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14 février 2022 1 14 /02 /février /2022 12:19
Rendez-vous au prochain orage... une chanson d'amour à la manière de Brassens...

 

Une chanson d'amour associée au mauvais temps, à la pluie, à l'orage, ce texte de Brassens n'est pas une chanson ordinaire :  on connaît bien sûr le fameux p'tit coin de parapluie qui offre au poète une rencontre délicieuse et éphémère...

Et puis, il y a l'orage qui permet encore une occasion de rencontre inattendue... et forcément un coup de foudre !

 

Ainsi, la chanson commence par une déclaration et une injonction paradoxales :

"Parlez-moi de la pluie et non pas du beau temps
Le beau temps me dégoûte et m'fait grincer les dents
Le bel azur me met en rage"

Et l'explication nous est donnée aussitôt :

"Car le plus grand amour qui m'fut donné sur terre
Je l'dois au mauvais temps, je l'dois à Jupiter
Il me tomba d'un ciel d'orage"

L'emploi du superlatif fait de cet amour une exception, ce qui suscite l'attention et la curiosité de l'auditeur... d'autant que cet amour semble comme tombé du ciel, et qu'il est même quasi divin puisque le poète utilise une référence mythologique : "Jupiter".

La description du soir d'orage qui intervient dans la strophe suivante est haute en couleurs : Brassens a recours, comme souvent, à un langage populaire et familier : "un vrai tonnerre de Brest avec des cris d'putois".

Et il nous fait voir et entendre toute la violence de cet orage qui devient "feux d'artifice", comme pour célébrer d'avance le nouvel amour qui va naître. Les sonorités de gutturales "r" et de dentales "t" et "d" viennent souligner l'intensité de cet orage.

 

Cet amour s'incarne dans la voisine du poète : celle-ci est évoquée avec vivacité et pittoresque, grâce à un verbe de mouvement "bondissant de sa couche", alors qu'elle est "en costume de nuit", une tenue qui va, bien sûr, favoriser la séduction.

Cette voisine réclame secours et assistance dans un discours direct, ce qui nous donne l'impression de vivre la scène :

"Je suis seule et j'ai peur, ouvrez-moi, par pitié
Mon époux vient d'partir faire son dur métier
Pauvre malheureux mercenaire
Contraint d'coucher dehors quand il fait mauvais temps
Pour la bonne raison qu'il est représentant
D'une maison de paratonnerres"

La belle semble tout de même surjouer la peur : elle insiste sur sa solitude, son désarroi, elle utilise un impératif insistant et elle évoque même l'absence de son époux pour justifier sa peur !

 

Quelle aubaine pour le poète ! Le mari qualifié pompeusement de "mercenaire" va en faire les frais...

Aussitôt, le poète ne perd pas de temps et passe à l'action, avec un certain humour :

"En bénissant le nom de Benjamin Franklin
Je l'ai mise en lieu sûr entre mes bras câlins"

On aime alors la pudique expression : "Et puis l'amour a fait le reste"

 

Le poète se permet même une adresse au mari trompé :


"Toi qui sèmes des paratonnerres à foison
Que n'en as-tu planté sur ta propre maison
Erreur, on ne peut plus funeste"

De fait, ce mari insouciant n'a pas pu empêcher le coup de foudre qui survient.

 

Et voilà la belle repartie en même temps que l'orage : elle n'oublie pas tout de même de prendre rendez-vous pour les jours d'intempérie... l'expression "rendez-vous" réitérée suggère l'empressement de la belle pour la prochaine occasion...

"Quand Jupiter alla se faire entendre ailleurs
La belle, ayant enfin conjuré sa frayeur
Et recouvré tout son courage
Rentra dans ses foyers faire sécher son mari
En m'donnant rendez-vous les jours d'intempérie
Rendez-vous au prochain orage"

 

Dès lors, le poète est dans l'attente : de nombreux verbes de perception "contempler, regarder, guetter, lorgner" viennent souligner sa quête d'un nouveau rendez-vous : il n'arrête pas de scruter le ciel dans l'espérance d'un nouvel orage.

Les noms de nuages s'accumulent aussi :"les nues, les stratus, les cumulus, les nimbus" montrant l'attention exacerbée du poète.

 

Hélas ! La belle ne revient pas... car le mari a fait fortune et a emmené sa femme vers "des cieux toujours bleus, Des pays imbéciles où jamais il ne pleut..."

La chanson se conclut sur une supplique à Dieu :

"Dieu fasse que ma complainte aille, tambour battant
Lui parler de la pluie, lui parler du gros temps
Auxquels on a tenu tête ensemble
Lui conter qu'un certain coup de foudre assassin
Dans le mille de mon cœur a laissé le dessin
D'une petite fleur qui lui ressemble"

 

Dans cette supplique, la chanson devient même un message adressé à la belle, un message qui a valeur de souvenir, un message qui pourra lui parvenir "tambour battant", ce qui peut évoquer encore le bruit tonitruant de la pluie...

 

Le poète parle enfin d'un "coup de foudre assassin" : une expression particulièrement adaptée à la situation, un  coup de foudre qui est à double sens : celui, au propre, qui a tant effrayé sa voisine par ce soir d'orage, et celui, au figuré, qui a fait tomber le poète amoureux de sa belle voisine...

La mélodie emplie de gaieté et de vivacité restitue merveilleusement le bonheur de cette jolie rencontre...

 

Poésie, tendresse, humour, culture, tout un art du récit : un cocktail merveilleux dans cette chanson de Brassens !

 

 

 

 

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13 février 2022 7 13 /02 /février /2022 13:08
Musique aux Jardins...

 

 

Un musicien s'est installé sur un des bancs de pierre des Jardins...

 

 

 

Un harmonica, une sono, et il il fait vibrer ses notes dans l'air de l'hiver...

 

 

 

C'est dimanche, les promeneurs s'attardent à écouter cette musique chaleureuse qui envahit l'espace des Jardins...

 

 

 

Un temps serein, magnifique : devant le musicien, le Nymphée déroule ses balustres, ses statues... un décor de rêve pour un récital !

 

 

 

Des pigeons traversent l'espace, joli ballet aérien qui anime aussi les Jardins...

 

 

 

Une musique jazzy nous enveloppe... des passants s'arrêtent pour écouter ces airs envoûtants... un cycliste, un père et sa fillette s'avancent pour profiter de ce spectacle musical offert aux promeneurs du dimanche...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photo et vidéos : rosemar

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11 février 2022 5 11 /02 /février /2022 12:24
Sur les pas de Jérémie Villet, un passionné de nature...

 

Jérémie Villet nous emmène, au cours de ce reportage, en Haute-Savoie, on le voit se déplacer lentement dans une neige épaisse, compacte... il s'arrête, pose son sac, et avec des jumelles scrute le paysage, il a aperçu des traces de tétras-lyres.

Vous connaissez ce genre d'oiseau ? Moi, pas du tout ! 

Il lui faut attendre le lendemain matin pour tenter de les photographier...

Tandis qu'il s'installe pour la nuit, un chamois se profile sur la colline...

 

Au petit matin, à 5 heures 20, le photographe scrute l'horizon avec son appareil : "On entend un coq, dit-il, ils sont en dessous, dans la pente... c'est bien ! ça roucoule et puis ça fait un genre de chuintement."

L'animal apparaît alors trottinant dans la neige : un coq étonnant aux teintes de bleu sombre avec deux crêtes écarlates. Sa silhouette obscure ressort sur l'immensité neigeuse...

"On dirait vraiment une peinture ! C'est un peu notre ours polaire, à nous. Ce sont des animaux qui tendent à  disparaître." commente  Jérémie Villet.

On voit alors de magnifiques photos de l'oiseau qui s'envole, ailes déployées, teintées de bleu de nuit et de blanc.

Un oiseau que je n'avais jamais vu, un spécimen rare qui vit loin du regard des hommes...

 

L'hiver fini, Jérémie Villet poursuit ses activités de photographe : renards, oiseaux à débusquer et à imprimer sur la pellicule.

Le voici au mois de juin, dans un paysage champêtre, près des étangs de Sologne en quête du grèbe à cou noir.

Encore un animal dont j'ignorais même le nom !

Le photographe repère un petit étang super sauvage... Il utilise un affût flottant qui lui permet de rentrer à pied dans l'eau pour observer la faune. Il le recouvre de fougères.

"Les milieux humides sont de de plus en plus rares : des endroits qu'on a asséchés pour construire quelque chose. Les humains n'aiment pas trop les marais : il y a des moustiques, on ne sait pas quoi y faire... Mais, en fait, c'est hyper riche avec des larves d'une multitude d'insectes, et les oiseaux vivent grâce à ça."

Vers 4 heures, 45, Jérémie Villet se faufile dans son affût... l'eau amortit tous les mouvements.

Des myriades d'oiseaux apparaissent alors dans la brume du petit matin et voilà que se profile un grèbe à cou noir : étonnante créature !

Des yeux couleur de braise, des plumes brunes hérissées près des yeux, un plumage ténébreux, "comme une espèce de petit dragon.", commente Jérémie Villet.

C'est une mère qui transporte son  oisillon sur son dos : superbe scène !

 

On retrouve ensuite le photographe dans la ferme familiale, dans les Yvelines : dès l'enfance, il a commencé à faire des photos d'animaux, chevreuils, renards, sangliers...

 

Dans le Haut-Jura, on suit encore Jérémie Villet qui se met en quête d'un terrier de renardeaux : il se camoufle, et soudain, surgit un premier renardeau, dont on croise le regard, puis deux autres encore, ils ont environ deux mois, deux mois et demi.

Le lendemain, au petit matin : nouvel affût, cette fois la famille est réunie au complet... on voit les renardeaux jouer, jolie scène finale : la maman entourée de ses renardeaux.

 

Un grand merci à ce photographe qui nous fait apprécier une nature intacte, qui nous fait approcher des animaux étranges, peu connus ou plus familiers dans leur environnement naturel...

 

 

Source :

 

https://www.france.tv/france-2/13h15-le-samedi/3037469-dans-les-yeux-de-jeremie.html

 

https://www.francetvinfo.fr/culture/arts-expos/photographie/jeremie-villet-photographe-passionne-des-photos-animalieres-sous-la-neige_4925477.html

Sur les pas de Jérémie Villet, un passionné de nature...
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9 février 2022 3 09 /02 /février /2022 09:56
L'écologie selon Aymeric Caron... une écologie métaphysique !

 

"Notre imaginaire est complètement confiné... j'ai pu dans des ouvrages précédents proposer des choses qui paraissent irréalistes même quand il s'agit des droits des animaux.", déclare le militant écologiste Aymeric Caron...

Et il précise encore : "Ce sont des idées séduisantes.

La plupart des gens qui nous écoutent sont éduqués dans l'idée qu'un destin c'est faire des études, trouver un travail pour vivre, ce travail va vous occuper toute votre semaine, c'est lui qui va organiser votre vie, c'est pas votre vie de famille, c'est pas vos goûts, ça on va le mettre un peu de côté, et puis on sait qu'il va y avoir une retraite, on ne sait pas aujourd'hui si c'est 65, 70, bientôt 75 ans, et on donne l'idée aux gens, dès qu'ils naissent que c'est la seule option possible... Et le problème des possibilités politiques qui ont été offertes, depuis un certain nombre d'années, c'est d'essayer de composer des variables d'ajustement dans cette chose qui paraît indépassable...

 

Alors, justement, l'écologie, c'est la seule offre politique qui propose à chacun de vivre autrement en expliquant : vous savez, il n' y a pas que le travail pour s'émanciper, pour se réaliser surtout dans une société qui vous le permet de moins en moins.

Imaginez que vous ne travaillez plus ( ça, c'est de l'écologie pure ) que quinze ou vingt heures par semaine... quoi ? C'est quoi cette folie ? Mais c'est absolument impossible, l'économie ne peut pas, mais si, l'économie peut soutenir ce système.... ça veut dire quoi ?

ça veut dire que vous aurez du temps pour vous occuper de votre famille, ça veut dire que sur les domaines de la vie qui vous intéressent, la musique ou tel projet associatif, vous aurez désormais du temps pour vous en occuper.

 

Pourquoi aujourd'hui on ne peut pas s'impliquer convenablement dans la vie démocratique ?

Parce que le système nous assomme complètement dans un quotidien du travail qui fait que quand on rentre chez soi, on n'a pas tous le temps pou se consacrer à d'autres activités.

 

Quand on repense le rapport au temps, on repense au rapport à notre vie... quand tout à coup on a du temps pour s'investir dans la vie démocratique, pour comprendre l'essentiel... depuis 30 ans ou 40 ans, l'écologie politique s'est enfermée dans une vision de l'écologie qui est mathématique, l'écologie des quotas : produire un peu moins de CO2, détruire un peu moins d'espèces, etc.

L'écologie, aujourd'hui, qu'il faut expliquer, c'est une écologie métaphysique. Et c'est là dessus qu'échouent profondément nos politiques."

 

Voilà un programme séduisant !

Alors que nous courons sans cesse après le temps, alors que le travail accapare une grande partie de notre temps, peut-on refonder un autre système ?

 

L'humanité est questionnée dans sa survie avec les politiques qui sont menées par nos gouvernants.

La croissance, la course à la rentabilité dans de nombreux domaines : l'école, l'hôpital, les Ehpad, continuent à polluer et à empoisonner nos sociétés.

 

Source :

 

https://www.france.tv/france-5/c-ce-soir/c-ce-soir-saison-2/3035293-l-ecologie-peut-elle-faire-rever.html

 

 

 

L'écologie selon Aymeric Caron... une écologie métaphysique !
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7 février 2022 1 07 /02 /février /2022 12:35
"Des mouroirs ignobles..."

 

"Des mouroirs ignobles...", telle est l'expression utilisée par un des personnages du roman de Houellebecq Anéantir, pour évoquer les EHPAD.

Et qui est ce personnage ? Il s'agit d'une femme médecin chef de l'hôpital où se trouve le père du héros de l'histoire, Paul Raison.

Et que dit-elle exactement à ce sujet ? "Les EHPAD ont une mauvaise réputation et c'est loin d'être injustifié, il est vrai que dans l'ensemble ce sont des mouroirs ignobles, je ne devrais pas dire ça, mais à mon avis les EHPAD sont l'une des plus grandes hontes du système médical français."

Une expression qui fustige et dénonce un système dans lequel les maisons de retraite sont gérées comme de véritables usines qui doivent être rentabilisées. Mais que reste-t-il d'humain dans ce management ?

De plus, cet avis est exprimé par un médecin, quelqu'un qui connaît bien le problème dont elle parle.

 

Encore une fois, Houellebecq décrit bien les réalités de notre temps : le scandale des EHPAD ORPEA vient de le souligner.

Un livre, "Les Fossoyeurs", paru le mercredi 26 janvier chez Fayard, fait trembler cette chaîne de maisons de retraite. L'auteur et journaliste, Victor Castanet, accuse le leader européen des maisons de retraite de maltraitances sur des résidents d'EHPAD.

Dans ce livre, il décrit un système où les soins d’hygiène, la prise en charge médicale, voire les repas des résidents sont "rationnés" pour améliorer la rentabilité du groupe.

C'est scandaleux ! Mais ce business de la vieillesse existe depuis longtemps : j'avais écrit un article à ce sujet en 2017.

On feint de découvrir une réalité qui n'est pas nouvelle !

Assez d'hypocrisie ! 

Depuis des années, ce scandale perdure et rien n'a été fait pour améliorer la situation des EHPAD par les gouvernements successifs... RIEN !

Voici ce que j'écrivais en 2017 :

 

Les grands groupes du business de la vieillesse affichent des taux de croissance considérables, 15 % par an. Le groupe Korian a fait 3 milliards d'euros de chiffre d'affaire en 2016 !

L'équipe de Pièces à conviction n'a pas reçu l'autorisation de filmer, mais en caméra cachée, un journaliste a pu visiter un établissement de cette "chaîne".

Les tarifs sont prohibitifs : un hébergement coûte entre 3464 euros et 4443 euros par mois !

Dans les publicités pour ce groupe, on peut voir des résidents heureux, des personnels contents de travailler.

Mais ce tableau idyllique est bien éloigné de la réalité : certains salariés révèlent des manques... des résidents qui restent 6 ou 7 heures dans des couches souillées... des couches inadaptées pour des personnes âgées, qui sont en plus rationnées afin de faire des économies, des résidents livrés à eux-mêmes dans les couloirs, complètement désorientés.

Des repas qui sont préparés au moindre coût : 4, 35 euros par jour et par pensionnaire ! Comment ne pas parler, alors, de restriction alimentaire ? 

De telles conditions de vie sont indignes : en France, le pays des droits de l'homme, comment peut-on admettre que des personnes âgées, sans défense, soient traitées ainsi ?

 

 

http://rosemar.over-blog.com/2017/10/le-scandaleux-business-de-la-vieillesse.html

 

 

https://www.franceculture.fr/emissions/les-pieds-sur-terre/dans-l-enfer-des-maisons-de-retraite

"Des mouroirs ignobles..."
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6 février 2022 7 06 /02 /février /2022 13:38
Battements d'ailes blanches sur le miroir de l'eau !

 

Un bel après-midi d'hiver : sur le plan d'eau, des moires, des reflets d'or et de brume...

 

 

L'eau se pare de teintes lumineuses... des éclats solaires, des embruns ténébreux, des ciels radieux...

 

 

Des frissons parcourent le fil de l'eau, friselis subtils et légers...

 

 

Soudain, des oiseaux s'envolent et traversent ce tableau de l'hiver...

 

 

 

Battements d'ailes blanches sur le miroir de l'eau !

 

 

 

Eclairs de lumières fugitifs ! Vision éblouissante d'un jour d'hiver !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photo et vidéo : rosemar

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4 février 2022 5 04 /02 /février /2022 12:33
Les plaisirs du patin à glace...

 

A l'occasion des fêtes de Noël, une patinoire éphémère était installée près de la Maison Carrée à Nîmes : les amateurs de patins à glace pouvaient s'entraîner et perfectionner leur maîtrise de la glisse...

 

On pouvait y voir quelques patineurs expérimentés qui montraient une certaine aisance sur la glace.

On pouvait aussi découvrir des débutants : c'est alors qu'on perçoit toutes les difficultés de cet art et de ce sport.

Garder l'équilibre ! Ne pas tomber ! Mission impossible !

 

De jeunes enfants affrontaient cette épreuve avec courage, des adultes essayaient aussi de faire leurs premiers pas sur la glace...

Un festival de chutes !

Difficile de tenir l'équilibre... Certains se tiennent désespérément à la rembarde pour ne pas tomber, d'autres font de petits pas, essaient d'avancer prudemment, mais peine perdue, les chutes s'accumulent.

 

Une fillette accompagnée de ses parents semblait faire ses premiers pas sur la glace : elle essayait de progresser mais invariablement, elle tombait à la renverse.

Courageusement, elle recommençait, le sourire aux lèvres : quelle constance et quelle persévérance !

 

Un jeune garçon connaissait les mêmes vicissitudes : accompagné de son père, il se lançait sur la glace et multipliait les chutes.

Mais la glace est dure et impitoyable, il fit une lourde chute et se mit à pleurer à chaudes larmes. Son père le consolait comme il pouvait.

 

Décidément, l'apprentissage du patin à glace est difficile et parfois douloureux.

 

Malgré tout, le spectacle des patineurs est souvent réjouissant : on les voit mouliner des bras pour essayer de garder l'équilibre, on les voit accrochés aux rembardes, on les sent pleins de bonne volonté, tout de même...

 

On perçoit leur envie de progresser : cette discipline n'est-elle pas une belle métaphore de nos vies humaines ? Des obstacles, des épreuves, des difficultés, des joies aussi quand on parvient à les surmonter...

 

Aujourd'hui, 4 février, s'ouvrent les Jeux Olympiques d'hiver à Pékin : on pourra suivre les épreuves de patinage artistique, une discipline qui requiert de nombreuses qualités, persévérance, grâce, élégance, tout un art de l'équilibre...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photo et vidéos : rosemar

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2 février 2022 3 02 /02 /février /2022 09:48
"Cette publicité qui rend désirable tout ce qui détruit la planète..."

 

"La force, le pouvoir, les puissances de l'argent viennent inonder de publicités diverses et variées tous nos imaginaires. Cet argent vient faire de la publicité et rendre désirable tout ce qui détruit la planète.", déclare l'écologiste Marie Toussaint.

"On ne lutte pas à armes égales et tant qu'on n'aura pas fait tomber ce pouvoir, alors, on continuera à nous vendre ce qui constitue des forces de mort."

 

Et que nous vendent les publicités ?

Des grosses voitures, des SUV, des bolides... au lieu de fabriquer des petites voitures économes en énergie, les constructeurs automobile s'acharnent à sortir des modèles puissants, coûteux, énergivores.

 

Que dire des écrans de télévision ? Toujours plus grands, toujours plus impressionnants, à tel point qu'ils atteignent des dimensions gigantesques.

 Des écrans "led", ultra-plats, certes, mais aux dimensions écrasantes.


Qui peut avoir envie d'acquérir des appareils si envahissants ?

Pour ma part, je me refuse à une telle mégalomanie, à cette gabegie technologique, qui n'a aucune utilité.

En passant dans le rayons des téléviseurs d'un grand magasin, on se sent comme écrasé par cette débauche d'écrans surdimensionnés. C'est un monde effrayant où les écrans dévorent l'espace, où les objets s'emparent de l'environnement, où l'on se sent minuscule...
Des téléviseurs de plus d'un mètre, parfois un mètre cinquante, qui sont si encombrants qu'on en est, à la fois, étonné et inquiet.

 

Les smartphones eux, s'ils  sont d'une taille raisonnable, deviennent de plus en plus sophistiqués : on nous incite à acheter le dernier modèle présenté comme toujours plus performant.

Michel Houellebecq se moque ainsi de cette fuite en avant au début de son roman Anéantir : "Bastien Doutremont prenait souvent des photos avec son iPhone désuet- on devait en être à la génération 23, il s'était arrêté à la 11."

 

Dans les publicités, c'est le luxe qui s'affiche le plus souvent : un luxe éhonté, d'autant que certains n'ont pas les moyens d'y accéder.

Des sacs, des parfums, des montres, des voitures de luxe...

C'est ainsi que l'on crée des besoins nouveaux et totalement superflus.

L'industrie du vêtement fonctionne de la même manière : on nous incite à acheter une mode qui se renouvelle sans cesse... nouvelles formes, nouvelles couleurs, nouveaux tissus...

Aucune limite et nous nous laissons emporter par ce système productif.

Comment y résister ?

Les hommes politiques eux-mêmes se soumettent au pouvoir de l'économie et de l'argent.

 

 

 

https://www.france.tv/france-5/c-ce-soir/c-ce-soir-saison-2/3035293-l-ecologie-peut-elle-faire-rever.html

"Cette publicité qui rend désirable tout ce qui détruit la planète..."
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31 janvier 2022 1 31 /01 /janvier /2022 12:14
Tristes Jeux Olympiques !

 

"Aux abords du stade olympique, la bulle est en place, hermétique, fermée, bien gardée.

Pendant les jeux, seuls les athlètes, organisateurs et volontaires pourront être à l'intérieur de cette zone... les autres resteront de l'autre côté du grillage...

Bulles olympiques à Pékin et sur les montagnes alentour : l'idée est d'éviter toute possibilité de transmission du virus, surtout, selon les autorités, avec les athlètes venus de l'étranger, où le Covid-19 court.

 

Pris en mains dès l'aéroport, les participants ne sortiront pas de la bulle ou plutôt des bulles : à Pékin et sur les deux autres lieux des J O. : Yanqing et Zhangjiakou.

Devant la gare principale qui relie Pékin aux deux sites olympiques, pour les trains, il y aura des voitures dédiées aux voyageurs de la bulle olympique, séparées des autres voitures, dédiées au grand public.

 

L'obsession des autorités : que personne ne se croise. Et sur les routes qui relient les sites, une voie olympique a été mise en place pour les participants, dans des véhicules bien identifiés... et ce message clair de la police :

"Attention à ne pas assister les personnes en danger... Si vous voyez un accident sur la voie olympique, gardez vos distances, ne vous approchez pas !"

 

 À l’intérieur de la bulle, où les entraînements ont commencé, port du masque obligatoire, contrôle de température et tests PCR quotidiens sont exigés.

Plus d'une centaine de cas positifs ont déjà été détectés : rien n'est laissé au hasard, même les déchets ne sortiront pas pendant toute la période des jeux.

 

La Chine veut montrer au monde l'efficacité de sa politique zéro covid, alors qu'on dénombre officiellement 80 cas dans la capitale.

 

Pékin est plus que jamais sur le pied de guerre : tout individu qui a acheté de l'aspirine ou du sirop pour la toux dans les 15 derniers jours doit désormais aller se faire tester. La chasse aux malades du Covid-19 est lancée.

 

Donc, des jeux de Pékin sans Pékinois, d'où l'indifférence ou la frustration de beaucoup d'habitants tenus à l'écart. Il n’y aura aucun spectateur dans la bulle. 

Les autorité promettent un spectacle grandiose pour épater la planète."

 

C'est tout de même une organisation effrayante : tout est encadré, contrôlé, planifié, surveillé.

Une politique de contrôle permanent, un carcan pour tous les participants à ces Jeux....

On apprend aussi que la neige sera 100 % artificielle : plus de 100 générateurs de neige et 300 canons à neige oeuvreront sans relâche pour recouvrir les pistes de fausse neige. 

Des jeux vraiment pas écologiques, donc !

Ce processus est énergivore et gourmand en eau et nécessite le recours à des produits chimiques pour ralentir la fonte de la neige. Il rend aussi les surfaces imprévisibles et potentiellement dangereuses, d'après de nombreux compétiteurs. "Les Jeux d'hiver 2022 constitueront sans aucun doute un spectacle impressionnant, que des millions de personnes à travers le monde regarderont et apprécieront. Mais ils devraient aussi susciter le débat sur l'avenir des Jeux d'hiver et les limites de la fabrication d'environnements naturels artificiels", selon une association écologique.

 

Tristes Jeux Olympiques !

 

 

 

 

 

https://www.francetvinfo.fr/les-jeux-olympiques/pekin-2022/pekin-des-jeux-olympiques-sous-bulle-sanitaire_4931827.html

 

 

https://www.lexpress.fr/actualite/monde/asie/une-neige-100-artificielle-les-jo-d-hiver-de-pekin-pas-si-verts_2167080.html

 

 

 

 

Tristes Jeux Olympiques !
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30 janvier 2022 7 30 /01 /janvier /2022 12:36
L'eau devient flammes, panaches, brumes de feux...

 

 

Sous le soleil et sous l'effet du vent, voici qu'une pluie d'or voltige et  se répand sous les jets d'eau...

 

 

L'eau bouillonne et se pare de teintes dorées si lumineuses !

 

 

Emportée par le vent, l'eau devient flammes, panaches, brumes de feux...

 

 

Elle prend des teintes solaires, des éclats d'or et de pourpre légère... elle s'emporte, elle tourbillonne, elle s'éparpille...

 

 

Des oiseaux traversent ce tableau de lumières et de feux !

 

 

Eblouissant spectacle d'un soir d'hiver !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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