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18 avril 2018 3 18 /04 /avril /2018 08:32
La méchanceté pulsionnelle sur internet...

 

 

Nous en avons tous fait l'expérience : sur internet, la méchanceté la plus primaire se déchaîne parfois, avec des insultes malveillantes, dégradantes, des propos qui ne respectent pas les notions élémentaires de politesse...

L'anonymat favorise ce phénomène : caché sous un avatar, chacun peut se livrer à l'invective sans en être inquiété.

 

Bien sûr, ces messages diffusés sur les réseaux sociaux font souvent appel à des pulsions, des réflexes. Ce sont des messages brefs, irréfléchis, gratuits...

Ils ne font pas intervenir une quelconque argumentation : ils sont de l'ordre de l'insulte, du dénigrement facile.

 

Ceux qui se livrent à ce petit jeu de massacre ne se discréditent-ils pas eux-mêmes ?

Insultes sexistes, insultes qui visent à amoindrir, à dénier toute intelligence à celui ou celle que l'on veut annihiler, insultes qui s'attaquent à l'aspect physique...

Et ces insultes se multiplient... Elles envahissent la toile, haineuses, dévastatrices.

 

Sans aucun complexe, certains n'hésitent pas à dire n'importe quoi, à diffuser des propos haineux, sans nuances...

Et on sent un certain plaisir, une certaine délectation dans ce déballage d'insultes, dans cette envie de dégrader, de rabaisser autrui.

Le plaisir de voir des têtes tomber ! Le plaisir de l'humiliation !

 

Il est vrai que sur internet, tout le monde a le droit de s'exprimer, et c'est une liberté extraordinaire...

Mais qu'en font certains ? Ils usent et abusent de l'insulte, de l'invective grossière, internet devient une sorte de défouloir...

Ils se complaisent dans le dénigrement abject, facile et irréfléchi...

 

Sont-ils des adultes, ceux qui s'expriment ainsi sur les réseaux sociaux ? Sont-ils des êtres responsables ?

Dans une discussion, c'est l'argumentation et le raisonnement qui devraient s'imposer.

Bon, on voit s'exprimer alors une forme de transgression qui est à la mode... mais le phénomène prend une ampleur démesuré, il révèle un manque de maturité dans le comportement... il envahit la toile.

 

C'est là un jeu de massacre qui amuse certains : mais quel temps perdu à dénigrer au lieu de raisonner et de participer intelligemment aux débats !

Des pulsions primaires sont à l'oeuvre, des réflexes, des automatismes qui ne servent pas la réflexion et qui font penser à des réactions infantiles...

A l'ère du numérique, la méchanceté s'épanouit, se diffuse, et se répand de plus en plus sur la toile.

 

 

 

 

Une émission sur France Culture :

 

https://www.franceculture.fr/emissions/repliques/metamorphoses-de-la-mechancete

 

 

La méchanceté pulsionnelle sur internet...
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16 avril 2018 1 16 /04 /avril /2018 13:52
Nîmes, sous le signe des celtes...

 

 

 

 

La ville de Nîmes a vécu à l'heure celte, le temps d'un week-end... l'occasion de découvrir le monde gaulois, la vie quotidienne des Volques Arécomiques...

Les Volques Arécomiques auraient émigré au 3ème siècle av. J.-C., depuis les régions danubiennes jusque dans le sud de la Gaule, plus précisément dans les départements actuels du Gard et de l’Hérault. Nemausus (Nîmes) était leur capitale. 

 

Les magnifiques jardins de la Fontaine ont accueilli différentes animations, des ateliers permettant de s'initier à la construction de cabanes, à la fabrication de savons, au tissage de vêtements, à l'art de la teinture...

 

Les enfants ont pu, ainsi, apprendre la technique du pisé : un mélange d'argile et de paille.

 

La médecine celte était aussi à l'honneur : recours à la phytothérapie pour soigner différentes affections avec des plantes diverses... gilaros, serpolet, camomille, chélidoine, consoude, coquelicot, fenouil...

 

Une consultation médicale était mise en scène grâce à deux personnages, Biena et Alexikakos... une maîtresse de maison et un médecin : une présentation vivante de ce que pouvait être la médecine gauloise à mi-chemin entre la magie, la divination et les connaissances empiriques.

La consultation se déroulait en 4 temps : des questions au malade, un examen clinique basé sur les 5 sens, le pronostic et enfin, la prescription d'un traitement...

 

On peut le rappeler : la médecine était exercée par les druides. Ils connaissaient les plantes médicinales et leur usage, ainsi que leurs interactions, faisaient toutes sortes de préparations thérapeutiques, sirops, baumes, onguents...


Les gaulois n’ont pas laissé d’écrits dans ce domaine. Pourtant, les praticiens avaient développé un véritable arsenal thérapeutique. De plus, la médecine celte, fruit de connaissances empiriques et de pratiques magiques, s’était, très tôt, enrichie au contact du monde grec.

 Soucieux d’hygiène, les Gaulois ont également développé les soins du corps...

 

La cuisine gauloise, quant à elle, n’est connue qu’à travers des textes grecs ou romains... Composée de plats simples, la cuisine gallo-romaine utilise des produits locaux. 

Si les textes manquent, l’archéologie a permis de retrouver des détritus alimentaires, par exemple, des traces de sauce piquante, des résidus d’oseille dont on sait qu’elle parfume, mais aussi qu’elle permet de nettoyer le chaudron, sans doute par son acidité... Près de l'étang de Berre, on a découvert des traces d’escargots, de crustacés, d’huîtres, une imprégnation de saumure de thon. Dans le Cantal, en Lozère, est attestée la présence de fromages.

 

Un repas dans la tradition gauloise était l'occasion d'apprécier une soupe, à base de farine complète mêlée d'un peu d'orge, d'un bouillon de poule, de jaunes d'oeufs battus avec de la crème fraîche... Une véritable potion magique !

Puis, on pouvait déguster des poireaux au miel, accompagnés d'une terrine de pois cassés.

Pour terminer le repas, étaient servies des poires au cidre ou à la cervoise, cuites au bain-marie, aromatisées avec de l'épilobe, puis macérées dans du miel.

 

Ces journées festives ont fait découvrir un peu mieux le monde celte qui reste un mystère pour beaucoup d'entre nous.

 

 

 

 

 

Photos : rosemar

Nîmes, sous le signe des celtes...
Nîmes, sous le signe des celtes...
Nîmes, sous le signe des celtes...
Nîmes, sous le signe des celtes...
Nîmes, sous le signe des celtes...
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15 avril 2018 7 15 /04 /avril /2018 13:28
Arbres en feuilles...

 

 

Soudain, de nouveaux arbres apparaissent : arbres en feuilles après les branches dépouillées de l'hiver...

 

Soudain, les arbres se parent de verts tendres...

 

Somptueux ramages de feuilles sur le ciel azuré du printemps...

 

Les arbres soudain métamorphosés se couvrent de verdures frémissantes sous le vent du printemps...

 

Les feuilles cachent les troncs noircis de l'hiver, les feuilles s'envolent vers le ciel et l'auréolent de teintes nouvelles...

 

Du vert tendre sur l'azur, des flamboyances de verdures, des panaches de bruns, de roses, de verts sur les marronniers...

 

Soudain, le printemps !

 

 

 

 

 

 

 

Photos : rosemar

Arbres en feuilles...
Arbres en feuilles...
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14 avril 2018 6 14 /04 /avril /2018 12:10
L'entraînement à la rédaction devrait être un aspect essentiel de l'enseignement de notre langue...

 

 

 

"Les élèves français écrivent peu dans le cadre scolaire et montrent des difficultés croissantes en orthographe et en grammaire", c'est ce que révèle une étude du Cnesco, le  Conseil national d'évaluation du système scolaire...

Pourtant, l'entraînement à la rédaction devrait être un aspect essentiel de l'enseignement de notre langue.

 

Rédiger, c'est apprendre à mieux maîtriser la langue et ses codes, rédiger, c'est exprimer sa sensibilité, ses émotions, c'est développer son imagination, écrire, c'est aussi structurer et ordonner sa pensée...

Il est donc essentiel de donner à l'élève la possibilité et l'envie d'écrire, et ce, dès l'école primaire.

L'exercice de la rédaction est particulièrement formateur : l'élève doit se concentrer sur ce qu'il écrit, faire un plan, rédiger d'abord un brouillon, relire, corriger ses erreurs.

 

La rédaction, c'est l'apprentissage de la lenteur et de la maturation...

Or, notre temps est celui de la vitesse, de l'image rapide et fugace.

Notre temps est celui de l'immédiateté, des désirs vite assouvis.

Notre temps est celui de Facebook, celui des SMS...

 

Ainsi, les élèves ne savent plus faire un brouillon, et s'ils en font un, ils ne savent pas relire, raturer, corriger les erreurs commises.

De nombreux élèves n'utilisent pas tout le temps qui leur accordé pour un exercice : il faut aller vite, bâcler son travail.

Depuis des années, on a, aussi,  tendance à privilégier l'oral spontané au détriment de l'écrit.

 

Il serait temps de réhabiliter l'exercice de la rédaction : "Décrire une journée d'automne... Evoquer un animal familier, Raconter les événements d'un week-end mémorable...", autant de sujets qui offrent aux élèves la possibilité de travailler l'expression...

Il serait temps d'entraîner les élèves au brouillon : d'abord faire un plan, puis rédiger, relire, supprimer les répétitions, veiller à l'orthographe, à la correction des phrases.

C'est là tout un travail de patience, de maîtrise de l'écriture. Un vrai brouillon doit être raturé, chargé de corrections...

 

Face à l'emprise des ordinateurs, des smartphones, il convient de retrouver le bonheur de l'écriture manuelle qui permet une réflexion véritable.

Quand on écrit des SMS, on ne se soucie guère de la forme, on se laisse guider par le réflexe qui est justement l'inverse de la réflexion...

 

Dans un monde où tout va de plus en plus vite, il est important de se ressourcer dans le travail de l'écriture.

S'entraîner à l'oral, c'est bien, mais l'écrit ne doit pas être oublié car c'est l'écrit qui permet une véritable réflexion sur le monde...

C'est l'écrit qui offre la possibilité d'un temps d'arrêt, d'une pause dans un monde qui s'accélère...

 

 

Source :

 

https://www.nouvelobs.com/education/20180411.OBS5027/a-l-ecole-les-eleves-francais-sont-reticents-a-ecrire-et-peinent-a-le-faire.html

 

 

 

 

L'entraînement à la rédaction devrait être un aspect essentiel de l'enseignement de notre langue...
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13 avril 2018 5 13 /04 /avril /2018 12:15
Etudes de médecine...

 

 

Un reportage diffusé lors du journal de 20 heures sur France 2 était consacré aux études de médecine : l'accent était mis sur les difficultés et les obstacles rencontrés par les étudiants au cours de la première année.

 

Des témoignages étaient recueillis, mettant en évidence l'intensité du travail fourni par les élèves : on y voyait notamment une étudiante en train de réviser ses cours tôt le matin, dès 6 heures 30...

"Des cours denses, techniques, comme une langue étrangère à ingurgiter... seul 1 étudiant sur 10 décrochera une place en médecine...", explique la journaliste qui commente le reportage...

Des journées chronométrées, une charge de travail colossale, du stress, pas de week-end, pas de soirée...

 

Certains étudiants craquent, et abandonnent en cours d'année : c'est le cas d'une étudiante de Grenoble dont l'objectif était de devenir sage-femme.

Après avoir redoublé sa première année, elle a dû renoncer : insomnie, perte de poids, chute de cheveux...

Les larmes aux yeux, elle exprime son désarroi : elle se cherche désormais un nouvel avenir...

 

Le doyen de l'université de Saint-Quentin est alors interrogé : il dénonce un concours trop stressant, une sélection drastique par le par-coeur....

"On doit changer la façon dont on évalue, davantage préparer les étudiants à l'exercice de ces métiers, c'est à dire à une dimension telle que l'empathie, l'ouverture d'esprit, et pas simplement aux sciences dites dures..." explique-t-il.

Eh oui, ce doyen pointe du doigt les lacunes de cette formation : "l'empathie, l'ouverture d'esprit", des qualités essentielles qui manquent à nombre de médecins dans l'exercice de leur fonction...

 

On forme des techniciens, mais on oublie la dimension humaine et humaniste de la médecine.

Beaucoup de médecins se contentent d'être des prescripteurs de médicaments, refusant d'en voir les effets secondaires, les niant...

Beaucoup de médecins ne sont pas dans l'empathie et négligent la relation avec le patient, oubliant le fait qu'un contact humain et chaleureux est une part importante de ce métier.

 

Pourtant, c'est là une dimension essentielle de la médecine : c'est ainsi que s'établit une relation de confiance entre le patient et le professionnel de santé.

Trop souvent, de nos jours, la médecine devient impersonnelle, froide, inhumaine, hélas !

 

Il faut revoir aussi, sans doute, le système du numerus clausus puisque la France se retrouve face à une pénurie dramatique de médecins...

 

 

 

 

 

 

https://www.francetvinfo.fr/sante/hopital/etudes-de-medecine-une-premiere-annee-de-sacrifice_2696228.html

 

 

 

 

 

 

 

 

Etudes de médecine...
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11 avril 2018 3 11 /04 /avril /2018 12:25
Le culte de la jeunesse...

 

 

L'enfant-roi est une réalité de nos sociétés : les enfants sont inondés de cadeaux pour la Noël et en d'autres occasions, les jeunes disposent aussi d'une multitude de loisirs, l'éducation est de plus en plus permissive...

 

L'enfant est désormais le fruit d'une décision mûrement réfléchi. Il est voulu et même ardemment désiré. Il devient le centre des préoccupations...

 

Parallèlement, la vieillesse est dévalorisée, de nombreuses personnes âgées se retrouvent dans des maisons de retraite, parfois abandonnées, dans des conditions d'hébergement difficiles.

 

Et voilà que la politique s'en mêle : les retraités sont sacrifiés et  voient leur pension diminuer avec l'augmentation de la CSG.

Le gouvernement demande "un effort" aux retraités qui sont contraints d'accepter cette hausse conséquente de la CSG même pour des revenus modestes...

 

Nos sociétés n'ont-elles pas le culte et l'obsession de l'éternelle jeunesse ?

Rester jeunes ! Tel est le credo du monde contemporain...

 

Dans de telles conditions, les enseignants, les éducateurs ne sont-ils pas eux-mêmes déconsidérés, méprisés ?

C'est la jeunesse de l'élève qui est sans cesse valorisée : les profs deviennent de vieux ringards, et l'âge adulte semble ne plus être apprécié.

 

C'est François-Xavier Bellamy qui dans son ouvrage intitulé Les déshérités, évoque la "crise d'adolescence collective que traverse notre époque"...

"De la figure moderne de l'adolescence, nous avons fait notre idéal : la rébellion contre toute autorité, l'esprit critique et frondeur, la quête permanente de la nouveauté et le refus du passé sont devenus nos plus grandes vertus..."

Le refus du passé, c'est bien là la trame de nos sociétés...

La culture méprisée, annihilée, soupçonnée, jugée élitiste.

 

Les jeunes, eux, sont mis sur un piédestal : n'ont-ils pas tous les droits ?

De plus en plus, ils s'arrogent le droit de contester les enseignants, la discipline, les notes, les punitions.

Ce droit que les parents viennent souvent soutenir si bien que les jeunes n'ont plus de repères...

 

Autrefois, les anciens étaient écoutés, ils étaient porteurs d'un savoir, d'une expérience.

Désormais, on les déconsidère, on les oublie...

C'est la jeunesse qui prime et qui devient la valeur essentielle de nos sociétés...

 

 

 

 

 

 

 

Le culte de la jeunesse...
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9 avril 2018 1 09 /04 /avril /2018 12:52
Indispensable orthographe !

 

 

L'orthographe, la science des ânes ? C'est ce que l'on a voulu nous faire croire...

L'orthographe jugée rébarbative, inutile, contraignante : on a voulu l'amoindrir, la simplifier, l'annihiler...

 

Les accords, les conjugaisons, les lettres doubles que l'on n'entend pas, les exceptions... toutes ces règles ont été jugées trop compliquées, absurdes...

"Vive la liberté" ! ont affirmé certains, envisageant même une transcription phonétique de la langue française...

 

Mais quelle hérésie !

Comme si l'orthographe n'était pas indispensable à une bonne compréhension...

Comme si la langue ne structurait pas notre pensée...

 

Mais, enfin, l'orthographe est nécessaire pour de multiples raisons : elle permet de distinguer des mots qui ont des significations bien distinctes, ainsi le pronom réfléchi "se" et l'adjectif ou le pronom démonstratif "ce".

Ces mots expriment des relations de sens bien spécifiques.

Le démonstratif sert à désigner, à montrer du doigt : "ce livre", le réfléchi, lui, renvoie au sujet d'un verbe : "il se regarde dans un miroir".

De la même façon, on ne peut se permettre de confondre les verbes être et avoir : il est, il ait".

Les conjugaisons permettent des différencier des modes, des temps, des voix qui structurent la pensée.

Comment se passer des modes ou des temps qui expriment des nuances essentielles ? L'imparfait, par exemple, marque une durée, ou une répétition, il a une valeur itérative.

Le mode subjonctif indique une éventualité, un souhait, une possibilité.

 

La racine des mots est souvent, elle-même, fondamentale : elle révèle le sens profond des mots... L'orthographe renvoie ainsi à l'histoire des mots : c'est un précieux héritage qu'il convient de respecter. Certaines étymologies sont révélatrices : le terme "orthographe" lui-même vient de deux radicaux grecs : "orthos, droit" et "graphein, écrire"... à mettre en relation avec d'autres mots : "graphie, graphologue, graphique..."

La langue, c'est notre culture : c'est grâce à la langue que nous nous exprimons et que nous pensons.

Comment pourrait-on faire l'économie de l'orthographe, ce code essentiel qui permet la compréhension ?

Le langage est essentiel pour l'homme : c'est un héritage et une transmission qui lui permettent de communiquer, d'exprimer ses idées, ses sentiments, ses émotions, sa sensibilité...

Comment pourrait-on se passer de l'orthographe ?

 

 

 

 

 

 

 

 

Indispensable orthographe !
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8 avril 2018 7 08 /04 /avril /2018 13:51
Le marronnier déploie lentement ses feuilles...

 

 

Esquisses de feuilles, les premiers bourgeons s'enflent de vie, se gorgent de soleil, laissent apparaître des éclats lumineux...

 

C'est une explosion de teintes nouvelles sur les branches hivernales : du rose, du vert tendre, du brun léger...

 

Le marronnier déploie alors lentement ses feuilles...

Le marronnier fait éclore des bouquets...

 

On perçoit déjà les nervures dans la feuille repliée...

 

Des bouquets de verdures apparaissent, coquilles fragiles qui s'épanouissent avec élégance...

 

Sur le ciel bleu, les bourgeons rayonnent d'éclats vernissés...

 

Bientôt, la grande métamorphose, bientôt les arbres vont se parer de frondaisons nouvelles...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photos : rosemar

Le marronnier déploie lentement ses feuilles...
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7 avril 2018 6 07 /04 /avril /2018 13:50
Pour fêter le début du printemps : un champ de pommiers en fleurs...

 

 

Pour fêter le début du printemps...

 

Dans un extrait de son roman Sodome et Gomorrhe, Proust décrit un champ de pommiers en fleurs... A la manière d'un peintre, il compose un véritable tableau empli de charme et de séduction.

Le champ de pommiers est évoqué à travers un réseau d'images qui font songer à une rencontre amoureuse : la première phrase est révélatrice : " Dès que je fus arrivé à la route, ce fut un éblouissement..."

Proust semble suggérer un coup de foudre, une séduction brutale, inattendue qui le saisit : cette soudaineté se traduit par la brièveté de la phrase, par l'emploi du passé simple à valeur ponctuelle et du mot "éblouissement"

Les pommiers sont présentés à travers des personnifications, des métaphores qui transfigurent le paysage : ils sont "d'un luxe inouï", "en toilette de bal", "ne prenant pas de précautions pour ne pas gâter le plus merveilleux satin rose qu'on eût jamais vu..."

Toutes ces évocations font songer à une beauté féminine, parée pour aller au bal... Le style hyperbolique restitue un émerveillement : "luxe inouï, le plus merveilleux satin rose."

Plus loin, la personnification se poursuit et fait penser encore à une séduction amoureuse : "une brise légère mais timide faisait trembler légèrement les bouquets rougissants". Le verbe "trembler", le terme "rougissant" évoquent des émois amoureux.

Enfin, la description s'achève sur la vision d'une "beauté fleurie et rose."

Le narrateur semble ébloui par le spectacle qu'il a sous les yeux, comme on pourrait l'être au cours d'une rencontre amoureuse. Ce procédé restitue toute l'émotion qu'il éprouve devant ce tableau...

De fait, cette description nous fait songer à un tableau, d'abord grâce à la composition de cet extrait : au premier plan, le champ de pommiers, en arrière plan, le fond du tableau, avec "l'horizon lointain de la mer".

On perçoit aussi des éléments du tableau : "des bouquets, des mésanges, des branches" qui se juxtaposent selon la technique impressionniste, avec des touches de couleurs successives.

Proust fait aussi référence, au cours de la description, à "une estampe japonaise", certains détails correspondent bien à un tableau oriental : "les mésanges, les bouquets de fleurs" étant des thèmes récurrents souvent reproduits dans les estampes japonaises.

Le tableau est coloré dans des tons assez doux : "satin rose, le bleu du ciel, les bouquets rougissants, des mésanges bleues, le gris de la pluie".

La dernière phrase de l'extrait, dans sa brièveté pourrait constituer le titre du tableau : "C'était une journée de printemps..."

Les références artistiques sont bien présentes dans le texte : "estampe japonaise, amateur d'exotisme et de couleurs, artificiellement, effets d'art.."

On perçoit le grand sens artistique de Proust et sa sensibilité : la musique, la peinture occupent une place essentielle dans son oeuvre, ici, la beauté du champ de pommiers a des effets extraordinaires sur le narrateur qui en est ému jusqu'aux larmes, l'impression artistique se traduisant par un effet physique.

La nature devient une véritable oeuvre d'art.

Le champ lexical de la nature est particulièrement développé : "feuilles, pommiers, boue, soleil, mer, ciel, azur, brise, bouquets, mésanges, pluie"... et les 4 éléments y sont représentés : la terre, l'eau, l'air, le feu...

Et cette nature semble elle-même participer à la création du tableau, grâce à l'emploi réitéré du verbe "faire" : "satin rose que faisait briller le soleil, les fleurs qui faisaient paraître son bleu rasséréné.. une brise légère faisait trembler les bouquets rougissants..."

La nature semble vouloir embellir le tableau, par la lumière, par le contraste des couleurs, par le mouvement.

Ainsi, la nature se fait art, elle semble imiter l'art.

La réalité est tellement belle qu'elle semble presque composée artificiellement, tout en restant naturelle....

 

 

 

 

Le texte :

 

 

"Mais, dès que je fus arrivé à la route, ce fut un éblouissement. Là où je n’avais vu, avec ma grand’mère, au mois d’août, que les feuilles et comme l’emplacement des pommiers, à perte de vue ils étaient en pleine floraison, d’un luxe inouï, les pieds dans la boue et en toilette de bal, ne prenant pas de précautions pour ne pas gâter le plus merveilleux satin rose qu’on eût jamais vu et que faisait briller le soleil ; l’horizon lointain de la mer fournissait aux pommiers comme un arrière-plan d’estampe japonaise ; si je levais la tête pour regarder le ciel entre les fleurs, qui faisaient paraître son bleu rasséréné, presque violent, elles semblaient s’écarter pour montrer la profondeur de ce paradis. Sous cet azur, une brise légère mais froide faisait trembler légèrement les bouquets rougissants. Des mésanges bleues venaient se poser sur les branches et sautaient entre les fleurs, indulgentes, comme si c’eût été un amateur d’exotisme et de couleurs qui avait artificiellement créé cette beauté vivante. Mais elle touchait jusqu’aux larmes parce que, si loin qu’on allai dans ses effets d’art raffiné, on sentait qu’elle était naturelle, que ces pommiers étaient là en pleine campagne comme des paysans, sur une grande route de France. Puis aux rayons du soleil succédèrent subitement ceux de la pluie ; ils zébrèrent tout l’horizon, enserrèrent la file des pommiers dans leur réseau gris. Mais ceux-ci continuaient à dresser leur beauté, fleurie et rose, dans le vent devenu glacial sous l’averse qui tombait : c’était une journée de printemps."

 

 

   

 

 

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6 avril 2018 5 06 /04 /avril /2018 14:33
La sélection pour une meilleure réussite à l'université...

 

 

Huit universités sont bloquées en France pour protester contre la réforme de l'université mise en place par Frédérique Vidal, ministre de l'Enseignement supérieur.

Les bacheliers, selon cette réforme, devront satisfaire à des "pré-requis" pour pouvoir accéder à l'université de leur choix... ceux qui ne répondraient pas à ces pré-requis (définis au niveau national puis affinés par chaque établissement) seraient dans l'obligation de suivre un parcours d'accompagnement pour y être acceptés.  

Une sélection que contestent les étudiants...

Une sélection pourtant fondée sur des critères objectifs : ce que l'on appelle maladroitement des "pré-requis", c'est à dire en langage clair, des connaissances et des compétences clairement établies.

Si le jargon utilisé en la matière me paraît inadapté et malvenu, pour autant, la sélection est utile...

Et mieux vaut, tout de même, une sélection organisée en fonction des capacités des étudiants qu'une sélection aveugle...

C'était le cas pour l'application APB qui fonctionnait jusqu'à présent grâce à un tirage au sort des étudiants...

Un système absurde et injuste, contre lequel se révoltaient de nombreux étudiants.

Avec APB, c'était l'arbitraire le plus complet qui règnait, et ce, au nom de l'égalitarisme... ?

 C'est absurde : on ne tenait plus compte de la motivation des élèves, de leur niveau, de leurs capacités.

Ce système était profondément injuste et inhumain...

 

La sélection doit permettre justement aux étudiants de choisir la bonne filière qui leur correspond.

Le tirage au sort était absurde : la sélection doit se faire par les résultats, les notes obtenues au baccalauréat.

De plus en plus, un grand nombre de bacheliers se retrouvent sur les bancs de l'université sans avoir les connaissances de base pour poursuivre des études.

On voit bien ainsi que certaines filières sont saturées : il faudrait sans doute organiser une meilleure information sur l'orientation et prévenir les élèves des difficultés à venir.

On éviterait, ainsi, des déceptions légitimes et des échecs prévisibles.

Ainsi, le mouvement initié par les étudiants paraît incongru : de toute façon, si la sélection ne se fait pas à l'entrée de l'université, elle se fera inéluctablement à l'issue des études, après beaucoup de temps perdu.

On a voulu supprimer les notes, on a voulu supprimer le redoublement, on a voulu gommer la notion d'effort pour privilégier celle de plaisir, mais on voit bien les résultats désastreux de cette politique : une baisse générale du niveau au nom de l'égalitarisme.

La culture, les motivations, le niveau de connaissances ne doivent-ils pas être pris en compte pour une meilleure orientation des étudiants ?

 

 

 

 

 

 

La sélection pour une meilleure réussite à l'université...
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