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10 mai 2021 1 10 /05 /mai /2021 11:08
Mais que deviennent nos déchets plastiques ?

 

Nous sommes désormais contraints de trier nos déchets, et de mettre à part les cartons, papiers, emballages en plastique.

Chaque minute dans le monde, l'équivalent d'un camion poubelle rempli de déchets plastiques se déverse dans les océans.

Que deviennent donc nos déchets plastiques ? Qu'est-ce qui est vraiment recyclé ?

Comme on nous demande de trier, nous pensons que les déchets plastiques sont tous recyclés. Mais c'est loin d'être le cas...

Un reportage diffusé sur la Cinq, intitulé La face cachée du recyclage, nous apprend avec précision ce que deviennent ces déchets.

 

"A Ivry sur Seine, se trouve le plus grand incinérateur d'Europe : il engloutit chaque année 650 000 tonnes de déchets... Des fumées s'échappent continuellement de cette usine, jour et nuit.

Dans les fumées blanches, il y a beaucoup de vapeur d'eau, mais aussi du dioxyde de carbone, le principal gaz à effet de serre, plus inquiétant : du dioxyde de souffre, des tonnes de poussières, de l'acide chlorhydrique, des traces d'ammoniac, de plomb, de l'arsenic...

Des poules installées près d'un incinérateur pondent des oeufs avec des taux de dioxine bien supérieurs à la normale.

 

Les déchets sont brûlés, "valorisés", dit-on, car avec la chaleur produite, un incinérateur fait chauffer de l'eau pour alimenter les radiateurs des immeubles alentour et pour produire de l'électricité.

 

Après incinération, il reste des résidus qu'on appelle le mâchefer : tout ce qui n'a pas brûlé.

En moyenne, dans les incinérateurs français, 20% des déchets ressortent en mâchefer, un cinquième de ce que l'on jette. Chaque soir, une péniche vient collecter ces tonnes de résidus toxiques, plombés par les dioxines et les métaux lourds.

50 kilomètres plus loin, se trouve un centre de maturation où est entassé du mâchefer : on y retrouve de la faïence, du verre, des métaux, du plastique. Il faut le traiter, c'est à dire le laisser à l'air libre, certains polluants vont naturellement se dissoudre mais un tiers du mâchefer est trop pollué, il finira dans une décharge : nous le laissons aux générations futures.

Au bout de 3 mois, on fait des analyses et on regarde si le produit est valorisable ou non.

Les mâchefers valorisables, les deux tiers, ceux qui respectent les seuils réglementaires de pollution sont triés et sont envoyés sur des chantiers routiers.

Le mâchefer est donc utilisé pour construire des routes : 50 000 tonnes de mâchefer sont utilisées pour remblayer les terrains où sont construites les routes... c'est là que finissent nos poubelles !

Mais certains clients ne veulent pas du mâchefer : il y a des contre-indications pour des cours d'eau, il peut y avoir des eaux d'infiltration, c'est quand même du recyclage d'ordures ménagères, donc cela peut potentiellement polluer la nappe phréatique.

Un échantillon de mâchefer a été prélevé et envoyé dans un laboratoire spécialisé : les résultats sont sans appel.

"Ce mâchefer, on ne peut pas le mettre en sous couche routière, parce qu'il y a un risque potentiel de par sa teneur en dioxines : pour les dioxines, la réglementation tolère 10 nanogrammes par kilo, et dans l'échantillon, on trouve 56 nanogrammes par kilo.

Si de l'eau s'infiltre dans le mâchefer, ces dioxines pourraient se répandre dans l'environnement et rejoindre une nappe phréatique.

La dioxine est un composé cancérigène reconnu.", commente un des scientifiques chargé de l'analyse.

Mais d'où provient cette dioxine ? De quels déchets ? La présence de dioxine est souvent liée à la présence de composés plastiques.

Ainsi, nous roulons sur nos poubelles, nous n'imaginions pas que des déchets non brûlés étaient discrètement stockés sous le bitume...

 

A la sortie des incinérateurs, il y a aussi les REFIOM, 2,5 % des déchets qui sortent des usines. Ces REFIOM sont tellement toxiques qu'on ne peut pas les réutiliser, ils sont en fait exportés en Allemagne et enfouis dans des mines.

Les REFIOM, ce sont les cendres volantes récupérés par les filtres. Ils sont traités avec un protocole strict pour que personne n'y soit exposé.

Les REFIOM sont des déchets ultimes destinés à des décharges spéciales pour déchets dangereux.

A Philippsthal, en Allemagne, se trouvent des mines de sel, avec sous terre, des galeries, creusées par les mineurs : les REFIUM viennent combler ces cavités.

Un géologue en colère, Ralf  Krupp, travaille sur le problème des mines de sel depuis des années : "en acceptant ces déchets, on gagne beaucoup d'argent. C'est un immense business, et les pays qui les envoient sont ravis puisqu'ils n'ont plus à s'en soucier. Le seul perdant, c'est l'environnement.", déclare ce géologue.

Qui imagine, en sortant ses poubelles le soir, qu'une partie va finir dans une mine de sel, en Allemagne ?

D'après l'entreprise allemande, il n' y a aucun risque pour l'environnement.

Pourtant, il y a de gros problèmes d'infiltration d'eau dans ces mines, un jour, l'eau pourrait atteindre ces déchets toxiques et rejoindre ensuite les nappes phréatiques.

Les REFIUM peuvent rester toxiques pendant des milliers d'années.

 

Ce que la plupart des gens ignorent aussi, c'est que la moitié du plastique jeté en France finit dans un incinérateur.

La meilleure solution serait de diminuer nos déchets car le plastique est partout. Beaucoup d'industriels multiplient les couches de plastique, sans prendre en compte les conséquences pour l'environnement. 

C'est le plus souvent une affaire de marketing : il s'agit d'inciter à consommer toujours plus.

Dans les années 50, les humains fabriquaient un million de tonnes de plastique par an, dans les années 70, 50 millions, dans les années 90, 150 millions, aujourd'hui, plus de 350 millions de tonnes !

Le monde est devenu accro à cette matière, tellement pratique et si peu chère à produire.

 

Arriver à vivre sans plastique : c'est le combat d'une scientifique française, Nathalie Gontard : elle passe son temps à montrer la nocivité de ce matériau créé à partir du pétrole.

Le plastique, au fil du temps, se dégrade, devient minuscule et quand il se dégrade, il voyage et peut rejoindre des cours d'eau, les mers, les océans : rien ne peut arrêter les micro-plastiques.

Le plastique est dangereux lorsqu'il devient invisible. Nous savons qu'il y a du plastique dans nos océans.

 

Sur la côte méditerranéenne, des volontaires ont découvert les dégâts faits par le polystyrène : il s'agglutine sur le bois. Avec la tempête Alex, et les inondations, des millions de billes de polystyrène ont été charriées, elles vont finir par être assimilées dans la chaîne alimentaire par des petits poissons, par certains oiseaux, et au final, c'est nous qui allons les manger, puisque le dernier maillon de la chaîne alimentaire, c'est nous. 

A côté de l'étang de Berre, ce n'est pas la tempête qui a apporté le plastique, ce sont les hommes qui s'en sont débarrassés : on découvre une mare où surnagent des blocs de pastique,  une piscine de déchets, un étang de polystyrène. Là, des oiseaux cherchent leur nourriture, essaient de survivre dans un monde pollué et dévasté.

Comment l'humanité peut-elle continuer à se regarder dans une glace ?

 

Un Français moyen ingère à minima l'équivalent d'une carte bleue par semaine, notre corps ne sait pas s'en débarrasser.

Impossible de tout miser sur le recyclage parce que le plastique n'est pas recyclable, à proprement parler.

Et pourtant, nous passons notre temps à le trier...

Dans un centre de tri, arrive le plastique trié, les différents plastiques sont isolés et envoyés dans des bacs appropriés. Le rebut non reconnu part vers l'incinérateur.

Les plastiques triés sont ficelés dans d'énormes balles, classées par catégories : certaines sont recyclées, d'autres pas vraiment. Ont été isolés les bouteilles transparentes, le plastique souple, les bouteilles colorées, le plastique opaque et les barquettes.

Les bouteilles transparentes sont recyclées : on peut en faire de nouvelles bouteilles, en ajoutant du plastique neuf, le plastique souple redevient aussi du film plastique.

Les bouteilles colorées ne peuvent être recyclées à l'identique, on en fait des rouleaux d'isolation pour les maisons, les bouteilles opaques sont en partie réutilisées pour en faire des tuyaux d'arrosage ou des équipements automobile et le jour où ça ne servira plus, ce ne sera plus recyclable.

Il faut savoir qu'il y a au minimum 30% de perte à chaque cycle de recyclage. Les bouteilles ne sont pas recyclables à l'infini, on peut les recycler deux ou trois fois seulement.

Les autres plastiques sont décyclés c'est à dire transformés en d'autres objets, par exemple des cintres en plastique qui vont venir remplacer des cintres en bois, en métal.

On ne sait pas recycler l'écrasante majorité des déchets plastiques, donc il faut arrêter de fabriquer et d'acheter du plastique.

Le plastique se recycle mal, pas, très peu...

Pendant longtemps, la France a exporté des déchets plastiques vers l'Asie.

En Indonésie, un village croule sous les détritus : pour une partie, ce sont des déchets locaux mais beaucoup viennent d'ailleurs, de France.

Tous les pays d'Europe et les Etats-Unis avaient pris l'habitude d'envoyer leurs déchets plastiques en Asie, jusqu'au jour où les gouvernements asiatiques ont décidé de taper du poing sur la table : l'Indonésie intercepte le plastique importé illégalement et renvoie les containers vers la France, tous ses voisins prennent des mesures similaires.

La Chine déclare en 2018 qu'elle ne veut plus être "la poubelle du monde", elle est suivie par l'Inde, le Cambodge et la Thaïlande. 

La France s'est donc cherché de nouveaux débouchés, comme la Turquie.

En Floride, à Daytona, la ville ne savait plus où envoyer ses déchets, alors, ils ont tout simplement arrêté de trier, la poubelle de déchets recyclables a disparu, et les décharges débordent.

"Un pays capable d'envoyer des hommes sur la lune, mais incapable de gérer ses déchets plastiques.", commente une habitante.

La ville aurait pu continuer à recycler le plastique aux Etats-Unis, mais c'était plus cher !

Les Etats-Unis cherchent un nouveau point de chute pour leurs déchets, en Afrique : le Kenya. Des négociations sont en cours pour faire de ce pays la nouvelle destination du plastique américain, en échange d'un gigantesque accord commercial.

C'est scandaleux ! Des Kényans se mobilisent contre ce projet.

 

Ainsi la seule solution viable serait d'interdire les plastiques, d'autant qu'en raison de la pandémie, on déplore une augmentation de ce polluant, avec les masques jetables, les gels hydroalcooliques conditionnés sous plastique.

 

Tous les emballages plastiques seront interdits en France à partir de 2040 : pourquoi attendre encore 20 ans ? Remplaçons-les au plus vite !"

 

 

Source :

 

https://www.france.tv/france-5/sur-le-front/2399403-la-face-cachee-du-recyclage.html

 

Mais que deviennent nos déchets plastiques ?
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9 mai 2021 7 09 /05 /mai /2021 13:28
Un air de bal musette aux Jardins...

 

 

Les Jardins de la Fontaine, les marronniers, les tilleuls, le temple de Diane, le Nymphée... un lieu béni des Dieux...

 

 

Et quand les Jardins s'animent d'un air de musique offert aux passants, ce lieu devient encore plus envoûtant et magique !

 

 

Ce jour de printemps, un musicien s'est installé sur un banc de pierre et a fait retentir ses notes dans tout l'espace du jardin.

 

 

Magie de la musique ! Magie de ces chansons d'autrefois qui nous émerveillent !

 

 

La java bleue, Un gamin de Paris, Dans le port d'Amsterdam...

 

 

Un air d'accordéon, et le monde resplendit encore plus !

 

 

Un air d'accordéon, et une ambiance chaleureuse éblouit les corps et les coeurs....

 

 

 

 

 

 

 

 

Photo et vidéos : rosemar

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7 mai 2021 5 07 /05 /mai /2021 11:22
Le patriarcat tue encore, même en France...

 

Un fait divers terrifiant : un mari récidiviste a tué sa femme près de Bordeaux en la brûlant vive.

Encore un féminicide : une jeune femme de 31 ans, mère de trois enfants, est morte mardi 4 mai à Mérignac, près de Bordeaux, après avoir été brûlée vive par son mari violent récidiviste dont elle s’était séparée.

 

Une mort atroce et barbare : le tueur a tiré plusieurs coups de feu dans les jambes de sa femme jusqu’à ce qu’elle s’effondre. Il l’a ensuite aspergée d’un liquide inflammable alors qu’elle était encore en vie et l’a immolée par le feu.

C'est monstrueux ! On perçoit là une volonté de torturer, d'avilir, d'anéantir un être humain, une femme.

La femme considérée comme un objet, une chose appartenant à l'homme... L'homme dépossédé n'a qu'une envie : se venger et supprimer la femme assimilée à un objet qu'il désire être tout à lui. 

 

En France, une femme meurt tous les 3 jours sous les coups de son conjoint.

C'est un véritable fait de société : certains de ces meurtres sont prémédités, et c'est encore le cas dans cette affaire.

 

Le meurtre se double ici d'un acte de cruauté, c'est abominable.

Le mari ose même prétendre qu'il ne voulait pas tuer sa femme, seulement la punir ! Et il se trouve aussi des excuses : il croyait qu'elle avait un amant.

Le meurtrier avait déjà été condamné pour violences.

Le 25 juin 2020, il avait été condamné à dix-huit mois de prison, dont neuf mois avec sursis, et mandat de dépôt à l'audience pour  "violences volontaires". Il avait obtenu à compter du 5 octobre une mesure de placement extérieur spécifique pour les auteurs de violences conjugales. Libéré le 9 décembre 2020, "il était  suivi par le service pénitentiaire d'insertion et de probation de la Gironde." Cette mesure "comprenait notamment une obligation de soins, l'interdiction d'entrer en contact avec la victime et l'interdiction de paraître à son domicile", selon le parquet.

 

Mais à quoi servent de telles mesures si elles ne sont pas appliquées ?

 
Il serait temps de mener des campagnes de prévention et d'aider réellement les femmes en difficulté qui sont menacées par leur conjoint, de les prendre en charge, de leur offrir des protections, il serait temps d'aider celles qui vivent seules avec des enfants à charge, et qui, fragilisées, peuvent subir toutes sortes d'agressions.
 
On ne peut pas laisser perdurer de telles situations : la violence des hommes est inadmissible.

Droits des femmes bafoués, souffrances, cris de douleur, femmes insultées, humiliées, meurtries, blessées parfois à mort est-ce en France que cela se produit ?? Est-ce dans ce pays moderne, où les gens ont accès à l'instruction, à la connaissance, au savoir, que ces faits se déroulent ?
 

Malheureusement, la pandémie a tendance à accentuer ce problème : toujours plus de violences.


 Les femmes de milieu modeste subissent aussi plus fréquemment des violences sexuelles, des agressions verbales ou physiques à l'intérieur de leur ménage.

 

 

https://www.lepoint.fr/societe/violences-conjugales-quand-le-depot-de-plainte-devient-parcours-du-combattant-15-02-2021-2414023_23.php

 

 

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5 mai 2021 3 05 /05 /mai /2021 08:48
L'Inde submergée par le Covid...

 

Après des mois de baisse, voilà que l'Inde connaît une nouvelle vague de Covid-19 : pourtant, certains experts et politiciens avaient déclaré que l'Inde avait atteint l'immunité collective et avait vaincu le Covid.

J'avais vu des images et des reportages sur la fête des couleurs qui s'est déroulée au mois de Mars en Inde : d'étonnants portraits de visages maquillés de vert, rouge, rose, bleu, les photos montraient des milliers d'Indiens, des hommes surtout, torse nu, en liesse, dansant dans les rues, sans masque... comme si on était dans le monde d'avant.    

En Inde, le sacré, croit-on, permettrait d'échapper à l'épidémie.

Aucune distanciation, aucun geste barrière : un pur délire !

Et le résultat ne s'est pas fait attendre : une explosion de l'épidémie dans un pays de plus d'un milliard d'habitants.

Le variant dit indien est beaucoup plus contagieux et beaucoup plus mortel dans le sens où il touche des populations jeunes.

De plus, les chiffres officiels des contaminations et du nombre de morts semblent sous évalués : les bûchers funéraires se multiplient.

"Les hôpitaux indiens sont totalement débordés. Il y a des problèmes d'accès à l'oxygène. Les hôpitaux en sont à moduler l'oxygène des patients de manière à ce que tous en aient un peu. Ça ne suffit pas toujours, loin s'en faut. Il y a un taux de mortalité considérable ", nous dit Christophe Jaffrelot, chercheur au CERI-Sciences Po/CNRS.

On assiste à une accélération de l'épidémie très inquiétante, d'autant que le système sanitaire n'est pas à la hauteur, en Inde.


L'Inde est un pays pauvre qui n'a guère les moyens de compter les morts du covid. Rares sont les Indiens qui ont les moyens d'aller chez le médecin. 

Ils n'ont même pas les moyens de payer un vaccin : il faudrait rendre la vaccination accessible à tous.

L'aide internationale se mobilise mais la situation dans les hôpitaux reste extrêmement tendue et difficile.

 

"A New-Dehli, un service des urgences est totalement saturé : des salles bondées, des malades collés les uns aux autres, certains en situation critique n'ont même pas de lit, ils sont obligés d'être soignés assis.

Sous tension, les proches des malades sont tous à bout : ils achètent eux-mêmes des bouteilles d'oxygène pour soulager leurs parents.

Les soins intensifs fonctionnent au maximum de leur capacité. Les médecins n'ont plus d'autre choix que de trier les malades. Ils donnent la priorité aux patients les plus jeunes.

Les ventilateurs qui aident les malades à respirer font aussi défaut. Débordés, infirmiers et médecins ne peuvent consacrer que quelques minutes à chaque patient.

Plusieurs femmes enceintes sont hospitalisées dans un état critique."

 

Le Japon subit aussi une quatrième vague de Covid. Nombre de responsables politiques s’inquiètent de la menace qui plane sur les Jeux Olympiques, dont la cérémonie d’ouverture est prévue pour le 23 juillet.

Certains affirment déjà que les Jeux Olympiques n'auront pas lieu.

 

Sources :

 

https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/inde-immersion-au-coeur-d-un-hopital-sature-a-new-delhi_4609839.html

 

 

 

https://www.franceculture.fr/emissions/revue-de-presse-internationale/la-revue-de-presse-internationale-emission-du-jeudi-01-avril-2021

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3 mai 2021 1 03 /05 /mai /2021 11:40
Le danger des écrans...

 

 

Avec la pandémie, l'enseignement à distance se développe... bien sûr, c'est mieux que rien, comme le dit Michel Desmurget, auteur d'un ouvrage intitulé La fabrique du crétin digital.

Mais il ne faudrait pas que cet enseignement se généralise au delà de la crise.

 

Il est vrai que, depuis des années, on a tendance à promouvoir "une espèce de modernité éducative des écrans."

Dans les lycées, les ordinateurs, les écrans sont partout : toutes les salles de classe en sont équipées. L'outil peut être utile, à condition de ne pas en faire un usage immodéré.

 

L'image est attractive et ludique, c'est certain, mais les jeunes en sont abreuvés à longueur de journées.

 

Non, les jeux vidéos ne sont pas bénéfiques pour l'attention et la concentration : ils sont d'ailleurs très addictifs, les jeunes y passent parfois des heures.

 

Le plus souvent, "lorsque vous mettez des tablettes, des ordinateurs, des smartphones dans les mains des enfants, ils ne se tournent pas vers les usages positifs, mais au contraire vers ce qu'ils ont de plus délétère.", comme le fait justement remarquer Michel Desmurget.

 

"Jusqu'à six ans, l'idéal est de préserver les enfants de tout usage récréatif, car il 'agit d'une énorme période de plasticité cérébrale,  plus les enfants sont introduits tôt à des usages récréatifs, plus ils ont tendance à de- venir des consommateurs importants.", précise Michel Desmurget.

 

Les jeux vidéo ont tendance aussi à perturber la mémorisation.

Après six ans, pas plus d'une heure d'écrans récréatifs... sinon, c'est dangereux.

"La consommation du numérique sous toutes ses formes – smartphones, tablettes, télévision, etc. – par les nouvelles générations est astronomique. Dès 2 ans, les enfants des pays occidentaux cumulent chaque jour presque 3 heures d'écran. Entre 8 et 12 ans, ils passent à près de 4 h 45. Entre 13 et 18 ans, ils frôlent les 6 h 45. En cumuls annuels, ces usages représentent autour de 1 000 heures pour un élève de maternelle (soit davantage que le volume horaire d'une année scolaire), 1 700 heures pour un écolier de cours moyen (2 années scolaires) et 2 400 heures pour un lycéen du secondaire (2,5 années scolaires)."

 

On voit bien que les adolescents font souvent un usage abusif de leur smartphone : dès qu'ils sortent d'un cours, on les voit dégainer leur portable et le consulter avec avidité.

De plus en plus, leur attention se disperse, ils ne savent plus se concentrer pendant une heure de cours.

 

"Une étude a démontré que la seule présence d'un téléphone portable, même éteint, sur la table d'étudiants pendant un cours suffisait à entraîner une baisse de la performance, par la pulsion qui les pousse à vouloir le consulter"

Et Michel Desmurget de conclure : "Le smartphone est un enfer absolu pour le cerveau, c'est une arme de distraction massive."

 

 

 

Source : un article paru dans le journal Marianne de Hadrien Brachet

Le danger des écrans...
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2 mai 2021 7 02 /05 /mai /2021 13:38
Regarder... une fleur de marronnier...

 

 

Des dégradés de couleurs : du rose pâle, du rouge vif, des teintes de xanthe, des éclats de blancs, quelle splendeur !

 

Des délicatesses de fleurs, des profusions, des envolées de corolles...

 

 

Les fleurs, doucement bercées par un air printanier, dansent près des feuilles...

 

 

Des mouvements si légers, imperceptibles...

 

 

Un spectacle à admirer, un spectacle digne d'émerveillement, dans sa lenteur, ses teintes nuancées, sa beauté naturelle...

 

 

Un spectacle à regarder dans sa simplicité et sa fragilité...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photo et vidéo : rosemar

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1 mai 2021 6 01 /05 /mai /2021 11:52
Fleurs de Mai...

 

 

 

Si douces, si légères, si parfumées... des festons de fleurs, des enroulements de corolles...

 

 

Les fleurs de Mai, cachées sous les feuillages, révèlent de douces senteurs...

 

 

Fleurs subtiles, évanescentes, fleurs fragiles, elles annoncent les beaux jours, les clartés nouvelles, les bonheurs du printemps...

 

 

Fleurs rayonnantes ! Splendeurs du mois de Mai ! 

 

 

Inflorescences, grappes lumineuses ! Belle harmonie dans l'agencement des bouquets !

 

 

Quelle simplicité, quelle élégance, quelle modestie dans ces fleurs !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photos : Pixabay

Fleurs de Mai...
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30 avril 2021 5 30 /04 /avril /2021 12:38
Ouralou...

 

Une chanson dédiée à un animal familier, comme un hommage, c'est assez rare et émouvant. Jean Ferrat évoque ainsi dans un de ses textes son chien Oural, et restitue, avec tant de poésie, toute la noblesse de cet animal.

Le texte est écrit sous la forme d' un véritable discours adressé à ce compagnon fidèle : la deuxième personne du singulier alterne avec la première... le chien est ainsi personnifié et magnifié.

 

Le poème s'ouvre sur une indication temporelle et une référence poétique : "c'est dans l'aube chère à Verlaine"... Associé d'emblée à un verbe de mouvement "tu courais", le chien apparaît comme un symbole de liberté, d'autant plus qu'il est présenté dans un cadre naturel, lié aux "quatre saisons".

L'animal fait alors vivre cette nature, car "sous ses pattes", il révèle des "odeurs de thym et de bruyère".

Il lui donne même une dimension mystique, puisque les odeurs de thym et de bruyère s'élèvent "comme une oraison."

Des qualités humaines sont attribuées à l'animal " tu vivais digne et solitaire", "animal doué de raison"...

Le poète intervient alors en employant la première personne : "j'écris ce jour anniversaire Où tu reposes sous la terre". L'animal n'est plus là, mais il en reste un souvenir si vivace.

Le refrain joue sur le nom de l'animal, 

"Hourrah oural ouralou
Oural ouralou
Hourrah oural ouralou
Oural ouralou"

Le son "ou" répété crée un effet d'harmonie, mêlant une interjection à valeur de cris d'acclamation, et le mot loup.

Et Jean Ferrat n'oublie pas de rappeler que l'animal domestique avait aussi une sorte de pouvoir sur son maître..., comme le suggère cette image :


"On voit souvent des souveraines
A la place des rois qui règnent
Rien qu'en posant leurs yeux dessus..."

L'animal a aussi suivi le chanteur dans ses tournées : il est associé, cette fois, à la ville de Paris, aux quais de Seine, aux  music-halls... L'animal est à nouveau personnifié dans cette expression : 

"Et cette vie qui fut la mienne
Il me semble que tu l'entraînes
A la semelle de tes souliers..."

Le dernier couplet s'ouvre sur un triste constat :

"Jour après jour il faut l'admettre
Voir ceux qu'on aime disparaître
C'est ce qui fait vieillir trop tôt".

Mais le poète se console en imaginant l'animal "Au paradis des chiens, son long museau à la fenêtre..."

Il le voit alors, en mouvement, dans une nature sauvage, dans un décor où se mêlent de manière onirique la terre et le ciel. La vision se précise avec quelques détails : l'animal retrouve toute sa vitalité, son énergie et s'envole dans les nuées. Le vent l'accompagne dans sa course...

Magnifique vision de l'animal en liberté, comparé à un "loup sauvage" !

La mélodie emplie de douceur souligne la beauté et l'élégance de l'animal...


 

 

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28 avril 2021 3 28 /04 /avril /2021 08:41
Le monde n'a jamais manqué de Charlatans...


 

"Le monde n'a jamais manqué de Charlatans : 
       Cette science, de tout temps,
       Fut en Professeurs très fertile.
 Tantôt l'un en théâtre affronte l'Achéron, 
       Et l'autre affiche par la ville
       Qu'il est un passe-Cicéron." 
       

 

Tel est le début de la fable de La Fontaine, intitulé Le Charlatan : l'auteur y dépeint un beau parleur qui trompe son monde et s'en amuse....
  

Le mot "charlatan" nous fait entendre toute la roublardise de celui qui parle ; il a la "tchatche", le charlatan...Il nous berce de mots illusoires et trompeurs...

Le mot lui-même, avec la chuintante initiale pleine de douceurs, sa voyelle réitérée "a" qui souligne un flot continu de paroles, sa gutturale "r", assez rude, la dentale "t" éclatante suggère bien toute la rouerie du charlatan...

La voyelle nasalisée "an", à la fin du mot montre aussi toute la duplicité du personnage qui parvient à vous emporter dans ses mensonges illusoires !

 

Le charlatan nous éblouit de mots étonnants, il nous subjugue dans des enroulements de phrases qui n'en finissent pas.

Voilà un mot qui nous parle, par ses sonorités, un mot qui résonne d'éclats variés et redondants en même temps !

 

Le charlatan aime redire, il goûte les mots, les enchante de ses envolées de phrases.

Quel mot éloquent ! Un mot comme je les aime, si évocateur !

Ce nom est emprunté à l'italien "ciarlatano, charlatan", issu du verbe "ciarlare, bavarder, jaser".

 

Vendeur ambulant de toutes sortes de produits qu’il débite en déballant toutes sortes de boniments sur les places publiques, le charlatan fait beaucoup de bruits.

Il fait rayonner des discours tonitruants, il use d'hyperboles, de termes élogieux pour vanter sa marchandise...

Personnage haut en couleurs, plein de faconde, le charlatan s'apparente à un bateleur qui joue des rôles, interpelle le public, attire l'attention par toutes sortes de moyens...

 

Le mot a pris, aussi, un sens péjoratif, il désigne une personne qui abuse de la crédulité des gens, qui leur soutire même de l'argent, en abusant de leur naïveté...

Le charlatanisme a encore de beaux jours devant lui : rebouteux, magiciens, mages connaissent encore bien du succès de nos jours...

 

Ainsi, en temps de pandémie, de nombreux charlatans profitent du Covid pour tromper leur monde...

Leurs remèdes sont illusoires : on pourrait se protéger du Covid-19 en jeûnant, en buvant des tisanes ou en prenant des bains froids : la peur engendrée par la crise sanitaire actuelle sert de terreau aux arnaques et aux dérives sectaires.

"Le coronavirus a été un accélérateur du complotisme, notamment lié à la santé", déplore Tristan Mendès France, maître de conférences à l'Université de Paris et spécialiste des cultures numériques.

Il faut dire que les messages contradictoires de nos gouvernants, leurs incertitudes, notamment sur l'efficacité du port du masque, ont largement contribué à l'explosion des théories du complot.

Les fausses nouvelles médicales ont proliféré. L'automédication à la chloroquine a provoqué des décès et des placements en réanimation.


 

Le charlatan sait user du langage pour "rouler" les autres, ce beau parleur peut être, parfois, intéressé et dangereux.

 

Mais comment ne pas aimer ce mot "le charlatan", aux origines italiennes si parlantes, aux sonorités si éclatantes et révélatrices ?

Quel mot ! Quelles résonances !

 

 

La fable de La Fontaine :

 

http://www.la-fontaine-ch-thierry.net/charlatan.htm

 

Source :

 

https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/enquete-ces-coachs-et-therapeutes-qui-profitent-du-covid-19_4343305.html

  

 
 


 

Le monde n'a jamais manqué de Charlatans...
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26 avril 2021 1 26 /04 /avril /2021 11:05
La culture victimaire : l'orthographe clouée au pilori...

 

 

Pénaliser les élèves qui ne maîtrisent pas l'orthographe ? Ce serait là "une pratique élitiste et excluante", selon l'université de Hull, en Angleterre.

Cette faculté anglaise a enjoint à ses enseignants de ne pas sanctionner les erreurs à l'écrit des élèves. Une manière de "décoloniser" le programme scolaire et d'assurer l'égalité des chances entre les étudiants.

Le langage académique reposerait sur un mode d'expression "homogène, nord européen, blanc, masculin, élitiste et dépendant d'un haut niveau de maîtrise technique de l'anglais écrit et oral."

 

Mais, enfin, négliger l'orthographe, la grammaire, c'est faire fi de toute une culture, tout un passé.


Depuis des années, l'enseignement de l'orthographe a été négligé, en France : faut-il donc s'étonner de voir des adultes diplômés méconnaître les règles élémentaires de l'orthographe et de la grammaire ?

L'orthographe est pourtant un code essentiel : il assure la compréhension d'un texte.

Bien sûr, ce code exige des efforts dans son apprentissage : il faut mémoriser des règles, des mots. Ces efforts seraient-ils superflus ?


Un texte mal orthographié offre peu de lisibilité, est parfois incompréhensible : langage internet, abréviations, grosses fautes d'accord, mots déformés, mal utilisés, barbarismes, solécismes nuisent à une bonne compréhension du message.

 

La cancel culture fait des ravages : même la langue n'est pas épargnée.

Comme l'écrit Pascal Bruckner, "Les difficultés de la langue française sont, comme dans les années 1990-1991, vues par certains comme "une insulte à l'égalité" pour toutes les personnes d'origine immigrée."

"Le racisme dominerait dans l'art, l'école, la musique classique, trop blanche et inadaptée à la diversité ethnique..."

 

Mais où en arrive-t-on ?

Notre langue est issue d'un long passé historique : c'est un témoignage précieux de tous ceux qui nous ont précédés.

D'ailleurs, notre langue française est faite de différents apports culturels : c'est ce qui en fait la richesse, une forme de diversité.

Il y a bien sûr, l'apport de la culture gréco-latine, mais aussi de nombreux emprunts linguistiques. Dès le début de son existence, vers le XIe siècle, l'ancien français a commencé à emprunter des mots à l'arabe, à l'allemand, au néerlandais, à l'italien, etc. Dans la Gaule soumise par les Francs, le gallo-roman a massivement emprunté à la langue franque appelée «germanique». Tout au long de son histoire, le français a emprunté des milliers de mots à plusieurs autres langues, mais il en a aussi donné à d'autres avec lesquelles il a été en contact.

 

Ce n'est pas par hasard si le mot "orthographe" s'écrit de cette façon : le mot vient, bien sûr, du grec ancien avec ses graphies caractéristiques : "th, ph".

Il est essentiel de distinguer dans la graphie ces homophones : "c'est, s'est, ces, ses, sais, sait" ou encore : "m'as, m'a, ma, mat".

Ne pas le faire contribue à brouiller les messages.

Et on pourrait multiplier les exemples !

 

 

https://www.lepoint.fr/societe/les-professeurs-ne-devraient-pas-sanctionner-les-fautes-d-orthographe-13-04-2021-2422106_23.php

 

 

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