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3 février 2021 3 03 /02 /février /2021 09:36
Quand la science devient une croyance...

 

 

Nous sommes au XXIème siècle mais nous avons eu parfois l'impression, au cours de cette pandémie du Covid-19, de retourner à l'époque de Molière où la médecine était l'expression d'une croyance.

 

A l'acte III scène 1 du Dom Juan de Molière, on voit Sganarelle le valet de Dom Juan revêtu d'un habit de médecin : ce seul habit lui donne de la considération si bien que des malades viennent le consulter et qu'il leur prescrit des médications.

Dom Juan ironise alors sur l'art des médecins : "un art de pure grimace"... " Ils ne font rien que recevoir la gloire des heureux succès, et tu peux profiter comme eux du bonheur du malade, et voir attribuer à tes remèdes tout ce qui peut venir des faveurs du hasard, et des forces de la nature."

 

Bien sûr, la médecine a fait des progrès considérables depuis le 17ème siècle.

Mais certains médecins se sont comportés, au cours de cette crise du Covid, comme des bonimenteurs de foire...

 

Ce fut d'abord le cas de Didier Raoult : il affirma de manière péremptoire l'efficacité de l'hydroxychloroquine pour traiter le Covid.

Ce faisant, il se fondait sur une étude parcellaire, insuffisante.

 

Sa prise de parole a eu valeur de preuve pour beaucoup de gens, car Didier Raoult est un scientifique renommé. Il est un infectiologue reconnu en France et dans le monde.

 

Mais, il a ainsi sans doute "contribué à empêcher la recherche d'autres solutions en France et dans bien des pays du monde, ce qui est dommageable pour une sommité médicale aussi compétente qui devrait permettre de résoudre la crise plutôt que de l'attiser.", comme l'écrit Christian Clot dans son ouvrage "Covid et après ?"

 

Il y eut aussi une autre sommité médicale : Luc Montagnier, directeur de recherche au CNRS, prix Nobel de médecine pour la découverte en 1983 du VIH responsable de l'épidémie du SIDA.

 

Luc Montagnier a jeté un pavé dans la mare, en déclarant que le SARS-CoV 2 n'était pas d'origine naturelle, mais de création humaine, de quoi accréditer toutes sortes de théories complotistes.

Il avait détecté dans le génome du virus une séquence similaire à celui du VIH, ce qui prouverait que cette séquence a été intégré volontairement.

Et ce professeur proposait de débarrasser le virus de ces éléments étrangers grâce à des ondes !

Quel délire !

En fait, cette séquence ne prouve rien, elle est minuscule et récurrente dans de nombreux virus.

 

Dès lors, comment s'étonner que la science devienne suspecte ? Comment s'étonner que les gens se défient des médecins, des vaccins, des médicaments ?

 

Quand des sommités scientifiques se fourvoient dans des déclarations infondées, fracassantes, le commun des mortels ne peut que se mettre à douter...

 

 

 

 

 

Source : Covid, et après ? Christian Clot

 

Quand la science devient une croyance...
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1 février 2021 1 01 /02 /février /2021 12:29
Covid-19 : Venise s'éteint...

 

On a connu la ville de Venise submergée et asphyxiée par un tourisme de masse, on a connu Venise au temps du Carnaval, assaillie par des hordes de touristes.

On a connu Venise en péril : érosion des rives, des sites classés,  fréquentés par plus de 20 millions de touristes chaque année...

"C'est invivable, on a même du mal à se rendre au travail, et pour déplacer tout ce monde, les bateaux circulent deux fois plus, ça accentue la houle qui crée des dommages sur les fondations, sans même parler des bateaux de croisière qui arrivent jusqu'ici, les rives sont fragilisées, il y a même des écroulements.", témoignait une habitante de la ville en 2017.

On envisageait même un numerus clausus pour endiguer le flot des touristes.

 

Et voilà que Venise est désertée : le coronavirus a vidé la ville de ses touristes...

Venise est menacée encore, mais cette fois parce qu'elle est privée de culture et de tourisme.

Curieux renversement de situation, curieuse ironie du sort !

 

Venise se meurt : pas un chat, pas même une mouette ou un pigeon sur la place Saint-Marc.

Cette année, le Carnaval n'aura pas lieu, finies les festivités, finies aussi les rentrées d'argent. Venise est devenue une ville morte qui se referme. 

 

Dans le quartier de la place Saint-Marc il n'y a plus un habitant... en temps ordinaire, tout est loué à la journée ou à la semaine aux touristes.  

 

Venise se meurt désormais d'un autre mal : Venise a énormément de richesses mais n'a misé que sur le tourisme et maintenant tout le monde peut en voir les conséquences.

 

Une autre crise profonde menace la ville : après l'afflux de touristes, c'est le grand vide, l'asphyxie par l'économie. Tous les hôtels de luxe sont fermés.

Venise sans Carnaval ! Venise libérée de ses touristes ! Les masques anti-Covid ont remplacé les masques carnavalesques.

Venise, ville morte : étonnant retournement de situation !

Et sans les touristes, Venise retrouve pourtant toute sa beauté : la pollution s'est évanouie, les navires de croisière ne menacent plus la ville.

On touche là tout le paradoxe de notre temps : le tourisme de masse avait atteint des proportions inquiétantes : dans plusieurs pays d'Europe, des voix s'élevaient contre cette invasion touristique, notamment en Espagne... on dénonçait  la flambée des loyers, la saturation des espaces publics ou encore la dégradation de l'environnement. 

En France, en Italie, en Grèce : même phénomène !

Et voilà que cette manne touristique s'évanouit ! Voilà que le coronavirus a fait disparaître les touristes.

Venise n'est plus menacée par le tourisme de masse, Venise est maintenant menacée par l'absence de touristes.

Oui, notre époque est faite de démesure et d'excès : la ville de Venise nous en offre un exemple frappant.

 

 

Sources :

 

https://www.franceculture.fr/emissions/le-reportage-de-la-redaction/le-reportage-de-la-redaction-emission-du-jeudi-28-janvier-2021

 

https://www.franceculture.fr/societe/tourisme-de-masse-six-hauts-lieux-qui-viennent-de-legiferer

 

https://www.franceculture.fr/emissions/le-choix-de-la-redaction/venise-menacee-par-le-tourisme

 

 

 

 

Covid-19 : Venise s'éteint...
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31 janvier 2021 7 31 /01 /janvier /2021 14:09
L'oiseau m'offre sa silhouette fragile, son plumage ébouriffé par le vent...

 

 

Quelques noix broyées pour nourrir les oiseaux...

 

 

Un léger gazouillis... un oiseau s'approche...

 

 

Doux plumage vaporeux, oeil sombre, l'oiseau pépie joyeusement...

 

 

C'est l'hiver : il manifeste son bonheur de trouver un peu de réconfort...

 

 

Soudain, il s'envole sur la rembarde et m'offre sa silhouette fragile, son plumage ébouriffé par le vent...

 

 

Soudain, l'oiseau bondit et disparaît dans le jardin.

 

 
L'oiseau s'est envolé mais est resté là, gravé dans ma mémoire, image de splendeurs, de rêves, de voyages... L'oiseau s'est envolé, mais je revois sa silhouette légère de plumes soulevées par le vent.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photo et vidéo : rosemar

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29 janvier 2021 5 29 /01 /janvier /2021 11:32
Covid-19 : hésitations... retournements...

 

 

Simple grippe ou virus féroce ? Le masque ou pas le masque ? Vaccin ou pas, seconde vague ou pas ? Confinement urgent ou pas ?

Comme l'écrit Christian Clot, "chacun a son avis, ses certitudes... Les persuasions sont fortes", les convictions aussi...

 

Et face aux contradictions qui nous submergent, nous sommes tout de même un peu perdus.

Certaines sommités médicales ont minimisé l'épidémie, d'autres l'ont peut-être dramatisée ?

Qui détient la vérité ?

 

D'ailleurs, il leur arrive de se contredire... La science elle-même hésite...

Jean-François Delfraissy déclarait dimanche : "On a affaire à un virus diabolique et beaucoup plus intelligent qu'on ne le pense". Une curieuse personnification du virus ! Une déclaration alarmiste propre à semer la panique... "un abus de langage", disent certains scientifiques.

 

Il faut dire que le professeur Delfraissy se montrait favorable à un nouveau troisième confinement...

"Plus on prend une décision rapide, plus elle est efficace et peut être de durée limitée", a déclaré, dimanche, le président du conseil scientifique. 

Puis, revirement : 

Le professeur nuançait ce mardi 26 janvier ses propos sur l’urgence d’un troisième confinement dans une interview. Un changement de tempo également martelé par plusieurs membres du gouvernement. 

Un rétropédalage qui déroute alors que le gouvernement s’interroge sur la pertinence d’un troisième confinement.

 

A quel scientifique se vouer ? On a l'impression que tous se contredisent... une véritable cacophonie.

Dans tous les cas, il serait plus sage pour des hommes de science de ne pas faire de déclaration à l'emporte-pièce !

 

Les décisions politiques sont difficiles à prendre dans un tel contexte : que faire ?

Le gouvernement temporise et remet sa décision à plus tard.

 

Il est sûr que les conséquences d'un troisième confinement peuvent être dramatiques : fatigue des familles, surcharge mentale démesurée, avenir incertain, sombre, notamment pour les jeunes et les étudiants, chômage, dette qui explosent.

 

Qui paiera ?

Une chose est sûre : nous ne pourrons pas continuer à poursuivre une croissance exponentielle, à épuiser la nature et ses ressources : comme l'écrit Christian Clot, "parmi les causes prouvées du virus, nous pouvons pointer la réduction des espaces naturels et notre consommation débridée d'animaux sauvages."

Le Covid devrait être une opportunité pour changer notre rapport au monde : il y va sans doute de notre propre survie.

 

 

 

 

 

Covid-19 : hésitations... retournements...
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27 janvier 2021 3 27 /01 /janvier /2021 09:29
Sur le mode du conflit...

 

A l'occasion de la publication d'un petit article assez anodin sur la clémentine, j'ai pu constater comment fonctionnent les forums de discussions sur Agoravox.

Après une gentille petite blague, j'ai dû essuyer des moqueries, des critiques acerbes dans les commentaires...

Il semble que même la clémentine ne soit pas un sujet de consensus ! Etonnant !

Un lecteur pour la énième fois s'est mis à fustiger l'analyse des sonorités du mot "clémentine"...

"Mais quelle laideur dans cette phrase : « La gutturale initiale et la dentale »t« nous font voir des éclats, la labiale »m« nous offre sa séduction, la voyelle nasalisée »en« nous grise et nous exalte de senteurs. » ", écrit-il...

 

Et une autre lectrice surenchérit : "..surtout que ça ne veut rien dire du tout. Une labiale qui offre sa séduction, une voyelle nasalisée qui nous exalte de senteurs..."

Me voilà accusée d'écrire n'importe quoi... puis, d'être "psychorigide" ou encore de "disséquer" les sonorités...

 

Pourtant, l'analyse des sonorités d'un mot a de l'intérêt : le mot "clémentine" ne revêt-il pas un certain charme poétique avec sa finale féminine, ses sonorités, son ampleur ?

Pourquoi ne pas les analyser ?

Puis, la discussion a complètement dégénéré : insultes racistes à l'égard d'un intervenant, propos violents, haineux.

J'ai eu droit aussi à une diatribe contre le féminisme, complètement hors-sujet...

 

En fait, sur internet, dans les médias, les discussions, les commentaires fonctionnent sur le mode du conflit.

Tout devient sujet de polémiques, et même  la clémentine !

La discussion devient un combat : ainsi, la culture du clash et du buzz a rendu les gens de plus en plus méchants et agressifs.

 

Il s'agit là d'un instinct primaire très ancien.

Les écrans, les réseaux sociaux entretiennent cet instinct primaire...

Il s'agit de s'opposer à tout prix, de provoquer l'autre...

 

Les gens, influencés par les médias, aiment le buzz, et tout devient occasion de créer le conflit, le clash.

On en vient à mépriser l'autre, à ricaner.

Des pulsions primaires sont à l'oeuvre, des réflexes, des automatismes qui ne servent pas la réflexion et qui font penser à des réactions infantiles...

A l'ère du numérique, la méchanceté s'épanouit, se diffuse, et se répand de plus en plus sur la toile.

 

Heureusement, deux lecteurs sont venus commenter de manière constructive l'article, en apportant des précisions intéressantes et utiles sur la clémentine.

Merci à eux !

 

 

 

 

Sur le mode du conflit...
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25 janvier 2021 1 25 /01 /janvier /2021 12:15
Vers un troisième confinement ?

 

Jamais deux sans trois : la France va-t-elle connaître un troisième confinement ?

En avril 2020, j'avais écrit un article intitulé "On n'est pas sorti de l'auberge..."

Allons-nous encore être voués à l'enfermement, à la réclusion, au confinement ? Nos demeures vont-elles devenir à nouveau des prisons ?

 

Avec l'arrivée de nouveaux variants du virus, il est possible qu'un troisième confinement soit décidé par le gouvernement.

Une stratégie qui se répète et qui risque d'être lassante et inefficace...

Il est vrai que le couvre-feu empêche les regroupements après 18 heures, mais les gens ont alors plus tendance à faire leurs courses le week-end, ce qui donne lieu à d'autres regroupements...

 

Un véritable casse-tête : le variant anglais qui est déjà présent sur notre territoire serait plus contagieux et plus mortel. Le Premier ministre britannique a révélé vendredi soir que ce variant entraînerait "un degré plus élevé de mortalité". La souche «B.1.1.7», déjà connue pour sa forte transmissibilité, augmenterait le taux de mortalité de 30 à 40 %, selon le groupe consultatif gouvernemental sur les menaces de virus respiratoires nouvelles et émergentes.

 

A Londres, des bus ont été transformés en ambulance pour pouvoir transporter les malades, des hôpitaux de campagne ont rouvert, et des hôtels accueillent le surplus de patients.

 

Le variant sud-africain est aussi associé à une charge virale plus élevée.

 

Comment juguler une épidémie galopante avec ces nouveaux variants ?

Les laboratoires ont tout misé sur les vaccins... or, les vaccins, s'ils empêchent de développer la maladie pour les gens vaccinés, ne bloquent pas véritablement la transmission du virus.

La stratégie vaccinale risque aussi d'être inefficace.

 

Dans tous les cas, avec un nouveau confinement, les dégâts sur l'économie seront considérables.

Licenciements, chômage, dépôts de bilan : de nombreuses entreprises vont souffrir et ne s'en remettront pas...

 

Comment résoudre cette crise qui affecte le monde ?

La solution est peut-être dans le recherche de nouveaux médicaments contre le covid.

"Ainsi l'Allemagne se prépare à autoriser un traitement expérimental pour lutter contre la maladie : un protocole approuvé aux Etats-Unis, administré à Donald Trump mais qui n'a pas encore reçu le feu vert de l'Union Européenne. Une thérapie à base d'anticorps de synthèse... 200 000 doses sont déjà commandées : la dose coûte 2000 euros, facture : 400 millions d'euros. Ces anticorps bloquent l'évolution du virus s'ils sont administrés dans les premiers temps de l'infection."

Un vaccin par voie muqueuse permettrait aussi d'empêcher la transmission du coronavirus : un vaccin déposé dans le nez, via un spray nasal par exemple, pourrait stimuler le système immunitaire muqueux. Mais les essais en cours sont peu nombreux.

 

 

Sources :

 

https://www.franceculture.fr/emissions/journal-de-18h/journal-de-18h-emission-du-dimanche-24-janvier-2021

 

https://www.huffingtonpost.fr/entry/si-les-vaccins-ne-bloquent-pas-la-transmission-du-covid-19-les-vaccins-muqueux-seront-notre-espoir_fr_5fca3a18c5b63a153451386d

 

 

 

 

Vers un troisième confinement ?
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24 janvier 2021 7 24 /01 /janvier /2021 14:08
Clémentine d'hiver...

 

Fruit de l'hiver aux couleurs du soleil, la clémentine resplendit de sucs lumineux et chaleureux...

 

Parfums fruités de la clémentine ! Rondeur de fruit aux feuilles vernissées, oblongues, d'un vert profond !

 

Couleurs d'orange et de vert s'entremêlent en un tableau contrasté de feu et de houles...

Le fruit révèle ses parfums dès qu'on l'effleure, parfums épicés de soleil, qui s'exaltent, se répandent, adoucissent les rigueurs de l'hiver.

Fruit du soleil, de la lumière, la clémentine se pare de couleurs éclatantes... L'écorce se couvre d'une multitudes de légères aspérités remplies de sucs de lumières.

Les gousses de fruits, juteuses, savoureuses, de la même couleur que l'écorce ont un goût de soleil, de splendeur, de luminosité, d'éblouissements de bonheurs.

Fruit solaire aux éclats odorants, aux teintes qui explosent, au toucher d'âpreté, la clémentine fait revivre l'hiver : elle l'illumine de ses parfums, de ses douceurs de lune rousse et orangée.

Le nom même de la clémentine rayonne, s'épanouit, fait rêver, un nom plein de douceurs aux sonorités de lumières.
 

La gutturale initiale et la dentale "t" nous font voir des éclats, la labiale "m" nous offre sa séduction, la voyelle nasalisée "en" nous grise et nous exalte de senteurs.*

 

Le fruit lance des feux, des éclairs de rondeurs parfumées, de teintes dorées, sous les feuilles verdoyantes...

Le fruit nous fait savourer les parfums enivrants de l'été, au coeur même de l'hiver...

 

Les bienfaits de la clémentine sont nombreux :

La clémentine est riche en vitamine C.

Elle est source d'oligo-éléments et minéraux, est riche en calcium, magnésium et fer la clémentine est peu calorique (25 kcal par clémentine).

La clémentine est riche en carotène et pro-vitamine 1 : elle est excellente pour la peau et la vue.

Elle a des propriétés anti-inflammatoires grâce à la présence de flavonoïdes.

La clémentine serait aussi utile dans la prévention de certains cancers (bouche, pharynx, œsophage, colon.).

 

Enfin, voici ce qu'écrit l'aventurier explorateur Erling Kagge à propos de la mandarine, un fruit proche de la clémentine :

"Quand j'ai froid en plein air, je connais une méthode simple pour me réchauffer : je mets la capuche de mon anorak, remonte la fermeture-éclair et marche plus vite... Quand je sens la chaleur revenir... je peux faire une halte, sortir une mandarine et lentement sucer son jus en pressant délicatement chaque quartier contre mon palais avec la langue.

J'entre alors en contact tout à la fois avec l'homme qui a planté l'arbre, l'eau bue par l'arbre, la terre où les racines s'étendent, la branche qui a porté la mandarine de la pollinisation de la fleur jusqu'à la formation du fruit et le soleil qui a participé à sa maturité. J'ai de quoi être reconnaissant. Reconnaissant d'avoir retrouvé la chaleur et de ce sentiment d'être en contact avec le cycle de la nature."

 

 

 

 

 

Clémentine d'hiver...
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22 janvier 2021 5 22 /01 /janvier /2021 12:21
Jà la gaie alouette au ciel a fredonné...

 

"Marie, levez-vous, ma jeune paresseuse :
Jà la gaie alouette au ciel a fredonné,
Et jà le rossignol doucement jargonné,
Dessus l'épine assis, sa complainte amoureuse." 
s'exclame le poète des Amours, Ronsard...

 

Issu du latin "alauda", d'origine gauloise, le nom de l'alouette vient de l'ancien français, "aloe" avec l'ajout d'un suffixe de diminutif -ette.

L'alouette, petit oiseau passereau terrestre brunâtre, au bec mince, vit de grain et fait son nid dans les plaines.

Un plumage chamarré, un oeil malicieux, une petite huppe sur la tête, cet oiseau produit un chant très mélodieux...

Le nom lui-même chante de sa syllabe finale, de son suffixe de diminutif, à valeur affective.... "Fillette, noisette, maisonnette, fauvette, gentillette", autant de mots pleins de charmes, suscitant la sympathie.

 

Le terme "alouette" avec ses voyelles variées n'est-il pas plein d'éclats ?

 

"Bergeronnette, alouette, fauvette, tourterelle, hirondelle", voilà des mots, des noms d'oiseaux qui chantent...

 

Tous ces noms forment un concert de sonorités : en écoutant les oiseaux, on entend le chant du monde, des voix diverses venues des bois, secrètes et mystérieuses....

 

Roulades, trilles, éclats soyeux des voix des oiseaux...

 

Associés à la complainte amoureuse, les oiseaux jargonnent de beaux refrains et leur nom est souvent comme une chanson, avec des échos sonores, des finales féminines...

 

En grec ancien, l'alouette est désignée par le nom "korudos" , sans doute une référence à l'alouette huppée qui porte un petite panache sur la tête, une sorte de "casque" : c'est le sens du terme "korus", en grec...

 

Le mot "korudos", moins poétique que notre alouette, comporte tout de même un bel écho de voyelles "o" redondantes...

 

L'alouette, elle-même, a été souvent chantée et célébrée...

Qui ne connaît la célèbre comptine "Alouette, je te plumerai" ?

Ou encore la chanson de Gilles Dreu "Alouette"...

"Alouette, alouette
L'été est fini
Pauvre petite bête
Je suis ton ami
Alouette, alouette
Je te comprends bien
Moi aussi j'ai en tête
Beaucoup de chagrin
Dans les blés de la plaine
Lorsque tu chantais
Auprès de Madeleine
Moi je m'endormais
Dans l'eau de cette source
Nous buvions tous trois
La vie était si douce
Si pleine de joie
Alouette, alouette"

 

"L'alouette est la fille du jour : dès qu'il commence, quand l'horizon s'empourpre, elle part du sillon comme une flèche, et porte au ciel l'hymne de joie. Sainte poésie, fraîche comme l'aube, pure et gaie comme un coeur d'enfant ! Cette voix sonore, puissante, donne le signal aux moissonneurs. "Il faut partir, dit le père, n'entendez-vous pas l'alouette ?"... écrit Jules Michelet.

 

L'alouette est donc associée au travail, au début de la journée : c'est elle qui en lance le signal, en chantant au point du jour.


"L’alouette possède aussi la particularité de monter très haut dans le ciel et de se laisser tomber brusquement vers le sol telle une pierre. Cette caractéristique symbolise l’union des deux forces antagonistes engendrées par le monde céleste et le monde terrestre. Messagère, elle tisse le lien entre les dieux ouraniens et les divinités chthoniennes."

 

L’alouette est, dans les croyances populaires, un oiseau de bon augure. Elle est un attribut de Cérès ou Déméter et un oiseau sacré pour les Gaulois.

 

Elle symbolise encore l’allégresse, l’ardeur juvénile, l’élan vers la joie.

 

 

 

Le poème de Ronsard :

https://poesie.webnet.fr/lesgrandsclassiques/Poemes/pierre_de_ronsard/marie_levez-vous_ma_jeune_paresseuse

  

 

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20 janvier 2021 3 20 /01 /janvier /2021 09:35
Non, le virus ne s'est pas évanoui...

 

Non, décidément, le virus ne s'est pas évanoui, contrairement à ce que disait Didier Raoult au printemps 2020...

"Pour nous, l'épidémie est en train de disparaître progressivement... au pic, on a eu jusqu'à 368 cas nouveaux par jour, et là on est plutôt dans la zone de 60- 80 par jour, donc une diminution très significative du nombre de cas détectés", avait-il déclaré, en avril 2020.

Les autorités sanitaires locales avaient assez peu apprécié cette déclaration très optimiste.

Le directeur général de l'ARS Provence Alpes Côte d'Azur évoquait alors "un enthousiasme tout à fait prématuré." "Il est bien trop tôt pour pronostiquer une éventuelle fin de l'épidémie.", disait-il.

 

La réalité est venue démentir les propos de Didier Raoult : de nouveaux variants du virus sont même apparus, plus contagieux, plus dangereux peut-être.

Eh oui ! Les scientifiques les plus éminents, les plus renommés peuvent se tromper.

 

En l'occurrence, les faits sont là : de nouveaux variants en Angleterre, en Afrique du sud, au Brésil.

L’Afrique du Sud est confrontée à une deuxième vague brutale. De plus en plus d’hôpitaux sont saturés, ce variant sud-africain serait 50 % plus contagieux.

"Le monde a sous-estimé ce virus : ce virus peut évoluer et s'adapter", a affirmé le Professeur Alex Sigal, de l'Institut de recherche sur la santé en Afrique. Les craintes liées au nouveau variant ont isolé la première puissance industrielle d'Afrique, plusieurs compagnies aériennes réduisant leurs liaisons.

 

En Angleterre, la hausse des nouveaux cas de contamination a été brutale et soudaine : le nouveau variant du Covid-19 a grandement affecté le système de santé du Royaume-Uni. Les contaminations, les hospitalisations et les décès sont en hausse : 1 610 nouveaux morts ont été recensés, hier, en Angleterre. 

 

Au Brésil, le chaos règne dans la ville de Manaus, frappée par une deuxième vague extrêmement puissante du coronavirus. Cette ville de 2,2 millions d’habitants, dans l’État d’Amazonas, est située au cœur de la forêt amazonienne, et n’est atteignable que par avion ou bateau.

 

En Allemagne, la situation est aussi préoccupante : port obligatoire de masques médicaux, forte exhortation au télétravail... l'Allemagne s'apprête à durcir les restrictions face à la crainte d'une propagation de nouveaux variants plus contagieux. L'Allemagne s'apprête encore à prolonger le confinement jusqu'à la mi-février.

C'est certain : le virus est toujours là, et l'épidémie a progressé en raison de l'apparition de nouveaux variants.

 

 

 

 

 

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18 janvier 2021 1 18 /01 /janvier /2021 12:32
Réhabiliter l'OTIUM...

 

 

L'OTIUM, vous connaissez ? Comme l'indique la terminaison du mot, il s'agit d'un terme latin : l'otium désigne le loisir studieux et fécond, temps désintéressé et consacré à la quête de sens et de beauté.

 

Pour l'historien Jean-Miguel Pire, il convient de réhabiliter cette notion venue de l'antiquité, et plus particulièrement en temps de pandémie.

"L'otium, explique l'historien, est une forme de loisir inventée en Grèce antique, la skholè, qui a été popularisée sous l'Empire romain sous le nom d'otium. Si ce terme latin n'a pas d'équivalent direct en français, il décrit selon Jean-Miguel Pire un loisir fécond, studieux, au temps que l'on consacre à s'améliorer soi-même, à progresser pour accéder à une cohérence et à une compréhension du monde plus grandes."

 

Vive l'otium ! Il est propice à la curiosité, l'éveil, l'envie d'apprendre, de connaître, de comprendre, d'embrasser le monde...

"L'otium est fondamentalement désintéressé. Il est fécond, mais pas utile. Il n'est pas réductible à une utilité matérielle extérieure : son propre accomplissement est déjà un but en soi.", explique Jean-Miguel Pire.       

 

Bien sûr, il y a deux types de conditions à remplir pour s'adonner à l'otium :

"Les conditions matérielles : l'accès au loisir fécond n'est possible que dans la mesure où les tâches vitales et les besoins essentiels sont accomplis. 
Les conditions mentales : le désir et la disponibilité personnels, l'effort qu'il faut accomplir pour atteindre la fécondité de l'otium."

 

Mais évidemment au temps des jeux vidéos, de Twitter, des réseaux sociaux, l'otium n'est plus à la mode...

 

Comme le rappelle Jean-Miguel Pire, l'otium s'oppose au négoce : "negotium" en latin, qui est la négation de l'otium.

"Ainsi, le négoce, le marché, est formé dans son étymologie-même par la nécessité d'éliminer cette forme de loisir."

"La montée des valeurs du marché (utilité, performance, rapidité, rentabilité) correspond bien au déclin des valeurs de l'otium (lenteur, désintéressement, quête de sens). Le constat sémantique est que plus on a de négoce, moins on a d'otium." 

     

Ainsi, nos sociétés de marchandisation ne laissent plus de place à l'otium.

 

Réhabilitons l'otium antique : les Grecs et le Romains par delà les siècles nous transmettent une leçon de sagesse.

Utilisons nos loisirs pour nous cultiver, pour progresser en savoir et en sagesse...

Utilisons nos loisirs pour apprendre, nous épanouir, apprendre à jouer d'un instrument, apprendre une langue étrangère, apprendre le latin, le grec, observer la nature et ses splendeurs, comprendre le monde qui nous entoure, contribuer au bien commun, etc.

 

Avec un partage du travail, il serait sans doute possible pour tous de libérer du temps , et de retrouver l'otium antique.

 

 

 

Sources :

 

https://www.franceculture.fr/emissions/affaire-en-cours/affaires-en-cours-du-jeudi-07-janvier-2021

 

 

 

https://www.persopolitique.fr/1358/otium-et-negotium/

 

 

Réhabiliter l'OTIUM...
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