud-Belkacem, sous la gouvernance de François Hollande, prévoyait la disparition du latin et du grec dans les collèges.

 

Il est vrai aussi que depuis longtemps, ces disciplines ont été sacrifiées au nom d'un certain égalitarisme : on a voulu effacer le goût de l'effort, on a voulu aplanir les difficultés, gommer l'apprentissage rigoureux de savoirs solides, on a négligé l'enseignement de l'orthographe et de la grammaire.

Alors, bien sûr, le latin et le grec exigent des efforts, de la persévérance, de l'ambition, une volonté d'apprendre et de progresser : voilà des vertus que l'on doit retrouver !

 

Ces disciplines sont le fondement de notre langue et de notre littérature : elles sont particulièrement formatrices.


Dans un monde en perte de repères, comment ne pas voir que ces disciplines sont essentielles ? Elles nous relient au passé, à notre histoire, celle de tous les peuples méditerranéens.

Elles apportent rigueur, esprit d'analyse, esprit critique, elles permettent d'enrichir le vocabulaire par un retour aux sources... Elles ouvrent mille perspectives, car la littérature antique est pleine de richesses : épopées, poésies, satires, théâtre, comédies, tragédies, éloquence, philosophie.

 

Ces disciplines sont fondamentales pour mieux maîtriser notre langue, le français...

Notre langue, notre grammaire sont issues du latin.

Le latin est la langue de notre civilisation, la langue de notre mémoire, comme l'est le grec.

 

On prétend que ce sont des "langues mortes", mais elles sont bien vivaces à travers notre propre langue. Que de mots sont issus du latin et du grec !

Nous sommes en possession d'un héritage précieux : tous les textes anciens qui nous sont parvenus par delà les siècles.

Ce héritage est vivant puisqu'il continue à inspirer de nombreux auteurs, à susciter des commentaires, des interprétations.

 

Il est temps de réhabiliter la culture, de restaurer l'autorité des enseignants afin que ce métier de transmission soit de nouveau attractif pour les jeunes...

Il y va de l'avenir de notre pays.

 

 

 

 

 

Source :

 

http://www.lepoint.fr/editos-du-point/sophie-coignard/coignard-recherche-professeurs-de-latin-desesperement-11-06-2018-2225933_2134.php

 

 

 

 

 

Crise du recrutement dans l'enseignement, crise des vocations en lettres classiques...
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11 juin 2018 1 11 /06 /juin /2018 10:28
Donald Trump, le sophiste...

 

 

Je conseille à tous la lecture du nouvel ouvrage de Roger-Pol Droit, intitulé Et si Platon revenait... une lecture savoureuse et pleine d'enseignements...

 

L'auteur imagine avec humour et acuité une confrontation entre Platon et notre monde, un vrai choc de civilisations : Platon découvre toutes sortes de réalités modernes, et notamment des personnalités politiques de notre époque...

 

A travers le regard de Platon, Roger-Pol Droit dresse le portrait de quelques hommes politiques de notre temps : Donald Trump, Emmanuel Macron, Jean-Luc Mélenchon...

 

Sous son oeil aiguisé, Donald Trump devient ainsi Thrasymaque, le sophiste : personnage excessif, violent, imprévisible, Thrasymaque refuse les véritables discussions, il fuit les débats argumentés. Dans La République de Platon, il incarne la force brutale, ivre de puissance.

Il use de l'injure, accuse les autres de fourberies, de mensonges.

Pour lui, seule compte la domination du plus fort. Il ne se soucie pas de vérité, il arrange la réalité. Thrasymaque se laisse aussi dominer par la colère, "la suffisance irréfléchie, l'arrogance truqueuse."

 

Le portrait que dresse Roger Pol Droit de Thrasymaque, alias Donald Trump, est criant de vérité et particulièrement bien observé.

 

Ainsi, lors du dernier G7, Donald Trump a révélé une fois encore son caractère imprévisible, ses sautes d'humeur, ses emportements et ses revirements...

D'abord favorable à un accord avec ses partenaires, il a une fois de plus rompu le pacte qu'il venait d'approuver.

Dans un tweet, le président américain a qualifié Justin Trudeau de personne "malhonnête et faible", alors qu'il avait vanté, la veille, la qualité inédite de la relation bilatérale entre leurs deux pays ! Quel revirement !

 

Comment pourrait-on se fier à un tel personnage ?

Souvent dans l'outrance, il passe d'une attitude de conciliation à une colère irrépressible...

On a l'impression qu'il est sans cesse dans le jeu, le mépris des autres.

 

Donald Trump étonne, inquiète... ainsi, les mesures qu'il préconise pour stopper les violences dans les établissements scolaires sont insensées : comment peut-on envisager d'armer des enseignants ?

 

Donald Trump, élu à la tête de l'état le plus puissant du monde, suscite bien des angoisses et des interrogations : jusqu'où ira-t-il dans l'outrance et la démesure ?

Jusqu'où ira-t-il dans l'impulsivité et la duplicité ?

 

 

 

 

 

 

 

Donald Trump, le sophiste...
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10 juin 2018 7 10 /06 /juin /2018 14:02
Une abeille se love sur une fleur de tilleul...

 

 

 

Un ballet incessant d'abeilles qui virevoltent autour de l'arbre...

 

Elles tourbillonnent près des fleurs aux teintes de paille, elles s'enivrent du parfum captivant qui envahit l'espace.

 

L'une d'elles se love sur une des fleurs, s'imprègne de ses effluves.

 

Elle épouse la forme de la fleur, comme suspendue, en équilibre, elle parcourt ces bouquets de fleurs qui s'offrent à elle.

 

Sur les épis dorés, l'insecte aux teintes brunes se fond bientôt et disparaît dans la fleur.

 

Submergée, l'abeille s'efface dans les épis blonds, elle est au coeur de la fleur dont elle goûte les sucs.

 

Elle habite la fleur, comme absorbée par les parfums suaves qui s'épanchent...

 

 

 

 

 

Photos : rosemar

Une abeille se love sur une fleur de tilleul...
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8 juin 2018 5 08 /06 /juin /2018 12:30
Le seul progrès technique ne peut constituer un projet de société...

 

 

Nous vivons une course incessante à la technologie : les progrès techniques connaissent une accélération jamais égalée.

De plus en plus, les machines supplantent l'homme, le libérant de certaines contraintes mais lui enlevant aussi une part de sa liberté en raison de la surveillance permanente qu'implique internet.

 

Est-ce là un projet de société suffisant ?

 

"Il ne saurait tenir lieu de morale, ni de politique, ni de spiritualité, ni donc de civilisation...", comme l'écrit justement  André Comte-Sponville, dans son ouvrage intitulé L'inconsolable et autres impromptus.

 

Et, pourtant, nous fonçons tête baissée dans un univers où la technologie est triomphante, sans nous soucier vraiment de préserver notre environnement.

Et même les énergies "vertes" dont on nous vante les mérites sont sources de pollution puisqu'elles font appel à l'exploitation des terres rares dans des pays où on ne se soucie guère d'écologie.

 

Les hommes politiques tracent-ils des voies nouvelles, des perspectives différentes ? Aucun projet civilisationnel ne se dessine si ce n'est la foi dans le progrès.

Le progrès est utile, bien sûr, mais il ne peut constituer le seul objectif d'une société...

La politique elle-même devient une technique : elle n'a d'autre but que le fait de vouloir s'emparer du pouvoir...

 

Il nous faut, sans doute, définir un projet fondé sur le respect de la nature, soulignant ainsi l'importance de la pensée, de la réflexion et de la culture si souvent mise à mal dans le monde moderne.

La philosophie des lumières a bien souligné l'importance de cette libre pensée dégagée de la religion, elle a dénoncé de nombreux préjugés, elle a fustigé les nombreuses inégalités présentes dans la société.

 

C'est cet esprit qui doit nous guider : les progrès doivent s'accompagner d'une prise de conscience et la fuite en avant à laquelle on assiste ne peut être que néfaste.

Il convient, sans doute, de fixer des limites, poser des garde-fous.

Mais qui s'en soucie ?

Nous sommes, sans cesse, à la recherche de la croissance, l'objectif économique surpassant tous les autres.

Et nous oublions le sens de la mesure, nous nous laissons emporter par l'orgueil, l'hybris, négligeant la nature, détruisant son harmonie.

 

 

 

 

 

 

 

 

Le seul progrès technique ne peut constituer un projet de société...
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6 juin 2018 3 06 /06 /juin /2018 08:23
Pas de carte Vitale, pas de soins...

 

 

J'évoquais ce problème dans un article précédent : désormais, avant même de questionner leurs patients, les médecins réclament souvent ce fameux sésame indispensable pour l'accès aux soins : la carte Vitale...

Curieuse façon de procéder qui a tendance à annihiler l'échange, à couper la communication...

 

Il est vrai que la carte Vitale sert désormais de moyen de paiement... 

Comme si le paiement était un préalable au service rendu... de quoi déshumaniser un peu plus la relation patient-médecin.

 

C'est donc l'ordinateur qui lit la carte vitale et le patient est ainsi parfois réduit au silence.

Pourtant, "la base du soin, ce sont d'abord les humanités qui viennent nous rappeler que nous ne soignons pas une maladie, mais que nous soignons un sujet malade...", comme le rappelle justement la philosophe Cynthia Fleury.

Or, la technique a tendance à chosifier le patient.

 

Un fait divers vient souligner, de manière tragique, l'importance grandissante que prend la carte Vitale pour nombre de médecins.

A Saint-Louis, sur l'île de La Réunion, un homme de 33 ans s'est vu refuser l'accès au cabinet d'un médecin généraliste au motif que sa carte Vitale n'était pas à jour. Il en est mort.

 

Pris d'une forte quinte de toux, ce jeune homme de 33 ans est décédé d'une embolie pulmonaire le vendredi 1er juin, après avoir été refoulé du cabinet d' un médecin généraliste. 

Terrifiant !

C'est ce qu'on appelle, en termes de droit, une non assistance à personne en danger...

 

Nous vivons dans un monde de technicité envahissante, tout passe par l'ordinateur, tout doit aller vite et on en oublie les lois les plus élémentaires de l'humanité  : protéger les personnes affaiblies et vulnérables.

La médecine a fait des progrès considérables, mais les médecins ont tendance à perdre le contact avec leurs patients...

 

Pourtant, la médecine est avant tout une affaire humaine.

Si savant qu’il soit,un médecin qui ne sait pas communiquer avec son patient court le risque d'être inefficace : les yeux rivés sur son ordinateur, il ne voit plus l'être humain qu'il a en face de lui.

 

Et quand il refuse de recevoir un patient, sous prétexte que sa carte Vitale n'est pas à jour, il commet une faute grave qui va à l'encontre du métier de thérapeute.

Certes, l'ordinateur a son utilité mais il ne peut pas remplacer une relation de confiance entre le médecin et son patient.
 

 

 

 

 

 

Source :

 

https://www.marianne.net/societe/la-reunion-sa-carte-vitale-pas-jour-il-est-refuse-chez-un-medecin-puis-meurt

 

 

 

Pas de carte Vitale, pas de soins...
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4 juin 2018 1 04 /06 /juin /2018 13:16
On nous vend des apparences...

 

 

Le marketing, la publicité, les images sont présents partout : on nous vend du rêve...

Nos écrans déversent sous nos yeux des flots de publicités : elles ont pour but de nous inciter à acheter, à consommer toujours plus.

 

Les images défilent, attrayantes, séduisantes : voitures de luxe, vêtements clinquants, médicaments miracle...

Il s'agit de nous vendre des faux-semblants, des illusions, des chimères : il faut que les gens achètent et recommencent !

"Jette-achète", telle est la devise de nos sociétés : peu importe la qualité de ce que l'on nous propose, ce qui importe, ce sont les apparences...

 

Les voitures doivent être imposantes, clinquantes pour susciter l'envie de les acquérir...

Les vêtements doivent se parer de couleurs vives, de paillettes, de dentelles, de volants, mais on oublie la qualité de la confection.

 

Les publicités s'adressent à notre imagination : véritables petits scénarios, elles nous font rêver à un monde idyllique.

Ce qui importe, ce n'est plus l'objet lui-même, mais sa représentation et sa mise en scène.

Tout un art de la persuasion est ainsi mis en oeuvre pour séduire le consommateur.

Peu importe la réalité du produit, il s'agit de faire croire à des images, des fantasmes, des rêves...

Ainsi, certains labels apposés sur toutes sortes de produits, notamment les produits alimentaires, sont trompeurs : ce sont, avant tout, des arguments de vente.

 

Nous vivons dans un monde d'impostures permanentes : un monde où dominent les apparences.

On nous vend des désirs sans cesse renouvelés : des écrans de télévision de plus en plus grands, des smartphones de plus en plus performants, des ordinateurs parlants, des machines à laver de plus en plus sophistiquées...

 

 

Pouvons-nous échapper à ces leurres, ces faux-semblants qui nous environnent ?

Nous sommes les victimes consentantes d'un monde d'apparences. Et le plus souvent, nous n'en avons pas conscience...

 

Nous sommes conditionnés pour acheter, nous sommes happés par un système de consommation qui nous emprisonne.

Comment nous libérer, si ce n'est par une prise de conscience ?

Résistons à cette surconsommation et à ce monde des leurres et des apparences !

Il est essentiel de s'informer sur ce que l'on achète : provenance, composition, conditions de production...

Le partage du travail permettrait, aussi, sans doute de rétablir des équilibres perdus : une meilleure répartition des richesses et une modération dans la consommation...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

On nous vend des apparences...
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3 juin 2018 7 03 /06 /juin /2018 12:43
Fleurs de tilleul en bouquets....

 

 

 

 

Sous les feuilles, des bouquets de lumières, des teintes douces de xanthe... sous les feuilles, des parfums délicats qui embaument le jardin...

 

Le soleil les éblouit de lumières, les feuilles de vert tendre rayonnent et protègent les fleurs de la chaleur accablante...

 

Les parfums se répandent, s'envolent, enivrants et subtils à la fois...

 

Les feuilles éclairées par le soleil prennent des teintes nuancées : vert sombre, pâle, vert paille, vert anisé...

 

Les fleurs légères déploient des filaments de lumière, des étoiles...

 

Un bourdon va de fleur en fleur, dans un mouvement incessant comme s'il voulait saisir le suc de chaque étoile...

 

 

 

 

 

 

 

 

Photos : rosemar

 

Fleurs de tilleul en bouquets....
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2 juin 2018 6 02 /06 /juin /2018 13:22
Au-dessus, les météores hirondelles...

 

 


 "Le peuple des prés m'enchante. Sa beauté frêle et dépourvue de venin, je ne me lasse pas de me la réciter. Le campagnol, la taupe, sombres enfants perdus dans la chimère de l'herbe, l'orvet, fils du verre, le grillon, moutonnier comme pas un, la sauterelle qui claque et compte son linge, le papillon qui simule l'ivresse et agace les fleurs de ses hoquets silencieux, les fourmis assagies par la grande étendue verte, et immédiatement au-dessus, les météores hirondelles ..."
 
  

C'est ainsi que René Char décrit une nature pleine de vie qui l'éblouit et l'enchante... Les hirondelles devenues des "météores" grâce à une image poétique couronnent le tableau...

 

Le nom "météore" nous fait lever les yeux vers le ciel : ce mot ancien désigne, d'abord, des phénomènes atmosphériques, comme les éclairs, le tonnerre, la pluie, la neige....

Il évoque aussi un corps solide qui se consume en traversant l'atmosphère, et dans un sens figuré, un être ou un objet qui font une impression très fugace...

 

Le mot nous laisse entendre des consonnes variées : labiale "m" pleine de douceur, dentale éclatante "t" et une gutturale "r" emplie de force...

Beauté, éclats, vivacité sont, ainsi, restitués dans ce mot aux sonorités poétiques : la voyelle "é" réitérée traduit une sorte d'écho apaisant.

 

Le météore peut briller de feux somptueux, éblouir les regards, attirer l'attention, scintiller dans les airs...

Le météore évoque un ciel parcouru d'étoiles filantes, des éclairs de feux dans la nuit, des embruns lumineux qui traversent la voûte céleste.

Fugitif, le météore s'évanouit, s'évapore, en laissant dans les yeux des images de lumières...

 

Les "Météores" désignent aussi des pitons rocheux où ont été construits, en Grèce, des monastères... Paysages abrupts de rocs qui s'élèvent vers le ciel... Paysages somptueux aux rochers abrupts et escarpés.... Visions aériennes de pics inaccessibles voués à la méditation et la contemplation.

Les Météores fascinent par leur hauteur impressionnante, leurs rochers dupliqués, leurs envols de pierres.

 

Ce mot ancien venu du grec "μετέωρος, meteôros, élevé, dans les airs" suggère des envolées aériennes.

Issu d'un verbe "airo, lever, élever", ce terme nous transporte sur des sommets, des hauteurs vertigineuses.

 

Il nous fait rêver à des visions fugitives d'étoiles à peine entrevues, éblouissantes...

Ce terme assez rare, peu employé, revêt une dimension poétique et suscite l'imagination. Ce mot aérien nous séduit par ses résonances, les images qu'il suggère...

 

Les "météores hirondelles" évoquées par René Char nous emmènent dans un univers poétique où les oiseaux sont assimilés à de fugitives apparitions d'étoiles : merveilleuse métaphore qui restitue le vol rapide et virevoltant des hirondelles !

 

 


 

 

 

 

 

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1 juin 2018 5 01 /06 /juin /2018 12:28
La sardine à l'huile : saveur et bienfaits...

 

 

"Cela fond sur la langue, et on a un joli goût de noisette, c'est un produit magique !", c'est ainsi que s'exprime un amateur de sardines en boite, au cours d'une émission consacrée à ce poisson et diffusée sur France 5, dans la série le doc du Dimanche.

 

La sardine à l'huile est, pour la plupart des Français, considérée comme un plat populaire, et assez ordinaire... pourtant, certains restaurateurs la présentent comme un mets de choix : certaines boîtes de sardines sont même millésimées ! Elles se conservent et se dégustent comme un grand cru.

Plus les années passent, plus l'huile imbibe le poisson, plus celui-ci devient moelleux.

 

La sardine est bien un poisson gras à la qualité nutritionnelle exceptionnelle.

On apprend, au cours du reportage, que Douarnenez a été le premier port sardinier de France, au début du XXème siècle : 800 chaloupes, 4500 inscrits maritimes.

 

L'histoire de la sardine à l'huile a commencé par une invention française : la stérilisation ou appertisation du nom de son inventeur, Nicolas Appert qui a mis au point une méthode de conservation des aliments, en les stérilisant par la chaleur.

Il crée en 1802 la première fabrique de conserves du monde.

L'émission nous montre aussi comment on pêche la sardine, à la tombée de la nuit : les sonars sont indispensables pour trouver le poisson.


Les pêcheurs utilisent un bolincheur, un bateau spécialement conçu pour ce type de pêche, un bateau équipé d'un filet tournant appelé "bolinche."

La bolinche ou petite senne permet d’encercler  et d'emprisonner rapidement le banc de poissons, dès qu’il est repéré.

Les poissons grouillent, alors, dans les filets, étincelants et frétillants.

 

Les sardines sont ensuite travaillées à la main, selon des méthodes ancestrales.

Et le résultat est un produit particulièrement bénéfique pour la santé : au fur et à mesure du vieillissement de la sardine, l'arrête centrale se dissout petit à petit dans l'huile d'olive et va lui apporter certains minéraux, certains nutriments.

Riche en protéines, en lipides, minéraux, zinc, sélénium, fer, phosphate, la sardine à l'huile recèle une mine de trésors pour la santé.

On y trouve aussi un apport intéressant en calcium, en oméga 3, bénéfique pour prévenir les maladies cardiovasculaires.

 

Face à l'offre pléthorique des supermarchés, on a tendance à oublier de manger des produits simples, naturels comme les sardines en boîte.

La sardine française nous offre des garanties de qualité, elle doit retrouver une place de choix dans notre alimentation.

La sardine séduit les papilles, elle est aussi source de bienfaits... Pourquoi s'en priver ?

 

 

 

 

 

Source : 

 

https://youtu.be/IVUyjJaQtx8

 

La sardine à l'huile : saveur et bienfaits...
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30 mai 2018 3 30 /05 /mai /2018 09:38
Ces médecins qui nient les effets secondaires des médicaments...

 

 

 

La crise du Levothyrox a révélé de graves dysfonctionnements : le laboratoire Merck en a changé soudain la formule, avec l'aval des autorités sanitaires... modification apparemment anodine...

 

Pourtant, des dizaines de milliers de patients ont été victimes d'effets indésirables insupportables.

 

Une pétition a dépassé les 300 000 signatures.

7000 patients ont porté plainte pour mise en danger de la vie d'autrui.

 

Difficultés à respirer, fatigue extrême, douleurs, perte de mémoire, nausées, diarrhées, vertiges, palpitations cardiaques, état dépressif... comment vivre normalement avec de tels effets secondaires ?

Face à ces symptômes, de nombreux médecins sont allés jusqu'à parler d'hystérie collective, niant les effets délétères du Levothyrox.

 

"C'est impossible d'obtenir de la plupart des médecins, qu'ils soient généralistes, ou même endocrinologues d'avoir une possibilité de parler de sa souffrance, parce qu'ils ne veulent pas entendre... donc, quel est le problème des médecins et pourquoi sont-ils si récalcitrants à la souffrance de leurs patients ?" Telle est la question posée par une des victimes du Levothyrox...

 

Un médecin doit pourtant, en priorité, entendre les douleurs ressenties par les malades, c'est là un minimum.

Beaucoup de patients estiment avoir été très mal reçus par leur médecin.

Et pourquoi est-il ainsi interdit d'évoquer ce que l'on appelle pudiquement "les effets secondaires" des médicaments ? Un doux euphémisme pour masquer les conséquences parfois terribles de ces substances...

 

Les médecins seraient-ils de connivence avec les laboratoires pharmaceutiques ?

C'est inquiétant : pour eux, à priori, le médicament n'est jamais responsable d'un quelconque trouble.

 

Il suffit, pourtant, de regarder la notice pour prendre conscience des dangers encourus...

Mais non ! La notice est faite pour ne pas être lue !

 

Et, puis, les effets secondaires sont mis, parfois, sur le compte d'une dépression : le patient a besoin d'un psychiatre !

De tels manquements à la déontologie médicale sont ignobles : nier ainsi la réalité devant des patients en détresse, c'est d'une irresponsabilité totale.

 

Que devient la profession de médecin quand les docteurs se voilent la face et font semblant de ne pas voir les effets des substances qu'ils prescrivent ?

 

 

 

Source :

https://www.francetvinfo.fr/replay-magazine/france-2/13h15/13h15-du-samedi-12-mai-2018_2738377.html

 

 

 

 

 

 

Ces médecins qui nient les effets secondaires des médicaments...
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