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10 février 2025 1 10 /02 /février /2025 13:19
Les Etats-Unis, une superpuissance face à l'Europe...

Hélène Harter est une historienne française spécialiste de l'Amérique du Nord. Elle est professeur des universités en histoire contemporaine à l'université Paris I Panthéon-Sorbonne, et directrice du Centre de recherches d'histoire nord-américaine (CRHNA) et du Centre de recherches d'études canadiennes.

Elle était invitée lors du Festival de la Biographie, à Nîmes où elle a présenté un de ses ouvrages : Très brève histoire des Etats-Unis, chez Calype. Elle était interrogée par le journaliste Patrice Zehr.

Résumé :
"En 250 ans d'existence, les États-Unis ont dépassé les 330 millions d'habitants, conquis un territoire presque vingt fois plus étendu que la France, inventé un régime démocratique d'une exceptionnelle stabilité et se sont imposés comme une superpuissance incontournable dans le monde. Leurs adversaires dénoncent une civilisation basée sur la violence, l'oppression des Noirs et des Indiens, le messianisme et le matérialisme. Les divisions plus importantes que jamais qui traversent le pays aujourd'hui sont l'occasion pour cette exceptionnelle synthèse d'interroger deux points cruciaux de l'histoire américaine : le rapport du pays à la démocratie et à l'État; son positionnement international et son rapport à la puissance. Aujourd'hui, entre isolationnisme et impérialisme, attachement à leurs valeurs et remise en cause de leurs institutions, les États-Unis sont à la croisée des chemins."

Hélène Harter présente d'abord la collection Calype qui est très originale : "L'idée, c'est d'avoir des ouvrages d'un format resserré, un peu comme les Que Sais-je ? mais qui soient en même temps abordables. Sur chaque volume, on fait appel à un spécialiste, donc ce n'est pas de la vulgarisation tout venant... deux approches : une approche biographique sur les premiers volumes, et puis, depuis cet automne, de nouveaux titres qui tournant autour de l'histoire d'un pays... le but, c'est de faire court, d'essayer de dire des choses originales sans être dans la simplification.

La première idée, c'est d'avoir une question qui va structurer le propos, moi, ce qui m'a intéressée, c'est de me dire : quelle est la culture politique américaine ? Parce que finalement, c'est une démocratie, il y a des parallèles avec la France, il y a des différences. Et donc, qu'est-ce qui fait l'originalité propre du système politiqua américain, qui fait que ce n'est pas la France ?

Autre question que je me suis posée, c'est de me dire : finalement, les Etats-Unis d'aujourd'hui, ils nous interrogent, ils nous surprennent, parfois, ils nous choquent, parfois, ils nous enthousiasment, ils ne nous laissent pas indifférents, en tout état de cause. Comment on va essayer de comprendre, à partir de l'histoire, le monde où on est aujourd'hui... et donc essayer de voir ce qu'il y a de particulièrement original aujourd'hui, mais surtout qu'est ce qui explique dans le passé la situation qu'on connaît aujourd'hui. Donc se dire : l'histoire est intéressante en soi, mais elle nous parle aussi du présent..."

"Les Etats-Unis se sont créés par une vague de migrations assez religieuses venues d'Europe, ça a toujours été une démocratie ? parce qu'on aurait pu penser que cela devienne très vite une théocratie ?", interroge le journaliste.

"Aujourd'hui, de plus en plus, on considère qu'aux Etats-Unis dans l'histoire, il y a des influences différentes, c'est à dire que, vous le disiez très justement, on a tous en tête les puritains, ces hommes qui arrivent au début du 17ème siècle et qui vont colorer la société américaine, mais on se rend compte qu'il y a aussi d'autres influences, par exemple, l'influence des New-Yorkais, le New-Yorkais, lui, n'est pas puritain, il est très cosmopolite, il est porté sur le commerce, sur l'international... Vous avez l'influence des gens de Virginie qui, eux, sont plutôt les héritiers de la gentry britannique, et puis, vous avez ce phénomène qu'on voit de plus en plus, c'est l'importance des hispaniques. Aujourd'hui, ils sont à peu près 20% de la population, et en fait, les premiers à avoir peuplé les Etats-Unis, chez les Européens, ce sont les Espagnols. Cette migration est intrinsèque de cette histoire américaine, elle en fait l'originalité.

Quand vous regardez aujourd'hui : le président des Etats-Unis a une épouse qui finalement a obtenu la nationalité américaine, il y a très peu de temps. L'épouse du vice-président a des parents qui sont nés en Inde. Et donc on voit bien combien cette question migratoire fait partie de cette histoire...

"Il y a eu une partie des Etats-Unis qui a été très française, pas longuement, mais ce qu'on appelle La Louisiane, c'était gigantesque quand ça été vendu par Napoléon.", intervient le journaliste.

"C'est aussi une autre dimension de la culture politique, cette région de la Nouvelle Orléans, dit Hélène Harter... l'empreinte française est allée très loin jusqu'au Dakota, jusqu'en Arkansas, donc, il y a eu une empreinte très importante de la culture française dans certaines régions des Etats-Unis... alors, cela va sur des choses assez anecdotiques : vous allez à Saint-Louis, vous le savez bien, c'est un hommage à un souverain français, Chicago a été fondée par des Français, et puis toujours cette prégnance de cette langue française dans une partie de la Louisiane où ces Américains d'origine française très lointaine sont toujours très attachés au français et notamment à l'enseignement du français à l'école."

"Est-ce que les Etats-Unis, dès le départ, étaient un pays de commerçants ou plutôt un pays isolationniste ?" interroge le journaliste.

Réponse : "Quand j'étais jeune au 20ème siècle, j'ai appris que les Etats-Unis avaient une forte empreinte puritaine, ces puritains étaient préoccupés de religion quasi exclusivement, ce qui est vrai, mais ce qu'on sait aujourd'hui, c'est qu'à côté d'un projet religieux, dès le départ, il y avait un projet économique, une ambition économique... notamment, ces puritains vont investir dans la pêche à la morue, les bénéfices qu'ils vont tirer, ils vont les réinvestir notamment dans la construction, dans le commerce. Et on pourrait généraliser à l'ensemble des colonies américaines qui pensent l'économie et qui la mettent au centre de leur développement, avec là aussi des visions assez différentes qu'on retrouve aujourd'hui encore... une partie de ces Américains considèrent que pour prospérer il faut commercer avec tout le monde... et puis, il y a toute une partie des Etats-Unis qui pense que les produits qui viennent de l'étranger menacent l'économie américaine et qu'il faut protéger cette économie par des droits de douane. Il y a une partition entre les partisans du protectionnisme et ceux qui disent : mais non, il faut être mondialisé et il faut, au contraire, baisser les droits de douane.

Au sud, on veut un commerce mondial qui soit ouvert, on vend du coton et on veut qu'il soit acheté par le plus de pays possible, et avec l'argent que l'on gagne, on va acheter des produits notamment en Europe, donc il faut que le commerce soit ouvert.

Et les gens du nord, eux à l'inverse, sont en train de développer leur industrie, et ils considèrent qu'ils vont protéger cette industrie... il y a alors un débat très vif au congrès pour savoir quelle voie choisir et la voie qui va triompher, c'est celle d'un protectionnisme, et c'est une défaite de ceux qui sont pour l'ouverture.....

Les Etats-Unis sont un état fédéral et cet état fédéral se pose la question : Comment on perçoit Washington ? Est-ce que c'est un lieu où on va prendre les politiques publiques qui vont concourir au bien commun, des politiques sociales, par exemple, ou est-ce qu'à l'inverse c'est un lieu où des politiciens déconnectés vont prendre des décisions qui vont à l'encontre des libertés individuelles et des droits des états ?

Et voyez que c'est une question qui se rejoue périodiquement : on voit très bien aujourd'hui, entre les démocrates qui disent : il faut un gouvernement central, il faut des politiques sociales, on a besoin d'état, il faut investir dans de grands équipements financés par l'état, il faut une politique commune autour du Covid, et puis ceux qui disent : non, l'état central est une menace pour ma liberté, moi je crois à l'initiative individuelle, je crois à mon libre arbitre et je dois me débrouiller tout seul, donc, je ne veux pas de Sécurité Sociale, je ne veux pas que l'état me dise ce que j'ai à faire et je crois plus à la libre entreprise, au rôle des hommes d'affaires...

Donald Trump n'a pas oublié un président : il a décidé de renommer une montagne américaine, la plus élevée du nom de Mc Kinley, un nom qui évoque peu de choses en France, mais aux Etats-Unis, c'est un président qui a marqué l'histoire : il a été élu en 1896 et il porte une politique d'internationalisation, de puissance, de grandeur, il veut que son pays soit une grande puissance économique et que son pays compte dans le concert des nations. C'est lui qui va dire : On abandonne la politique de l'isolationnisme, et on fait une politique de la puissance. Il va ainsi entraîner son pays dans la guerre contre l'Espagne, à propos de Cuba, et c'est de cette guerre que les Américains vont gagner le contrôle de Cuba, des Philippines, et qu'ils vont devenir une puissance des Caraïbes et qu'ils vont aussi devenir une puissance du Pacifique.

Beaucoup d'Américains considèrent qu'il y a une sorte d'exceptionnalisme de leur pays, et que cet exceptionnalisme fait qu'en fait ils se suffisent à eux-mêmes.

André Kaspi a une phrase qui résume tout : "Les Etats-Unis, c'est grand !" Une façon de dire qu'il y a tellement de richesses à l'intérieur qu'on n'a pas besoin des autres, le contact avec les autres, cela dénature, d'une certaine manière, l'expérience américaine qui serait faite d'une pureté, d'une différence, cette idée très américaine qu'on ne veut pas être les Européens.

Et donc, vous avez de manière récurrente, des Américains qui vont se retrouver derrière l'isolationnisme et considérer qu'on n'a pas besoin des autres, qu'on n'a pas besoin de se lier avec les Européens, notamment. Je précise et je nuance : politiquement et militairement, c'est à dire, ils ne disent pas : je ne veux pas faire de commerce mais ils disent qu'ils ne peuvent pas être liés par des alliances politiques contraignantes, par des alliances militaires, je pense évidemment à l'OTAN, ils ne veulent pas être membres de l'OMS, des accords sur le climat, parce qu'ils estiment que ces accords limitent leur liberté d'action.

Trump est donc là dans la continuité d'une certaine vision américaine...

"Est-ce que vous avez été surprise par la victoire de Trump ?" interroge le journaliste.

"Non" répond Hélène Harter, car l'Amérique est très diverse et on la connaît mal.

Autre question : "Est-ce que vous avez été surprise par le ralliement de la Tech ?"

"Marc Zuckerberg, lui, est un rallié de la dernière heure, par intérêt. Ce qui est très intéressant, c'est quand même le ralliement d'Elon Musk. Je laisse de côté son côté libertarien qui explique son ralliement, mais je crois fondamentalement que cela renvoie à cette question qui est le rôle et la centralité des hommes d'affaires dans la société et la culture américaine... en France, un homme ou une femme d'affaires, surtout s'il réussit, s'il gagne de l'argent, c'est toujours un peu suspect... l'argent, on n'en parle pas, on n'étale pas sa richesse...

Aux Etats-Unis, c'est l'inverse : c'est vraiment un modèle sociétal et cette réussite, c'est quelque chose qui parle à beaucoup d'Américains : la plupart des entreprises américaines sont des TPE, c'est à dire très souvent un homme ou une femme qui a fondé une petite entreprise, qui a un employé, parfois c'est le conjoint et cela ne va pas plus loin.

Lui, c'est un homme d'affaires, il n'est pas dans le salariat, et il rêve de réussir. Et les réussites à la Elon Musk, c'est cela qui est extrêmement porteur, de se dire : aujourd'hui, je gagne peut-être 3000 dollars, mais demain, je peux être millionnaire ou milliardaire.

Et c'est aussi la dimension de la recherche, de la technologie, cette croyance dans le progrès... le fait qu'on puisse aller sur Mars, la conquête spatiale : tout cela, ça parle à beaucoup d'Américains.

Pour un certain nombre d'Américains, qui peut d'ailleurs déplorer les outrances de ces deux personnages, on est dans le rêve américain.

"Alors, ce monde américain que vous connaissez bien, quel regard il a sur l'Europe ?" interroge encore le journaliste.

"Déjà , l'Asie et la Chine, c'est la priorité, dit Hélène Harter, l'Europe intéresse peu, elle intéresse de moins en moins parce qu'il faut reconnaître aussi : économiquement, nous sommes moins dynamiques que nous l'avons été, parce que l'immigration est de moins en moins européenne, aussi. Elle est surtout asiatique, je pense à l'Inde, c'est quand même remarquable : je l'ai citée, l'épouse du vice-président, mais aussi Kamala Harris a des origines indiennes... les grandes vagues migratoires, c'est aussi le monde latino américain.

Mais il y a des Américains pour qui l'Europe, c'est toujours quelque chose d'inspirant, les élites, en particulier, les intellectuels. Faire un voyage en Europe, venir à Paris, c'est un fantasme, toujours... On voit bien l'intérêt que les Américains ont porté à Notre-Dame, au delà de la question religieuse... le fait que Donald Trump vienne pour la réouverture. Donc, on voit bien qu'il y a une séduction toujours de cette Europe, mais ce n'est pas forcément un partenaire qu'ils considèrent à égalité, économiquement et politiquement, et j'ai envie de dire, depuis fort longtemps. Déjà au temps d'Eisenhower, on voit bien qu'il y a une super puissance et puis une puissance secondaire. Au temps de Richard Nixon, c'est exactement pareil, donc finalement ce n'est pas quelque chose de nouveau, c'est une chose que nous autres Français nous découvrons avec retard mais pour un Américain, depuis 1945, il y a les super puissances et il y a les puissances secondaires."

"Quelle attitude il faudrait avoir pour les Européens avec Trump ?", telle est la dernière question posée par le journaliste.

"Comprendre la culture politique américaine, c'est à dire ne pas plaquer nos schémas français sur une réalité américaine et considérer que lui est dans une logique de la négociation commerciale permanente et que c'est son mode d'action. Il nous faut devenir une puissance..." répond Hélène Harter.

De fait, on le découvre tous les jours : Trump se livre à une guerre commerciale tous azimuts, il fait du chantage aux droits de douane... quels seront les résultats ? Trump ne court-il pas le risque de créer des instabilités économiques graves ?

 

 

 

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22 janvier 2025 3 22 /01 /janvier /2025 11:10
Elon Musk promeut l'extrême droite à travers toute l'Europe...

 

Un milliardaire américain qui intervient directement dans les élections en Europe, c'est assez inédit... ainsi, Elon Musk a accusé Keir Starmer, premier ministre britannique, d'être "diabolique et méprisable."

Elon Musk défend et promeut l'extrême droite à travers toute l'Europe...

 

"Alors qu' Elon Musk pourrait apporter un soutien généreux au populiste britannique Nigel Farage, le milliardaire américain s'invite aussi dans la campagne électorale allemande. L'argent permet toutes les audaces, l'argent au centre de nos sociétés...

A deux mois des élections législatives anticipées, il a publié une tribune dans le journal Welt am Sonntag.

 

Dans cette tribune au vitriol, Elon Musk apporte son soutien plein et entier à l'extrême droite allemande.

Parce qu'il possède une usine Tesla près de Berlin, Elon Musk estime qu'il a toute légitimité pour commenter la politique allemande et il ne s'en prive pas...

 

Dans sa tribune, il décrit une Allemagne au bord de l'effondrement économique et culturel, rien que ça, alors, pour sauver le pays, Musk ne voit qu'une issue : l'AFD.

Le milliardaire dit apprécier dans le programme de l'extrême droite, en deuxième position dans les sondages, à 19%, la politique d'immigration contrôlée et la volonté de réduire les impôts.

 

Cette tribune publiée dans un quotidien d'un puissant groupe de presse a provoqué la colère du président de l'association des journalistes allemands :

"Le rôle des journalistes n'est pas de mettre un porte-voix dans les mains d'un milliardaire populiste. Notre tâche est de découvrir des faits et aussi de lutter contre la désinformation, la propagande et les fake-news."

L'extrême droite, seule planche de salut, si l'on en croit Elon Musk, face à un chancelier Olaf Scholz que le milliardaire traite de "fou, idiot et incompétent."

 

Ces dernières semaines, Musk multiplie les commentaires sur la politique allemande. Pour le gouvernement, et pour Olaf Scholz, c'est clair : le patron de X cherche à peser sur le résultat des prochaines élections.

"La liberté d'expression s'applique aussi aux multimilliardaires, mais la liberté d'expression signifie aussi que l'on peut dire des choses qui ne sont pas justes et qui ne sont pas de bon conseil politique."

 

Seule ou presque à se réjouir de cette ingérence d'Elon Musk dans la campagne, Alice Weidel, dans un message en anglais, la candidate de l'extrême droite aux prochaines élections, remercie Musk pour son soutien, et elle lui souhaite ainsi qu'à Donald Trump le meilleur pour le prochain mandat."

 

Source : à 16 minutes, 14

 

https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/journal-de-18h/journal-de-18h-emission-du-lundi-30-decembre-2024-8983760

 

 

 

 

 

Elon Musk promeut l'extrême droite à travers toute l'Europe...
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4 novembre 2024 1 04 /11 /novembre /2024 13:44
Se soigner aux USA : un parcours du combattant...

Les Etats-Unis : une des plus grandes puissances mondiales, et pourtant de nombreux habitants ont des difficultés pour se soigner...

"C'est un pays où le passage chez le médecin peut vous coûter l'équivalent de quatre pleins d'essence. Aux Etats-Unis, se rendre à l'hôpital, c'est parfois choisir de s'endetter.

Du Texas à l'Alabama, beaucoup d' Américains peinent à se soigner...

Victime d’un malaise cardiaque, Ronald, 41 ans, a passé quatre jours à l’hôpital, sans être assuré. Lui qui a toujours eu une santé de fer n'a pas d'assurance. Il a ensuite reçu plusieurs factures pour un total de plus de 36 000 dollars de frais médicaux.. facture du chirurgien, celle des deux infirmières qui se sont occupées de lui aux urgences... Il ne pouvait pas payer. Il a lancé une cagnotte en ligne et espère négocier un tarif à la baisse, car aux Etats-Unis on peut négocier ses factures de santé.

"Je vais leur dire : si vous divisez par deux, je pourrais rembourser un peu tous les mois et garder un peu de marge pour les soins suivants." déclare ce patient.

Comme lui, près d’un Américain sur deux déclare avoir des dettes médicales.

Dans l’Alabama, l’un des États les plus pauvres, se soigner est devenu un luxe que beaucoup d’habitants ne peuvent plus se payer.

"C'est très cher et il y a peu de médecins disponibles..." dit une femme.

"Les gens pauvres, comme moi, repoussent leur visite chez le docteur le plus longtemps possible", confie une autre femme. 

Et quand les patients ne se soignent plus, c'est le système de santé qui  vacille. À Thomasville, une zone rurale, un hôpital flambant neuf vient de fermer, il y a quelques semaines à peine. 

C'est un hôpital fantôme...

Le maire, Sheldon Day, s’est battu pendant des années pour faire ouvrir cet établissement privé, qui était l’un des mieux équipés de la région : scanner, IRM.

"Le hall était rempli de patients attendant d'être reçus, c'était le plus bel hôpital rural aux Etats-Unis." témoigne le maire.

Le Covid a coupé son élan, les médecins ont déserté, l'hôpital vivait au dessus de ses moyens. Les rentrées d’argent n’étaient plus suffisantes, de nombreux patients ne pouvant pas payer. 

Des hôpitaux criblés de dettes et un système au bord de l'effondrement...

 

Alors, certains cherchent donc à repenser le modèle. À Tuscaloosa (Alabama), une entreprise qui produit de l’aluminium a créé sa propre clinique, où les employés comme leur famille peuvent se soigner gratuitement.

"J'arrive à passer plus de temps avec les patients, à discuter avec eux et à les voir plus fréquemment.", témoigne un médecin.

Les salariés peuvent voir un généraliste sans rendez-vous, consulter un spécialiste ou récupérer leurs médicaments.

"On a aussi quatre laboratoires d'analyse et on fait tout sur place..." dit le directeur des ressources humaines.

La société dépense plus de 10 millions de dollars par an mais elle s'y retrouve, malgré tout.

"Quand les salariés ne se soignent pas, ils finissent par avoir une maladie très grave et très chère à couvrir, car ils n'ont pas reçu de soins depuis tellement d'années qu'il faudra une période de convalescence très longue. Avec cette clinique dans l'entreprise, on réussit à éviter ce genre de cas de figure." explique le directeur des ressources humaines.

 

De plus en plus d’entreprises choisissent ce modèle indépendant... Le signe d'un système de santé malade où se soigner est devenu un parcours du combattant."

 

La prévention : ce devrait être le maître mot d'un médecine efficace et utile pour tous...

 

 

Source :

https://www.francetvinfo.fr/monde/usa/presidentielle/presidentielle-americaine-a-la-rencontre-de-l-amerique-qui-peine-a-se-soigner_6863336.html

 

 

 

Se soigner aux USA : un parcours du combattant...
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4 octobre 2024 5 04 /10 /octobre /2024 12:42
Sans amour on n'est rien du tout...

 

Ecoutez la chanson du pauvre Jean ! Ou plutôt "Esgourdez rien qu'un instant La goualante du pauvre Jean", tels sont les premiers mots de cette chanson interprétée par Edith Piaf... et on se croirait alors transporté dans le Paris des années 30, en train d'écouter une chanteuse des rues qui pousse sa goualante... une chanteuse qui nous invite à l'écouter avec un impératif "Esgourdez".

Dès le début de cette chanson, on est subjugué par ce parler populaire si expressif, si haut en couleurs : "Esgourdez la goualante".

Et on est curieux d'écouter cette  "goualante du pauvre Jean Que les femmes n'aimaient pas..."

D'autant que l'histoire de ce personnage ne nous pas racontée aussitôt... Elle est retardée par le refrain où l'on retrouve un impératif adressé aux auditeurs :

"Mais n'oubliez pas
Dans la vie y a qu`une morale
Qu'on soit riche ou sans un sou
Sans amour on n'est rien du tout"

Une leçon de vie nous est donnée avec l'emploi de présents de vérité générale et le pronom indéfini "on": l'amour est essentiel, et l'emporte sur toutes choses...

 

Puis, on revient à l'histoire du personnage où tout dénote richesse et confort symbolisés par "la soie, le velours, de beaux draps". Les  imparfaits : "Il vivait, il pionçait" traduisent, eux, avec leur valeur durative toute sa quiétude et son insouciance... on apprécie, au passage, encore l'emploi du langage familier avec le verbe "pioncer."

Le refrain revient alors avec ses présents de vérité générale et des variations dans l'expression :

"Mais n'oubliez pas
Dans la vie on est peau de balle
Quand notre coeur est au clou
Sans amour on n`est rien du tout"

On savoure à nouveau, dans ces vers, un parler populaire si suggestif, de l'argot... avec toujours la même idée réitérée...

 

Et la vie du personnage nous est détaillée, une vie faite de plaisirs faciles : "becter, guincher, licher" c'est à dire "manger, danser, boire de l'alcool", et toujours dans un langage populaire qui contraste avec les lieux évoqués : "chez les barons, dans les salons".

 

La morale nous est répétée dans le refrain : s'y ajoute une magnifique idée de partage avec de préférence "une belle fille", même si on se contente d'un simple "ragoût"...

"Mais n'oubliez pas
Rien ne vaut une belle fille
Qui partage votre ragoût
Sans amour on n`est rien du tout"

 

Et on retrouve ce langage familier si pittoresque, si vivant, dans le couplet suivant où l'on apprend les origines de la fortune du personnage qui fut "un méchant larron", expression péjorative qui contraste avec la considération qu'on lui porte, l'argent permettant de s'acheter une réputation.

"Pour gagner des picaillons
Il fut un méchant larron
On le saluait bien bas"

 

Mais soudain, on assiste à un brusque revers de fortune magnifiquement rendu par cette expression populaire : "Un jour, on fait la pirouette", et voilà notre héros, le voleur "derrière les verrous".
 

Dans le dernier couplet, on retrouve des impératifs comme autant de conseils adressés aux "jeunes gens" : "Esgourdez, Profitez de vos vingt ans, n'oubliez pas, aimez-vous"... une belle leçon d'épicurisme et de sagesse avec à nouveau l'emploi du présent de vérité générale :

"Plutôt qu'une cordelette
Mieux vaut une femme à son cou"

Une leçon démontrée par l'exemple du "pauvre Jean", lui qui était si riche et qui a tout perdu en raison de sa malhonnêteté... et qui n'a jamais été aimé de manière sincère.

 

Une belle leçon de vie dans cette chanson : oui, l'amour si souvent chanté par Edith Piaf, est indispensable aux êtres humains que nous sommes, l'amour sous toutes ses formes : affection, bienveillance, sympathie, générosité, amitié... l'amour est une vraie richesse...

La mélodie est  joyeuse, vive, pleine d'élan  dans le refrain et se ralentit dans le récit de la vie du personnage...

 

Pour mémoire : 

"La Goualante du Pauvre Jean est une chanson française sur une musique de Marguerite Monnot et des paroles de René Rouzaud.

Édith Piaf enregistre cette chanson le 16 février 1954 avec l'orchestre de Robert Chauvigny et rencontre très rapidement un vif succès. Elle l'enregistre notamment en live durant l'émission La Joie de vivre le 3 avril 1954."

 

Les paroles :

 

https://www.musixmatch.com/fr/paroles/Edith-Piaf/la-goualante-du-pauvre-jean

 

 

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30 septembre 2024 1 30 /09 /septembre /2024 12:54
Après le scandale des EHPAD, voici celui des crèches privées...

Après le scandale des EHPAD, voici celui des crèches privées... après le business de la vieillesse, voici celui de la petite enfance... c'est ignoble, indigne d'une société dite civilisée. Une société du fric, une civilisation du veau d'or.

Maltraitances, dysfonctionnements, abus dans des crèches : on retrouve comme dans les EHPAD les ravages de la privatisation et de la financiarisation à outrance dans ce secteur, en l’occurrence celui de la petite enfance. La rentabilité encore et toujours dans les métiers du soin...

Et dans certaines cliniques privées, ce n'est pas mieux : les patients sont mal accueillis, traités comme un bétail.

Et que dire de l'école ? Un métier grignoté et malmené par la logique de ce monde marchand...  Depuis des années, on voit se profiler cette façon de gérer les établissements scolaires : les profs sont mis sans cesse en concurrence, sur le modèle des entreprises.

Concurrence entre les disciplines, concurrence entre les options, concurrence entre les enseignants... Ce qui crée une très mauvaise ambiance : pour bien fonctionner, les équipes doivent être soudées et solidaires.

 

"C'est au sein d’une crèche lyonnaise People & Baby qu’un drame s’est produit en juin 2022. Une fillette de 11 mois est morte par empoisonnement après qu'une salariée, excédée par les pleurs, l'a forcée à ingérer un produit caustique, un déboucheur ménager. L'affaire avait fait grand bruit à l'époque, et avait été le point de départ d'une enquête de l'Inspection générale des affaires sociales (IGAS), mandatée par le ministre des Solidarités, de l'Autonomie et des Personnes handicapées, Jean-Christophe Combe. Soit le prédécesseur d'Aurore Bergé."

Si trois semaines après la mort de l’enfant, le groupe People & Baby a préféré parler d’un drame isolé, plutôt que remettre en question les conditions de travail des professionnels au sein de ses établissements, la réalité semble toute autre, d’après les éléments rassemblés par Victor Castanet dans son livre Les Ogres.

Pour ma part, je n'avais pas vu cette information de la mort d'un bébé dans une crèche : a-t-elle été bien diffusée et médiatisée ? C'est gravissime.

"Ainsi, des vidéos mettant encore en évidence des humiliations et des moqueries de la part d’assistantes maternelles dans des crèches font scandale. Un établissement de Saône-et-Loire a été fermé.


Sur une vidéo, un enfant en crèche est coincé dans une boîte, filmé et moqué par son assistante maternelle. À Montceau-les-Mines (Saône-et-Loire), plusieurs vidéos aux propos parfois choquants ont été dévoilées.

"J'ai cru que j'allais le buter !" dit, par exemple, une assistante maternelle...

Des images enregistrées par les assistantes maternelles elles-mêmes et découvertes par les parents avec effroi.

Quand la garderie devient un enfer dans le plus grand secret...

"Moi, quand j'emmenais mon enfant, il hurlait, il ne voulait pas rentrer... sur le coup, on ne se rendait pas compte, on n'était au courant de rien." explique une mère.

"On découvre des vidéos des enfants qui sont maltraités psychologiquement, qui sont humiliés, des choses qui sont complètement aberrantes et inappropriées professionnellement parlant..." témoigne une autre mère.

 Les faits se seraient déroulés entre décembre et juillet dernier alors que l’établissement venait d’ouvrir ses portes.

Depuis, une enquête de la protection maternelle et infantile est en cours. Quatre mains courantes ont été déposées et les quatre assistantes maternelles ont perdu leur agrément. 

Insuffisant pour une maman qui témoigne : "Moi, je souhaite qu'elles soient punies, je souhaite que tout cela se sache, parce qu'actuellement elles peuvent garder d'autres enfants en tant que nounous."

 Une nouvelle affaire quelques jours après les révélations de maltraitance visant plusieurs groupes de garderies comme People&baby. Par mesure de précaution, l’établissement de Montceau-les-Mines a fermé ses portes."

 

Sources :

 

https://www.francetvinfo.fr/societe/enfance-et-adolescence/creches-privees-soupcons-de-maltraitance-dans-un-etablissement-de-saone-et-loire_6794353.html

 

 

https://www.lepoint.fr/societe/les-ogres-les-revelations-chocs-de-victor-castanet-sur-les-creches-privees-18-09-2024-2570610_23.php

 

 

https://www.huffingtonpost.fr/justice/article/creches-people-baby-le-proces-de-deux-ex-directrices-pris-dans-la-tempete-mediatique_239992.html

Après le scandale des EHPAD, voici celui des crèches privées...
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23 septembre 2024 1 23 /09 /septembre /2024 11:41
Merci Macron ! Le prix de la dissolution...

"Vingt-huit millions cinq cent quarante mille neuf cents euros ! C'est le montant qu'a coûté la dissolution de l'Assemblée nationale décidée au mois de juin par Emmanuel Macron au soir du résultat des élections européennes. La majorité de cette somme a été engloutie dans les frais de licenciements des collaborateurs parlementaires."

 

Une dissolution décidée par le chef de l'Etat au moment le plus inopportun :  le moment était particulièrement mal choisi avec les Jeux Olympiques qui se profilaient ainsi que les congés d'été durant lesquels beaucoup de gens partent en vacances. 

La décision prise par Emmanuel Macron en juin 2024 de dissoudre l’Assemblée nationale n’a pas seulement bouleversé l’échiquier politique français, elle a également eu un impact financier non négligeable sur les comptes publics. Selon des informations révélées par franceinfo le 17 septembre, la dissolution a coûté 28,5 millions d’euros à l’État !

Un sacré pognon ou un pognon de dingue, comme dirait l'autre !

Et qui va payer ? Bien sûr, le contribuable français...

 

On voit combien cette décision d'Emmanuel Macron était particulièrement irresponsable... a-t-il pensé aux conséquences ?

Alors que la France croule sous les dettes, on s'interroge et on se demande pourquoi les responsables politiques ne mesurent pas les conséquences dommageables de leur décision...

 

"Outre sur le budget de l'Assemblée nationale, la dissolution et l'incertitude politique qui en découle depuis pèseraient aussi sur l'activité des entreprises. Ainsi, plus de la moitié (51%) des dirigeants de PME/TPE - catégories qui représentent plus de 99,9% des entreprises en France - estiment que ce climat a eu un impact négatif « fort » sur leur activité, selon le baromètre trimestriel publié mardi par Bpifrance Le Lab et Rexecode.

 

S'y ajoutent 34% de ces patrons qui décrivent un impact "modéré", contre 18% ne relevant pas d'impact spécifique. Ces 3.642 personnes ont été interrogées du 22 août au 3 septembre, soit au plus fort de l'attente de deux mois, entre l'élection législative anticipée et la nomination de Michel Barnier au poste de Premier ministre le 5 septembre.

Au final, de la croissance en moins..."

Donc des conséquences notables sur notre économie...

 

 

Sources :

https://www.lepoint.fr/politique/comment-la-dissolution-a-coute-28-millions-d-euros-a-l-assemblee-nationale-17-09-2024-2570500_20.php

 

 

https://www.latribune.fr/economie/france/28-5-millions-d-euros-l-assemblee-nationale-demande-a-l-etat-de-payer-la-facture-de-la-dissolution-1006693.html

 

 

https://rmc.bfmtv.com/actualites/economie/la-dissolution-a-coute-28-5-millions-a-l-assemblee_VN-202409180195.html

Merci Macron ! Le prix de la dissolution...
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18 septembre 2024 3 18 /09 /septembre /2024 09:32
Ces médecins sans empathie...

"Comment se fait-il que ce qui fasse le plus défaut en médecine aujourd’hui soit l’humanité, la bienveillance et l’écoute ? En un mot l’empathie." Ce n’est pas un patient mais un médecin qui pose la question.

 

Dans un livre intitulé Médecin, lève-toi !, le Dr Philippe Baudon lance un véritable cri d’alerte auprès de ses confrères et les invite à renouer avec les valeurs du serment d’Hippocrate qu’il estime "quotidiennement bafoué, voire ignoré, par des médecins qui se placent au-dessus des fondamentaux de la médecine."

Philippe Baudon, médecin à la retraite, a vu sa femme mourir d’une tumeur cérébrale. Choqué par le traitement qui lui a été réservé à l’hôpital, il a décidé de relater ce tragique événement dans son livre.

"L'auteur médecin diagnostique un jour chez son épouse une tumeur cérébrale particulièrement agressive.
C'est là que sa vie va basculer, passant soudainement de la confrérie des médecins au monde des malades en souffrance et de leurs aidants. Une véritable descente aux enfers s'opère, non pas à cause de la maladie mais face à l'inhumanité de la nouvelle médecine. Une médecine qui considère l'empathie comme une pure perte de temps."

Alors, c'est certain : les médecins sont surchargés de travail, ils font un métier difficile, complexe, ils subissent la pression de la rentabilité dans une société où l'argent est roi, une société du veau d'or. La médecine hospitalière est devenue ainsi une industrie comme une autre, sauf que, financièrement, elle est la plus rentable !

Mais trop souvent, les médecins deviennent de purs techniciens, ils ignorent la plus élémentaire politesse, ils ne savent plus être à l'écoute, ils deviennent des robots sans âme.

Paradoxalement, dans une société où les moyens de communication se multiplient, ces médecins ne savent plus communiquer... certaines visites sont bâclées, expéditives.

Le patient n'est plus une personne, il devient une pathologie...

Le travail d'un médecin est aussi un métier de contact, et certains médecins perdent totalement le contact.

Et c'est grave quand on sait le rôle capital de la psychologie dans la guérison du patient...

Autoritaires, hautains, arrogants, dépourvus d'humilité, certains médecins en imposent, mais en deviennent toxiques pour le malade.

 

Comment sortir de ce cercle vicieux ? interroge le docteur Baudon... 

"En  positionnant l’humilité et l’écoute au sommet de la médecine", répond le Dr Baudon qui milite pour un enseignement de l’empathie au cours des études de médecine. Il faut "réapprendre à communiquer avec nos patients", écrit le généraliste qui prône une plus grande place pour l’interrogatoire et pour l’examen clinique qui doit être réalisé "avec la plus grande précision".

 

"Cette séquence immuable depuis la nuit des temps est  aujourd’hui souvent négligée par les praticiens, trop prompts à se réfugier derrière des examens techniques qui ne devraient que valider un diagnostic."

 

Source :

https://www.lequotidiendumedecin.fr/liberal/exercice/medecins-toxiques-manque-dempathie-un-generaliste-exhorte-ses-confreres-reagir

 

 

 

Ces médecins sans empathie...
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4 septembre 2024 3 04 /09 /septembre /2024 09:22
Comment lutter contre le tabagisme ? La méthode britannique...

 

"Le premier ministre britannique confirme son intention de prendre de nouvelles mesures pour lutter contre le tabagisme et le drastique Keir Starmer emboîte ainsi le pas à son prédécesseur, non sans risquer de s'enliser dans une durable impopularité...

La cigarette va-t-elle disparaître de l'espace public britannique ?

Finie la cigarette grillée dans la cour d'un pub, en terrasses des restaurants ou encore en sortant du stade à Londres ou Manchester. Le premier ministre britannique veut donc frapper fort, à en croire le tabloïd The Sun qui cite également l'interdiction de fumer à l'extérieur des boîtes de nuit comme les bases du projet du gouvernement.

Pouvoir respirer enfin ! Retrouver le bonheur de respirer un air sain !

Keir Starmer n'entre pas dans les détails mais promet aujourd'hui une lutte sans faille contre le tabac.

"La première chose que je voudrais rappeler, c'est que le tabac, c'est 80 000 morts par an au Royaume-Uni, des morts évitables, un coût très lourd pour le NHS et pour le contribuable... alors, oui, évidemment, nous allons prendre des mesures."

Le premier ministre britannique promet des détails rapidement, insiste sur le coût faramineux du tabagisme pour un système de santé à bout de souffle... Il lui faudra des arguments de poids pour faire passer des mesures aussi radicales, face aux lobbies du tabac, face aux gérants des pubs qui s'étranglent déjà, et à une opposition populiste aux aguets.

Son prédécesseur voulait interdire définitivement la vente des cigarettes aux générations nées après 2009 et faire du Royaume-Uni le premier état sans tabac. Starmer semble vouloir marcher dans ses pas..."

Le gouvernement français ferait bien de s'en inspirer...

 

Tout devrait inciter chacun et chacune à un abandon de ce qui est une véritable addiction : tout d'abord le tabac, c'est de l'argent qui part en fumées... les cigarettes deviennent des produits de luxe inabordables, de plus en plus chers !

 

Surtout, comment peut- on continuer à fumer quand on connaît tous les dégâts générés par le tabac sur la santé, le bien être, la forme ou tout simplement sur le bonheur ?

 

Fumer, c'est se priver des plaisirs les plus simples de la vie. Finie la sensation du goût : on ne perçoit plus la saveur des aliments, quand la bouche est sans arrêt infestée par le tabac... On en perd aussi le sens de l'odorat, les parfums sont masqués par les vapeurs de la nicotine. Arrêter de fumer, c'est redécouvrir le plaisir de manger, de savourer, de humer des senteurs de fleurs, d'arbres, de fruits... C'est redécouvrir le bonheur de vivre, de respirer !

Les effets sur la santé sont aussi catastrophiques :  des conséquences graves sur la santé, le coeur, les poumons ...que tout le monde connaît !


Arrêter de fumer, c'est aussi ne plus enrichir le lobbying très puissant de l'industrie du tabac et par conséquent aussi celui de l'industrie pharmaceutique pour les années à venir ! 

 Mais l'état se révèle inefficace face à ces lobbies : nous vivons dans une civilisation du fric, de l'argent roi, du veau d'or...

 

Source :

à 4 minutes 55

https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/journal-de-18h/journal-de-18h-emission-du-jeudi-29-aout-2024-1776144

 

 

 

 

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28 août 2024 3 28 /08 /août /2024 09:41
A la folie ! Donald Trump et Elon Musk...

 

"En marge de l'investiture de Kamala Harris, mardi 20 août, le candidat républicain Donald Trump a annoncé vouloir offrir un poste au sein du gouvernement au patron de Tesla et de X, Elon Musk.
Deux milliardaires que tout opposait sont désormais meilleurs amis ou plutôt meilleurs alliés dans la provocation. Elon Musk et Donald Trump incarnent le rêve américain à la sauce politique.

 

Banni de Twitter, l'ancien président a été réintégré par le nouveau patron de X, Elon Musk qui lui a offert une tribune de deux heures, toute la discussion a été retransmise en direct sur le réseau social et les deux hommes semblaient d'accord sur de nombreux points....

"On n'a pas de frontière sécurisée, c'est comme si c'était une apocalypse de zombies, on va avoir la plus grande déportation de l'histoire, on n'a pas le choix... sinon on n'a plus de pays", s'est plaint le patron de Tesla, qui soutient les propos de Donald Trump.

 

Elon Musk, celui qui rêve d'envoyer l'homme sur Mars, fondateur de SpaceX et de l'entreprise de voiture électrique Tesla est ambitieux, au point d'avouer sur le plateau de France 2, trouver le costume de président trop étroit... 

"Etre président des Etats-Unis, c'est comme être le capitaine d'un très grand bateau, avec une toute petite rame." a-t-il déclaré au cours d'une interview.

"Vous êtes en train de me dire que vous êtes plus puissant que le président des Etats-Unis ?" interroge la journaliste.

"Je ne peux juste pas déclarer la guerre..." répond alors Elon Musk.


Il se disait démocrate jusqu'en 2020, il soutient désormais les républicains. Sur un montage photo posté sur son profil, il s'imagine même conseiller de Donald Trump pour l'efficacité du gouvernement.

Il se dit prêt à servir, et Donald Trump approuve...

"Oh ! J'aimerais bien, vous êtes le meilleur pour licencier !" dit Trump.

 

 Un rapprochement idéologique et stratégique, puisqu'Elon Musk verserait jusqu'à 45 millions de dollars par mois à Trump pour sa campagne, résultat : le candidat jusqu'ici fervent opposant à la voiture électrique, retourne sa veste :

"Je suis pour les voitures électriques, je suis obligé, Elon Musk me soutient si fortement."

 

Elon Musk aime le pouvoir, comme Donald Trump, l'un et l'autre sont capables de renier ce qu'ils sont ou ce qu'ils ont été pour pouvoir aller vers un mariage.

 

Pour sceller cette alliance, Donald Trump a publié une vidéo, une danse du rapprochement montée de toutes pièces par l'intelligence artificielle et par leur soif commune du pouvoir."

 

 

Source :

 

https://www.francetvinfo.fr/monde/usa/presidentielle-americaine-2024-donald-trump-et-elon-musk-l-alliance-de-deux-milliardaires-en-soif-de-pouvoir_6734769.html

 

 

 

 

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26 août 2024 1 26 /08 /août /2024 11:32
Tout s'achète même le code de la route !

 

Sur les réseaux sociaux, il est possible d'acheter son code de la route de façon illégale, sans se présenter à l'examen. Une pratique qui serait de plus en plus courante. Incroyable !

Et pourtant, c'est bien une réalité de notre monde moderne où tout se vend et s'achète... et des journalistes ont même trouvé un motard qui s'est procuré ainsi son code de la route sur internet et qui a accepté de témoigner à visage caché, bien sûr...

"Casque vissé sur la tête, gants de protection, ce motard cède le passage, respecte les feux : ce motard a tout du conducteur modèle... Pourtant, il a acheté son code de la route illégalement.

"J'ai eu 37 sur 40, donc plutôt pas mal." témoigne ce motard.

"Sans rien faire ?" interroge une journaliste.

"Sans rien faire. Enfin, en payant 250 euros..." répond le motard.

Il y a 9 mois, après quelques échanges sur les réseaux sociaux et un paiement en espèces, il a reçu le document officiel par mail.

"C'est totalement un truc de fainéant. Je l'ai vraiment acheté parce que j'avais la flemme de réviser pendant X temps." déclare ce motard.

Bref, encore un encouragement à la paresse dans une société où s'installe la tyrannie du divertissement...

"Vous ne vous dites jamais : je roule un peu illégalement ?" demande la journaliste.

"Non, je pense pas parce que j'ai quand même passé les deux épreuves pratiques... je me dis que si la conduite a été validée par un instructeur officiel, je ne roule pas vraiment illégalement."

 

Des élèves fraudeurs, un moniteur d'auto-école en rencontre de plus en plus, un à trois sur dix, selon lui, démasqués dès leurs premières minutes au volant...

"Il n'y a pas de sentiment de risques, il n'y a pas du tout connaissance du comportement à adopter en présence de feux. Si on conduit sans connaître les règles, qu'est-ce qu'on fait sur la route ?" explique ce moniteur.

Comment ces candidats obtiennent-ils leur certificat sans passer d'examen ?

Souvent, tout commence sur les réseaux sociaux : des dizaines d'annonces pour des codes de la route, de 150 à près de 900 euros, parfois.

Une journaliste a contacté l'un de ces vendeurs :

"Bonjour, je suis intéressée par un code de la route."

Le vendeur promet alors des documents certifiés par les autorités.

"Bonjour, il me faut carte d'identité et 250 euros. Dans 24 heures, tu peux avoir ton propre code." dit le vendeur.

"Ok, et je dois me présenter à l'examen ?" interroge la journaliste.

"Non, pas besoin, on a des contacts à la préfecture et dans des auto-écoles agréées..."

Tout paraît si facile ! 

 

A l'origine de ce réseau, complices des rabatteurs sur internet, quelques auto-écoles mais aussi des centres privés habilités depuis 2016 à faire passer l'examen, sous réserve d'avoir un local adapté.

L'un des derniers centres condamnés se situe dans le Val de Marne : ce sont les gendarmes de Vesoul qui l'ont identifié. Dans leur département, 56 candidats avaient miraculeusement obtenu le code de la route dans le 94.

Le gérant du centre mis en cause vient d'être condamné à deux ans de prison avec sursis et 8000 euros d'amende.

Deux ans de prison avec sursis ? C'est vraiment une peine dérisoire, et une forme d'encouragement à la fraude !

Il a amassé près de 120 000 euros grâce à ce trafic d'ampleur nationale.

Les candidats impliqués encourent, eux,  45 000 euros d'amende et trois ans de prison.

 Depuis janvier 2024, 54 centres d'examen ont fermé pour suspicion de fraude."

 

Un comble : j'ai vu qu'on pouvait même acheter un permis de conduire sur internet, plusieurs sites le proposent moyennant finances, bien sûr... Ainsi, internet devient une zone de non droit où tout s'achète et tout se vend.

 

Source :

https://www.francetvinfo.fr/societe/securite-routiere/securite-routiere-des-fraudes-massives-au-code-de-la-route_6738469.html

 

 

Tout s'achète même le code de la route !
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