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3 juin 2024 1 03 /06 /juin /2024 11:51
Esclavage en Corée du Nord...

 

Non, l'esclavage n'a pas disparu : des Coréens du Nord sont envoyés en Chine pour y être exploités dans des conditions de vie déplorables...

"La Corée du Nord est le pays le plus secret, le plus fermé au monde... Pour ses habitants, il est officiellement impossible d'en sortir. Pourtant, on retrouve aujourd'hui des dizaines de milliers de Nord-Coréens employés à travers le monde.

Grâce aux réseaux sociaux chinois et coréens, aux images satellites, des journalistes ont enquêté sur le sort de ces dizaines de milliers de Nord-Coréens : comment sortent-ils, comment vivent-ils à l'étranger, comment le régime de Pyongyang récupère-t-il des millions grâce à leur travail ?

 

Vêtus de leur costume caractéristique, des Nord-Coréens se dirigent vers la Chine en passant par un pont. Tous présentent un passeport, il leur a été délivré uniquement parce qu'ils partent travailler pendant au moins deux ans. Ce pont a été géolocalisé : il s'agit du pont de TUMEN, il relie la Corée du Nord à la Chine.

Sur un autre pont, on identifie la douane chinoise et de l'autre côté, la douane nord-coréenne. Sous l'oeil des militaires, de chaque côté, des travailleurs traversent au grand jour. Tous ont été triés sur le volet, sélectionnés par une mystérieuse organisation qui se trouve au cœur de Pyongyang, appelée bureau 39.

3 pour troisième étage, 9 pour neuvième pièce. C'est dans un bunker étatique que s'organise le départ des travailleurs nord-coréens vers l'étranger.

 

Des journalistes ont identifié un groupe d'hommes Nord-Coréens dans la ville chinoise de Dandong : tous arborent un pin's patriotique à l'effigie du grand-père et du père de l'actuel dirigeant. Même chose pour un groupe de femmes qui arrivent, là encore, elles portent le pin's.

Tous ont l'obligation de le porter. Pour suivre la route de ces travailleurs, des journalistes ont étudié la photo satellite de la frontière : on y voit un mur ponctué de tours de guet : la frontière est quasi hermétique mais il y a une quinzaine de ponts... ce sont ceux qu'empruntent les ouvriers Nord-Coréens pour aller travailler en Chine.

 

Les journalistes ont collecté de très nombreuses vidéos postées par des internautes chinois, elles montrent cette main d'oeuvre au travail à travers la Chine, dans des usines textiles, alimentaires ou encore dans des restaurants nord-coréens. Les journalistes ont localisé près de 70 de ces restaurants nord-coréens en Chine, essentiellement situés dans deux provinces frontalières.

"Pyongyang", le nom d'un de ces restaurants : avec des tenues traditionnelles, les serveuses Nord-Coréennes se produisent sur fond d'images de scènes de guerre. On remarque que toutes jouent différents instruments de musique, un des critères de sélection du bureau 39 : elles sont la vitrine du régime.

Les journalistes ont retrouvé des dizaines de petites annonces comme celle-ci : elles proposent de la main d'oeuvre nord-coréenne bon marché : 

"20 000 ouvriers Nord-Coréens disponibles. Hommes et femmes disponibles rapidement. Pas sérieux s'abstenir."

Une autre offre vante une gestion de type militaire, une main d'oeuvre proposée comme une marchandise.

Pourtant, depuis 2019, employer des Nord-Coréens est interdit par l'ONU : leur travail servirait à financer le programme nucléaire de Pyongyang.

Les journalistes ont retrouvé un intermédiaire chinois : ils se présentent comme des entrepreneurs Chinois à la recherche de main d'oeuvre...

"Oui, effectivement, je fais l'intermédiaire entre les usines chinoises et la Corée du Nord. Nous faisons des contrats de 5 ans, vous avez besoin de combien de personnes ?"

Réponse : "Une centaine, peut-être plus. Comment on doit les payer ? On paie directement les ouvriers ou on passe par un tiers ?"

-"Le salaire est versé à un tiers en Corée du Nord. Tout est légal et réglementé."

-"Et comment doivent-ils être logés ?"

-"En général, 6 à 8 personnes par dortoir. C'est comme en pension, les Nord-Coréens ne peuvent pas sortir. Après le travail, ils doivent aller directement au dortoir. S'ils veulent sortir, ils doivent être accompagnés."

 

Les journalistes ont retrouvé une image rare de ces dortoirs où s'entassent les employés Nord-Coréens : des lits collés les uns aux autres dans un espace exigu, aucune intimité, ils sont surveillés par un chaperon 24 heures sur 24. Des conditions de vie et de travail très difficiles, jusqu'à 14 heures par jour. Un jour de repos par mois !

Comme l'a indiqué l'intermédiaire chinois, le salaire de ces employés est intégralement versé en Corée du Nord : l'état coréen en ponctionnerait 60%..."

 

Comment une telle exploitation de l'être humain est-elle encore possible à notre époque ?

 

Source :

 

https://www.francetvinfo.fr/replay-jt/france-2/20-heures/coree-du-nord-des-dizaines-de-milliers-d-habitants-sont-employes-a-travers-le-monde_6573215.html

 

 

 

Esclavage en Corée du Nord...
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20 mai 2024 1 20 /05 /mai /2024 11:51
Trafics de  drogues et corruption...

 

Les trafics de drogue prospèrent un peu partout sur notre territoire, dans les villes, dans les campagnes... des trafics juteux qui favorisent la corruption. Corruption des policiers, des magistrats et même des élus. Un comble !

 

"La commission d’enquête du Sénat sur le narcotrafic a rendu son rapport, mardi 14 mai. Ce dernier pointe le rôle majeur de la corruption et notamment celle des policiers et des élus.


Des trafiquants de drogue contrôlent des cités entières grâce à des filières structurées. Les têtes de réseau étendent leur emprise jusque dans les rangs des élus, des policiers et des magistrats. Des fonctionnaires qu'ils  réussissent à corrompre  à coup de milliers d’euros. La corruption est-elle devenue le nouveau fléau dans la lutte contre le narco trafic ?

Marseille et ses quartiers Nord : ici les règlements de compte se multiplient et l'argent coule à flots.

Il y a quelques mois, la corruption aurait franchi les portes du palais de justice. Deux enquêtes ont été ouvertes contre des greffières, soupçonnées d’avoir renseigné des trafiquants de drogue.


Le phénomène prend de l’ampleur, de l’aveu même du procureur de Marseille (Bouches-du-Rhône), Nicolas Bessone. "Chaque personne a un prix et les moyens de ces [trafiquants] sont quasiment infinis, donc oui on essaie de réagir et de mettre en oeuvre des actions proactives, mais on voit effectivement une augmentation de la corruption.", explique-t-il.

 

Le 11 avril dernier, une première : la police des stupéfiants à Marseille a été perquisitionnée par la police des polices, pour des soupçons de corruption. Depuis le début de l’année, ces affaires se multiplient.

A Rennes, un vaste coup de filet dans le milieu de la drogue tourne au fiasco : la cité est déserte, les trafiquants avaient été prévenus

À Rouen (Seine-Maritime), un policier a été condamné pour services rendus aux dealers. Même chose chez les fonctionnaires du port du Havre, l'un des points d'entrée de la drogue.

C'est désormais fréquent : sur les points de deal, les trafiquants proposent des enveloppes aux policiers pour qu'ils évitent les contrôles dans leur cité, comme l'explique un avocat spécialisé :

"Vous avez un voyou qui lui dit : "Je te donne 30 000, par contre, tu viens plus." Certains policiers (une grande majorité d'entre eux refusent ) et j'observe que certains -mais très peu- acceptent."

Des journalistes ont pu échanger avec un policier sous le coup d'une enquête pour corruption. Il conteste les faits mais reconnaît que les trafiquants sont souvent très insistants...

"Ce sont des personnes qui travaillent dans le quartier et qui nous font des appels du pied pour travailler avec nous et pour avoir une possible tranquillité."

Et pour corrompre ces fonctionnaires, les trafiquants ont affiné leur stratégie.

"Ces personnes vont cibler des gens dont ils savent qu'ils sont fragiles : on va venir approcher une personne le jour des funérailles de son épouse, on va venir approcher quelqu'un dont la femme est tombée malade et qui aura peut-être besoin d'un petit coup de main financier. On a aussi des personnes qui ont développé de manière professionnelle des techniques de corruption qui sont excessivement efficaces." témoigne Audrey Bailleul, magistrate.

Pour endiguer le trafic, la commission parlementaire préconise de frapper avant tout au portefeuille des trafiquants. En France, le marché de la drogue représente 3 à 5 milliards d'euros par an !"

Un chiffre colossal et inquiétant : les méthodes utilisées par les trafiquants font froid dans le dos, menaces, chantages, assassinats...

Ainsi, Mohamed Amra qui a été libéré récemment dans une attaque particulièrement violente et sanglante est connu de la justice pour tentative d’homicide et serait à la tête d’un réseau de trafic de stupéfiants. Ses complices n'ont pas hésité à tuer deux agents pénitentiaires avec des armes lourdes, des méthodes qui font songer à celles employées dans le grand banditisme par les trafiquants de drogue...

 

Source :

https://www.francetvinfo.fr/societe/drogue/narcotrafic-un-rapport-met-en-cause-la-corruption-de-policiers-d-elus-et-de-magistrats_6542153.html

 

 

 

Trafics de  drogues et corruption...
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6 mai 2024 1 06 /05 /mai /2024 12:35
Licenciée pour un euro !

 

Alors que les Etats dépensent des milliards pour fabriquer des armes et se faire la guerre, une employée chargée du nettoyage de toilettes a été licenciée, accusée d'avoir dérobé un euro !

 

"Licenciée : accusée d'avoir volé un euro ! après 6 années passées à nettoyer des toilettes publiques, gare Montparnasse à Paris...

En recherche d'emploi depuis son licenciement, elle a accepté de raconter à visage caché son quotidien dans des toilettes empruntées par des centaines de voyageurs chaque heure.

Prix du passage : un euro, à ce tarif, les lieux doivent rester propres... sinon, les clients sont invités à le signaler.

Elle remplit son rôle jusqu'à ce matin de novembre où son employeur la convoque : vidéosurveillance à l'appui, il l'accuse d'avoir dérobé une pièce d'un euro laissée sur le comptoir par un client.

"C'est un pourboire que le client m' a passé. Ils m'ont dit : "Pour nous, c'est un vol. C'est très dur. C'est un boulot qui n'est pas facile. Parce que vous avez des gens qui chient par terre... et en  fin de compte, pour un euro, ils me jettent comme un rien. Pour un euro, je suis licenciée pour un euro." témoigne l'employée.

Quelques jours plus tard, la lettre de licenciement de son employeur confirme le motif, l’accusant d’avoir pris une pièce de monnaie. La salariée affirme pourtant n’avoir jamais reçu d’avertissement jusque-là, pas le moindre blâme, ce que concède son employeur, la société 2theloo. 

Depuis dix ans, cette entreprise s'est vue confier par la SNCF les sanitaires d'une trentaine de gares.  Résultat : près de dix millions de chiffre d’affaires annuel, un peu plus de 200 employés et une gestion du personnel qui interroge. Il y a par exemple l’interdiction de recevoir des pourboires.

Contacté, un représentant confirme : "La société ne fonctionne pas avec un système de pourboire."

Mais certains clients auraient tout de même pris l'habitude de déposer une pièce sur le comptoir en sortant.

Dans ce cas chez 2theloo, l'argent irait tout droit dans les poches de la société. C'est ce qu'affirme un agent d'entretien toujours dans l'entreprise.

"Des fois, les clients sont pressés, ils laissent sur la table et puis s'en vont et vous le mettez dans la caisse. C'est la demande de l'entreprise de le mettre dans la caisse. Et c'est la société qui en profite. Nous, on n'en profite en rien."

Et pour veiller à l'application de ces règles, les salariés seraient selon eux contrôlés à distance via un système de vidéosurveillance.

"Quand quelqu'un qui n'est pas là te dit que tu es en train de parler avec la sécurité, ça se voit qu'il est en train de vous regarder sur la caméra."

Contactés les dirigeants n'ont pas souhaité rencontrer les journalistes pour répondre aux allégations des salariés. Par message, ils assurent veiller à leur bien-être.

Pourtant, le licenciement de Montparnasse ne serait pas un cas isolé. Ces derniers mois, de nombreux salariés auraient été remerciés, ici pour deux absences d'une quinzaine de minutes, là pour un retard...

Au total, la CGT  a recensé une vingtaine de licenciements pour fautes en moins d' un an dont une bonne partie qu'elle estime injustifiée. Le syndicat qui rappelle avoir dû saisir la justice l'année dernière pour contraindre l'entreprise à appliquer la loi sur le travail du dimanche.

"C'est une entreprise qui ignore complètement les lois françaises... d'ailleurs, il y a des dizaines de procédures et elle se fait très régulièrement condamner." explique Richard Bloch, défenseur syndical de la CGT.

Contactée, la SNCF, quant à elle, explique ne pas être responsable des agissements de son sous-traitant dont le contrat s'achèvera en 2026."

 

 

Sources :

 

https://www.francetvinfo.fr/economie/entreprises/gare-montparnasse-une-employee-licenciee-pour-1-euro-de-pourboire_6521606.html

 

 

https://www.humanite.fr/social-et-economie/agents-de-nettoyage/dans-les-toilettes-de-la-gare-montparnasse-une-femme-de-menage-licenciee-pour-un-euro

Licenciée pour un euro !
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10 avril 2024 3 10 /04 /avril /2024 09:39
La Russie recrute des soldats dans le monde entier...

 

Guerre en Ukraine : pénurie de soldats dans les deux camps... une guerre qui fait de nombreuses victimes... dès lors, comment recruter de nouveaux soldats ? En Russie, on appâte des étrangers en leur faisant miroiter un salaire confortable... une véritable exploitation de la misère du monde...

"Des soldats venus d'Afrique ou d'Asie : Moscou les recrute en promettant de gros salaires. Des centaines de soldats étrangers recrutés par la Russie se retrouvent ainsi prisonniers en Ukraine

 

Ils sont Indiens, Cubains, Somaliens, Népalais, Sierra Léonais, ils semblent accablés : ils sont désormais prisonniers de guerre en Ukraine...

Ces hommes affirment s'être engagés dans l'armée russe pour gagner de l'argent. Mais ils expliquent avoir signé un contrat disant qu'ils n'iraient pas sur le front, qu'ils seraient, par exemple, agents de sécurité à l'arrière... Pourtant, c'est sur le front, en première ligne, qu'ils ont été faits prisonniers.

"J'avais besoin d'argent pour ma famille, ce n'était pas mon projet de rentrer dans l'armée en Russie", explique l'un d'eux. "Un intermédiaire m'a dit : "Prépare tes papiers" et il m'a caché la réalité, il ne m'a pas dit que je serai en première ligne.

Un autre témoigne : "C'est beaucoup de souffrances, car je suis parti de zéro et je me retrouve encore à zéro, c'est horrible pour ma famille."

 

Tous ont été attirés par des annonces publiées sur les réseaux sociaux, elles promettent des visas pour Moscou et des salaires de 2 000 euros par mois.

Un Indien est un agent recruteur travaillant pour les Russes à Saint Pétersbourg, il vante les mérites de s'engager et assure qu'il ne s'agit pas de combattre sur les fronts :

"Votre travail sera, par exemple, de démolir des immeubles abandonnés, et de récupérer à l'intérieur ce qui serait précieux comme des armes. C'est surtout un emploi de gardiennage et de main d'oeuvre, vous comprenez ?"

Un Africain se retrouve à Kiev en larmes.

Les autorités ukrainiennes ont décidé de communiquer sur ces étrangers qu'ils détiennent : "plusieurs centaines", disent-ils.

"La Russie utilise ces hommes comme de la chair à canon. Leur chance d'avoir vraiment de l'argent est très faible."

Ces hommes ont souvent été piégés par leur pauvreté et leur naïveté. Ils dorment en prison en Ukraine. Les Ukrainiens affirment être en négociation avec l'Inde ou encore le Népal pour tenter de trouver des solutions pour ces prisonniers non Russes. Mais pour l'heure, certains pays comme la Somalie ou la Sierra Leone semblent ne pas se préoccuper du sort de leurs ressortissants."

 

 

 

Source :

https://www.francetvinfo.fr/replay-jt/france-2/20-heures/guerre-en-ukraine-l-armee-russe-recrute-des-soldats-dans-le-monde-entier_6434545.html

La Russie recrute des soldats dans le monde entier...
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18 mars 2024 1 18 /03 /mars /2024 13:11
Covid : Les profiteurs de la crise...


C'est  dans ce monde là que nous vivons : celui des profiteurs, des agioteurs, des spéculateurs pour qui seul l'argent compte, au mépris de la santé, de la dignité humaine et du bonheur des hommes...
 

"Dans le paysage de la biologie médicale, 6 sociétés règnent en maîtresses : les sociétés Eurofins, Gerba, Biogroup, Inovie, Unilabs et Synlab...

Pendant la période de la pandémie, elles se sont partagées la manne des tests PCR : à 73 euros le test au plus fort de la crise, ce fut un sacré gueuleton !

En 2020, le chiffre d'affaires du clan a bondi de 85% : 7 milliards d'euros versés intégralement par la sécu ! Et la sécu, c'est nous...

A l'automne 2022, au sortir de la pandémie, l'état annonce vouloir mettre un terme au festin.

"C'est un secteur qui a largement profité de la crise Covid.", dit alors le ministre de la santé, François Braun qui veut imposer aux labos une baisse des remboursements de la Sécu. L'objectif est d'économiser 1 milliard d'euros d'ici à 2026, soit 250 millions par an, un effort raisonnable, selon le ministre.

Les biologistes sont d'accord pour une économie de 250 millions d'euros, mais uniquement en 2023.

Pour faire plier le gouvernement, les labos ferment leurs portes pendant plusieurs jours, d'abord en novembre et en décembre 2022, puis en janvier 2023. Les Français ne peuvent plus réaliser ni test PCR ni analyse médicale de routine... Les biologistes, eux, viennent dans les médias justifier leur drôle de grève :

"La manne Covid est bien une fable et en fait, le gouvernement et la CNAM se servent de ce prétexte pour baisser durablement le remboursement de la Sécurité Sociale, et donc, c'est ce qui nous alerte. Les conséquences sont dangereuses. On ne peut pas jouer avec la santé des Français comme ça."

Il ne manquait plus que le chantage à l'emploi :

"On sait qu'on va être obligé forcément de réduire notre masse salariale et de jouer sur nos effectifs."

Au ministère de la Santé, l'homme qui a osé demander des économies aux laboratoires est interrogé par des journalistes : il s'agit de François Braun.

"Les labos ont répondu à une commande du gouvernement, lors de la crise du Covid, mais de fait, par l'argent de la Sécurité Sociale, il y a eu des bénéfices hors normes. Et l'argent de la Sécurité Sociale, c'est l'argent des Français et mon rôle est de le dépenser à bon escient."

Quatre jours après le départ de François Braun (à la suite d'un remaniement ministériel), un accord est signé avec les labos et il leur est, en fait, très favorable... ils devront faire d'ici à 2026 environ 550 millions d'euros d'économie bien loin du milliard voulu par François Braun.

Parmi ces labos qui se sont battus pour préserver la manne Covid : Eurofins, ce groupe français est le numéro 1 mondial des analyses, il est présent sur 4 continents, il teste les aliments, les produits pharmaceutiques, cosmétiques, l'environnement... et pendant la pandémie, Eurofins a développé ses propres réactifs et fait des tests PCR à gogo.

A la tête de cette entreprise prospère, se trouvent les frères Martin. Grâce au Covid, ils ont vu leurs résultats exploser.

Gilles Martin a révélé : "Le Covid a généré plus d'un 1,4 milliard d'euros de chiffre d'affaires sur un total de plus de 6,7 milliards d'euros..."

Question : qu'ont fait ces dirigeants de la manne Covid ? Impossible pour les journalistes de les interroger. Visiblement, les Martin veulent rester discrets sur les profits liés au Covid...

Les journalistes ont donc enquêté pour savoir ce qu'ils ont fait de cet argent.

 

En 2021, ils se sont versés 43 millions d'euros de dividendes. En pleine pandémie, au moment où le titre Eurofins atteint des sommets en bourse, ils vendent des actions... Résultat : plus de 51 millions d'euros de plus value.

Les deux frères vont alors investir dans un secteur qui n'a rien à voir avec la santé. Les frères se seraient lancés dans la location saisonnière de villas sur la Côte d'Azur.

A Saint-Jean Cap Ferrat : c'est sur cette péninsule entre Monaco et Nice que les frères auraient acheté des villas. Ce lieu attire depuis longtemps milliardaires, stars d'Hollywood ou encore oligarques russes.

Sur un site internet d'immobilier de luxe, les Martin proposent des villas à la location. Des villas d'un luxe éhonté : accès privé à la mer, piscine chauffée, hammam, cinéma privé, salle de fitness... avec cela on peut s'adjoindre les services d'un chef, d'un agent de sécurité, d'un majordome ou même louer un jet privé... bref tout comme dans un palace.

Prix de la location pour un mois : plus de 500 000 euros, le personnel de maison est compris dans ce tarif et très disponible... un chef peut être amené à cuisiner des pâtes bolognaises à 3 heures du matin, une véritable entorse au droit du travail !

Des locations saisonnières très lucratives ! Et les frères Martin ont bien l'intention d'en faire un business.

D'ici 3 à 4 ans, il y aura 11 villas en location !

Les Martin ont une holding familiale basée au Luxembourg qui détient elle-même six SCI, des sociétés civiles immobilières toutes créées en plein Covid, juste après que les deux frères ont vendu leurs actions.

Via ces SCI, les Martin ont acquis au moins 10 biens depuis 2021 pour des montants faramineux ! Montant total de ce patrimoine : plus de 200 millions d'euros !

Ces villas auraient-elles été achetées grâce aux remboursements de la Sécurité Sociale ? Un expert financier explique : "Comme dans toutes les crises, il y a des profiteurs, ils ont vendu des actions au bon moment avant que ça décline, pour empocher une plus-value considérable, ils ont réinvesti l'argent dans ces SCI, cela peut paraître a priori étonnant que des laboratoires d'analyse, financés par la Sécurité Sociale, puissent générer suffisamment d'argent pour avoir in fine ce type d'investissement très coûteux et sans doute particulièrement lucratif."

Au total, les Martin ont déboursé 68 millions d'euros. Pour le reste, ils ont eu un bon coup de pouce des banques : 136 millions ! Et cet emprunt n'est pas contracté par les propriétaires mais par les SCI.

"Cela permet aux Martin d'agrandir leur patrimoine immobilier de manière très conséquente, en mettant très peu d'argent et d'ici quelques années, ils seront propriétaires de toutes ces villas, en ayant pris personnellement quasiment aucun risque, avec en plus un intérêt fiscal : réduire considérablement les frais de succession, si les Martin font une donation rapide."

Les patrons d'Eurofins ont refusé catégoriquement les demandes d'interviews des journalistes.

Ils ont envoyé un mail : Sur les investissements immobiliers du Cap Ferrat, ce serait notamment "pour soutenir l'activité touristique et l'emploi dans le sud de la France durement touchée par la pandémie."

Quant aux profits liés au Covid, ils rappellent que "Eurofins a contribué à protéger la santé, à ralentir la diffusion du virus et à assurer la reprise de la vie sociale suite aux confinements..."

Bref, les frères Martin ont bonne conscience, toute honte bue !

En deux ans de crise Covid, la fortune personnelle des frères Martin aurait doublé !

Si le Covid a autant profité aux labos, c'est parce que, ces dernières années, la biologie médicale s'est complètement transformée...

Des petits laboratoires de quartier sont devenus en 30 ans des mastodontes ultra rentables.

Avant, un laboratoire ne pouvait appartenir qu'a un seul biologiste et un biologiste ne pouvait détenir qu'un seul laboratoire : la santé ne devait pas être commerciale et devait être protégée par des règles contraignantes.

A partir de 1995, ces verrous vont progressivement sauter : des lois successives autorisent les biologistes à se regrouper et à ouvrir leur capital à des investisseurs extérieurs.

L'idée, c'est d'avoir des labos plus importants, qui sont capables de traiter des volumes d'analyse plus importants, en centralisant leurs activités.

Aujourd'hui, 6 entreprises détiennent 80% des 4200 sites en France... et leurs affaires sont devenues si rentables qu'elles attirent des acteurs purement financiers. Quoi de plus sûr comme payeur que l'Assurance maladie ? La Sécurité Sociale paye très rapidement.

Le dernier labo en date à avoir cédé aux sirènes de la finance, c'est INOVIE... plus d'un milliard d'euros de chiffre d'affaire pendant le Covid !

Cette machine à cash attire des fonds d'investissements étrangers.

Un biologiste d'INOVIE raconte sous anonymat : "En août 2021, on nous apprend qu'on va être racheté, on nous dit que le prix de nos parts est valorisé à 320%, donc on s'est retrouvé après la vente avec plus de 3 millions d'euros. Gagner tous ces millions, c'est très attrayant, mais moi personnellement, je suis choqué, parce qu'on est une profession médicale et on est payé par les remboursements de la Sécu."

Avec ce pactole, sur les quelques 400 biologistes associés, certains partent à la retraite, d'autres réinvestissent dans le groupe une partie de la somme qu'ils ont touchée.

"On a commencé à voir qu'on était sous la coupe des financiers, quand les volumes des PCR Covid ont baissé, ils ont serré la vis et là on l'a très vite senti." Depuis l'arrivée des nouveaux actionnaires, la direction aurait une priorité : augmenter la rentabilité du groupe coûte que coûte...

Une infirmière du groupe INOVIE témoigne : "Seule la rentabilité compte, plutôt que la qualité relationnelle, il faut aller vite, le patient est devenu un client, nous, on n'est plus personnel soignant, on est un outil de rentabilité..."

Elle dénonce la pression managériale et la dégradation des conditions de travail.

"La qualité, c'est la rapidité maintenant, je suis contrainte de bousculer les gens, c'est une maltraitance.", dit-elle.

Pour cette infirmière, cette situation serait une conséquence de la financiarisation de la santé dans laquelle son groupe s'est engouffré.

Climat social délétère, burn-out, mépris, fatigue du personnel, polyvalence, flexibilité, suppression de postes, l'argent à tout prix, prise en charge des assurés qui se dégrade, course effrénée à la rentabilité...

 

Source :

https://www.france.tv/france-2/cash-investigation/5695812-energie-covid-les-profiteurs-de-crise.html

Covid : Les profiteurs de la crise...
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5 février 2024 1 05 /02 /février /2024 13:10
"Monsieur Zuckerberg, vous avez du sang sur les mains !"

 

On connaît maintenant les dangers des réseaux sociaux : addictions, manipulations, harcèlement, suicides... et les victimes sont le plus souvent des jeunes, des adolescents...

Facebook, "un réseau a-social" disent certains, "inutile, égocentré, sous-cultivé, violent, vulgaire..."

 

"Une audition devant le Congrès américain a viré au tribunal pour les cinq dirigeants des plus grands réseaux sociaux.

Dans une salle remplie de parents de victimes, ils sont accusés de ne pas avoir pris les mesures nécessaires pour protéger les jeunes contre les risques d'exploitation sexuelle et de suicide.

 

Premier visé : Marc Zuckerberg, patron de Facebook et Instagram qui s'est retrouvé contraint de s'excuser...

 "Il y a des familles de victimes derrière vous. Est-ce que vous vous êtes déjà excusé ?", a lancé Josh Hawley, sénateur républicain. "Est-ce que vous aimeriez le faire maintenant ? Elles sont ici, vous êtes en direct, à la télévision nationale. Est-ce que vous allez vous excuser auprès des victimes qui ont été blessées par votre plateforme ? Excusez-vous de ce que vous avez fait à ces braves gens..."

"Je suis désolé de ce que vous avez vécu. Personne ne devrait subir ce que vos familles ont enduré. C'est pourquoi nous investissons autant et nous allons continuer à le faire pour être sûrs que personne n'aura à traverser les mêmes épreuves que vous et que vos familles." a répondu Marc Zuckerberg.

 

Dès le début de l'audition, les membres du congrès républicains et démocrates avaient donné le ton :

"Monsieur Zuckerberg, vous et les autres entreprises devant nous, je suis sûr que ce n'était pas votre intention, mais vous avez du sang sur les mains. Vous avez créé des produits qui tuent les gens."

Des documents internes montrent que le dirigeant de Meta a volontairement refusé de renforcer des équipes chargées de limiter les risques pour les adolescents, ce qui a conduit, selon certains parents, au suicide et au harcèlement de leurs enfants.

 

"Vous êtes milliardaire, est-ce que vous vous engagez à indemniser les victimes et à créer un fonds spécifique avec votre argent ?"

Réponse de Marc Zuckerberg : "C'est compliqué..."

"Non, ce n'est pas compliqué, oui ou non, allez vous mettre en place un fonds pour ces victimes, avec votre argent, l'argent que vous avez gagné sur le dos de ces familles qui sont assises derrière vous, oui ou non ?", insiste un sénateur.

"Sénateur, mon travail est de..." tente de répondre Marc Zuckerberg.

"Cela ressemble à un non." réplique le sénateur.

 

Selon la loi actuelle, les plateformes ne peuvent pas être reconnues coupables des contenus postés. Quarante états américains et plusieurs associations de victimes ont donc décidé de faire pression pour changer la législation et demandent une sécurité maximale par défaut pour les moins de dix-huit ans ainsi qu'un plus grand contrôle des parents sur le compte de leurs enfants.

Cette année, grâce à ses plateformes, le groupe Meta a enregistré des profits records : 39 milliards de dollars de bénéfices nets."

 

Source :

https://www.francetvinfo.fr/internet/reseaux-sociaux/reseaux-sociaux-plusieurs-dirigeants-auditionnes-par-le-senat-americain-pour-ne-pas-avoir-protege-leurs-jeunes-utilisateurs_6341824.html

 

En complément, la chanson de Stromae :

 

http://rosemar.over-blog.com/2015/04/le-nouveau-stromae-une-satire-virulente-des-reseaux-sociaux.html

 

 

 

"Monsieur Zuckerberg, vous avez du sang sur les mains !"
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31 janvier 2024 3 31 /01 /janvier /2024 10:48
En pleine crise sociale, les sénateurs augmentent leurs frais de mandat !

 

Sans exemplarité pas de démocratie ! Alors que de nombreux Français peinent à se chauffer, à se nourrir, à vivre correctement face à une inflation galopante, voici que les sénateurs augmentent leurs frais de mandat de 700 euros !

Le Sénat a pris cette décision en raison du "contexte inflationniste". Ils disposaient jusqu’ici de 5 900 euros de frais de mandat.

Ces dernières semaines, ils ont, comme leurs collègues députés, discrètement décidé d'augmenter leur avance de frais de mandat. Et pour eux, cette hausse s'élève à 700 euros mensuels ! Les députés, eux, sont  crédités de 300 euros mensuels supplémentaires.

 

Un contexte inflationniste : c'est indéniable ! Et de nombreux Français en savent quelque chose ! Mais eux n'ont pas la possibilité par un vote d'augmenter leur budget et leur salaire.

 

Une honte ! Une décision totalement irresponsable alors que nombre de salariés français rencontrent des difficultés : en pleine crise, alors que les agriculteurs dont beaucoup gagnent seulement 800 euros par mois manifestent, alors que les hôpitaux sont en détresse, que de nombreux Français ont des problèmes de pouvoir d'achat, les sénateurs, les représentants du peuple ont augmenté leurs frais de mandat....

 

Rappelons aussi qu'est prévue une augmentation de 10% de l'électricité dès le début février, et ce n'est qu'un début, car d'autres augmentations sont déjà planifiés...

 

Rappelons encore que les élus ont refusé d'indexer les salaires et les aides sociales sur l'inflation.

Où est l'équité sociale, où est la justice ?

 

Nos sociétés ont tendance à stigmatiser les pauvres... autrefois on plaignait les pauvres, de nos jours, on les stigmatise : les pauvres seraient coupables de leur pauvreté et de leur exclusion sociale.

Il conviendrait plutôt de stigmatiser les riches, eux qui s'octroient nombre de privilèges, même en pleine crise sociale, toute honte bue !

 

Source :

 

https://www.lepoint.fr/politique/les-senateurs-augmentent-leurs-frais-de-mandat-de-700-euros-par-mois-29-01-2024-2551032_20.php

 

 

 

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24 janvier 2024 3 24 /01 /janvier /2024 10:48
Pannes de chauffage en Russie...

 

Je me souviens de cette vidéo de propagande russe où l'on voyait l'Europe submergée par une vague de froid : l'Europe manquait de tout, était privée d'électricité, de chauffage, de nourriture...

En fait, ce sont les Russes qui, en ce mois de janvier, connaissent des problèmes de chauffage, et se gèlent...

 

"En Russie, dans la région de Moscou, les températures flirtent avec les moins vingt degrés : il faut alors imaginer l'angoisse des habitants quand le chauffage central tombe régulièrement en panne...

La population russe dénonce un manque chronique d'investissements dans les installations.

 

Un immense jet de vapeur dans le ciel de Novossibirsk en Sibérie : c'est une canalisation de chauffage qui vient de céder. Le geyser monte jusqu'en haut des immeubles.

A Nijni Novgorod plus près de Moscou, une autre conduite déverse dans la rue des flots bouillants...

La Russie est comme malade de son chauffage, cet hiver.

 

Des cuisinières à la place de radiateurs dans des logements où il ne fait parfois pas plus de 4 degrés... le gel qui s'introduit dans les immeubles et les appartements.

Certains habitants n'en peuvent plus. Les plus déterminés descendent dans la rue : slogans et pancartes répètent les mêmes mots : "Nous gelons, cette saison de chauffage est un cauchemar, c'est comme une lutte pour la survie."

La petite ville de Podolsk à 40 kilomètres de Moscou est devenue le symbole des pannes de chauffage : la crise dure depuis le début de l'année, les pannes se succèdent de quartiers en quartiers.

"Voilà le radiateur, vous pouvez toucher, c'est froid !"

"D'après ce qu'on nous a dit- on n'a pas de preuves- c'est la chaudière de notre chaufferie centrale qui a lâché." témoigne une femme.

Les habitants doivent s'équiper de convecteurs électriques...

"Cela fait deux jours qu'on n'a pas de chauffage, ils font des petites réparations mais ça recommence. Il faudrait faire des travaux plus importants... ", dit un Russe.

Un défaut de maintenance dans une chaufferie, c'est la conclusion des enquêteurs.

A Podolsk, la moitié des habitants a été touchée. La colère a été telle qu'il fallait trouver des coupables. Trois arrestations ont été montrées à la télévision.

 

Faute d'investissements, les réseaux de canalisation sont souvent vétustes en Russie. 

Moderniser cet immense réseau de tuyaux est très coûteux. Il faudrait 45 milliards d'euros pour refaire le système...

Une somme considérable... or, cette année, la Russie a donné la priorité à son budget de la défense pour financer "l'opération militaire" en Ukraine."

 

 

Source : à 18 minutes 40 secondes

 

https://www.francetvinfo.fr/replay-jt/france-2/20-heures/jt-de-20h-du-jeudi-18-janvier-2024_6271995.html

 

 

 

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20 décembre 2023 3 20 /12 /décembre /2023 10:38
Le coût exorbitant du diabète...

 

C'est un fléau qui touche déjà plus de 430 millions de personnes dans le monde et devrait frapper un adulte sur dix en 2040. Maladie auto-immune pour celui de type 1, liée à la malbouffe et à la sédentarité pour le type 2, le diabète se déclare sans prévenir.

Malgré des promesses renouvelées de remèdes miracles depuis la découverte en 1922 du rôle de l'insuline dans la stabilisation du taux de glucose dans le sang, le traitement de cette maladie chronique du pancréas pâtit d'une obsession partagée par la communauté médicale et les laboratoires : celle du contrôle glycémique, qui pousse à accumuler les traitements médicamenteux en négligeant leurs effets secondaires parfois fatals.

Les patients sont poussés dans une escalade thérapeutique, qui n'empêche en rien la progression d'une maladie entraînant amputations, cécité et accidents cardio-vasculaires. Alors que les arrêts de travail, les invalidités et le coût des traitements pèsent lourd sur les finances publiques, l'industrie pharmaceutique, elle, continue de prospérer grâce à la maladie : le diabète représente en effet un marché colossal de 46 milliards de dollars annuels.

Tout au long du 20ème siècle, le sucre s'installe durablement dans nos assiettes, il est partout, dans les plats préparés, les sodas, les féculents que nous consommons désormais en excès : s'installe alors le diabète de type 2.

En quelques décennies, les chiffres du diabète explosent. On passe de 50 à 430 millions de diabétiques dans le monde.

Cette maladie s'est propagée sur la planète entière : le diabète concerne aujourd'hui un adulte sur dix.

Le diabète de type 2 est une maladie de société, une maladie de civilisation : dans les années 60, moins d'1% de cas en Allemagne, et aujourd'hui, il représenterait entre 9 et 11 % de la population.

Une maladie silencieuse qui s'installe sans qu'on s'en aperçoive, jusqu'au jour où les problèmes sérieux commencent.

Un taux de sucre élevé dans le sang peut entraîner des complications graves : il y a beaucoup de maladies qui se développent, les complications microvasculaires pour les yeux et les reins, mais aussi pour les nerfs, des complications macrovasculaires concernent les artères du cou et du coeur. Les personnes diabétiques ont un risque de crise cardiaque aussi élevé que les non diabétiques qui ont déjà eu un accident cardiovasculaire.

Une des complications redoutées est le syndrome du pied diabétique : quand le système nerveux est défaillant, les pieds n'ont plus de sensibilité, et les personnes se blessent sans le sentir, ils ne remarquent pas leurs blessures qui s'infectent.

Devant l'explosion du diabète de type 2, l'industrie pharmaceutique répond présente. Dès les années 80, une multitude de traitements sont proposés et les publicités vantent une vie radieuse et insouciante. On propose aux patients des antidiabétiques oraux. Ces médicaments permettent en principe de garder le diabète sous contrôle, mais pas d'en guérir.

Des traitements à vie dont les prix n'arrêtent pas de grimper...

Face à ce tsunami sanitaire aux prix prohibitifs, la communauté internationale tire la sonnette d'alarme. Le diabète coûte cher, trop cher.

760 milliards de dollars au niveau mondial ! Le diabète pèse sur les systèmes de santé. Il affecte aussi la productivité des pays.

La lantus promue par le laboratoire Sanofi n'est pas supérieure aux autres insulines, et pourtant, elle est vendue beaucoup plus cher. Les études cliniques auraient été faussées.

Mais les ventes de la lantus n'ont pas baissé : des habitudes sont prises.

 

Des mesures préventives devraient être envisagées : mise en garde contre la consommation de sucre, contre tous les produits transformés qui contiennent beaucoup trop de sucre et de sel...

 

 

 

Source :

 

https://www.arte.tv/fr/videos/080158-000-A/diabete-une-addition-salee/

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8 novembre 2023 3 08 /11 /novembre /2023 10:35
Le succès vertigineux des montagnes russes...

 

Les montagnes russes ? Vous aimez ? Encore un plaisir frelaté dans notre monde artificialisé... Ces attractions remportent pourtant un vif succès dans le monde...

Comme un besoin de sensations fortes dans un univers encadré, surveillé...


Vivre intensément ! C'est le credo de beaucoup de gens, à notre époque...

Pour ce faire, il faut à tout prix partir en vacances, se rendre dans des parcs d'attraction où l'on cultive des émotions fortes...

Ces parcs d'amusement collectif ont de plus en plus de succès : parcs nautiques, avec des toboggans, des vagues artificielles, parcs d'attractions, avec grandes roues, balançoires géantes, grand huit...

"Des chutes libres, des vrilles ou même des arrêts la tête à l'envers et toujours les mêmes réactions : des cris de terreur et des hurlements...

 

Mais comment peut-on apprécier de telles attractions ?

Pourtant, les montagnes russes sont désormais les produits d’appel des parcs d’attractions. Chaque année, ils investissent en moyenne 20% de leur chiffre d’affaires dans de nouvelles attractions. Une nécessité dans un secteur compétitif.

Les montagnes russes, stars des parcs d’attraction, attirent toujours plus de visiteurs à la recherche de sensations fortes. À coup de millions d’euros, les parcs rivalisent entre eux et en installent tous les trois à cinq ans.

 

Au Parc Astérix, c’est la nouvelle attraction à tester. Toutatis a ouvert en avril dernier. L’attraction propose des pointes à 110 km/h et jusqu’à 51 mètres de hauteur. "On vient se faire peur. On vient essayer de dépasser un peu nos limites, toujours plus vite, toujours plus haut !", assure un passionné de grands huit. Plus d’un million de personnes ont déjà embarqué à bord.

Côté sécurité, rien n’est laissé au hasard : contrôle quotidien des harnais, de l'état des roues et de leur positionnement au millimètre près.

Un budget colossal pour ces attractions : 36 millions d'euros, le plus gros investissement de l'histoire du parc.

"C'est indispensable pour se démarquer", déclare le directeur du groupe.  "Il y a une compétition, on est dans un secteur concurrentiel et il faut pouvoir offrir à nos visiteurs ce qu'ils considèrent comme étant l'offre qui fera venir les gens."


La compétition se joue à l’échelle du monde entier. Il faut innover à tout prix, alors chaque montagne russe est conçue sur mesure. Julien Simon est concepteur de montagnes russes. Pour s’inspirer, il en a testé près de 2 000 dans 30 pays. Son dernier projet est en cours de construction dans un parc en Isère... Objectif : une sensation différente toutes les 3 secondes !

"Cela donne aussi l'impression que la montagne russe est plus longue qu'elle ne l'est, parce que si on fait plusieurs fois la même chose, ça devient vite répétitif..." déclare ce concepteur.

 

Luc De Roo, directeur général de Walibi Rhône-Alpes, en est fier, car "c’est le plus gros investissement du parc". Ici depuis dix ans, 50 millions d'euros ont été investis pour doubler le nombre de montagnes russes, et ça marche ! 50% de visiteurs en plus, et ils restent plus longtemps dans le parc. Et plus ils restent, plus ils consomment : boutiques, photos souvenirs, restaurant, boissons...

 

Pour les parcs d’attraction, les montagnes russes sont des produits d’appel. Pour élargir leur offre et attirer de nouveaux clients, les parcs investissent en moyenne chaque année 20% de leur chiffre d’affaires dans de nouvelles attractions."

 

Mais comment ne pas voir l'inanité de ces loisirs ?

 

Source :

 

https://www.francetvinfo.fr/replay-jt/france-2/20-heures/parcs-d-attractions-le-bon-filon-des-montagnes-russes_6157974.html

 

 

Le succès vertigineux des montagnes russes...
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