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24 février 2014 1 24 /02 /février /2014 18:52
021


"Un financier, ça n'a jamais de remords. Même pas de regrets. Tout simplement la pétoche", a écrit Michel Audiard.
 
La pétoche ! Voilà un mot savoureux, qui nous fait entrer dans l'univers du vocabulaire familier : formé sur le verbe péter, il fait intervenir un suffixe lui-même très populaire, le suffixe -oche que l'on trouve aussi dans de nombreux autres noms cinoche, fastoche, brioche, taloche, pioche...
 
Avec ce mot, on entrevoit toute la richesse et la diversité de notre langue : plusieurs termes peuvent exprimer l'idée de peur : "la frousse, la trouille" dans le registre familier, "l'angoisse, la terreur, l'effroi, la panique, l'inquiétude" dans le langage courant, "les affres, les transes", deux mots qui appartiennent à un niveau de langue soutenu.
 
Les mots sont souvent expressifs et peuvent traduire différents degrés dans la peur : en tout cas, le nom "pétoche" est particulièrement familier, à la fois par son radical et par son suffixe.
 
Quelques auteurs font, ainsi, appel à un langage populaire, c'est le cas de Rabelais, de Zola, de Louis Ferdinand Céline : ces écrivains restituent une langue haute en couleurs, recourant parfois, à l'argot si expressif.
 
Céline est, sans conteste, le maître du parler populaire : il sait manier un style incorrect, spontané, passionné.
 
C'est une façon de faire parler le peuple, de le faire entrer en littérature : la langue du peuple mérite d'être écoutée. Pleine de verdeur, de saveur, elle possède des atouts : sonorités éclatantes, suffixes familiers, expressivité.
 On a tendance à oublier tout ce vocabulaire familer qui fait la richesse de notre langue, on a tendance à n'employer que peu de mots pour exprimer la peur, mais il faut retrouver tous ces termes variés qui font la richesse de notre langue.
 
Le plus souvent, on parle de peur, d'inquiétude, d'angoisse mais il serait bon de remettre à l'honneur la pétoche, la frousse, les transes, les affres !
 
Ce dernier mot probablement de la même famille que l'adjectif "affreux" désigne une horreur, une épouvante...
 
Le nom "transe" évoque une peur intense, c'est un dérivé du verbe latin "transire", "aller dans l'au-delà", donc "mourir", ce terme est associé, dès les origines, aux souffrances de l'agonie.
 
Le mot "pétoche", quant à lui est plus trivial mais plein d'expressivité !
 
Le mot "pétoche" nous fait entrevoir toute la richesse du vocabulaire populaire !
 
On peut, toutefois, se demander si les financiers actuels ont encore la pétoche : ils détiennent tous les pouvoirs, ils dirigent le monde et ne semblent guère s'inquiéter des misères et des régressions subies par les pauvres... Connaissent-ils la pétoche, les transes, les affres ? On peut en douter, au vu de leur morgue et de leur assurance.
 
 argents reuters
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23 février 2014 7 23 /02 /février /2014 18:48

 

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On annonce pour le mois de Mars la parution d'un nouveau jeu vidéo... Son nom : Titan fall... un jeu titanesque mettant en scène des titans, des monstres d'acier et de guerre.

 

Il s'agit d’un jeu de tir, à la première personne, futuriste, jouable essentiellement en ligne...

 

Violences, combats frénétiques, tirs nourris, viseur devant les yeux du joueur, course poursuite : on croirait voir, là, une apologie de la cruauté, des tueries, de la guerre.

 

"Le Titan se déplace avec une vitesse et une agilité n’ayant rien à envier aux unités d’infanterie. Il se dirige comme une véritable extension de son pilote, avec une vue à la première personne." C'est ce qui est dit sur la page de présentation de ce jeu.

 

Peut-on, d'ailleurs, parler de jeu ? Un jeu de massacre, en fait, où règnent la folie meurtrière, le sang, la mort toujours recommencée, un univers d'un réalisme et d'une violence inouis.

Les morts, les explosions, les tirs s'enchaînent dans un tourbillon et un vacarme infernal de bruits.

 

Quel est l'intérêt de tels jeux ? Un défoulement ? Ce jeu permettrait-il vraiment d'évacuer une forme de violence contenue en chacun de nous ?

On voit bien que ces jeux peuvent, aussi, donner une sorte de caution à la violence, la magnifier, la transformer en exploits.

 

On voit bien aussi que ces jeux n'apportent rien, si ce n'est un déferlement de violences : un divertissement dangereux qui peut conduire à une banalisation...

 

La violence est omniprésente dans notre monde : eu Ukraine, où des massacres de manifestants viennent d'être perpétrés par le pouvoir en place, en Syrie, où la guerre continue, faisant des milliers de victimes, des femmes, des enfants, en Centrafrique, où les tueries et les exactions perdurent, en France et ailleurs où des sans abris meurent de fatigue, de froid.

 

La mort, la mort toujours recommencée partout !

Comment accepter en ce début du XXIème siècle tant de barbaries, tant d'horreurs, tant de massacres ?

 

De la violence virtuelle à la violence réelle, le pas est vite franchi : notre monde reste un univers d'agressivité, de fureur, de terreur.

 

Notre monde est en resté au stade de la barbarie : les hommes n'ont guère évolué depuis des millénaires : soif de pouvoir, égoïsme, besoin de vaincre, de dominer, d'écraser, de diminuer l'autre, besoin de conquérir, de s'imposer...

 

Et quand des jeux en viennent à promouvoir la violence, qu'ils sont annoncés à grand renfort de publicité, on ne peut que s'en inquiéter, il faut en dénoncer le contenu : on ne peut vendre n'importe quoi, au mépris d'une certaine éthique.

 

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22 février 2014 6 22 /02 /février /2014 17:45

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Un envol de pies vient éclabousser le pin, de ses éclats de noir et de blanc : les pies emplissent les branches de leurs voix, de leurs plumages soyeux, de leurs teintes contrastées.

 

Elles envahissent le jardin de leurs cris aigus, de leurs paroles de crécelles : bruissements, échos qui craquettent, qui se perpétuent de branche en branche.

 

Soudain, l'une d'elles traverse l'espace et se pose sur la balustrade du balcon : la pie se balance, fait caracoler son fourreau noir et blanc, enveloppe tout le jardin de ses caquètements tonitruants.

 

L'arbre resplendit de ces oiseaux aux teintes bleutées, les plumes noires s'ébrouent en des danses somptueuses... le corps élégant, effilé, les pies peuplent le jardin de leurs éclats de voix.

 

Le concert des pies se prolonge, s'affirme, plein de force, de vibrations.

 

Vert des pins, couleur de jais et de lin blanc, bleu de nuit se confondent sur l'arbre : les pies mettent leurs notes sombres et blanches sur les ramures des arbres.

 

Gestes de balanciers, boules de plumes, les pies rayés de blanc et de noir crient dans le froid du matin et réveillent les arbres environnants.

 

Quel plumage élégant et raffiné, quels éclats d'ébène et de lys ! Quelles moires de vert bleuté ! 

 

Quels cris de lumières qui rejaillissent dans tout le jardin !

 

Les pies sombres répandent leurs voix éclatantes, redoublées, pleines de vie et d'enthousiasme !

 

Les pies parlent, haussent le ton, et soudain s'envolent vers le ciel, guipures de noir sur l'azur du matin...

 

 

http://youtu.be/rRbyZ3eD-9M

 

 

http://youtu.be/7glg1OmXRcE

 

 

http://youtu.be/0L-O4hc88xA

 

 

 

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21 février 2014 5 21 /02 /février /2014 18:56
 chevet lautrec
"Te voilà revenu, dans mes nuits étoilées, Bel ange aux yeux d’azur, aux paupières voilées, Amour, mon bien suprême, et que j’avais perdu ! J’ai cru, pendant trois ans, te vaincre et te maudire, Et toi, les yeux en pleurs, avec ton doux sourire, Au chevet de mon lit, te voilà revenu !", a écrit Alfred De Musset dans un poème adressé à George Sand.
 
Le chevet, l'alcôve évoquent des images d'intimité : le mot "alcôve" est issu de l'espagnol alcoba, la chambre à coucher et les Espagnols l'ont emprunté à l'arabe "al-cobba" qui désigne un dôme, une coupole, une voûte, une petite chambre.
 
Le nom chevet, lui, vient du latin, caput, capitis, la tête : on perçoit un suffixe de diminutif adjoint au mot "chef", le chevet étant l'endroit où l'on pose la tête.
 
Et aussitôt, surgit toute une famille de mots : le chef se trouve à la tête d'un groupe, d'une famille...
 
On pense aussi au couvre-chef, au sous-chef, au chef-d’œuvre, au cheptel, au chapiteau...
De nombreux mots contiennent une forme savante du radical qui vient directement du latin "caput" : capitaine, capital, capiteux, capitonner, capituler, récapituler, décapiter.
 
D'autres mots viennent à l'esprit : cap, caporal, accaparer, rescapé, escapade, cape, capot, capote, décapoter, capuchon, capuche, capucin, capucine.
 
Que de noms variés aux significations diverses ! Grades militaires, fleur, parfum capiteux qui monte à la tête, capitale d'un pays, verbes guerriers...
 
Le terme "chevet" , lui, restitue une ambiance chaleureuse, douce, celle d'une chambre, symbole de l'amour, du secret, de l'intimité.
 
Les sonorités, la chuintante "ch", la fricative "v" traduisent cette impression de douceur, de tendresse. Le suffixe de diminutif contribue aussi à suggérer une idée affective.
 
Associé à des nuits étoilées, le chevet fait penser à un monde de rêves.
 
Notre chevet nous berce de songes, accompagne nos nuits, il nous ouvre les portes de l'amour, celles de l'oubli.
 
Lieu essentiel, le chevet doit être douillet, confortable : lieu par excellence du repos, le chevet me plaît : il suscite mille images de bonheur, de douceurs, de tendresse !
 
Le chevet nous renvoie à l'enfance, à un monde d'harmonie, de rêverie... Il évoque aussi des lectures de prédilection avec le "livre de chevet"... qui nous emporte vers la nuit, les rêves.
 
Dans le texte de Musset, le chevet est associé à l'amour dans un moment d'intimité et de retrouvailles : merveilleux extrait empreint de lyrisme, grâce aux exclamations, au vocabulaire affectif, au procédé de répétition : "te voilà revenu."
 
Nous ne percevons plus l'origine du mot chevet, mais ce terme qui signifie "la petite tête", avec son suffixe de diminutif, suggère une idée de bien-être, comporte une nuance affective.
 
 
 
chevet Chambre okinczyc



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20 février 2014 4 20 /02 /février /2014 18:05

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Le nom même de cette organisation "civitas" évoque un passé lointain, le mot "civitas" désignant, en latin, la "cité" : l'association se définit comme un mouvement social et politique du "lobby catholique traditionaliste", un "mouvement dont le but est la restauration de la royauté sociale de Notre Seigneur Jésus-Christ."

 

Les termes utilisés "royauté, tradition" invitent à une régression dans les idées,  la pensée.

L'association milite activement contre le mariage homosexuel, prétendant défendre la famille traditionnelle, considérant les homosexuels comme des êtres hors norme, et même comme des malades.

 

La théorie du genre a, aussi, provoqué un tollé chez ces catholiques intégristes si bien que de fausses informations et rumeurs ont été diffusées sur internet... des photos douteuses ont été relayées sur le site de civitas montrant une professeur d'éducation sexuelle dans des positions scandaleuses. En fait, les photos avaient été prises non pas en France, mais au Canada !

 

Ces intégristes veulent donc instaurer la cité de Dieu et ont voulu censurer un film plutôt anodin qui évoque la théorie du genre : le temps d'un été, une petite fille se fait passer pour un garçon : tel est le scénario du film "Tomboy", diffusé sur ARTE.

 

Au lieu de s'insurger contre les sites de pédophilie, de pornographie qui fleurissent sur le net, cette organisation intégriste préfère s'attaquer à un film assez banal, qui ne présente aucune image choquante : le but est surtout de s'attaquer à un gouvernement qui a autorisé le mariage des homosexuels et qui offre à ces gens une reconnaissance.

 

Avec civitas,on est bien dans un obscurantisme religieux, une intolérance qui appartiennent au passé : Voltaire, en son temps, a lutté contre ce fanatisme qui se cache sous le masque de la religion...

 

Avec civitas, on retourne au Moyen-âge, dans un monde où les homosexuels étaient montrés du doigt, stigmatisés, dénoncés, ridiculisés, on retourne dans un passé fait de répression, de condamnation, de rejet, on remonte le temps pour tomber dans une idéologie passéiste et régressive, on retombe dans une propagande indigne, trompeuse, inadmissible.

 

Le temps des tartufferies est révolu : sous prétexte de défendre la foi religieuse, civitas propage une idéologie de rejet, fondée sur des rumeurs : on assiste, ainsi, à une contagion de la haine qui est dangereuse.

 

Les censeurs de civitas nous font penser à des Tartuffe qui sous couvert de religion, n'hésitent pas, eux-mêmes à répandre de fausses accusations, à semer le doute, à instaurer des divisions, des conflits.

 

On assiste, de plus en plus, à des résurgences de l'intégrisme, un peu partout dans le monde : il faut les condamner et refuser ces régressions qui portent atteinte à la liberté, à l'épanouissement des individus.

 

L'intégrisme se nourrit d'ignorance, il vise à rabaisser l'être humain, à le déconsidérer, à annihiler toute pensée et toute réflexion.

 

L'intégrisme est dangereux : il bride, il censure, il interdit, il fustige, c'est encore une des plaies des temps modernes !

 

 

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19 février 2014 3 19 /02 /février /2014 18:08

mort le triomphe brueghel

 

La fossoyeuse, la faucheuse, la camarde, que de termes terrifiants pour évoquer la mort !

 

Ainsi, dans une de ses chansons à la tonalité moyenâgeuse, Angelo Branduardi nous révèle, d'abord, une image inquiétante de la mort et lui donne la parole : la mort se présente elle-même et délivre son identité : la tête couverte d'une "couronne", elle incarne la toute puissance...

 

"Maîtresse et patronne" de la vie humaine, elle affirme sa cruauté avec assurance avec des termes très forts : "dure, cruelle, déchirures". La gutturale "r" répétée retranscrit cette violence, cette âpreté.

 

La mort, représentée sous la forme d'une allégorie, parle à la première personne, elle emploie un futur qui marque la certitude : "rien n'arrêtera mes déchirures".

On perçoit son attribut traditionnel, une faux, symbole de son pouvoir et de sa souveraineté : la mort provoque la peur, elle fait "trembler" les hommes.

 

Rien de bien nouveau dans cette évocation terrifiante de la mort, pourtant, la réponse de la foule des hommes, face à l'intrusion de la mort, provoque une certaine surprise : aucune peur, mais on entend une invitation à danser, à profiter de la fête.

 

La mort est invitée à festoyer : on la célèbre, on l'accueille dans les maisons, on essaie de l'apprivoiser et de la flatter : qualifiée de "maîtresse du monde", elle devient la reine de la fête.

 

La mort, image même de la douleur, de la torture, de l'horreur peut entrer dans le choeur de la danse, après avoir déposé sa faux, une façon d'amadouer la faucheuse et de la dépouiller de toute l'horreur qui l'entoure.

 

Peut-on voir dans cette chanson une façon de dire qu'il faut apprivoiser la mort pour mieux l'accepter ? Peut-on voir, ici, une manière de braver la mort et de ne pas la redouter ?

En fait, le but est aussi de "tuer" la mort, en la faisant danser et en l'incitant à oublier son ouvrage.

 

Il faut donc imaginer des stratagèmes pour ne pas se laisser dominer par la peur de la mort : profiter de la vie, danser, s'amuser... une façon de vaincre la mort. 

Chanson de mort ou chanson de vie ? L'entrain de la musique, la joie qui préside à la danse sont exaltants, pleins de gaieté et d'élan...

 

C'est une chanson joyeuse qu' a composée Angelo Branduardi, une chanson qui est, en fait, un hymne à la vie, qui nous invite à'entrer dans la danse, à nous joindre à la fête.


La musique légère, ponctuée de claquements de mains traduit un bonheur, un désir d'effacer toutes les ombres liées à l'idée de mort.

 

http://youtu.be/lWeWRw7TQRA

 

 

 

mort le cavalier de la mort très riches heures du duc de B

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

mort Hermes Psykhopompos

 

 

Mort

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



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18 février 2014 2 18 /02 /février /2014 18:49

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Décidément, les publicitaires manquent de plus en plus d'imagination, notamment dans le domaine bancaire : pour attirer le client, tous les moyens sont bons mais ils sont souvent inadaptés et ont, même, un effet désastreux.

 

Ainsi, la dernière publicité pour LCL tournée par Gad Elmaleh est un véritable fiasco... une publicité où l'on voit l'acteur, devant son public : il affirme rêver d'une banque qui soit faite spécialement pour lui , qui pense à ses propres intérêts ; la foule s'esclaffe, alors, de rire, manifestant son incrédulité.

 

Et en voix off, on entend cette phrase : "Cette banque n'est pas un rêve, c'est une réalité ! LCL, demandez plus à votre banque !"

Comment un tel argumentaire pourrait-il fonctionner ? Que l'on présente les différents services offerts par une banque, soit, mais qu'on prétende qu'une banque pense aux intérêts du client, on tombe dans la parodie et le ridicule !

 

Qui peut y croire ? D'ailleurs, les rires de la foule le démontrent : de plus en plus, les banques sont des entreprises commerciales qui nous sont devenues indispensables, dont nous ne pouvons nous passer, certes, mais nous savons depuis longtemps que les banques ne sont pas des entreprises désintéressées, qu'elles profitent de toutes les occasions pour s'enrichir de notre argent.

 

Les banques, les banquiers sont bien à l'origine de la crise que nous subissons de plein fouet, depuis plusieurs années.

 

Les banques nous servent des intérêts dérisoires pour tous les comptes qu'elles détiennent.

 

On a, vraiment, l'impression que toutes les banques se valent et se ressemblent.

 

Une telle publicité, alors que la crise bat son plein, que des gens souffrent du chômage, ne peut que provoquer le rire, mais aussi la colère et le rejet.

 

Alors que les banques et les banquiers prospèrent, que les financiers continuent à jouer avec le feu, alors que la crise sévit, partout, en Europe, on nous sert le couplet des banques qui pensent aux intérêts des clients !

 

Quelle impudence !

Décidément, les publicitaires manquent tellement de subtilités qu'ils en oublient les réalités qui les entourent ! Dans quel monde vivent-ils ? Celui de l'argent, celui des apparences trompeuses à tel point qu'ils se laissent eux-mêmes abuser par les illusions de nos sociétés ?


Personne ne peut plus, désormais, échapper au système bancaire : nos salaires sont versés sur des comptes et notre argent nous échappe : que devient-il entre les mains avides des banquiers ? Pouvons-nous le contrôler ?

Les prêts bancaires nous coûtent cher et nous passons, parfois, toute une vie à les rembourser.

Nous savons, depuis longtemps, que les banques ne sont pas des organismes de philanthropie : qu'on veuille nous le faire croire relève de la pure inconscience et du mépris !

 

 

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17 février 2014 1 17 /02 /février /2014 19:01

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Les oursins ! Nourriture divine ! Nectar coloré au goût d'embruns et d'écumes !

 

Autrefois, mon grand-père allait, souvent, pendant les mois d'hiver, à la pêche aux oursins : il utilisait la technique de la "radasse", des filets tendus sur une chaîne, qui permettaient de racler les fonds. La pêche, près du petit port de l'Estaque, était souvent fructueuse : une bonne partie était consacrée à la vente, une autre nous permettait de goûter à ce nectar des mers....et c'était, alors, l'occasion d'une savoureuse oursinade ou dégustation d'oursins...

 

L'oursinade se pratiquait à l'extérieur, au grand air : la famille se réunissait, en cercle, autour du plat d'oursins. Il fallait, d'abord, découper, avec habileté, ces châtaignes des mers aux piquants acérés : des ciseaux affûtés permettaient d'ouvrir ces échinidés et d'en admirer l'intérieur nacré, velouté, aux couleurs dorées, ocres ou orangés.

 

L'ouverture de chaque oursin était comme une découverte, une surprise ! Parfois, c'était une grande déconvenue, car l'oursin vide de toute substance devait être mis au rebut, mais, le plus souvent, c'était un émerveillement devant les couleurs irisées de la manne offerte, en forme d'étoiles dorées.

 

Mon père se chargeait de cette tâche qui exige la dextérité et le savoir-faire d'un expert.

 

La dégustation passait, d'abord, par le regard : on avait le loisir d'admirer les teintes éclatantes de la nourriture fournie par les échinidés : des raies alignées de rouge, d'or, de jaune éclatant, d'orange...

 

On aimait aussi, au passage, humer les sucs parfumés et iodés de ce nectar divin, aux senteurs de la mer qui fleurait bon les embruns, les algues, le sel...

 

Saisir l'oursin demandait une certaine habitude pour ne pas se blesser : il fallait prendre l'objet avec délicatesse.

 

C'est alors que venait la dégustation : on pouvait se délecter de la chair pulpeuse de l'oursin grâce à un morceau de pain.

 

On s'imprègnait de senteurs marines....On goûtait tous les plaisirs de ces fruits de la mer, car l'oursin ne réclame aucun apprêt et se déguste nature : voilà un mets des plus simples, des plus naturels qui offre tous les bienfaits de la mer...

 

Ces oursinades étaient l'occasion d'une réunion familiale où l'on commentait les couleurs, le contenu : on s'extasiait devant l'abondance de la nourriture, le goût fruité, les parfums marins de ces oursins...

 

L'oursinade était un véritable spectacle : on admirait les fruits entourés d'épines de couleur sombre qui faisaient ressortir les teintes éclatantes du contenu...

Les odeurs iodées emplissaient l'espace, les paroles fusaient pour célébrer cette nourriture venue d'un autre monde, aux contours si étranges, aux éclats d'amarante.

 

La dégustation, en plein air, était une véritable fête des yeux, du goût, des senteurs de la mer.

 

 

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16 février 2014 7 16 /02 /février /2014 16:48

 

carnaval

 

Dans l'antiquité, les Saturnales, fêtes en l'honneur du Dieu Saturne se déroulaient quelques jours avant la fin du mois de décembre. C ’était une sorte de carnaval évoquant l’âge d’or, sur lequel régnait Saturne.


Symbole d'un âge d'or associé au bonheur, à la prospérité, à l'harmonie, cette fête renversait l'ordre de la société. Les esclaves pouvaient momentanément jouer le rôle des maîtres, et inversement : c'était l'occasion d'un défoulement qui permettait une forme canalisée de subversion. On contestait l'ordre établi, on le remettait en cause, pendant quelques jours.

 

Les Saturnales faisaient donc intervenir le thème du renversement ou de l'inversion.

L'esclave pouvait se déguiser en maître et l'on voit bien la relation avec nos carnavals modernes où l'on se travestit, où l'on change de rôle.

 

Au Moyen-âge, les fêtes du carnaval offraient, même, l'occasion d'élire un roi et de le détrôner à la fin des festivités : là encore, on retrouve ce thème de l'inversion.

De fait, comme les Saturnales dans l'antiquité, le carnaval permet de se distraire, d'oublier les contraintes de la vie ordinaire et quotidienne, d'échapper, pendant quelque temps, à la morosité ambiante.

 

Le carnaval, coloré, bariolé est un divertissement qui nous fait oublier les tracas de notre monde, c'est une parenthèse constituée de rires, de danses, de défilés animés.

Le carnaval est bien la fête du rire et du défoulement !

 

On ne s'étonnera pas de constater que les Saturnales, le carnaval soient proches de ce que l'on appelle la parodie littéraire. Certains disent même, que la parodie trouve ses origines dans les Saturnales de l'antiquité.

 

La parodie est une imitation burlesque d'un texte qui passe par l'inversion, la dérision, l'exagération, la caricature : on renverse les valeurs pour les dénoncer, en montrer le ridicule, on s'amuse d'un genre littéraire que l'on détourne.

 

On peut, ainsi, parodier une fable, un texte épique.

 

 Dans le Virgile travesti, Scarron, auteur du XVIIe siècle, réécrit L'Énéide, l'épopée antique de Virgile, dans un registre de langue familier.
Dans Ubu-roi, Alfred Jarry reprend la tragédie Œdipe-Roi de Sophocle et dénonce, de manière caricaturale, la tyrannie du pouvoir.
Dans La cigale, de Jean Anouilh, on voit bien, dès le début du texte, en quoi consiste l'inversion parodique de la célèbre fable de La Fontaine : la cigale qui appartient au monde du show-biz a accumulé tant d'argent qu'elle éprouve le besoin de le placer...
 
 "La cigale ayant chanté 
Tout l’été, 
Dans maints casinos, maintes boîtes 
Se trouva fort bien pourvue 
Quand la bise fut venue. 
Elle en avait à gauche, elle en avait à droite, 
Dans plusieurs établissements. 
Restait à assurer un fécond placement. 
Elle alla trouver un renard, 
Spécialisé dans les prêts hypothécaires 
Qui, la voyant entrer l’œil noyé sous le fard, 
Tout enfantine et minaudière, 
Crut qu’il tenait la bonne affaire."
 
La suite de la fable montre tout le cynisme de la cigale, elle est bien à l'inverse du personnage de la fable de La Fontaine, le contraire de l'insouciance, c'est l'image même de la cupidité.
Au passage, Anouilh égratigne le monde des artistes et du show-biz âpre au gain, attaché à l'argent facile gagné dans des placements.
 La parodie se veut distrayante, amusante mais elle fait, aussi, appel à des références, à une culture littéraire : pour comprendre la parodie et l'apprécier, il faut connaître le modèle original.
 
Saturnales, carnaval, parodie, on perçoit, là, une continuité dans le rire, la dérision, la subversion...

La parodie peut être un simple jeu littéraire mais elle  permet aussi de critiquer la société, d'en montrer les absurdités, les incohérences, les injustices.

 

 

http://youtu.be/C7X24uxtiSU

http://youtu.be/IPEOLAU32zk

 

 

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fable Grandville, Ombres portées,



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15 février 2014 6 15 /02 /février /2014 17:31

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Dans le lointain, les fuseaux noirs des cyprès, les cédres, les pins enchevêtrés aux couleurs diffuses de verts : l'azur fait surgir des trilles qui émergent des bosquets, des flûtes, des éclats de voix, bonheurs des oiseaux qui s'éveillent.

 

Dans l'air vif du  matin, résonnent des arabesques, des sarabandes, des vrilles qui naissent dans les branches...

 

Les oiseaux font vivre et bruire les fourrés, la cyprière résonne de leur chant pendant que les pins s'éblouissent de ces frissons légers.

 

Les voix douces, frémissantes traversent l'espace, s'épanouissent, s'enflent, voix diverses, aux tons variés... Des bois, s'élèvent des pirouettes de cris qui virevoltent.

 

Quelques arbres dépouillés pleurent l'hiver, silhouettes brunes et desséchées sur l'horizon... Quelques arbres étalent leurs brouillades de roux sur l'azur... Des pins dressent leurs encorbellements de branches sur le ciel.

 

L'horizon s'immobilise sous le froid du matin, les ramures des pins semblent comme engourdies de gel et de brumes glacées.

Mais les oiseaux sont là, invisibles, ils lancent leurs trilles dans le ciel, les sons se répercutent dans le silence du matin, les voix se répondent.

 

Des cliquetis, des cris, des frémissements légers parcourent l'espace, affleurent les arbres, montent sur la colline.

 

Des voix transpercent les arbres, les rassemblent dans une douce harmonie. 

 

Les voix emplissent les fourrés, animent les verdures des pins dans le froid de l'hiver. La nature semble revivre, se peupler à nouveau d'un monde inconnu, mystérieux, de voix lointaines.

 

Dans les branches touffues, s'enroulent des crécelles, des trilles, des vrilles, des bruissements de chants d'oiseaux...

 

Des clameurs, des refrains, des éclats de soie traversent et déchirent l'espace.

 

Le soleil étreint les arbres de ses éclats dorés et flamboyants : ils se remplissent de vies, se parent de la splendeur du jour...

 

 

http://youtu.be/c2zye5kKrEk

 

 

http://youtu.be/7glg1OmXRcE

 

 

 

 

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