Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
2 janvier 2014 4 02 /01 /janvier /2014 17:04


dieudonne-spectacle-.jpg

 

On peut, si l'on veut, défendre la cause palestinienne et c'est une noble cause : des populations sont déplacées, opprimées, méprisées et il faut condamner les exactions d'Israel en Palestine, pour autant, certains propos de l'humoriste Dieudonné sont inadmissibles, notamment quand il fait allusion aux chambres à gaz dont il semble regretter la disparition...

 

Lors d'un de ses spectacles, l'humoriste a notamment déclaré : "Quand je l'entends parler, Patrick Cohen, je me dis, tu vois, les chambres à gaz... Dommage".

 

Qu'une telle phrase puisse déclencher les rires des spectateurs est assez inquiétant, tout de même... Quand on sait toutes les atrocités commises pendant la deuxième guerre mondiale, quand on a vu des images des camps de la mort, quand on sait toute l'abjection qu'a représentée l'horreur nazie, il paraît indigne de s'y référer même pour répondre aux attaques d'un journaliste.

 

Il est des sujets sensibles sur lesquels il semble difficile de faire de l'humour en souhaitant le retour d'horreurs passées, en les regrettant !

 

Bien sûr, Dieudonné se défend de tout antisémitisme". Il  fait valoir "le contexte" dans lequel les propos étaient tenus, "un spectacle où les gens rient". "Et le rire, c'est la possibilité d'être dans l'outrance, l'énormité, l'absurde", a ajouté Dieudonné.

 

Certes, le rire, l'outrance sont permis, mais certains propos qui font intervenir un racisme outrancier sont-ils admissibles ? La simple évocation des chambres à gaz fait frémir dans un tel contexte.

 

On ne peut pas tout dire : souhaiter le retour des chambres à gaz, regretter leur existence, pour susciter le rire, et pour s'attaquer à un journaliste paraît relever d'une forme d'indécence et d'inconscience.

 

On ne peut souhaiter, même à son pire ennemi, les chambres à gaz dans lesquelles des gens innocents ont été sacrifiés à la barbarie nazie.

 

Dieudonné a été condamné plusieurs fois pour antisémitisme : la justice a tranché et a sévi...

Au nom de la liberté d'expression, peut-on admettre que soient prononcés des propos aussi choquants ?

 

Face à certains relents de racisme, d'antisémitisme qui hantent notre monde, il faut condamner fermement certains propos qui visent à remettre à l'honneur des horreurs du passé : on ne peut impunément faire l'apologie des chambres à gaz en disant : dommage qu'elles n'existent plus !

 

L'humour peut passer par la grossièreté, mais il faut refuser, sans nul doute, la vulgarité et la bassesse !


Si Dieudonné voulait s'attaquer à ce journaliste, il aurait dû mettre en oeuvre des moyens plus subtils pour le dénoncer : le rire accompagné d'une certaine finesse aurait eu plus d'impact !

 

Le racisme est un délit, et doit le rester : certes, un humoriste fait appel au rire, à la caricature mais il ne peut se laisser entraîner à des dérives racistes aux relents nauséabonds.

 

Le rire vulgaire de Dieudonné n'amuse plus vraiment le public, son début de carrière politique dans un parti anti-sionniste est un échec : il ferait mieux de songer à une nouvelle reconversion pour éviter de sombrer lui-même dans le ridicule...

 

dieudo.jpg

 



Repost 0
Published by rosemar
commenter cet article
1 janvier 2014 3 01 /01 /janvier /2014 15:10


Photo1036.jpg

Belle et heureuse année à tous les anciens du post : une année d'articles, de découvertes, de voyages, de petits et de grands bonheurs... une année où s'égrèneront encore les saisons qui rythment nos vies, douce alternance qui nous fait espérer des renouveaux, des jours différents...

 

L'hiver qui nous bouscule, nous maltraite, nous emporte dans ses replis glacés, le printemps qui nous ravit, nous apaise, nous console, l'été qui nous berce de ses chaleurs, de ses parfums de lavande, de thym, l'automne qui embrase les jardins et les forêts de ses éclats rutilants.

 

Ah ! les saisons ! disait et écrivait le poète, celles qui nous guident, nous emportent, nous enveloppent de leurs empreintes, celles qui nous enlacent de leurs bonheurs si variés.

 

L'hiver est là, si intense, mais, déjà, il annonce le renouveau, le regain, l'herbe qui repousse et qui nous fait espérer toujours mieux...

 

Les saisons ! Qu'elles nous guident encore vers des couleurs, des parfums, des senteurs nouvelles, qu'elles nous imprègnent de leurs splendeurs toujours renouvelées !

 

Que de formes, que de teintes, que d'éclats, que d'harmonies, que de douceurs entrelacées !

 

Des paysages, des arbres, des ciels bleus ou gris, des horizons de lumières, des tons pastels ou éclatants, que toute l'harmonie des saisons nous accompagne...

 

Des parfums de mousse, de pierre, de pins, des effluves d'écorces brumeuses ou éclatantes !

 

Des couleurs de roses, des aurores, des soleils, des nuées de lumières, des éclats de feuilles !

 

Des pierres de mousse, des cèdres aux teintes lumineuses, des clartés de l'été rayonnant !

 

Bonne année à toutes et à tous...

 

http://youtu.be/d_mLFHLSULw

http://youtu.be/z705kxc8mO8

Photo : rosemar

 

 



Repost 0
Published by rosemar
commenter cet article
31 décembre 2013 2 31 /12 /décembre /2013 17:01

aurore libre

 

Une odeur balsamique : un parfum qui embaume, qui apaise, qui a une vertu analogue à celle d'un baume ! 

 

"Balsamique, baume, embaumer" : autant de mots qui dérivent d'un même radical : "balsamum", le baume en latin.

 

"Cette aube avait une odeur si balsamique, que Florent se crut un instant en pleine campagne, sur quelque colline..." écrit Zola dans Le Ventre de Paris.

 

Et, aussitôt, ce terme"balsamique" nous séduit, nous emporte dans un autre univers : celui des parfums, des effluves.

 

Comment un simple mot "balsamique" suffit-il pour attirer l'attention du lecteur ? Ce mot mystérieux suscite la curiosité par son sens, ses sonorités...

 

Comment une odeur peut-elle devenir un véritable baume, qui soigne, qui calme ?

Comment un parfum d'aube peut-il suggérer la nature, la campagne ?

 

Un simple mot, et voilà l'imagination qui s'exalte et voyage, vers des paysages faits de couleurs, d'odeurs, et même, d'une sensation tactile apaisante à la façon d'un baume !

 

Quel joli mot ! Joli, non ! C'est beaucoup plus, quel mot surprenant, étonnant qui contient, en lui, différentes évocations et sensations !

 

Cette odeur balsamique embaume, s'épanche, se répand autour de nous, envahit l'espace, cette odeur nous fait voir des collines, des arbres, des senteurs de pins verts, on peut même percevoir des chants d'oiseaux.

 

Cette odeur balsamique attire tous les sens et les contient tous !

 

Un simple mot, au détour d'une phrase permet de recomposer le monde, de le restituer dans sa complexité, ses détours, sa signification...

 

Un simple mot"balsamique" nous invite à la découverte et à la réflexion, un mot qui entre dans une relation de sens avec d'autres mots, un mot qui ouvre, donc, des perspectives et qui fait rêver parce qu'au fond, ce mot n'est pas si simple, si évident : peu de gens l'emploient, si ce n'est pour évoquer "le vinaigre balsamique."

 

Ce mot rare utilisé pour un condiment n'apparaît que très peu dans d'autres contextes : c'est, là, un terme littéraire qui fascine, intrigue : toute une terre à explorer...

 

Les sonorités participent aussi de ce mystère : le son "a" répété, la sifflante"s" qui est pleine de douceur, les 4 syllabes du mot assez long et langoureux.

 

Voilà un mot qui retient l'attention, voilà un mot qui nous donne envie d'en découvrir d'autres...

 

J'aime ce mot à la fois familier et lointain, à la fois ordinaire et exceptionnel !

 

 

 

http://youtu.be/MvQROitrwuE

http://youtu.be/c1dZoWHKCAs

 

 

Photo1033

 

Photo1032

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photos en bas de l'article : rosemar                



Repost 0
Published by rosemar
commenter cet article
30 décembre 2013 1 30 /12 /décembre /2013 16:50

chaplin

 

Avec ce film, Chaplin réalise un véritable chef d'oeuvre, une référence dans le monde du cinéma...

Chaplin était bien un visionnaire : dans Les temps modernes, Chaplin n'imagine-t-il pas l'essentiel de la société contemporaine ? Ne nous fait-il pas percevoir la quintessence de nos sociétés ?

 

 Le film s'ouvre, ainsi, sur l'image d'un troupeau de moutons qui se superpose à la horde d'ouvriers entrant dans une usine : aussitôt, on perçoit l'homme transformé en animal, traité comme du bétail : l'homme déshumanisé suit le mouvement du groupe.

 

Tout le monde se souvient de ces images célèbres : l'univers de l'usine est bien évoqué avec ses cadences infernales, la mécanisation de l'homme, conditionné pour travailler le plus possible : le travail aliène l'individu, transforme l'homme en une machine, car on lui demande toujours plus de rendements et d'efficacité.

 

Chaplin dénonce bien la folie du monde moderne : ce monde entraîne l'individu dans la démesure, l'ubris, la démence : Charlot, armé de ses outils en vient à prendre les êtres humains pour des machines : atteint de folie, il sème la panique dans l'usine, bombarde d'huile les ouvriers, le contremaître.

 

Secoué de mouvements nerveux, il mime le mouvement de la machine et se transforme lui-même en une machine : le ressort comique consiste justement à métamorphoser le personnage qui se mécanise et n'a plus rien d'humain.

 

Autre thème essentiel : l'homme au travail est, sans cesse, surveillé, épié par des caméras, recadré s'il se permet un écart : le règne de big brother est annoncé.

 

La caricature, les effets comiques soulignent tous les dangers de la modernisation : l'homme est invité à manger le plus rapidement possible, grâce à une machine infernale qui devient un véritable instrument de torture : c'est, là, une vision prémonitoire de nos fast food dont le but est de réduire le temps consacré au repas.

 

L'évocation de la ville, de ses foules est particulièrement saisissante : une manifestation de chômeurs est sévèrement réprimée par les forces de police... Le chômage, la pauvreté, la misère sont opposés au luxe des grands magasins : Charlot, engagé comme gardien de nuit dans un de ces temples de la consommation découvre cette richesse en compagnie de la gamine, autre personnage de ce film, incarné par Paulette Goddard.

 

N'oublions pas que ce film a été tourné en 1936 et que Chaplin dépeint une Amérique soumise à la crise économique de 1929.

 

Les mésaventures du personnage conduisent aussi Charlot en prison : l'univers carcéral apparaît inhumain : la promiscuité, la violence, la loi du plus fort, la drogue, autant de thèmes d'actualité transparaissent dans cette évocation. Mais, finalement, cet univers semble plus humain que l'usine et ses cadences infernales !

L'homme est totalement broyé par le monde du travail, comme le montre l'image de l'ouvrier entraîné dans les rouages de la machine.

 

Non seulement, l'homme est broyé mais il est aussi victime du système : la gamine dont le père est chômeur en vient à voler un pain : elle est aussitôt pourchassée par la police, son père est tué par des policiers lors d'une manifestation et aussitôt, on veut la placer dans une institution...

 

Les miséreux sont inéluctablement les victimes de la société : les deux héros de l'histoire se retrouvent à la fin du film encore pourchassés par des policiers : la scène finale les montre sur le bord d'une route, desemparés : la jeune fille se met à pleurer de désespoir, mais le film s'achève sur un message d'espérance : Charlot apporte du réconfort à la gamine et la console par des propos rassurants...

 

On voit, alors, s'éloigner les deux silhouettes des personnages en quête d'un monde meilleur.

 

Quelle richesse dans ce film, quel foisonnement dans les thèmes traités ! Et surtout, quelle vérité, quelle acuité dans la description des réalités du monde moderne !

 

Charlie Chaplin nous montre bien la cruauté du monde et met en évidence toutes les dérives de nos sociétés... le rire, la dérision, l'espoir l'emportent, malgré tout, et ce n'est pas, là, un des moindres mérites de ce film !

 

 

http://youtu.be/OG13Jozk1oc

 

 

 

 

 

Charlie_Chaplin_and_Paulette_Goddard_in_The_Great_-copie-1.JPG

 

Charlie Chaplin

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

chaplin 2

 



Repost 0
Published by rosemar
commenter cet article
29 décembre 2013 7 29 /12 /décembre /2013 17:49

 

foret wikip

 

Pendant des décennies, les médias nous ont fait miroiter un avenir meilleur : on nous prédisait une société des loisirs, grâce aux progrès de la mécanisation et de la robotisation...

 

Le XXIème siècle devait être celui des progrès, de la modernisation, du bonheur : un travail moins pesant, des plages de liberté, un avenir étincelant nous étaient promis.

Que s'est-il donc passé ? Les salariés sont, désormais, soumis à des régressions permanentes : le travail se fait plus pesant, les retraites sont retardées, le chômage explose, la précarité s'installe, l'avenir est incertain.

Les droits des travailleurs s'amenuisent, la flexibilité s'installe dans le monde du travail, les salaires stagnent ou diminuent, les impôts augmentent.

 

Quels étaient ces faux espoirs ? Etaient-ils destinés à nous tromper, à nous mentir ? 

Toutes les prospectives étaient fausses : désormais pourra-t-on croire en un avenir meilleur ?

 

La plupart des dirigeants politiques nous annoncent une sortie de la crise : en Espagne, le chef du gouvernement, Mariano Rajoy prédit un retour des emplois en 2014 et un redressement de la situation, en France, François Hollande prévoit une inversion de la courbe du chômage, en Grèce, on rêve à un rétablissement du pays...

 Peut-on y croire ?

 

Entre peur et espoir, les gens sont, ainsi, tenus en haleine : il est bon d'espérer mais les politiques actuelles ont tendance à désespérer les peuples, à les affaiblir.

Si on nous a menti sciemment, ne peut-on pas encore nous tromper et nous bercer sans cesse d'illusions ?

 

L'Europe n'était-elle pas, elle-même, un beau rêve, une image idyllique, une illusion ? En fait, cette Europe n'existe pas, elle n'est construite que sur du sable : une monnaie, des banques.

 

Les politiques européennes ne visent-elles pas à restreindre les droits des salariés, à les affaiblir ? Partout, on pratique l'alignement par le bas, on ne voit nulle perspective de progrès sociaux, c'est l'inverse qui se produit.

 

Pour la première fois, les adultes prennent conscience de cette réalité : leurs enfants connaîtront un avenir plus sombre, plus difficile... recherche de travail, chômage, formation permanente, mobilité imposée.

 

Le grand mensonge permettrait-il de maintenir les peuples sous le joug d'un espoir sans cesse retardé ?

"Demain, le bonheur vous est promis, demain tout ira mieux..." Il semble que ce soit le leitmotiv de la plupart des hommes politiques.

 

Leur rôle se réduirait-il à nous leurrer, à nous abuser, à nous mentir sans vergogne ?

Le grand mensonge est-il destiné à entretenir de faux espoirs pour canaliser la colère et la révolte des peuples ? 

 

Photo1032.jpg

 

Photo0658

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



Repost 0
Published by rosemar
commenter cet article
28 décembre 2013 6 28 /12 /décembre /2013 17:06


-arbre-neige_185.jpg

 

Les arbres prennent, désormais, leurs teintes d'hiver : branches dépouillées, couleurs de brumes sombres, racines obscures qui dessinent, dans le ciel, leurs silhouettes ombrées.

 

Sur les cimes, des cendres calcinées, lambeaux de feuilles noircies montrent leurs détresses.

 

Sculptures de l'hiver, chevelures évanescentes et diffuses, résilles qui resplendissent sur l'horizon, des entrelacs de branches crient leur désespérance et leur beauté...  les arbres dressent leurs fuseaux effilés et ténébreux.

 

Les fins réseaux se ramifient à l'infini, se découpent, sur le ciel gris-blanc de l'hiver.

 

Les ramilles se détachent, forment de véritables mailles subtiles, oeuvres d'art d'entrelacs, composées de brouillards, de nuées de rameaux légers qui s'entrecroisent.

 

Les brumes hivernales des arbres, des buées, des ténèbres de noirs, de gris, de bruns tissent le ciel de leurs dentelles subtiles.

 

Bruines légères d'arbres entrelacées, fines ramures, filets, tiges de bruns brûlés...

Les arbres se découpent, forment des tableaux aux finesses de branches d'une beauté inouie...

 

Les arbres forment des bouquets de filaments, une moire diffuse de mélancolie...

 

Les arbres se nimbent de fumerolles, d'écumes noircies, de fourreaux sombres et somptueux.

 

Les branches se nouent, se croisent, se font plumes légères, brouillades noircies, dévorées de cripures.

 

Les cimes deviennent des éclats de branches dispersées dans le ciel, des soies légères, des tessitures sombres qui éblouissent les jardins...

 

http://youtu.be/0MYzkBiJn5Y

http://youtu.be/hOA-2hl1Vbc

 

 

 

arbres 3
arbres-4.jpg
arbres 2



Repost 0
Published by rosemar
commenter cet article
27 décembre 2013 5 27 /12 /décembre /2013 16:41

 

dame-a-la-licorne.jpg

 

Et si, en cette fin d'année, nous était accordé le bonheur de l'enfance ? Celui de croire en la beauté du monde ? Celui de découvrir et d'admirer la nature...Celui de nous émerveiller de ciels lumineux ou de neige...

 

Et si les enfants d'aujourd'hui ne se fient souvent qu'aux apparences, influencés par un univers d'images idéalisées, si nous, adultes avertis, nous leur donnions le goût de la vraie beauté, celle qui est cachée sous des apparences...

 

Si nous leur faisions voir que le monde est fait d'une harmonie de sensations diverses et que toutes sont importantes... vous connaissez la Dame à la licorne, ces tapisseries moyenâgeuses qui évoquent les cinq sens ? 

 

Dans chacune de ces tapisseries, transparaît un bonheur différent associé à chacune des sensations : on y retrouve les mêmes motifs, une île sur laquelle on peut voir une dame, entourée d'une licorne et d'un lion...

 

La licorne, animal fabuleux symbolise bien le rêve, le lion représente la force et une forme de violence : entre rêve inaccessible et violence vécue, le message apparaît évident : la vie nous offre nos cinq sens pour découvrir et apprécier le monde : sachons utiliser la vue pour être ébloui, l'odorat pour percevoir toutes les effluves des fleurs, des arbres, de la nature... sachons écouter la musique des mots, des voix, des chants, apprécions les saveurs si variées des aliments, n'hésitons à ressentir le velouté des objets, leurs formes grâce au toucher...

 

Cinq sens nous ont été accordés ! Et parfois, quelle harmonie entre ces cinq sensations !

 

Une musique peut évoquer des paysages, un parfum peut nous faire voyager dans le temps ou l'espace, un goût particulier peut évoquer des êtres, des moments de bonheur ou de tristesse...

Quelle richesse dans ces associations !

 

Et bien souvent, nous l'oublions : nous ne percevons plus nos propres sens, nous ne nous en servons plus : nous sommes comme aveugles, sourds, dépourvus d'odorat, de goût, de sensation tactile...

 

Ces sens nous permettent aussi de mieux appréhender le monde, de mieux en saisir les composantes.

 

Le bonheur apparaît simple et évident : il est lié aux sensations, aux plaisirs de voir, de sentir, de goûter, il faut saisir ces occasions de bonheur en toutes circonstances.

 

Noël nous offre ces joies simples entre rêve et réalité : le rêve de la magie de Noël, la réalité des sens, des faits qui sont parfois cruels.

 

Et si on croyait à une harmonie retrouvée entre les sensations, les êtres, le monde ?

Et si les sens nous permettaient de redonner du sens à la vie trépidante d'aujourd'hui ? Si les sens nous offraient la possibilité d'un bonheur évident et sensuel ?

 

La Dame à la licorne est bien une allégorie de nos cinq sens : elle nous livre un message à méditer par delà les siècles, un message de bonheur et d'harmonie.

 

Rejoignons cette harmonie, et profitons de ces petits bonheurs accessibles et simples : ceux offerts par la nature et le monde, ceux qui comblent nos sens...

 

http://www.musee-moyenage.fr/pages/...

http://education.francetv.fr/videos...

 

 

dame-a-la-licorne-2.jpg 

 

dame à la licorne 6

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

dame-a-la-licorne-4.jpg

 

 

 



Repost 0
Published by rosemar
commenter cet article
26 décembre 2013 4 26 /12 /décembre /2013 17:29

_avortement_pays_reuters.jpg

 

Le droit à l'avortement sera, désormais, limité en Espagne à des cas exceptionnels, autant dire que ce droit est en passe d'être supprimé, dans ce pays où règne un gouvernement de droite, conservateur, inflexible et corrompu, dirigé par la main de fer de Mariano Rajoy.

 

Le projet de loi prévoit une autorisation d'avortement dans deux cas seulement : que l'interruption de grossesse soit "nécessaire en raison d'un grave danger pour la vie ou la santé physique ou psychologique de la femme, ou que la grossesse soit une conséquence d'un délit contre la liberté ou l'intégrité sexuelle de la femme", a expliqué le ministre de la Justice, Alberto Ruiz-Gallardon.

 

L'IVG sera, ainsi, interdite en cas de malformation : alors que les progrès médicaux permettent un diagnostic efficace des handicaps lourds de certains foetus, la loi introduit une régression dans ce domaine.

 

On perçoit toutes les conséquences d'une telle loi : voilà un retour en arrière inadmissible : cette loi va entraîner, comme par le passé, le recours à des avortements clandestins qui vont mettre en danger la vie des femmes : nos mères, nos grands-mères ont connu ces pratiques barbares, d'un autre temps... Nos mères ont soufffert dans leur chair, ont failli même, parfois, mourir de ces avortements pratiqués sous le manteau.

 

Quelles régressions scandaleuses ! On le voit : on assiste partout à un recul des droits sociaux et des libertés fondamentales de l'être humain...

 

Comme toujours, ce sont les femmes d'un milieu modeste qui seront pénalisées par cette loi : elles n'auront pas les moyens de se rendre à l'étranger pour y subir un avortement.

 

L'Europe apparaît, ainsi, une fois de plus, désunie dans les droits accordés aux femmes et dans les législations en général : l'Europe existe-t-elle ? Même dans le domaine du droit des femmes, c'est la disparité la pus totale...

 

Les associations féministes et les partis de gauche ont déjà appelé à la mobilisation pour les fêtes de fin d'année : en effet, le projet de loi a toutes les chances d'être adopté au Parlement, car le Parti populaire de Mariano Rajoy dispose de la majorité absolue. 

 

Le gouvernement espagnol de la droite conservatrice n'hésite pas à s'attaquer aux droits fondamentaux des femmes : il se trouve, pourtant, compromis dans des scandales financiers qui remettent en cause sa légitimité même...

 

Mariano Rajoy ne se comporte-t-il pas, à bien des égards, comme un dictateur aux pouvoirs exorbitants ?  Les élections ne peuvent donner tous les droits et tous les pouvoirs à ceux qui gouvernent.

 

Certains dénoncent un retour, un pas en arrière vers le franquisme....et dans les faits, on assiste, là, à une dangereuse dérive qui va affecter essentiellement les femmes les plus modestes... sans avoir une incidence réelle sur le nombre d' avortements.

 

Assez de régressions en Europe et partout, dans le monde ! Assez de restrictions des droits et des libertés !

 

A force de luttes et de combats, les femmes ont acquis au cours des siècles des droits qu'on est en train de supprimer dans certains pays : de tels reculs sont intolérables !

 

 rajoy.JPG

 



Repost 0
Published by rosemar
commenter cet article
25 décembre 2013 3 25 /12 /décembre /2013 17:18

 

scarabée libre auteur jastrow

Le scarabée, petite amulette de l 'Egypte antique, sculpture ou bijou était un porte-bonheur inestimable... De nombreuses images de ce dieu scarabée ont été retrouvées dans des tombes de pharaons...


Khépri, tel était le nom de ce dieu antique : symbole du renouvellement, le scarabée était la représentation du soleil qui renaît chaque jour. Associé à la terre, le scarabée stercoraire se nourrit de bouses de forme circulaire comme le soleil.

 

De la dimension d'un galet, de couleur brune, ocre, orangée ou bleu turquoise, le scarabée présente à sa surface des hiéroglyphes mystérieux, véritables motifs gravés dans la pierre lisse.

 

A l'avant de la pierre, sont représentés les yeux de l'insecte divin, d'une forme oblongue et striés de traits blancs.

 

L'objet poli, brillant se nuance de teintes variées, de veines, de marbrures et révèle une douceur inouie au toucher.

 

Les hiéroglyphes nous font voir des dessins variés : oiseaux, vaguelettes, scarabées encore, haches, oeil magique, demi-lune, signes mystérieux.

 

Les pattes du scarabée se détachent à l'avant de la sculpture, finement ouvragée.

 

L'objet décoratif de forme ovale, aux formes douces et harmonieuses évoque des images lumineuses de bonheur, de renouveau, l'aube aux couleurs nuancées, un lever de soleil.

 

La couleur bleue turquoise ou orangée de ces objets leur donne des éclats uniques de lumières...

 

Dieu créateur selon les Egyptiens, le dieu Khépri symbolise le soleil renaissant chaque matin, avant de devenir Rê, le soleil à son zénith, puis Atoum le soleil couchant.

 

 Remontons le Nil et découvrons le scarabée égyptien aux multiples formes... Il nous offre des images de sérénité, de beauté, associé à l'aurore naissante, à l'aube aux couleurs nuancées, il nous fait percevoir et ressentir le renouvellement merveilleux et inlassable du monde...
 
Un voyage en Egypte sera pour chacun l'occasion de ramener une de ces images du scarabée : galet décoré de hiéroglyphes mystérieux, bijou de turquoise aux signes magiques, objet porte bonheur, le scarabée sera là pour nous rappeler l'Egypte, les temples de l'Egypte antique et ses dieux...
scarabée 6
scarabée libre
scarabée 3



Repost 0
Published by rosemar
commenter cet article
24 décembre 2013 2 24 /12 /décembre /2013 16:40

nativité Georges de La Tour 001

 

Ce célèbre chant de Noël, dont l'origine reste incertaine, aurait été écrit au XIII ème siècle par Saint Bonaventure qui fut un grand théologien. Les paroles en latin sont une invitation à découvrir le "roi des anges", l'enfant nouveau-né... Ce chant, plein de magnificence, est ponctué d'impératifs : "accourez, venez, voyez" "adeste, venite, videte", et ces injonctions traduisent un élan grâce à l'emploi de verbes de mouvement et de perception...

 

L'évocation des bergers suggère le petit peuple et rappelle le caractère humble et modeste de l'enfant devenu "seigneur"...

 

Le texte comporte une connotation religieuse évidente, au sens étymologique même du terme : il s'agit de relier les humains dans une même ferveur, dans un même amour : voilà un chant qui a pour but d'unir les hommes, de les associer dans un amour commun.

 

L'apostrophe "fideles" au début de l'hymne réunit les croyants, ceux qui espèrent en ce nouveau dieu incarné par un enfant.

 

Ce chant traduit la joie, l'espoir d'un renouveau : les fidèles sont "joyeux et triomphants".

 

L'enfant représente la splendeur du dieu... que les fidèles sont invités à "adorer" : ce terme très fort revient, comme un refrain, dans le texte et traduit bien la ferveur, l'enthousiasme des bergers et du peuple...

 

Les paroles insistent sur la pauvreté de ce Dieu, "couché sur la paille" d'une étable, né dans la misère, ce dieu qui incarne l'amour des hommes.

 

Comment ne pas aimer ce Dieu d'amour ? Comment ne pas répondre à l'appel lancé dans ce chant de Noêl ?

 

La musique triomphante est elle même une invitation à suivre cet élan : amplifiées par des choeurs, les paroles de cet hymne transportent l'auditeur dans une sorte de ferveur...

 

La langue latine et ses sonorités éclatantes où l'on entend toutes les consonnes amplifient le chant : les impératifs "venite, adoremus" "venez, adorons" qui ponctuent le texte résonnent comme un appel insistant et convaincant.

 

Chant de Noël, hymne à l'union, la réunion des hommes, grâce à l'emploi récurrent du pluriel, ce texte plein d'émotion renvoie aux origines mêmes de la religion, à une forme de simplicité attachante, à un amour désintéressé et partagé...

 

Il serait bon de retrouver ce message originel, ces espoirs d'autrefois, ces élans vers une renaissance, un renouveau... un partage...

 

 

http://youtu.be/_nD5mxkOxMk

 

 

http://youtu.be/aI7Hi147-Xg

http://youtu.be/TbV3CrQ6Sa0

http://youtu.be/PvjydZAjVY

 

nativité-Soest-Geburt-Christi

 

nativité

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

creche photo libre Andreas Praefcke

 

 

 



Repost 0
Published by rosemar
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog de rosemar
  • Le blog de rosemar
  • : Pour le plaisir des mots : poésie, chanson, littérature, actualités, politique, éducation...
  • Contact

Profil

  • rosemar
  • Esprit libre et indépendant ,contestataire
  • Esprit libre et indépendant ,contestataire

Texte Libre

fleurs 4fleurs 3coqulicot

Recherche

Http://fatizo.over-Blog.com/