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21 juin 2018 4 21 /06 /juin /2018 08:10
Une chanson, c'est peu de chose...

 

 

Pour la fête de la musique, célébrons la chanson... en évoquant un magnifique texte consacré à cet art populaire...

Intitulée Allez savoir pourquoi, cette chanson interprétée par les Compagnons de la chanson, suggère bien tous les pouvoirs de la musique, tous ses charmes.

 

Combien de chansons ont rythmé nos vies, nous ont accompagnés depuis notre enfance !

 

"Une chanson, c'est peu de chose...", nous dit le poète, mais il en perçoit toute la valeur et toute la magie...

Un simple air de musique reste, ainsi, parfois gravé dans notre mémoire.

 

La chanson désignée par le pronom "ça" devient une entité mystérieuse et magique qui vient "se poser au creux d'une oreille" et qui "reste là."

Personnifiée, la chanson revêt ainsi une grande importance et semble vouloir nous accompagner comme une amie dans nos vies.

"Allez savoir pourquoi...", rajoute le poète, insistant encore sur la magie mystérieuse de la musique et de la mélodie, en s'adressant à chacun d'entre nous... 

 

On entrevoit aussi les thèmes évoqués : "les joies, les peines" sur lesquelles "se promènent" les chansons, des thèmes éternels qui nous concernent tous.

 

Puis, le poète suggère la naissance d'une chanson sur la guitare d'un "enfant du faubourg", à partir "de deux ou trois mots d'amour" qui sont comparés à des bouquets de fleurs, puisqu'ils ont "fleuri" sous les doigts de cet amoureux, belle image associée traditionnellement à la passion...

De quoi créer "un grand bonheur"... cette expression réitérée souligne bien l'exaltation de l'amoureux.

"Une guitare en bois, des mots d'amour", voilà la recette éprouvée de nombreuses mélodies que nous gardons en mémoire...

L'hymne à l'amour, Quand on n'a que l'amour, Que serais-je sans toi, Aimer à perdre la raison, Les mots bleus... tant de titres nous viennent à l'esprit.

 

Le poète évoque aussi les rimes qui accompagnent et rythment la chanson, oeuvre poétique, par excellence.

 

Le poète nous laisse, ensuite, entrevoir le processus ancien de diffusion et de transmission de la chanson : on entend "un titi de Paris" qui siffle une rengaine en retrouvant "Mimi", et "Mimi" la répercute, à son tour.

Le thème amoureux revient avec l'évocation d'un troubadour  dont le sommeil est hanté par une dame : dès lors, il ne peut que passer sa nuit à composer une nouvelle chanson...

L'amour, encore et toujours, a inspiré tant de poèmes et tant de chansons !

 

La mélodie rythmée, emplie de gaieté nous invite à célébrer le bonheur, le bien-être, les émotions que nous procure la musique...

 

 

 

 

Auteur: Jean Broussolle

Compositeur :  Jean-Pierre Calvet

 

 

 

 

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20 juin 2018 3 20 /06 /juin /2018 08:39
Une nouvelle maladie de nos sociétés d'abondance : la maladie du soda...

 

 

 

Dans nos sociétés, on habitue très tôt les enfants à manger "sucré" : friandises, bonbons de toutes sortes, boissons aux fruits, compotes, sodas, Coca-Cola...

Le sucre devient très vite une véritable addiction... or, le sucre, en grande quantité, associé à des graisses, constitue un véritable poison pour le foie.

Rapidement, certains ne peuvent plus se passer de ces boissons concentrées en sucre...

 

Dans les supermarchés, l'éventail de ces produits n'est-il pas pléthorique ? Orangina, jus de fruits, Pepsi, sodas, sirops : les enfants en raffolent.

 

Pourtant, contrairement à ce que l'industrie du sucre  a affirmé pendant des années, dans de nombreuses publicités, l'abus de sucre est particulièrement dangereux, d'autant qu'on trouve du sucre dans de nombreux aliments.

 

Longtemps, on nous a fait croire que le sucre était indispensable à notre santé : une source d'énergie...

"Le sucre, le plus petit des grands plaisirs ! Quelle énergie dans le sucre ! " On se souvient de ces slogans publicitaires tapageurs... Le sucre associée à la vitalité, au bonheur, à la jeunesse, au plaisir...

 

Maladie de l'abondance et de la surabondance, la maladie du soda fait des ravages... Elle touche un adulte sur cinq en France ! Entre un et deux millions de Français en sont atteints... Elle empêche le foie d'éliminer les graisses en trop et conduit donc à une cirrhose, voire un cancer.

 

Une journée internationale de sensibilisation a été organisée ce mardi 12 juin.

Nous a-t-on mis en garde, auparavant, contre ces risques liés à la consommation du sucre ?

Longtemps, on nous a caché les ravages provoqués par cette substance : on nous a vendu toutes sortes de produits bourrés de sucres et de graisse et on nous a habitués à ce goût qui provoque un certain plaisir.

 

Il n'est pas rare de voir des gens consommer du soda, du Coca-Cola, même au cours des repas : on imagine les dégâts causés par de telles habitudes sur l'organisme.

Le sucre devient ainsi une véritable drogue dont on ne peut plus se passer...

 

On ne le répétera jamais assez : il faut veiller à une consommation modérée de sucre, il faut bannir les boissons sucrées lors des repas, privilégier l'eau plate qui désaltère beaucoup mieux.

 

Maladie silencieuse, insidieuse, la maladie du soda, appelée savamment la stéatose hépatique non alcoolique reste trop peu connue.

Certains l'appellent déjà "la maladie du siècle", tant elle se propage dans de nombreux pays...

 

 

Source :

 

https://www.huffingtonpost.fr/2018/06/11/la-maladie-du-soda-dont-a-souffert-pierre-menes-touche-1-adulte-sur-5-en-france_a_23455749/?utm_hp_ref=fr-homepage

 

 

 

 

 

Une nouvelle maladie de nos sociétés d'abondance : la maladie du soda...
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18 juin 2018 1 18 /06 /juin /2018 08:59
L'épreuve de philo...

 


 

Ce lundi 18 juin, se déroule l'épreuve de philosophie du Baccalauréat : traditionnellement, c'est cette discipline qui ouvre cet examen de fin de cycle... une épreuve particulièrement importante pour les élèves de la série Littéraire, puisque le coefficient est de 7.

 

On a tous en mémoire cette discipline réservée à l'année de Terminale... une discipline exigeante, complexe, qui nous faisait découvrir de nouveaux horizons.

 

Platon, Montaigne, Descartes, Nietzsche, Kant, Marx, Freud, Alain, autant d'auteurs variés qu'on nous invitait à analyser.

La philo ! C'est l'occasion de se livrer à une réflexion approfondie sur une question : l'épreuve dure 4 heures au cours desquelles la concentration doit être intense.

 

Et la philosophie est bien une merveilleuse école d'attention, de concentration à une époque où ces qualités ont tendance à se perdre, où l'attention se disperse en tous sens, face à toutes sortes d'écrans.

La philosophie nous invite à la réflexion...

 

Pour ma part, j'avoue ne pas avoir apprécié, à sa juste valeur, cette discipline, au cours de cette année de Terminale... J'étais, sans doute, trop jeune, encore immature pour bien comprendre combien la philosophie peut être importante pour trouver des voies, des chemins de vie, des solutions à certaines difficultés.

Et ce doit être le cas de beaucoup d'élèves : à 18 ans, on ne comprend pas bien les enjeux de la philosophie.

 

Avec le recul du temps, il me prend l'envie de me remettre à la philo, d'étudier les grands philosophes du passé, de me questionner sur toutes sortes de sujets.

Car la philosophie est avant tout interrogations, questionnements pour essayer d'avancer vers une certaine sagesse.

Plus de lucidité, plus de sérénité, de bonheur, de liberté : c'est ce que peut nous apporter cette discipline.

Combattre les préjugés, la bêtise, progresser vers la connaissance, s'enrichir tous les jours de nouveaux savoirs, faire des choix...

 

La philosophie doit s'accompagner d'efforts : ce sont ces efforts qui nous procurent aussi satisfaction et joie.

Et toutes sortes de sujets peuvent nous inviter à la réflexion : j'ai lu, ainsi, cet ouvrage d'André Comte-Sponville, paru récemment, L'inconsolable et autres impromptus.

Il y évoque tour à tour la joie de vivre, l'ennui, la musique, la littérature, la poésie, la nature, les droits des animaux, les croyances, les religions, des sujets qui nous concernent tous.

Une philosophie qui est à la portée de tous, sans érudition, sans technicité...

Il n'est jamais trop tard pour redécouvrir cette discipline et pour apprendre à philosopher...

 

 

 

 

 

L'épreuve de philo...
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17 juin 2018 7 17 /06 /juin /2018 12:28
Humour et passion du cheval réunis dans un spectacle flamboyant...

 

 

Le spectacle s'ouvre sur l'air le plus célèbre de l'opéra de Bizet, Carmen... Et le toréador rentre en scène dans son habit de lumière, rouge et or.

Concentré, il se signe, avant d'entrer dans l'arène, puis il avance, triomphant, saluant la foule.

 

Il fait alors virevolter sa cape, et la chorégraphie commence, le toréador mime la corrida, il simule des passes... en hurlant... tandis que la foule crie : "Olé !".

 

Bien sûr, il s'agit, là, d'une parodie de corrida : le toréador, petit, ressemble à un enfant, ses gestes sont caricaturés, outranciers.

 

Puis, un magnifique cheval rentre en scène, robe luisante, crinière échevelée...

Et la parodie de corrida se poursuit et devient danse subtile... un ballet se met en place entre l'homme et l'animal, ponctué par la musique.

 

Que j'aime cette corrida pacifique et harmonieuse !

Muni de deux banderilles, le clown fait danser le cheval, le guide dans ses mouvements... il se hisse sur sa monture, et caracole sur la piste.

L'animal finit par se rouler de plaisir sur le sol... magnifique image d'un cheval qui s'abandonne au bonheur de la détente.

Un autre clown vient mimer la corrida, en jonglant, cette fois, avec un diabolo : sous les pitreries et les grimaces, on perçoit toute l'habileté et la virtuosité du jongleur.

Un poney, par sa position sur une planche, crée un effet de balancier.

Jeu de cubes, jeu de cerceau, saut d'obstacle, le spectacle se poursuit dans le rire et la bonne humeur.

Le poney s'effondre soudain devant l'obstacle : le maître de cérémonie essaie de le ranimer, par un bouche à bouche.

Puis, le jongleur revient avec des gobelets, des couteaux, des torches enflammées.

Soudain, place à l'harmonie d'un pas de deux  : Hervé Morel et Laetitia font danser leurs chevaux... Les montures, parfaitement synchronisées, se livrent à un ballet somptueux.

Des pitreries encore, avec un cheval qui pousse son dompteur, le bouscule...

L'apprentissage du saut d'obstacles donne lieu à des scènes amusantes : le cheval rétif refuse le saut, passe à côté ou s'effondre sur place...

Puis, il montre soudain sa vivacité et son aptitude à franchir des obstacles.

Hervé Morel revient, monté sur son étalon et fait danser son cheval autour de 4 Arlésiennes en costume soyeux.

Beauté, élégance de ce ballet magique !

Ultime pitrerie : le clown Jo essaie de monter sur son cheval, il s'interrompt sans cesse, en enlevant sa veste, une deuxième, une troisième, sa chemise... il fait une cabriole et finalement enfourche sa monture et se livre à un exercice de haute voltige : pirouettes, cavalcades avec le cheval, position renversée...

 

Merveilleux spectacle qui fait alterner rires et splendeur du geste, humour et beauté de l'animal !

 

 

 

Spectacle donné par Les Arenos...

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16 juin 2018 6 16 /06 /juin /2018 08:59
Le foot, même au supermarché...

 

 

Le foot, le foot et encore le foot !

 

Ce jour-là, j'entre dans le  supermarché et aussitôt, je découvre un stand dédié à la coupe du Monde de football : maillots, cornes de supporteurs, maquillage aux couleurs de la France, ballons, sacs, carnets, tout un attirail pour vivre intensément la frénésie de la compétition.

Tous les accessoires du supporteur de base sont là : de quoi faire du bruit, de quoi se montrer, se déguiser, se parer des couleurs de la France...

Car l'amateur de sport se doit désormais d'être bruyant, démonstratif, bien visible...

Le football devient ainsi prétexte à vendre toutes sortes de produits, le sport devient un argument de ventes.

 

Alors, bien sûr, on peut apprécier la virtuosité de certains joueurs, leur habileté sur le terrain... mais le sport, dans nos sociétés de consommation, devient un business indécent.

Depuis 20 ans, le montant des transferts de joueurs a explosé : 3 milliards, 600 millions d'euros !

 

L'argent est, en fait, détourné dans des paradis fiscaux : des fonds spéculatifs achètent des joueurs, puis les revendent pour gagner toujours plus. Les joueurs deviennent des produits financiers.

Certains disent que le football n'est que le reflet de nos sociétés gouvernés par l'argent, l'appât du gain.

Mais comment apprécier un sport où les dérives sont si nombreuses ?

Comment ne pas voir l'envers du décor ?

 

Pendant un mois, la coupe du monde va déchaîner les passions : certains n'hésitent pas à acheter des écrans géants pour mieux vivre la compétition !

Les plus passionnés se rendent sur place en Russie pour assister au plus grand nombre de matchs.

Quelle folie s'empare ainsi des gens !

"Panem et circenses, Du pain et des jeux !" réclame le peuple.

Des jeux pour s'étourdir et oublier ses soucis...

 

"La fête du sport" ? nous dit-on..

Trop de scandales sont venus ternir le monde du football, ces dernières années : insultes, dopage, chantages, matchs truqués, gestes déplacés, violences, corruption au plus haut niveau...

Ce sport semble cumuler tout ce que l'humanité peut inventer pour tricher, dominer, gagner de l'argent.

On est souvent scandalisé par les salaires excessifs des grands patrons, mais que dire des sommes touchées par certains joueurs de foot ?

Le salaire des grands footballeurs est même très supérieur à celui des grands patrons du Cac 40.

Pendant la coupe du Monde, le foot devient un matraquage médiatique et commercial.

Peut-on y échapper ?

 

 

 

 

 

 

 

 

Le foot, même au supermarché...
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15 juin 2018 5 15 /06 /juin /2018 08:21
Et si on responsabilisait plutôt les riches ?

 

 

Devant les représentants des mutuelles, ce mercredi 13 juin, Emmanuel Macron a invité à transformer les dispositifs d’aides sociales en "responsabilisant les plus pauvres."

"Responsabiliser les pauvres !"

 

Et pourquoi ne pas responsabiliser plutôt les riches et les plus riches ? Pourquoi ne pas leur demander plus de solidarité envers les pauvres ? 

Pourquoi ne pas exiger d'eux de renoncer à des licenciements abusifs, pourquoi ne pas leur demander de lutter efficacement contre l'exil fiscal ?

Ces riches qui délocalisent, qui suppriment des emplois, eux qui refusent de créer du travail, eux qui dépensent sans compter pour des futilités...

 

Après avoir fait de nombreux cadeaux aux riches, voilà que le président semble vouloir culpabiliser les pauvres. C'est un comble !

Suspectés d’abuser de la solidarité nationale, les bénéficiaires de minima sociaux doivent, eux, être responsabilisés ?

 

Mais pas les riches ?

Il est vrai qu'il est plus facile de stigmatiser et de culpabiliser les plus fragiles et les plus faibles. C'est bien connu : "Haro sur le baudet !'"

On se souvient de la célèbre fable de La Fontaine, Les animaux malades de la peste...

C'est l'âne qui est finalement désigné comme le bouc émissaire idéal, c'est lui qui est sacrifié comme victime expiatoire.... Lui, le plus faible, le plus modeste devient le coupable idéal...

Et depuis toujours, c'est ainsi : les pauvres sont souvent méprisés, exploités, mais ils sont dans tous les cas coupables.

 

Le président des riches ne prête qu'aux riches et refuse de pratiquer une politique sociale pour préserver les plus démunis.

L'expression utilisée par Emmanuel Macron "responsabiliser les pauvres", alors même que les riches obtiennent de plus en plus de privilèges et de cadeaux, est particulièrement choquante.

On connaît aussi la morale de la fable :

"Selon que vous serez puissant ou misérable,
Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir."

Le temps a passé, mais on constate que la conclusion de cette fable reste encore, hélas, d'actualité...

 

Les déclarations du président de la République ont fait réagir de nombreuses personnalités, notamment Jean- Luc Mélenchon à qui l'on doit cette cinglante réplique sur Twitter :“Monsieur Macron, ce qui coûte un “pognon de dingue”, c’est vous et vos cadeaux aux ultrariches. Il y a une solution simple pour en finir avec la pauvreté. Elle s’appelle le partage des richesses. Vous faites exactement l’inverse”, a-t-il écrit.

 

 

 

 

 

 

 

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13 juin 2018 3 13 /06 /juin /2018 08:11
Crise du recrutement dans l'enseignement, crise des vocations en lettres classiques...

 

 

 

Plus de postes à pourvoir que de candidats en lettres classiques !  Encore une fois, cette année, la crise des vocations qui affecte ces disciplines se confirme et s'aggrave...

Comment s'en étonner ?

La réforme initiée par Najat Vallaud-Belkacem, sous la gouvernance de François Hollande, prévoyait la disparition du latin et du grec dans les collèges.

 

Il est vrai aussi que depuis longtemps, ces disciplines ont été sacrifiées au nom d'un certain égalitarisme : on a voulu effacer le goût de l'effort, on a voulu aplanir les difficultés, gommer l'apprentissage rigoureux de savoirs solides, on a négligé l'enseignement de l'orthographe et de la grammaire.

Alors, bien sûr, le latin et le grec exigent des efforts, de la persévérance, de l'ambition, une volonté d'apprendre et de progresser : voilà des vertus que l'on doit retrouver !

 

Ces disciplines sont le fondement de notre langue et de notre littérature : elles sont particulièrement formatrices.


Dans un monde en perte de repères, comment ne pas voir que ces disciplines sont essentielles ? Elles nous relient au passé, à notre histoire, celle de tous les peuples méditerranéens.

Elles apportent rigueur, esprit d'analyse, esprit critique, elles permettent d'enrichir le vocabulaire par un retour aux sources... Elles ouvrent mille perspectives, car la littérature antique est pleine de richesses : épopées, poésies, satires, théâtre, comédies, tragédies, éloquence, philosophie.

 

Ces disciplines sont fondamentales pour mieux maîtriser notre langue, le français...

Notre langue, notre grammaire sont issues du latin.

Le latin est la langue de notre civilisation, la langue de notre mémoire, comme l'est le grec.

 

On prétend que ce sont des "langues mortes", mais elles sont bien vivaces à travers notre propre langue. Que de mots sont issus du latin et du grec !

Nous sommes en possession d'un héritage précieux : tous les textes anciens qui nous sont parvenus par delà les siècles.

Ce héritage est vivant puisqu'il continue à inspirer de nombreux auteurs, à susciter des commentaires, des interprétations.

 

Il est temps de réhabiliter la culture, de restaurer l'autorité des enseignants afin que ce métier de transmission soit de nouveau attractif pour les jeunes...

Il y va de l'avenir de notre pays.

 

 

 

 

 

Source :

 

http://www.lepoint.fr/editos-du-point/sophie-coignard/coignard-recherche-professeurs-de-latin-desesperement-11-06-2018-2225933_2134.php

 

 

 

 

 

Crise du recrutement dans l'enseignement, crise des vocations en lettres classiques...
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11 juin 2018 1 11 /06 /juin /2018 10:28
Donald Trump, le sophiste...

 

 

Je conseille à tous la lecture du nouvel ouvrage de Roger-Pol Droit, intitulé Et si Platon revenait... une lecture savoureuse et pleine d'enseignements...

 

L'auteur imagine avec humour et acuité une confrontation entre Platon et notre monde, un vrai choc de civilisations : Platon découvre toutes sortes de réalités modernes, et notamment des personnalités politiques de notre époque...

 

A travers le regard de Platon, Roger-Pol Droit dresse le portrait de quelques hommes politiques de notre temps : Donald Trump, Emmanuel Macron, Jean-Luc Mélenchon...

 

Sous son oeil aiguisé, Donald Trump devient ainsi Thrasymaque, le sophiste : personnage excessif, violent, imprévisible, Thrasymaque refuse les véritables discussions, il fuit les débats argumentés. Dans La République de Platon, il incarne la force brutale, ivre de puissance.

Il use de l'injure, accuse les autres de fourberies, de mensonges.

Pour lui, seule compte la domination du plus fort. Il ne se soucie pas de vérité, il arrange la réalité. Thrasymaque se laisse aussi dominer par la colère, "la suffisance irréfléchie, l'arrogance truqueuse."

 

Le portrait que dresse Roger Pol Droit de Thrasymaque, alias Donald Trump, est criant de vérité et particulièrement bien observé.

 

Ainsi, lors du dernier G7, Donald Trump a révélé une fois encore son caractère imprévisible, ses sautes d'humeur, ses emportements et ses revirements...

D'abord favorable à un accord avec ses partenaires, il a une fois de plus rompu le pacte qu'il venait d'approuver.

Dans un tweet, le président américain a qualifié Justin Trudeau de personne "malhonnête et faible", alors qu'il avait vanté, la veille, la qualité inédite de la relation bilatérale entre leurs deux pays ! Quel revirement !

 

Comment pourrait-on se fier à un tel personnage ?

Souvent dans l'outrance, il passe d'une attitude de conciliation à une colère irrépressible...

On a l'impression qu'il est sans cesse dans le jeu, le mépris des autres.

 

Donald Trump étonne, inquiète... ainsi, les mesures qu'il préconise pour stopper les violences dans les établissements scolaires sont insensées : comment peut-on envisager d'armer des enseignants ?

 

Donald Trump, élu à la tête de l'état le plus puissant du monde, suscite bien des angoisses et des interrogations : jusqu'où ira-t-il dans l'outrance et la démesure ?

Jusqu'où ira-t-il dans l'impulsivité et la duplicité ?

 

 

 

 

 

 

 

Donald Trump, le sophiste...
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10 juin 2018 7 10 /06 /juin /2018 14:02
Une abeille se love sur une fleur de tilleul...

 

 

 

Un ballet incessant d'abeilles qui virevoltent autour de l'arbre...

 

Elles tourbillonnent près des fleurs aux teintes de paille, elles s'enivrent du parfum captivant qui envahit l'espace.

 

L'une d'elles se love sur une des fleurs, s'imprègne de ses effluves.

 

Elle épouse la forme de la fleur, comme suspendue, en équilibre, elle parcourt ces bouquets de fleurs qui s'offrent à elle.

 

Sur les épis dorés, l'insecte aux teintes brunes se fond bientôt et disparaît dans la fleur.

 

Submergée, l'abeille s'efface dans les épis blonds, elle est au coeur de la fleur dont elle goûte les sucs.

 

Elle habite la fleur, comme absorbée par les parfums suaves qui s'épanchent...

 

 

 

 

 

Photos : rosemar

Une abeille se love sur une fleur de tilleul...
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8 juin 2018 5 08 /06 /juin /2018 12:30
Le seul progrès technique ne peut constituer un projet de société...

 

 

Nous vivons une course incessante à la technologie : les progrès techniques connaissent une accélération jamais égalée.

De plus en plus, les machines supplantent l'homme, le libérant de certaines contraintes mais lui enlevant aussi une part de sa liberté en raison de la surveillance permanente qu'implique internet.

 

Est-ce là un projet de société suffisant ?

 

"Il ne saurait tenir lieu de morale, ni de politique, ni de spiritualité, ni donc de civilisation...", comme l'écrit justement  André Comte-Sponville, dans son ouvrage intitulé L'inconsolable et autres impromptus.

 

Et, pourtant, nous fonçons tête baissée dans un univers où la technologie est triomphante, sans nous soucier vraiment de préserver notre environnement.

Et même les énergies "vertes" dont on nous vante les mérites sont sources de pollution puisqu'elles font appel à l'exploitation des terres rares dans des pays où on ne se soucie guère d'écologie.

 

Les hommes politiques tracent-ils des voies nouvelles, des perspectives différentes ? Aucun projet civilisationnel ne se dessine si ce n'est la foi dans le progrès.

Le progrès est utile, bien sûr, mais il ne peut constituer le seul objectif d'une société...

La politique elle-même devient une technique : elle n'a d'autre but que le fait de vouloir s'emparer du pouvoir...

 

Il nous faut, sans doute, définir un projet fondé sur le respect de la nature, soulignant ainsi l'importance de la pensée, de la réflexion et de la culture si souvent mise à mal dans le monde moderne.

La philosophie des lumières a bien souligné l'importance de cette libre pensée dégagée de la religion, elle a dénoncé de nombreux préjugés, elle a fustigé les nombreuses inégalités présentes dans la société.

 

C'est cet esprit qui doit nous guider : les progrès doivent s'accompagner d'une prise de conscience et la fuite en avant à laquelle on assiste ne peut être que néfaste.

Il convient, sans doute, de fixer des limites, poser des garde-fous.

Mais qui s'en soucie ?

Nous sommes, sans cesse, à la recherche de la croissance, l'objectif économique surpassant tous les autres.

Et nous oublions le sens de la mesure, nous nous laissons emporter par l'orgueil, l'hybris, négligeant la nature, détruisant son harmonie.

 

 

 

 

 

 

 

 

Le seul progrès technique ne peut constituer un projet de société...
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