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1 mars 2022 2 01 /03 /mars /2022 14:12
Celle que j' préfère, c'est la guerre de 14-18...

 

Dénoncer la guerre, ses horreurs, c'est bien l'objectif de Georges Brassens quand il écrit cette chanson : avec une ironie mordante, le poète fustige les va-t-en guerre, ceux qui n'hésitent pas à valoriser cette entreprise de mort, de massacre que sont toutes les guerres...

 

La chanson s'ouvre sur l'évocation de siècles d'histoire retentissants de conflits divers : la guerre a toujours accompagné les hommes, depuis Homère, belle référence littéraire qui nous rappelle la guerre de Troie et ses massacres.

 

Le locuteur qui s'exprime semble vouloir choisir la guerre la plus meurtrière et il affirme sa préférence pour la guerre de 14-18.

 

Il égrène différents guerriers illustres, ceux de Sparte, les grognards de Bonaparte, la guerre de quarante pour réaffirmer une prédilection irrépressible pour la guerre de 14.

 

On voit les épées, on entend les bruits des fusils, on perçoit des massacres qui semblent terribles, atroces et le personnage qui s'exprime, en faisant l'éloge de la guerre de 14, en montre aussi toutes les horreurs : il opère même un classement entre toutes les guerres.

 

Par le biais de l'ironie, Georges Brassens dénonce, en fait, toutes les guerres, celles qui se prétendent "saintes", celles qui sont, le plus souvent "sournoises", qui se cachent derrière des apparences trompeuses.

 

La guerre est, de fait, souvent présentée comme une action héroique : il faut entraîner les soldats dans les combats en mettant en évidence les aspects clinquants, héroïques, les vertus virilisantes de la guerre...

 

C'est bien ce que fait le locuteur dans cette chanson : il utilise un vocabulaire élogieux : "mérite, plaire, délice, guerre favorite"...

 

La mélodie entraînante s'accorde avec les propos de ce partisan de guerres violentes : elle semble mimer des chants guerriers destinés à accompagner les soldats qui partent à la guerre, la fleur au fusil...

 

On perçoit dans la musique tonitruante, comme un air de fanfare militaire...

Humour grinçant, ironie, références littéraires et historiques font de cette chanson une dénonciation percutante.

 

On perçoit toute l'hypocrisie qui préside dans ces conflits : il s'agit d'embellir la guerre, de la magnifier alors qu'elle conduit aux pires horreurs, aux pires abominations !

 

Parfois mal compris, ce texte de Brassens a pu susciter des controverses mais il faut bien lire entre les lignes et percevoir toute l'ironie : ceux qui exaltent la guerre sont coupables de mensonges, de falsification de la réalité...

 

A l'heure où la guerre sévit en Ukraine, où des civils, des hommes, des femmes, des enfants connaissent les fureurs de la guerre, il faut réécouter cette chanson de Georges Brassens : elle nous montre toutes les ignominies et atrocités commises à travers les siècles, au nom de la Guerre...

 

 

 

 

 

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28 février 2022 1 28 /02 /février /2022 12:38
Quand Vladimir Poutine montre ses muscles...

 

 

Vladimir Poutine aime bien se mettre en scène en train de faire du sport, de montrer ses muscles, de les gonfler même... et, bien sûr, lors de cette crise ukrainienne, il n'a pas manqué de le faire...

 

"Emissaires russes et ukrainiens vont peut-être se rencontrer pour des pourparlers à la frontière biélorusse, les précédentes tentatives n'avaient pas abouti, le Kremlin exigeait qu'elles aient lieu à Minsk, en Biélorussie, pays allié de Moscou, et selon la présidence ukrainienne, il s'agissait plus d'un ultimatum qu'autre chose.

 

Les négociations devraient commencer dans un climat de grande méfiance : Moscou avait d'abord proposé que ce négociations aient lieu à Minsk, en précisant que la sécurité des Ukrainiens serait assurée, mais, manifestement, on n'était pas très convaincu de la sincérité des Russes du côté de Kiev. 

C'est donc à la frontière que tout le monde devrait se rencontrer.

 

Il convient de rester très prudent sur l'issue de ces pourparlers : Moscou n'a pas du tout infléchi son discours, et les Ukrainiens ont expliqué qu'ils n'y allaient pas pour signer leur reddition.

"Nous ne nous rendrons pas, nous ne capitulerons pas, nous ne céderons pas un seul centimètre de notre territoire", a assuré le ministre des affaires étrangères ukrainien.

 

Ces pourparlers arrivent dans un contexte très tendu : Vladimir Poutine a durci le ton... il a notamment ressorti la carte de la menace nucléaire.

Une nouvelle fois, il a mis en scène  à la télévision cette décision aussi sensible et stratégique : on a pu voir en vidéo Vladimir Poutine, face à ses principaux chefs militaires, déclarant : "J'ordonne au ministre de la défense et au chef d'état major de mettre les forces de dissuasion de l'armée russe en régime spécial de combat, c'est à dire au plus haut niveau d'alerte."

Et pour être certain qu'on le comprenne bien, le président russe a justifié cette décision par les déclarations belliqueuses de l'OTAN.

Evidemment, cela a créé un choc, l'OTAN jugeant la conduite de la Russie irresponsable.

Ce n'est pas la première fois que Vladimir Poutine agite la menace nucléaire, ces derniers jours : il y a un peu plus de deux semaines, déjà, avec Emmanuel Macron, quand il était venu à Moscou, il avait dit : "Nous n'avons pas le potentiel militaire de l'OTAN, mais il ne faudrait pas oublier que nous sommes une puissance nucléaire."

Et quelques jours plus tard, il avait personnellement supervisé un exercice mettant en oeuvre les trois composantes de la dissuasion nucléaire."

 

Bon, il est vrai que Vladimir Poutine aime bien montrer et gonfler ses muscles, on l'a vu à maintes reprises torse nu, se livrant à des activités sportives : à cheval, à la pêche, ou encore en train de manier des armes...

C'est une de ses spécialités. Ce sont de vaines menaces, peut-être ?

Mais, hélas, on ne sait jamais : il ne faut jamais sous-estimer la bêtise humaine.

 

Personne n'avait imaginé que Poutine puisse envahir l'ensemble de l'Ukraine. Et pourtant !

Voici ce qu'écrit Yuval Noah Harari dans un de ses ouvrages intitulé 21 leçons pour le XXIe siècle : "Bien entendu, on ne saurait encore exclure que les actions militaires russes en Géorgie, en Ukraine et en Syrie ne se transforment en premières salves d'une campagne impériale bien plus hardie. Même si Poutine n'a pas jusqu'ici nourri de sérieux projets de conquête mondiale, le succès pourrait attiser ses ambitions.

Toutefois, il serait bon de rappeler que la Russie de Poutine est bien plus faible que l'URSS de Staline, et que, sauf à obtenir le concours d'autres pays comme la Chine, elle n'a pas les moyens d'une nouvelle guerre froide, encore moins d'une véritable guerre mondiale."

 

Il faut donc espérer que la raison l'emporte... mais on ne sait jamais... "Il ne faut jamais sous-estimer la bêtise humaine", comme le dit Harari.

 

 

Source :

 

https://www.franceculture.fr/emissions/journal-de-18h/journal-de-18h00-par-diane-berger-du-dimanche-27-fevrier-2022

 

 

 

 

Quand Vladimir Poutine montre ses muscles...
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27 février 2022 7 27 /02 /février /2022 14:32
Février aux Jardins...

 

L'eau partout présente... les reflets du soleil sur les ondes... une nature vibrante, des oiseaux, pigeons, bergeronnettes, des cygnes qui animent les Jardins...

 

 

Un lieu béni des dieux...

 

 

Des envols majestueux de pigeons sur une eau miroitante aux replis chatoyants...

 

 

Des bruissements d'eau, des murmures et des rires d'enfants... Un jet d'eau qui retombe en éclats éblouissants...

 

 

 

Le Nymphée, ses balustres qui se peuplent d'oiseaux...

 

 

 

Février aux Jardins rayonne, resplendit !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photo et vidéos : rosemar

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25 février 2022 5 25 /02 /février /2022 09:26
Non à la guerre !

 

Vladimir Poutine a donc choisi d'envahir à grande échelle l'Ukraine, les Ukrainiens résistent mais les troupes russes avancent vers Kiev et des combats sont signalés près de Tchernobyl.

 

La chaîne RT France est dans le collimateur : elle est accusée de relayer la propagande russe.

Ainsi, Frédéric Taddeï a mis fin à son émission sur la chaîne russe RT France,  l’ex-présentateur de France 2 a annoncé l’arrêt de son talk-show quotidien, eu égard à "la situation internationale" en Ukraine. "Par loyauté envers la France, je ne peux pas continuer une émission de débat contradictoire à partir du moment où mon pays se retrouve en conflit ouvert avec la Russie", a annoncé le journaliste...

 

Après des semaines de mensonges sur ses prétendues intentions pacifiques, Vladimir Poutine a donc décidé de lâcher ses troupes sur l'Ukraine. Le président russe dit vouloir dénazifier un pays dirigé par un juif : étonnant, tout de même !

Le mensonge pour stratégie : Vladimir Poutine est passé maître dans cet art de la dissimulation...

Comme à l’ordinaire, la première victime de la guerre et de ses préparatifs, c’est la vérité.

Le président russe Vladimir Poutine a déclaré au dernier moment dans la nuit de mercredi à jeudi qu'il lançait une opération militaire en Ukraine. Il a également menacé ceux qui s'opposent au conflit de "conséquences que vous n'avez encore jamais connues."

 

La supériorité militaire de la Russie est évidente, et les Ukrainiens auront bien des difficultés à résister. Le président Zelenski a ordonné à ses troupes d'infliger le maximum de pertes aux militaires russes. Mais le combat est inégal : les Russes disposent d'un arsenal militaire considérable, leurs troupes sont prêtes à encercler l'Ukraine, les Russes bénéficient aussi de l'effet de surprise.

Plusieurs villes ont été bombardées.

L'horreur de la guerre à nouveau au coeur de l' Europe !

Alors, bien sûr, Poutine affirme ne viser que des objectifs militaires... mais une guerre n'est jamais propre, elle tue, elle blesse, elle meurtrit, elle anéantit des civils, des hommes, des femmes, des enfants.

 

Les Russes se rapprochent de Kiev où ils ont pris un aéroport : 3 hélicoptères russes ont été abattus. Mais, la bataille autour de cet aéroport est terminée : les Russes se sont rapidement emparés de ce lieu stratégique.

 

Conséquence de ce conflit : des dizaines de milliers d'Ukrainiens fuient l'invasion russe : les routes sont saturées et les automobilistes se ruent dans les stations services.

 

Le président russe est-il soutenu par sa population dans cette aventure ukrainienne ?

A Moscou, des manifestations contre la guerre étaient prévues hier, mais le pouvoir a promis de réprimer tout rassemblement hostile à l'intervention militaire.

Plusieurs centaines de personnes ont décidé de braver le ministère de l'intérieur qui avait prévenu qu'il y aurait des sanctions et, malgré cela, quelques centaines de personnes sont venues crier : "Non à la guerre !"

 

En Russie, le simple fait de brandir un panneau peut vous envoyer en prison.

 Plusieurs dizaines de personnes ont déjà été arrêtées dans la capitale russe. D'autres manifestations ont été signalées dans d'autres villes. On ne peut pas dire que la contestation soit massive. Mais, malgré les risques encourus, certains ont décidé de venir protester contre l'offensive menée par la Russie.

Non à la guerre !

 

 

Source :

 

https://www.franceculture.fr/emissions/journal-de-18h/journal-de-18h00-stanislas-vasak-du-jeudi-24-fevrier-2022

 

 

Non à la guerre !
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23 février 2022 3 23 /02 /février /2022 09:40
Les nouvelles violences : le cyberharcèlement...

 

La violence a toujours existé, les sociétés ont toujours engendré de la violence, on sait que la violence était beaucoup plus présente encore dans le passé. 

Mais, dans nos sociétés modernes, il existe une nouvelle violence : celle qui filtre par internet et les réseaux sociaux, une violence amplifiée par la diffusion et la multiplication  de messages haineux.

"Dans de nombreux collèges et lycées, les élèves n'échappent pas au cyberharcèlement : des insultes qu'ils reçoivent sur leur portable à n'importe quel moment après la fin des cours.

"T'es pas belle... sale pute... salope... t'es une grosse pute... t'es gros, fais un régime, t'es moche..."

Comment briser le silence ?

"J'ai vécu ce genre de problème en sixième : j'étais une pute, j'avais pris des formes, je pense que c'était beaucoup de haine et de jalousie envers moi.", témoigne une jeune fille.

"On doit tous rentrer dans un moule, être comme tout le monde et si on a une petite différence, ça ne passe pas. Si ça s'arrête pas, ça détruit complètement : on arrive à un point où on se dit que la personne qui insulte, elle a raison et qu'on le mérite." commente une autre élève.

"Moi-même l'ayant vécu, je n'ai pas envie que d'autres personnes le vivent..." précise encore une jeune fille.

 

En France, 21% des collégiens ont déjà été confrontés au cyberharcèlement.

Certains chefs d'établissement estiment que ce qui se passe sur les réseaux sociaux n'est pas de leur ressort. Mais ce n'est pas le cas pour d'autres.

"Le cyberharcèlement, c'est non stop, c'est 24 heures sur 24 : donc un problème qui peut avoir débuté en soirée ou sur un week-end forcément aura des retentissements sur la journée de classe de l'élève." explique la principale adjointe d'un collège des Landes.

"On reçoit les élèves, on leur explique, on leur fait des rappels à la loi... très souvent, on arrive à obtenir des résultats." précise le principal de ce même collège.

Régulièrement les élèves sont informés sur le cyberharcèlement en classe ou avec une animatrice de l'Association Génération Numérique.

"Effectivement face à un commentaire violent, haineux, si on le signale, il va pouvoir être retiré. Il faut savoir demander de l'aide." déclare l'animatrice de cette association.

 

Certains jeunes en parlent à leurs parents mais ils sont peu nombreux.

"Quand on en parle aux parents, ils se mettent immédiatement sur la défensive et ils suppriment tous les réseaux, on n'a plus le droit de rien toucher."

"Je peux penser que ça va empirer les choses." témoignent des élèves.

 

Les parents sont en effet très inquiets et s'avouent souvent dépassés. Huit sur dix reconnaissent ne pas savoir ce que font leurs enfants sur les réseaux sociaux."

 

Les adolescents sont particulièrement sensibles et fragiles face au phénomène du cyberharcèlement : il faut les protéger et les prémunir contre ce fléau des temps modernes.

 

 

Source :

 

https://www.francetvinfo.fr/societe/education/harcelement-a-l-ecole/cyberharcelement-un-college-des-landes-forme-ses-eleves-contre-leharcelement_4967484.html

 

 

 

 

Les nouvelles violences : le cyberharcèlement...
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21 février 2022 1 21 /02 /février /2022 11:38
Gabriella Papadakis, Guillaume Cizeron : un duo magnifique !

 

Comme l'indique son nom : Gabriella Papadakis, elle a des origines grecques, et lui, Guillaume Cizeron porte un nom bien français... Ils ont remporté le titre olympique de danse sur glace lors des Jeux de Pékin et nous ont offert un spectacle magnifique lors du gala de clôture des JO.

Quelle harmonie parfaite dans ce duo !

 

Ils ont patiné sur une chanson de Léo Ferré : Avec le temps...

Quelle grâce, quel talent ! Quel bonheur de les voir danser dans une symbiose absolue !

Quelle sensibilité aussi dans leur façon de danser sur la glace !

Que d'émotions dans leur interprétation !

 

Les champions olympiques français de danse sur glace ont ému aux larmes tous les spectateurs et téléspectateurs ce dimanche 20 février lors du gala de clôture traditionnel des épreuves de patinage artistique des JO de Pékin.

 

Trois minutes de temps suspendu, trois minutes de douceur, de charme, de mélancolie...

Bien sûr, la chanson, le texte de Léo Ferré, sa voix ont participé à l'émotion de leur prestation...

Une chanson sur la fuite irrémédiable du temps, sur l'amour qui s'enfuit, une chanson qui nous touche tous, qui aborde un thème universel.

 

Les danseurs ont mimé le rapprochement de l'amour, ses jeux, la tendresse, la sensualité, les étreintes, les tourments, et l'éloignement.

La fluidité de leurs gestes semblait mimer aussi le temps qui s'enfuit, avec tant de mélancolie !

 

Gabriella Papadakis et Guillaume Cizeron ont atteint les sommets de la danse sur glace. Ensemble depuis le plus jeune âge et leurs débuts en compétition, le duo français a tout connu. Les titres mondiaux, la déception argentée de Pyeongchang et enfin la consécration suprême à Pékin.

A Pékin, le duo français a battu son propre record du monde (226,98 points) pour décrocher la médaille d'or devant les Russes Victoria Sinitsina et Nikita Katsalapov ainsi que les Américains Madison Hubbell et Zachary Donohue. 

Quadruples champions du monde, quintuples champions d'Europe, champions olympiques, les deux danseurs ont remporté tous les titres...

De la danse sur glace élevé au rang d'art ! Deux sensibilités habitées par un idéal de pureté et d'élégance...

Un des plus beaux couples sur glace de tous les temps !

 

 

 

 

 

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20 février 2022 7 20 /02 /février /2022 13:14
La colombe et le jet d'eau...

 

Blanche colombe près du jet d'eau...

 

 

L'eau crépite tandis que le soleil couchant irise le canal de reflets d'or...

 

 

L'eau frissonne de replis ondoyants... des teintes de bleus, de verts, d'ocre au fil de l'eau...

 

 

Une colombe sur le muret dessine sa silhouette d'un blanc lumineux sur le plan d'eau...

 

 

L'oiseau musarde, profite de ce spectacle magique...

 

 

 

L'oiseau, d'un battement d'ailes, parcourt le canal, vision légère, aérienne d'un soir d'hiver !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photo et vidéo : rosemar

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18 février 2022 5 18 /02 /février /2022 12:49
La belle illusion : un spectacle féerique...

 

Un  spectacle féerique mêlant pyrotechnie, voltige, acrobatie, danse, musique, a été présenté devant les Arènes de Nîmes, le vendredi 24 décembre...

Une féerie de Noël devant l'amphithéâtre bimillénaire. La Belle Illusion de la compagnie Remue Ménage nous  a offert un moment de magie et de rêve...

 

On assistait d'abord à un premier tableau où l'on voyait deux personnages, une femme, un homme flotter dans l'air revêtus de longues jupes ballons.... une scène de séduction emplie de poésie...

 

Puis, un numéro d'acrobaties sur une perche nous permettait d'admirer la force, l'adresse, l'élégance de l'artiste, sur fond de grande roue lumineuse...

 

Place ensuite à la danse : danseurs et danseuses virevoltaient sur un air de bal envoûtant...

 

Puis, on admirait de nouvelles acrobaties d'une danseuse suspendue à un filin, comme une vision aérienne d'un ange qui s'envole...

 

Accompagnées d'une musique envoûtante, des danseuses maniaient encore des cerceaux enflammés dans l'obscurité de la nuit...

 

Puis, on entendait un galop et des hennissements de chevaux ! Des chevaux lumineux exécutaient des pirouettes, des pas de danse, sur une musique grinçante...

 

Encore des acrobaties sur une corde ! L'acrobate s'enroulait et se déroulait avec une adresse stupéfiante...

 

Puis, c'étaient des exercices d'équilibre sur deux bras, et un seul...

 

Encore des danses sur un rythme endiablé, encore des acrobaties sur corde...

 

Le spectacle s'achevait avec un feu d'artifice lancé au dessus des Arènes...

 

 

Cette nouvelle création nous transportait dans une autre Belle époque, où le temps s’efface et les gens se retrouvent, où la danse et le cirque l’emportent, où la beauté nous fait rêver.

 

Un spectacle empli de poésie qui alliait musique, acrobaties, danses, lumières... un moment enchanteur offert aux Nîmois...

 

 

 

 

 

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16 février 2022 3 16 /02 /février /2022 09:32
L'élection est jouée d'avance selon Michel Onfray...

 

Selon Michel Onfray, l'élection est jouée d'avance... il parie que "le candidat élu sera  maastrichtien, si ce n'est pas Macron, ce sera Valérie Pécresse, ce ne sera pas Zemmour, ni même Marine Le Pen.

C'est le même système qui va fonctionner... nous ne sommes plus en démocratie.

On sait très bien quand il y a des élections en Corée, des élections en Chine, des élections en Russie, qui va être élu. En France, c'est pareil. Evidemment, de temps en temps on fait semblant, on change de personnage. Sarkozy et Hollande, c'est le même monde."

 

De fait, la gauche est en miettes : incapables de se rassembler, les différents candidats de gauche sont nombreux et peinent à convaincre.

Pour qui voter ?

Anne Hidalgo n'arrive pas à susciter l'adhésion : il faut dire qu'elle s'est parfois livrée à des déclarations peu crédibles, proposant ainsi de doubler le salaire des enseignants. Qui peut y croire ?

Christiane Taubira victorieuse de la primaire populaire paraît, elle aussi, peu fiable : elle a d'ailleurs été élue lors d'une primaire contestée et contestable.

Yannick Jadot qui porte le projet écologique recueillerait entre 5 et 8% des intentions de vote au premier tour selon la plupart des sondages... 

Il y a Jean-Luc Mélenchon dont le programme comporte des mesures intéressantes...  lui, est crédité de 10% des voix. Tout de même, la retraite ne sera possible qu'avec 40 annuités...

Et aussi Fabien Roussel, sympathique nouveau venu dans cette élection... ses scores sont faibles dans les sondages et il se présente sous la bannière du Parti Communiste, un parti ringardisé depuis longtemps...

Dans les derniers sondages, il se situe devant la candidate socialiste Anne Hidalgo (3,5 % contre 2,5 % dans le dernier Ifop).

 

 

Les candidats d'extrême droite Marine Le Pen et Eric Zemmour se livrent à une surenchère de déclarations démagogiques.

Par exemple, Marine Le Pen et Eric Zemmour ont tous deux exprimé leur intention de privatiser l'audiovisuel public en cas de victoire à l'élection présidentielle. Avec, à la clé, la suppression de la contribution de 138 euros qui le finance.

Mais privatiser l'audiovisuel, c'est la porte ouverte à davantage de plages publicitaires : on le voit sur les chaînes privées qui interrompent sans arrêt les programmes pour de larges moments consacrés à la publicité...

Une mesure qui semble peu à même de freiner le réchauffement climatique...

Les deux candidats jouent aussi sur la peur de l'immigration.

 

Mais pour qui voter ?

Pour ma part, je suis dubitative : aucun candidat ne parvient à me convaincre...

L'abstention sera-t-elle la grande gagnante de cette élection ?

 

 

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14 février 2022 1 14 /02 /février /2022 12:19
Rendez-vous au prochain orage... une chanson d'amour à la manière de Brassens...

 

Une chanson d'amour associée au mauvais temps, à la pluie, à l'orage, ce texte de Brassens n'est pas une chanson ordinaire :  on connaît bien sûr le fameux p'tit coin de parapluie qui offre au poète une rencontre délicieuse et éphémère...

Et puis, il y a l'orage qui permet encore une occasion de rencontre inattendue... et forcément un coup de foudre !

 

Ainsi, la chanson commence par une déclaration et une injonction paradoxales :

"Parlez-moi de la pluie et non pas du beau temps
Le beau temps me dégoûte et m'fait grincer les dents
Le bel azur me met en rage"

Et l'explication nous est donnée aussitôt :

"Car le plus grand amour qui m'fut donné sur terre
Je l'dois au mauvais temps, je l'dois à Jupiter
Il me tomba d'un ciel d'orage"

L'emploi du superlatif fait de cet amour une exception, ce qui suscite l'attention et la curiosité de l'auditeur... d'autant que cet amour semble comme tombé du ciel, et qu'il est même quasi divin puisque le poète utilise une référence mythologique : "Jupiter".

La description du soir d'orage qui intervient dans la strophe suivante est haute en couleurs : Brassens a recours, comme souvent, à un langage populaire et familier : "un vrai tonnerre de Brest avec des cris d'putois".

Et il nous fait voir et entendre toute la violence de cet orage qui devient "feux d'artifice", comme pour célébrer d'avance le nouvel amour qui va naître. Les sonorités de gutturales "r" et de dentales "t" et "d" viennent souligner l'intensité de cet orage.

 

Cet amour s'incarne dans la voisine du poète : celle-ci est évoquée avec vivacité et pittoresque, grâce à un verbe de mouvement "bondissant de sa couche", alors qu'elle est "en costume de nuit", une tenue qui va, bien sûr, favoriser la séduction.

Cette voisine réclame secours et assistance dans un discours direct, ce qui nous donne l'impression de vivre la scène :

"Je suis seule et j'ai peur, ouvrez-moi, par pitié
Mon époux vient d'partir faire son dur métier
Pauvre malheureux mercenaire
Contraint d'coucher dehors quand il fait mauvais temps
Pour la bonne raison qu'il est représentant
D'une maison de paratonnerres"

La belle semble tout de même surjouer la peur : elle insiste sur sa solitude, son désarroi, elle utilise un impératif insistant et elle évoque même l'absence de son époux pour justifier sa peur !

 

Quelle aubaine pour le poète ! Le mari qualifié pompeusement de "mercenaire" va en faire les frais...

Aussitôt, le poète ne perd pas de temps et passe à l'action, avec un certain humour :

"En bénissant le nom de Benjamin Franklin
Je l'ai mise en lieu sûr entre mes bras câlins"

On aime alors la pudique expression : "Et puis l'amour a fait le reste"

 

Le poète se permet même une adresse au mari trompé :


"Toi qui sèmes des paratonnerres à foison
Que n'en as-tu planté sur ta propre maison
Erreur, on ne peut plus funeste"

De fait, ce mari insouciant n'a pas pu empêcher le coup de foudre qui survient.

 

Et voilà la belle repartie en même temps que l'orage : elle n'oublie pas tout de même de prendre rendez-vous pour les jours d'intempérie... l'expression "rendez-vous" réitérée suggère l'empressement de la belle pour la prochaine occasion...

"Quand Jupiter alla se faire entendre ailleurs
La belle, ayant enfin conjuré sa frayeur
Et recouvré tout son courage
Rentra dans ses foyers faire sécher son mari
En m'donnant rendez-vous les jours d'intempérie
Rendez-vous au prochain orage"

 

Dès lors, le poète est dans l'attente : de nombreux verbes de perception "contempler, regarder, guetter, lorgner" viennent souligner sa quête d'un nouveau rendez-vous : il n'arrête pas de scruter le ciel dans l'espérance d'un nouvel orage.

Les noms de nuages s'accumulent aussi :"les nues, les stratus, les cumulus, les nimbus" montrant l'attention exacerbée du poète.

 

Hélas ! La belle ne revient pas... car le mari a fait fortune et a emmené sa femme vers "des cieux toujours bleus, Des pays imbéciles où jamais il ne pleut..."

La chanson se conclut sur une supplique à Dieu :

"Dieu fasse que ma complainte aille, tambour battant
Lui parler de la pluie, lui parler du gros temps
Auxquels on a tenu tête ensemble
Lui conter qu'un certain coup de foudre assassin
Dans le mille de mon cœur a laissé le dessin
D'une petite fleur qui lui ressemble"

 

Dans cette supplique, la chanson devient même un message adressé à la belle, un message qui a valeur de souvenir, un message qui pourra lui parvenir "tambour battant", ce qui peut évoquer encore le bruit tonitruant de la pluie...

 

Le poète parle enfin d'un "coup de foudre assassin" : une expression particulièrement adaptée à la situation, un  coup de foudre qui est à double sens : celui, au propre, qui a tant effrayé sa voisine par ce soir d'orage, et celui, au figuré, qui a fait tomber le poète amoureux de sa belle voisine...

La mélodie emplie de gaieté et de vivacité restitue merveilleusement le bonheur de cette jolie rencontre...

 

Poésie, tendresse, humour, culture, tout un art du récit : un cocktail merveilleux dans cette chanson de Brassens !

 

 

 

 

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